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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1964 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Harry Potter

Renouveau et imprévus Auteur: kakashi.gk Vue: 7194
[Publiée le: 2011-03-25]    [Mise à Jour: 2013-04-19]
13+  Signaler Romance Commentaires : 58
Description:
La guerre est finie et le monde se remet de ses blessures. Severus Rogue a survécu et entame une nouvelle vie. Mais l'accident d'une certaine jeune femme va tout bouleverser. Le maître des potions va alors se retrouver aux prises d'un complot rocambolesque pour venir en aide à cette âme en détresse.

C'est un Rogue/Hermione
Crédits:
Je ne peux malheureusement revendiquer que le scenario...tout le reste appartient à JKRowling
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QUOI !!!

[9398 mots]
Publié le: 2012-03-19Format imprimable  
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Dès son arrivée dans ses appartements, Hermione rédigea sa réponse. Elle ne dévoila cependant rien de ce que les garçons ignoraient encore, se réservant ce détail épineux pour leur face à face : l'écrire lui aurait semblé trop impersonnel. Elle les rassura cependant quant à son état d'esprit vis à vis de la perte de sa famille. La lettre fut longue car la jeune femme détailla tout ce qu'elle leur avait caché jusque là, ou presque: son sauvetage par leur professeur de potion, son abattement, l'aide apportée par tous leurs amis de Poudlard, ses craintes vis à vis de Lestrange et ses menaces. Elle s'étala ensuite en excuses et mises en garde. Elle hésita un moment à leur parler de son nouvel ami. Harry et Ron étaient adorables mais ils restaient tout de même immatures par moments et sur certains sujets : elle craignait qu'en leur annonçant qu'elle avait sympathisé avec le cousin de Rogue, ils ne crient au scandale.

Elle décida donc d'en dresser le portrait sans le nommer. Elle fut alors bien ennuyée. Elle ne pouvait rien dire de lui physiquement et pour cause. Elle devait donc se concentrer sur son caractère. Que dire ? Il n'était à proprement parler ni cool, ni sympa, ni attentionné, ni amusant, ni gentleman, ni mauvais, ni indifférent … Avec lui il fallait toujours être dans la relativité, le toutes proportions gardées. Pourtant elle l'appréciait énormément. Pourquoi ? Peut être était ce pour cela justement : pas d'exubérance, d'excentricité, tout dans la mesure même s'il s'agissait souvent du strict minimum. Strict minimum oui, mais strict nécessaire.

Alors qu'elle scellait la missive qu'elle enverrai le lendemain, Hermione repensa à son contenu. Une chose l'étonnait. Depuis qu'elle avait été victime de l'attaque des fous furieux, le professeur Rogue lévitait toujours autour de sa vie, que ce soit directement ou indirectement. Il avait du aller la chercher, il l'avait retrouvé et sauvé. De plus elle avait appris qu'il s'était seul chargé d'inhumer sa famille. Rien que pour cela, elle lui était éternellement redevable. Pourtant elle ne comprenait pas ces réactions, si peu en accord avec sa froideur caractéristique. Puis il y avait eu l'incident de la potion, de nouveau il lui avait sauvé la mise, de manière rude certes, mais ce qui compte est le résultat et non les moyens. S'en est suivi son ultimatum, puis l'intervention de son cousin. Coïncidence ? Oui, bien sûr, comment aurait-il pu en être autrement … Tout de même, quelle étrange et heureuse coïncidence.

Le dit Rogue, de son côté, n'était, pour une fois, pas aux prises avec les tourments qui l'habitaient habituellement. Il suait purement et simplement dans la vapeur d'un chaudron fumant pour préparer une potion Tue Loup, tout juste commandée par St Mangouste (dire qu'il y a à peine quelques heures il cherchait désespérément une occupation qui justifierait de ne pas jour les psychologues). Comme si ces idiots n'étaient pas fichus de former un de leurs incapables à faire cette potion soit disant difficile. Ah c'est sûr qu'elle est impossible à réaliser pour ceux qui confondent préparation de potion et recette de cuisine (et encore dans ce cas, Severus ne voudrait pour rien au monde avoir à goûter la tambouille d'un de ces préparateurs à trois mornilles). Mais pour ceux qui connaissaient l'art véritable des potions, ce n'était là qu'un défi stimulant, monopolisant toutes les connaissances et l'attention possible.

Pourtant, en y réfléchissant bien, alors qu'il touillait tantôt mollement, tantôt énergiquement, la mixture, il fut obligé de constaté que peu de potionnistes, même parmi les maîtres, n'arrivaient à une telle appréhension de la matière. Son propre professeur, Horace Slughorn, en était la preuve par sa superficialité. Severus, lors de la période transitoire entre les deux ères Voldemort, avait assisté à quelques congrès pour s'assurer une sorte de formation continue, mais il avait été bien déçu. Les discussions étaient ridiculement plates, les sujets abordés très édulcorés. En somme ce n'étaient que pertes de temps. Pour parfaire ce tableau déplorable de la profession, parmi les milliers de chercheurs et conférenciers qu'il avait pu croiser, Dumbledore mis à part, un seul sortait du lot, un seul avait pu voir au delà des évidences manipulées continuellement par ses collègues, un seul regrettait comme lui l'appauvrissement des pratiques et praticiens. Un vieux mage sans âge, certainement plus vieux que Dumbledore, mort peu de temps après leur brève rencontre des mains des mangemorts, pour avoir protégé une école maternelle moldue. Pauvre fou, il courait au suicide. Que pouvait-il faire, seul, entouré de mouflets sans pouvoirs, face à un escadron complet de mangemorts entraînés. De la folie, oui, mais quel noble sacrifice ... Le monde avait perdu un des rares maîtres en potion sachant ce qu'il faisait.

Partant toujours plus loin dans ces considérations, Severus se demanda comment était-il possible qu'une gamine (une femme, le corrigea cette insupportable petite voix intérieure qui ne le quittait plus depuis quelques temps) arrivait à s'initier à ce que des professionnels expérimentés et diplômés ne comprenaient pas. Elle n'a pourtant rien d'extraordinaire (une insatiable faim d'apprendre), une simple bonne élève comme on en croise parfois (avec une perspicacité et une faculté d'assimilation étonnante), tout juste bonne à recracher ce qu'elle avait lu dans les livres (à le comprendre et le réutiliser judicieusement)

Son labeur achevé, et harassé par sa lutte avec sa … son ... enfin ce truc agaçant là qui ne cessait de le contredire, le professeur s'accorda une soirée de repos. Il protégea la potion qui devait encore mitonner une nuit, et partit se rafraichir.

« Effectivement une bonne douche n'était pas de trop », conclut-il en remarquant la couleur douteuse de l'eau qui filait dans le petit vasque de céramique blanche. Son métier était décidément bien salissant. Sa toilette fut comme toujours expéditive. A quoi bon s'attarder à se prélasser sous l'eau chaude alors qu'il y a milles occupations plus intéressantes et productives. Cette politique peu commune expliquait bien des choses, à commencer par la présence d'un simple baquet de douche, alors que tous les enseignants bénéficiaient de baignoires somptueuses dans leurs appartements. Mais à quoi lui aurait servi une baignoire, il ne fréquentait les salles de bain que pour retirer la crasse de ses journées, et non pas pour jouer aux sirènes. Il s'agissait juste de répondre aux exigences d'hygiène les plus élémentaires. Ceci entrainant cela, il ne fallait pas chercher bien loin la raison de ses cheveux gras : une simple douche rapide n'est sans doute pas ce qui a de plus adapté pour les circonstances.

(Ah la pauvre, si elle voyait le vrai état de son chevalier servant !)

Rogue pris partit d'ignorer superbement chacune de ces remarques déplacées de son for intérieur. Et pour cela, il n'y avait rien de mieux que de s'occuper l'esprit. Aussi empoigna-t-il le premier livre qui lui passa sous la main : Traité d'histoire de la magie antique. Allons y gaiement pour de l'histoire.

Cette méthode marcha relativement bien jusqu'à ce que son attention fut captée par le mot aveugle, utilisé pour décrire la Pythie, prêtresse et oracle de Delphes, sorcière spécialiste en divination.

(D'après toi, comment occupe-t-elle ses soirées sans la lecture ? Et pour étudier ça doit être coton aussi …)

_ La ferme ! S'époumona Severus fatigué de ces apartés.
_ Mais à qui parles-tu mon garçon ?

Cette fois ci s'en était trop pour les nerfs du maître des potions.

_ Ah non ! Vous dehors !
_ Allons Severus
_ Il n'y a aucun allons Severus qui tienne ! Je suis très bien capable de me pourrir la soirée tout seul, comme vous avez pu le constater. Il est donc inutile d'en rajouter.
_ Mais …
_ Albus. J'ai pris parti d'oublier certains griefs que j'avais à votre encontre, mais mon humeur est je crois assez massacrante pour autoriser la remonté de certains souvenirs. Notamment une histoire de retenue et de garde chasse.
_ Pourquoi t'obstines-tu ?
_ Albus, partez ou c'est moi qui le fait à votre place.
_ Dis-toi bien qu'il y a des tableaux dans chaque recoin de Poudlard, signala le portrait malicieusement.
_ Une nuit à la belle étoile ne me fait pas peur, répliqua Rogue victorieux.
_ Par ce temps ? S'étonna le portrait en observant le professeur avec des yeux ronds.
_ Par ce temps, affirma-t-il.
_ Mais c'est de la folie !
_ Vous n'avez pas idée … Alors ?

_ Très bien, très bien. Je te connais assez pour savoir que tu en serais capable, et je ne tiens pas du tout à avoir ta mort sur la conscience.
_ En revanche, me coller la votre sur la mienne ne vous a pas gêné à l'époque, grommela Rogue.
_ Severus …
_ Je vous en prie Albus, laissez moi en paix.
_ Fort bien. Puis-je au moins te donner un dernier conseil ?
_ Non, fit Rogue sèchement avant de faiblir devant le regard entendu de son interlocuteur. Allez y, autorisa-t-il alors plus protocolairement qu'autre chose.
_ Arrête de réfléchir.
_ C'est ça votre conseil ? Vous n'avez pas trouvé mieux que de vouloir faire de moi un idiot.
_ Tu n'es pas un idiot. Et de ce fait, tu m'a très bien compris.
_ …

_ Arrête de réfléchir, de chercher le pourquoi du comment. Arrête de te conformer à ce que tu veux que les autres croient que tu sois. Tu as toujours été un homme d'action Severus. Alors fais ce que tu as toujours fait : agis comme te le dicte la raison de ton coeur. Tu as de grandes ressources inexploitées.
_ Qu'attendez vous de moi ?
_ Rien.
_ C'est faux.
_ Peut être …
_ Albus …
_ A la prochaine Severus, je me retire, comme je te l'ai promis... Une dernière chose. Tu as un esprit vif et créatif qu'il ne faut pas renier. La faculté de créer des sorts pour résoudre des problèmes n'est pas donnée à tout le monde, conclut le portrait en s'éclipsant derrière une des tenture peinte qui encadrait le sujet de toile.
_ Albus, revenez ici et expliquez vous pour une fois, vieux tordu sénile. Albus ! … merci, finit-il dans un souffle.

Le dit Albus qui n'avait alors pas encore quitter le tableau arbora un sourire bienveillant, et cette fois ci partit satisfait. Severus était quelqu'un de bien si on creusait sa personnalité. Le problème était qu'il avait une fâcheuse tendance à s'enfouir sous des couches de mauvaise foi et de doute qu'il fallait régulièrement déblayer. Pensif, le portrait parcourra les étages qui le séparaient de son cadre final. Il lui restait une chose à faire. Une chose qui ne plairait certainement pas au maître des potions, mais qui était dans son intérêt exclusif, en espérant que la petite trêve qu'il lui avait octroyé en s'avouant si facilement vaincu, l'aidera à mieux encaisser le coup.

Rogue, qui n'avait pas bougé d'un poil de boursouflet durant l'altercation, se retrouvait coi. Comme si la situation n'était pas déjà assez compliquée, ce vieux fou n'avait pas pu s'empêcher de semer encore plus le trouble dans son esprit. En ce moment précis, le serpentard aurait volontiers décrit son crâne comme un monstrueux capharnaüm de pensées contradictoires, mâtiné des interrogations qu'avait soulevé l'intervention de Dumbledore.

Un homme d'action … Il en avait de bonne. Il y a tout de même un monde entre jouer l'espion et devenir un étudiant secourable. La première hypothèse était de loin la moins compliquée.
Pourquoi ne pas jouer le jeu après tout …

Quelle serait la première chose que lui dicterait « la raison de son coeur » ?

Echapper au mariage de Potter par tous les moyens !

Tout d'abord par ce que ça ne le concernerait pas, ensuite parce que il aurait trop l'impression d'assister à l'union de sa belle Lily et de cette ordure de James Potter, enfin parce qu'il n'aimait pas les mariages. Et cette question était bien heureusement réglée.

Mais ensuite …

En cogitant sur ces paroles mystérieuses de Dumbledore, Severus caressait machinalement l'ouvrage qui se trouvait encore sur ses genoux. Il retraçait, sans s'en rendre compte, de ses longs doigts usés par les produits, les gravures qui ornaient la couverture du traité. Une courbe, un trait, un point, une arabesque, un h. A cette dernière considération, Rogue, arrêta un moment son geste. Il reprit le motif suivant. Un i, puis un s, un t, etc jusqu'à former le mot histoire. Une lueur triomphante illumina l'esprit du professeur alors qu'une expression le frappait de plein fouet. Il comprenait tout le sens de « l'écriture tactile » et l'ingéniosité des moldus sur ce point.

« La faculté de créer des sorts n'est pas donné à tous le monde » Satané Dumbledore ! Il avait encore une fois tout planifié. Lui, Severus Rogue avait déjà créé son propre sort et ce dès sa scolarité. Il avait percé le mystère de la langue magique, un art difficile tant que l'on a pas trouvé les clefs nécessaires à sa compréhension. Mais il avait lui compris ces mécaniques.

Dès ses premières années à Poudlard, Rogue avait trouvé étonnant qu'il faille constamment, en plus des sorts faire des gesticulations ridicules avec sa baguette. Il n'en avait bien entendu rien dit à personne, par honte. N'importe quel sorcier qui n'est pas né moldu sait cela. Malheureusement pour lui, sa conjoncture familiale ne lui avait pas permit d'assister à une démonstration de sorcellerie.
Sitôt avait-il commencé à étudier les runes, qu'une connexion apparemment ridicule s'était alors établie. Il avait remarqué de très larges similitudes entre le mouvement effectué dans le wingardium leviosa et la rune du vol. Cette dernière en effet prenait la forme d'un cercle barré. Le cercle qui représentait la rotondité et donc la perfection, était coupé de part en part par un trait saillant. N'était ce pas ce que faisait le vol : troubler la perfection des cieux... et le wingardium leviosa ? Tourne et abaisse. Tourne, le cercle, et abaisse, la barre. C'était la même logique, le même effet. Et ceci était bien sûr applicable à l'ensemble des sortilèges. Il avait ensuite constaté que les sorts informulés étaient eux même la projection mentale de ces runes. Et puis il y avait les sorts, les intitulés magiques. Des mots mystérieux, exotiques mais pas incompréhensibles pour ceux qui étudient la langue des anciens mages. Ce latin appliqué à la magie, un latin que les moldus qualifient parfois de latin vulgaire voire même de latin de cuisine ; mais a tort. C'est un latin qui se plie aux exigences du caractère naturel, indépendant et indomptable de la magie. La démarche intellectuelle associée à la gestuelle : la complémentarité qui fait que tout tourne rond, que c'est donc parfait. Il est mal aisé de trouver cette perfection mais avec les connaissances nécessaires, la présence d'esprit et l'abnégation au travail, c'était toujours possible.

Rogue se rappelait encore le jour où, doutant de sa théorie, il alla demander conseil à la seule personne qu'il jugeait compétente, Albus Dumbledore lui même. Nerveux de son audace, il était transit de peur à l'approche du bureau directorial où le noble mage avait accepter de lui donner entretien. Quelle ironie avait eu ce grand sorcier lorsqu'il l'avait accueilli : « Tu as l'air bien stressé mon garçon, détend toi un peu ». Il en avait de bonnes tient. Comme si lui, pauvre petit élève de Serpentard pouvait être détendu alors qu'il entrait pour la première fois dans le bureau du directeur et qu'il allait parler de théorie magique au plus grand sorcier de tous les temps, docteur en sorcellerie, Président du prestigieux Magenmagot, Enchanteur en chef et Manitou suprême de la confédération internationale des mages et sorciers. Ce même homme qui avait découvert les 12 utilisations du sang de dragon et qui était décoré de l'ordre de Merlin 1ère classe pour avoir vaincu le mage noir Grindelwald. Ce sorcier qui disait-on faisait peur au seigneur des ténèbres lui même. Il y avait tout de même de bonnes raisons d'être stressé, surtout qu'il était un garçon très timide à l'époque, respectueux des anciens.

Ce jour là, Severus avait compris que ce mythe vivant n'était rien qu'un homme comme un autre. La conversation avait vite perdu son côté solennel, pour devenir un agréable cours de sortilèges approfondi. Le jeune homme avait été comblé que cet homme prenne le temps de l'écouter, de le féliciter, de le corriger, de lui expliquer ce qu'il n'avait pas compris, à savoir ces sortilèges qui n'entraient dans les conditions précédemment évoquées (lashlabask est tout sauf latinisant). Et puis il y avait eu cette lueur de fierté et d'intérêt qui avait illuminé les yeux du vieux mage quand il avait gratifier le petit serpentard d'un regard bienveillant tout en le mettant au défi de créer son propre sortilège. Ce que Rogue n'avait pas perçu sur le moment, c'était la pointe d'inquiétude qui animait ce même regard, comme si Dumbledore savait que la frontière entre le bien et le mal était dans ce jeune coeur, à ce point fragilisée, qu'elle risquait constamment d'être franchie.

Il avait relevé le défi bien sûr. Mal lui en est cependant pris de choisir le sort qu'il désirait créer, au sortir d'une de ces séances de torture organisée par Potter et ses acolytes. Il avait travaillé avec acharnement à essayer de mettre en pratique ses nouvelles connaissances, et il y était parvenu. Cependant, chaque fois que son ressenti contre ces odieux gryffondor grossissait dans son coeur meurtri, il trouvait son sortilège fade, manquant de puissance. Cette puissance il l'a forgée dans la haine, imprégnant ainsi sa création de magie noire, et décevant par la même occasion son nouveau mentor.

Rogue n'avait pas compris la réaction de Dumbledore lorsqu'il lui avait présenté le résultat. Cet air grave qui n'avait pas quitter le sorcier durant toue la démonstration. Il lui avait simplement dit ceci :

«  Un sortilège n'est jamais de magie blanche ou de magie noire par nature. Ce qui importe vraiment, c'est le but dans lequel il a été créé et celui pour lequel il va être utilisé. Ils sont en soit aussi inconstants que les sentiments humains. Ne t'adonne plus à la magie noire mon garçon, où tu risques de le regretter amèrement »

Oui, Rogue se souvenait très bien de cette scène, et le portrait de Dumbledore aussi puisqu'il venait d'y faire référence il y a à peine quelques minutes. Et ce n'était pas anodin, il savait qu'il aurait envie de créer un sortilège pour permettre à Granger de s'abreuver à nouveau de livres jusqu'à en être saoule. Il le savait et il l'encourageait à le faire. Soit il le ferait. Surtout que ça pourrait être très bénéfique pour des générations futures de sorciers qui rencontreraient le même problème (depuis quand se préoccupait-il aux autres?).

Avant toute chose il fallait poser le problème et le résultat attendu. Rien de plus simple : aboutir à une « écriture tactile ». Créer un code comme le font les moldus lui paraissait tout de même assez compliqué. Ça l'obligerait à ensorceler chaque lettre une par une. De plus pour récupérer le livre à la fin ce serait le même cirque. Non, la meilleure solution, était de faire un effet gravure, comme pour le titre qui est sur la couverture. Faire ressortir les mots pour pouvoir les suivre du bout du doigt. Ça devrait être faisable sans trop de soucis.

Severus pensa un moment qu'il lui serait inutile de créer un sort. En effet, pourquoi ne pas employer celui qu'utilisent les éditeurs pour sculpter le cuir de leurs couvertures. Mais rien qu'en disant cela, il s'apercevait du point faible de cette hypothèse : la matière. Le parchemin est bien moins solide que le cuir. Surtout que s'il ne se trompait pas, pour graver le cuir, ils utilisaient le pouvoir de la chaleur. Il risquerait donc de faire cramer les bouquins. Le serpentard préféra ne pas imaginer la scène que lui ferait la vieille bibliothécaire.

Comment procéder … Quelle rune utiliser ?

Le maître des potions alla se munir d'un dictionnaire de runes anciennes pour effectuer des recherches : malgré son immense talent et savoir, il ne pouvait pas tout connaître de tête. Après avoir feuilleté les dictionnaire, il retint plusieurs symboles : le livre, l'écriture, la lettre, le mot, la vue, la lecture.

Il avait une petite préférence pour le dernier. Celui ci non content de correspondre parfaitement à ce qu'il recherchait, était en plus particulièrement simple à retranscrire en mouvement de baguette. Il retranscris chacune des runes sur une feuille qu'il garda à portée de regard.

Il lui fallait maintenant trouver la lettre même du sortilège. Il avait déjà une petite idée à ce sujet. Inspiré par sa précédente réalisation, il était persuadé que le suffixe sempra restait le plus approprié. Quant au préfixe, inutile de chercher bien loin : lectum serait parfait. « toujours lire », on ne pouvait pas faire plus claire comme instruction.

A une heure assez avancée de la nuit, le professeur était toujours pris au jeu de son sortilège et commençait sérieusement à désespérer. Ce qu'il avait pris pour une formalité lui donnait beaucoup de fil à retordre. Et fort heureusement que le reparo existait car sinon le livre qui lui servait de test serait en confettis. Il avait testé toutes les runes choisies, changé les mots utilisés et aucune de ses combinaisons n'avait donné de résultat. L'homme aurait volontiers abandonné si ses nerfs à vif n'avaient pas changer cette histoire en affaire personnel. Il était hors de question que quelque choses lui résiste ainsi, surtout pas après tout le temps qu'il avait perdu dans cet investissement.

Rogue quasiment exténué, s'allongea un moment et réfléchit. Un élément lui échappait et brisait la logique magique, mais quoi … A la lueur du feu de cheminée qui dansait dans son âtre, il repris le dictionnaire de runes. Et le parcourra cette fois ci à l'aveugle, sans chercher un terme précis... à l'aveugle ? … Et si ?... délaissant la page 394, il revint aux premières et chercha quasi frénétiquement la rune de l'aveugle. Il la trouva enfin. Elle était assez complexe mais pouvait se schématiser assez simplement comme ceci : un ovale barré par un zig zag à 3 pointes dirigées vers le haut. Après tout pourquoi pas, l'aveugle physique qui demande intellectuellement de toujours pouvoir lire. Assez tordu mais sur le fond logique. Alors il prit le livre rescapé des multiples tortures qu'il avait subit cette nuit et appliqua le sortilège :

_ Lectumsempra.

Cependant rien ne se passa. A priori on avait surestimé ses capacités. De dépit, Severus alla se servir un verre de wisky pur feu. De la fenêtre, il vit que les premiers rayons du soleil commençaient à poindre. D'ici une poignée d'heure à peine le petit déjeuner serait servi : il aura finalement passé une nuit blanche. Sachant pertinemment que s'assoupir pour si peu de temps, le fatiguerait plutôt qu'autre chose, il préféra profiter de la sérénité du matin. C'est ainsi qu'il se retrouva à arpenter le parc du château jusqu'à arriver à la stèle commémorative. Ses doigts glissèrent sur le marbre glacé et caressèrent les quatre lettres de celle qu'il aimait encore malgré tout. Alors que le bas de sa robe de sorcier se gorgeait de neige fondue, lui se perdait dans sa contemplation. Il aurait tellement aimé pouvoir lui parler une dernière fois, comme avant. Une fois, une seule, pour s'excuser et pour lui avouer tout ce qu'il avait sur le coeur. Lui demander conseil aussi : il en aurait bien besoin.

Le temps filant il se rendit dans ses appartements pour se changer avant de rejoindre la Grande Salle. Une fois prêt à affronter ces hordes de barbares qui lui servaient d'élèves, il entreprit avant de partir de ranger ses livres. C'était le travail des elfes de maison mais il avait horreur que quelqu'un d'autre que lui ne touche ses précieux ouvrages : lui seul avait le droit de les malmener.
Il prit donc le traité d'histoire et le dictionnaire de runes qu'il replaça soigneusement à leur place attitrée. Alors qu'il se saisissait du vieux précis de potions au contenu obsolète qui lui avait servi de cobaye, une réaction étrange le fit lâcher le livre de surprise. Quelque chose avait bougé dans sa main. Précautionneusement il le prit par la tranche, comme s'il craignait que ce livre ne le morde (ce qui n'était pas impossible), et le posa ouvert sur sa table de travail. Sa baguette dans la main droite, prêt à intervenir si les choses dégénéraient, il avança sa main gauche vers le parchemin vieilli des pages qui lui étaient accessible. Avec stupéfaction, il vit les lettres d'encre noire réagir sous ses doigts et ressortir de leur couverture de papier au fur et à mesure qu'il effleurait les caractères... Il avait réussi.

La plupart des individus normaux auraient sauté de joie à une telle annonce. Les plus expansifs auraient crié, chanté, gesticulé dans tous les sens. Les plus sensibles auraient très bien pu laisser sortir une larme. Et étant donné le but poursuivit par son entreprise était de soulager autrui, tous seraient parti en neuvième vitesse (pourquoi se contenter de la cinquième) annoncer la bonne nouvelle au concerné. Severus Rogue lui n'avait eu aucune de ces réactions. Aucune réaction pour être très précis. Il rangea le livre à sa place et s'en alla comme prévu à la rencontre de ses collègues pour se restaurer en espérant vivement que personne ne remarque qu'il n'avait pas dormi de la nuit. Mais ce qui l'attendait était bien pire et se présenta sous la forme d'une tornade blanche et grise qui l'attrapa alors qu'il avait ouvert une des portes de la grande salle.

_ Severus Tobias Rogue, comment osez vous !

Qui était l'inconscient qui osait le nommer par son nom complet.

_ Pomona m'a tout raconté Severus. C'est insultant que vous refusiez de venir me voir pour essayer d'y remédier. Vous me croyez incompétente, c'est ça ? Vous préféreriez surement avoir à faire à une de ces jeunes idiotes en blouse blanche floquée !
_ Pomf...
_ Laissez moi vous rappeler Severus que personne ne vous à plus réparé que moi ! Et avec votre sale caractère c'était chaque fois plus compliquée que l'autre ! Et pas toujours glorieux je vous rappelle ! Et après vous venez dire que je ne sert à rien !
_ Je n'ai jam...
_ Monsieur oublie vite on dirait ! La fois où vous étiez fracturé toutes les côtes ! Et celle où vous aviez perdu plus de la moitié de votre sang ! Sans oublier le coup où Vous Savez Qui avait eu l'idée de vous châtrer parce que vous refusiez de faire un sort à la vertu des pauvres moldues qu'on vous demandait de punir ! C'est peut être les greluches de St Mangouste qui vous ont empêché de devenir eunuque !

Une grande clameur s'éleva sur la droite du professeur. Celui ci constata avec horreur que sa main maintenait toujours ouverte la porte de la grande salle, permettant ainsi à ses occupants (toute l'école a priori) d'assister à la scène. Et ceux ci, qui ne s'en étaient pas privé, riaient a gorge déployée. Cette fois ci il allait y avoir un meurtre. Comment cette vieille truie osait déballer ainsi sa vie à toute l'école. Ah bravo pour le secret professionnel !

Il claqua violemment la porte de la grande salle, les coupant ainsi de la foule curieuse. Il se retourna vers la vieille infirmière qui avait le train rouge vif. « Je suis sincèrement désolée de m'être emportée professeur Rogue. Je n'aurais pas du. Je ... » Elle en avait de bonnes la vieille, le mal était fait. Comment pourrait-il jamais reparaître devant qui que ce soit après ce qui venait de se passer. Au lieu de pourrir la vieille femme (c'était une femme, et vieille en plus), il jugea plus sécuritaire pour elle, de passer son chemin et son petit déjeuner par la même occasion. Et rebelote, le voici de nouveau dans le parc à fulminer.

Sitôt engagé sur le pont de bois, il heurta de plein fouet une masse chevelue. Ce choc ne l'ébranla pas plus que ça mais envoya valser la malheureuse victime à une distance assez appréciable et surtout assez dangereuse puisqu'elle manqua de passer par dessus la rambarde de sécurité. Rogue ne s'excusa pas, n'accordant tout bonnement aucun regard à la quille qu'il venait de renverser. Il fut cependant arrêter par cette petite voix bien connue maintenant :

_ Niréus ? Est ce que c'est toi ?

Alors comment ça il venait de percuter Granger. Intéressant. Elle n'avait pas assisté à l'humiliation. Bien que ne comprenant pas en quoi cela le rassurait, il se métamorphosa promptement en son cousin, après tout, il avait une surprise à lui faire … euh, une nouvelle à lui annoncer.

_ Euh, oui, c'est moi.
_ Bravo !, réprimanda-t-elle.
_ Ah non, vous n'allez pas vous y mettre vous aussi.
_ Comment ça moi aussi ?
_ Rien, rien. Que faites vous là ?
_ Je reviens de la volière. J'ai …
_ Vous avez reçu une lettre ?
_ Non, j'ai juste répond...
_ Evidemment ! Vous avez du parchemin sur vous ?
_ Euh, oui.
_ Et une plume ?
_ Oui.
_ Alors vous attendez quoi pour me les donner !
_ Non mais ça va pas dans votre tête !
_ Ça ne vous regarde pas, donnez les moi !.
_ Puisque c'est demandé si gentiment. Tenez ! Et étouffez vous avec, fit Hermione en lui jetant la plume et le parchemin.
_ Restez ici ! Ça vous concerne.
_ Goujat !
_ Merci du compliment.

Niréus griffonna rapidement, en prenant soin de changer son écriture soignée habituelle en une écriture plus ronde et droite, un mot sur le parchemin devant une Hermione à la moue dubitative.

_ Tenez, prenez ça.
_ Vous êtes fou à lier ou vous le faite exprès ?
_ Qu'est ce que les femelles peuvent être pénibles à jacasser sans cesse au lieu d'obéir!
_ Et vous vous croyez que vous n'êtes pas pénible avec vos tendances machistes.
_ Puisque je vous dit de le prendre.
_ Que voulez vous que je fasse d'un mot sur papier.
_ S'il vous plait, faites moi confiance pour une fois.

Hermione, déstabilisée par le radical changement de ton prit le parchemin, cette fois ci sans rechigner, même si ça lui paraissait toujours aussi absurde. Elle sentit que le jeune homme se déplaçait jusqu'à être juste dans son dos. La réconfortante chaleur diffuse qui émanait de ce corps contrastait avec la fraîcheur glaciale de l'air du matin. Une large main, légèrement rugueuse, se saisit de la sienne. Alors qu'un frisson incompréhensible la parcourrait à ce contact, elle sentit entre sa main et celle de son comparse, un morceau de bois, sa baguette. Qu'avait-il donc en tête ?
Il lui fit alors remuer la main dans un geste lent qu'elle ne connaissait pas, en murmurant une formule qu'elle n'entendit pas. Hermione, qui ne perçut aucun changement, s'apprêtait à lui demander des explications quand elle sentit son index, pris en tenaille entre deux doigts masculins, glisser sur le parchemin. « Que ! » fut le cri de surprise qu'elle poussa quand elle sentit le papier prendre du relief sous son doigt. Menant toujours la danse, Niréus lui fit caresser doucement les fibres relevées. Courbes après courbes, la jeune femme qui n'avait pas bien compris au départ, pris conscience, enfin, de ce que représentaient ces dessins et put lire :

… llez de nouveau pouvoir lire, sans avoir à attendre après les moldus. La formule est LECTUMSEMPRA.

Niréus l'avait à présent lâché mais demeurait tout proche, observant. Hermione avait la bouche béante de stupéfaction et les yeux ronds de surprise. Venait-elle vraiment de lire le message ? Seule ? Cette hypothèse lui paraissait impossible tellement elle était inespérée. Se pourrait-il que ? Mais il n'existait aucun sortilège qui puisse … Mme Pomfresh le lui avait dit. Pourtant... Comment ?

_ Niréus ? Est ce que …
_ Comme je sens que je vais devoir finir toutes vos phrases et que cela m'agace d'avance, je vais faire court. Oui, vous avez bien lu mon message, et ce grâce à un sort que j'ai moi même créé cette nuit. Je vous remercie d'ailleurs pour la nuit blanche ! Je dois avoir une mine de déterré. Et tant qu'à faire, j'aimerais autant éviter que vous me sautiez au cou comme la dernière fois, j'ai eu assez d'ennuis à cause de ça.

Hermione ne relevait pas l'amicale ironie de ces propos, elle était encore en transe. Par plusieurs fois elle tenta de dire quelque chose mais rien ne sortit. Sa main rejoignit de nouveau le parchemin qu'elle effleura avec une délicatesse extrême, de peur qu'il ne s'évapore à son contact. Sans que sa peau ne quitte les fibres de la feuille, elle se retourna vers son ami et le gratifia d'une regard si intense qu'un observateur extérieur, ignorant le problème de la jeune femme, aurait affirmé qu'elle le scrutait en profondeur. Mais peut être était-ce là réellement ce qu'elle tentait de faire : percer ces ténèbres qui étaient son quotidien pour enfin le voir, lui cet inconnu qui faisait tant pour elle.

Rogue était de plus en plus désappointé par ce qui se passait. N'était-elle pas sensée être heureuse de pouvoir lire de nouveau. N'avait-elle pas affirmé que la lecture lui manquait. Que lui n'ait pas de réaction était tout à fait normal, mais elle, elle avait montré à plusieurs reprises qu'elle était une jeune femme expansive, expressive, tout son contraire. Et ce regard si déroutant qui le mettait mal à l'aise. Sa main. Pourquoi la levait-elle ? Allait-elle vouloir le gifler ? Avait-il fat quelque chose qu'il ne fallait pas ? L'idiote ! Qu'elle ose ne serait-ce qu'essayer de le frapper et elle... le toucha. Que ?

La main d'Hermione, craintive se posa précautionneusement sur le visage du jeune homme, craignant un refus. Elle avait besoin de savoir qui. Elle le senti frémir légèrement sous son touché et attendit quelques instants sans bouger, pour lui donner le temps de la repousser. Il n'en fit rien, lui donnant l'implicite autorisation de le regarder, puisque tel était son besoin. La jeune femme retraça minutieusement ces traits que le maître des potions avait créé de toutes pièces:ce menton légèrement fendu, ce nez droit et fin, ces boucles soyeuses. Le mouvement était lent, la Gryffondor reconstituant mentalement ce que ses doigts voyaient pour elle. Son attention glissa de nouveau sur le parchemin pour finalement éclate en sanglot dans les bras d'un rogue totalement décontenancé qui comprenait maintenant pour il est monnaie courante de dire que les hommes ne comprennent jamais rien aux femmes : c'était bien vrai.

Gêné, embarrassé, impuissant, il se tenait raide comme une planche à pain. Qu'était-il supposé faire ? Tout cela allait définitivement beaucoup trop loin pour lui. Il n'aurait jamais du se mêler de ce qui ne le regardait pas. Et le petit déjeuner qui allait bientôt se terminer. De quoi l'accuserait-on encore si on les surprenaient ainsi. Et puis par Merlin qu'on lui dise enfin ce qu'il avait fait de si répréhensible !

Un mot l'éclaira enfin sur le sens de cette effusion de larmes. Un mot lui indiqua enfin ce qu'on pensait de son initiative. Un mot résumait toute cette affaire. Un petit « merci » plein de gratitude, susurré entre deux sanglots, perdu dans les épais replis de leurs chaudes robes de sorcier. Comprenant enfin, les raisons de cette joyeuse tristesse, il entreprit de faire quelque chose puis se ravisa et finalement, après une inconsciente réflexion, entoura de son bras libre les épaules de la jeune femme, qui s'aérait plus sensible qu'elle n'y paraissait, dans une étreinte qui se voulait réconfortante.

Non loin de là une personne ne ratait rien de ce moment innocent. Une personne que les mauvaises intentions avaient conduit à suivre la malheureuse alors qu'elle était seule, pour en finir une bonne fois pour toutes. Une personne qui avait vu ses plans déjoués par l'intervention de Niréus, et qui avait assisté à la scène, notant précieusement dans sa tête caque détails pour ensuite aller en informer son père et essaye d'en tirer profit pour l'accomplissement de leurs objectifs …

Un peu plus loin et un peu plus haut, l'ambiance était toute autre. Dans le bureau directorial, l'ensemble du corps enseignant tenait, sous les regards curieux des portraits des anciens directeurs, une réunion exceptionnelle justifié par l'incident récent.

_ Mes estimés amis et collègues, je
_ … Minerva, abandonnez donc ce ton officiel et venons en au fait. La situation est grave !
_ Filius, vous avez raison. J'imagine que personne n'a rien manqué de ce qui s'est passé ? Demanda la directrice
_ Euh, puisque vous le dites, j'étais en train de soigner une licorne blessée que m'avais amené les centaures.
_ Je m'en souviens que vous m'en aviez parlé Hagrid. Comment vous expliquer ? Pour schématiser, Pompom a révéler certaines choses sur Rogues sous le coup de la colère devant la grande salle pleine à craquer
_ Je ne sais pas ce qui m'a pris, je... je suis vraiment désolée, s'excusa une fois encore l'infirmière.
_ Ce n'est pas grave Poppy, ça arrive à tout le monde de s'emporter. Et puis c'est un peu ma faute aussi, réconforta le professeur Chourave.
_ Mais quand vous dites des choses, de quelles genre de choses vous voulez parler. Après out tout le monde sait que le professeur a été un espion, ça n'a rien d'une nouvelle, fit le garde chasse.
_ Vous vous souvenez de la fois où Rogue avait passé plus de deux semaines à l'infirmerie et que nous avions dit aux élèves qu'il vous avait assisté pour aider une dragonne à pondre ? Renvoya le professeur Vector.
_ Oui, bien sûr que je m'en souviens, répondit Hagrid. C'était la fois où Voldemort avait voulu le … Oh ! Ces choses là ! Vous avez raison, on est dans la panade

En arrière plan, une lutte acharnée avait lieu dans les cadre pour tenir au silence le portrait de Rogue qui ne tenait pas en place et s'apprêtaient à incendier l'assistance en des supposés peu corrects. Oui supposés car il étai tenu en respect par une brochette d'ancien directeurs. Tandis le professeur Everard, en poste de 1703 à 1741, le maintenait fermement d'une clef de bras puissante, Armando Dippet, 1930-1956, lui appliquait un large bâillon et Albus Dumbledore fouillait dans ses larges manches pour retrouver sa baguette. Ce fut finalement la guérisseuse Dylis Derwent, 1741-1768, qui contraint le portrait de Severus au silence d'un silencio au faisceau d'huile carmin. Le trouble fête maîtrisé, tous les nez en toile se tournèrent vers la conversation. Ce n'était pas tous les jours qu'il se passait quelque chose d'intéressant à Poudlard. Enfin, au moins depuis les derniers mois. Euh, à la réflexion, les dernières semaines. Bon d'accord, les dernier jours.

_ Et encore vous n'avez pas vu le regard fou furieux qu'il avait en partant, commenta Mme Bibine.
_ Je propose qu'on adopte exactement le même plan que lorsqu'il y avait eu l'incident des feuilles de thé.
_ Très bonne idée Minerva. Il y a en effet un gros risque qu'on en arrive à de telles extrémités. Il ne nous reste plus qu'a établir des tours de garde.
_ Je ne demande pas mieux que vous aider, mais peut être serait-il plus sage de m'expliquer d'abord de quoi il en retourne, s'enquit noblement Firenze le professeur centaure.
_ C'est vrai que vous n'étiez pas là à l'époque. Binns vous êtes le plus doué pour raconter les histoires il me semble, déclara, sous le regard étonné de ses collègues, sans y penser, le professeur Sinistra légèrement dans la lune (quoi de plus normal pour un astronome après tout)
_ Ce fut en 1988 qu'eut lieu l'incident en question. Le monde s'était remis du chaos de la décennie précédente. L'économie allait atteindre un pic de croissance jusque là inconnu du monde sorcier, et les rumeurs allaient bon train sur le survivant disparu, déclama de sa voix monocorde le fantôme de Cuthbert Binns.
_ Je crois que je vais m'en occuper, coupa MacGonagal exaspérée faisant ricaner le petit professeur Flitwick. Il y a quelques années, la coupe des quatre maisons a bien failli ne pas être remise.
_ Comment cela, demanda le centaure.
_ La coup revient à la maison qui a obtenu le plus de points pendant l'année. Or cette année toutes les maisons avaient un solde négatif.
_ Même Serpentard ? S'étonna Firenze qui avait appris à connaître l'impartialité douteuse de son collègue potionniste.
_ Même Serpentard, confirma la directrice.
_ Pourquoi ne pas avoir remis la coupe à la maison qui avait le moins de points retirés, et surtout quel rapport avec ce plan d'urgence et le professeur Rogue ?
_ Il est hors de question de remettre la coupe à une maison dont le solde des points est négatif. Nous cherchons à récompenser la meilleure maison, pas la moins pire. Quant au professeur Rogue, il est tout simplement l'origine du problème.
_ Je ne comprends pas ?
_ Sybille avait soit disant eut une vision d'elle et du professeur Rogue unis au milieu de l'adversité...
_ J'étais malade et j'avais malencontreusement utilisé des feuilles de laurier à a place des feuilles de thé, se plaignit le professeur Trelawney.
_ Oui, je sais. Vous nous l'avez assez répété.
_ Surtout qu'il faut être incompétent pour croire que les feuilles de thé puissent prédire l'avenir, houspilla le centaure.
_ Comment osez vous, anim..., s'insurgea-t-elle.
_ Suffit ! Toujours est-il qu'après sa vision, Sybille est allée, en courant, le demander en mariage séance tenante, alors qu'il était en cours de potion, et l'avait poursuivi après son fracassant refus. Je crois que vous pouvez aisément deviner la suite. Les retraits de points ont fusé, Rusard se retrouvait avec des classes entières en retenue, et il n'était pas rare de voir le professeur Rogue user de ses réflexes d'ancien adepte des forces du mal contre les élèves. Nous avions organisé face à l'urgence un plan de sauvegarde des élèves et des maisons, le temps que Severus se calme.

La plupart de l'assistance pouffait de rire à la simple pensée de ce souvenir. Personne n'avait remarqué une ombre de peinture qui se faufilait de tableau en tableau jusqu'à arriver au niveau de Dumbledore. Il était impossible de décrire ce singulier sujet de toile, tant son costume était intégral : une large cape noire surmontée d'une capuche noire englobante. Même ses mains étaient gantées de noir. Il chuchota à l'oreille du vieux mage quelques mots qui le firent largement sourire, puis s'en revint aussi promptement qu'il était venu.

_ Et vous voulez refaire exactement la même chose.
_ Parfaitement, chacun notre tour, nous surveillerons la classe de potions de l'extérieur, prêt à intervenir, idem dans les couloirs. Pour ce qui est des moments où nous serions dans l'incapacité de le faire nous même les fantômes seront réquisitionnés. Quant aux points, chaque ajout sera majoré de 300% voire plus en cas de crise majeure, y compris pour sa propre maison. Je vous ferais communiquer vos heures de ronde en fonction de votre emploi du temps. Binns, je compte sur vous pour rassembler les fantômes. Pas de questions ? Bien, alors je pense qu'il serait mieux pour nous d'y aller, nos classes respectives doivent déjà nous attendre.

Le groupe se sépara rapidement et seule restait maintenant la directrice. Attablée à son bureau, elle manipulait plusieurs feuilles en même temps pour constituer ce fameux ordre de bataille, ce qui n'était pas chose aisée. Le calme étant revenu, la plupart des portraits avaient retrouvé leur place et dormaient pour récupérer et tout particulièrement Everard que sa lutte avec Rogue avait épuisé. Ce dernier, enfin libéré, boudait adossé au côté de son tableau. Seul restait pleinement éveillé Dumbledore qui observait sa vieille amie jouer avec les parchemins.

_ Vous savez Minerva …
_ Albus, ce n'est pas le moment.
_ … je pense sincèrement que tout ceci ne sert à rien.
_ Comment ?
_ Vous n'avez peut être pas remarqué mais Mathias est venu tout à l'heure pour me faire un rapport très intéressant.
_ Mathias ?
_ Oui, celui qui a son portrait au 4ème étage mais qui n'y est jamais resté plus de trois heures depuis sa création.
_ Quel fouineur celui là.
_ Fouineur peut être mais base de renseignement solide et complète. Et puis le pauvre, vous êtes injuste : après avoir été pendant 50ans mouchard du Roi moldu français Louis XIV, comment voulez vous qu'il fasse autre chose que fouiner.
_ Peut être, mais cela reste un grossier personnage indiscret !
_ Tout ça parce qu'il vous a v...
_ En quoi ça intéresse notre ordre de bataille ?
_ Vous n'en aurez pas besoin. Il ne se passera rien.
_ Rien ? Mais vous êtes fou Albus ! Vous n'avez pas assisté à la scène : Severus était dans une colère noire...
_ Et j'ai bien raison !
_ Severus, taisez vous. Vous ne l'aviez pas réduit au silence Albus ? Demanda MacGonagal
_ En effet, mais la magie des tableau est faible, elle ne tient pas plus de quelques minutes et nous épuise considérablement. Regardez Dylis, elle dort comme un bébé. D'autant plus que ça a été dur, le bougre a été peint au meilleur de sa forme, même Everard qui était le meilleur jouteur de son époque à eut du mal à le maintenir. Dommage qu'il n'ait pas été peint sous sa forme actuelle, il serait un peu moins vigoureux et surtout n'aurait pas ce sale caractère !

_ Non, mais allez y, je vous en prie, faites comme si je n'étais pas là, grommela le portrait de Rogue.
_ Je suis désolée de vous décevoir Albus, mais il a toujours le même sale caractère, fit la directrice désespérée.
_ Détrompez vous Minerva, détrompez vous. S'il n'avait pas changé, jamais il aurait passé une nuit blanche pour créer un sort de lecture qu'il a offert à vous savez qui ...
_ C'est qui ça vous savez qui ? J'ai tout de même pas offert un sort à l'autre taré ? Je croyais que St Potty l'avait éliminé. Et en quel honneur il m'a fait perdre mes précieuses heures de sommeil ? Non mais répondez moi par Merlin ! Ordonna le Rogue présent
_ ...jamais il n'aurait vous savez qui dans les bras pour la consoler d'un surplus d'émotion …
_ Bon sang mais de qui vous parlez à la fin ? Et pourquoi ce « la » ? Albus j'exige que vous me répondiez !
_ … et jamais il ne l'accompagnerait au mariage du jeune Potter, finit Albus.
_ QUOI !!! s'exclama Rogue, réveillant au passage la presque totalité des portraits.
_ Severus, cessez un peu vos gamineries.
_ Albus ?
_ Oui Minerva.
_ Vous me faites marcher ?
_ Non Minerva
_ C'est une blague ?
_ Non Minerva, répondit le portrait de Dumbledore en croisant, derrière son dos, ses doigts de toile, puisqu'il s'avérait que l'ensemble de ces information n'était pas tout à fait exact.
_ Par Merlin, soupira la vieille femme totalement dépassée par la tournure des événements.

_ Albus, vieux fou sénile qu'avez vous encore fait avec ma vie !
_ Mais absolument rien Severus, vous vous êtes très bien débrouillé tout seul, répondit malicieusement Dumbledore.
_ Impossible !
_ Je vous assure Severus...
_ Arrêtez de me prendre pour un benêt ! Offrir un sort, ça passe encore, mais aller applaudir ce crétin de Potter, c'est que vous êtes intervenu et que vous m'y avez contraint. J'exige des explications !
_ Fort bien Severus...
_ Euh Albus ?
_ Oui Minerva.
_ Vous savez très bien que cette histoire ne m'emballe pas plus que cela. Mais si j'entre dans votre logique, ne serait-il pas plus judicieux de maintenir ce Severus là dans l'ignorance. Il risquerait de tout faire rater entre miss Granger et lui.
_ Non mais de quoi je me mêle la... QUOI !!! Entre moi et qui ! S'époumona le portait de Severus.
_ Je sais que c'est risqué Minerva, mais je ne peux pas le laisser dans l'ignorance de sa propre vie après tout. Et puis en cas d'urgence, je n'aurais qu'à le faire surveiller par la bande de trolls du 3è étage.
_ Je ne vous permets pas !
_ Severus, ne soyez pas ridicule, Albus n'attend jamais la permission de qui que ce soit, soupira MacGonagal alors que Dumbledore arborait un sourire innocent.

