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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1965 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Twilight

Carlisle's fascination Auteur: Hanaelle Vue: 12439
[Publiée le: 2009-01-15]    [Mise à Jour: 2011-04-17]
G  Signaler Romance/Action-Aventure Commentaires : 43
Description:
"Fascination" du point de vue de Carlisle.
Attention, je suis les grandes lignes de Midnight Sun (et Fascination pour la suite)
Le mieux est d'avoir lu les quatre tomes et Midnight Sun afin de minimiser les spoilers car j'utilise toutes mes connaissances du monde de Stephenie Meyer.
IL Y A DES CITATIONS DE MIDNIGHT SUN VUES PAR CARLISLE ATENTION !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Les collègues de Carlisle sont de mon invention, ainsi que les patients.
!LA FANFICTION EST D'HANAELLE. MERCI DE NE PAS PLAGIER!
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Le temps des décisions

[2572 mots]
Publié le: 2009-02-04Format imprimable  
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7.

 

Esmée m’attendait en faisant les cents pas dans le salon lorsque j’arrivais. Je me rappelais soudain, que je lui avais dit que je rentrerais tôt.

Dans ma voiture j’hésitais à garder le tube sanguin sur moi ou à le laisser là. Si je le faisais rentrer dans la maison, ils le sentiraient forcément.

Oui, j’allais le garder pour voir leur réaction et savoir si je devenais fou ou si c’était son sang le problème.

Je fus si rapide à aller dans le salon qu’Esmée, n’eut même pas le temps de se retourner vers moi, que je l’avais déjà enlacée.

 

-         Tu rentre enfin…

-         Je suis navré, la journée à été dure.

-         Et tu ramène du travail à la maison ?

 

 Je sortis le tube de sang avec un petit sourire malicieux.

 

-         C’est un petit test que j’aimerais faire. Où sont les enfants ?

-         Parti chasser.

-         Parfait. Veux-tu bien sentir ceci s’il te plaît ?

 

J’ouvris le tube et le lui passais. Le liquide bougea délicatement, révélant des reflets plus rouges que bordeaux. Esmée le flaira prudemment après avoir vérifié autour d’elle.

 

-         C’est du sang de… Mais où as-tu eu ce sang ?

-         A quoi cela te fait penser ?

-         Et bien j’hésite entre le singe, le cochon et l’ours. Il y a des ressemblances… Avec un petit quelque chose en plus…

 

Satisfait, un petit sourire sur les lèvres, je m’adossais au mur en la laissant réfléchir.

 

-         Il te tente ?

-         Absolument pas. Pris individuellement oui, mais ensemble… Tu as mélangé différents sangs ?

-         Non.

-         Alors qu’est ce ?

 

Elle était agacée, car elle était doté d’un odorat extrêmement développé et reconnaissait l’origine des odeurs plus facilement que n’importe qui. Ne pas savoir de quel animal venait ce sang, l’irritait.

 

-         Du sang humain !

-         Carlisle !

-         Hé ! C’est juste une prise de sang…

-         Impossible !

-         Alors je deviens plus fou que je ne le pensais. Pour moi, il n’a aucune odeur… Mais ce doit être parce que je suis habitué à ne plus y faire attention.

 

Elle renifla encore, gardant le tube sous son nez et fermant les yeux pour se concentrer.

 

-         Oui, en y réfléchissant, il y a une petite odeur humaine. Ce doit être le petit quelque chose en plus… Mais dieu ! C’est sans saveur !

-         Dit comme ça, on croirait que tu as passé les dix dernières décennies à te nourrir d’humain.

-         Tu as raison, tu devrais le faire sentir à Jasper. Il a plus d’expérience que moi.

-         J’y comptais bien.

 

Elle referma le tube, puis vint me rejoindre sur le canapé où je m’étais assis pour la regarder. Elle se lova dans mes bras, comme si elle ne m’avait pas vu depuis des jours.

 

-         Tu m’as manqué… Tu es parti si vite ce matin.

-         J’ai eu raison. La petite était en détresse respiratoire quand je suis arrivé.

-         Encore elle ? Tu as trouvé ce qu’elle a ?

-         Une grave maladie cardiaque. Nous devons pratiquer une transplantation.

-         Carlisle ! Tu n’y penses pas ! Tu résistes vraiment bien mais…

-         C’est son sang que tu as senti, Esmée.

-         Comment ?

 

Elle se redressa et me regarda avec une expression perplexe. Ses yeux cherchèrent ensuite le tube de sang pour vérifier qu’il était là, posé sur la table basse.

 

-         Chéri… Voir son cœur battre. Cela va être si dur…

-         J’ai le temps de me préparer. Elle n’est même pas encore sur liste d’attente. Et puis j’en ai déjà vu.

-         Oui, et tu m’as confié qu’heureusement que tu étais en hauteur et derrière des vitres en compagnie d’étudiants en médecine.

-         Sauf que là, son sang ne m’attire pas. Je me sens si humain avec elle, Esmée… Je suis si détendu.

-         Oh, mon amour…

 

Elle posa sa main tiède sur mon visage et embrassa mon front, puis tout doucement, mes lèvres.

 

-         Je sais à quel point ce serait ton vœu le plus cher… Mais l’humanité ne te sera plus jamais permise…  

 

Je fermais les yeux sous ses baisers. Elle avait raison. Cette petite fille agissait comme un placebo sur moi. Elle me donnait l’illusion que j’étais humain. Mais j’étais loin de l’être. J’étais mortellement dangereux… Une véritable machine à tuer que je tentais de refréner depuis tant de siècles. Mais quel mal y avait-il à ce reposer quelques jours ? N’avais-je pas mérité ce répit ? 

Je la laissais m’allonger, et ronronner sur mon torse. Distraitement, je lui caressais les cheveux. Elle me laissait le loisir de réfléchir et je bénis sa patience. 
Je laissais mon esprit vagabonder, m’emmenant loin de mes problèmes actuels.

Lorsqu’Esmée était près de moi, je parvenais aisément à un état de relaxation complet. Ce devait être son don. Pouvoir me rassurer et me canaliser.

 

Je ne saurais dire combien de temps nous restâmes ainsi enlacés. La lune était encore haute quand j’entendis du bruit dans la cuisine. Les enfants entrèrent dans le salon en riant. Bien sûr, Edward manquait à l’appel.

Jasper s’arrêta au seuil du séjour.

 

-         Tu as quelque chose à me montrer Carlisle ? 

-         Mm…Alice t’a prévenu.

 

Bien sûr. J’aurais dû m’en douter. Alice me lança un regard interrogateur avec une petite moue contrite. Je ne lui en voulais pas. Après tout qu’il soit prévenu ou pas ne changeait rien.

 

-         Veux-tu identifier cela pour moi ?

 

Prenant le tube de sang, j’interceptais un regard entre Rosalie et Emmett. Ils devaient probablement se questionner sur la raison de cette demande.

 

-         Prend ton temps, Jasper.

 

Il déboucha précautionneusement le flacon et le sentit, d’abord rapidement, puis plus soigneusement à mesure que sa curiosité augmentait.

 

-         C’est du sang humain. Mais.. Sacrément souillé. C’est un grabataire, fumeur, atteint de leucémie en phase terminale ou quoi ?   

 

Je ne pus m’empêcher de sourire. Je n’étais pas fou. Etre rassuré sur sa santé mentale était déjà un point positif de la journée.

 

-         C’est une petite fille de six ans qui a une maladie cardiaque.

-         Je ne te crois pas !

-         Montre, Jazz…

 

Tout le monde voulu sentir ce sang qui ne déclenchait aucune tentation chez nous. J’étais pleinement rassuré maintenant et je commençais à entrevoir les possibilités qui s’offraient à moi.

 

-         Incroyable.

-         Mais vrai.

-         Enfin bon, je ne vois pas vraiment à quoi cela nous sert, mais c’est intéressant.

-         Ce que tu es rabat-joie, Rose.

 

Emmett l’embrassa tendrement sur la joue en riant. Je me rendais bien compte qu’ils ne saisissaient pas l’immensité de cette découverte.

Je décidais de laisser tomber. Je m’étais prouvé que je n’étais pas aliéné et que ce sang agissait sur tous les vampires… Végétarien du moins. C’était suffisant.

Je montais le ranger dans la chambre sous des tas de compresses javellisées.

 

****

Une semaine passa. Puis deux. Une routine s’installa où je passais mon temps libre à l’hôpital, avec Mélina.

L’avantage était que je n’avais plus à faire semblant de manger avec les collègues.

Les midis ainsi qu’une demi-heure le soir, je les passais en sa compagnie.

Nous parlions peu préférant faire des puzzles ou jouer aux cartes. Je lui avais apporté beaucoup de livres et de coloriages pour qu’elle s’occupe pendant que mes patients m’éloignaient d’elle.

Il était admit, à présent qu’elle m’appelle papa, et la directrice de l’orphelinat jubilait, les rares fois où elle venait la voir.

Je vérifiais tous les jours la liste d’attente mais cela n’avançait pas.

Heureusement, la petite était en pleine santé sous respirateur. Cependant, dès que nous l’arrêtions, son corps manquait vite d’oxygène et elle suffoquait rapidement.

 

La perspective qu’aucun cœur ne lui parvienne était une angoisse quotidienne. Pourtant, elle s’atténuait un peu à chaque fois que je pensais qu’un enfant devrait mourir pour qu’elle vive…

L’opération n’était même pas assurée. Nous l’avions mis sur la liste d’attente pour être au courant d’un éventuel cœur disponible, mais la gérante n’avait pas encore donné son accord. Je supposais qu’elle était plus que sceptique sur le fait que nous trouvions un organe compatible avec un AB-. Car Mélina, ne nous simplifiait pas la tâche. Elle avait le groupe sanguin le plus rare.

Je passais la journée perdu dans mes pensées –heureusement le cerveau de vampire peut faire plusieurs choses en même temps avec une parfaite lucidité – car je m’inquiétais sérieusement sur les chances de survie de ma petite protégée. 

 

***

Ce soir là, je désirais courir avec Edward. En un mois, nous avions peu parlé ensemble et cela me manquait.

Je l’accueillis alors qu’il sortait juste de la voiture avec les autres.

 

On se retrouve dans la forêt. Je voudrais venir avec toi.

 

Il fit un léger geste, et je sus qu’il avait compris… Et qu’il m’attendrait.

Je montais rapidement me changer, et sortis dans le jardin. Esmée, arrangeait les fleurs avec délicatesse.

 

-         Je sors. Je vais parler à Edward.

 

Un sourire illumina son visage en imaginant la famille réunie à nouveau.

 

-         Oh ! J’espère que tu arriveras à le convaincre.

 

Je ne pus m’empêcher de sourire.

 

-         Fais-moi confiance.

-         Reviens vite.

 

Je l’embrassais dans le cou, et m’élançais par-dessus la rivière avant de m’engouffrer dans la forêt. Je n’eus aucune peine à retrouver Edward, et nous nous mîmes à courir de concert, vers Seattle. Il semblait satisfait et méfiant à la fois.

 

-         Alors, Carlisle, pourquoi voulais tu m’accompagner ?

-         Pour passer du temps avec toi. Cela fait longtemps.

-         Il n’y a pas que ça.

-         Je voulais savoir comment tu allais.

 

Il s’arrêta pour me regarder. Je m’obligeais à focaliser mes pensées sur lui et à ne pas laisser mon esprit vagabonder vers l’hôpital.

 

-         Je lutte. C’est dur.

-         Tu veux partir ?

 

Il réprima un sourire et secoua la tête.

 

-         Tu m’as mal compris. C’est dur… D’être loin d’elle.

-         Alors pourquoi ne lui parles-tu pas ?

-         Tu n’as pas vu la vision d’Alice…

-         Non, mais je sais ce qu’elle contient. Tu sais, la vie humaine est courte…

-         Mais je ne sais pas si je peux m’empêcher de…

 

Toujours ce manque de confiance en lui. C’était maladif. Je le pris par les épaules afin de le regarder dans les yeux. J’y voyais le doute et la mélancolie inhérente à ces dernières semaines.

 

-         Tu as réussi à changer tes cours de sciences ?

-         Non.

-         Donc, tu es toujours à côté d’elle ?

-         Oui.

-         Et elle est toujours vivante ?

-         Visiblement.

-         Alors en quoi le fait de lui parler peut augmenter ta dangerosité ?

 

Il se tut, surpris. Je savais à quel point il était difficile pour lui d’ignorer Bella. Je me remémorais les sensations qu’avait provoquées en moi la découverte de ma passion pour Esmée. Cela m’avait irrévocablement changé. Je me doutais qu’il éprouvait la même chose aujourd’hui.

 

-         Ecoute, tu peux au moins lui parler en tant que camarade de classe non ? Fais ce que tu veux, mais au moins, j’aimerais vraiment que tu reviennes parmi nous. Esmée est plus qu’inquiète.  

-         Mais je suis avec vous.

-         Oui, le matin entre 7h30 et 7h34.

 

Il grimaça, gêné. Son regard était tourné vers la ville de Forks comme ci Seattle ne le tentait plus finalement.

 

Tu es fort mon fils… Reste prudent, mais je pense que tu peux te permettre de lui parler.

 

Ses yeux s’illuminèrent. Je savais qu’il se torturait depuis un mois en ne sachant que faire. Retardait-il sa décision, attendant mon assentiment ?

 

-         Tu veux chasser ?

-         Je l’ai fait hier… J’ai prévu de le faire de nouveau demain.

-         Alors, nous rentrons ? Viens donc faire une partie d’échec avec Alice avant qu’elle ne ridiculise une nouvelle fois Emmett.

 

J’étais assez fier de moi lorsqu’aux alentours de minuit, Edward et moi entrâmes dans la maison. Nous fûmes accueillis par Esmée qui rayonnait de joie, sans bien comprendre comment j’avais réussi à le ramener parmi nous.

Elle proposa aussitôt un jeu d’échec familial.

Edward et Alice choisirent leurs partenaires car il fallait les séparer pour ne pas avantager une équipe.

Esmée souhaita arbitrer, ce qui simplifia les choses. Ainsi, je me retrouvais avec Edward et Emmett tandis qu’Alice jouerait avec Jasper et Rosalie.

 

A l’aube, la finale commença. Ce fut la rencontre prévue et attendu par tous. Edward versus Alice qui se termina en pat. Un match nul. Nous venions de passer la meilleure nuit depuis plus d’un mois.

 

****

Le lendemain, tout le monde quitta sereinement la maison – à part Rosalie qui faisait sa mauvaise tête mais que chacun ignorait. –

Je me rendis à l’hôpital et allait directement prendre des nouvelles de Mélina. Son état était bon. Elle demanda à ce que je reste, mais j’avais des patients à voir. Je lui promis de lui ramener personnellement son repas du midi –même si l’odeur me dégoûtait –

 

Durant la matinée, Jackie me passa le téléphone. Apparemment, la directrice de l’orphelinat souhaitait me parler. J’espérais de tout cœur qu’elle n’allait pas recommencer à m’harceler pour que je l’adopte.

 

-         Allô ?

-         Ah ! Docteur Cullen. Je vous appelle car je voulais savoir où en sont les recherches pour son cœur.

-         C’est stationnaire. Je ne peux pas annoncer de date.

-         Êtes-vous sûr que cela en vaille la peine… et le coût ?

-         Si un cœur est disponible ce sera un signe de Dieu. Le signe qu’il voulait qu’elle soit sauvée, ne croyez-vous pas ? Cela en vaudra donc la peine.

-         Mais, on ne sait toujours pas comment payer cette opération…

 

La discussion avec Esmée me revint en mémoire. Je me souvins aussi de ma réaction lors de ma première et seule vision d’une transplantation cardiaque. Mais le visage angélique de la petite Mélina s’imposa à moi.

 

-         Ecoutez, je vois avec mes collègues et je vous rappelle.  

 

Je raccrochais et allais directement dans le bureau du chef de la section chirurgie. Avant même d’entrer, je savais qu’il était là. J’aurais pu reconnaître sa respiration dans une foule, tant elle était rendue sifflante par une consommation excessive de cigarettes. Je toquais et entrais sans attendre de réponse.

 

-         Jonathan, il faut que nous parlions.

-         Assis-toi Carlisle, je te prie.

 

Imitant les humains, je m’installais, croisant les mains sur le bureau. Il me scruta longuement, frustré de ne pouvoir lire sur mon visage impassible

 

-         Je m’occupe en ce moment, d’une petite fille…

-         Oui Mélina Duley n’est ce pas ?

-         C’est cela. Elle nécessite une transplantation cardiaque mais elle est orpheline et…

-         Et l’orphelinat ne peut pas payer. C’est classique.

-         Et pourtant, il faut qu’elle soit opérée.

 

Il ne répondit pas, cherchant sûrement un moyen de m’expliquer les raisons de son refus par des mots judicieusement choisis.

 

-         Je souhaite l’opérer moi-même… Gratuitement.

 

Il se redressa dans son fauteuil et se pencha vers moi. Son regard croisa mes yeux, puis troublé, il préféra fixer le cadre photo représentant sa famille.

 

-         Tu n’y penses pas ? Il faudra de toute façon payer les locaux, le matériel, l’anesthésiste et les autres assistants. Cela ne change pas le problème.

 

Mon cerveau réfléchissait à toute vitesse sur chacune des alternatives se présentant à moi. Je pouvais lui proposer de faire l’opération seul –j’en aurais été capable – mais il me prendrait assurément pour un fou. Il me restait une option cependant…

 

-         Imaginons un moment que j’arrive à convaincre le personnel nécessaire de procéder gratuitement. Mettrez-vous à notre disposition les locaux et le matériel  ?

-         Trouvez déjà de bonnes âmes pour vous aider et j’y réfléchirais…

 

Je me levais d’un bond, satisfait –il sursauta – et avançais vers la porte.

 

-         Je souhaite vraiment sauver cette petite, Jonathan. J’ose croire que vous m’en donnerez les moyens.  

 

Je sortis sans un regard et l’entendis se laisser tomber dans son fauteuil en soupirant. Je rappelais aussitôt la directrice pour lui annoncer la possibilité d’une solution et que je la tiendrais au courant.

Pour moi, c’était clair. J’allais sauver cette enfant… Par n’importe quel moyen.

 

© Hanaelle. Reproduction interdite.

 

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