Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Nutty Kyds : Oups
    Nutty Sheep
    Nb de signes : 5 000 - 15 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 25/05/2021
  • Océans merveilleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 25/06/2021
  • Nocturnes
    Revue Ecriture de soi-R
    Nb de signes : < 3 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/03/2021
  • Basse-cour
    LE SOC
    Nb de signes : < 5 000 sec
    Genre : art visuel - poésie
    Délai de soumission : 22/03/2021
  • Surréalisme
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • Road trip
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 000 - 8 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 16/02/2021
  • Ode à l'indépendance
    L'Indé Panda
    Nb de signes : 3 500 - 35 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • PEG Prix d'Ecriture descerné à Gruyère
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/06/2021
  • PIJA Prix International Jeunes Auteurs
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/03/2021
  • Problème
    Editions du Sagittaire
    Nb de signes : 25 000 - 75 000 sec
    Genre : théâtre
    Délai de soumission : 30/06/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1965 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Livres-Romans

 > 

Twilight

Carlisle's fascination Auteur: Hanaelle Vue: 12447
[Publiée le: 2009-01-15]    [Mise à Jour: 2011-04-17]
G  Signaler Romance/Action-Aventure Commentaires : 43
Description:
"Fascination" du point de vue de Carlisle.
Attention, je suis les grandes lignes de Midnight Sun (et Fascination pour la suite)
Le mieux est d'avoir lu les quatre tomes et Midnight Sun afin de minimiser les spoilers car j'utilise toutes mes connaissances du monde de Stephenie Meyer.
IL Y A DES CITATIONS DE MIDNIGHT SUN VUES PAR CARLISLE ATENTION !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Les collègues de Carlisle sont de mon invention, ainsi que les patients.
!LA FANFICTION EST D'HANAELLE. MERCI DE NE PAS PLAGIER!
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Les yeux azur...

[2854 mots]
Publié le: 2009-01-27
Mis à Jour: 2009-02-02
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

6.

Le mois suivant passa lentement.

Edward s’ancrait dans une mélancolie qui augmentait de jour en jour. Il m’avait confié qu’il voulait changer les visions d’Alice. J’appris alors, que sa sœur avait vu deux futurs pour Bella. Soit elle restait humaine et Edward pourrait craquer à tout moment et la tuer. Soit elle devenait une vampire et vivait avec nous.

Edward refusait toujours, ne serait ce que d’envisager, Bella avec le sang aussi froid que le nôtre. Il ne voulait pas la priver de sa vie humaine.

Il passait donc son temps à l’ignorer au lycée, se défoulant le soir en allant courir jusqu’à l’aube. Je savais qu’il se nourrissait plus que de raison pour ne pas succomber à la tentation. Tous les soirs, je me demandais s’il ne vaudrait pas mieux que nous quittions cette ville. Esmée n’en pouvait plus de voir son fils dans cet état.

 

Une semaine après l’accident de Bella. Je fus dirigé dès mon arrivée à l’hôpital vers le lit d’une petite fille qui était arrivée dans la nuit. Je pris la fiche d’hospitalisation.

 

Mélina Duley

Age : 6 ans

Symptômes : Abattement, anorexie

Heure d’arrivée : 5h53

Température : 37,9°C

Groupe sanguin : AB-

Coordonnées :….

 

J’arrêtais ma lecture, les sourcils froncés. Je rentrais dans la chambre qu’on lui avait allouée pour qu’elle se repose.

Je me retrouvais face à une petite fille blonde comme les blés, au teint aussi pâle que le mien. Elle était très mince à tel point que je voyais à peine son corps sous les draps. Sa mère, endormie à côté d’elle, avait les traits figés dans une expression tourmentée.

Je me fis silencieux pour éviter de la réveiller. La petite m’entendit, et ouvrit les yeux à mon approche. Je murmurais :

 

-         Bonjour. Je m’appelle le docteur Cullen. Et toi ?

-         Mélina

 

Sa voix était faible, comme lointaine.

 

-         D’accord Mélina, je vais m’occuper de toi.

 

Je pris le thermomètre frontal, et le lui appliquais. 38,1 °C.

Je plissais rapidement la peau de son bras, et décidais de la mettre sous perfusion pour la réhydrater.

