Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 318 lectures  - 3 commentaires [05 décembre 2021 à 21:22:58]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Livres-Romans

 > 

Eragon

Fiction du T4
[Histoire Terminée]
Auteur: Ombe Vue: 7236
[Publiée le: 2011-12-19]    [Mise à Jour: 2012-07-27]
13+  Signaler Action-Aventure/Heroic Fantasy/Amitié Commentaires : 48
Description:
Eragon vient de perdre ses maîtres et doit se débrouiller seul avec les Vardens pour vaincre le roi tyran.
De plus, Murtagh est toujours un prisonnier sans chaîne. Il sait comment se libérer, mais parviendra-t-il à changer son vrai nom ?
Leur rencontre avec une jeune femme nommée Sarah va-t-elle changer leurs destins à tous deux ?
Crédits:
La plupart des personnages sont de Paolini, mais certains sont de moi ou tirés de légendes.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Chapitre 8 : Le messager de l'espérance

[6479 mots]
Publié le: 2012-02-22Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voilà, petit chapitre. bonne lecture.

 

Chapitre 8 : Le messager de l’espérance.

 

Lorsqu’ils arrivèrent au camp après six jours de voyage, au matin du septième, les elfes les conduisirent directement au bureau de Nasuada. Ils laissèrent leurs chevaux à l’écurie avant d’entrer dans la forteresse. Nasuada, Arya et Islanzadì (dans un miroir) les attendaient à l’intérieur. Eragon et Luce étaient les seuls à ne pas avoir laissé leur capuche sur leur tête. Mais Faolin et Glenwing ne se firent pas prier pour retirer les leurs lorsque Nasuada le leur demanda. Eragon guetta la réaction d’Arya et sentit son cœur chavirer devant son expression surprise et la lueur d’espoir dans ses yeux. Faolin échangea un regard avec elle et entama :

 

-          Lorsque nous avons été attaqués, Durza nous a maintenu en vie et a fait en sorte que tu ne nous voie pas jusqu’à notre transfert à Urû’baen.

 

Arya n’en croyait pas ses yeux, elle avait devant elle ses deux compagnons de route qu’elle croyait mort, elle se retint cependant de prendre Faolin dans ses bras. Nasuada demanda :

 

-          Pourrais-je savoir vos noms ?

-          Bien entendu, je suis Glenwing et mon ami se nomme Faolin.

-          Si j’ai bien compris ce que nous a dit Eragon, nous sommes sensé être morts, poursuivit Faolin.

-          C’était donc vous les deux prisonniers dont parlait Luce, fit Islanzadì.

-          Je ne vous ai jamais parlé de prisonniers, dit la jeune femme.

-          À nous, non, fit Arya. Mais à Murtagh, si.

 

Luce parut offusqué et elle dit, la voix emplit de colère :

 

-          Vous m’avez espionnée ! Vous ne savez donc pas ce que veut dire l’expression « vie privée » ?

-          Tu aurais pu nous dire que tu avais un contact à Urû’baen, répliqua Nasuada. Imagine qu’il se serve de toi pour obtenir des informations sur les Vardens.

-          S’il se servait de moi, pourquoi est-ce qu’il m’aurait indiqué où trouver les plans de Dras Leona, d’Urû’baen et des souterrains de la ville ? De plus, je n’ai aucun compte à vous rendre, je ne suis au service de personne. De toute façon, on ne parle jamais de la guerre lorsqu’on se voit, alors comment pourrait-il se servir de moi ?

 

Elle semblait vraiment en colère face aux insinuations de la reine Vardens. Derrière elle, un petit tourbillon de poussière commençait à se former, image de sa magie incontrôlée. Elle voulait tous les envoyer valser et leur faire payer leur incursion dans sa vie privée. Eragon sentait bien le danger approcher et s’éloigna prudemment d’elle. Arya finit par dire :

 

-                     Tu devrais te calmer Luce. C’est vrai, tu es libre d’agir à ta guise, mais ici, c’est notre pays et on ne peut pas se permettre que tu gâche les chances des Vardens. Tout ce que l’on te demande, c’est de ne pas jouer les espions pour le roi sans le savoir et d’arrêter de nous mentir. Dans une guerre, personne ne peut survivre seul, alors tu dois choisir un camp, sinon tu finiras prise entre deux feux. Si tu veux survivre ici, il faut que tu te fasses des alliés, et ce n’est pas en marchant comme ça que tu y arriveras. Maintenant, tu te calmes et tu arrêtes de faire voler des objets à tout vas.

 

Luce lui jeta un regard assassin, mais elle ne pouvait nier la justesse de ses paroles. Elle reprit peu à peu le contrôle de son pouvoir et la tension dans la pièce baissa d’un cran. Elle était toujours furieuse contre les trois femmes, mais elle se contenta de s’asseoir en croisant les bras. Eragon leva les yeux au ciel, une vraie tête de mule. Nasuada demanda :

 

-          Tu as parlé de plans, pourrait-on les voir ?

-          Oui, vous pouvez.

