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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1965 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Twilight

Carlisle's fascination Auteur: Hanaelle Vue: 12441
[Publiée le: 2009-01-15]    [Mise à Jour: 2011-04-17]
G  Signaler Romance/Action-Aventure Commentaires : 43
Description:
"Fascination" du point de vue de Carlisle.
Attention, je suis les grandes lignes de Midnight Sun (et Fascination pour la suite)
Le mieux est d'avoir lu les quatre tomes et Midnight Sun afin de minimiser les spoilers car j'utilise toutes mes connaissances du monde de Stephenie Meyer.
IL Y A DES CITATIONS DE MIDNIGHT SUN VUES PAR CARLISLE ATENTION !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Les collègues de Carlisle sont de mon invention, ainsi que les patients.
!LA FANFICTION EST D'HANAELLE. MERCI DE NE PAS PLAGIER!
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Prise de conscience

[2773 mots]
Publié le: 2009-04-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Elle était attendue, la voilà enfin ! Je suis désolée, cela va me prendre un peu plus de temps à présent que j’ai dépassé les 12 chapitres de Midnight Sun. Je dois vérifier sans cesse dans Fascination, et surtout je dois plus inventer lol. Je prévois donc de poster un chapitre au minimum une fois par mois. Ce qui ne veut pas dire que je ne posterais pas plus si je peux hein ^^ Mais bon, ne m’en voulez pas si vous attendez un peu… Sur ce, je vous laisse avec le onzième chapitre et la suite de la chirurgie de Mélina.

 

 11.

 

Si le début de l’opération avait été difficile pour moi, la fin fut un calvaire.

Mon envie de la sauver me retenait de ne pas la vider de tout son sang, mais pour combien de temps encore ?

 Il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu à lutter ainsi.

Mes sens exacerbés m’envoyaient des centaines d’information qui titillaient ma soif. J’essayais vainement de ne pas les écouter, mais c’était comme vouloir ne pas entendre une conversation que l’on vous hurlait dans les oreilles. Mes principaux adversaires étaient mes yeux : le cœur battant devant moi prenait des allures de friandises et mon ouie : elle faisait ressortir les sons d’un pouls qui bat au lieu des bips des machines, ou des personnes autour de moi qui parlaient.

Je m’étais battu pour qu’elle soit opérée, et j’étais proche de tout gâcher ! Je n’en revenais pas !

Ce fut de longues heures, où je clampais, suturais, réajustait chaque veine, chaque artère, vérifiant chaque seconde que je ne faisais pas d’erreur. La tension qui m’habitait me rendait fébrile et je devais lutter pour ravaler à chaque instant, mon venin.

Souvent, le docteur Grey et moi échangions notre place pour vérifier le travail de l’autre, ce qui me rassurait toutefois.

Lui, était détendu. Il discutait avec le docteur Cooper - qui était revenu de sa pause déjeuner - et lui racontait en détail le dîner familial de la veille.

Je ne faisais même pas d’effort pour me montrer attentif tant je luttais pour me concentrer. De plus, parler signifiait que je doive prendre de l’air, et cela, je n’y pensais même pas, dans l’état où j’étais.

Et tant pis si je paraissais frustre aux yeux de mes collègues !

 

Cela nous pris presque quatre heures pour mettre en place le greffon.

Bien trop vite à mon goût –j’aurais voulu encore vérifier les sutures – le docteur Grey, proposa que l’on fasse un test de circulation.

Nous allions remettre ce cœur en marche… Et s’il repartait, j’allais pouvoir sortir de cette pièce, et tous les humains ici présents, resteraient vivants. Je n’étais pas certain de pouvoir tenir une heure de plus...

Après quelques ultimes contrôles, je coupais la circulation extra corporelle, avec une hésitation qu’ils ne remarquèrent pas.