Alors que je préparais le matériel, la mère se réveilla.

 

-         Ah ! Un docteur.

-         Bonjour madame, je suis le docteur Cullen, je vais m’occuper de votre fille.

-         Ce n’est pas ma fille. Elle est orpheline, et je suis la directrice de l’établissement où elle séjourne. Qu’est ce qu’elle a ?

-         Nous devons faire des examens pour savoir cela. Pour l’instant, je vais la réhydrater.

 

Je m’installais sur un tabouret au chevet de Mélina. Je la redressais un peu et attirais à moi son bras amaigri – j’avais pris soin de me laver les mains à l’eau brûlante pour ne pas qu’elles paraissent trop froide sur sa peau déjà brûlante de fièvre –

 

-         Attention, je pique.

 

Elle serra les yeux très fort, attendant la piqûre. J’avais déjà installé la perfusion, après avoir pris du sang pour l’analyse, quand elle les rouvrit. Voyant le tube de sang, je m’étonnais de ne même pas ravaler mécaniquement mon venin. Je déglutis. Non, je n’en avais pas en bouche. Etrange.

 

-         Alors, tu piques ?

-         C’est fait depuis longtemps.

 

Je souris en accélérant le débit d’écoulement.

 

-         Voilà tu devrais te sentir mieux dans une petite heure.

 

Je sonnais une infirmière alors que je commençais mon auscultation.

Je pris son pouls du bout des doigts, fis semblant d’utiliser un stéthoscope pour entendre son cœur alors que les battements réguliers résonnaient dans la pièce pour mes oreilles sensibles. Les battements étaient réguliers, oui mais j’entendais quelque chose… Ou plutôt,j’avais comme une impression…

Je lui palpais le ventre, sentis son odeur –certaines maladies avaient des odeurs très spécifiques –

Malheureusement, je ne trouvais rien d’anormal à part les symptômes. C’était comme ci son corps refusait tout à coup de fonctionner.

 

-         Je reviens dans quelques instants.

-         Euh… Je suis désolée, mais je dois retourner à l’orphelinat. Vous pouvez vous en occuper ?

-         Je prendrais soin d’elle.

 

La femme prit son sac, et sortit de la pièce sans un regard pour la petite malade. Je fus troublé de sa réaction.

Après avoir vérifié une nouvelle fois sa respiration, je laissais Mélina se reposer en allant voir mes autres patients.

Une heure plus tard, les résultats d’analyses sanguines étaient normaux. Il n’y avait rien dans son sang qui expliquât son état. Je songeais aux examens complémentaires à lui faire quand soudain un son me fit tourner brusquement la tête.

Je me précipitais dans la chambre de la petite fille, elle avait crié, j’en étais persuadé.

Cependant, lorsque je rentrais, elle avait la tête tournée vers la fenêtre et conversait toute seule.

 

-         Tout va bien ?

-         Oh tu es là…

 

Elle tendit ses petits bras vers moi. J’ouvris grand les yeux, surpris. Je m’approchais lentement et m’assis près d’elle. Je l'installais face à moi, dans son lit afin de l’ausculter à nouveau, certain de l’avoir entendu appeler à l’aide.

Je me permis de coller mon oreille contre sa poitrine afin d’entendre plus précisément son petit cœur. Celui-ci résonnait normalement mais encore une fois, j’avais un mauvais pressentiment.

Je posais un monitoring pour surveiller son rythme cardiaque et allais l’inscrire sur la liste d’attente pour une échographie. Malheureusement, il lui faudrait attendre jusqu’au lendemain.

 

Je finis ma journée et me retrouvais chez moi rapidement. L’ambiance n’avait pas changé. Un zeste de tristesse, un soupçon d’agacement voire de colère pour certains, et le reste de mélancolie. Je ne voyais plus Edward. Il ne passait que pour se changer, le matin –et j’étais le plus souvent déjà parti.  

Rosalie semblait satisfaite que son frère n’adresse plus la parole à Bella.

La déçue, c’était à présent Alice, qui avait vu qu’elle s’en ferait une excellente amie. Cette vision s’effaçait jour après jour et cela la rendait morose.

