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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1965 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Twilight

Carlisle's fascination Auteur: Hanaelle Vue: 12446
[Publiée le: 2009-01-15]    [Mise à Jour: 2011-04-17]
G  Signaler Romance/Action-Aventure Commentaires : 43
Description:
"Fascination" du point de vue de Carlisle.
Attention, je suis les grandes lignes de Midnight Sun (et Fascination pour la suite)
Le mieux est d'avoir lu les quatre tomes et Midnight Sun afin de minimiser les spoilers car j'utilise toutes mes connaissances du monde de Stephenie Meyer.
IL Y A DES CITATIONS DE MIDNIGHT SUN VUES PAR CARLISLE ATENTION !
Crédits:
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
Les collègues de Carlisle sont de mon invention, ainsi que les patients.
!LA FANFICTION EST D'HANAELLE. MERCI DE NE PAS PLAGIER!
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Un être vous manque...

[2448 mots]
Publié le: 2009-01-17
Mis à Jour: 2009-02-02
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2.

 

Si j’avais oublié qu’une nouvelle élève arrivait au lycée de Forks, je n’eus qu’à aller à l’hôpital pour m’en souvenir. Je fus étonné qu’en arrivant le matin, je n’entende parler que de ça autour de moi. Sidéré, de voir que cela continuais lors de la pause de midi. Agacé que le potin continua jusqu’au soir.

Je sortis de l’hôpital sur les nerfs. Toutes les conversations de la journée avaient évoluée autour du thème récurrent de l’arrivée d’Isabella Swan. Ce nom avait été sur toutes les lèvres… J’avais montré un intérêt poli pour cette jeune fille, mais n’en pensait pas moins. Son arrivée n’allait pas changer la vie de ma famille.

 

Je rentrais, ravi de pouvoir enfin entendre autre chose. Lorsque je passais la porte, je sentis que quelque chose n’allait pas.

Edward était face au jardin, le nez presque dans la vitre. Son expression faisait penser à un homme condamné à mort. Un sentiment d’inquiétude me submergea.

 

-         Edward ?

-         Je dois partir Carlisle. Je dois partir maintenant.

-         Que s'est-il passé ?

-         Rien. Pour l'instant. Mais ça va venir, si je reste.

 

Je ne comprenais pas ce qui avait pu mettre mon fils dans un tel état. Lui si sûr, si posé d’habitude. Je le sentais totalement paniqué et cela me déstabilisais. Je voulus lui toucher le bras pour le rassurer – et le retenir –

 

-         Je ne comprends pas.

-         N'as-tu jamais...il ne t'est jamais arrivé...

Je le regardai prendre une profonde inspiration. Sa détresse me peinait et j’aurais voulu lire dans ses pensées pour pouvoir le comprendre au mieux. Qu’avait-il pu faire de si affreux qu’il ne veuille me confier sans hésiter ? Ses yeux prirent une lueur sauvage, et j’écartais difficilement la pensée qu’il eut touché à un humain. Cela faisait si longtemps… Il ne pouvait pas avoir craqué. Et puis même, cela pouvait arriver. Je pourrais le comprendre… Vraiment, je ne saisissais pas la raison de son hésitation.

- Il ne t’est jamais arrivé de rencontrer quelqu'un qui sentait meilleur que les autres ? Vraiment bien meilleur ?
- Oh.

Je faillis rire tant ce que j’avais craint était loin de la réalité. Je me retins devant son expression plus qu’honteuse. Je cherchais de nouveau à lui prendre le bras afin de lui signifier qu’il n’y avait rien de déshonorant à être plus attiré par un humain que par un autre. Je connaissais cette histoire de vampire ne se contrôlant plus juste parce qu’un humain sentait trop bon pour eux. Emmett, lui-même en avait été victime.

Il retira de nouveau son bras, et je me résolus à poser ma main sur son épaule. Je devais à tout pris le rassurer… Mais je sentais qu’il avait besoin de réfléchir. Il était trop dangereux pour elle – Isabella Swan, qui d’autre – qu’il reste dans les parages dans l’état émotionnel où il se trouvait.


- Fait ce que tu peux pour résister, fiston. Tu me manqueras. Tiens, prends ma voiture. C'est plus rapide.

