Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Nutty Kyds : Oups
    Nutty Sheep
    Nb de signes : 5 000 - 15 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 25/05/2021
  • Océans merveilleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 25/06/2021
  • Nocturnes
    Revue Ecriture de soi-R
    Nb de signes : < 3 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/03/2021
  • Basse-cour
    LE SOC
    Nb de signes : < 5 000 sec
    Genre : art visuel - poésie
    Délai de soumission : 22/03/2021
  • Surréalisme
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • Road trip
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 000 - 8 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 16/02/2021
  • Ode à l'indépendance
    L'Indé Panda
    Nb de signes : 3 500 - 35 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • PEG Prix d'Ecriture descerné à Gruyère
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/06/2021
  • PIJA Prix International Jeunes Auteurs
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/03/2021
  • Problème
    Editions du Sagittaire
    Nb de signes : 25 000 - 75 000 sec
    Genre : théâtre
    Délai de soumission : 30/06/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1946 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Livres-Romans

 > 

Harry Potter

A la recherche de la Panacée Auteur: Cramouille Vue: 2103
[Publiée le: 2010-11-18]    [Mise à Jour: 2012-04-05]
G  Signaler Action-Aventure/Mystère/Heroic Fantasy Commentaires : 20
Description:

Nous sommes en 2019, soit 21 ans après la bataille de Poudlard.
Que sont devenus nos anciens héros ? Comment ont évolué la société sorcière et moldu? Qu’est ce qui attend la nouvelle génération ? Quelles seront les nouveaux enjeux de la communauté magique ?

Venez le découvrir à travers le quotidien de 4 jeunes élèves de 1er année : Lily Potter, Hugo Weasley, Jade Dursley et Zephyr Broom.
Crédits:
A la merveilleuse J.K.Rwoling, qui d'autre?
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Chapitre I : " Une vie normale dans un quartier banal "

[6266 mots]
Publié le: 2010-11-18
Mis à Jour: 2011-05-31
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Eh bien voilà le 1er chapitre.
Je me suis toujours demandé ce que les Dursley étaient devenus. Pas vous?

M. et Mme Dursley habitaient au 4 Maple Street dans le comté du Surrey.

 M. Dudley Dursley avait toujours affirmé haut et fort qu'il avait vécu une enfance banale avec rien de bien spécial à raconter. Tant mieux pour lui. Jamais quiconque n'aurait imaginé qu'il puisse se trouver impliqué dans quoi que ce soit d'étrange et de secret.

Surtout pas ses parents adorés qui avaient consacré leur existence à suivre scrupuleusement tous les cadres, lois et règles normales de vie. D’ailleurs, les mots comme « magie, sorcellerie, paranormal, inexplicable » étaient bannis de leur vocabulaire.

Monsieur Dudley Dursley travaillait comme vendeur dans le rayon « informatique » d’un magasin d’électroménager. En grandissant, il avait appris à ne plus casser ces merveilles de technologie, lui permettant ainsi d'apprécier pleinement l'art de l'informatique.  Il était devenu un homme grand et massif comme son père mais qui possédait un plus long cou, un héritage de sa mère. Il avait des yeux marrons boueux et inexpressifs qui contrastaient avec ses courtes boucles blondes où se dessinait une calvitie naissante.

Mme Julie Dursley, quant à elle, possédait un corps élancé et gracieux, aux proportions avantageuses. Ses cheveux blonds ondulés possédaient par moments de délicats reflets roux, et ses yeux en amande étaient deux très belles turquoises. Bref, vous l’aviez compris, c'était une très belle femme qui aurait pu avoir n'importe quel mari sur terre mais qui avait choisi Dudley et sa famille. Certainement qu'elle devait lui voir des qualités ignorées par tous. Elle travaillait à temps complet comme aide soignante dans une des cliniques privées les plus réputées de Londres, la clinique «Sacred Heart ». Elle aidait essentiellement ceux qui avaient de graves maladies incurables, des handicapés ou des cancéreux.

Dudley avait tout ce qu'il voulait. La seule chose indésirable qu'il possédait, c’était un secret dont il craignait plus que tout que sa femme découvre. Si jamais elle venait à entendre parler des Potter et de son enfance, il était convaincu qu'ils se sépareraient. M. Harry Potter était le cousin de Dudley, mais tout deux ne s'étaient pas revus depuis des années. A l'occasion, ils avaient échangé du courrier mais rien de plus. En fait, à l’instar de son père et de sa mère, il agissait comme s'il avait grandi seul. Il tremblait d'épouvante à la pensée de ce que dirait ses parents -ou sa femme- si par malheur ils découvraient qu'il avait gardé contact, rien qu'un peu, avec ce bon à rien de Potter. Et par hiboux en plus !

Dudley savait qu’Harry, lui aussi, avait une petite fille du même âge que Jade. Il était aussi au courant qu'il avait deux autres garçons plus âgés que leurs filles.

Lorsque M. et Mme Dursley s'éveillèrent, il faisait clair et doux et rien dans le ciel bleu ne laissait prévoir que de gros changements allaient s’opérer au 4 Malpe Street dans la ville si ennuyeuse de Great Hangleton.