L’inquiétude d’Esmée augmentait chaque soir et je devais la rassurer constamment sur la nécessité de rester à Forks. Ce soir là, j’avais une nouvelle raison de ne pas déménager. Je n’arrivais pas à enlever de mon esprit ces yeux bleus cobalt. Cette petite fille restait ancrée en moi, et j’en étais parfaitement perturbé.

 

-         Il y a quelque chose qui ne va pas ?

-         Non, tout va bien.

 

A quoi servirait-il de le nier ? De lui mentir ?

 

-         Je m’inquiète pour une petite fille dont je m’occupe en ce moment.   

-         Qu’est ce qu’elle a ?

-         Je ne sais pas trop. Elle est extrêmement fatiguée et ne mange pas beaucoup. Je pense à un problème cardiaque, mais je n’ai rien entendu de tangible.

-         Tu vas faire quoi alors ?

-         Une échographie est prévue demain.

-         Alors pourquoi es-tu soucieux ?

-         Je ne sais pas vraiment… Une impression.

-         Elle te tente ?

-         Non.

 

Non. Elle ne me tentait pas. Absolument pas. Je restais bloqué sur cette pensée. Esmée avait encore une fois lu dans mon inconscient.

Je trépignais d’impatience à l’idée de la revoir pour vérifier ce sentiment étrange. Je n’attendis même pas que l’aube se lève pour m’excuser auprès de ma femme.

 

-         Ecoute, je vais retourner à l’hôpital. Cette petite est orpheline et…

-         … Et il y a plein d’infirmière et de docteur de garde qui.. ;

-         … Qui n’entende pas son cœur comme je le fais ! Même la machine n’est pas aussi précise que mon oreille !

-         Je ne voulais pas te retenir, mais te rassurer Carlisle…

 

Je l’embrassais tendrement en me demandant ce que je ferais sans elle. Elle était si compréhensive, toujours là quand j’en avais besoin. Je ne la remercierais jamais assez d’être entrée dans mon éternité.

 

-         Je reviens vite…

 

Je baisais sa main, et dévalais l’escalier. Les enfants me regardèrent comme ci j’avais perdu l’esprit mais je m’engouffrais dans la voiture avec un soupir de soulagement. Pourquoi donc cette gamine restait dans ma tête ainsi ?!

 

Arrivé à l’hôpital, je débarquais dans la chambre et trouvais une infirmière en train de retenir Mélina, secouée par des efforts respiratoires violents. Le voilà mon mauvais pressentiment !

Sans réfléchir, je préparais une seringue de calmant en un millième de secondes, et le lui injectais dans la tubulure dans le même mouvement. Quasiment instantanément, les convulsions devinrent des spasmes, puis s’arrêtèrent. L’infirmière lâcha une fillette haletante et en sueur.  

 

-         Merci docteur, heureusement que vous étiez dans le coin ! Je n’ai même pas eu le temps d’appeler un médecin.

-         C’est bien normal. Je venais la voir…

-         Vous avez posé un diagnostic ?

-         Pas encore. Et après ce que je viens de voir, je crois que nous allons avancer l’échographie

-         Je vais voir la liste… Je reviens.

-         Merci bien, Jackie.

 

Elle sortit et je me retrouvais seul avec la petite. Je regardais l’heure. Je n’avais pas encore prévenue Joanne de mon arrivée. Je pouvais donc rester un peu au chevet de Mélina. Jackie saurait me trouver si elle avait besoin de moi.

Je m’assis sur le tabouret, près de son lit et eut une sensation étrange. Je me concentrais, me rappelant la question d’Esmée, sur la tentation. Non, c’était plutôt comme un vide. Une sensation longtemps contenue qui disparaissait soudain. J’avalais ma salive. Il n’y avait pas de venin dans ma bouche.

Je profitais de la vérification de la dilatation de ses pupilles pour sentir son odeur. Toujours ce vide. Elle ne sentait rien. Ou plutôt, son odeur ne stimulait rien en moi.

Pris d’un doute terrifiant, je passais la tête hors de la chambre et reniflais les effluves humaines. Le goût de la toxine envahit aussitôt ma gorge, et je ravalais automatiquement, ma salive remplit de poison.. J’avais cru pendant une seconde, avoir perdu mon odorat. Non, le problème ne venait pas de moi. Il venait d’elle.

Etrangement, je me sentais comme libéré d’un poids. Je me surpris à me détendre complètement.

A part lorsque j’étais à la maison, loin des humains, je ne m’autorisais jamais une telle décontraction. J’étais toujours sur mes gardes, du moindre mouvement ou de la moindre goutte de sang. En y réfléchissant, je n’avais rien ressenti non plus lorsque j’avais fait la prise de sang la veille. Je n’y avais pas pensé sur le moment parce que refouler mes instincts de vampire était devenu une seconde nature chez moi. Mais en vérité, il n’y avait eu aucune tentation et je ne me l’expliquais pas.

Jackie revint pour m’annoncer que Mélina pourrait passer une échographie à 9 heures. J’en fus soulagé. Je l’observais lorsqu’elle ouvrit les yeux. Aussitôt elle tendit les bras vers moi.

 

-         Mon papa est là.

 

S’il avait battu, mon cœur ce serait arrêté. Elle prit ma main entre ses petits doigts chauds et joua avec. Ne sentait-elle pas que j’étais gelé ? Ne pouvait-elle pas voir dans mes yeux la mort et le vide qui les hantaient depuis plus de trois siècles ? J’avais toujours cru les enfants plus perspicaces que les adultes car ils vivent dans un monde imaginaire. Avoir un vampire devant eux ne les choquerait même pas. C’est pour cela que je ne m’étonnais jamais lorsqu’un enfant d’une infirmière ne voulait pas m’approcher. Ils sentaient que j’étais différent… Pas elle.

 

-         Je suis le docteur Cullen. Pas ton papa, petite.

-         Papa Cullen !

-         Non je…

 

Je laissais tomber. Après tout, si elle voulait me prendre pour son père, si je pouvais rendre son séjour ici plus agréable, où était le mal ?

Elle s’endormit en serrant mon index dans son poing. Je me surpris à sourire comme un père bienveillant. Mais que m’arrivait-il ? Allait-on devenir tous fous ? D’abord Edward, ensuite moi ?

J’essayais de retirer mon doigt sans la réveiller. Elle grimaça mais resta endormie.

J’allais me présenter à l’accueil pour signaler mon arrivée puis repris les patients du médecin de garde. Après un tour rapide de ceux-ci, je me rendis compte qu’il était temps d’emmener la petite à l’échographie.

 

Dans sa chambre, une infirmière, vérifiais la perfusion et prenait ses constantes.

 

-         Je m’occupe d’elle, Anna, merci.

-         Vous êtes sûr, vous ne voulez pas qu’on l’emmène ?

-         Oui… Merci, je vais faire l’échographie moi-même, je peux bien la monter à l’étage.

-         Comme vous voulez.

 

Quoi ? C’était si étrange que ça d’emmener son patient ? Elle me regardait d’un regard incrédule qui persista sur moi alors que j’emmenais Mélina vers l’ascenseur. Dans ma tête, je me remémorais tout les moments vécus ici. J’avais déjà eu de tels comportements non ?

Nous arrivâmes dans une petite salle où se trouvait simplement un lit, l’appareil d’échographie et un bureau. Je la portais sans peine jusqu’au lit où je l’installais.

Relevant sa chemise de nuit, je lui expliquais ce que j’allais faire :

 

-         Je vais mettre un gel sur ta poitrine. Ça va être un peu froid. Ensuite, je vais poser ceci sur ta peau d’accord ?

 

Elle acquiesça tranquillement, me dévisageant de ses yeux azur pleins de confiance. C’était encore une fois un de ces moments de vide, - de paix devrais-je dire- Que je ne ressentais qu’en sa présence. Comme si, lorsque cette petite fille était là, je redevenais humain. C’était une étrange sensation après plus de 360 ans à lutter contre soi-même.  

Confus, je procédais à l’examen. Mon esprit se réveilla en découvrant la maladie qui la terrassait.

Je retins ma respiration et fermais les yeux. Ne pas s’attacher aux humains était la première règle que je m’étais fixé. Je l’avais rompu plusieurs fois, en transmutant Edward, puis Esmée, Rosalie et Emmett. Je m’étais promis de ne pas recommencer car j’avais conscience d’obliger les miens à des sacrifices et des convictions qui n’étaient pas les leurs.  

 

Que cette petite fille soit atteinte d’une cardiomyopathie ne changeait rien.