 

Je lui tendis les clés et il les prit sans hésiter. En un geste de remerciement, il me serra la main, en l’enlevant de son épaule, et disparut dans le garage sans un mot.
J’entendis la voiture démarrer en trombe et je me retrouvais seul.

Les enfants n’étaient pas rentrés et Esmée devait être partie faire les magasins de tissus pour la nouvelle robe qu’elle avait créée.

 

Je m’assis – plus par habitude que par besoin – dans le canapé pour réfléchir. Il était évident que le problème venait d’Isabella Swan, laquelle était le seul élément changeant depuis hier.

Nous allions tous devoir partir.

Je n’avais pas envie de laisser Edward vagabonder. Oh, je savais qu’il était fort… Ma peur était de le perdre. Esmée en serait dévastée.

Je décidais de lui laisser un mois… un mois durant  lequel il aurait tout loisir de réfléchir. Mais ensuite, s’il le fallait, je partirais à sa recherche.

 

Je ne vis pas le temps passer, prit dans mes réflexions. Mais lorsque j’en émergeais, tout le monde était rentré… Et tendu.

Je sentais que Rosalie pourrait détruire la maison et profitais de son hésitation pour inviter tout le monde à la table de conférence.

 

-         Il est parti ?! Hurla Rosalie sans même s’asseoir.

-         Pourquoi l’en empêcher, Rosalie ?

 

La peine défigurait le si beau visage d’Esmée. Je la pris dans mes bras et posait un délicat baisé sur son front.

-         Tout ira bien, il va se reprendre et revenir. Laissons-lui un peu de temps… Un mois par exemple.

-         Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?

-         Je n’en sais pas plus que toi Emmett. Tu es bien placé pour savoir que la tentation peut tourmenter tous les vampires. Même le plus fort d’entre nous.

-         Ce n’est pas le plus fort…

 

Je lançais un regard noir à Rosalie. Tout le monde me vouait une complète vénération grâce à mon self control. Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’était que j’étais faillible comme eux.

 

-         Quoi qu’il en soit, la discussion est close. Alice, tu remettras un mot d’absence aux professeurs demain. Disons, qu’il est très malade. Quant à moi, j’ai quelque chose à aller vérifier.

 

Alice me sourit. Elle savait, elle, et n’avait pas voulu en parler pour protéger Edward. Elle se doutait qu’il serait mort de honte s’il apprenait que tout le monde connaissait la raison de son départ.

 

Je montais à mon bureau et écrivit rapidement une lettre en tant que père et docteur. Une fois que ce fut fait, je sautais par la fenêtre.

Je ne pris pas de voiture, me contentant de filer à travers les bois. Courir me faisait du bien. J’expulsais l’angoisse qui m’étreignait à l’idée de perdre mon tout premier fils. La vitesse était électrisante. Je m’oubliais en elle.

 

J’arrivais à la maison des Swan en quelques minutes. J’hésitais à frapper pour prétexter une quelconque demande. Je me ravisais en me souvenant du regard désespéré d’Edward.

J’allais prendre mes précautions pour ne pas tomber dans le même « piège »

Je ne devais donc pas me trouver en présence d’Isabella avant d’avoir vérifié que son odeur ne me tentait pas plus qu’une autre.

Et puis, il valait mieux qu’elle oublie la famille Cullen pendant un moment.

Je fis le tour de la maison cherchant une entrée par où me faufiler.

A l’intérieur, j’entendais battre deux cœurs, et il y avait du mouvement au rez-de-chaussée. Ce devait être le chef Swan, car je sentais son odeur familière. Isabella devait donc se trouver dans sa chambre.

Je redoublais de prudence en me faisant silencieux comme l’air alors que je repérais une fenêtre en hauteur. Je supposais que c’était la chambre d’Isabella ou en tout cas celle de Charlie, dans laquelle je pourrais entrer aisément.

Poussé par le besoin de sentir son odeur, afin de comprendre le départ d’Edward, je grimpais au mur de la maison. Arrivé à la fenêtre, je risquais un coup d’œil.

Elle était allongée sur son lit, surement en train de faire ses devoirs.

Je décidais d’attendre qu’elle sorte de sa chambre pour entrer. Je souris à la pensée qu’elle me vit ou bien que quelqu’un ne me repère de l’extérieur. Le docteur Cullen prit en flagrant délit de perversité et de voyeurisme.