O°OoO°OoO°OoO°OoO°O

 

Les premiers rayons de soleil venaient juste de filtrer à travers les volets lorsqu’une jeune fille ouvrit brusquement les yeux et sauta hors du lit. Aujourd’hui, mardi 7 juillet, Jade Dursley allait enfin avoir onze ans. Si elle avait tant attendu cet âge-là, c’est parce qu’enfin, elle allait changer d’établissement scolaire. Non seulement, elle rentrerait chez les grands du collège et allait pouvoir jouir d’une plus grande autonomie, mais en plus, elle serait très loin de ces anciens camarades d’école.

Lorsqu'elle eut fini de s'habiller, elle fila en vitesse dans la salle de bain où elle se dépêcha de se débarbouiller. Puis, elle examina quelques secondes son reflet dans le miroir.

C’était une jeune fille au corps dynamique et bien proportionné. Elle avait hérité des beaux yeux en amande de sa mère, mais avec un vert plus soutenu que cette dernière. Son regard était vif  et lui donnait l’air de toujours déborder d’énergie. Elle s’attarda un instant sur sa coiffure mais savait que c’était une peine perdue. Elle avait des cheveux en bataille blond, sur lesquels s’invitaient par moment des reflets roux. Poussant ses cheveux en arrière, elle aperçut la cicatrice qu’elle portait au front.

 Zut ! pensa-t-elle. Elle s’était fait ça en tombant la veille, après avoir bravé les interdictions de sa mère qui lui défendait de jouer avec les garçons du quartier voisin. Il est vrai que la petite Dursley n’était pas très coquette, voir même carrément garçon manqué. Elle s’empressa de dissimuler par une mèche les preuves de son escapade avant de descendre dans la cuisine.

Sa mère était déjà aux fourneaux et lui préparait son petit déjeuner préféré. Manifestement, elle connaissait bien sa fille et s’était levée très tôt pour être là avant elle et tout préparer.

«Déjà réveillée Jade ? remarqua-t-elle d'un ton faussement surpris.

_Il n’est pas si tôt que ça ! répondit la jeune fille.

_Allez, assis toi et tiens, joyeux anniversaire ma chérie ! lui souhaita Julie après avoir déposé une assiette de bacon devant elle.

_ Merci mam' ! répondit l’intéressée.»

Elle alla s’assoir à table où 3 paquets joliment décorés l’attendaient. Autant vous dire qu’elle les scrutait avidement. Comme chaque année, elle recevait 3 cadeaux de la part de ses parents. C’était une tradition depuis qu’elle était bébé et elle n’en connaissait pas vraiment l’origine. Elle supposait qu’il y avait un cadeau de son père, un de sa mère et le cadeau bonus. Peut être une façon de compenser le fait que ses grands parents maternels ne soient plus de ce monde.

Elle se souvint que plus jeune, elle avait tenté d’avoir une augmentation. Mais Dudley lui avait répondu « qu'il était hors de question qu'elle devienne un jour l'un de ces enfants  pourris gâtés, qu'elle en recevait déjà TROIS, rien que de ses parents, et que c’était déjà pas mal !» Il avait même exagéré en affirmant que « certains même, n’avaient jamais reçu de cadeau dans leur enfance en conséquence de quoi, elle devrait se sentir comblée ! ». Son père s’était alors exprimé comme s’il en faisait une affaire personnelle et Jade avait vite compris qu’elle n’aurait jamais d’augmentation.

Bien qu’elle ait boudé pendant un petit moment, il ne fallait pas que Dudley s’inquiète. Jade ne risquait pas de devenir capricieuse pour la simple et bonne raison que sa mère l’emmenait souvent aux journées caritatives de l’hôpital. En conséquence, elle avait vite pris conscience de la chance qu’elle avait. De plus c’était dans son caractère, elle était plutôt du genre altruiste.

Interrompant le fil de ses pensées, son père venait de faire irruption dans la cuisine.

« Tu es déjà là toi ? Qu’est ce qu’il y a de spécial aujourd’hui pour que tu te lèves de si bonne heure? feignit-t-il.

_Ha ha, très amusant.

_Non vraiment, je ne vois pas… Ce n’est pas comme si ça faisait des jours que tu nous en parlais.»

Mais avant qu’elle ait eu le temps de répliquer quelque chose, Dudley rajouta :

_« Joyeux anniversaire, Jade ! »

Après lui avoir fait un gros bisou sur la joue, elle retourna s’asseoir. Son père se servit du café mais lorsqu’il l’approcha de la bouche, un bruit le fit sursauter et « Paf ! » la tasse s’éclata par terre.

_«Dé-désolé chérie, s’excusa-t-il à moitié gêné et à moitié effrayé par la réaction de sa femme.

_Mais qu’est ce qui t'arrives en ce moment ?! soupira Julie, déconcertée. C’est la quatrième tasse que tu casses!

_Euh... je sais pas... l’émotion sans doute ! bredouilla Dudley. Notre petite fille grandit trop vite ! »

Pfff, c’était une excuse pitoyable, pensa Jade. Mais ne voulant pas de dispute le jour de son anniversaire, elle plaisanta :

_ «Je ne suis plus petite maintenant ! J'ai 11 ans et l'année prochaine j'irai au collège ! Je prendrais le bus toute seule, à moins que vous ne me laissiez y aller en skate et dans ce cas…débita Jade.

