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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1964 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
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Harry Potter

Renouveau et imprévus Auteur: kakashi.gk Vue: 7198
[Publiée le: 2011-03-25]    [Mise à Jour: 2013-04-19]
13+  Signaler Romance Commentaires : 58
Description:
La guerre est finie et le monde se remet de ses blessures. Severus Rogue a survécu et entame une nouvelle vie. Mais l'accident d'une certaine jeune femme va tout bouleverser. Le maître des potions va alors se retrouver aux prises d'un complot rocambolesque pour venir en aide à cette âme en détresse.

C'est un Rogue/Hermione
Crédits:
Je ne peux malheureusement revendiquer que le scenario...tout le reste appartient à JKRowling
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Pourquoi ...

[9478 mots]
Publié le: 2012-04-06Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Hello, finalement j'aurais pas disparu trop longtemps puisque entre 2 interros j'ai réussi à boucler ce nouveau chapitre. Les révisions pour les partiels ? Baa au pire je dirai que c'est votre faute si je me tape un plomb XD (j'espère ben qu'non)
Bref un big merci à vous tous pour m'avoir lu jusqu'à présent et pour être encore là ^^
Un mega big merci à tout ceux qui m'ont laissé une review : elles ont toutes été très encourageantes et instructives voire même constructives !
Bon assez de baratin, je vous laisse avec le dit chap … un chap que j'ai voulu sombre, centré sur un certain personnage mais je n'en dis pas plus …

_ Alors ?
_ Je n'ai pas réussi père …
_ Incapable!

La pièce où se déroulait cet échange était sombre, éclairée par quelques frêles bougies frémissantes et les rayons de lune les plus vigoureux qui arrivaient à percer à travers les vitres sales de la grande fenêtre. Un jeune homme aux cheveux bruns était incliné, tête basse et genou à terre, derrière un homme apparemment absorbé par le spectacle de la nuit.

_ Mais père … j-j'y étais presque parvenu... elle était isolée et seule...
_ Alors pourquoi as-tu échoué ?
_ Je, je n'ai pas pu lui porter le coup …
_ Tu es donc un lâche … quelle honte.
_ Non père ! Ce n'est pas ce que vous croyez ! Je, j'allais le faire mais Rogue est arrivé. Je me suis caché en vitesse pour ne rien compromettre …
_ Ne rien compromettre ? Ne rien compromettre ! Alors pourquoi ne pas avoir éliminé Rogue de la même manière ! Deux héros qui tombent en même temps, imagine quelle panique cela aurait engendré ! Nous n'en aurions été que plus craint, idiot !
_ Comment aurais-je pu éliminer le professeur Rogue, père. Il est l'homme qui a réussi à berner le seigneur des ténèbres lui même... j-je ne suis pas de taille contre un tel adversaire …
_ Évidemment que tu n'es pas de taille, crétin ! Tu n'arrives même pas à éliminer une femme aveugle et seule. Et pourquoi diable boites-tu ?
_ En plongeant dans les buissons, je me suis foulé la cheville, éluda le jeune homme. Mais vous vous trompez père. Soyez assuré que je l'aurais saignée sans hésitation si le professeur Rogue n'était pas interv...
_ Saignée ? Que me chantes-tu là ?
_ Euh, et bien, j-j'avais prévu de la poignarder père.
_ La poignarder ? Et que faisais-tu de ta baguette ?
_ J'ai jugé préférable d'employer une méthode moldue … pour brouiller les pistes.
_ Une méthode moldue, brouiller les pistes, comme un cracmol, sans rien revendiquer ?
_ Non, enfin si … je
_ La vérité !

Cet échange ne présentait presque aucun éclat de voix. Le fils était penaud, mal assuré, tremblant. Le père bien que suintant la haine et la colère, gardait le même timbre de voix douceâtre et glacial. Et bien que le ton de ce dernier soit détaché à l'extrême, chacun de ses mots avait le tranchant de l'acier. Aussi corrosifs que l'acide agressif, ils s'insinuaient insidieusement dans l'esprit tourmenté du jeune homme, remuant des flots de souvenirs douloureux et nourrissant un grondant torrent d'injustice.

_ Je ne maîtrise pas encore bien l'avada …
_ Pathétique...
_ Mais père ! Je n'en suis qu'à ma troisième année d'études. J'ai déjà eu beaucoup de mal à réussir le transplanage pour venir vous faire ces rapports. Je fais de mon mieux, croyez moi !
_ Tes suppliques sont aussi pitoyables que ta petite personne. J'ai tué mon premier insecte à l'âge de 10ans et à mon entrée à Poudlard je réglais déjà mes petites affaires à coups de doloris. Et tu viens te plaindre !
_ Non père, je …
_ Comment veux-tu que nous menions à bien notre mission si tu es aussi faible ?
_ En parlant de cela père. Je dois vous avouer ne pas bien comprendre notre but. Si je m'exécute, ce n'est pour le moment, que pour votre bon plaisir.
_ Tu ne comprends pas ? Incapable, lâche, cracmol et maintenant idiot … Qu'ai je pu faire à Salazar pour mériter cela. Parfois je me demande même si tu es mon fils … après tout je n'étais pas le seul dans cette cellule …
_ Mais père, fit le garçon profondément blessé.
_ Tu n'es qu'un bâtard, une erreur de la nature, tu n'as ni mon talent, ni le cran de Bella.
_ Mère était folle à lier.

BAF !! une volée magistrale vint frapper le jeune homme à la tempe. Le malheureux partit à la renverse tandis que son visage se perla du rouge profond de son liquide vital. Une lueur d'incompréhension s'installa dans ses yeux.

_ Que ?
_ Comment oses-tu ! Ingrat, blasphémer aussi ouvertement ta génitrice.
_ Mais, c'est vous même qui …
_ Ce que je dis ou ai pu dire ne te regarde pas crétin. Maintenant pars, tu m'importunes.
_ Père …
_ Doloris !

Le sort s'abattit avec fracas sur le jeune garçon qui surpris, ne put l'éviter. Il s'effondra, pris d'insupportables spasmes de douleur. Ses cris de souffrance déchirèrent le pesant silence de la nuit. Au bout de quelques minutes la torture prit fin. Anéanti par les effets du sortilège, d'autant plus impardonnable qu'exécuté sans vergogne par la famille, Marius ne releva pas immédiatement. Sous le regard dédaigneux de son père, il tentait péniblement de reprendre son souffle coupé par les vagues de douleur.

_ Aucune fierté, acheva Lestrange avec mépris alors qu'il prenait le chemin de la sortie, lassé par tant de déceptions.

_ Père..., l'interpela la voix saccadée de son fils.

L'homme ne répondit pas et, ne montrant aucun intérêt pour le jeune garçon, il poursuivit sa route.

_ Père, il y a autre chose … un autre moyen de pression …

Lestrange arrêta sa route et attendit, donnant une dernière chance au jeune espion. Sa baguette en main, il demeurait néanmoins prêt à le châtier à la première bévue.

_ Granger a un nouveau lien, une autre personne …
_ …
_ Je les ai vu, père, dans les bras l'un de l'autre. Quand, de ma planque, j'ai regardé la scène, le professeur avait déjà disparu mais lui était là. Surement accompagnait-il Rogue, je n'ai pas fait attention dans le feu de l'action. J'imagine que Rogue a continué son chemin, le laissant avec elle. Ils ont parlé, elle a pleuré, et il l'a bercé …
_ … qui ?
_ Un étudiant en potions sous les ordres du professeur Rogue. J'ai appris qu'il était de sa famille …
_ De sa famille ? Vraiment... Intéressant … Ce serait faire une pierre deux coups …Va ! Retourne à Poudlard et garde un oeil sur eux. Préviens moi si les liens se resserrent …
_ Bien père, souffla Marius Lestrange en réponse.

Alors que l'homme était sur le point de quitter la pièce, il fit une pause, le temps de lancer :

_ Marius, tu fais un bien piètre assassin , sans aucun talent pour le combat. Tâche de ne pas me décevoir cette fois ci, conclut-il avant d'abandonner son fils qui moralement était profondément meurtri.

Le jeune garçon voulut attendre que les effets du doloris s'estompent avant de reprendre le difficile exercice du transplanage. Cependant, le temps s'écoulant à une vitesse faramineuse, il ne put pas s'offrir ce luxe. La course du Soleil était déjà fort avancée, et il ne pouvait plus se permettre de trainer sans risquer des représailles en arrivant au château.

Aussi se traina-t-il jusqu'au perron de la propriété qui leur servait de repère, et, redoublant de concentration, il entreprit son voyage de retour, priant Merlin pour ne pas subir d'accident.

Oui, priant Merlin et non Salazar.

Le malheureux faisait parti de cette catégorie d'individus à qui la vie n'a fait aucun cadeau. Tandis qu'il regagnait sa salle commune, des bribes de souvenirs à l'arrière goût amer, lui revinrent à l'esprit. Tant de réminiscences qui s'imposèrent à lui, appelées par le ressentiment de son coeur blessé et la détresse de son jeune esprit tourmenté.

Marius était né à Azkaban, enfanté par Bellatrix Lestrange, un jour indéterminé, dans sa cellule lors de son enfermement pendant la période de paix transitoire. Le jeune garçon avait su son histoire de la bouche même du gardien qui l'avait découvert, des mois plus tard, à l'occasion d'une ronde imprévue.

Ce gardien, nouvelle recrue curieuse, avait osé s'aventurer dans le quartier de haute sécurité, alors que cette partie de la prison sorcière était sous garde exclusive des détraqueurs. Accompagné d'un lion argenté, il avait arpenté les couloirs glacials et, protégé par son patronus, il avait contemplé la débâcle humaine, l'oeuvre de la justice, jusqu'au moment où il tomba, effaré, sur un visage enfantin.

Le gamin était excessivement jeune et pourtant étonnamment calme. Ses yeux ne pétillaient pas de cette lueur malicieuse qu'ont les enfants de cet âge. Aucun sourire innocent ne venait illuminer ses petites lèvres. Pas de gazouillis, pas de cri, ni même de pleurs : il était simplement là, il vivait. Il vivait au milieu de la haine et de la tristesse, avec pour berceuse le chant morbide de la complainte des forçats qu'accompagnait le râle macabre des terrifiantes créatures. Posé sur la plus basse couchette de la cellule, seul le haillon crasseux noué à sa taille en guise de couche, indiquait que quelqu'un, dans un instant de lucidité, avait tenté de prendre soin de lui.

Après une rapide inspection de ses compagnons de cellules, il fut établit que celui qui avait essayé de choyer le nouveau né était le mangemort Rodolphus Lestrange : l'état de sa chemise ne laissait subsister aucun doute. L'homme avait d'ailleurs aussi dû partager sa pitance avec le jeune enfant, comme le laissaient penser ses traits encore plus rabotés qu'à l'ordinaire.

Étonnamment, le petit garçon ne semblait pas le moins du monde affecté par l'effet dévastateur de ses geôliers. Mais en y réfléchissant bien, quoi de plus normal. Son malheur était sa sauvegarde : pauvre bambin qui n'avait pu connaître ni la joie, ni les tourments de la vie. Il n'avait vu que le jour tamisé des lampes de la prison, senti que l'air nauséabond des cachots puants. Quels souvenirs pouvaient bien lui soutirer les détraqueurs puisqu'il n'avait pas vécu.

Le bébé fut extirpé de ce lieu où il n'avait pas sa place. Pourtant, s'il avait eu droit à une chambre adaptée à sa condition, Akaban resta sa maison. La réaction outrancièrement hystérique, même pour la femme en question, confirma la filiation du garçon (si confirmation était nécessaire puisqu'il n'y avait après tout qu'une seule et unique femme dans la cellule). La mère étant liée par le mariage magique, la paternité fut attribuée d'office à son mari conformément à la loi sorcière qui connaissait la même présomption de paternité que les moldus.

Et le gamin grandit. Il ne grandit ni dans la haine, ni dans l'amour, seulement dans l'indifférence. Le sorcier qui l'avait découvert était chargé de sa garde, mais s'il se montrait cordial avec le petit garçon, on sentait bien que ce petit d'homme lui faisait peur. Que pouvait-on attendre d'un être sorti des entrailles de ces fous ? Assurément rien de bon. Jugé par sa naissance, condamné par son ascendance, il avait été traité avec une méfiance et une prudence extrême. Les ballades n'étaient jamais bien longues, ni décontractées, ses faits et gestes toujours épiés et interprétés. Son meilleur ami, il l'avait trouvé dans ce lion de lumière qu'invoquait son tuteur pour l'amuser, pour lui tenir compagnie quand lui ne supportait plus de rester, pour l'accompagner lors de ses nombreuses visites à sa « famille ».

De telles visites pouvaient paraître inutiles et malsaines. Pourtant le petit y tenait et les sorciers n'osaient pas lui refuser ce privilège de peur de déclencher son instabilité présumée. Dans ces visites, il avait pu trouver la seule personne qui lui manifestait de l'intérêt dénué de ressentiment : celui qu'on avait désigné comme son père.
Pour l'occasion, les détraqueurs étaient momentanément écartés ce qui permettait à quelques discussions de s'engager entre eux, mais jamais pour bien longtemps, car éloigner les détraqueurs, signifiait aussi réveiller les autres occupants de la cellule, car il était bien évidemment hors de question de sortir qui que ce soit.

Il aurait été certes plus humain et plus judicieux de sortir l'enfant de ce milieu nocif. Néanmoins jamais il n'en fut question. Et ce pour plusieurs raisons d'ordre soit disant pratique et préventif, toutes plus hérétiques les unes que les autres, et toutes légitimées par une crainte profonde infondée.
Pourtant Marius était un garçon qui comme les autres rêvait d'aventure et de Quidditch.

Était alors venu le jour où la prison réputée inviolable, avait connu son deuxième échec : un échec cuisant puisqu'elle fut éventrée comme une boîte de conserve, laissant échapper les diables qu'elle contenait. Alors qu'il avait atteint l'âge de raison, il se retrouva au milieu de ce tumulte sans nom où il vit les sorciers geôliers tomber un à un sous les coups de la masse grisâtre des prisonniers libérés. Ceux qui résistaient aux assauts violents des sortilèges dévastateurs, affaiblis par la fatigue, ne parvenaient plus à maintenir leurs patronus. C'est ainsi que le jeune garçon vit son ami s'évanouir dans une explosion de couleur dans le même temps que, le sorcier qui l'invoquait pour lui, fut englouti par un amas râlant de capes déchiquetées. Inconsciemment il savait que jamais plus il ne reverrait le lion de lumière. Pour la première fois son coeur fut en peine et dès lors il devint une proie accessible aux créatures des ténèbres, gardiennes traîtres de la prison sorcière. Mais il n'eut pas le temps de verser une larme, ni même de souffrir assez des effets néfastes des détraqueurs que déjà il se faisait happé par des bras cadavériques mais puissant. Il quittait à jamais Azkaban. Il partait comme il était venu, en paria. Balloté, il se sentit emporté, puis il eut l'impression qu'un crochet lui agrippait le nombril pour qu'enfin tout tourne autour de lui, à lui en donner mal au coeur.
Ce ne fut qu'à la fin de son calvaire qu'il identifia enfin son kidnappeur comme celui avec qui il avait si souvent discuté par barreaux interposés.