J’aurais pu rester ainsi accroché pendant plusieurs jours sans aucune crampe, mais elle quitta la pièce au bout de quelques minutes.

Je m’infiltrais dans la chambre, et prit une première grande inspiration. Des odeurs de jasmin, d’épices et de thé vert m’envahirent. Ajouté à un petit quelque chose d’absolument délicieux.

Je pris le gilet qui était posé sur la chaise et mis mon nez dedans. Elle sentait vraiment bon en effet.

Et si elle était la chanteuse d’Edward ? Et si elle était celle dont le sang chantait pour lui ? L’idée me frappa sans prévenir. Si c’était le cas, alors j’avais bien fait de le laisser partir.

Je me ressaisis et sortis sans bruit, en refermant soigneusement la fenêtre derrière moi. Je disparus dans la forêt. Il me tardait de retrouver Esmée.

 

***

 

-         Il reviendra tu crois ?

 

Je venais de rentrer, et me tournais vers Esmée en posant mon long manteau sur une chaise. Nous étions dans notre chambre, loin des oreilles indiscrètes et critiques.

 

-         Je ne sais pas. Je pense. Je l’espère.

-         Tout à l’heure tu as parlé de quelque chose à vérifier. Où étais-tu parti ?

 

Je me rapprochais d’elle. Je ne souhaitais pas être entendu. Je murmurais :

 

-         Je pense qu’il a trouvé sa chanteuse…

-         Oh !

-         …Et je suis comblé qu’il ait réussi à se retenir.

-         Hum… Je comprends mieux pourquoi il est parti.

-         Laissons-lui le temps.

 

Je l’enlaçais tendrement et la mordillais dans le cou. Elle frémit sous les sensations qui montaient en elle. Je la berçais ainsi pendant plusieurs minutes avant qu’elle ne se dégage.

 

-         Il me manque déjà.

-         Je sais.

 

Je l’embrassais.

Elle dégageait tellement de tristesse que j’aurais pu entendre son cœur se briser. Elle détestait par-dessus tout lorsque la famille n’était pas complète.

Je savais d’où la blessure venait… Et j’avais toujours espéré qu’elle se serait refermée avec le temps. Mais la perte de son enfant lui laisserait à jamais un goût amer. Avec l’éternité pour y penser. Je la serrais plus fort.

 

-         Carlisle ?

-         Oui mon amour ?

-          Que vas-tu faire maintenant ?

-         Attendre. Lui faire confiance.

 

Elle cacha son visage dans mon torse. Je lui caressais tendrement les cheveux. Je n’avais d’autre choix que de faire confiance à Edward. Soit il revenait et luttait pour ne pas sombrer, soit il vivait plus librement ailleurs. Je soupçonnais qu’Esmée, égoïstement souhaitait qu’il revienne… Moi, j’étais décidé à attendre qu’il soit prêt. 

 

-         Tu ne voudrais pas qu’il arrive quelques malheurs à la fille Swan n’est-ce pas ?

 

Elle me regarda de ses yeux dorés, assombris par le reproche.

 

-         Oh non ! Bien sûr que non !

 

Je lui souris et caressais son visage si soyeux. Son regard se radoucit et elle baisa ma main.

 

-         Je suis allé la voir.

-         Isabella Swan ?

-         Oui.

-         Pourquoi ?

-         Pour estimer le danger. Elle sent bon, vraiment bon, mais si elle est seulement la chanteuse d’Edward, ça devrait rester gérable.

-         Je préfère ça. J’aime cette maison. J’aime cet endroit.

-         Je sais.

 

Je l’emmenais à la grande baie vitrée qui occupait tout un mur de notre chambre. Nous contemplâmes les étoiles, étroitement enlacés laissant filer la nuit en nous amusant à nommer les constellations ou les animaux nocturnes que nous repérions aisément. Je faisais tout pour la distraire mais je sentais que son esprit était loin de moi. Nous restâmes ainsi jusqu’à ce que l’aube pointe.