_Jade, intervint sa mère, pour nous tu seras toujours notre petite fille même lorsque tu seras mariée ! Et je t’ai déjà dit NON pour que tu ailles au collège en skate. Je ne compte pas revenir sur cette décision. Tu sais très bien ce que j’en pense du skate. »

Le ton employé par celle-ci laissait clairement entendre que ce n’était pas négociable. Bon, elle aura au moins tenté le coup.

Faisant mine de bouder, Jade avala son bacon. En réalité, elle était satisfaite du changement de sujet qu’elle avait provoqué. Mais, elle était quand même curieuse de savoir ce qui arrivait à son père en ce moment. Il avait les traits fatigués et de gros cernes autour des yeux. Il était tellement nerveux que le moindre bruit le faisait sursauter. Malheureusement, ni elle ni sa mère ne connaissait la raison de ce comportement.

Pourtant, Jade avait peut être une petite idée de ce que cela cachait... Elle avait remarqué qu’il était comme ça depuis le jour de son anniversaire, c'est-à-dire le 23 juin. Ce jour là, Pétunia et Vernon devait rendre visite à leur fils. Et, comme à chaque fois, cela avait déclenché une vague d’agitation et de tension dans toute la maison. Comme d’habitude, sa mère était devenue extrêmement irritable et s’était lancée dans un nettoyage frénétique de la maison tandis que son père, tout aussi nerveux que sa femme, s’était occupé de tailler les haies au centimètre près.

Quant à elle, c’était toujours la même chose: elle devait aider au mieux ses parents et supporter leurs mauvaises humeurs. Elle devait également être présentable, c’est-à-dire, porter une robe et avoir une coiffure irréprochable. C’est ce point-ci qui, généralement, posait un problème.

C’est pourquoi, malgré les réticences de sa fille qui avait l’impression de devoir se déguiser pour voir ses grands parents, sa mère l’avait amenée dans un salon de coiffure la veille de l’anniversaire de Dudley.

Après quelques heures de travail, le coiffeur avait réussi, non sans difficultés, à discipliner ses cheveux. Tout le monde paraissait ravi du résultat. Mais lorsqu’elle se regarda dans la glace, elle y vit une inconnue. On lui avait fait une frange affreuse, avec des cheveux lisses et courts. Elle avait l’impression d’avoir un casque à la place des cheveux et ça lui donnait une ressemblance flagrante avec Dark Vador (grand méchant d’un de ses films préférés). Elle se sentait vraiment très mal à l’aise ainsi.

C'est alors que, pendant que Julie payait, ses cheveux recommencèrent à frisoter et à s'ébouriffer. En quelques minutes, l'affreuse frange avait disparu et ses cheveux étaient retournés à leur état naturel. En ce qui la concernait, c’était une excellente nouvelle. Mais son père avait eu un haut-le-cœur en voyant ses cheveux se rebiffer. Il était brusquement devenu blanc comme un linge et durant tout le trajet de retour, il avait gardé un visage fermé et troublé. Sa mère elle, bien que perplexe, s’en était amusée. Jade avait alors pensé à ce moment-là que la réaction de son père devait avoir un rapport avec ses grands parents et leurs maniaqueries. En fait, elle apprendrait plus tard que ça avait bien un rapport mais pas celui qu’elle pensait.

Avalant son jus d'orange, elle se débarrassa de son assiette et se tourna vers ses parents. Les yeux plein d’espoir, elle demanda:

_« Je peux ouvrir les cadeaux maintenant ?

_Bien sûr ! Vas-y ma chérie, l’autorisa sa mère. »

Mais Dudley, lui, n'avait eu aucune réaction. Il était en train de regarder dehors comme s'il s'attendait à voir quelqu'un ou quelque chose se produire.

_« Dudley, tes parents n'arrivent qu’à midi, qu'est ce que tu regardes comme ça ? demanda Julie en jetant un œil par la fenêtre elle aussi.

_Oh ? Rien ! Rien du tout, éluda-t-il en se dépêchant de reprendre le cours de la conversation. Vas-y ma chérie, ouvre tes cadeaux! l’encouragea son père d’un geste de la main.»

Elle se pencha alors sur le premier paquet. C'était une jolie robe d'été, dans les couleurs turquoise qui s’harmonisait avec son teint de pêche et ses yeux verts.

_« Mer-ci ma-man ! se força-t-elle à articuler. »

Elle n'aimait pas porter de robe et sa mère le savait très bien. Lorsqu’elle en portait, elle avait toujours l’impression d’être ligoté comme un saucisson. Elle ne pouvait pas bouger comme elle le voulait.

Ne s’attardant pas dessus, elle ouvrit le deuxième paquet. C’était un magnifique livre ancien à la reliure en cuir et dont la couverture représentait un dragon aux narines fumantes. Il était intitulé «Bestiaire des créatures fantastiques».

Emerveillée, elle ouvrit le livre et plongea son nez dedans pour s’enivrer de l’odeur. Puis, elle le feuilleta. C’était une véritable encyclopédie de plus de 500 pages racontant l’origine des mythes, expliquant les récits et la symbolique de ces créatures.