Une nouvelle ère commençait, une ère encore plus sombre que la précédente.

Dès ce moment le jeune homme fut fixé sur ce qu'il représentait pour celle qui était sa mère : rien. Ou plutôt si, il représentait quelque chose à ses yeux : un vermisseau parasite, un moins que rien inutile, et un potentiel défouloir en l'absence de moldus.
Son père de son côté, ne lui montrait aucun amour paternel, mais au moins il s'intéressait à lui. Son regard brillant de convoitise avait pour ce gamin des projets hypothétiques et de lourdes attentes. Ce n'était pas terrible comme considération ; mais entre rien et pas grand chose, il est tout à fait compréhensible que Marius développe un certain attachement pour cette homme froid et distant. D'autant plus que le vil personnage, loin d'être aussi sanguin que sa femme, savait utiliser sa tête pour analyser ce qui se passait dans celle des autres. Il avait bien perçu l'effroi et la répulsion qu'inspirait Bellatrix à son fils. Et bien entendu il en avait tiré avantage provoquant sa femme pour qu'elle se défoule sur le jeune homme (ce qui n'était pas bien difficile en soit) puis allant le réconforter séance tenante passant pour le bon père de famille compatissant qu'il n'était pas. Il faisait aussi mine de le protéger contre ce qu'il désignait comme ses amis à elle, contre ces individus qui prenaient un malin plaisir à molester le grarçon. Il lui venait alors en aide et Marius se réfugiait dans ses capes, ne voyant ainsi pas les oeillades et rictus échangés entre mangemorts. Il bourrait son jeune crâne influençable de moult pensées haineuses envers cette femme qui l'avait fait naître dans des conditions déplorables (sans mentionner bien sûr qu'il en était, au moins officiellement, en partie responsable), contre les sorciers qui l'avaient laisser croupir dans un lieu qu'il n'aurait jamais du fréquenter, contre les autorités qui préféraient s'occuper de la préservation de ces minables moldus plutôt que de venir les aider à échapper à cette folle qui les entrainait avec elle dans sa démence.

Peut-on vraiment reprocher au jeune garçon d'avoir pris ces beau discours pour argent comptant … Lui ne voyait que les apparences et encore, celles qu'on voulait bien lui montrer …

Les jours s'enchainant à une vitesse incroyable, vint enfin celui où il reçut sa lettre de Poudlard. Cette partie de sa mémoire étant la plus fraîche, Marius Lestrange la voyait comme un film alors qu'il pénétrait dans le parc de Poudlard par un passage secret qu'il avait restauré. Il se revoyait sautillant apporter la lettre à son père. Il se rappelait cette euphorie qui s'était emparé de lui à la nouvelle et à la vision du regard que lui avait jeté la seule personne qui maintenant comptait à ses yeux. Un regard qu'il avait interprété comme de la fierté, alors que celui ci n'était que triomphe malsain et machiavélisme.

Ils étaient alors allés, séance tenante, au chemin de traverse, pour acheter, comme toute écolier qui se respecte, les fournitures scolaires. Des plumes, des parchemins, des ingrédients de potion, un chaudron, des livres et puis surtout une baguette. Marius se rappelait de ce moment embarrassant.

Il était entré seul dans la boutique poussiéreuse d'Ollivander, son père préférant ne pas se montrer au vieux fabriquant de baguettes. Il avait été très intimidé par cet homme courbé par l'âge au regard vif. A peine avait-il eu le temps de le saluer que déjà, il avait plongé dans ses étagères encombrées : il cherchait apparemment quelque chose de précis, et il le trouva. Ollivander s'en revint, une lueur triomphante dans les yeux et une petite boite allongée dans les mains. Pourtant, il n'eut pas le temps de présenter au garçon la baguette qu'il avait été cherché. En effet, un petit bruit agaçant et persistant se mit à résonner : un claquement de bois frénétique. Les deux paires de yeux présent dans la salle se tournèrent d'un même mouvement vers la source de ce bruit : une autre boite, en tous points semblable à celle que tenait dans ses mains le vieux sorcier, tremblait dans le coin sombre d'un bureau. Marius était fasciné par ce spectacle, Ollivander, lui, interloqué. La fabricant de baguette alla chercher la boite et en sortit une baguette tremblotante : comme si elle frémissait d'excitation. Ne quittant pas le jeune garçon des yeux, il se rapprocha et lui tendit la baguette. Marius s'en saisit hésitant et alors le petit bâton de bois se calma. Il chauffa dans sa main comme la caresse d'un chiot qui rencontre son nouveau maître. Pensant avoir fait une bêtise, il jeta un coup d'oeil inquiet au vieil homme. Celui si, étonné, semblait attendre quelque chose, mais quoi ?

_ Et bien, qu'attendez vous, essayez !

Et il essaya. Le résultat fut a priori probant puisque le vieil homme lui tendit l'étui de ce qui était sa nouvelle baguette. Pourtant il continuait de scruter le jeune homme comme une curiosité. Ce dernier mal à l'aise lui demanda candidement :
_ Quelque chose ne va pas monsieur ?
_ Faites attention jeune homme, très attention …
_ Euh …
_ Vous ne devez pas être sans ignoré que seule la baguette choisi son sorcier, et nous venons d'en avoir la preuve la plus irréfutable. Surtout rappelez vous que vous restez le maître de vos choix !
_ Je …
_ Votre baguette … bois de lierre et poils de loup garou … je n'avais jamais vu baguette plus changeante et indécise …
_ Ma..
_ Le loup garou, tantôt homme, tantôt bête, jamais sûr de ce qu'il est véritablement, coeur pur un moment, bête féroce celui d'après …
_ Mer...
_ Et le lierre, un bois rare dans la confection des baguettes car trop fragile. Un bois aussi tortueux que le labyrinthe qu'il symbolise. Le bois de l'errance de l'âme et de la recherche de soi...

Marius ne pouvait s'empêcher d'être troublée par ces révélations. Se pourrait-il que sa baguette lui ressemble … Néanmoins, il n'eut pas le temps de creuser plus profond car son père excédé par l'attente faisait irruption dans le magasin.

Aujourd'hui plus encore, alors qu'il se faufilait furtivement par la grande porte du château, il se posait les mêmes questions. Ignorant la grande salle, il pris directement le chemin des cachots voulant se rendre à sa salle commune le plus vite possible. Un nouveau flash s'empara de lui : ce jour si particulier de sa répartition, ce jour où il avait discuté mentalement avec un chapeau …

_ Alors mon garçon, où va-t-on bien pouvoir te mettre... hum... je vois du courage et de la noblesse d'âme... un puissant désir de bien faire … et beaucoup de loyauté … Bien, il n'y a pas à hésiter : GRYF...
_ Non !
_ Comment non ?
_ Je t'en prie, ne m'envoie pas à gryffondor …
_ Pourquoi refuser, alors que tu as toutes les qualités requises ?
_ Par pitié, je dois aller à Serpentard.
_ Serpentard dis-tu, quelle drôle d'idée !
_ Je ne dois pas décevoir quelqu'un, s'il te plait.
_ Décevoir ? Mais il s'agit de toi et de ce que tu es vraiment, pas de ce que les autres veulent de toi.
_ Je t'en prie. Je dois absolument devenir un Serpentard... pour mon père …
_ Petit Lestrange, je vois dans ta tête que ton départ dans la vie a été quelque peu tourmenté, cela ne veut pas dire que cela doit déteindre sur ton présent. Le présent est le plus beau de tous les temps... Mais c'est aussi le temps le plus dur car c'est le temps des choix : ces choix qui détermineront ton avenir et justifieront ton passé. Profite bien du présent pour y réfléchir, car ce que tu seras n'est pas ce que tu as été, mais ce que tu choisis d'être. Tes liens avec le Lion sont forts, mais tes choix peuvent tout faire basculer … Que décides-tu ?
_ Je...
_ Que veux-tu être ?
_ Gryf … Serpentard.
_ SERPENTARD !

Après tous ces sacrifices, après tout ces événements chaotiques, voilà quelle était sa récompense, pensa-t-il amèrement en posant la paume de sa main sur son oeil tuméfié.
Toutes ces heures de travail acharné pour être toujours plus performant, toutes ces magouilles élaborées pour servir des desseins qui lui échappent. Toute cette misérable existence dévouée à la seule recherche de la considération des autres. Toujours à jouer les durs, toujours à obéir. Toujours à espérer un petit compliment en retour … Toujours en vain … Pourquoi … Pourquoi ? POURQUOI !

_ Dit donc Marius ? Que t'est-il arrivé ? Tu es dans un bel état.
_ Ce ne sont pas tes oignons ! Hurla en réponse le jeune Lestrange à un de ses acolytes qui venait de l'accoster alors qu'il s'engouffrait dans la salle commune des Serpentards. Une salle aux murs de pierre aussi gris que la crasse de sa maternité, avec ces tentures qui n'étaient pas sans lui rappeler la mousse de moisissure qui ornait les murs de son jardin d'enfant. Et ces canapés noirs au cuir usé, si semblables à la robe de ses fétides infirmières au baiser mortel. Même le feu frissonnait, perdu dans la froideur de ce lieu reclus. Un lieu où il n'aurait pas du être, une maison qui n'était pas la sienne.

Rien n'avait vraiment changé...

_ Mar...
_ Une mission de reconnaissance dans la forêt interdite. Laisse filtrer ne serait ce qu'un grain de cette information et je te le ferai payer cher, très cher !
_ Ok ok
_ Bien maintenant laisse moi. J'ai besoin d'un peu de calme pour réfléchir.
_ Bon si tu insistes, fit le serpentard en s'éclipsant.

Marius Lestrange fila directement dans la salle de bain. Là il nettoya ses plaies avant de les refermer avec un sortilège.

Comment pouvait-on le traiter de cracmol alors qu'il avait les meilleures notes de sa promotion, qu'il se soignait seul qu'il réussissait même des enchantements de niveau supérieur comme le transplanage …

Comment pouvait on le traiter de lâche alors que chaque jour il bravait sa nature pour accomplir des actes qui ne lui plaisaient pas, des actes qui lui faisaient peur, pour côtoyer des gens qui ne lui convenaient pas …

Comment pouvait-on le traiter d'idiot alors qu'il essayait toujours d'envisager la meilleur situation possible parmi toutes les potentialités qu'il envisageait …

Un bâtard … bâtard … bâtard … bâtard …

Ce mot tournait dans sa tête comme un de ces vieux disques moldus rayé qui faisaient le bonheur de leur professeur d'étude des moldus.
Un bâtard... Etait-ce vrai ? Est ce vraiment ce qu'il est ? Un moins que rien, produit de la débauche humaine dans toute son horreur. Après tout sa seule certitude était l'identité de sa mère … Quelle aigre consolation … Etre apparenté à un tel monstre. Cruelle, mesquine, hystérique, et surtout folle... En dépit de ce qu'avait bien put lui reprocher son père dans la journée, Marius maintenait son opinion sur celle qu'il aurait dû appelé maman. Aujourd'hui il préfèrerait devenir muet plutôt que d'avoir à s'écorcher la bouche en la nommant ainsi. Pour lui elle n'était rien d'autre que la prison qui l'avait contenu pendant les neufs mois d'une peine qu'il avait dû purger pour un crime dont il était la victime.
Voilà que maintenant il n'était même plus sûr que son père ne soit pas de la même trempe puisqu'il ne savait même plus qui méritait ce titre. Et quand bien même le nom qu'il portait n'était pas usurpé, pourquoi ce dernier avait-il réagit ainsi... Pourquoi ce changement … Il l'avait toujours protégé des griffes de sa mère. Ce qualificatif de folle, c'est lui qui le lui avait attribué. C'est lui encore qui avait expliqué au jeune garçon ce que ces cinq lettres signifiaient … Pourquoi ce revirement si soudain ? Pourquoi ces reproches ?

POURQUOI !

Se sentant au bord de l'implosion, le serpentard préféra aller prendre un peu l'air. L'heure du couvre feu se rapprochait à grands pas mais il n'en avait cure, errant dans les couloirs. Toujours ces mêmes interrogations qui l'assaillaient à le rendre fou. Il arriva à un tel summum de l'angoisse et du désespoir qu'il fut pris d'une nausée si violente qu'elle lui fit rendre les restes de son lointain déjeuner. Hagard, il allait où ses pas le portaient jusqu'à ce qu'un choc le ramène à la réalité. Il fut extirpé des ses noires pensées par le manche d'un balai qui vint lui percuter sa tempe déjà amochée.

_ Pardonne moi ! J'étais distraite. Quelle gourde je fais parfois. Tout va bien ? … Oh, c'est toi …

La personne qui s'exprimait ainsi était en réalité Roxanne Garvey, la capitaine de l'équipe de quidditch de Pouffsoufle qui de toute évidence était restée plus tard que ses camarades après l'entrainement. Surement voulait-elle profiter du calme du stade vide et du mur en ardoise pour élaborer de nouvelles stratégies. Une fille bien, quoique un peu trop garçon manqué au regard de certains garçons. Mais son équipe était loin de s'en plaindre car elle était un gardien hors pair, et cette année grâce à son abnégation Pouffsoufle pouvait espérer aboutir à quelque chose.
Roxanne, avait comme tout Pouffsoufle qui se respecte, un bon fond plein de loyauté et de compassion. Ces qualités inestimables de cette maisons qui pourtant faisait passer ses élèves pour des ramollis. En cela, la dernière partie de sa phrase, prononcée avec un mépris tout juste retenu, était extrêmement révélatrice de la réputation dont jouissait le Serpentard.

Pourtant, alors qu'elle le dénigrait, elle ne put s'empêcher de remarquer l'état dans lequel il se trouvait. Tout, de son teint anormalement pâle à son regard vide, affichait sa détresse. Comment pourrait elle être digne de sa maison si elle fermait les yeux face à ce désarroi évident. Il avait beau être un Serpentard de la pire espèce, il restait un être humain, un garçon qui aurait pu être son petit frère …

_ Hey, ça n'a pas l'air d'aller bien fort. Je me trompe ?
_ Retourne à tes balais Garvey ! Je n'ai pas besoin de ta pitié ! Répondit hargneusement Lestrange junior.
_ Ok. Mais je n'ai pas l'intention de te plaindre. Vu ta tête, tu as l'air de t'en sortir mieux que je ne pourrai le faire, tenta-t-elle de plaisanter avant de reprendre plus sérieusement. Mais tous les problèmes ont une solution, tu sais... Je peux peut-être t'aider à la trouver, se proposa Roxanne.

Toujours en proie à ses tourments, Marius émergeait petit à petit. Oui, après tout, peut être pourrait-elle l'aider … Le présent est bel et bien le temps des choix …

_ Tu ferais ça pour moi ? Demanda-t-il
_ Ouaip bien sûr, affirma-t-elle sur un ton bon enfant.
_ Malgré que je sois à Serpentard ?
_ Bah, Serpentard ou pas Serpentard, on est embarqué dans la même galère. Faut bien qu'on se serre les coudes... Tu ne crois pas ?
_ Je …
_ Allez, dis moi simplement ce qui te tracasse et on va y remédier … Enfin, si tu acceptes mon aide bien sûr.
_ Tu as raison. Tu pourrais effectivement m'aider.
_ Très bien, alors mettons nous y.
_ J'ai perdu un objet rare de la famille dans les tribunes de Serpentard. Mon père n'est vraiment pas commode …
_ Mouais, ça je veux bien te croire …
_ Et je n'arrive pas à le retrouver. Ça te dérangerait de m'aider à le trouver ?
_ Non, du tout. Surtout qu'avec un accio ça devrait aller tout seul.
_ Accio ? Demanda-t-il en faisant mine de s'intéresser à ce sort de 4ème année qu'il connaissait déjà.
_ Oui, c'est le sortilège d'attraction. Ça permet de faire venir n'importe quel objet vers toi sans avoir à le chercher. Plutôt pratique.
_ Génial ! Ça devrait aller super vite ! Merci beaucoup. Tu m'apprendrais ce sort ? S'enthousiasma faussement le Serpentard.
_ Moi ça ne me gêne pas mais tu as tout le temps de l'apprendre l'année prochaine. Tu es en 3ème année, non ?
_ Oui.
_ C'est bien ce que je pensais, c'est le sort phare au programme de 4ème année.
_ Pff, dommage.
_ Hi hi... Marius c'est ça ?
_ Oui.
_ Et bien Marius, je dois t'avouer que je me trompais sur ton compte.
_ Merci … Roxanne.
_ Je t'en prie. Alors, qu'as tu perdu ?
_ Un médaillon qui est dans la famille depuis plusieurs siècles …
_ Ah … ce n'est pas de la magie noire j'espère, s'inquiéta la jeune fille.
_ Non, du tout. C'est la preuve de notre appartenance à une noble famille de sang pur. Il est porté par l'héritier de la famille. C'est pour signifier aux autres sa pureté de sang et indiquer à ses semblable qu'une union sera possible pour perpétrer la race, inventa-t-il
_ Euh … plutôt bizarre. Mais bon chacun ses lubies. Accio médaillon Lestrange.

Et bien entendu rien ne vint.

_ Accio médaillon de Marius.
_ Tu n'y arrives pas ?
_ Non, c'est étrange. D'habitude je maitrise ce sort à la perfection... Accio balai (et le balai se présenta au rapport). Non, ce n'est pas le sort …
_ Peut être que la chaîne s'est accrochée quelque part et que le médaillon ne peut pas venir, suggéra innocemment Marius.
_ Ça doit être ça.... Pourtant j'avais cru comprendre que rien ne pouvait entraver ce sort... Il faudra que j'en parle au professeur Flitwick … Bon j'imagine qu'on doit faire ça à l'ancienne. Dépêchons nous si on ne veut pas avoir des ennuis.

Ceci dit elle retourna vers le stade suivie de près par le serpentard qui dans son dos arborait, sous ses yeux brillant, un sourire diabolique...

Le lendemain, Hermione parcourait les couloirs de Poudlard, guillerette. Elle sortait tout juste du bureau de la directrice où elle avait pu obtenir une dérogation pour se rendre à Pré au Lard s'acheter le nécessaire à son retour imminent au Terrier : elle ne pouvait tout de même pas se présenter au mariage de ses amis en robes de Poudlard. Et puis elle espérait encore secrètement (et les motifs réels n'étaient peut être pas forcément ceux qu'elle voulait bien admettre), que son nouvel ami accepte de l'accompagner. Dans cette hypothèse fort peu probable elle devait soigner sa mise. Oui bon c'était surtout pour Harry et Ron.

Ron … dire qu'il allait se marier. La jeune femme ne s'empêcher d'avoir un petit pincement au coeur. Pressentant qu'elle ne devait surtout pas laisser de nouveau son esprit dériver, elle redisciplina ses pensées pour les focaliser sur son objectif du moment ; à savoir retrouver le dit Niréus. Ce dernier n'allait pas être ravi.

En effet, les négociations avec le professeur Mac Gonagal avaient été rudes. La jeune Gryffondor avait demandé de se rendre au chemin de traverse, ce qu'avait directement et on ne peut plus fermement refusé la directrice. Il avait fallu sa rabattre sur Pré au Lard au grand dam d'Hermione. Et encore la directrice, un peu trop protectrice au goût de la jeune femme, avait exigé que celle ci soit accompagnée. Inutile de chercher bien loin le seul garde du corps possible, au regard de son emploi du temps, et de la chance légendaire d'Hermione : Severus Rogue. Oh, Hermione n'avait rien contre cet homme. Un sorcier talentueux et un potionniste émérite mais comme pour chacun, il y avait du bon à prendre, et du mauvais à jeter. Le seul souci était que la balance des deux n'était, chez lui, comment dire, pas très équilibrée (pour rester dans le politiquement correct). Enfin, disons que pour une partie de shopping dans la joie et la bonne humeur, il n'était pas vraiment le compagnons idéal.
De ce point de vue son cousin n'était pas mieux loti. Mais bon, entre deux catastrophes ambulantes, il valait tout de même mieux choisir le moins pire. Encore fallait-il le convaincre : le plus dur était à faire.

C'est au détour d'un passage de tableau du 6ème étage conduisant aux cachots que la jeune femme perçu ces petits signes distinctifs qui lui permettaient d'identifier son ami, et aussi malheureusement le professeur Rogue. Rapidement Hermoine reconsidéra la situation. Elle pouvait très bien directement s'adresser à son face à face en le désignant d'office comme Niréus. Le problème majeur de cette solution était que si elle se trouvait face au professeur Rogue (et la probabilité était tout de même de non négligeable) celui ci prendrait très certainement la mouche et en profiterait pour ôter des points à Gryffondor. Alors que dans l'hypothèse inverse elle ne s'exposait que personnellement à quelques railleries. Aussi prit-elle le parti de s'adresser à lui dans ces termes :

_ Professeur Rogue ?
_ Qu'y a-t-il Granger !, répondit-il « aimablement ».
_ Euh, je m'excuse de vous ennuyer …
_ Humpf, c'est la moindre des choses, grommela-t-il. (cette remarque fit tiquer la jeune femme qui ce serait plutôt attendu à l'entendre de la bouche d'un autre).
_ Je suis à la recherche de votre cousin. Euh … Est ce que par hasard vous pourriez m'indiquer où le trouver.

Rogue qui s'était assuré au préalable que personne d'autre qu'eux ne se trouvait dans le couloir, s'apprêtait à se transformer quand une constatation retint son geste : les murs de ce château avaient décidément trop d'oreilles et de yeux indiscrets. Maudit soient ces fichus tableaux qui lui pourrissaient la vie !

_ A la bonne heure, pour une fois que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose de constructif, dit-il de sa voix doucereuse pleine de sarcasmes. J'ai semé mon imbécile d'assistant aux toilettes du 1er étage. Si vous me débarrassez de ce pot de colle peut être que Gryffondor pourra être gracié des 10 points que je comptais vous enlever pour m'avoir fait perdre mon temps inutilement, proclama-t-il avec une mauvaise foi évidente.
_ Euh... je vous remercie professeur, bonne journée, le salua-t-elle avant de partir.

Voilà une bonne chose de faite pensa le Serpentard. « Puisque je n'ai rien de spécial à faire, autant profiter de ce temps libre pour me débarrasser de mes obligations les plus ennuyeuses » pensa Rogue tout en tentant de museler la petite voix qui dans sa tête compléta : et prendre du bon temps. Décidément il allait devoir consulter un psychomage en urgence parce qu'à ce train là il sera bientôt bon pour la camisole.

Alors qu'il allait emprunter le passage pour se rendre aux cachots, il fut accosté par madame Bibine qu'il expédia d'un bonjour qui frisait l'incorrection. Une fois arrivé aux cachots, il se prit le chemin du premier, tout en projetant de prendre sa forme d'emprunt dans les toilettes des hommes : au moins là personne ne viendrait l'épier. Etrangememt, il rencontra de nombreux collègues sur le chemin et constata une augmentation exponentielle des regards en coin dont il était la victime. Qu'était ce encore que cette mascarade … Et pourquoi est ce que cette pince sans rire (comme il est simple de critiquer les autres qui ne sont pas nous, suggéra la petite voix) de Bibine était encore sur ses talons.
Remarquant que la Gryffondor, bien que ballotée par les escaliers magiques, approchait dangereusement de leur point de rencontre prévu (définition littérale du rendez vous, railla la même petite voix), il pressa le pas et se hâta de s'engouffrer dans les toilettes messieurs. Enfin la paix, soupira Rogue alors qu'il se métamorphosait. Le timing était parfait puisque lorsqu'il sortit, il tomba nez à nez avec la jeune femme.

_ Ah Niréus te voilà enfin, l'interpella Hermione.
_ Humpf. Bonjour également. Oui je vais bien et merci de vous en inquiéter, se surprit-il à la taquiner.
_ D'accord, si tu le prends comme ça, ricana Hermione en entrant dans son jeu. Bien dormi ?
_ Je ne vois pas en quoi ça vous regarde ! Répondit-il avec sa verve habituelle non dénuée d'ironie.
_ Élémentaire …
_ Ce n'est pas que cela m'ennuie, mais j'avais cru comprendre que vous me cherchiez.
_ Euh … oui … je … enfin …
_ Ah bravo, on ne peut pas faire plus explicite.
_ Je sors du bureau de la directrice.
_ Et ?
_ J'ai réussi à obtenir sa permission pour faire quelques achats en prévision du mariage …
_ Bravo d'avoir tiré quelque chose de cette …
_ Mais elle exige que je sois accompagnée, acheva-t-elle d'une traite.
_ Ah … Oh, non. Définitivement non. Je vous vois venir et c'est non !
_ Mais …
_ Il est absolument hors de question que je joue les nounous pendant une journée …
_ Un après midi, rectifia-t-elle
_ Un après midi d'horreur où je devrais vous suivre comme un petit chien et me torturer l'esprit à chercher comment vous dire que quelque chose que veut vous refiler le vendeur, est tout bonnement affreux sur vous sans vous froisser. D'autant plus que vu votre, hum, état je m'imagine déjà devoir vous décrire les différents articles, et ceci ne relève absolument pas de ma compétence. Allez vous trouver un autre pigeon !
_ Par pitié, si tu refuses, je serais contrainte d'y aller avec le professeur Rogue, dit-elle suppliante.
_ Comment ? S'étrangla-t-il
_ Si je ne trouve personne pour m'accompagner, la directrice me désignera un garde du corps d'office. Et le seul qui soit libre c'est le professeur Rogue.
_ Ben mon cochon, s'exclama Niréus d'une voix blanche.
_ Moui, tu imagines bien que ton cousin sera encore moins compétent que toi pour m'aider … Je ne sais pas si je me fierais à ces gouts …

En réalité ce qui estomaquait Niréus n'était pas tant le fait que être accompagné par Rogue rebute la jeune femme, non, c'était plutôt le constat effarant que c'était lui Rogue. Il était piégé ! Fait comme un rat ! Il baignait dans la bouse d'hippogriffe jusqu'au cou. Une vision de lui dans sa version maître des cachots, boudant, adossé à une cabine d'essayage, finit de l'achever.
Quitte à souffrir, autant ne pas être ridicule de surcroit. Tellement pris par son dilemme, il ne pensa même pas à relever le manque de confiance en ses gouts …

_ Trèsbienvouspourrezcomptersurmoi, marmonna-t-il de dépit.
_ Pardon ?
_ Vous pourrez compter sur moi ! Voilà vous êtes contente !
_ Pour ne pas te déplaire je me contenterai de dire soulagée.
_ Humpf
_ Je pense qu'il est préférable d'aller le dire à MacGonagal.
_ Je veux bien vous accompagner au bureau mais il est hors de question que j'y entre. Si jamais je croise cette vieille tordue je crois que je vais commettre un meurtre.
_ Niréus, le réprimanda-t-elle gentiment.

C'est ainsi qu'ils prirent le chemin du bureau directorial. En repassant devant les toilettes, Rogue ne put réprimer un de ses haussement de sourcil caractéristique en constatant que la Bibine était encore là, et attendait en tapotant du pied agacée. Si elle était si pressée pourquoi n'allait-elle pas à côté chez les femmes … ? … Une minute, c'est une femme non? Alors pourquoi était-elle plantée devant la porte des hommes ? Un élève avait-il eut une indisposition en plein vol ?

Rogue fut tiré de ses reconstructions hypothétiques, plus ou moins ragoutantes, par la voix inquiète d'Hermione.

_ Niréus, que se passe-t-il ? Il me semble percevoir une agitation anormale...

Et lorsqu'il leva le nez de ses pensées, il ne put que confirmer.
Les portraits couraient affolés de tableaux, à l'image des quelques élèves présents dans les couloirs. Quelque chose n'allait pas !

Rogue, bien qu'encore sous les traits de Niréus, avait reprit ses esprits et ses réflexes. Il attrapa au vol un de ces cornichons qui couraient dans tous les sens :
_ Hé toi le mouflet, qu'est-il arrivé ?
_ On vient de retrouver le cadavre de la capitaine de Pouffsouffle dans les tribunes du stade, répondit la petit fille apeurée.
_ Dans votre salle commune tous ! hurla-t-il

Alors qu'Hermione choquée portait ses mains à ses lèvres de stupeur, elle réprima très mal une petit cri d'horreur. Elle aurait dû réagir puisqu'elle était, avait été préfète, mais elle était bien trop sonnée pour cela : décidément les périodes de paix ramollissent. Fort heureusement, le serpentard n'avait rie perdu de sa réactivité, et bien qu'il n'ait, officiellement sous cette forme, aucune autorité, son ordre fut exécuté immédiatement.

_ Pareil pour vous, l'invectiva-t-il.
_ Pardon ?
_ Rejoignez vos appartements.
_ Non, je dois aller aider.
_ C'est un ordre.
_ Mais …
_ Il faut que je retrouve le professeur Rogue, ils auront surement besoin de lui, et moi seul sait ou il avait l'intention de se rendre. Je ne pourrais pas vous aider, et si mes hypothèses s'avéraient exactes, la situation pourrait être dangereuse. Retournez à vos appartements et je reviendrai vous chercher, s'expliqua-t-il.
_ Très bien, abandonna-t-elle. Mais si vous tardez je ne vous attendrai pas, le prévint-elle.

Alors que la Gryffondor prenait le chemin du retour, Rogue, dans son virvoletage de capes caractéristique redevint lui même le temps de se retourner. Il n'avait pas pris garde aux spectateurs potentiels mais de toutes façons, il ne risquait rien puisque les couloirs étaient déserts et les portraits partis.

En quelques minutes il fut sur les lieux que l'attroupement d'enseignants, lui indiqua clairement. Dès son arrivée, il fut monopolisé par la directrice qui s'adressa à lui d'une voix saccadée, le souffle rendu court par l'émotion, couvrant à peine les quelques sanglots incontrôlés qui prenaient l'assistance.
_ Severus, nous vous attendions avant d'évacuer … le corps … enfin miss … Qu'en pensez vous ? Je sais que le professeur Dumbledore faisait grand cas de vos capacités d'analyse …

Grave, il s'approcha du corps.

_ Pomona, je vous prie …

Les yeux légèrement rougis, la directrice des Poufsouffles, d'ordinaire si jovial, s'écarta, à la demande de son collègue. Ce dernier, figé dans son attitude froide et professionnelle, s'agenouilla devant le corps qu'il découvrit. Il reconnut son élève et constata qu'effectivement personne n'avait rien fait jusqu'à son arrivée.

_ Nous avons pensé à un accident de balai, déclara simplement MacGonagal qui réconfortait du mieux qu'elle pouvait sa vieille amie Mme Chourave. On a beau, quant on est professeur, voir défiler des générations et des générations de jeunes sorciers, il est impossible de ne pas s'y attacher pour autant …

Rogue examina attentivement la scène.

La jeune fille gisait à même le sol, sur le ventre avec à deux sièges de là, son balai. De plus l'angle anormal que formait sa tête avec son corps ne laissait aucune place à l'imagination : elle avait les cervicales brisées. C'est vrai que là, l'hypothèse de la chute de balai était on ne peut plus plausible. D'autant plus qu'ils se trouvaient dans la tribune des Serpentards, là où aucun Poufsouffle n'irait s'aventurer, ne serait ce que par principe … Mais quelque chose titillait le maître des potions : tout cela était trop simple … beaucoup trop simple.
C'est alors que plusieurs détails le frappèrent.
Il y avait tout d'abord la banderole de serpentard qui pendouillait misérablement d'un côté, n'était plus retenue que par une unique corde, étrange.
Puis ce regard de la malheureuse … Exorbité, comme surpris et effrayé … Si elle était morte sur le choc, jamais elle n'aurait pu avoir cette expression de douleur.
Ensuite, Rogue trouva curieux qu'aucune plaie n'altère la peau de la jeune fille. Si elle était effectivement tombé de balai, elle aurait dû au moins s'égratigné. Si elle s'était brisé le cou, c'est que la tête avait dû cogner, mais il n'y avait rien, pas même une petite bosse... Comme si elle avait été déposée …
Enfin, le teint du visage de la victime l'intrigua. Pourquoi était-elle si pâle ? En effet, en lui prenant la main, Severus constata qu'elle était froide mais pas entièrement raidie … la mort était donc assez récente. De plus, elle n'avait pas perdu un seul gramme de sang … Elle devrait donc avoir encore quelques couleurs … L'ancien mangemort compara le teint de la main sans vie qu'il tenait dans la sienne et celui de son visage, et put remarquer une très nette différence.
Sans qu'il ne sache comment, une idée lui vint alors à l'esprit. De la pointe de sa baguette, il écarta délicatement, afin de ne laisser aucune trace, les cheveux de l'infortunée et tomba sur le signe qui confirma sa supposition : une ligne bleuâtre qui lui ceignait le cou en un sinistre collier et qui était la frontière entre ce teint si pâle et celui plus « normal ».

_ Ce n'est pas un accident, conclut-il à haute voix tout en fermant les yeux de son élève et en replaçant le drap blanc qui la recouvrait.

Répondant aux airs choqués de ses collègues il poursuivit.

_ C'est un meurtre.
_ Severus vous en êtes sûr, demanda Flitwick.
_ Absolument certain.
_ L'avada ?
_ Non, méthode moldue. Elle a été étranglée.
_ Mais comment ?
_ Les marques et petites brûlures sur son cou sont formelles c'est une corde qui a causé sa mort, expliqua-t-il en se rapprochant de la banderole. Cette corde ajouta-t-il en montrant aux autres professeurs, qu'il manquait effectivement un bout de l'attache.
_ Sev...commença la directrice mais Rogue la coupa de suite.
_ Voilà comment je vois les choses. A mon avis Miss Garvey s'est retrouvée seule ici avec son agresseur. Elle devait soit le devancer soit être occupée à quelque chose quand elle s'est fait passé la corde au cou par son bourreau qui se trouvait derrière elle. Surement devait elle se croire seul ou bien avoir confiance en lui pour lui tourner ainsi le dos. De plus, soit ce dernier était d'une force considérable soit il était animé par une énergie néfaste car non content de lui couper la respiration et la circulation sanguine, il lui a sous le choc, brisé la colonne vertébrale. Je ne serais pas étonné de découvrir une marque dans son dos à l'emplacement où l'agresseur a du s'appuyer pour accentuer la pression. Et il nous est impossible de déterminer magiquement par examen de baguette qui a put commettre un tel acte car l'arme du crime, qui n'est autre que le morceau manquant de cette corde, a disparu, acheva-t-il.

_ C'est horrible, lâcha le professeur Vector. Mais qui ?
_ Je n'en est aucune idée, avoua Severus. Mais pour l'heure, je pense qu'il est plus sage d'amener miss Garvey à l'infirmerie. Le reste est du ressort de notre infirmière …
_ Je m'en charge, assura la directrice des Poufsouffle qui fit léviter les restes de son élève qu'elle conduisit à l'infirmerie.

Pendant ce temps, MacGonagal donna ses directives à ses collègues pour la gestion de cette situation de crise quand elle fut interrompue par l'intervention de Mme Bibine qui arrivait en trompe :

_ Minerva ! Est ce vrai ce que l'on raconte ? J'étais occupé à … Qu'est ce que vous faites là vous ? Accusa la professeur de vol envers le maître des potions.
_ Ne vous en faites pas. Je ne vais pas vous imposer ma vision plus longtemps, répliqua Severus ironiquement.
_ Un moment Severus, l'apostropha MacGonagal. J'ai à parler à votre cousin, aller me le chercher, je le veux dans mon bureau assez rapidement.
_ Bien, se contenta de répondre le professeur de potion en s'éloignant.

Quand Rogue fut assez loin, mme Bibine se plaignit à sa supérieure :
_ Minerva, cet homme là est impossible. Une matinée entière passée à le suivre à la trace dont la moitié devant une porte de toilette et voilà que je découvre qu'il a réussi à m'échapper !

Sur le chemin du château, le cerveau du maître des potions fonctionnait à plein régime. Tous ces événements étaient de mauvaise augure. Quant à l'identité du criminel, il avait bien un soupçon mais comment le prouver... le malin avait été bougrement habile … Sous les traits de Niréus il passa la lourde porte de bois de l'entrée, et tomba sur celle qu'il allait rencontrer. Il voulut sermonner la Gryffondor, mais il s'abstint et fit un compte rendu expresse de la situation. Il lui fallait maintenant se rendre chez MacGonagal. Il eut du mal à se défaire de la jeune femme qui insista pour l'accompagner.

_ M.Prince, j'imagine que vous êtes au courant des récents événements ?
_ Qui ne le serait pas, railla-t-il.
_ Je ne suis pas d'humeur à supporter votre impertinence ! S'emporta la directrice qui ne comptait pas laisser celui qu'elle savait son collègue rival jouer avec ses nerfs.
_ …
_ Je voulais m'assurer que vous aviez bien conscience de la responsabilité qui pèsera sur vos épaules quand vous accompagnerez miss Granger. Je serais bien tenter de lui interdire ces sorties dangereuses mais je pense ne pas en avoir le droit. Et puis compte tenu des exploits passés de miss Granger et ses amis, mes ordres ne seraient pas suivis. Aurez vous besoin de renfort ?
_ Non bien sûr que non. Pour qui me prenez vous ! Et puis vous exagérez un peu je trouve. Pré au lard n'est pas le bout du monde par Merlin !
_ Certes, certes, confirma la vieille femme sans grande conviction. En tout cas je me réjouis de votre initiative de servir de cavalier à notre Hermione.
_ Je vous demande pardon ? Demanda Rogue cette fois ci sincèrement déboussolé (qu'est ce encore que cette histoire de cavalier ... pourquoi son portrait le dévisageait-il avec autant de dégout … et pourquoi Dumbledore dormait-il ? Une attitude si banale chez lui n'est jamais innocente...)
_ Oui, vous savez bien, pour le mariage de messieurs Potter et Weasley. Ça me rassure de savoir que quelqu'un veillera sur elle constamment …
_ Sans vouloir vous offenser, vous avez dû passer trop de temps en compagnie de cette face de chouette de divinatrice ! Les herbes c'est pas forcément bon pour la santé à votre âge. Il n'a jamais été question que je me rende à un quelconque mariage !
_ Bien sûr, je comprends que je m'immisce un peu trop dans votre intimité... mais comprenez moi, je m'en voudrait tellement s'il lui arrivait quelque chose. Déjà que de sérieuses menaces pesaient sur elle, voilà maintenant que nous avons un meurtrier en liberté... continua la vieille femme pensive.
_ Euh … Qu'est ce qu'il y a de moldu dans cette phrase ? Je ne vais à aucun mariage !
_ Il suffit M Prince, que vous vouliez gardez ça secret, je veux bien l'admettre, mais pas de fausse pudeur avec moi. Surtout pas après ce que j'ai vu la dernière fois!
_ Il faut vous le dire en quelle langue ? Il ne s'était absolument rien passé ! Et je n'accompagne personne à un mariage.
_ Toujours est-il M Prince que je consens à vous laisser vous occuper de Miss Granger seul. Mais si par malheur il devait lui arriver quelque chose, je vous en tiendrai comme personnellement responsable et vous aurez à faire à mon courroux ainsi qu'à celui de la justice magique du Magenmagot ! Me suis je bien faite comprendre, menaça la directrice

MacGonagal excédée n'attendit pas la réponse. Elle avait bien mieux à faire. Aussi se rendit-elle à l'infirmerie de l'école laissant derrière elle un Niréus baba et un Severus encore plus bas. Il fulminait contre l'odieuse machination dont il était victime. Et inutile de chercher bien loin le responsable de tout cela, il faisait semblant de dormir dans le tableau juste devant lui. Jusqu'où ce vieux vicieux avait bien pu aller ? Il n'avait tout de même pas organiser l'assassinat de Garvey … Non impossible, juste une coïncidence … Si maintenant même le hasard jouait contre lui …

Abattu, il quitta le bureau directorial sans même insulter Dumbledore : il n'en avait pas la force. Il voulut rejoindre directement ses quartier et noyer ses soucis dans du saké impérial directement importé du pays du soleil levant, qui d'ordinaire lui servait de remontant extrême après des réunions de mangemort particulièrement atroces … Seulement, en tant que directeur de Serpentard il ne pouvait pas se permettre de ne rien faire.

Avant de se rendre à la salle commune des Serpentards, il griffonna en hâte une missive destiné à Hermione avec son écriture falsifiée, afin de confirmer le rendez vous pour Pré au Lard qui aurait lieu le vendredi suivant, un semaine seulement avant les vacances de Noël. Quelle poisse !

Fortement remonté par ces mésaventures, le discours qu'il prononça devant les élèves de sa maison fut sec et extrêmement sévère. Il ne s'attarda pas à essayer de réconforter les plus jeunes, ni à satisfaire les curiosités mal placées. En revanche il insista lourdement sur les multiples instruction de sécurité et plus particulièrement sur les sanctions qu'emporterait toute entorse à ces règles.
Alors qu'il parlait Severus cherchait Lestrange du regard. Il n'avait aucune preuve e la culpabilité de son élève mais, son intuition d'espion à l'oeuvre, il était convaincu que l'attaque des Granger et celle de Garvey étaient liées …

Marius était installé sur une chaise en retrait. Pas plus intéressé que ça par les palabres de son directeur de maison, il tapotait d'un air absent sur son genou, le regard vide de tout expression. Quand Rogue le repéra, celui ci était en train de remettre son catogan en place, nouant ses cheveux d'une fine cordelette. Un geste classique, banal … pourtant quelque chose gênait le maître des potions, même s'il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus …




Commentaire de l'auteur Alors ?
Je sais j'ai l'esprit un poil tordu ^^'
Mais d'un certain côté je me disais que faire un méchant simplement méchant pour le plaisir d'être méchant serait trop facile. Après tout on peut trouver des explications à tous les plus grands fou de l'histoire comme de l'Histoire … Mais une explication n'est jamais une justification.
Si vous trouvez Lestrange père un peu confus et décousu c'est que j'ai réussi à m'engouffrer là où je voulait aller.
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez. Moi je suis pas tellement convaincu : je trouve que la scène du crime est pas assez poignante et j'ai eu beaucoup de mal à traduire les sentiments de Marius … j'attends votre verdict … vos hypothèses, vs interrogations, vos insultes (sait-on jamais peut être que vous faite parti du FPPMI, front de protection des personnages malmenés injustement ^^)
Bon le point positif c'est que Rogue est obligé de se rendre au mariage avec une partie de magasins en prime : il faudrait envoyer Skeeter pour faire le paparazzi XD
bref je m'égare.
Je vous dis à la prochaine !
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