Le silence était si pesant qu’il bourdonnait à mes oreilles. Six cœurs battaient à tout rompre dans la pièce alors qu’ils auraient dû être sept. Depuis des heures que je les entendais, je reconnaissais chaque mélodie, et pouvait nommer son propriétaire…

Le sang reflua à l’intérieur du corps provoquant les premiers soubresauts du cœur…

Du moins, il aurait dû…

Ma main frémit sur le bouton de la machine…

 

-                     Laissons lui quelques secondes, Carlisle…

-                     Mark…

 

Mon autre main se crispa sur les seringues dans ma poche. Je me retins de les sortir tout de suite, préférant lui laisser une chance de rester humaine.

 

Repars… Repars… Tu vas rester parmi nous, de toute manière…

 

Je regardais discrètement les injections qui avaient été faîtes.

 

De la morphine… Parfait… La douleur devrait être atténuée. J’aurais le temps de la sortir du bloc et de l’emmener à la morgue – elle serait alors cliniquement morte - puis chez moi, avant que les premiers effets visibles de la transformation n’aient lieu.

 

Le cœur ne battait toujours pas après dix secondes d’attente.

 

-                     Elle a besoin d’un coup de pouce. Carole, le plateau de réa…

 

Ils s’activèrent à réanimer la petite pendant que je restais à ses côtés. Il avait dû débrancher la machine de circulation sanguine avant de la choquer. Je ne pouvais qu’attendre. A moins que…

Discrètement je sortis une des seringues et la plantais dans la veine, juste au dessus de la perfusion. Mon pouce hésita cependant…

 

-                     Chargez à 200 !

 

_____________Biiiiiiiiiiiiiip_____________

 

-                     Allez y !

 

La secousse électrique me percuta comme si c’était moi qui devait prendre la décharge. Je déglutis difficilement en voyant le cœur s’agiter avant de retomber mollement.

 

-                     Chargez à 300 !

 

____________Biiiiiiiiiiiiiiiiip______________

 

-                     Allez ! Repars petite !

 

Encore une fois, mon corps trembla en même temps que le sien.

L’électricité statique saturait l’air. Mon pouce frémit, mais ne poussa pas le piston…

Quelque chose en moi voulait être sûr… Sûr de ne pas lui gâcher la vie.

Qui étais-je pour décider si elle pouvait vivre ou non ? Etais-je si égoïste dans ma curiosité pour lui retirer toute parcelle d’humanité et lui donner une éternité de dépendance au sang ?

Sa vie d’immortelle, ne serait centrée que sur ce sang qui ne battrait plus jamais dans ses veines. Pouvais-je, devais-je la condamner à cela ?

En la contemplant, je l’imaginais quelques secondes doté de la beauté des vampires.

Elle qui était déjà belle pour une humaine, aurait alors la splendeur d’un séraphin, descendu des cieux. Ses boucles blondes sembleraient briller même sans soleil. Sa peau serait d’une pâleur angélique et plus douce que du marbre – et tout aussi froide – Ses yeux… Ses yeux perdraient cependant cet éclat de saphir que j’aimais tant. Ils seraient du plus beau des rouges, mais cela signifierait qu’elle… Non, je ne pouvais pas me résoudre à cela. Je n’avais pas le droit de lui faire ça !

Le visage révulsé d’Esmée me revint en mémoire lorsque je lui avais annoncé que j’envisageais de la faire entrer dans la famille. Je n’avais pas le droit de lui imposer ça à elle non plus…

Je n’étais qu’un égocentrique, simplement poussé par la curiosité d’un don…

 

Bip… Bip…

Boum ta… Boum ta…

 

-                     La tension remonte. J’ai un pouls. Bon travail, le coeur est reparti !

 

Un sourire éclaira mon visage, tendu depuis des heures. Nous avions pris notre décision au même moment. Elle vivrait… humaine.

Prestement, je retirais l’aiguille de sa veine et appuyais sur la micro coupure quelques secondes pour empêcher le saignement. Pendant ce temps, je relevais les yeux vers le visage de Mélina. J’eus un instant de nostalgie en pensant que je n’aurais plus le loisir des moments de bien être que je passais avec elle. Son nouveau cœur avait irrémédiablement changé son odeur…

Je l’observais dormir une demi seconde avant de prendre une légère inspiration qui me déchira la gorge et dire dans un souffle.

 

-                     Je vous laisse finir…

-                     File, tu as bien mérité du repos. Sept heures, non stop… Bravo.

-                     Merci.

 

Je sortis hâtivement de la salle, me débarrassais des gants et de la tunique stérile et me lavais précipitamment les mains.

Toujours en apnée, alors que j’attendais impatiemment que l’ascenseur veuille bien arriver à mon étage, je sentis une présence près de moi. Nous entrâmes ensemble dans l’ascenseur.

 

-                     Alors, comment va la petite ?

-                     Elle s’en sortira.

 

Je me tournais vers le directeur de l’hôpital.  Je ne vis de lui que ses veines qui bougeaient sous sa peau. Imaginant le sang qui pulsait à l’intérieur, je me détournais… assoiffé.

 

-                     Vous rentrez chez vous j’espère ?

-                     Oui

Arrêtez de me faire parler ! Vous ne sentez donc pas la tension qui m’habite ? Le danger que vous courrez ?

-                     Je ne veux pas vous revoir avant demain midi d’accord ? Vous m’avez l’air tendu, vous avez besoin de repos.

-                     C’est entendu.

Besoin de repos… Si vous saviez ce dont j’ai besoin là, maintenant.

 

Les portes s’ouvrirent avec un soupire de soulagement de ma part. Je murmurais un « bonne soirée » et m’engouffrais à l’extérieur sous les yeux étonnés du chef, en marchant le plus vite – humainement-  possible.

Ce ne fut qu’une fois dehors que je m’autorisais à inspirer pour de bon. Qu’il était bon de retrouver son odorat ! De ne plus sentir les centaines d’odeurs humaines !

J’entrais dans ma voiture et démarrais aussitôt.

Il fallait que je chasse ! Maintenant !

 

Abandonnant ma voiture quelques kilomètres plus loin, à l’orée de la forêt, je me laissais guider par mon instinct pour traquer les premières proies que je trouvais : un troupeau de biche.

Je les rejoignis en un clignement d’yeux et attaquais aussitôt.

Ma soif contrôlait tout mon cerveau, détendant mon corps et mon esprit au fur et à mesure que je la laissais s’exprimer.

J’abattis en un temps record une quinzaine de bêtes et ne récupérais ma volonté qu’à partir de la dixième. Je ne m’étais pas rendu compte que j’étais aussi affamé… Aussi dangereux.  

 

Le soleil se couchait à l’horizon et je décidais de rentrer sans attendre pour retrouver l’ambiance apaisante de la maison.

J’allais pouvoir retrouver Esmée, apprécier la douceur de sa peau, l’odeur de ses cheveux, sans craindre de tuer quelqu’un alentour. J’allais pouvoir passer une soirée au calme, entouré par ceux que j’aimais.

Je me garais devant la maison et fermais les yeux en sortant de ma voiture. J’allais devoir  renoncer à la quiétude d’une soirée en famille...

 

-                     Non mais tu délires totalement !!!

 

Je soupirais. Rosalie semblait vraiment furieuse. Je me demandais ce qui pouvait bien la mettre dans cet état cette fois…

J’aurais voulu attendre quelques minutes de plus, juste pour avoir un peu de répit après cette journée particulièrement éprouvante. Mais je savais qu’ils m’avaient tous entendu arriver. Je n’avais donc aucune échappatoire pour ne pas jouer mon rôle de père.

Je poussais la porte, pris le temps d’enlever ma veste et de l’accrocher soigneusement avant de me retourner vers ma famille en soupirant une nouvelle fois.

Rosalie, Emmett, Jasper et Alice se tenaient face à Edward et Esmée. Emmett tenait le poignet de son épouse comme pour lui rappeler de ne pas sauter à la gorge de son frère tandis qu’Alice paraissait serrer la main de Jasper avec plus de force que d’habitude.

Tous me regardaient comme si j’étais au courant de la dispute et qu’ils attendaient de savoir dans quel camp j’allais entrer.

 

Fatigué d’avance, j’avançais dans la salle pour m’installer autour de la table, coutumière de ces discussions animées.

Esmée vint s’asseoir près de moi avant de déposer un baiser sur ma joue et de prendre ma main. Etrangement, elle semblait ravie, et la savoir près de moi, souriante, éloigna ma lassitude. Elle se pencha pour me chuchoter à l’oreille.

 

-                     Elle sait.

 

Je fronçais les sourcils. Elle ne pouvait parler que de Bella. A ma connaissance il n’y avait pas eu d’autre sujet sérieux de conversation (et de disputes) depuis un mois. Mon esprit envisagea les différentes réactions que Bella avait pu avoir en apprenant notre condition. Puis, celles que Rosalie avait eues quand elle avait appris… Pourquoi fallait-il que ce soit si compliqué ?

Soudain, la journée que j’avais passée à l’hôpital me semblait insignifiante devant le danger que courait ma famille.

Je posais un regard plus sévère que fatigué sur mes enfants.

 

-                     Je vous écoute.

 

Cinq pairs d’yeux se tournèrent vers Edward. Il murmura quelque chose pour lui seul et me regarda avec un air désolé. Je me concentrais pour ne penser ni à ma journée à l’hôpital, ni à ma décision que j’avais déjà prise pour lui.

 

-                     Bella a deviné ce que j’étais… Nous étions.

-                     Et j’étais en train de lui faire comprendre que c’était de la pure folie que…

-                     Et pourquoi tu ne la laisses pas tranquille hein ?

-                     Rosalie… Jasper… Ne lui coupez pas la parole. Soufflais-je doucement.

-                     Elle n’a pas semblé effrayée, ni dégoûtée. J’ai conscience que c’est dangereux et je tremble pour elle quand je pense à ce que je pourrais lui faire. Mais… Je ne peux pas m’empêcher de vouloir être près d’elle… Si elle veut de moi.

-                     Tu es complètement irrationnel ! On ne peut pas s’attacher à un humain !  Tu vas finir par la tuer et nous mettre tous en danger !

-                     Rosalie, calme toi je t’en prie…

 

Je plongeais mes yeux dans les siens, pour lui faire comprendre que je concevais bien la raison de son affolement. Elle aspirait tant à être normale… Humaine. Comment pourrait-elle concevoir que notre condition soit connue de tous ? Comment pourrait elle supporter que le regard des autres change à son égard s’ils apprenaient la vérité ? Elle était si attentive au regard des autres sur elle…

 

-                     Bien, voyons toutes les options avant d’envisager le pire. Je suppose qu’elle ne va en parler à personne ?

-                     Evidemment.

-                     Et tu penses résister en restant près d’elle ?

C’est ta chanteuse mon fils, ne l’oublie pas.

-                     Carlisle tu ne penses pas à…

 

Emmett serra les doigts de sa bien aimée pour la faire taire tandis que Edward la regardait avec défi, droit dans les yeux. La tension était palpable entre ces deux là. J’allais devoir faire preuve de beaucoup de tact.

 

-                     Depuis l’accident avec Tyler, je me contrôle de mieux en mieux… Et je n’ai pas besoin de ton accord, Rosalie.