Depuis toute petite, elle se passionnait pour les récits fantastiques, mythes et légendes existantes, au grand désespoir de sa famille qui préfèrerait la voir travailler davantage à l’école que lire ces inepties. A quoi pourrait-il bien lui servir dans la vie réelle de connaitre des histoires inventées de toute pièce pour les petits enfants ?

Elle posa alors délicatement le livre sur la table, comme s’il s’agissait d’un lingot d’or qu’on ne voudrait pas effriter. Puis sous les yeux amusés de ses parents qui n’avaient pas beaucoup d’occasion de la voir si précieuse, elle déchira le 3ème paquet. Il était long et fin, et jamais elle n’aurait pensé que ses parents lui offriraient ça.

C’était un skate avec de beaux tribals peints dessus, accompagné de toutes les protections qui pouvaient exister: casques, genouillères...

Elle allait enfin pouvoir remplacer son ancienne planche qui partait de plus en plus en lambeaux.

Ce cadeau la touchait énormément car ses parents, surtout Julie, avaient eu beaucoup de mal à la laisser faire ce « sport ». D’ailleurs, ils avaient encore beaucoup de mal. Mais devant l’insistance de leur fille, ils n’avaient pas beaucoup eu le choix. Soit Jade en faisait en douce sans aucun contrôle de leur part, soit ils trouvaient des compromis et pouvaient s’assurer de la sécurité de leur fille. C’était certainement dans cette optique-là qu’ils lui avaient offert cette nouvelle planche. Mieux valait qu’elle soit neuve que cassée. C'était moins dangereux.

A cause du silence inhabituel de leur fille, M. et Mme Dursley commencèrent à s'inquiéter.

_«Alors? Ils te plaisent? demanda Dudley. »

Encore sous l’effet de la surprise, Jade se contenta de bouger la tête de haut en bas en signe d’approbation.

_«Dieu merci ! On a enfin trouvé le moyen de faire taire notre pipelette de fille ! s’esclaffa Julie.»

Un sourire en coin se forma alors sur le visage de Jade. Même si elle connaissait déjà la réponse, elle demanda :

_ « Ça veut dire que je pourrai me rendre au collège en skate ? tenta la jeune Dursley en montrant son cadeau du doigt. »

La réponse fut automatique.

_« Qu’est ce que j’ai dit tout à l’heure ?

-….»

Elle se languissait de l’essayer et de voir s’il était de bonne qualité. Elle avait hâte de retrouver cette sensation de liberté qu’elle ressentait à chaque fois qu’elle s’élançait sur son engin à roues. Ça allait être dur de patienter toute la journée.

Elle remercia ses parents et alla ranger ses cadeaux dans sa chambre.

O°OoO°OoO°OoO°OoO°O

 

Il fallait s'en douter, ce n'était pas un cadeau désintéressé que sa mère lui avait offert.

Lorsqu'il s'agissait de recevoir ses beaux-parents, Julie devenait excessivement pointilleuse. Ainsi, quand sa mère ordonna à Jade de porter la robe turquoise et ses sandales blanches, elle s’exécuta aussitôt. C’était la chose la plus sage à faire. N'étant pas à l'aise dans son accoutrement, la jeune fille gigotait dans tous les sens et touchait nerveusement sa robe toutes les 30 secondes.

_« Jade, arrête de te tripoter, ta robe est très bien comme ça. Tu vas finir par la froisser ou l'abîmer, ordonna Julie. »

Puis la regardant  de haut en bas elle ajouta :

_« Elle te va à merveille ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu ne t’habilles pas plus souvent comme ça ! Bon, il reste tes cheveux à coiffer… Mais tu es magnifique! »

La sincérité et la fierté qui se dégageaient de ces mots la fit rougir tout en l’agaçant.

« Ding dong. »

Quelqu’un venait de sonner  à la porte. C’était Jimmy Jaunard, le frère ainé de Julie. Ils se ressemblaient beaucoup tous les deux. La même blondeur orangée et cette même beauté rassurante et élégante. La seule différence notable se trouvait dans leurs yeux. Alors que sa mère avait des yeux limpides et turquoise, son frère, lui, possédait des yeux profonds de couleur noisette.

Jimmy était la seule famille qui restait à Julie. Il y avait environ 20 ans de cela, leurs parents et cousins furent tués dans un ouragan dans le West country. Ce fut l'une des catastrophes naturelles qui marqua le plus l'Angleterre des années 90. Personne n’avait pu le prévoir. Julie et Jimmy, qui était à Londres à ce moment là, y avaient échappés. C’était trop douloureux, ils n'aimaient pas en discuter. D’ailleurs, comme ils parlaient peu de leur jeunesse c’est à peine si Jade connaissait le nom et le prénom de ses grands parents. Et encore, elle ne les connaissait que parce qu’elle  avait hérité de celui de sa grand-mère : Mme Jade et M. Jacques Jaunard, émigrés français.