 

Elles patientèrent, pensant qu’elle allait les sortir, mais elle ne fit rien. La scène rappelait vaguement quelque chose à Eragon. Il soupira et dit :

 

-          Montre-les nous s’il te plait.

 

Elle détacha les sangles de son sac, le posa sur le sol et en sortit les trois parchemins sur lesquels elle avait copié les plans des deux villes. Elle les tendit à Nasuada qui les étala un par un sur la table. Elle hocha la tête avant de les enrouler et de les ranger. Ils discutèrent ensuite de ce qui s’était passé avec Faolin et Glenwing et ils passèrent tous les trois un test pour voir s’ils n’avaient pas trahi, Eragon devant retirer son bracelet de protection qu’il portait par habitude.

Lorsqu’il purent enfin sortir, le jeune homme n’avait qu’une chose en tête, voler avec Saphira. Dès sa sortie, il monta sur la dragonne qui décolla aussitôt. Il voulait aussi laisser Arya discuter avec ses anciens amis et savait qu’il ne supporterait pas de la voir avec Faolin. Saphira tenta de le détendre et elle y réussit en grande partie avec quelques figures et des plongeons dans l’eau fraiche. Ils volèrent durant toute la fin de la matinée et une bonne partie de l’après-midi, profitant de ces heures de libertés pour être tous les deux ensembles.

Lorsqu’il redescendit sur terre, il s’enferma dans ses appartements à la forteresse. Il se lava, se débarrassant de la poussière accumulée durant le voyage, même si son vol avec Saphira l’avait quelque peu humidifié. Il partit ensuite en direction de la bibliothèque avec une idée bien précise en tête. Il voulait poursuivre ses recherches. Par chance, il n’y avait personne à la bibliothèque, il put donc lire tranquillement et prendre des notes sur ce qu’il trouvait.

Deux semaines passèrent ainsi, il passait tout son temps à la bibliothèque ou en vol, évitant tout contact humain le plus possible. Il séchait même les réunions et disparaissait souvent pour être tranquille. Il évitait aussi Arya, Faolin et Glenwing, il n’avait même pas essayé de leur parler depuis son retour. Il ne savait pas si Faolin et Arya passaient beaucoup de temps ensemble, et il ne voulait pas savoir. Cependant, à chaque fois qu’il croisait Faolin dans les couloirs, il l’ignorait et bifurquait le plus vite possible.

Luce passa quant à elle ses journées à s’entraîner avec des elfes au terrain d’entraînement et à essayer d’apprendre l’ancien langage, bien qu’elle n’y comprenne rien. Pour elle, cette langue était un vrai casse-tête et était impossible à apprendre. Murtagh lui donnait souvent des nouvelles de lui, parlant des sauts d’humeur du roi qui était souvent en colère pour un oui ou pour un non depuis qu’Eragon et les deux elfes s’étaient enfuis. Il continuait de poursuivre les recherches d’Eragon, mais ne trouvait rien de bien concluant. Doran avait maintenant un peu plus de trois mois et elle avait commencé à le monter. Il se souvenait aussi de certaines informations enfuient dans sa mémoire et en parait avec Luce dès qu’il en retrouvait une. Elle notait tout cela dans un livret qu’elle rangeait sous clef dans un tiroir. Pour le moment, il n’y avait rien de bien concluant, mais elle ne désespérait pas. Elle savait que les informations endormies dans son esprit détenaient peut-être la solution au problème d’Eragon et permettraient donc à Murtagh de quitter la capitale. Elle avait de plus en plus peur que son amant ne s’en sorte pas et se fasse de nouveau capturer par le roi. Elle avait pris la précaution de poser un sort sur le bracelet pour que seul le porteur puisse le retirer, donc normalement le roi ne pouvait pas forcer l’esprit de Murtagh.

Après ces deux semaines de repos, ils partirent en direction de Dras Leona et ce fut plus difficile pour le Dragonnier d’éviter l’elfe qu’il aimait. Il passait le plus clair de son temps avec Saphira dans les airs sous prétexte de surveiller les alentours pour prévenir d’une attaque, mais le soir, il devait rester au sol. Durant la nuit, il observait de loin l’elfe discuter avec ses deux amis et cela lui brisait le cœur de la voir si proche de Faolin. Il ne supportait pas cette vision et préférait la plupart du temps se réfugier sous l’aile de sa dragonne.

Arya remarquait son comportement et le regard blessé et triste qu’il avait lorsqu’il la voyait avec Faolin. Elle se doutait que le jeune homme piquait une crise de jalousie et se sentait trahi en la voyant avec ses anciens amis. Saphira lui avoua même que son Dragonnier avait hésité à libérer Faolin. Elle lui en voulait de se conduire ainsi, comme un gamin, mais elle n’était pas décidée à faire le premier pas et préféra le laisser seul. De toute façon, il l’évitait.

Le voyage dura une semaine et le camp fut monté en une journée. Dès qu’ils s’arrêtèrent, Eragon disparut de la circulation et personne ne le vit durant deux jours. Il s’était réfugié sur Helgrind et avait nettoyé l’endroit en le fouillant de fond en comble une seconde fois. Il voulait aussi passer le moins de temps possible au camp avec les autres, préférant s’isoler. Saphira s’occupait de rassurer les chefs Vardens et de suivre les réunions à sa place, mais elle refusait de dire où il était passé et pourquoi il s’isolait de tout contact humain.

Nasuada s’inquiétait quand même et discuta du sujet avec Islanzadì et Arya. Arya se contenta comme explication de dire :

 

-          Il fait juste une crise de jalousie, comme tous les gamins de son âge.

-          Gamin ? demanda Nasuada.

-          Il se conduit comme tel en tout cas, dit la princesse.

-          Une crise jalousie, fit Islanzadì. Mais à propos de quoi ?

-          D’après vous ? Qu’est-ce qui a changé depuis son retour de prison ? Quel est son problème depuis des mois ?

 

Elles comprirent aussitôt de quoi elle parlait. Les sentiments qu’il avait pour la princesse étaient visibles comme le nez au milieu de la figure et la voir heureuse avec d’autres amis devait l’affecter particulièrement. Comme le disait la princesse, il se conduisait comme un gamin. Mais elles ne pouvaient rien y faire, à part le corriger, mais la princesse refusait de le faire, elle ne avait assez de ses gaminerie. Il n’avait qu’à murir un peu. Elles finirent par conclure la discussion.

Le siège de la ville se préparait plutôt bien. Grâce aux plans qu’avait ramenés Luce, ils purent décider d’une stratégie afin d’entrer dans la ville par les endroits les moins bien gardés. Eragon accepta d’être présent aux deux dernières réunions sous les demandes incessantes de Nasuada. Il ne participa pas et se contenta d’écouter avant de repartir et de s’isoler de nouveau. Il ne voulait voir personne, pas même son cousin. Il passait aussi les trois quarts de son temps à lire le Domia Abr Wyrda, persuadé qu’il contenait des indices sur la crypte des âmes.

Il y avait une autre raison à son isolement volontaire, il cherchait à trouver son vrai nom. Il avait déjà trouvé celui de Sloan, s’il faisait la même chose avec lui, il trouvera le sien. Mais l’image qu’il avait de lui était peut-être fausse, il devait se remettre totalement en question pour trouver ce qu’il cherchait, et pour cela, l’isolement était impératif, il ne devait pas être dérangé.

 

Le jour du siège arriva bien vite, après une semaine, et les deux dragons s’envolèrent au-dessus de la ville en mode furtif dans les heures sombres avant l’aube. Ils volèrent assez près du toit de la forteresse pour que les quatre personnes sur leurs dos puissent sauter. Eragon et Luce avaient chacun prit un elfe avec soit, le jeune homme choisissant Lupusänghren plutôt qu’Arya. Les dragons repartirent aussitôt et l’opération d’infiltration fut un succès, surtout grâce au sort d’illusion lancé pour cacher les deux dragons. Les quatre personnes éliminèrent en silence les gardes sur le toit et entrèrent dans la forteresse elle-même. Ils avaient une heure avant l’aube pour faire le plus de ménage possible et, si l’occasion se présente, capturer le gouverneur. Ils parvinrent à éliminer ou capturer une bonne partie de la garde de la forteresse. Ils sortirent finalement et se séparèrent pour s’attaquer chacun à son objectif. Eragon devait s’occuper des magiciens et des prêtres d’Helgrind. Luce s’occupait d’ouvrir les portes Sud et capturait les gardes des murailles. Lupusänghren éliminait les patrouilles en capturant les soldats si c’était possible. Et enfin, Glenwing sécurisait le palais et cherchait le gouverneur.

Pendant que l’opération était en marche, les Vardens se préparaient en silence dans les collines entourant la ville et les elfes usèrent d’un sort de réflexion pour cacher les troupes aux soldats sur les murailles. Les légers bruits que laissait parfois échapper un Vardens étaient masqués par la magie des elfes. Sur ce siège-là, ils misaient sur l’effet de surprise et la discrétion.

Lorsque le soleil se leva, il fut accompagné par les trompes d’alertes dans la ville, les quatre espions avaient été repérés. Les elfes annulèrent le sort et les hommes se précipitèrent sur les murailles presque sans protection. Les deux dragons s’occupèrent de nettoyer le reste des murailles pendant que Luce ouvrait les portes depuis l’une des tours.

Lorsque les Vardens entrèrent, ils virent une flopée de gardes qui se mettait en place devant la porte afin de les intercepter, mais ils attaquèrent de front.

Le siège avait débuté en faveur des rebelles car les quatre compères avaient bien fait leur travail. Les prêtres de Helgrind étaient tous soit mort, soit attachés et bâillonnés. Le palais était pour le moment sous contrôle, même si Glenwing avait un peu de mal à contenir les soldats à l’extérieur de la muraille interne à lui tout seul. Eragon vint rapidement l’aider, en éliminant quelques soldats au passage, et à deux, ils parvinrent à garder le fort. Cependant, le gouverneur était toujours introuvable. Ils le soupçonnaient d’avoir abandonné la ville peu après l’arrivée des Vardens.

Dès que le palais fut sous protection magique, les deux elfes le quittèrent et se séparèrent pour parcourir les rues et aider les Vardens qui en avaient besoin ou capturer les soldats. Eragon rencontrait parfois des elfes et les suivait quelques minutes avant de les laisser pour s’attaquer à un autre quartier de la ville. Il voulait surtout éviter de rencontrer deux personnes, Faolin et Arya. Malheureusement, le monde est petit. Alors qu’il venait de convaincre un groupe de soldat de se rendre, il entendit un combat dans la ruelle à côté, il s’y rendit et vit Faolin affronter une vingtaine de soldat. Il se contenta de l’observer, c’était un elfe, il devait pouvoir s’en occuper.

Lorsque le dernier soldat tomba, Faolin ne remarqua pas le garde qui était monté sur un toit et rengaina son épée. Eragon se contenta de dire, alors que le soldat bandait son arc :

 

-          Tu en as oublié un.

 

Faolin se tourna vers lui et Eragon lui désigna le toit sans bouger du mur contre lequel il était appuyé. L’elfe se retourna à temps pour voir la flèche et l’esquiver. Il prit un couteau à sa ceinture et le lança dans le cœur du soldat. L’elfe se tourna ensuite vers le jeune homme et dit :

 

-          Pourquoi tu ne m’as pas aidé ?

-          Tu es un elfe de plus de cent ans, je pense que tu es assez grand pour te débrouiller tout seul, répliqua Eragon en faisant demi-tour.

 

Mais Faolin ne l’entendait pas de cette oreille et rattrapa le Dragonnier. Il l’arrêta en lui attrapant le bras et en le forçat à le regarder. Il semblait en colère et demanda :

 

-          Mais qu’est-ce que tu as contre moi à la fin ?

-          Rien du tout.

-          Menteur, dès que tu me croises, tu sembles te sentir obligé de m’ignorer ou de me faire une vacherie. Je sais par exemple que c’est toi qui as caché certaines de mes affaires dans les quartiers des serviteurs.

-          Si tu le dis.

 

Eragon se dégagea et ajouta :

 

-          Plutôt que de me gronder, tu ferais mieux de faire attention à tes arrières.

 

Faolin se retourna et fouilla la rue du regard, mais il n’y avait personne. Lorsqu’il regarda de nouveau le Dragonnier, il avait disparu. Il jura en nain et étendit son esprit pour le trouver, mais il était à l’autre bout de la ville. Il se décida à le questionner après le siège. Il poursuivit son chemin.

Eragon avait profité de la distraction de l’elfe pour se cacher dans une maison bordant la route. Il patienta en l’observant par la fenêtre. Il finit par partir, mais le jeune homme préféra attendre quelques minutes de plus avant de sortir et de partir dans la direction opposée.

Le siège se termina sur une victoire des Vardens à la fin de la matinée. Le gouverneur fut retrouvé en train de fuir par un escalier caché derrière la cheminée de son salon. Ce fut Roran qui le trouva en sentant un vent frai venir de cet endroit. Il avait trouvé le déclencheur, qui était une torche qu’il fallait abaisser. Les elfes avaient rapidement arrêté le gouverneur et les dix soldats qui l’accompagnaient dans le souterrain. Ils furent conduits dans un des cachots en attendant que Nasuada les voie.

Eragon avait de nouveau disparu, ce qui énervait profondément certaines personnes, comme Nasuada, Faolin et Arya. On le chercha partout, mais personne ne le trouva et on le soupçonna aussitôt d’être retourné sur Helgrind. En réalité, il se cachait à la bibliothèque et faisait le plein de livre à emporter dans son refuge. Il se concentrait sur les livres faisant référence à la création des Dragonnier, à avant leur caste et à la fin de leur confrérie. Il réussit même, avec un peu de difficulté, à trouver deux livres en elfique sur les vrais noms. Ce n’étaient pas vraiment des manuels, mais il pouvait toujours s’en servir pour parfaire sa méthode.

Il retourna ensuite dans son refuge. Il avait aménagé l’une des grottes comme bureau où il travaillait, une autre lui servait de chambre et une troisième de garde-manger. L’entrée qui était immense lui servait le plus souvent pour s’entraîner, observer les étoiles et chercher son vrai nom, même s’il préférait une petite salle vide aménagée à cet effet. Il avait fait disparaitre l’odeur pestilentielle qui occupait autrefois les lieux et avait viré toutes les carcasses laissées par les Ra’zacs. Il avait aussi nettoyé les cachots et la plupart des salles, faisant de l’endroit un endroit vivable et confortable. Un miroir de communication se trouvait dans chacune des pièces qu’il utilisait, sauf pour sa chambre et la salle de bain. Si Nasuada avait pensé à le contacter, elle aurait pu parler avec lui tranquillement.

Les Vardens sécurisèrent la ville et capturèrent le reste des soldats, les rassemblant sur la grande place où deux membres du Du Vrang Gata et deux elfes les testait et les libéraient s’ils étaient décidés à servir les Vardens.

Ce soir-là, à Urû’baen. Murtagh était tranquillement installé dans sa chambre en train d’écrire une réponse à la dernière lettre de Luce. Il était pieds nus et tore nu, allongé sur son lit, une planche de bois sur laquelle il écrivait posée sur ses genoux. Il était en train d’écrire la dernière phrase lorsque quelqu’un ouvrit la porte sans prévenir. Il sursauta net regarda l’intrus, se préparant à le traiter de tous les noms possibles pour ne pas avoir frappé. Mais ce n’était pas un serviteur et encore moins un garde, c’était Galbatorix. Murtagh pâlit et se redressa aussitôt, tout en cachant le parchemin. Le roi eut un sourire mauvais, ce qui fit peur au jeune homme. Il demanda :

 

-          Maître, que faites-vous ici ?

-          Vois-tu, Murtagh, j’ai remarqué une chose que j’aurais pu voir bien plus tôt. Tu es protégé par quelqu’un, c’est une certitude, mais tu protèges cette personne. Tu fais tout pour ne pas passer par la salle de torture et te montre trop calme pour ne pas cacher quelque chose. Maintenant, je veux que tu me dises la vérité, que caches-tu ?

-          Rien.

-          Alors, tu ne verras aucun inconvénient à ce que je lise ce parchemin, dit Galbatorix en tendant la main.

 

Murtagh serra le parchemin, il ne fallait as que le roi le voit, il avait parlé avec son cœur à Luce. Il regarda le coffret tout près de lui et se précipita dessus pour envoyer le parchemin, mais le roi avait prévu le coup et l’immobilisa d’un mot. Il lui arracha ensuite la lettre des mains et la déroula en entier. Il dit, amusé :

 

-          Mais c’est un véritable roman. Avec qui discutes-tu, voyons voir.

 

Il lut les premières lettres et eut un sourire mauvais avant de dire :

 

-          Lucena, quel joli nom. Mais ce ne serait pas celui de la Dragonnière Vardens ?

 

Murtagh ne répondit pas et regarda le roi lire toute leur longue discussion avec un sourire mauvais s’agrandissant sur son visage au fur et à mesure. Il murmurait parfois des remarques destinées à énerver le jeune homme, mais il pâlissait ou rougissait au fur et à mesure qu’il s’immisçait dans son intimité. Lorsque le roi eut fini, il éclata d’un rire froid et moqueur à l’encontre du jeune homme. Il posa le parchemin et écrivit quelques mots que Murtagh put lire :

 

 

Ceci est un message de Galbatorix. Ton cher petit Murtagh s’est fait prendre la main dans le sac. Si tu ne veux pas qu’il meurt, vient le chercher comme tu es venu pour son frère. Mais je ne pense pas qu’il tienne plus de trois jours avant de succomber, son dragon ne m’est de plus aucune utilité.

 

Le roi sourit de nouveau au jeune homme qui était plus pâle qu’un mort. Il glissa le parchemin dans le coffret et le referma. Puis, il appela deux gardes et ils emmenèrent Murtagh sans ménagement dans la salle de torture où le roi prit plaisir à le faire souffrir tout en lui demandant de retirer son bracelet de protection.

Lorsque Luce reçut le message, elle manqua de faire un arrêt cardiaque en pensant que le roi avait lu leur conversation, mais elle ne s’intéressa pas trop à ce détail en voyant que Murtagh était en danger de mort. Elle avait peu de temps.

Elle sortit du palais et se rendit dans la forêt, elle n’avait jamais fait ce sort, mais elle espérait qu’il entendrait son appelle. Elle ne pouvait retourner au château seule, le roi l’attendait, il fallait que son ami l’aide. Elle appela durant plusieurs heures jusqu’à ce qu’un tourbillon de vent ne se fasse au centre de la clairière et que Merlin apparaisse. Il vit l’air désespéré sur le visage de son élève et devina qu’il se passait quelque chose. Elle lui expliqua la situation en le suppliant de l’aider avec son magie pour aller à Urû’baen et sauver Murtagh. Il accepta facilement et elle lui envoya mentalement les quatre pièces qu’il fallait visiter. La chambre de Murtagh pour prendre ses affaires, la salle des Eldunarì pour récupérer Thorn, la tour des dragons pour le libérer au cas où il n’aurait pas pu s’enfuir, et enfin le grand cachot dans lequel avaient été enfermés les trois elfes. Murtagh lui avait donné ces quatre lieux au cas où il lui arriverait quelque chose.

Merlin prononça la formule de transfert et ils se retrouvèrent dans la chambre du jeune homme. Pendant que le maître faisait le guet, Luce rassembla quelques affaires de Murtagh, vêtement, arme et documents. Elle rassembla le tout dans un sac qu’elle glissa dans son sac à dos imprégner d’un sort d’extension invisible. Merlin lui saisit ensuite de nouveau le bras et l’emmena dans la salle des Eldunarì. Ils avaient tous les deux un bracelet de protection et purent donc rester sans se faire assaillir par les centaines d’esprits contenus dans la pièce. Ils cherchèrent durant trois quarts d’heure avant de trouver l’Eldunarì rouge de Thorn. Luce le glissa à son tour dans son sac et Merlin lança de nouveau le sort. Ils étaient à la tour des dragons. Thorn était enchaîné au sol et Shruikan le gardait. Luce et Merlin durent user de tout leur pouvoir commun pour libérer le dragon tout en maintenant son geôlier à distance. Mais ils y parvinrent juste avant que les gardes n’entrent. Thorn s’envola sans poser de question et disparut à l’Ouest pendant que le maître et l’élève se débarrassaient des gardes tout en retenant le dragon noir qui voulait poursuivre le dragonneau rouge. Dès qu’il fut assez loin, Merlin saisit la main  de Luce à temps et les téléporta au moment où Galbatorix arrivait.

Ils atterrirent à l’intérieur de la cellule. Murtagh était accroché au mur, même si cela était inutile vu l’état dans lequel il était. Il était couvert de sang et dans l’inconscience. Luce s’approcha de lui pendant que Merlin faisait le guet et posa une main sur son front, il était brûlant de fièvre. Elle le détacha et le porta doucement en usant de sa magie. Merlin posa une main sur l’épaule de la jeune femme et l’autre sur le bras du Dragonnier avant de murmurer une dernière fois la formule, les emmenant sur Helgrind, dans la salle principale où Luce était déjà allée pour aider Eragon à la débarrasser de certaines choses.

Eragon et Saphira était assis tranquillement, les pieds du garçon pendant dans le vide, à regarder les étoiles lorsqu’ils arrivèrent. Ils se retournèrent et virent les deux amis avec un corps ensanglanter dans les bras de Luce. Eragon se leva et vit avec horreur que c’était Murtagh. Il se hâta d’aider Luce et Merlin à l’emmener à l’intérieur dans l’une des cellules qu’il avait transformée en chambre. Il n’essaya pas t’entendre d’explication avant d’avoir guérit les blessures de son frère et nettoyer le sang qui recouvrait le jeune homme.

Ce ne fut qu’à l’aube que Luce put enfin raconter l’histoire à Eragon et lui remettre les livres qu’elle avait pris dans la chambre de Murtagh. Eragon les rangea dans sa bibliothèque et promit à la jeune femme de garder le secret sur la présence du jeune Dragonnier. Ils ne savaient pas si Thorn était toujours en fuite, mais le dragon rouge savait où aller pour rejoindre son Dragonnier. Eragon plaça son Eldunarì dans une pièce vide remplie d’étagères vides, sauf à un endroit où se trouvait l’Eldunarì de Glaedr.

La fièvre de Murtagh ne baissa pas de la journée, pourtant Luce le veillait en usant de tous les sorts qu’elle connaissait ou trouvait dans le livre. Merlin avait dû partir pour éviter de se faire attraper par Pendragon. Elle faisait tout pour le soulager, magiquement ou non.

Eragon partit bien vite, la laissant seule avec son amant. Il poursuivit ses recherches dans les livres que Luce lui avait donnés après s’être lavés et avoir enfilé des vêtements non couverts de sang. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était attendre et tout faire pour trouver un moyen de vaincre le roi.

Leur disparition se fit remarquée au camp, mais Doran et Saphira étaient toujours là, ce qui indiquait qu’ils étaient juste isolés sur Helgrind. Nasuada en avait assez que le jeune homme se coupe de tout le monde comme cela. Elle demanda à Arya de le contacter, juste au cas où il aurait un miroir de communication sur lui. Elle ne fut pas déçue, le sort marcha directement et elles le virent dans une grotte aménagée en une sorte de bibliothèque. Il lisait un livre, un rouleau de parchemin et une plume posés à côté de lui. Il semblait trop concentré dans son travail pour faire attention à elles. Il prenait parfois des notes de ce qu’il lisait, mais semblait tout de même frustré.

Nasuada toussota finalement et il leva la tête. Il ne sembla pas surpris et dit :

 

-          Tient, tu as enfin remarqué que j’avais mis des miroirs de communications dans les salles d’Helgrind.

-          Si tu nous l’avais dit, on l’aurait fait plus tôt, répliqua la reine.

-          Je ne m’embarrasse pas des détails. Et puis, le but de mon isolement, c’est bien de pouvoir lire tranquillement et poursuivre mes recherches sans être dérangé toutes les cinq minutes.

-          Quelles recherches ? demanda Arya.

-          Je ne vous le dirai pas. Ça ne vous regarde pas. Enfin, je pense pouvoir dévoiler l’un de mes objectifs. Je cherche un moyen de séparer Galbatorix de ses Eldunarì.

-          Et tu trouves ?

-          Non, le jeune homme semblait exaspéré par ce constat. J’ai beau chercher, je ne trouve trois fois rien. Même à la bibliothèque d’Urû’baen, il n’y avait pas une seule info. Et Glaedr refuse toujours de parler. Mais je me rapproche, j’ai presque accomplit l’un de mes trois objectifs.

-          Qui est ? demanda Nasuada.

-          Je ne vous le dirais pas.

 

Il semblait ferme sur ce point, il ne lâchera jamais l’affaire. Il regarda de nouveau le livre qui était devant lui et en prit un second qu’il ouvrit à coté à une page signalée par un marqueur. Nasuada demanda encore :

 

-          Sais-tu où se trouve Luce ?

-          Elle voulait s’entraîner à des sortilèges dangereux et m’a demandé si elle pouvait s’installé dans la grotte à l’entrée.

-          Mais, vous ne descendez jamais pour manger ? s’étonna Arya.

-          Il y a assez de nourriture ici pour tenir trois semaines. J’ai aussi aménagé une salle de bain et quatre chambres. Helgrind regorge de petites grottes et de cachots. Il suffisait de faire un bon ménage dans tout ce qu’avaient laissés les Ra’zacs et à s’installer. E plus, ce n’est accessible que si on vol, donc je ne risque pas d’être déranger.

-          Tu as fait ça en seulement une semaine !

-          Il n’a fallu que deux jours pour tout nettoyer, une plante en pot pour le mobilier, l’aménagement des pièces s’est fait en un jour et demi. C’est plutôt rapide quand on travail sérieusement.

-          Pourquoi t’être donné autant de mal ? Il suffisait que tu restes au palais en demandant à ne pas être dérangé, dit Arya.

-          Parce que, je préfère être seul. Autre chose ? ou je peux continuer mon travail ?

-          Oui, dit Nasuada. J’ai reçu plusieurs plaintes de la part d’un elfe. À ce qu’il parait, tu lui joue des salles tours et tu as manqué de le faire se tuer lors du siège.

-          Tss… Il n’a aucune preuve pouvant affirmer ses accusations. Quant au siège, il n’avait pas besoin de mon aide. C’est un elfe, il est assez grand pour se débrouiller tout seul, il n’a pas besoin qu’un gamin imbécile et idiot de dix-sept ans l’aide. C’est de sa faute s’il ne fait pas attention.

-          Il n’a jamais dit que tu étais un gamin, fit Arya.

-          Ouais, mais c’est ce que pensent beaucoup de monde. Je ne suis pas bête au point de ne pas entendre les rumeurs qui courent chez les elfes et les pensées des autres. Pour la plupart, je ne suis qu’un gamin idiot et égoïste qui fait tout pour s’attirer des ennuis et mener les Vardens à leur perte. Je veux bien admettre que je suis jeune et que j’ai une tendance à m’attirer des ennuis et à n’en faire qu’à ma tête, mais ce n’est pas une raison.

 

Il semblait vraiment frustré par ce que les autres disaient de lui et Arya du admettre que c’était vrai. Beaucoup d’elfes pensaient qu’il était trop jeune pour être Dragonnier et vaincre Galbatorix. Il avait raison d’en avoir assez de cette injustice, mais de là à persécuter seulement Faolin qui ne savait pas ce qu’il avait fait de mal parce qu’il ne connaissait pas les sentiments du jeune homme pour la princesse. Elle répliqua :

 

-          Et tu leur donne raison en jouant ces tours à Faolin.

-          Comment j’aurais fait ? Je passe tout mon temps ici, et les seuls fois où je descends, c’est pour prendre des provisions.

-          Oui, mais à Belatona, tu n’étais pas sur Helgrind à ce que je sache, fit Nasuada. Des affaires qui disparaissent, de l’herbe à chat dans un oreiller, du poil à gratter dans les tiroirs, du poivre dans une gourde d’eau. Ça ne te dit vraiment rien ?

-          Ce n’était pas moi, jura-t-il en ancien langage. Je n’ai pas la moindre idée de ce que vous avancez. Moi, je ne fais qu’ignorer les gens que je croise, rien d’autre. Je ne suis responsable d’aucune des choses dont il m’accuse.

-          Mais, dans ce cas, fit Arya. Qui est-ce ?

-          Je n’en ai pas la moindre… Attendez deux secondes.

 

Son regard se perdit et il sembla parler avec quelqu’un, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il fronçait les sourcils et sembla contrarier. Il finit par se concentrer de nouveau sur elles.

 

-          Si je vous dis qu’un grand lézard bleu cracheur de feu s’arrange avec Doran et Luce depuis le début pour jouer de mauvais tour à Faolin, vous me croyez ?

-          Ce serait Saphira qui est à l’origine de tout ça ! s’exclama Arya, poursuivant la conversation en ancien langage qui venait de commencer.

-          On dirait bien. Elle ne m’a pas prévenu parce qu’elle savait que je lui dirais d’arrêter.

-          Pourquoi faisait-elle ça ? demanda Arya.

-          Elle m’a dit qu’elle voyait bien que je ne l’appréciais pas trop. En fait, je m’en fiche pas mal, tu peux voir qui tu veux. Mais j’étais trop concentré sur mon travail pour qu’elle puisse voir mon désintérêt. Elle pensait que je me plongeais dans mes recherches pour éviter d’y penser, c’était vrai au début, mais je laisse passer maintenant. J’ai autre chose à faire que me préoccuper de ma vie privée.

-          Eh bien, il semblerait qu’on se soit trompé sur ton compte, dit Arya.

-          Non ! Vous pensiez que je m’étais isolé par jalousie et que je boudais sans rien faire ! s’exclama le jeune homme. Ça se voit que vous me prenait vraiment pour un gamin.

 

Arya se mordit la lèvre pendant que Nasuada patientait, attendant qu’ils repassent en langue humaine. Mais le jeune homme était trop contrarié pour poursuivre. Il demanda encore une fois s’il pouvait retourner travailler ou si elle avait d’autres reproches à lui faire. Arya coupa la communication et il retourna à son travail. Il ‘en revenait pas de ce qu’il venait de découvrir. Saphira s’était vraiment trompée sur lui. Pourtant, ils partageaient tout. Comment avait-elle fait pour se fourvoyer autant ? Il réfléchit quelques instants, puis son regard tomba sur le bracelet. Maintenant qu’il y pensait, depuis qu’il était revenu, le lien entre sa dragonne et lui était assez réduit. Il n’avait pas remarqué cela parce qu’il avait été séparé d’elle durant près de deux mois, mais maintenant il commençait à comprendre. Il retira le bracelet et tendit son esprit vers celui de la dragonne. Elle se fondit en lui et leur lien se renforça d’un coup. C’était cela, en isolant son esprit, le bracelet lui permettait toujours de parler avec Saphira, mais il amoindrissait leur lien. Saphira était désolée pour ce qu’elle avait fait et promis de présenter ses excuses à l’elfe et de rectifier le tir sur ce que les autres pensaient d’Eragon.

                Il continua de chercher durant des heures et des heures, jusqu’à ce que le soleil soit couché. À ce moment, il alla voir comme allait son frère, mais Luce refusa de lui laisser le relai pour le veiller. Elle ne voulait pas le déranger dans son travail et souhaitait rester auprès de son amant. Il la laissa après avoir essayé quelques sorts pour guérir la fièvre. Il retourna travailler en entamant une autre nuit blanche. Il en faisait de plus en plus ces derniers temps, ne dormant que par intermittence. Finalement, lasse des livres, il se rendit dans la salle privée où il cherchait son vrai nom. Il fit apparaitre la silhouette lumineuse qu’il avait commencée. Elle représentait ce qu’il savait de lui. Il ne cessait de se remettre en  question, retirant des pièces du puzzle ou en ajoutant. Chaque fil qui tissait la silhouette était une partie de sa vie. Il tissait ainsi son profil année par année, faisant apparaitre peu à peu son image. Il procédait comme il l’avait fait avec Sloan sans le faire exprès.

                Les journées et les nuits passèrent. Thorn arriva bientôt sain et sauf à la montagne et se reposa dans l’une des grottes réservées aux dragons. Eragon vérifia s’il était blessé ou non avant de retourner travailler. La fièvre de Murtagh baissait peu à peu et il arrivait qu’il reprenne connaissance de temps à autre. Luce en profitait pour lui faire avaler des potions ou des potages avec de l’eau pour qu’il ne se déshydrate pas. Elle était aux petits soins avec lui, le veillant jour et nuit. Eragon l’avait trouvée endormit sur la poitrine de son frère et lui avait mis une couverture sur les épaule avant de poser un bol de ragoût chaud à côté d’elle pour quand elle se réveillera.

Il ne descendait presque pas, préférant rester là-haut. Il ne lui manquait plus que quelques pièces à mettre en place pour trouver son nom, son identité. Il passait plus de temps seul dans la pièce à s’étudier plutôt qu’à lire. Il découvrait de plus en plus de chose le concernant qui l’effrayait un peu. Il avait changé, beaucoup. Il était une personne qu’il connaissait à peine. Se remettre en question constamment lui faisait du bien il comprenait mieux ses sentiments pour l’elfe et il comblait ses défaut. Mais parfois, cela le faisait douter de certaines choses qui pour lui étaient immuables.

Ce ne fut qu’au bout de trois semaines de dur labeur qu’il trouva qui il était. Il mit la dernière pièce en place sur le puzzle et des mots lui vinrent lorsqu’il regarda son portrait. Il murmura plusieurs fois son nom. Cela le fit frissonner et se rendre compte de ce qu’il était vraiment le troubla. Il ne savait que penser, Oromis et Arya l’avaient prévenu de ce qui arrivait souvent à ceux qui trouvaient leur nom. Mais il ne s’était pas attendu à ce calme et ce nouveau pouvoir qui coula en lui. Connaître son vrai nom permettait de mieux maîtriser la magie. Il resta des heures dans cette pièce à murmurer ces mots en ancien langage.

Il était le messager de l’espérance.

 

 

Commentaire de l'auteur Laissez un commentaire svp... Ou je risque de déprimer et de ne plus taper. ^^
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales