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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 294 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 362 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1861 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Harry Potter

Blood and Legacy !
[Histoire En hiatus]
Auteur: Keysapocalypses Vue: 8250
[Publiée le: 2013-06-30]    [Mise à Jour: 2014-08-08]
G  Signaler Action-Aventure/Mystère/Angoisse/Heroic Fantasy Commentaires : 55
Description:
Harry a bientôt treize ans, mais malgré ses victoires passées, il n'est pas heureux. Vaincre Quirell et le Basilic lors de ses deux premières années à Poudlard ne lui faisait sentir aucun soulagement.

Alors que les vacances avant sa troisième année s'écoulent avec lenteur, Harry ne dort plus. Il passe son temps libre à réfléchir à son avenir. Jusqu'à présent, il n'avait jamais pensé pouvoir détesté quelque chose en lui plus que la célébrité associé à son nom.

Il avait tort !

Il avait découvert qu'il était un vampire, avec toutes les conséquences que cela engendrerait...

Par l'auteur de Fate/Stay Another Night, Mugen Tsukuyomi, Due Cieli, Keiki no Atarashii, Ryuuketsu, Le Kitsune, Burakumin
Crédits:
Les personnages appartiennent à J.K Rowling, je ne fais que les lui emprunter.

L'histoire est de moi, ou plutôt de mon esprit malade et détraqué.

J'espère que vous apprécierez cette nouvelle fiction sur un fandom tout à fait différent de mes dernières œuvres.

Bonne lecture !

EN HIATUS pour une durée indéterminée.
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Chemin de Traverse (Partie 2)

[6698 mots]
Publié le: 2013-11-08Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Salut la compagnie !

Je reviens avec un chapitre de Blood and Legacy. Un petit mot au sujet du titre de cette fanfiction: il y a de nombreuses significations. Je n'en ai donné qu'une ou deux, pour le moment, mais d'autres suivront !

Pour ceux qui me connaissent, vous aurez certainement commencé à vous rendre compte que je suis un fervent amateur de théories. Il se trouve que ce chapitre en contient, alors... Rien. Je prévenais, c'est tout !

Bien, je crois avoir tout dit pour le moment...

On se revoit en bas !

Bonne lecture...

Le terme de synchronisation est utilisé en fabrication de baguettes pour définir la relation entre une baguette et son sorcier. Elle est définie par un pourcentage, qui évolue au fil du temps, ce qui permet de définir plusieurs critères : l'allégeance, la compréhension mutuelle, ainsi que certains critères spécifiques à une situation donnée.

Le terme d'allégeance est utilisé pour définir le degré d'obéissance d'une baguette envers un sorcier. À l'origine, lorsqu'une baguette choisit son sorcier, l'allégeance est naturellement forte. Dans le même temps, la synchronisation de la baguette avec son sorcier est d'environ cinquante pour cent. Toutefois, dans certains cas particuliers, l'allégeance entre une baguette et un sorcier peut varier. Si un sorcier en bat un autre en duel, alors la baguette du vaincu créera une allégeance au vainqueur. Celle-ci restera néanmoins moindre que celle entre une baguette et son sorcier. Dans ce genre de situation, la synchronisation de base varie entre trente et quarante-cinq pour cent. À l'inverse, si une baguette est utilisée par un sorcier sans que celui-ci n'en ait été autorisé par le propriétaire de ladite baguette, cette dernière se montrera réticente à obéir, puisque n'ayant pratiquement pas d'allégeance au sorcier. Dans ce genre de situation, la synchronisation de base varie de quinze à vingt-cinq pour cent, soit généralement un pourcentage inversement proportionnel à celui de la baguette avec son sorcier. Plus forte est l'allégeance, plus il est difficile pour un sorcier de se servir d'une baguette contre le gré de son propriétaire.

Le terme de compréhension mutuelle est utilisé pour définir l'attirance entre une baguette et un sorcier. On pourrait comparer cela à une forme de curiosité, les deux partis s'explorent, se découvrent, ainsi que leurs limites. Cette compréhension est nécessaire à l'épanouissement de la baguette et de son sorcier. Plus la compréhension mutuelle est forte, plus il est facile de se servir de sa magie. Cela provoque une évolution dans la relation entretenue par la baguette et son sorcier. Par exemple, il arrive parfois qu'un sorcier personnifie sa baguette, qu'il lui donne un nom. Ce n'est pas un acte anodin et tout sorcier ne peut le faire. Il s'agit d'une révélation spontanée dudit sorcier, preuve de la compréhension qu'il possède de sa baguette.

Ainsi, une meilleure compréhension mutuelle engendre une meilleure synchronisation, qui engendre à son tour une plus forte allégeance. Cet effet de chaîne est la base de toute baguette, à laquelle aucune ne peut échapper. Ce n'est toutefois pas tout. Plus un sorcier est synchronisé avec sa baguette, plus il possède de facilité à utiliser sa magie. Les sorts se font moins difficiles à maîtriser. Au bout de plusieurs années, entre cinq et six généralement, lorsque la synchronisation atteint le soixante-quinze pour cent, un nouveau stade est atteint permettant ainsi l'usage des sortilèges dits informulés. En effet, passé un certain niveau, la compréhension mutuelle est telle que le sorcier n'a plus besoin de prononcer les formules. Sa volonté suffit. La baguette, obéissante de par son allégeance, s'exécute avec d'autant plus de facilité que la synchronisation sera grande.

Lorsque la synchronisation atteint cent pour cent, on parle alors de synchronisation absolue. Il s'agit d'un stade dans la relation entre une baguette et son sorcier qui s'approche de la symbiose. La baguette n'a plus d'allégeance qu'à son seul sorcier. Il sera le seul à pouvoir l'utiliser ou à permettre à un autre sorcier de l'utiliser. La théorie veut qu'une telle baguette puisse jeter des sortilèges, défensifs ou offensifs, par sa propre volonté, protégeant de ce fait son sorcier. Toutefois, jamais un sorcier n'a atteint une compréhension suffisante de sa baguette pour atteindre une synchronisation absolue, bien que selon la légende, Merlin y soit parvenu.

À l'inverse, lorsque la synchronisation atteint zéro pour cent, on parle alors de désynchronisation. Ce sont généralement les moldus et les cracmols qui sont sujets à ce genre de phénomènes. N'ayant pas de magie à synchroniser à la baguette, il ne peuvent donc pas s'en servir. Toutefois, il arrive que, dans de très rares cas, si deux ennemis se haïssent à un point inimaginable, si l'un des deux parvenait à prendre la baguette de l'autre, l'allégeance de ladite baguette pour son sorcier provoquerait une désynchronisation entre elle et l'ennemi de son sorcier. Autrement dit, la baguette empêcherait la synchronisation de sa propre volonté.

Remarque : Dans le cas théorique et hypothétique ou un sorcier et une baguette seraient sujets à une synchronisation absolue, tout sorcier voulant s'approprier ladite baguette sans l'autorisation de son sorcier se verrait automatiquement en état de désynchronisation avec celle-ci.


Harry releva la tête du livre que lui avait offert Mr Ollivander. Tout cela était un peu compliqué, mais il avait compris l'essentiel. Ainsi donc, la relation entre Virga et lui avait atteint le stade de la personnification. Bon, cela il le savait déjà. Toutefois, le reste était intéressant.


''Si j'ai bien compris le principe de la synchronisation absolue dont avait parlé Mr Ollivander, le sorcier fait confiance à sa baguette au point de lui laisser un libre accès à ses réserves de magie. Ainsi elle peut puiser librement dedans pour le protéger en cas de besoin. Je me trompe ?'' Demanda Harry à Virga.

''Non tu as compris les grandes lignes.'' confirma Virga. ''C'est pour cela que le livre parle d'une relation symbiotique, dans le cas d'une synchronisation absolue.''

''Je vois...''


Harry comprenait mieux pourquoi jamais aucun sorcier, pas même Dumbledore, n'avait atteint la synchronisation absolue. Il fallait se remettre entièrement, totalement et sans réserve, à sa baguette. Lui remettre sa vie sans hésiter. C'était contre tous les instincts de préservation des sorciers. Pour eux, leur baguette n'était pas vraiment plus qu'un outil, comme l'avait fait remarqué Mr Ollivander. Lui-même, il n'y avait pas si longtemps, n'aurait jamais pu penser ainsi. Sa baguette était juste... Une baguette ! Aujourd'hui, il comprenait qu'elle était plus que cela. C'était une extension de lui-même. Il ne se sentait pas complet sans elle. Il lui avait juste fallut la magie sylvestre pour le comprendre.

Soupirant, le dhampire regarda par la fenêtre. Le jour n'allait pas tarder à se lever. Il avait passé la nuit à lire, comme chaque nuit depuis qu'il s'était éveillé à sa condition. Il n'avait que ça à faire, en même temps. Sur son lit, le Monstrueux livre des monstres... ronflait. Cela avait été tellement inattendue la première fois que Harry en avait éclaté de rire, à trois heures du matin. Heureusement que les murs étaient insonorisés. Depuis, il s'y était habitué. Le garçon n'était pas très porté sur les monstres, ni sur les livres qui ressemblaient à des monstres, mais d'une certaine façon, il l'avait trouvé attachant. Il ne l'avouerait jamais à personne, mais il avait fini par le rebaptiser l'Affectueux livre des monstres. Après tout, tant qu'il avait ses caresses, il ne faisait pas de mal à une mouche...

Lorsque l'heure le lui permit, Harry retourna au chemin de traverse. Il devait finir ses courses et surtout, surtout, acheter une nouvelle malle. Son ancienne commençait à se faire vraiment petite et ses prochains achats allaient prendre de la place. Il commença par aller chez Madame Guipure, afin de refaire sa garde-robe, avant de renouveler son matériel et son stock d'ingrédient pour potion. Rien que ces deux taches lui prirent la matinée. Ce fut dans l'après-midi qu'il eut la chance de trouver une étrange boutique qui vendait des malles. Cela étonna Harry, qui s'était attendu à devoir aller dans le Londres moldu pour en trouver, quoi qu'en aurait dit Fudge. Entrant, il commença à observer les modèles tous plus farfelus les uns que les autres, dont les tailles allaient de la bouilloire à l'armoire. L'une d'elle retint son attention. D'aspect plutôt ordinaire, nécessaire quand on vivait chez les moldus, elle était pourvu de quatre verrous et semblait assez grande pour contenir ses extras. L'idée de la serrure lui plut, il ne voulait pas réitérer le vol du journal de Jédusor, alias Voldemort, de l'année passée, bien qu'un simple Alohomora aurait contourné le problème... Tout à sa contemplation, il ne remarqua le vendeur qu'au moment ou celui-ci s'adressa à lui.

- Alors jeune homme, vous trouvez votre bonheur ?

- Peut-être... Je pense prendre celle-ci, confirma Harry en désignant la fameuse malle.

- Celle-ci ? S'étonna le vendeur. Et bien, on peut dire que vous avez l’œil, mais je ne sais pas si elle sera dans vos moyens.

- Pourquoi ?

- A cause des propriétés de cette malle. Vous voyez, il y a quatre verrous, correspondant à quatre clefs différentes. Chaque clef permet d'ouvrir un compartiment de la malle.

- C'est comme avoir quatre malle en une ?

- On peut dire ça... Mais ce n'est pas tout !

Et d'un mouvement expert, le vendeur ouvrit l'un des compartiment et présenta le contenu. Harry déglutit. Ce n'était pas une simple malle, l'intérieur était aussi grand qu'une salle de cours de Poudlard. On accédait en bas par une sorte d'échelle intégrée à la malle. Le vendeur ouvrit tour à tour les trois autres compartiments. Deux d'entre eux étaient tout aussi grands, tandis que le dernier avait la taille que la malle aurait du avoir si la magie ne s'en était pas mêlée. Harry sut d'avance qu'il allait l'acheter. Il s'y voyait déjà. Un compartiment pour sa future bibliothèque, au autre comme salle d’entraînement et le troisième... euh... Pour les potions ! Autant que cela serve à quelque chose. Le dernier servirait à donner l’illusion que la malle était ordinaire. Ce n'était pas qu'il était méfiant, mais avec un mage noir aux trousses, mieux valait conserver certains secrets.

- Je la prends, déclara Harry avec un sourire.

L'homme eut un petit sourire désolé, avant de lui dire que ça allait être trop cher pour lui. Pour preuve, il donna le prix : presque deux milles gallions. Cela ne fit même pas tiquer le garçon, qui sortit la somme demandé. Fier de lui, il ramena ses affaires au chaudron baveur, avant de se décider à remplir sa nouvelle malle. Les deux semaines qui suivirent furent étranges. Harry commença à aménager ses compartiments, achetant un kit plus que complet de potion, du matériel et des décoration pour sa salle d’entraînement, ainsi que des livres. Plein de livres. Il ne lui fallut pas longtemps pour se faire sa petite bibliothèque. Il avait désormais l'habitude de lire les livres la nuit dans ce compartiment de sa malle, tout en lustrant Virga, qui émettait parfois de petites étincelles rouge et or de contentement, ce qui ne manquait jamais de le faire rire.

Toutefois, sa vie ne se résumait pas à lire et à travailler. Parfois, il prenait un peu de temps pour le reste. C'est comme cela qu'il passa un après-midi entier chez Fleury et Bott. Avec les événements récents, il en avait presque oublié ses manuels de cours. Et à cause de l'épisode Lockhart, il appréhendait de rentrer dans la boutique, craignant ce qui allait encore lui tomber dessus. Il ne fut pas déçu. À peine eut-il mit un pied dans le magasin que le vendeur eut une crise de nerfs.

- Élève de Poudlard avec l'option Soin aux Créatures Magiques ? Demanda-t-il, au bord de l'hystérie.

- Euh... Oui ? Hésita Harry, soudainement inquiet.

- Poussez-vous ! Hurla le vendeur en prenant une paire de gants ridiculement épaisse.

Il se mit ensuite à inspirer à fond pour tenter de se calmer, sans vraiment y parvenir, et s'approcher d'une énorme cage. Harry comprit alors la raison de l'hystérie du vendeur. La cage contenait les fameux exemplaires du Monstrueux livre des monstres... qui étaient en train de se battre dans un concert de grognement et de pages arrachés.

- Ce n'est pas la peine, s'empressa de dire Harry. J'ai déjà le mien.

- Vraiment ? Espéra le vendeur.

- Oui, je venais pour le reste de mes fournitures.

- Tant mieux. Je n'avais vraiment pas envie de remettre la main dedans. L'un de ces livres de malheur a tenté de m’arracher un doigt. Si j'arrive à trouver lequel... menaça le vendeur en s'adressant aux fameux livres.

- Hum... hésita Harry. Laissez-moi juste une minute.

Il s'approcha de la cage et observa les livres avec attention. Leur pensées principales se résumant à « Manger ! », il préférait éviter de perdre un doigt en faisant ce qu'il s'apprêtait à faire. Il s'assura que personne ne verrait rien et d'un mouvement vif, caressa la reliure d'une dizaine de manuels, qui s'immobilisèrent sur le coup. Un second passage lui suffit à calmer les derniers livres. Le silence se fit dans la boutique. Se retournant, Harry vit le vendeur ébahi.

- Comment...

- Le secret de ce livre, c'est de caresser le dos pour pouvoir le lire, murmura-t-il avec des airs de conspirateurs. Ne le dites pas aux autres élèves, c'est un test du professeur.

Du moins cela semblait logique que ça le soit. Comment prendre soin de créatures magiques si on ne parvenait même pas à apprivoiser un simple livre ? Le vendeur acquiesça, l'air complice après avoir jeté un dernier regard noir aux manuels. Harry prévint ensuite que le Monstrueux livre des monstres restait inerte pendant une heure environ. Il n'en fallut pas plus pour que l'homme ne les attache tous avec une corde qu'il invoqua. Pratique ! Le jeune Potter récupéra ensuite le reste des manuels de cours. Pourquoi donc avait-il prit quatre options déjà ? Ah oui, parce qu'il n'avait rien d'autre à faire pour occuper ses nuits... Il avait prit : Soin aux Créatures Magiques, Divination, Étude de Moldus et Étude de Runes. Bon, les trois derniers, c'était plus par curiosité qu'autre chose, mais il lui fallait un minimum de deux options. Il pourrait toujours en abandonner en fin d'année.

Ramenant ses nouveaux manuels dans sa chambre, il les rangea dans le quatrième compartiment de sa nouvelle malle, la plus petite. Le reste des vacances passa rapidement, suivant toujours la même routine. Trois jours avant le retour à Poudlard, Harry remarqua de l'agitation devant la boutique de balais. Il était possible de lire une pancarte de présentation d'un nouveau balai :


L’Éclair de Feu

Avec sa ligne aérodynamique et son manche en bois de frêne recouvert d'un vernis garanti inattaquable, ce balai de course représente le dernier cri en matière de technologie. Chaque modèle porte sur le manche un numéro de fabrication gravé à la main qui garantit sa qualité. Les branches de bouleau soigneusement sélectionnées ont été taillées une par une pour obtenir le meilleur coefficient de pénétration dans l'air, donnant à l’Éclair de Feu un équilibre et une précision insurpassables. Avec des accélérations de 0 à 240 km/h en dix secondes et un sortilège de freinage à toute épreuve, l’Éclair de Feu offre les meilleures performances et les meilleures conditions de sécurité actuellement disponible sur le marché.

Prix sur demande


Prix sur demande... Harry pouvait facilement imaginer le nombre de zéro qui suivrait le chiffre, avec une annonce pareille. Pendant un instant, un court instant, il hésita à l'acheter. Après tout, il avait probablement les moyens. Et puis il se mit à regretter d'y avoir songé. Son Nimbus 2000 était encore vaillant et les matchs de Quidditch étaient déjà largement assez déséquilibré, à cause de ses réflexes vampiriques, pour ne pas en aggraver la situation. Harry préférait jouer par plaisir que par désir de gagner. Acheter un Éclair de Feu ne ferait que réduire pratiquement à néant les chances des autres équipes de gagner. Autant pour Malefoy et les serpentards insupportables, cela ne le gênait pas, autant pour les serdaigles et les poufsouffles, ce ne serait pas juste. Non, il resterait avec son Nimbus 2000, qui avait encore une longue vie devant lui. Cela ne l'empêchait pas de s'amuser des pensées du nouveau balai, laissé en exposition, qu'il captait grâce à sa magie sylvestre. Cela tournait autour de sa vitesse, de sa pénétration dans l'air, de sa vitesse, de son accélération, de sa vitesse, de son style, mais surtout de sa vitesse... Après ça, qu'est-ce qui pouvait bien faire penser qu'il s'agissait d'un balai de course ?

Soupirant, Harry décida de rentrer. Il commençait à se lasser du chemin de traverse. En fait non, il ne s'en lassait pas, mais il y avait trop de gens à son goût. Toute cette agitation excitait son instinct de vampire, et il voulait éviter de mordre quelqu'un. D'autant que sa soif avait recommencé à se manifester. Suçant distraitement sa lèvre qu'il avait ouvert d'un coup de canine, il mit une petite seconde à comprendre ce qu'il entendit.

- Harry !

Se retournant lentement, il vit Hermione et Ron se précipiter vers lui, évitant tant bien que mal la foule les séparant. Souriant, le garçon vint à leur rencontre. Tout à son bonheur de les revoir en bonne santé, il en oublia ce qu'il était. Lorsqu'ils se jetèrent dans ses bras, il resserra légèrement son étreinte et... les souleva du sol sans aucun effort, leur arrachant un hoquet de stupeur. Se figeant, Harry se rendit compte de la boulette assez énorme qu'il venait de commettre et fit la première chose à laquelle il pensa. Il se laissa tomber en arrière, emportant ses deux amis avec lui. Cela fit rire Hermione et même Ron ne put retenir un ricanement.

- Aurait-on présumer de ses forces ? Se moqua-t-il gentiment.

- Oh ça va... fit semblant de se vexer Harry.

- Du calme vous deux, rigola Hermione. En tout cas, ça fait plaisir d'être réunis tous ensemble.

Aussitôt, les deux se mirent à raconter leur vacance, l'une en France et l'autre en Égypte. Ils avaient l'air de bien s'être amusé. Ron Weasley, l'éternel rouquin du trio, avait encore grandit de quelques centimètres. Hermione Granger, pour sa part, arborait fièrement son bronzage. Elle ne manqua d'ailleurs pas de faire remarquer à Harry que ses cheveux avait poussé, ce qui était vrai. En à peine deux moins, ils avaient poussé de presque dix centimètres. Le dhampire ne pouvait pas leur dire que c'était un effet de la pleine lune sur son espèce. Ça et un autre phénomène assez difficile à cacher. En effet, sous le clair de lune, les nuits de pleine lune, sa peau avait tendance à scintiller légèrement. Cela produisait une sorte d'aura mystérieuse autour de lui, comme pour indiquer au monde entier qu'il cachait des secrets. Comme si ce n'était pas déjà assez difficile comme ça... Bah, tant qu'il ne faisait pas de promenade nocturne, personne ne s'en rendrait compte. Il devrait néanmoins faire plus attention en présence de ses amis. Il avait faillit griller son secret en moins de cinq secondes. Une remarque de Hermione le ramena à la conversation présente avec une remarque qui manqua de le faire ricaner.

- Tout de même, pourquoi le vendeur de Fleury et Bott ricanait en nous donnant un exemplaire du Monstrueux livre des monstres ?

- Est- vraiment important ? Répliqua Ron, qui semblait être déjà passé à autre chose.

- Je trouve ça louche, s'entêta Hermione.

Cette fois, Harry ne put s'en empêcher. Il gloussa, récoltant le regard interrogateur de ses deux amis. Devant leur incompréhension, il hésita à leur dire la vérité. Le vendeur avait dû discrètement caresser le livre juste avant de le leur vendre. Le dhampire décida de faire un compromis.

- Vous avez acheté vos livres il y a combien de temps ? S'enquit Harry.

- Il y a une quarantaine de minutes, pourquoi ? Demanda Ron, soudain suspicieux.

- Dans ce cas, vous comprendrez dans vingt minutes, répliqua un Harry mystérieux.

Malgré l'insistance de Ron et d'Hermione, il refusa d'en dire plus. Ce fut donc sur ces mots que les trois amis retournèrent au Chaudron Baveur. Apparemment, la famille Weasley et Hermione y avaient loué des chambres pour les derniers jours. À peine furent-ils arrivé que madame Weasley prit Harry dans ses bras. Distraitement, le garçon se dit qu'elle avait dû être une vampire dans une autre vie. Ce n'était pas humain d'avoir une telle force de compression dans les bras. Il fut toutefois sauvé par l'arrivée des autres fils de la famille. Percy fut le premier à lui souhaiter la bienvenue. Sur sa poitrine brillait un insigne rouge que Harry reconnut comme étant celui de Préfet-en-Chef.

Les Préfets étaient des élèves désignés par les directeurs des maisons respectives pour faire respecter le règlement de Poudlard lorsque les professeurs n'étaient pas présents. Il y avait deux Préfets par année et par maison, à partir de la cinquième année, soit un total de vingt-quatre Préfets. Être Préfet-en-Chef était une distinction spéciale. Seuls un garçon et une fille de septième année pouvaient y prétendre. C'était le plus souvent des préfets qui recevaient cette distinction. Toutefois, il arrivait parfois qu'un autre élève reçoive ce privilège. Un Préfet-en-Chef était choisit en fonction de son implication dans l'école : le nombre de points gagnés pour sa maison, sa popularité, sa capacité à apaiser les tensions... C'était le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, qui choisissait les Préfets-en-Chefs, contrairement aux Préfets qui étaient désignés par leur directeur de maison : le professeur Rogue pour Serpentard, le professeur McGonagall pour Gryffondor, le professeur Flitwick pour Serdaigle et le professeur Chourave pour Poufsouffle.

Après Percy, ce fut Fred et George qui vinrent le saluer d'une manière assez... Spéciale.

- Harry, s'exclama Fred (ou George) en le serrant dans ses bras, c'est fantastique de te voir ici.

- Oui, vraiment merveilleux, confirma George (ou Fred) en imitant son frère.

Avant même que Harry ait le temps de leur retourner leur bonjour, ils se mirent à faire la même chose à Percy, Ron, Hermione et même à leur mère, qui n’apprécia que moyennement leur comportement. Le survivant se demanda si une de leur farce ne leur avait pas explosé à la figure, car ils semblaient dans un état second. Toutefois, il fut le seul à le remarquer, peut-être à cause de ses sens vampiriques. Les autres devaient juste penser qu'ils se moquaient d'eux. Une fois que tout le monde eut salué tout le monde, Harry trouva enfin la personne qu'il recherchait, et à qui il appréhendait de parler. Visiblement, c'était réciproque, puisqu'elle était restée à l'écart. Parvenant à trouver un prétexte pour s'éclipser sans éveiller les soupçons, Harry retourna dans sa chambre. À peine une minute après, des coups hésitants furent donnés contre la porte. Il ouvrit et referma immédiatement après son invitée, avant de reporter son attention sur la nouvelle venue. Sa longue chevelure de feu était soigneusement coiffée. Ses yeux marrons brillaient d'incertitude.

- Bonjour Ginevra.

- Harry, gémit-elle. Arrête de m'appeler ainsi. Mon nom est Ginny.

- Désolé, grimaça-t-il. C'est l'habitude.

- Tu avais l'habitude de m'appeler Ginny avant, répliqua-t-elle avec un léger sourire.

- Désolé, répéta Harry en frottant machinalement son bras droit. C'est plus fort que moi.

Ginny, qui n'avait pas manqué le tic nerveux de son interlocuteur, acquiesça. Un silence gêné s'installa. Les deux se regardèrent, hésitant à aborder le sujet délicat qu'ils ne pouvaient pourtant pas éviter. Harry inspira légèrement et se décida. S'approchant légèrement, il baissa la voix et demanda :

- Comment va ton bras ?

Comme il s'y était attendu, Ginny grimaça. Toutefois, elle remonta la manche de son bras droit sans qu'il n'ait à le demander. Il était entièrement recouvert de bandages, ce qui tira un léger sourire à Harry. Elle avait prit ses précautions, pour que personne ne voit rien. Il devrait s'en inspirer, plutôt que de compter seulement sur ses robes. Il demanda du regard la permission de retirer le faux pansement. Elle hocha lentement la tête. Prudent, il déroula les bandages révélant un tatouage couleur rubis qui s'étendait sur tout le bras. En dehors de la couleur, il y avait peu de différences entre celui de Ginny et celui de Harry. Avec lenteur, il approcha sa main droite du bras de la demoiselle, lui laissant le temps de se retirer si elle le voulait, ce qu'elle ne fit pas. Doucement, il toucha la peau tatouée de la Weasley du bout des doigts, ce qui la fit frissonner mais le laissa faire. La marque était légèrement plus chaude que le bras qui la portait. Au bout d'une dizaine de secondes d'immobilité, Ginny demanda avec une légère tension dans la voix :

- As-tu trouvé à quoi correspondait ce tatouage ?

- Plus ou moins, admit Harry. J'ai cherché la définition de săcrāmentum. Il s'agit d'un mot latin signifiant serment. À partir de là, j'ai cherché des informations dans tous les livres que j'ai pu trouver. De ce que j'ai obtenu, il s'agirait d'un serment de chevalerie.

- Ah, et ça veut dire quoi ? Demanda Ginny, confuse.

- Je n'en sais rien, admit Harry. Le terme était juste mentionné, je n'ai pas trouvé plus d'informations à ce sujet. Tout ce que je sais, c'est que cela a un lien avec l'épée de Gryffondor.

Ginny resta silencieuse, tandis que Harry était songeur. Il avait passé des nuits entières dans les livres qu'il avait acheté juste pour trouver ces maigres informations. D'un autre coté, la seule mention qu'il avait trouvé sur le serment de chevalerie indiquait que ce serment datait de l'époque de Merlin. Plus précisément, la dernière personne ayant été lié ainsi était Arthur Pendragon, aussi appelé le roi Arthur. Harry se demandait vaguement à qui le roi avait prêté serment. Cela n'avait pas vraiment d'importance, dans l'immédiat. Leur tête à tête commençait à devenir inconfortable. Ils ne savaient toujours pas ce qu'était censé signifier leur serment. Harry retint un frisson en se remémorant ce qui s'était passé, dans la chambre des secrets. Il avait fait quelque chose, sans vraiment savoir quoi, et cela avait conduit à ce serment. Si seullement il pouvait comprendre les implications... Ils furent tous les deux sauvés par un cri apeuré au Rez-de-Chaussée. Alors que Ginny remettait son bandage en place, pour dissimuler le tatouage, Harry se précipita en bas, Virga en main, pour s'arrêter devant l'incrédulité de la situation.

Les Weasley courraient dans tous les sens, tandis que les rares clients du Chaudron Baveur étaient montés sur les chaises et avaient leur baguette en main. Si Fred et George semblaient bien s'amuser, ce qui n'était pas le cas des autres personnes présentes. Harry ne mit qu'un quart de seconde à comprendre ce qui se passait. Visiblement, Hermione n'avait pas pu résister à l'envie de lire le Monstrueux livre des monstres, ne serait-ce que pour comprendre le pourquoi de ce nom. Le problème était que la léthargie du livre avait brutalement cessé, si bien que l'ouvrage avait tenté de se jeter au visage de sa lectrice. La pauvre Hermione l'avait vivement balancé à l'autre bout de la pièce. Le livre avait alors tenté de mordre tous ceux présents, provoquant la panique. Seuls les jumeaux trouvaient la situation amusante, essayant vainement de l'attraper.

Retenant un gloussement, Harry tapa violemment du pied sur le sol, attirant invariablement l'attention du Monstrueux livre des monstres. Il se jeta sur le garçon, qui fut emporté par l'élan. Aussitôt, madame Weasley s'approcha en courant pour voir si Harry allait bien. Surprise, elle le retrouva à rire par terre, le livre, inerte, dans ses mains.

- Comment... voulut savoir Hermione, ahurie.

- Il y a une technique pour le calmer pour une heure, révéla Harry. Tu veux que je te la dise ?

- Hum... Non, décida finalement Hermione après une courte hésitation. Je trouverais moi-même. Je suis sûr que c'est ce que voudrait le professeur. Et il n'y a aucune satisfaction personnelle à obtenir la solution sans chercher.

- Probablement, répondit Harry avec un sourire. En tout cas, je te conseille vivement de le rattacher, sinon il va réessayer de dévorer quelqu'un.

- Mouais, intervint Ron avec mauvaise humeur. En tout cas, je le retiens ce prof. On n'a pas idée de vouloir faire cours avec un livre pareil !

- Je crois que c'est un ami de Hagrid.

Du moins était-ce ce que pensait Harry. Cela expliquerait pourquoi Hagrid était au courant que le Monstrueux livre des monstres était le manuel de cours de l'option Soin aux Créatures Magiques. Et puis seul un ami de Hagrid, ou Hagrid lui-même, aurait l'idée bizarre de demander aux élèves un livre de ce genre. Le calme revint finalement au Chaudron Baveur. Fred et George s'éclipsèrent, après un petit signe de la main à Harry. Ce dernier remarqua qu'ils avaient réussit à voler l'insigne de Préfet-en-Chef à Percy. Leur pauvre frère allait certainement avoir une mauvaise surprise lorsqu'il le récupérerait. La journée passa rapidement, entre les réprimandes de madame Weasley envers les jumeaux et les hurlements hystériques de Percy qui s'était finalement rendu compte de la disparition de son badge. Il le retrouva sous un tabouret, qu'il avait pourtant déjà vérifié par trois fois. Malheureusement, l'inscription d'origine avait été remplacé par Roquet-en-Chef. Il avait fallut l'intervention d'Arthur Weasley pour rendre sa véritable forme à l'insigne.

Échapper au dîner ne fut pas une chose facile. Harry fut obligé de dire qu'il avait un peu trop grignoté durant la journée et qu'il n'avait plus faim. Un mensonge éhonté, mais ce n'était que le premier de la liste... Cela lui attira en plus les réprimandes de Madame Weasley et de Hermione, dont les parents étaient dentistes et déconseillaient fortement le grignotage à défaut de l'interdire. Cette nuit là, par habitude, Harry s'apprêtait à lire un livre dans sa malle, quand un léger bruit au Rez-de-Chaussée l'interpella. Il ne l'aurait pas remarqué sans ses sens vampiriques. Il était minuit, le Chaudron Baveur était fermé et Tom dormait. Prudemment, le garçon descendit, faisant attention à ne pas faire grincer l'escalier en bois. Il n'eut aucun mal à reconnaître les voix de Monsieur et Madame Weasley et se demanda pourquoi ils discutaient en bas plutôt que dans leur chambre. En comprenant la raison, il sentit son sang se glacer.

- C'est absurde de ne rien lui dire ! criait Arthur Weasley. Harry a le droit de savoir. J'ai voulu en parler à Fudge, mais il persiste à le traiter comme un gamin. Pourtant, à treize ans, il est quand même…
- Arthur ! coupa sa femme, avec vigueur. Si Harry apprend la vérité, il serait tout simplement terrifié ! Tu veux absolument qu'il retourne en classe avec cette menace sur la tête ?
- Il l'a bien fait l'année dernière et l'année d'avant, que je sache !
- Laisse-le donc tranquille ! Il est beaucoup plus heureux en ne sachant rien.

''J'aimerais bien avoir mon mot à dire dans cette histoire. Ne pas savoir est parfois pire que de ne rien pouvoir y faire. Il suffit de voir ce fichu tatouage...''
- Je ne veux pas l'effrayer, continua Arthur, je veux simplement le mettre en garde. Tu sais qu'on ne compte plus le nombre de fois où il a frôlé les limites du règlement de Poudlard. Il a déjà été deux fois dans la forêt interdite. Cette année, il ne doit surtout pas recommencer ce genre de fantaisies, ce serait trop dangereux ! Quand je pense qu'il s'est enfui de chez lui… J'ignore par quel miracle nous ne l'avons pas retrouvé mort ! Qui sait ce qu'il serait devenu si le Magicobus ne l'avait pas ramassé sur la route ?
- En attendant, il n'est pas mort. Au contraire, il est en bonne santé, alors pourquoi…
- Molly, on dit que Sirius Black est fou et c'est sans doute la vérité. Mais il n'en est pas moins intelligent, puisqu'il a réussi à s'évader d'Azkaban. Ça fait presque un mois qu'il est en fuite et personne ne sait où il se trouve en ce moment. Fudge peut dire tout ce qu'il veut pour rassurer le bon peuple, on ne l'attrapera pas avec des moyens conventionnels ! Pas sans un énorme coup de chance. Tout ce dont on est sûr, c'est pourquoi Black est en cavale…
- Harry sera en sécurité à Poudlard, décréta fermement Mrs Weasley.
- On disait aussi d'Azkaban qu'elle offrait toutes les conditions de sécurité. Si Black a pu en sortir, qu'est-ce qui l'empêchera d'entrer dans Poudlard ?
- Mais est-on vraiment certain qu'il en veuille à Harry ?
Le garçon entendit un bruit violent. Arthur Weasley avait probablement frappé la table du poing. La question semblait pourtant légitime...
- Molly ! Combien de fois faudra-t-il te le répéter ? Ils n'en ont pas parlé dans la presse parce que Fudge n'a rien dit, mais il était à Azkaban la nuit où Black s'est évadé et les gardiens lui ont dit que depuis un certain temps Black parlait en dormant et qu'il disait toujours : « Il est à Poudlard, il est à Poudlard... ». Il est dérangé, Molly. Il doit être persuadé que tuer Harry permettra de ramener Tu-sais-qui au pouvoir. Il a tout perdu le soir où Harry a mis un terme aux agissements de son maître et il a eu douze ans pour y songer.
Il y eut un bref silence. Harry réfléchissait à tout ce qu'il avait entendu. C'était un peu bizarre, toute cette histoire. Pourquoi Sirius Black se serait enfuit d'Azkaban juste pour le tuer ? Et pourquoi maintenant ? Il avait eut douze ans pour le faire, qu'est-ce qui avait changé ? Il n'eut pas le temps d'y réfléchir davantage.
- Fais ce que tu veux, Arthur, mais tu oublies un point essentiel : Albus Dumbledore. Je ne pense pas qu'il puisse arriver quoi que ce soit à Harry avec Dumbledore à la tête de Poudlard. Il est au courant, bien sûr ?
- Évidemment ; il a fallu obtenir son autorisation pour poster des gardiens aux entrées du château. Il n'était vraiment pas content, mais il a cédé.
- Mécontent ? Qu'on réussisse à capturer Black ?
- Non, c'est à cause des gardiens. Il ne les aime pas, et moi non plus. Mais quand on a affaire à un fou dans le genre de Black…
- S'ils peuvent protéger Harry…
- Alors je ne dirai plus rien contre eux. Allons nous coucher, il se fait tard.

Harry entendit un raclement de chaise. D'un bond, il sauta en haut de l'escalier et fonça dans sa chambre, avant de s'allonger sur le lit. Il n'était plus d'humeur à lire, aussi passa-t-il la nuit entière à assimiler ce qu'il avait apprit, sans parvenir à comprendre grand chose de plus. Le lendemain, chacun entreprit de faire sa valise, ce qui ne fut pas une mince affaire pour certains. Hermione et Harry étaient les seuls qui étaient déjà prêts, raison pour laquelle ils aidèrent Ron à terminer de se préparer. C'était leur dernière journée sur le chemin de Traverse, et Hermione voulait acheter un animal pour Poudlard, ce qui les emmena jusqu'à l'animalerie du Chemin de Traverse. Pour Ron, cela tombait bien, car il devait justement s'y rendre pour Croûtard. Son pauvre rat était malade et ne devait plus en avoir pour longtemps à vivre. D'après le rouquin, il était ainsi depuis son séjour en Égypte. En même temps, quelle idée d'emmener un rat au pays des chats ? C'était un coup à le traumatiser à vie.

Une fois à l'intérieur de l'animalerie, Hermione partit de son coté. Ron alla directement voir la vendeuse pour lui montrer Croûtard. Elle fronça les sourcils en voyant le rat.

- Quel est son pouvoir ? Demanda-t-elle, sceptique.

- Un pouvoir ? S'étonna Ron. Croûtard n'en a aucun. C'est un rat tout ce qu'il y a de plus ordinaire.

- Dans ce cas, expliqua la vendeuse, je ne peux rien faire pour lui. Il n'est pas malade, il est simplement vieux. Un rat ordinaire ne vit pas beaucoup plus de trois ans.

- Peut-être que son pouvoir est sa longévité, suggéra Harry. Après tout, Croûtard était déjà le rat de Percy avant que tu le reçoives, et je doute qu'il ait été adopté bébé.

- Tu crois ? Demanda Ron, dont le visage s'éclaira.

- Aucun animal ne possède ce genre de pouvoir, contra la vendeuse. S'il a vécu aussi longtemps que vous le dites, il ne le doit qu'à lui-même. Malheureusement, le temps est un ennemi que l'on ne peut vaincre.

Ron voulut répliquer, mais au même moment, une étrange masse de poils oranges bondit sur lui et tenta de s'en prendre à Croûtard. D'un mouvement vif, aux limites de la perception humaine, Harry attrapa l'animal, permettant ainsi à Ron de dissimuler son rat. Alors que son ami se dépêchait d'acheter du Ratconfortant et de quitter la boutique, le survivant observait attentivement ce qu'il avait entre les mains. C'était un chat. Un vraiment très étrange chat orange. Il avait le museau complètement aplatit, comme s'il s'était prit un mur de plein fouet. Au vu de sa vitesse pour attraper Croûtard, ce n'était pas impossible. Ce chat possédait également l'étrange caractéristique d'avoir les pattes anormalement arquées. Un cri le fit se retourner. Hermione arrivait vers lui en observant le chat avec émerveillement. Aïe, c'était le début des ennuis.

- Il est magnifique ! S'exclama-t-elle.

Harry se dit que c'était une question de goût. Personnellement, il ne trouvait pas le chat particulièrement beau, pour ne pas dire franchement moche. Toutefois, il ne nierait pas la lueur d'intelligence qu'il voyait briller au fond du regard de l'animal.

- Il se nomme Pattenrond, dit la vendeuse.

- Je l'achète, décida Hermione le regard brillant.

- Euh... Hermione ? Hésita Harry.

- Oui ?

- Ce... Chat n'est pas en très bon terme avec Croûtard. Ron risque de ne pas apprécier que tu achètes Pattenrond.

- Je suis sûr que Pattenrond ne l'a pas fait exprès, affirma Hermione.

''Je n'y mettrais pas ma main à couper...'' Songea Harry en observant le chat.

Ce ne fut qu'à cet instant qu'il se rendit compte que Pattenrond n'avait pas tenté de le fuir, quand il l'avait attrapé. D'ordinaire, les animaux qui ne le connaissait pas le fuyait comme la peste. Il n'y avait pas pensé en entrant dans l'animalerie, mais un simple coup d’œil autour de lui lui fit comprendre que le comportement du chat était unique. Les animaux de la boutique observaient anxieusement chacun de ses mouvements. La vendeuse n'avait encore rien remarqué, mais il valait mieux ne pas prendre de risques. Désireux de ne pas s'attarder sur le sujet, Harry ne répondit rien, se contentant de sortir et d'attendre dehors. Ron était déjà partit. Ce fut donc un Harry sceptique une Hermione joyeuse et un chat grincheux qui retournèrent au Chaudron Baveur...


Commentaire de l'auteur Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui !

Je suppose que vous vous posez de nombreuses questions... Je serai ravi d'y répondre dans la limite de mes moyens. Nous ne tenons pas à dévoiler toute l'intrigue trop tôt..

Dernière chose: Pour les vacances de Noël, je serais... en VACANCES ! Je n'ai pas fait de voyage depuis plus de cinq ans et je compte bien en profiter. En prévision, j'essaye de faire un stock de chapitres à poster durant cette période, mais c'est pas encore ça... Tout ce que je peux vous dire, c'est de profiter de ceux que vous aurez d'ici là !

Je crois avoir fait le tour...

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