Du coup, sa famille était composée seulement de 7 personnes : ses parents, Pétunia et Vernon, sa grande-tante Marge (qu’elle détestait), Jimmy ainsi que son colocataire de longue date : Alex. Elle était donc la seule enfant de la famille, ce qui lui procurait un énorme manque. Que ce soit à Noël ou pour les anniversaires, elle se sentait toujours seule. Car, même si elle ne manquait pas d'amour, c'étaient des adultes et très vite elle s'ennuyait dans les conversations. De plus, quelle famille ! En grandissant, elle s’était aperçue qu'un certain nombre de sujets étaient tabous lors des repas de famille. Par exemple, Alex n’était pas invité lorsque Pétunia et Vernon étaient présents. Personne ne parlait de la vie de sa mère ou de son oncle avant l'ouragan de peur de les blesser. A chaque fois que Jade parlait de ses lectures fantastiques, son père changeait de sujet. Et en ce qui concernait son enfance parfaite, c’était d’un ennui mortel. Bref, Jade pourrait continuer la liste des tabous encore longtemps tellement elle était longue.

 Elle avait vite compris que seul le fait qu’elle soit l’enfant unique de la famille permettait de réunir tout le monde autour d’une table. Si elle n’était pas là, tout le monde s’ignorerait, voire pire.

 C’est pour ça qu’elle se sentait terriblement seule et bridée. Souvent, elle s’imaginait au milieu d'une grande famille lointaine, complètement désordonnée et loufoque dans laquelle elle pourrait rire sans retenue avec ses cousins, parler de tout et n’importe quoi, une famille qui apprécierait ses talents sportifs et surtout une famille soudée et unie.

Elle était justement dans l’un de ses rêves, quand la sonnette retentit à nouveau ! Cette fois-ci, c'était ses grands parents.

_« Joyeux anniversaire, Jade ! s'écrièrent en cœur les deux seniors. »

Elle leur fit la bise et récupéra les cadeaux que lui tendaient ses grands parents. Puis, Pétunia, pour mieux examiner le visage de Jade, souleva son menton :

_«Décidément, tes cheveux ne sont toujours pas coiffés. Tu as 11 ans maintenant, tu deviens une petite femme. Tu verras, les produits que je t'ai achetés font des merveilles ! Aucun garçon ne résistera à ton charme, indiqua-t-elle ravie d’elle-même. »

Mais quelle idée, pensa une Jade dégoûtée.

Mais elle n’en attendait pas moins de la part de sa grand-mère. Une fois qu’elle eut rattrapé Vernon dans le salon, on entendit des : « Pétunia vous êtes ravissante », des « Comment ça va mam’? » et ils eurent des réponses comme « Figure toi qu'hier soir, Mme Prentice est rentrée chez elle complètement ivre ! Elle a renversé sa poubelle et est rentrée chez elle sans même la ramasser. J'aurai honte à sa place ! Et dire qu’elle est mère de deux enfants... »

Et voilà, le manège habituel commençait entre les adultes. Comme elle ne savait pas trop où se mettre dans les conversations, elle décida d’ouvrir ses cadeaux. Il y en avait trois. Le premier était celui de Jimmy. C'était le tout dernier modèle d'appareil photo numérique !

S’il y avait un avantage à être le seul enfant de la famille, c’était bien de recevoir des cadeaux hors de prix comme celui là. Ils n’avaient qu’une seule personne à gâter, et c’était elle. Cependant, elle aurait volontiers échangé tous ses cadeaux (sauf peut être le livre et le skate qu'on lui avait offert le matin même) contre une sœur, un cousin ou un animal domestique. Hélas pour elle, même les animaux lui étaient interdits car sa mère était allergique aux poils. Jade se contentait alors des chats de gouttière et des chats sauvages qu’elle croisait dans le parc. Elle leur donnait régulièrement à manger et jouait avec eux quand ils se laissaient approcher.

Dans d’autres circonstances, elle aurait été ravie d’avoir un appareil comme celui-ci. Mais qu’avait-elle à immortaliser ici? Des gens qui ne s’appréciaient pas entre eux. Une vie banale, dans un quartier bourgeois ennuyeux où tout était réglementé et figé. Bref, rien qu’elle n’avait envie de re-regarder sur des photos plus tard.

Coupant toutes les conversations en cours, elle alla remercier son tonton.

_« C'est aussi de la part d'Alex, dit-il discrètement en souriant.

_D'ailleurs, comment va ton entreprise? entama Dudley, nous, à cause de la crise, on a dû .... »

Et voilà. Jade, n’était déjà plus dans la conversation. Elle ne comprenait pas tout le jargon qu'ils utilisaient pour parler boulot. Jimmy avait sa propre entreprise de dépannage informatique. Ce qui avait valu à Jade tout un tas d’ordinateurs et de consoles de jeux auxquels elle n’avait que très peu joué.  Elle voulait vivre de vraies et belles aventures, là où il se passe des choses à vous couper le souffle. Mais pas dans un monde virtuel.

Sans plus attendre, elle ouvrit la suite des cadeaux. Celui qu’elle avait choisi était accompagné d'une carte. C'était de la part de la tante Marge qui s’excusait de ne pas pouvoir se déplacer à cause de ses chiens qu'elle ne pouvait laisser seuls. Sans lire le reste de la carte, elle ouvrit le paquet. C'était un assortiment de bijoux plus pompeux les uns que les autres qu’elle ne porterait jamais. Elle les posa rapidement à côté pour se concentrer sur le dernier. C’était de la part de ses grands-parents. Comme elle s'y attendait, c'était une série de masques et de lotions pour assouplir et lisser ses cheveux rebelles ainsi que des coffrets de maquillage. Dans un soupir exaspéré, elle ouvrit l'enveloppe qui allait avec. A sa grande surprise, ce n'était pas une lettre mais deux places gratuites pour le nouveau parc d'attraction qui venait d'ouvrir à Little Whinging. Celui-ci remplaçait l'ancien zoo qui avait fait faillite il y a quelques années de ça. On lui avait raconté qu’un jour, un boa, une des attractions principales, s’était échappé. Les gens craignant pour leur sécurité, avaient délaissé le zoo. Une chose en entrainant une autre, à cause du manque d’argent, ils n’avaient jamais pu acheter d’autre attraction vedette pour attirer la foule et c’est ainsi qu’ils avaient fait faillite.

_« Wouah ! Merci beaucoup ! C’est une super idée ! s’exclama Jade.

_On savait que ça te plairait ! Tu as toujours été une petite courageuse, n’ayant jamais froid aux yeux !

Puis, Vernon ajouta fièrement en bombant le torse :

_Comme ton père et ton grand père!

_Alors, qui vas-tu inviter pour aller avec toi au parc? demanda Pétunia. »

Aïe! Le peu d'enthousiasme qu'elle avait ressenti jusqu’à présent, venait de s’envoler d’un coup. A qui pourrait-elle bien demander ? Elle avait bien des connaissances, des gens à qui elle disait bonjour et qui se montraient sympathiques avec elle, mais sans plus. Ce n'était pas des amis. Elle n'avait ni leurs mails, ni leurs numéros de téléphone et donc une invitation pour aller au parc d'attraction avec elle était impensable.

La tête baissée, elle ne sut quoi répondre.

_« Et la petite O’Brien ? Vous êtes de bonnes amies toutes les deux, non ? »

Pour la deuxième fois de l’après midi, Pétunia mit les pieds dans le plat.

Nous étions de bonnes amies rectifia Jade dans sa tête. Cela faisait déjà quelques mois que c’était la guerre entre elles. Avant l’incident, elles étaient même inséparables. Mais depuis…

Alors qu'un silence gênant venait de s'installer, Jimmy proposa.

_ «Eh bien je viendrai avec toi! Il parait qu'il y a de super montagnes russes là-bas ! J’ai toujours eu envie de les essayer. Qu'est ce que t'en dit, Jade ?

_ Ça serait génial ! répondit-elle. »

Puis, une fois que l'ambiance s'était réchauffée, les conversations reprirent leur cours normal. Son oncle se baissa légèrement vers elle et lui chuchota doucement à l'oreille :

_ « Alex viendra aussi mais chut ! Ne le dis pas à tes grand parents, sinon ils vont récupérer les billets illico presto, lui confia Jimmy en lui faisant un clin d'œil.»

Elle acquiesça avec un petit sourire en coin.

Trente minutes plus tard, ils passèrent à table. Le dîner préparé par Julie était digne d’un grand chef, elle s’était vraiment surpassée pour sa fille (et pour impressionner ses beaux-parents). Au moment où Jade s’apprêtait à souffler les bougies, elle fut interrompue par un grand fracas de verre brisé en provenance de la cuisine.

Surpris, tous restèrent immobiles quelques instants. Dudley, ravalant courageusement sa salive, s'exclama d'un sourire forcé :

_ « C'est rien, c'est rien. J'ai laissé la fenêtre de la cuisine ouverte ! Le vent a dû faire tomber quelque chose. Je reviens tout de suite ! »

Une fois dans la cuisine, il resta figé de stupeur ! Le pire scénario venait de se produire. Une chouette qui venait apparemment de louper son atterrissage, se tenait sur la table, une lettre dans le bec. Elle avait dû passer à travers la fenêtre qui, en effet, était restée ouverte. La fautive, un peu secouée et pour attirer l'attention, se mit à hululer ce qui fit sortir immédiatement Dudley de sa léthargie. D’un geste vif, il prit la lettre.

_ « Dudley ? Tout va bien chéri ? demanda Julie.

_ Ouiii! oups! sa voix était montée dans les aigus sous le coup de la panique. Hum hum, ça va ça va, un coup de vent! se reprit-t-il. »

Mais les sauts de sa voix n'étaient pas passés inaperçus. Julie se précipita dans la cuisine suivie par Pétunia, mère aimante et insatiable commère.

Ça ne pouvait pas plus mal tomber ! Une chouette en plein milieu du repas familial !

Non non ! Elle n’aurait pas pu attendre deux heures de plus pour apporter sa lettre ?! s’emporta Dudley dans sa tête.

Il fit des grands signes pour faire partir la chouette qui outrée par son comportement lui pinça le doigt d’un coup sec avant de sortir.

_« Aie! Sale bête ! marmonna-t-il.

_Dudley ? Ce fut sa femme qui arriva la première. Mon chéri, mais qu'est-ce que tu fabriques? »

De dos, il se pressa de mettre l’enveloppe sous son t-shirt avant de se retourner vers elle :

_ « Oh ! Tu t'es coupé ! Montre-moi ça ! s’empressa Julie.

_ Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que tout va …s’interrompit Pétunia en poussant un cri. Mon dieu ! s’exclama-t-elle horrifiée par tant de désordre. »

Puis, elle se baissa pour ramasser les morceaux de verre brisé par terre.

_ « Laisse maman, je vais le faire! dit Dudley pressé que tout le monde sorte de la pièce.

_ Aïe ! Julie !

_Arrête un peu de gesticuler ! Je regarde si un morceau de verre est resté coincé.

_Ça va, ça va, je n’ai rien, répondit-t-il agacé. Je vais me mettre un pansement et je reviens ! »

Se dégageant de sa femme et de sa mère, il prit la direction de l’étage. Dudley essayait de  marcher le plus vite possible tout en essayant de cacher son empressement. Il fallait que personne ne se doute de rien. Qui donc pouvait lui envoyer une lettre par hibou? Harry ? Pourquoi ? L'anniversaire de sa fille ? A moins que... Non ! Il ne pouvait s'y résoudre.

Ça ne peut pas être ça ! Il ne faut pas que ce soit ça ! Se dit-il avec force comme s’il récitait une prière.

Transpirant et tremblant, il ferma la porte de la salle de bain à double tour. Pour se donner le temps de se calmer, il passa d’abord le doigt sous l’eau et y mit un pansement. Puis, il prit une grande respiration et retira l'enveloppe de sous son t-shirt.

Non!!! Il reconnut aussitôt le sceau de cire frappé d'un écusson représentant un “P”, entouré d'un aigle, d'un lion, d'un blaireau et d'un serpent.

S'il sut au premier coup d’œil d'où venait cette lettre, c’était pour la bonne raison qu'une vingtaine d'années plus tôt, une quarantaine de lettres similaires avaient déboulé dans leur cheminée, obligeant sa famille à déménager temporairement pour qu'elles ne leur parviennent plus. Oh bien sûr, ça n’avait pas arrêté les lettres. A l'époque, elles étaient toutes adressées à son cousin. Mais aujourd'hui...

_« Fiston, ça va ?demanda Vernon du bas des marches.

_Ouais, ouais ! J'arrive toute de suite ! répondit-il en maîtrisant sa voix. »

Ses pires craintes venaient d'être confirmées. Comment allait-il faire?? Ses parents ? Sa femme? Allait-elle le quitter quand elle l’apprendrait ?

Se reprenant, il comprit qu'il ne pouvait rester plus longtemps dans la salle de bain sans attirer des soupçons. Comme garder la lettre sur lui était trop dangereux, il la lança sans réfléchir à la poubelle, en jetant par dessus les papiers du pansement. Il regarda une dernière fois le visage soucieux que lui reflétait le miroir, respira un grand coup pour calmer sa subite accélération cardiaque et sortit de la salle de bain.

La suite de l'après midi se déroula sans autre incident. Et à 17h tous les invités étaient partis. Dudley semblait à bout de souffle et s'affala dans le premier fauteuil qui s'offrait à lui.

_« Ça va, papa ? demanda Jade inquiète. »

Il la regarda, incertain sur ce qu'il devait ou non révéler.

_« Dudley ? Tu viens m'aider à débarrasser ? s’exclama Julie de la cuisine, déguisant un ordre en question. »

Trop heureux de la diversion que lui offrait sa femme, il se leva et entra dans la cuisine. Puisque plus personne n'avait besoin d'elle ici, Jade décida de filer à l'étage.

Comme elle avait les mains collantes à cause des bonbons dont elle s'était goinfrée, elle passa d'abord par la salle de bain afin de se les laver. Elle était pensive. Son père n'était pas comme d'habitude et elle s’interrogeait sur le regard qui lui avait porté un peu plus tôt.

Distraite, elle fit tomber la serviette par terre. Mais alors qu'elle se penchait pour la récupérer, elle remarqua une enveloppe jaunie dans la poubelle. L'adresse était inscrite à l'encre verte. Curieuse, elle la récupéra. Elle était lourde et épaisse, et…

… Quoi ?! Elle lui était adressée!

Mlle J. Dursley

 Dans la plus grande chambre du

4 Maple Street

Great Hangleton

Surrey.

Elle recevait rarement du courrier. Parfois l'oncle Jimmy lui écrivait lorsqu'il partait en vacances avec Alex mais sinon, comme sa seule famille se trouvait dans le coin, elle ne recevait pratiquement pas de courrier.

A la recherche d'autres informations, elle l’observa sous tous ses angles. Pas de timbres.

Bizarre, songea-t-elle.

Puis, elle vit le cachet qui scellait l’enveloppe. On aurait dire un de ces sceaux de cire qu’elle voyait dans les films de cape et d’épée.

Bon ben dans ce cas, le mieux pour savoir qui m'écrit est de l'ouvrir moi-même! s'encouragea Jade.

 

Collège Poudlard, école de sorcellerie

Directrice : Pomona Chourave

Ordre de Merlin première classe.

 

Chère  Mlle Dursley

Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.

La rentrée étant fixée au 1er  septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Nous restons à votre disposition pour d'éventuelles questions ou rencontre.

Veuillez croire, chère Mlle Dursley, en l'expression de nos sentiments distingués.

 

Londubat Neville, Directeur adjoint

 

Elle la relut plusieurs fois en se demandant si c'était une mauvaise blague qu'on lui faisait. Cette garce d'O'Brien aurait sûrement trouvé ça très drôle. Ça n’était tout de même pas sa faute si des choses qu’elle n’expliquait pas s’étaient produites en sa présence ! En d’autres circonstances, elle aurait trouvé ça très cool, mais là, elle n’appréciait pas d’être la cause de la bizarrerie.

Puis, cherchant de plus amples informations, elle relut la lettre une dernière fois.

Comme un feu d’artifice, une tonne de questions explosaient dans sa tête. Tout d'abord, comment se faisait-il qu'une lettre qui lui était adressée, ait fini dans la poubelle de la salle de bains?

Elle entendit au loin son père faire tomber un couvert, et sa mère exaspérée l’enguirlander :

_« Enfin ! Dudley ?! »

Elle eut tout de suite sa réponse. La seule personne à être montée dans la salle de bain dans le courant de l'après midi, c'était son père. La seule personne à avoir un comportement étrange ces temps-ci, c’était son père. Mais pourquoi ? Pourquoi diable lui avait-il caché cette lettre ? Depuis quand l'avait-il reçue ? Même si ce que comportait cette enveloppe n’étaient que des sornettes, il n'avait pas à trier pour elle ! Ah ça non ! De quel droit lui cachait-il le peu de lettres qu'elle recevait ?!  Et s’il s’était déjà permis de trier pour elle ? Jade était furieuse.

Sans même réfléchir, elle descendit dans le salon d'un pas déterminé, et s'écria en imposant le silence dans le couple :

_« Papa ! Pourquoi tu ne m'as pas montré cette lettre?! »

Il devint tout à coup très pâle, puis tourna au vert pour retrouver une couleur rose et enfin devenir rouge vif :

_« Où tu as trouvé ça ?! HEIN ? Redonne-moi ça tout de suite ! explosa-t-il. »

C'était la première fois qu'il se mettait dans une fureur pareille. Et sans raison en plus ! Choquée, toute la colère de Jade s'était dissoute en un instant. Ce n'était pas le père qu'elle connaissait ça ! D'habitude, c'est Julie qui s'occupait de gronder tout le monde. Dudley lui, était plutôt le papa gâteau.

Aussi abasourdie que sa fille, Julie resta figée quelques instants les yeux grand ouverts, tournée vers son mari. Mais lorsque Dudley arracha la lettre des mains de sa fille qui menaçait de se mettre à pleurer, Julie se réveilla :

_« DUDLEY DURSLEY!  rugit-elle. Rend lui tout de suite cette lettre! TU M'ENTENDS ?!»

Ouille, quand Julie se mettait à prononcer les noms des personnes en entier, ça ne présageait rien de bon. Il n'avait nullement envie de la lui redonner et d'avoir à expliquer ce qu’elle contenait. Il s'était juré de ne jamais en parler ! Pourquoi le sort s’acharnait-il comme ça ? Mais, voyant sa fille éclater en sanglots et le regard féroce de sa femme, un frisson le parcourut et il baissa l’échine. Il approchait peut-être des quarante ans mais quiconque l'aurait aperçu dans cette posture-là, aurait vu un jeune adolescent pris en faute et se faisant remonter les bretelles par sa mère.

A contre cœur, il redonna la lettre à Jade.

_« Maintenant, j'exige une explication ! J'ai fermé les yeux sur ton comportement bizarre de ces dernières semaines, mais que tu passes tes nerfs sur notre fille, c’en est trop ! Tu vas t'expliquer immédiatement !

_Je ne passe pas du tout mes ne… commença Dudley

_CA SUFFIT ! s’impatienta Julie. »

L'espace d'un instant, il pensa refuser. Peut être qu’en faisant la forte tête ou en l’ignorant, les choses disparaitraient d’elles-mêmes ?

Puis l'image d'un gros enfant potelé soumettant son cousin à sa volonté s'imposa à lui. Puis une seconde image s'immisça dans sa tête : une rue étroite et sombre, le froid inhabituel en plein milieu de l’été, les sentiments et images horribles qui l’avaient traversé, Harry lui sauvant la vie, la prise de conscience qui s’était imposé à lui. Repoussant ses nausées et ses souvenirs, il répondit sur un ton de défi :

_« Très bien ! Très bien ... Vous voulez savoir ? Vous voulez vraiment savoir ???

_Oui ! répondirent Julie et Jade.

_Vous allez savoir! Mais il ne faudra pas venir se plaindre après ! grommela Dudley. »

Puis, respirant un bon coup, il ajouta :

_« Asseyez-vous. Vous allez en avoir besoin. »

 

Commentaire de l'auteur Eh bien voilà.

Dans une semaine (peut être moins) l’heure sera aux révélations. Le chapitre sera un peu plus court que celui-ci. C'est ma correctrice qui va être contente.

J'espère que vous serez au rendez vous ^_^.
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales