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Le musée Jean Moulin
 par   - 299 lectures  - Aucun commentaire

Situé dans le même édifice que le musée sur le Général Leclerc, le musée de la résistance et de Jean Moulin a donc une double fonction. La première partie a pour objectif d’expliquer l'entrée en guerre de la France, la débâcle, l'appel du 18 juin du Général de Gaulle (qui sera d'ailleurs condamné à mort suite à cela), l'occupation, l'armistice signé avec l'Allemagne, la collaboration, la résistance et la fin de la guerre. Des photos, des documents d'époque, des films sont exposés ou diffusés et permettent de comprendre les événements qui font partie de l'histoire française. Des sources officielles font état que la presse française est dirigée par les Nazis. Des communistes, des étudiants résistent face à l'occupation nazie. La question des Juifs est également posée ainsi que la confiscation de leurs biens et, dès 1942, ils sont déportés vers les camps. Certains membres religieux comme l'archevêque de Toulouse dénoncent ces arrestations et rappellent que « les Juifs sont des hommes ». Les Éditions de Minuit, qui naissent à cette période, sont clandestines et publient un certain nombre d’œuvres. Des journaux clandestins créés dès 1940 se multiplient pour influencer la population. Dans la zone libre, des journaux sont également fondés et suivent le même processus que la zone occupée. Le STO (Service de Travail Obligatoire) est synonyme d'hostilité croissante. Les anti-STO commencent à rejoindre le maquis dès 1943. La déportation n'est pas cachée. Les résistants, communistes, gaullistes en sont les victimes. 60 000-65 000 sont envoyés dans les camps. Plus de la moitié n'en reviendra pas. La propagande utilisée à outrance par Pétain condamne les actes de résistance. Les maquis comme celui des Glières est liquidé. Le massacre d'Oradour-sur-Glane est le summum de la barbarie nazie avec plus de 600 morts, hommes, femmes et enfants. Mais le débarquement et la fin de la guerre n'est plus très loin (cf le Musée du Général Leclerc).
Les vitrines du milieu sont exclusivement réservées à Jean Moulin. Sa biographie très complète permet de comprendre ce grand résistant qui préféra se trancher la gorge que parler et collaborer. Amateur de dessins et ayant beaucoup d'amis dans le monde de la culture, certains de ses croquis sont présentés au public et démontrent une personnalité artistique et éclectique peu connue. Nommé par De Gaulle son représentant en zone sud, il a pour mission de coordonner l'action de divers mouvements de résistance et la fusion de leurs forces. Pour réaliser à bien sa mission, il emprunte des identités différentes et est arrêté sous celle de Jacques Martel. Il est torturé, meurt et devient une légende à qui le musée rend un bel hommage.
Le second étage du musée diffuse un film sur la guerre et l'occupation et traite de la résistance espagnole peu étudiée ce qui est dommage.

Le musée met en avant la figure d’un homme politique qui s’est battu jusqu’au bout pour ses convictions et qui en est mort. Peut-être n’en serions-nous pas là aujourd’hui s’il n’avait pas accompli un tel travail. Respect !

Le musée du général Leclerc
 par   - 145 lectures  - Aucun commentaire

Un article sur le musée parisien dédié au Général Leclerc.


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Lurçat à la Manufacture des Gobelins
 par   - 138 lectures  - Aucun commentaire

J'avais envie de vous présenter l'artiste Lurçat que la Manufacture des Gobelins a accueilli, il y a environ deux ans, pour une exposition temporaire.


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Le musée Jacquemart-André
 par   - 94 lectures  - Aucun commentaire

J'ai choisi de vous présenter un des musées parisiens, le musée Jacquemart-André, qui n'est pas le plus connu mais qui offre une collection privée d'une grande richesse.


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Les personnages féminins dénigrées dans les fanfics
 par   - 2622 lectures  - 55 commentaires [16 mars 2019 à 04:53:38]

La fanfiction revêt un intérêt tout particulier pour les amateurs d'écriture car elle permet de faire durer un univers créé par un auteur dans notre imagination. On peut s'imaginer et jouer avec les personnages, moduler le monde qui nous facine de bien des manières.
Mais il est un constat flagrant et particulièrement déroutant qui est le dénigrement des personnages féminins surtout dans les fanfics du genre yaoi. Dans la plupart quand les filles ne servent tout simplement pas de décor, elles sont décrites comme cruches, écervellées seulement pour justifier l'orientation sexuelle des personnages masculins. Soit c'est une pleurnicheuse, soit une mijorée qui s'extasie devant le héros gay.
J'ai constaté que dans 90% des fics les personnages féminins sont totalement ridiculisées. Pourtant, la majorité des auteurs qui écrivent sur du yaoi sont des filles.
Alors je me demande: est-ce la vision que vous avez de la femme vous qui en êtes une? Vous vous voyez faible et cruches comme vos persos, incapables d'aligner un mot devant un beau garçon? Vous vous considérez réellement comme des pipelettes qui pleurnichent pour un ongle cassé? Car c'est comme cela que vos personnages féminins sont dans les fics. Pourtant si on regarde bien, en amour puisqu'il s'agit de cela, un homme réellement amoureux peut se montrer parfois bien  plus fragile qu'une femme lorsqu'il vit une déception amoureuse ou qu'il est dans une vraie relation. Soyez fière de ce que vous êtes et ne rabaissez pas la femme ainsi.
Je serais curieuse de savoir pourquoi tous ces auteurs ont besoin que dans une fic ou les personnages sont gays, la femme n'a pas sa place. Et dans le genre opposé pourquoi la fille est toujours celle qui joue le rôle de l'amoureuse transie au premier regard.
Evidemment, ce sont des généralités mais c'est rare de voir une fic yaoi réaliste avec une égalité des sexes.
Qu'en pensez-vous?

Cet article est une réflexion fondé sur des constat et après plusieurs recherches.
Merci d'avoir lu.

Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 1551 lectures  - Aucun commentaire

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MASS effect

Mass Effect Dimensions : Synthèse Auteur: Grom Vue: 13778
[Publiée le: 2014-08-12]    [Mise à Jour: 2019-03-18]
13+  Signaler Action-Aventure/Science-Fiction Commentaires : 53
Description:
Kaena Shepard, soldat, humaine. Majorité conciliante, parfois dure, mais juste.
Tous les DLC solos faits, max de missions annexes aussi.
Relation avec Garrus Vakarian.
Kaidan sacrifié sur Virmire.

J'ai déjà pas mal de pages Word pour cette histoire que j'ai commençé comme un moyen de tuer le temps. Relu et modifié plusieurs fois. Je voudrais ajouter au fur et à mesure, suivant le feedback (et modifier encore si besoin).
Crédits:
Je suis le commandant Shepard et cette fanfic est ma préférée des Internets
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L'enfer vert