Qu’elle nécessite une transplantation cardiaque pour survivre, ne devait en rien m’affecter.

Ce n’était pas mon premier patient en sursis. J’en avais vu des grippes espagnoles, des pestes et des épidémies de tout genre. Alors, pourquoi ? Pourquoi, étais-je à ce point dérangé par ce que je voyais sur l’écran ?

 

Je me forçais à lui sourire en essuyant sa peau. Elle me regardait comme si elle se savait perdue.

Je la portais dans mes bras, et ne prenant pas la peine de la mettre sur le brancard, je la ramenais dans sa chambre en silence. La directrice de l’orphelinat nous y attendait.

 

-         Bonjour lançais-je, me forçant à être cordial tout en déposant Mélina dans son lit.

-         Alors ?

 

Je pris le temps de rebrancher la perfusion, relancer le monitoring et de la mettre sous oxygène avant d’inviter la femme à sortir.

 

-         Elle a une grave maladie cardiaque.

-         C'est-à-dire ?

-         Les parois de son cœur s’épaississent. Le cœur bat bien, mais le ventricule qui accueille le sang étant de plus en plus étroit, le corps ne parvient pas à être assez oxygéné. D’où la fatigue et les difficultés respiratoires.

-         Il y a un traitement ?

-         La chirurgie cardiaque est la seule option.

 

Elle se tut sous le coup de la surprise. Le silence dura un moment tandis qu’elle digérait l’information.

 

-         Elle a attrapé ça comment ?

-         Les causes peuvent êtres diverses. C’est souvent une maladie idiopathique. On n’en connaît pas l’origine. Dans, son cas, il n’y a pas d’infection, donc je pencherais plutôt pour une anomalie d’une cause inconnue.

-         Vous allez l’opérer ?

-         C’est à vous de me le dire.

 

Elle réfléchit. Son cerveau paraissait se livrer une bataille acharnée. J’étais interloqué de savoir que l’on pouvait hésiter à sauver –ou du moins à tenter de sauver- la vie d’une petite fille. Elle prit un air contrit :

 

-         Vous savez, nous nous occupons d’une centaine d’enfants et… ;

-         …. Et c’est une opération très coûteuse, je sais bien.

-         Bien sûr si elle avait trouvé des adoptants, ce serait différent, mais elle est détestable avec tout le monde.

 

Je fus si étonné de sa remarque que je ne pus m’empêcher de regarder dans la chambre voir si nous parlions bien de la même petite. Elle s’était endormie.

 

-         Ici c’est une petite fille adorable.

-         Vous n’avez qu’à l’adopter !

-         Quoi ? Non je ne…

-         Allez ! Tout le monde sait que vous avez déjà adopté plusieurs enfants.

-         Oui mais… Ma femme est moi avons déjà cinq adolescents.

 

Si seulement elle savait ce qu’était une adoption chez les Cullen. Je crois qu’elle partirait en courant, en criant au diable.

 

-         En tout cas l’orphelinat n’a pas les moyens de payer une telle opération.

-         Essayons de trouver une solution. Je vais me renseigner, je vous recontacte demain. Nous avons vos coordonnées ?

-         Oui votre infirmière les as prise hier.

-         Très bien.

 

Je la quittais, furieux. J’allais m’enfermer dans mon bureau en me demandant pourquoi ce cas me touchait autant. La réponse n’était pas difficile à trouver mais je n’arrivais pas à y croire. Qu’il y ait sur cette terre, un humain qui n’attire pas les vampires était tout simplement inimaginable. Je me demandais si cette faculté ne faisait effet que sur moi ou à toute mon espèce.

J’essayais de me concentrer sur autre chose en allant voir plusieurs patients  aux urgences. Mais à la fin de ma garde, mes pas me ramenèrent instinctivement vers elle. Je saisis une seringue et récoltais un peu de son sang. Je mis le nez au dessus du tube et aspirais à fond. Rien du tout. C’était comme ci je n’avais plus d’odorat. C’était tout simplement hallucinant. 

 

Je remis en place, une mèche de cheveux qui lui tombait sur les yeux, puis plaçant le tube dans ma poche, je rentrais chez moi. 

 

© Hanaelle. Reproduction interdite.

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales