Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Parlement des choses spatiales
    Observatoire de l'Espace du CNES
    Nb de signes : < 20 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 26/10/2020
  • Elle n'avait rien remarqué d'anormal
    Journal Quinzaines
    Nb de signes : 2 000 - 4 700 sec
    Genre : policier
    Délai de soumission : 15/08/2020
  • Histoires de fleurs
    YBY Editions
    Nb de signes : 20 000 - 60 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 07/03/2021
  • Body Positiv
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : romance contemporaine - romance
    Délai de soumission : 15/11/2020
  • Indispensable
    Revue Squeeze
    Nb de signes : < 25 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/07/2020
  • Le monde d'après
    Réticule
    Nb de signes : 6 000 - 30 000 sec
    Genre : fiction - anticipation - science-fiction
    Délai de soumission : 31/08/2020
  • Non
    POÉTISTHME
    Nb de signes : < 6 000 sec
    Genre : avant-garde - art visuel - poésie
    Délai de soumission : 26/08/2020
  • Thriller horrifique
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : thriller - horreur
    Délai de soumission : 30/09/2020
  • Enigma
    Etherval
    Nb de signes : 10 000 - 34 000 sec
    Genre : science-fiction - fantastique - fantasy
    Délai de soumission : 01/08/2020
  • My boss and I (Mon patron et moi)
    Evidence Editions
    Nb de signes : > 200 000 sec
    Genre : érotique - romance
    Délai de soumission : 30/09/2020

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 973 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Livres-Romans

 > 

Harry Potter

Harry Potter et le Fardeau de la Mort Auteur: clems17 Vue: 4719
[Publiée le: 2015-04-17]    [Mise à Jour: 2016-08-13]
13+  Signaler Action-Aventure/Amitié Commentaires : 12
Description:
Lors de la bataille au Département des Mistères, ce fut Harry qui tomba dans l'Arcade. Selon tous les experts du monde magique, il mourut.
Mais est-ce si évident ? N'y a-t-il pas une porte de sortie ? Une possibilité pour le Survivant de....survivre à nouveau ?

Il rencontrera alors plusieurs choses dépassant de loin sa compréhension. Pour le meilleur et pour le pire, sa nouvelle aventure s'annonce....mortelle.
Crédits:
Tous les persos (sauf quelques uns que je préciserais en début de chapitre) appartiennent à l'univers Harry Potter de J.K Rowling.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Les fleurs de cactus, les professeurs et les ténèbres

[5075 mots]
Publié le: 2015-04-23Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Un chapitre un peu plus violent, surtout sur la fin. Mais celui après le sera bien plus. Vous comprendrez pourquoi.

La discrétion.

Une qualité pour ceux tendant vers l'arrogance et l'orgueil. Une difficulté pour les timides.

Mais, une nécessité pour Harry.

Sa mission nécessitait de passer inaperçu auprès de ses camarades. Il ne fallait pas que quelqu'un apprenne qui il était, ce qu'il était et surtout pourquoi il était.

Malheureusement, cette discussion avec Remus avait quelque peu embêté Harry. Il s'était laissé aller aux révélations, bien que légères. A quelque chose près, il aurait presque tout raconté.

C'était une erreur. Une grave erreur. Ce Remus n'était pas son Remus.

Les regards des trois autres Maraudeurs n'avaient pas changé. Ils ne lui avaient, pour ainsi dire, pas adressé la parole de façon inhabituelle. En revanche, le jeune loup-garou l'observait souvent lorsqu'il le croyait inattentif. Ce regard perplexe l'agaçait un peu et lui faisait prendre de nouvelles résolutions pour rester extérieur à toute cette histoire.

Mais d'un autre côté, il avait d'autres soucis de discrétion dans sa vie de tous les jours. Si ses camarades de Serdaigle n'avaient pas eu à se plaindre de lui, pour l'instant, il n'en était pas de même concernant les professeurs.

En effet, comme en cours de Métamorphose, sa magie semblait être imprégnée de sa nouvelle condition, et ce n'était pas toujours une bonne chose.

En Sortilèges, son sort d'allégresse avait eu un effet diamétralement opposé, en rendant son partenaire du moment complètement blasé voire déprimé. Et seul un puissant contre-sort parvint à en changer les effets. Flitwick se contenta d'un léger sourire narquois.

En Soin aux créatures magiques, il devait faire face à une popularité très gênante de la faune environnante. Noueux, sombrals, serpents de toutes sortes, acromentules et bien d'autres encore, semblaient se donner rendez-vous devant lui dès qu'il s'approchait de la forêt interdite. Chacune de ces créatures semblaient attendre quelque chose de lui. Mais il ne savait pas exactement quoi puisque la majorité de ces entités n'avait pas de langage articulé.

Quant aux acromentules, il ne s'en approcherait pas de son plein gré. Brulôpot, le professeur était ravi. Harry lui apparaissait comme un cadeau du ciel et il lui avait déjà fait plusieurs propositions pour des excursions en sa compagnie dès que le jeune homme aurait son diplôme. Toujours est-il qu'Harry fut désigné volontaire à chaque fois pour nettoyer, nourrir ou caresser le bestiaire magique l'entourant continuellement, et ce devant ses camarades hilares.

En potion, il ne se passa rien de spécial, si ce n'est l'attirance très récente, et très malsaine, qu'il s'était découvert pour les poisons et les morceaux d'animaux. Leur odeur lui inspirait des vers poétiques. Leur professeur, un certain Milson, dut même l'empêcher d'en consommer. Et à partir de cet instant, l'enseignant le regarda avec dégoût. Ce n'était toutefois pas une nouveauté pour Harry que d'être méprisé par son professeur de potion. Aussi, il n'y fit guère attention. Préférant observer sa future mère, Lily et Severus Rogue, son futur « persécuteur » en train de s'ignorer superbement.

Mais l'un des pires, sans doute, fut le cours du professeur Chourave, enseignant la Botanique. En effet, les plantes ressentaient ses pouvoirs et se muaient en des choses complètement différentes.

La première plante, inoffensive, qu'il avait touchée s'était effritée et était tombée en poussière. Lui faisant perdre une dizaine de point malgré tous ses efforts pour jurer qu'il ne s'était rien passé.

La seconde, une plante très résistante, connue pour ses vertus cicatrisantes et son effet sur la magie instinctive, avait eu une réaction bien différente. Elle s'était transformée en chrysanthème sous le regard ahuri de toute la classe.

Pire, les plantes les plus exotiques (et dangereuses) se tendaient toutes dans sa direction. La classe dut même être évacuée d'urgence, lorsque les mandragores se mirent à frétiller de joie, menaçant de hurler et donc de tuer tout le monde.

Et, pour la première fois de toute sa carrière, Pomona Chourave dispensa un élève de cours jusqu'à une période indéterminée. Durant cette période, Harry dut se rendre à dans une salle d'étude pour travailler la théorie.

Restaient deux cours où Harry n'avait pas pu s'empêcher de se mettre en avant.

Tout d'abord l'Histoire de la Magie. Pressentant de longues heures soporifiques, Harry avait pris les choses en main. Il était allé parler au professeur Binns, un très vieux fantôme.

Avec quelques mots bien choisis, et ses nouveaux pouvoirs, il avait réussi à convaincre son interlocuteur de changer son style et le fond de ses cours, en échange de quelque chose. De quoi s'agissait-il, personne ne le savait. Mais cela semblait tellement tenir à cœur au fantôme que ce dernier promit même de ne pas parler au professeur Dumbledore de ce qu'il savait d'Harry Ignotus.

Maintenant, les cours traitaient de sujets bien intéressants : les pouvoirs des elfes, les anecdotes les plus croustillantes des guerres inter-espèces, l'origine de la Magie instinctive et toutes les études faites sur ce sujet. Vinrent ensuite les expérimentations visant à mêler la Magie à la technologie moldue. Un sujet très intéressant, bien que boudé par beaucoup de puristes.

Quelques jours plus tard, Harry fut porté en triomphe par ses camarades et félicité par bien d'autres élèves.

Il était curieux de savoir ce que lui réservait son premier cours de Divination. Et le Destin se chargea de le décourager.

Pour être précis, il tint trois cours. Trois cours insupportables. Mais le quatrième fut le pire.

- « Monsieur Ignotus, vous avez une aura aérienne. C'est une chose rare qui ne s'acquière qu'en se baignant dans un lait de licorne mélangé à du sang de Troll ! »

Harry haussa les sourcils. « Je vous demande pardon ? ».

Ce professeur était….nul. Grand, mal proportionné, habillé en vert, mauve et orange, il parlait avec une voix de corbeau mal débouché. Et apparemment, lui aussi avait une fascination pour Harry.

Il lui arracha la main sans tenir compte de la remarque afin de faire profiter la classe de sa chiromancie semi-divine. Et, en un cours, il surpassa l'ensemble de tous ceux de Sybille Trelawney.

- « Votre ligne de chance est vraiment très belle, monsieur Ignotus. Vous vivrez dans votre chaumière au milieu des champs de maïs et aurez une vie très paisible, loin des clameurs de la célébrité. Et votre cinquième compagne, Gotina Mirandaberra, que vous aurez trouvé dans une réunion de collectionneurs de chapeaux, vous préparera votre boisson favorite, l'alcool de Kiwi, tandis que vous vous amuserez des facéties de vos dix-huit enfants, tous d'une couleur vert turquoise. Mais pas avant que vous ayez retrouvé vos deux vous-mêmes antérieurs. Car vous êtes né siamois, je dois vous l’apprendre. Ce qui, je vous l’apprend, explique votre obsession maladive pour les tripes de ragondins grillées aux fruits infernaux du Mont Skakata ! »

Le jeune homme le dévisagea, attendant un sourire complice qui aurait prouvé que c'était une blague. Ce ne pouvait être qu'une blague. Même Trelawney n'avait pas été aussi…lamentablement originale. Même cette folle à grosses lunettes dans sa classe parfumée et étouffante, n’avait jamais été aussi loin dans la folie furieuse.

Peut être que ça expliquait son embauche. Nul ne pouvait être pire que celui-là.

Mais il allait le rassurer, n’est-ce pas ? Sa réponse amusée prouverait que ce prof était normal.

Il n'y eu pas le moindre signe, ce qui le plongea dans un abîme de perplexité. Il tenta alors une approche plus directe.

- « Professeur, rassurez-moi, vous êtes en train de vous payer ma tête, non ? » Demanda-t-il lentement, comme s'adressant à un esprit primaire. « Ou alors vous vous êtes carrément shooté aux feuilles de mandragores. Ce n'est pas possible de dire autant de conneries dans la même phrase. »

La classe éclata en hurlements de rires. Certains étaient même tombés de leur chaise tant ils étaient pliés en deux.

Mais, hélas, la théorie d’Harry sembla justifiée, puisque le professeur, très loin de vexer, continua sa prédiction loufoque.

- « Monsieur Ignotus, ne tournez donc pas le dos au Destin. Accueillez-le à bras ouverts tel Cynopus le Carcarante dans sa septième ubiquité. C’est votre vie ! Elle vous remplira d’amour, de passion, de lumière et de fleurs de cactus ! Vous côtoierez les grands parmi les diminués et obtiendrait enfin votre reconnaissance tant attendue qui fera de vous une femme meilleure ! »

Alors un visage familier s'imposa à Harry. Une jeune fille aux cheveux bien emmêlés. Une jeune qui avait eu une réaction exemplaire. Cette décision lui parut soudain la meilleure.

- « C'en est assez. » Fit donc le jeune homme en se levant brutalement. « Je vais cesser d'assister à un cours nullissime, dirigé par un illuminé. J'ai des choses bien plus importantes à faire qu'assister à votre dégénérescence de drogué. Si vous voulez plaindre à Dumbledore, allez-y ! J'irai moi-même lui expliquer pourquoi, au nom de mes capacités cérébrales, je refuse de me pourrir l'esprit de vos insanités indécentes à la limite de l'excrément verbal.»

Sous le regard admiratif de certains élèves, et abasourdis du professeur, il sortit en claquant la porte.

Le cours de Défense contre les Forces du Mal était, comme chaque année, le cours qu'il attendait avec le plus d'impatience.

Le professeur, Titus Meredith, était…banal. Vêtements simples, voix atone, cours centré sur la théorie. Mais Harry n'en était pas trop mécontent. Cela le changerait des possédés, mangemorts, escrocs et inquisitrice qui s'étaient succédés dans ses premières années, à son époque.

Si au moins il avait eu Lupin comme professeur…

Mais le loup-garou n'était pas dans cette classe, ni comme élève, ni comme professeur. Le cours se faisait en double avec les Serpentard.

Si ces derniers s'étaient tenus tranquilles depuis l'aventure dans le train, Harry ne cessait pas pour autant de toujours surveiller ses arrières. On n’était jamais assez prudent.

Le cours d'aujourd'hui porta sur l'Epouvantard. Il y eut un soupir collectif. C'était au programme des années antérieures.

Tous durent passer devant l'armoire contenant l'entité. Les peurs se matérialisèrent une par une. Pour nombres de Serpentard, l'entité prit une forme assez peu connue à cette époque-ci, mais beaucoup plus à celle d'Harry : la marque des Ténèbres. Tout était dis. Encore que….

Quant à ce dernier, il s'avança avec circonspection. Il espéra que le détraqueur ne lui ferait pas un effet trop dévastateur.

Et il se trompa. Car ce n'était pas un détraqueur qui apparut.

En fait, il n'y eut rien qu'une lueur colorée. Et, à l'immense surprise de toute l'assemblée, l'épouvantard se mit à rire. Un rire puissant qui résonna dans toute la salle.

Jamais, jamais personne n'avait entendu un rire d'épouvantard. C'était physiquement et magiquement improbable. Autant imaginer une sirène marcher dans un désert brulant, ou un Troll résoudre les plus grands mystères du Monde.

C'était d'ailleurs tellement impossible que l'Epouvantard explosa soudain. Agir aux antipodes de sa nature profonde l'avait tellement perturbé qu'il ne pouvait plus exister.

Le reste du cours fut étonnamment silencieux.

C'est ainsi que les semaines se déroulèrent, suivant un ordre routinier.

Réveil aux premières lueurs, puis repas en compagnie des membres de sa maison. Arrivée de la Gazette du Sorcier et réflexion sur la prise de pouvoir de Tom Jedusor, alias Voldemort.

Cours du matin, repas du midi et cours de l'après-midi.

Souper puis le reste de sa soirée à la Bibliothèque, afin de résoudre certains mystères et accomplir sa mission si secrète.

De temps à autre, cette routine était perturbée par un rendez-vous avec un fantôme, un professeur étonné de ses difficultés ou facilités (selon les matières) ou même Hagrid qui aimait beaucoup ses dons pour comprendre les animaux. C'est ce dernier qui lui enseigna les us et coutumes de chaque espèce, lui permettant de mieux comprendre ce que chaque espèce attendait de lui.

Le soir d'Halloween, après un splendide festin et suite à sa promenade avec Hagrid, il tomba sur une scène qui l'incita à se dissimuler et écouter.

James Potter et Lily Evans se disputaient violemment non loin du lac. De ce qu'Harry comprit, ses « futur-parents » s'étaient retrouvés ici par hasard. James avait essayé de courtiser Lily, mais s'était reçu une claque à un moment donné.

- « JAMAIS, POTTER ! TU M'ENTENDS, JAMAIS ! JAMAIS JE NE SORTIRAIS AVEC QUELQU'UN COMME TOI ! TU N'AS AUCUNE MODESTIE ! TU TE PAVANES AVEC UN EGO PLUS GROS QUE POUDLARD ! TU TE COMPORTES COMME SI TOUT T'ETAIT DU ! TU ME FAIS VOMIR ! MAINTENANT, DEGAGE ! »

- « Evans…. »

- « DEGAGE ! » Hurla la jeune fille.

Le jeune homme finit par déposer les armes et s'en alla d'un pas qu'il essayait de rendre digne.

Harry, de son côté, soupira. Il savait que les deux adolescents finiraient par être ensembles, mais c'était quand même dur de voir ça.

Lily resta seule, assise contre un arbre, contemplant la lune avec mélancolie.

Alors Harry s'avança, lentement. Sans aucun bruit. Comme s'il flottait au-dessus du sol.

- « Salut. » Fit-il simplement.

La rousse Gryffondor et lui-même ne côtoyaient guère, mais Harry avait eu l'agréable surprise de se voir proposer toute l'aide dont il avait besoin. Et il ne l'avait pas oublié.

D'autant que c'était sa mère et que les yeux émeraude qu'il avait devant lui inspiraient un certain regret de sa précédente existence.

Lily leva les yeux.

-« Harry ? ».

C'était l'une des seules à l'appeler par son prénom, et Harry en était heureux. Se faire appeler par sa propre mère autrement que son prénom aurait été bien plus déplaisant.

D'autant que dans sa bouche, cela lui semblait le meilleur prénom du monde.

-« J'ai entendu, malgré moi, les derniers mots de votre dispute. Je suis désolé de… »

La jeune fille eut un sourire désabusé.

-« Il n'y a rien à dire, Harry. James Potter est un crétin arrogant qui croit que je vais lui tomber dans les bras du fait de son charme dévastateur. Mais moi, je le trouve surtout écœurant. »

Son « fils » sourit légèrement.

- « Il paraît que les hommes ont une capacité émotionnelle comparable à une cuillère à soupe. »

Il y eut un rire cristallin, tel le chant d'un oiseau. Harry en resta bouche-bée. Quel rire magnifique et enivrant. Quelle joie de vivre.

- « C'est vraiment bien dit. » Déclara Lily amusée. « Je ne savais pas que tu avais tant de recul sur les hommes alors que tu en es toi-même un. »

- « J'ai eu une amie, il y a bien des années, qui me l'a souvent dis à propos d'un ami commun qui se comportait comme un véritable rustre et butor qui ne pense qu'à son estomac. »

Il eut un regard mélancolique.

- « J'aurais bien aimé la connaître, on se serait probablement bien entendu. Mais, Harry, pourquoi parles-tu de « bien des années » alors qu'une telle discussion n'a pu véritablement se faire que récemment ? On est un peu jeune pour parler comme des vieux. »

Harry se morigéna. Il faudrait qu'il fasse attention à ce qu'il dise. Son interlocutrice était très intelligente après tout. Il chercha rapidement une solution de replis.

- « Façon de parler. C'était il y a pas si longtemps en fait, mais j'ai l'impression que ma vie d'avant mon…déménagement, s'est déroulée il y a un moment. »

Avant même que Lily ait pu embrayer sur cette « vie d'avant », il s'empressa de repartir sur un sujet moins risqué. Encore que…

- « C'est certain que vous vous seriez admirablement entendu, Lily. Vous avez cette même passion pour le savoir, cette même intelligence et sens critique. Et puis, tu es la première personne, à part elle, qui ait jamais lu l'Histoire de Poudlard dans sa totalité. »

A peine eut-il fini sa phrase qu'il la regretta amèrement.

Lily n'avait pas manqué de relever un élément intéressant.

- « Elle a lu l'Histoire de Poudlard ? Cela veut dire qu'elle est élève dans ce château ? Mais, Harry, je croyais que tu étais arrivé en début d'année, non ? »

- « Lorsqu'elle a su que je viendrais ici, elle a voulu se documenter au maximum, et a donc acheté cet énorme bouquin. »

L'explication avait été totalement improvisée, mais elle sembla suffire à la jeune fille.

- « A ce propos, pourrais-je te demander une faveur, Harry ? » Demanda-t-elle soudain.

- « Bien entendu, que puis-je faire pour…. »

Il s'interrompit. Brusquement. Une horrible sensation se fit ressentir en lui. Une sensation qu'il connaissait bien et qu'il refoulait presque automatiquement. Une créature dans son entourage était en train de mourir.

Mais il y avait une différence. Ou plutôt deux.

L'intensité était effroyablement plus importante que toutes les choses qu'il avait ressenties jusqu'ici.

Mais surtout, c'était la nature même du ressenti qui différait. Sans savoir l'expliquer, Harry sut instinctivement que la créature qui se mourrait n'était pas un animal de la forêt interdite.

C'était…un être humain.

-« Lily, je suis désolé de te quitter aussi brusquement, mais quelqu'un est en train de mourir non loin d'ici. Je dois y aller. »

- « Quoi ? Mais comment le sais-tu ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »

- « Ce n'est pas très important. » La coupa Harry qui s'était mis à courir en direction du terrain de Quidditch. « Va prévenir l'infirmière. Dis lui de venir dans les vestiaires du terrain. Allez ! »

La jeune fille obéit. Son camarade avait l'air vraiment sérieux, et si ce qu'il disait était véridique, il n'y avait pas de temps à perdre.

Pendant ce temps, Harry courrait, sans reprendre haleine, dans la direction approximative de cette sensation horrible.

Ce nouveau pouvoir, qu'il ne maîtrisait d'ailleurs absolument pas, n'était pas assez développé pour lui permettre de savoir en détail ce qui l'attendait.

Il n'aimait pas cette petite voix qui lui murmurait silencieusement qu'il allait trouver des cadavres.

Il ne restait plus qu'un couloir. Un escalier. Une porte.

Il ouvrit brusquement l'huis.

Et il ouvrit des yeux horrifiés.

Devant lui deux enfants. Un sang presque noir coulait de leurs multiples blessures. Une odeur abominable de sueur, d'urine et de sang empestait l'air.

Harry se précipita.

La vie s'échappait des deux corps prostrés. Le poul était faible. Mais ce n'était pas suffisant. Il devait voir….il devait entrevoir.

Un instant plus tard, le garçon avait laissé place au Faucheur. Ses yeux devinrent noirs, de même que ses cheveux et vêtements. Sa peau devint plus blanche que tout.

Sous cette forme il voyait la Vie et discernait la Mort. C'était d'ailleurs la première fois qu'il voyait aussi bien.

Et ses nouveaux pouvoirs étaient formels. Ils n'étaient pas morts. Pas encore. Tout aussi inquiétant, leur Magie disparaissait d'une seconde à l'autre. Si Harry n'avait pas vu leur uniforme de Poudlard, il aurait d'ailleurs pu les prendre pour des Moldus.

Et c'est à cet instant qu'elle fit son apparition. L'entité de la Fin. L'omniprésent et quasi omnipotent Concept. Si noire dans sa macabre beauté qu'elle faisait presque passer son jeune protégé pour clair.

- « Je savais que tu serais là, jeune Harry ». Fit la Mort, car c'était bien elle.

Jeune Harry ne s'embarrassa pas de formules de courtoisie.

- « Qu'est-ce qui leur est arrivé ? Pourquoi sont-ils là ? »

- « Je crois que tu connais déjà la réponse. Je suis venu car je savais que tu serais confronté à cette situation ».

Harry, tout en l'écoutant, cherchait à aider de son mieux les deux enfants, inspectant leurs blessures, écoutant leur cœur.

- « Que leur est-il arrivé ? » Répéta-t-il alors que la colère montait. « Qui leur a fait ça ? »

- « Ils ont été forcés d'ingurgiter une potion qui avait pour but de leur faire perdre leur magie. Mais elle a été mal faite. Alors, ils les ont laissés choir sur la terre, sans aucune considération manifeste. ».

Harry écarquilla les yeux tandis que la fureur gagnait tout son être.

- « Qui ? QUI ? Qui a osé faire une chose aussi horrible ? »

- « Un groupe d'élèves portant le symbole du serpent. Le groupe que tu as déjà confronté jadis. »

- « Malefoy, Crabbe, Goyle, Dolohov, McNair, Lestrange, Black…..sales enfoirés. » Murmura Harry.

Alors, sans savoir ce qui l'y avait poussé, il approcha ses mains des cœurs des deux jeunes étudiants. Sa magie se mit à pulser tandis que son aura noirâtre s'étendait sur les deux corps..

La Mort reprit la parole.

- « Tu n'as pas le pouvoir de les ressusciter. Mais tu n'en as pas besoin car je ne les prendrais pas ce soir. Tu as autre chose à faire, de plus…juste.

Harry s'interrompit. Il avait saisit la nuance.

- « Je sais très bien ce que je compte faire, grande finalité. Et toi aussi tu le sais.»

Il parlait d'une voix calme, maintenant ses émotions sous contrôle. Mais cela ne durerait pas. Et la Mort le savait.

- « Me garantis-tu que tu ne les emporteras pas dans les tréfonds de l'Au-delà ? » Demanda-t-il encore, pour être sur.

- « Nul besoin. Leur heure n’a pas encore sonnée sur l’Horloge de la Fin. Et les conduire sur le chemin de l’Infini ne repose pas sur un événement actuel. Et cela est de ton fait, jeune Harry. Tu as fait cela. Cela aurait du t’être inaccessible par le fait de la Balance Unique. Mais depuis quelques minutes, nous sommes le 1er Novembre. C'est le jour de la Toussaint. Le jour où l'on me célèbre. Un jour où tes pouvoirs sont donc à leur apogée. »

Harry eut un sourire sinistre. Un sourire qui cessait d’en faire un humain. Un sourire empli d’une colère noire.

- « Oh vraiment ? Mes pouvoirs sont décuplés aujourd'hui ? Cela tombe bien ».

Il se redressa lentement, une aura noire se déployant autours de lui, goutant pour la première fois sans aucune restriction à son nouvel héritage. Un héritage bien dangereux.

- « Un dernier mot….où puis-je les trouver ? » Demanda-t-il, les yeux déjà vers la porte.

Derrière son capuchon, la Mort eut un sourire narquois.

- « Dans leur lieu de repos. » Puis, plus doucement. « Ne met pas fin à leur vie. Pas aujourd'hui. Leur destin est encore à l’état d’ébauche. Et il serait vain de l’interrompre. »

Harry acquiesça distraitement. Il allait régler cette histoire. D’une façon ou d’une autre.

Il relâcha toute la colère qu'il contenait. Puis ce fut le noir. Le noir absolu tandis que toute lumière semblait s’éteindre.



Des années plus tard, une légende se transmettrait à tous les sorciers de Grande-Bretagne. On appela la nuit entre Halloween et le 1er Novembre 1976 la Vengeance d'Ignotus le Faucheur.

Cette légende naquit de racontars divers qui circulèrent au sein de la communauté magique.

On raconta que les Sombrals de la forêt interdite se mirent à voler aux abords du château. On raconta que les centaures virent le ciel se noircir et un vent glacial se lever.

Certains racontèrent que des hurlements de Loup-garous retentirent toute la nuit. Remus Lupin, lui-même ressentit un terrible besoin de hurler, dans son dortoir.

Dans le même dortoir, la cape d'invisibilité de James Potter disparaissait.

Dans le bureau de Dumbledore, la baguette de Sureau se mit à vibrer sinistrement, projetant une lueur étrange avant de disparaître à son tour au plus grand étonnement de son propriétaire.

Dans le Lac, les sirènes émergèrent tandis que le calmar géant se terrait sous l'eau.

On raconta aussi que tous les fantômes du château furent soudain attirés vers une silhouette solitaire revenant du terrain de Quidditch. Une silhouette enveloppée de ténèbres et de noirceur. Lorsqu'Harry arriva en vue du château, trois objets apparurent devant lui. Une baguette, une pierre sombre et une cape d'invisibilité.

Le jeune homme attrapa la baguette et se drapa de la cape. Puis il fit léviter la bague avant de continuer sa route.

Les rares témoins le croisant sur sa route racontèrent, bien plus tard, que l'entité s'était soudain muée en fumée noire avant d'entrer dans un des tableaux animés magiquement. Les personnages se levèrent pour lui faire de la place. Et de tableau en tableau, Harry se déplaça jusqu'à arriver dans un endroit qu'il connaissait bien.

Des toilettes. Non ces toilettes.

- « Ouvre-toi. » Siffla-t-il en fourchelang.

Quelques instants plus tard, il entrait dans la Chambre des Secrets.

- « Viens à moi, et apporte moi ton aide, Ssserpent de la Mort. »

Dans un terrible craquement, la statue de Serpentard s'ouvrit et le redoutable Basilic qui s'y terrait, en sortit. Aussi effrayant que dans ses souvenirs. Mais, cette fois-ci, Harry venait dans des circonstances bien différentes.

- « Que désires-tu, jeune Falcaria ? »

La voix du Basilic était semblable à celle de la Mort. Millénaire, gorgée de magie et de puissance.

- « Je veux ton aide, mon ami ». Fit Harry en levant soudain les yeux vers son interlocuteur.

Ses iris noirs croisèrent le mortel regard du Basilic. Et il ne sentit absolument rien. Les yeux du Basilic appartenaient à l'origine à la Mort elle-même qui les avait greffé a tout premier d'entre eux. Et Harry venait avec la bénédiction de la Mort. Ces yeux ne pouvaient donc lui nuire.

Alors, le gigantesque serpent s'inclina avec révérence devant le jeune Harry.

- « Cette bague est porteur d'un fragment d'âme. Je ne ssssuis pas assez puissant pour le détruire moi-même. Mais toi tu le peux, j'en suis sûr. Ton venin est ma solution.»

Le basilic cracha alors un de ses crochets massifs qui tomba sur le sol dans un tintement. Et Harry s'en empara, avec précaution. Même s'il était au sommet de sa puissance, aujourd'hui, il ne tenait pas à tenter sa chance plus que nécessaire.

Alors, sans hésitation il transperça la bague avec le crochet. Il y eut un hurlement d'agonie, un nuage plus maléfique que tout et un craquement assourdissant avant que la bague, étonnamment préservée par le terrible venin, ne retrouve sa pureté d'antan.

Et sa nature.

Harry la passa au doigt de sa main gauche. La baguette de Sureau, la Pierre sertie sur la bague et la Cape d'invisibilité se mirent à luire de concert tandis que le symbole sur le front d'Harry changeait de couleur pour devenir d'un blanc pur.

- « Ces reliques, grand Basilic, ont été données par la Mort aux trois frères Peverell. Lorsqu'elles sont toutes trois réunies, la légende raconte que le possesseur devient le maître de la Mort. Mais c'est faux. La Mort est au-delà de tout ça. Elle s'est contentée de faire croire à son impuissance. Un acte totalement égoïste pour arriver à ses fins. Elle s'est vengée pour deux des frères. J'ai acquis de ses pouvoirs et ai réuni ses trois Reliques à sa demande. La première étape est achevée. Maintenant, moi Harry Potter, Survivant revenu, et Héraut de la Mort pour un temps, vais à mon tour accomplir un acte égoïste.

Il se tourna vers le Serpent géant, grand au-delà de toute considération, et si proche qu’il aurait pu le manger d’une seule traite. Mais le fier animal ne s’y serait pas risqué.

- « Mon ami, lorsque tout sera terminé, je viendrais te libérer d'ici et t'amènerait dans un lieu où tu pourras vivre, manger et agir selon tes propres désirs. Dans l'intervalle, ne tue personne de ce château. Et attends mon retour. »

***********************

Un petit groupe de Serpentard étaient en plein conciliabule. L'expérience avait été plus ou moins un succès. Bien que le dosage soit à améliorer.

- « Bientôt, tous ces sang-de-bourbe perdront leur magie et ne pourront plus venir ici, nous polluer. »

Il y eut un ricanement collectif, vite interrompu.

Une voix retentit hors du dortoir. Une voix sifflante.

- « Ouvre-toi, maison de Serpentard. Obéis à celui qui parle comme ton maître. »

Le mur pivota et laissa place…. à rien.

Il n'y avait rien. Pas la moindre personne. Pas le moindre animal.

Puis soudain, deux mains apparurent du néant, comme sorties d'une cape d'invisibilité. Deux mains qui agrippèrent Lucius Malefoy et Bellatrix Black à la gorge.

Enfin, le reste du corps de l'arrivant se dévoila.

Une vision de cauchemar.

Un être totalement habillé de noir, dissimulé derrière un capuchon de la même couleur, esquissa un sourire mauvais.

Deux mains cadavériques entouraient les cous des deux élèves. Un hurlement retentit alors tandis que les plus peureux courraient se cacher dans leur dortoir.

Et une voix sortit de cette chose atroce. Sombre et glaciale. Tel le vent parcourant la prison d'Azkaban. Une voix si horrible que même les fiers sang-pur commencèrent à trembler.

- « Lucius Malefoy, Antonin Dolohov, Bellatrix Black et les autres larves qui étaient avec eux. Je suis venu vous chercher et vous faire regretter l'expérience que vous venez d'achever. »

Loin de Poudlard, dans un endroit introuvable et fermé à tout, un être observait le déroulement des opérations.

- « Harry, prend garde à ne pas aller trop loin. Tu n'es pas né Faucheur, et risque de te perdre. Le jour des Morts pourrait bien te corrompre. Arriveras-tu à demeurer et à subsister, Harry Potter ? »


Commentaire de l'auteur Est-ce que ça vous a plu ?
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2020 / Mentions légales