 

Ses yeux se tournèrent vers moi, reflétant aussitôt un léger doute malgré beaucoup de détermination. Il attendait mon assentiment. Pouvais-je lui donner sans froisser Rosalie ? Accepterait-il mon refus et stopperait-il sa relation avec Bella ? Sûrement pas. Il continuerait à la voir et ce, sans contrôle, ni moyen de se confier si une difficulté se présentait. Il ne méritait pas ça. Pas avec la confiance que je lui vouais.

 

Tu sais que tu auras toujours ma bénédiction… Mais sois très prudent.

-                     De toute manière, tu devras la fréquenter au lycée, je me trompe ? On ne peut pas t’en empêcher n’est ce pas ?

 

Rosalie se leva soudainement, laissant la chaise tomber derrière elle. Elle sortit dans le jardin sans un bruit et disparu dans la forêt. Elle avait compris où je voulais en venir. Emmett soupira, hésita à la suivre, mais se ravisa, préférant la laisser reprendre ses esprits.  

 

-                     Elle a juste peur de perdre ce qu’on a bâti ici. Elle s’y sent bien.

-                     C’est notre cas à tous Emmett, mais pour l’instant, je ne vois pas de danger immédiat. Il faut se faire confiance les uns aux autres. C’est ça, une famille.

 

Il observa Edward, hésitant, comme s’il jaugeait la réaction de son frère sur ce qu’il allait dire. Mais sachant pertinemment qu’il lisait dans ses pensées, il se lança :

 

-                     Mais s’il perd le contrôle ? Et s’il la tue ?

-                     Non ! Je ne…

-                     Edward… Ce ne sont que des suppositions. Murmura Esmée.

 

L’ambiance de la pièce changea complètement en quelques secondes. La voix douce et rassurante d’Esmée nous avait-elle détendu ? Jasper avait-il utilisé son don pour nous calmer ? Le départ de Rosalie avait-il fait tomber la pression ?

Quoi qu’il en soit, soudain, je ne sentais plus de poids sur mes épaules. J’étais rasséréné, confiant.

 

-                     Emmett, je ne pense pas qu’il ait la force de la tuer… il l’aurait déjà fait. Souviens toi de ta rencontre avec une chanteuse… Tout s’est fini très vite n’est-ce pas ? Et il me semble qu’il passe beaucoup de temps avec elle non ?

 

Je cherchais le meilleur moyen de le convaincre. Et quel meilleur argument que la vue directe sur le futur. Je me tournais vers ma deuxième fille, un sourire dans les yeux, sûre de l’avoir à ma cause.

 

-                     Que vois-tu Alice ?

-                     La même chose qu’auparavant. L’avenir où elle meurt est de plus en plus flou. Je suis du même avis que toi Carlisle : autant les laisser tranquille. J’ai hâte de rencontrer ma nouvelle amie !

-                     Bien ! Voilà une chose de réglée. Edward, je ne sais pas comment tout cela va se terminer mais je veux que tu vienne me voir si tu as la moindre envie, le moindre doute. D’accord ?

-                     Bien sûr.

-                     Sur ce, je file, j’ai encore des tas de dossiers à remplir.

 

Satisfait, je me levais. Mon regard s’attarda cependant sur Emmett, en repensant à Rosalie.

 

-                     Emmett, je suis sûr qu’il ne fera rien qui ne nous mette en danger. Rassure Rosalie, et s’il le faut partez quelques jours pour lui changer les idées.

-                     Cool, je me charge de la furie.

 

Un grand sourire éclairait son visage. Je savais très bien comment tout ceci allait se terminer entre eux deux.

Je montais rapidement et m’enfermais dans mon bureau avant de me laisser glisser lentement le long de la porte, jusqu’au sol. Quelle journée éprouvante nerveusement. Et j’avais à présent toute la nuit pour réfléchir à deux choses. Ce qu’il fallait faire dans l’hypothèse où Edward laisserait son instinct gagner et comment allais-je expliquer à une petite fille de six ans que je ne pourrais plus venir la voir.

 

© Hanaelle. Reproduction interdite.

 

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