Le ciel, sombre depuis tant d’heures, s’éclaira soudain en commençant par l’horizon. La lumière blanche devint rouge, alors que le soleil se levait doucement, teintant les nuages de couleurs chatoyantes. De bleu marine, ils passèrent à pourpres pour ensuite devenir roses. L’aurore illuminait la chambre, et colorait le visage d’Esmée de milles diamants dorés. Plus le soleil montait, plus il se reflétait sur notre peau. Esmée était sublime, étincelant de milles feux, alors qu’elle regardait avec émotion le lever du jour.

C’est avec regret que je m’écartais d’elle pour aller me changer. Un nouveau jour, signifiait que je doive me séparer d’elle pour quelques heures.

Je me changeais rapidement, puis tel un homme d’affaire pressé, je lui fis un rapide baiser sur le front. Je jetais un coup d’œil dehors. Le temps s’était déjà couvert.

 

-         Ne ressasse pas toute la journée, d’accord ?

-         A ce soir.

 

Je savais qu’elle éluderait la question, tout comme j’étais convaincu qu’elle resterait dans ses pensées toute la journée, réfléchissant au moyen de faire revenir Edward. Heureusement, cet état ne durerait pas. Elle s’adaptait vite.

En arrivant dans le garage, je me rappelais que mon fils avait prit ma voiture. J’embarquais donc dans sa Volvo avec une moue réprobatrice. Elle allait bien moins vite !

Elle démarra sans bruit, et je disparus des yeux d’Esmée en passant le virage.

 

***

 

Il était très tard lorsque je rentrais, mais je trouvais tout le monde attablé et excité. Cela faisait maintenant presque une semaine que nous n’étions plus que six dans la maison et c’était la première fois depuis le départ d’Edward que je voyais une telle agitation dans la famille… Ainsi qu’un sourire joyeux sur le visage de ma femme.

Alice se leva à mon entrée et se jeta à mon cou comme une petite fille. Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire.

 

-         Il revient Carlisle !

-         Il a prit sa décision quand ?

-         Il y a une heure. Tu es rentré tard !

-         Il y eu des urgences toute la journée… Enfin bref, je suppose qu’il était chez Tanya ?

-         Tu supposes bien !

 

Je vis la surprise dans ses yeux. Elle avait tellement l’habitude de tout voir et donc de tout savoir qu’elle s’étonnait toujours quand nous arrivions à deviner les choses par nous même.

 

-         Il sera donc là demain matin n’est-ce pas ?

-         C’est ce qu’il prévoit.

-         Carlisle, tu peux nous dire face à qui il s’est enfui maintenant ?

 

Je me tournais vers Jasper, déconcerté par sa question et surtout du ton qu’il avait employé. C’était comme s’il se préparait à une guerre avec le retour d’Edward. Une question qui voulait dire : Contre qui allons-nous nous battre ?

Cependant, ce n’était pas à moi de révéler ce secret, d’autant que je vouais à mon fils, une confiance aveugle. Il ne nous mettrait pas en danger.

 

-         Je crois que cela ne te concerne pas, Jasper. Du moins jusqu’à ce qu’il en ait décidé autrement. Il n’y a rien d’insurmontable pour Edward, rassure toi.

 

Le silence fut brisé par un soupir de Rosalie. S’étaient-ils mis d’accord pour me faire parler ? Je pouffais. Ils étaient si jeunes.

 

-         Tu devrais le lui demander. Toi aussi, Rosalie.

 

Sans un mot, Jasper sortit de la pièce et monta les escaliers bien plus bruyamment que d’habitude. Il me faisait penser à un enfant gâté à qui on aurait refusé un bonbon.  

J’hésitais à le suivre pour mettre les choses au clair, mais je changeais d’avis alors qu’Alice se mettait à danser. L’ambiance était à la fête.

Moi-même j’étais plus heureux que je n’osais le montrer. Le départ d’Edward avait laissé un vide dans la famille. Ses morceaux au piano, ses duels d’échec géant avec Alice, les parties de football dans le champ voisin me manquaient. Je me languissais de nos discussions interminables.

C’est bien connu : un être vous manque et tout est dépeuplé.

Je n’avais jamais autant compris ce dicton que ce soir, alors que je sentais un poids partir à l’annonce de son retour.

Esmée et moi reportâmes notre chasse pour ne pas rater son arrivée. En attendant, nous nous engageâmes dans une partie de dame chinoise avec un plateau trois fois plus grand que l’original.    

 

©Hanaelle. Reproduction interdite.

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