[2611 mots]
Publié le: 2015-01-21Format imprimable  
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« Joker, ici Shepard. J’étais à bord d’une navette avec l’administrateur Mengsk. Nous avons été abattus par un ennemi inconnu après avoir repéré un feu au loin à ces coordonnées. [ting] L’administrateur est blessé et je ne peux pas le dégager avant que nos assaillants arrivent. Il devrait être bien camouflé mais je vais les attirer pour qu’ils ne le trouvent pas. Je pars vers le Nord, en espérant que le champ magnétique de la planète soit stable. Retrouvez-moi dès que possible. Ah ! James et Ash’ sont partis sains et sauf avant tout cela. Ne vous en faites pas pour eux ! Shepard terminé. »
_ L’enregistrement s’arrête là. Déclara IDA. Il était émis en boucle depuis la navette de l’administrateur.
Les membres du commando étaient réunis dans la salle de conférence pour faire le point :
_ On a cherché pendant douze heures. Se plaignait Dagg. Pas de traces du commandant, mais de nombreuses créatures sont passées dans les environs. Aucune idée de ce que c’est.
_ J’ai analysé les images prises par votre UT-47a. Répondit Nihlus. Elles ressemblent à des pieds de yahgs, mais sont légèrement différentes.
Traynor était circonspecte, elle désigna Garrus de la main :
_ D’après mes souvenirs, le seul moment où j’ai vu cette race mentionnée… dans la base galarienne du GSI sur Sur’Kesh lorsque vous êtes allé récupérer les femelles krogannes, non ?
IDA projeta une image en trois dimensions pivotant sur elle-même de la créature.
_ Oui. Les galariens pensaient en faire leurs nouveaux jouets. J’espère quand même que ce n’est pas ça. Pria Garrus, mal à l’aise.
Javik découvrait l’apparence de de ces créatures :
_ J’aurais préféré mourir en les exterminant que de laisser ces choses devenir la race dominante du prochain cycle.
_ On devrait trouver ces créatures et les prévenir des méthodes qu’emploient les gringalets… Commença Dagg. Ou pas ! Vu leur gueule.
_ On ne pourra pas retrouver Shepard depuis les airs dans cette forêt. Intervînt Cortez. Il faut la traquer à pieds.
Joker écoutait depuis le cockpit et interrompît :
_ « Je déconseille vivement ! L’endroit a l’air de grouiller de ces yahgs ou quoi que ce soit d’autre. C’est trop dangereux. A moins que vous y alliez tous. »
Tous se tournèrent vers Garrus. C’était le dernier Spectre restant, et le plus expérimenté. Il remarqua les regards et la responsabilité qu’on lui demandait :
_ On pourrait prendre la navette pour surveiller le périmètre et attendre un signal du commandant. Elle va forcément se manifester.
_ Pourquoi ne pas emmener Urdnot Dagg et Nihlus Kryik avec vous ? L’un sera utile contre les forces énnemies, le second facilitera l’analyse des signaux reçus à proximité.
_ IDA, t’es en train de suggérer que j’aille en pleine brousse avec un krogan en qui je n’ai pas encore confiance, et un Maraudeur que j’ai juste envie d’abattre sur place ?
_ « C’est une façon de voir les choses. Si tu as mieux… »
_ Ok pour le krogan, mais pas le maraudeur. IDA, tu nous accompagnes. Vérifiez votre matos, dormez, mangez. On part dans trois heures !
Il planta le reste de l’équipe et quitta leur réunion. Au moins, ils savaient ce qu’ils allaient faire : Cortez surveillera leur progression pour ne pas perdre leur position. Traynor se servirait de la navette pour scanner le secteur et le Normandy pour surveiller les communications ou mouvements de fumée. Joker s’occuperait des survols dans la région boisée. L’administrateur Mengsk, depuis l’hopitâl local, avait aussi prévenu les autres villes au cas où le commandant réapparaissait ou était retrouvée hors des bois

Le soleil diffusait ses lueurs jaune orangées sur les arbres denses au feuillage couvrant le sol à plusieurs mètres de haut. Dans les profondeurs de cette forêt, les yahgs modifiés grognaient, et s’agitaient pour organiser la recherche de leur proie. Shepard s’était réfugiée derrière des fourrés. Elle les avait semés plusieurs fois, mais ils réussissaient toujours à retrouver sa trace. Leur masse les empêchait d’être discrets mais le commandant se demandait s’ils ne la suivaient pas à l’odeur. Pourtant, sans nez, et huit yeux, c’est la vue qui devrait primer, et l’humaine portait son casque fermé. Elle se trouvait près d’un bosquet et essayait de récupérer. Kaena avait chaud, soif, faim, était fatiguée, et les insectes sur Horizon étaient horriblement grands. Autours d’elle des sortes de champignons blanc/gris pullulaient en grappes sur le sol, les rochers et les arbres. Un peu plus loin, le son d’une rivière. Passant son omnitech sur les différentes plantes pendant sa fuite, Shepard avait pu en identifier plusieurs. Elle avait compté onze ou douze créatures qui la suivaient et encore aucun moyen de répliquer avec une chance de ne pas se faire plantée par une de leur lances, comme celle qui a fait s’écraser leur aéroglisseur.
« Si je veux dormir, il faut que je me camoufle. »
Shepard récupéra deux grandes feuilles vertes et douces du bosquet et en fît deux bourses dans lesquelles elle fourra un peu de mousse grattée sur le même bosquet et quelques champignons dans l’autre. Elle se dirigea ensuite vers le court d’eau. Il était bordé de galets orange. Un contrôle visuel indiqua qu’aucun yahg ne se trouvait au bord. Bonne nouvelle donc.
Le commandant s’avança vers le liquide transparent et l’analysa :
« L’eau est trop pure pour être naturelle. »
Cela voulait dire qu’elle sortait d’une centrale de filtration ou quelque chose du genre, un lien vers la civilisation en tout cas. Le bruit environnant des insectes et animaux allié aux arbres hauts qui couvraient tous les rayons de soleil disponibles gênaient pour voir et entendre la moindre navette de secours. Elle était donc seule. Le feuillage vert bien fourni allait jusqu’à recouvrir la rivière large de quelques mètres, tel un dôme.
Kaena enleva son casque et trempa les lèvres dans l’eau pour boire.
« Enfin ! » Pensait-elle en se rafraichissant le visage. Sa priorité était de s’isoler. La fatigue entamait sérieusement sa capacité à continuer de gambader dans les bois, et une confrontation avec ces monstres serait suicidaire.
Shepard bu autant qu’elle pouvait, puis remit son casque, désaltérée. Elle jeta un galet au milieu du courant pour évaluer la profondeur. Les remous constants ne laissaient pas bien voir le fond. Cela avait l’air profond. Pourquoi faire ça ? Parce que la morphologie des yahgs laissait supposer qu’ils ne savent pas nager. Kaena jeta ses deux sacs en feuilles de l’autre côté la rivière en lestant chacun d’eux avec un galet, puis se résigna à enlever son armure. L’humaine eut juste le temps d’enlever con casque quand un des yahgs l’attrapa d’une main à la taille et la jeta un peu plus loin sur le rivage. Elle ricocha sur les galets en se cognant la tête. Lui, regarda le casque tomber par terre et l’écrasa d’un coup de pied sec. Il avança ensuite vers Kaena, allongée sur le côté, montrant son dos. Les oreilles palmées de la créature bougeaient, comme pour montrer sa satisfaction. En arrivant tout près, il s’arrêta pour contempler. Shepard se retourna soudainement fusil à pompe à la main.
_ Surprise, enfoiré !
La détonation réussie à couvrir le bruit de la faune et de la rivière, alors que le yahg prit le coup à bout portant dans la poitrine. Shepard saignait légèrement de la tête, mais n’avait pas le temps d’y penser. Elle rechargea et tira un autre coup au visage. Le sang grisâtre lui éclaboussa la face. La bête agonisante leva la tête en l’air et hurla avec ce qui lui restait de sa bouche triangulaire. L’omnilame s’enfonça dans sa poitrine afin de l’achever. Il était enfin mort et tomba lourdement sur les pierres mais Kaena n’avait pas beaucoup de temps avant que le reste de la meute accourt et avait du mal à marcher correctement, amochée par le combat. Elle se sentait étourdie.

Les trois yahgs qui avaient entendu le cri de leur compagnon arrivèrent sur le rivage de pierres orange. Le corps massif gris foncé gisait à leur droite, immobile. Une autre, petite et noire, était presque dissimulée derrière une roche plus grosse. Mais rien n’echappait à leurs yeux. Ils l’encerclèrent en lançant des cris rauques et graves, comme des bêtes, armés de leurs lances gigantesques. L’un d’eux s’approcha prudemment, et retourna la combinaison vide qui tenait les pièces d’armure ensemble. Il semblait intrigué et invita les autres à venir voir. Cachée derrière un rocher au milieu de l’eau, Shepard activa son omnitech et détona la bombe artisanale juste avant de rentrer dans l’eau. Elle avait sacrifié toutes ses munitions et programmé son module de tire pour activer les cartouches reliées ensemble en même temps. Le dispositif se trouvait sous l’armure, entouré de galets, propulsés par le souffle des accumulateurs surchargés. Un nuage de feu engloutit les yahgs tandis qu’ils se faisaient traversés par les pierres transformées en projectiles mortels.
Kaena remonta à la surface, toujours sur ses gardes. Les trois chasseurs avaient l’air morts. Certains avaient perdu leurs membres. Un respirait encore, mais ne bougeait pas. L’humaine réalisa qu’elle devait partir au plus vite avant que les sept ou huit restants viennent. En utilisant le rocher comme appui, elle put s’élancer sur le mètre et demi qui la séparait de l’autre côté, et dériva très peu par le courant. Néanmoins, elle ressorti de l’eau, épuisée et grelottante, la jambe endolorie par la récente blessure.
« Il faut que je me sèche au plus vite. »
Elle marcha lentement jusqu’aux deux sachets qu’elle avait jeté plus tôt. Se déplacer pieds nus sur les galets demandait de la précaution. Elle avait déjà repéré une plante qui pousse normalement sur les sols argileux d’Horizon, ce qui l’arrangeait s’il y avait bien de l’argile à cet endroit. Le commandant, en sous vêtements, devait se couvrir de boue le plus vite possible : cela l’aiderait contre les énormes insectes, et aussi contre les yahgs.

Passant des cailloux à la terre moelleuse, Kaena resta prudente afin d’éviter toute coupure ou pointe de plante, ce serait très handicapant dans sa situation. Elle serrait les dents pour ne pas les claquer et ne cessait d’agiter les bras pour produire de la chaleur, les deux sachets accrochés à sa culotte. Par chance, le sol argileux qu’elle espérait était bien juste à côté de la belle fleur jaune et extrêmement toxique qui aimait ce type de sol. Elle en avait croisé d’autres pendant son escapade et l’avait scanné. Shepard s’empara d’un bâton et commença à le planter furieusement dans la terre afin de creuser un peu. Cela prit peu de temps et lui permit de se réchauffer.
Les cris de yahgs alertèrent l’humaine qui se coucha derrière les fougères, la séparant du rivage dégagé. De là, elle pouvait observer les créatures dodues et agiles en train d’investiguer ce qui s’était passé. Elles travaillaient comme un seul, n’avaient pas de vêtements et étaient terrorisantes. Les yeux verts bougeaient vite, les oreilles et le nez étaient affutés, afin de recevoir un maximum d’informations sur chacun des ennemis, sur leurs intentions. Heureusement ils ne trouvèrent pas d’indices et se séparèrent pour chercher dans plusieurs directions, mais aucun ne traversa la rivière.
C’est en les observant que Kaena se remémora de très vieux souvenirs de son enfance qu’elle avait mise de côté après la tragédie de Mindoir. Ce qu’elle avait entreprit en ramassant le lichen et les champignons ; passer la rivière ; repérer l’argile ; identifier les plantes et surveiller les proies. Tout cela venait de ses nombreuses sessions de chasse en pleine nature avec son père ou sa mère. Tous deux changeaient à tour de rôle pour pouvoir garder Nathan à leur ferme.
Enfin, les environs étaient clairs et sans dangers. Shepard se releva et arracha une grande feuille comme celles qu’elle avait utilisées pour les sachets. A la peau nue de ses doigts, la matière végétale avait la texture d’une peau de gibier fine et douce. Ses arbustes ne devaient pas utiliser la photosynthèse vu que les rayons du soleil ne dépassaient pas le toit de feuillages plusieurs mètres au-dessus de Kaena. Après avoir fait un petit tas d’argile à côté de la cuvette qu’elle venait de creuser et lisser à la main, la femme s’efforça de combattre la fatigue pour aller remplir la feuille avec de l’eau, tenue comme une bassine.
Cela fait, elle prît poignée par poignée de la matière marron pourpre et la trempa avant de se l’étaler sur le corps, les cheveux, le visage. Avec la chaleur sèche du zénith approchant, Shepard s’était affranchie d’un problème. Elle devait maintenant dormir et s’alimenter un peu avant de reprendre son périple. Elle sortit les champignons du sac et s’allongea par terre pour les réduire en miettes au-dessus d’elle : leurs spores était indiqués comme un bon répulsif à nuisibles dans l’omnipédia. Elle ouvrît ensuite l’autre feuille repliée pour prendre la mousse et la mâcher. Elle prévoyait de l’infuser mais sans cartouches, faire du feu pour produire la chaleur nécessaire était hors de question. Les yahgs la repéreraient immédiatement. Le lichen contenait plusieurs vitamines dont des fortifiants naturels qui aideraient à se passer d’un repas. Sa situation lui rappelait l’artefact prothéen qui l’avait projetée à la place d’un homme préhistorique. C’était pendant la poursuite de Saren et l’ironie d’être sans armure, couverte de boue à mâcher du lichen alors qu’elle commandait le vaisseau le plus sophistiqué de la galaxie était... similaire à un homme préhistorique qui trouve une technologie prothéenne.

Kaena se remit enfin en route, remontant le long de la rivière en restant dans les fourrés et arbustes. Son instinct de chasseuse et d’animal prenait le dessus. Elle réagissait sans pensées compliquées. Les sorties avec ses parents l’avaient en quelque sorte conditionnée pour organiser automatiquement ses priorités. Le sommeil s’acharnait mais la bouloche de lichen qu’elle mastiquait la gardait focalisée sur quelque chose et la nourrissait. Elle espérait que le système qui purifiait l’eau se trouvait non loin. Marcher, la tête baissée ; tel un animal traqué ; parmi toutes ces plantes et arbres ; couvraient les jambes boueuses de feuilles mortes, pollens, pétales, brindilles jusqu’aux genoux pour en faire des œuvres d’art végétal colorées. Le terrain était plat mais la densité de la flore bloquait la vue à quelques mètres devant. Le commandant espérait ne pas tomber sur un gros prédateur naturel, encore moins sur un yahg. C’est en poussant délicatement une branche qu’elle remarqua que celle-ci était jaune et couverte d’écailles. Le serpent, dérangé dans son somme s’enroula autour du poignet. Par reflexe, Kaena jeta sa main gauche libre sur la tête de l’animal pour le saisir. Elle souffla, encore surprise par l’étrangeté de cette petite bête longue comme son bras et fine de quelques centimètres. Tirant sur le serpent par la tête pour dégager son avant bras, elle scanna la gueule ouverte arborant les crochets dépliés et menaçants. C’était une espèce rare et non venimeuse, mais sa morsure chargée de microbes transmettait des maladies et provoquait des nécroses et souvent la mort.
« Super ! » Pensa sarcastiquement Shepard en jetant l’animal derrière elle.
Le chemin emprunté par la rivière et ses abords offrait une meilleure visibilité, c’est pourquoi la tête rousse couverte de sa carapace d’argile sortit avec vigilance du mur végétal pour s’aventurer sur les galets.
Enfin, Shepard apercevait une installation artificielle. Le corridor créé par le feuillage au-dessus de l’eau était oppressant, mais au bout du couloir, la surface métallique brillante coupait trop subitement avec le décor vert pour ne pas être remarquée. Il y avait même des silhouettes à l’apparence humaine. Kaena agita les bras, pour se signaler, et les silhouettes commencèrent à bouger.
« Je n’en peux presque plus. » Pensa l’humaine en rassemblant ses dernières forces pour faire les quelques centaines de mètres qui la séparait de la civilisation, après avoir craché la bouloche de mousse qu’elle avait épuisé.
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