_ C'est quoi toute cette histoire alors, puisqu'il semblerait que je soit le dernier au courant ?
_ Severus, vous avez fait l'objet d'une prophétie de Sybille.
_ Qu'est ce que cette vieille folle a encore été pêché. Je croyais lui avoir fait clairement comprendre de ne plus m'approcher.
_ Il s'agissait d'une véritable prophétie, comme celle concernant Harry et Tom.
_ Par Merlin, pourquoi ne me laissera-t-on jamais en paix. Et j'imagine que cette prophétie n'annonce rien de bon.
_ Au contraire Severus. Il est dit que tu trouveras enfin l'amour et que tu éradiqueras les dernières forces du mal en la sauvant. Il est même précisé que ton enfant sera extrêmement puissant et révolutionnera le monde des sorciers.
_ Pitié Merlin, faites que je n'ai rien compris, psalmodia Rogue.
_ Oh, Severus arrêtez de faire l'enfant, toute cette affaire est déjà assez pénible, s'impatienta MacGonagal. Je suis sûre que vous avez très bien compris. Vous êtes en train de vous enticher de miss Hermione Granger …
_ QUOI !
_ … vous allez l'aimer au point dans un premier temps de la sauver des forces du mal …
_ QUOI !!
_ … et dans un deuxième temps de lui faire un gamin …
_ QUOI !!!
_ … tout en ayant éliminé au passage les dernières forces du mal.
_ On ne peut pas s'en tenir au dernier point ? Fit Rogue désespéré.
_ Severus,...
_ Non Albus, il n'y a pas de Severus qui tienne ! Qu'avez vous encore fait !
_ Mais puisque je vous dis que seul votre coeur vous guide.
_ Je ne vous crois pas. Mon coeur appartient et appartiendra toujours à Lily.
_ Un fantôme, il est tant de tourner la page Severus.
_ Je suis désolé Albus mais comme je vous l'ai déjà dit, mon livre est terminé, il n'y a plus aucune page.
_ Et je t'ai toujours répondu, ouvres en un autre. Severus il est tant d'arrêter de vivre pour des chimères. Tu as peut être eu une chance autrefois mais tu l'as manquée …
_ On ne vous a jamais dit que vous étiez vexant.
_ … tu as fait des erreurs mais tu les as largement payé et remboursé. Il est temps pour toi de vivre enfin Severus, de connaître le bonheur qui t'es du, en récompense de tout ce que tu as fait pour nous. Et ça, miss Granger va te l'apporter.
_ Temps mort, vous n'avez pas l'air de très bien comprendre de qui on parle. La miss je sais tout agaçante pourrait très bien être ma fille. MacGonagal, dites lui qu'il est fou !
_ J'ai bien essayé mais il a eu raison comme toujours, répondit la directrice.
_ Il n'y a donc personne pour m'aider ! Phinéas dites quelque chose !
_ Oh vous savez Severus, pour une fois qu'un Serpentard est à l'honneur, je ne vais pas m'en plaindre, répondit le dit Phinéas d'un ton détaché
_ Surtout que nous vous aidons Severus, affirma Dumbledore. Nous vous aidons ardemment à réaliser votre destin.
_ Tout est votre faute, j'en reste persuadé. Mon coeur n'est pas infidèle et il ne connaît personne d'autre que Lily.
_ Ecoutez Severus, faisons un marché. Je vous démontre que vous agissez tout seul et que je n'y suis pour rien … ou presque ...
_ Ah !
_ … et vous nous aidez.
_ J'accepte, mais à quoi bon ce pari, vous venez de vous trahir avec ce « ou presque ».
_ J'avoue avoir un peu forcé les choses au début, mais Minerva m'en est témoin, la majeure partie du travail vient de vous.
_ Minerva n'a rien d'un témoin fiable, elle acquiesce à toutes vos bêtises !
_ Severus ! Qu'osez vous insinuer ? S'insurgea MacGonagal.
_ Mais rien du tout ma chère. Il n'y a que la vérité qui blesse dit-on, railla Rogue
_ Je vous interdit de...
_ Severus, suffit. Tu as bien vu que pendant toute la réunion j'étais ici.
_ Hum, et alors ?
_ Je n'ai pas bougé d'un pouce d'ici de la journée
_ Hum
_ Or tu as été offrir un sort de ta création et de ton plein gré, pendant que nous étions tous ici.
_ Hum
_ Et je n'y étais pas
_ Hum
_ Donc je n'y suis pour rien.
_ Ah non, ça ne prouve rien ! Vous êtes très bien capable de manipuler les gens à distance !
_ Admettons que ce soit moi qui t'ai effectivement demandé de créer ce sort à ma place et de le lui apprendre. Crois-tu que je t'aurais demandé de la prendre dans tes bras dans un coin isolé du parc ?
_ Euh …
_ Sans compter que je vous ai déjà surpris tous les deux en pleine embrassade, seul dans la salle de potion, ajouta la directrice l'air de rien.
_ QUOI !!!! hurla Rogue avant de faire mine de rendre son déjeuner (personne n'est dupe, tout le monde sait que les tableaux ne mangent pas … Ah non, a priori il profitent effectivement des victuailles peintes. On demande un elfe de maison en toile pour le portrait de Severus Rogue, bureau du directeur).

Dumbledore sourit d'un air entendu à sa vieille amie qu'il ne pensait pas si perfide. Celle ci haussa les épaules d'un air non moins entendu : puisque la situation était si catastrophique, autant en profiter.

_ Bien maintenant que Severus est de notre côté, fit gaiement Dumbledore, il ne reste plus qu'une chose à faire. Minerva vous allez convoquer Niréus
_ C'est qui encore ce zouave ? Demanda Rogue
_ La forme que vous avez pris pour la séduire, répondit MacGonagal en enfonçant bien le clou.
_ Rappelez moi de ne plus poser de question, pour ma santé mentale...
_ Je disais donc, reprit Dumbledore, vous le convoquerez pour lui confier la délicate mission de veiller sur miss Granger durant la cérémonie. Je crains qu'une attaque n'ai lieu insidieusement, même si j'espère que la présence d'aurors certifiés ne dissuade la menace.
_ Bien Albus.
_ Et Minerva, ne vous laissez pas avoir. Il tentera surement de vous faire croire qu'il n'avait aucune intention d'y mettre les pieds, mais il n'en est rien. Il préfère simplement que ce soit un secret, j'étais là lorsqu'il lui a fait la promesse de l'accompagner, mentit Dumbledore. Je vous fais confiance pour imposer votre autorité.
_ Je n'y manquerai pas Albus, assura naïvement la directrice.












Commentaire de l'auteur Hello tutti ! Primo merci à tous ceux qui me lisent, secondo merci merci à ceux qui reviewent (pas très français tout ça). J'espère que ce chapitre vous a plus, ce premier véritable rapprochement, mais attention c'est pas encore gagné^^ dites, il vous paraît assez réaliste j'espère, surtout pour la réaction d'Hermione, moi je pense que oui parce que si c'est un personnage au caractère fort, elle a montré qu'elle était aussi sensible : elle pleure dans les toilettes pour la remarque de Ron, le soir du bal, et à la mort de je ne sais plus qui aussi... mais votre avis m'intéresse sur ça mais aussi sur autre chose de plus technique comme le dise mes prof « votre formation est là pour vous déformer » et j'ai bien l'impression que c'est vrai, du coup ça m'ennuie un peu parce que le langage juridique est horriblement alittéraire. Donc ça m'intéresserai de savoir si ça ne se voit pas trop au fur et à mesure des chapitres : si le style n'a pas changé, si je ne fais pas comme dans les dissert une utilisation excessive des connecteurs logiques, si ça ne paraît pas trop saccadé...bref
voilà j'espère que ce chapitre vous aura plus. J'ai essayé de mêler un peu d'humour, de tendresse, de mauvaise foi, de bons sentiments (dites moi si c'est raté) Et je dois dire que je me suis de nouveau bien amusée à imaginer la théorie des sortilèges : qu'est ce que vous en dites ? C'est crédible ou non ? Quant aux souvenirs de Rogue que j'ai créé de toutes pièces, je pense qu'il entrent bien dans l'histoire officielle du personnage, sans la dénaturer... mais là encore si vous n'êtes pas d'accord ça m'intéresse d'avoir votre avis (si vous êtes d'accord aussi d'ailleurs XD)
Je sais que je vous pose beaucoup de questions à l'issu de ce chapitre, mais plus on s'aventure, plus on doute^^
Vous l'aurez surement remarqué mais ce chapitre est aussi anormalement long par rapport aux précédents, c'est que les exams approchant il va bien falloir que je me mette un peu à bosser (malheureusement il faut de temps en temps) et le prochain chap risque malheureusement de se faire attendre un peu plus longtemps, je tenais donc à partir sur de la matière ^^
A plus les amis !
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