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The Walking Dead

Nous deux contre le monde
[Histoire Terminée]
Auteur: iria_hime Vue: 3885
[Publiée le: 2014-12-12]    [Mise à Jour: 2015-01-26]
13+  Signaler Romance/Action-Aventure/Horreur/Amitié Commentaires : 8
Description:
Il s'agit d'une romance Beth x Daryl à partir du moment où ils sont seuls après la chute de la prison.
Crédits:
Les personnages de cette fanfic appartiennent à l'univers de la série TV The Walking Dead.
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Broken Heart

[3644 mots]
Publié le: 2014-12-18Format imprimable  
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“Beth… Qu’est-ce que tu fous ? C’est quoi ça ?”

Il paraît surpris et choqué. Je n’avais pas vraiment réfléchis à ses sentiments pour moi, ni à la réaction qu’il aurait. Mais je ne pensais pas me faire rejeter de la sorte. Je me sens honteuse, humiliée. Je le regarde comme pétrifiée, je ne sais pas quoi faire.

“Mais bordel Beth… qu’est-ce qui te prend ?” Ajoute-t-il avant de se lever du canapé.
Je me sens idiote. Tout était si limpide, si facile, si évident entre nous. Je croyais qu’il pouvait ressentir la même chose que moi. Mais j’ai dû me tromper. Il doit me considérer comme une gamine, au mieux comme sa petite sœur. J’ai tellement mal au fond de mon cœur que des larmes me viennent. Je ne veux pas qu’il me voit pleurer, alors je me lève d’un bond et cours jusqu’à l’escalier pour rejoindre la première chambre qui se trouve à l’étage. Je verrouille la porte et m’effondre au sol, la tête entre mes genoux et les bras qui m’enveloppent.

Les larmes jaillissent mais je fais un effort considérable pour ne pas faire de bruit. Je voudrais disparaître, d’un claquement de doigt. Je n’avais encore jamais ressentis cette douleur d’être ainsi repoussée. C’est atroce. Je me sens minable, laide, stupide. Je me sens plus bas que tout. Comment un homme comme Daryl pouvait-il s’intéresser à moi ? Je suis faible et inutile? Je ne sers à rien dans ce monde. Je suis une charge pour lui.
Comment ai-je pu être aussi bête bordel ?!

J’entends les pas de Daryl résonner dans l’escalier et le couloir. Je ne veux pas le voir. Je veux juste revenir en arrière et effacer ce que j’ai fait. Je veux qu’il ne se soit rien passé. Tout était parfait avant. J’ai tout gâché.
Il toque doucement contre la porte.
“Beth ?”
Je ne réponds pas.
“Beth, s’il te plaît, réponds-moi.”
Hors de question.
“Écoute, j’crois que j’ai mal réagi. Peut-être trop brusquement, je pense.”
Je n’ai même pas envie de l’entendre. J’ai tellement honte de moi !
“Je t’apprécie beaucoup, tu le sais. Je ne sais pas pourquoi tu as fait ça… Putain, chui beaucoup trop vieux pour toi, voyons ! Qu’est-ce qu’aurait dit ton père ?”

Mon père ? Il me balance l’excuse de mon père, comme ça ? Une rage incontrôlable s’empare de moi. Je ne peux pas laisser passer ça. Qu’il ne veuille pas de moi c’est une chose, mais qu’il assume ! Je me lève comme une furie et ouvre la porte en grand. Mon corps est entièrement crispé et mes yeux lancent des éclairs.
“Mon père est MORT Daryl ! Comment oses-tu le mêler à cette histoire ? Il n’est plus là, il ne reviendra jamais !”
Je le regarde avec fureur mais je ne le vois pas vraiment à travers mes larmes.
“OK OK, excuse-moi. Je voulais juste dire qu’il n’aurait sûrement pas voulu que sa petite fille s’intéresse à un gars comme moi.”
“Sa petite fille ? Sa PETITE fille ? C’est comme ça que tu me vois, alors ? Je ne suis qu’une gamine à peine sortie des couches ?”
“Mais non. C’est pas c’que j’voulais dire.”
J’étais plus furieuse que jamais. Qu’il me rejette c’est déjà pénible à supporter, mais qu’il me dénigre comme ça, c’est trop !
“Je ne suis plus une enfant. Tu ne le vois pas ?”
“Bien sûr que si. Mais… il y a quand même une différence d’âge, tu sais…”
“Mais putain de quoi tu parles ?! T’as vu dans quel monde de merde on vit ? Des trucs comme la différence d’âge n’a plus aucun sens ! Je ne vais pas aller au bal de promo avec homme mûr ! Je ne vais pas aller à la fac pendant que tu irais travailler. Sois honnête et dis-moi que t’en as rien à foutre de moi, plutôt que ces conneries !”

J’avais envie de le frapper et de continuer à lui crier dessus. Mais je n’avais plus de force. Je me sentais faible et vide.
“OK Beth ya pas de différence d’âge. Mais tu crois que je veux de ta pitié ?”
Je suis estomaquée. De quoi me parle-t-il ?
“J’te parle de ma mère, de sa vie pathétique, coincée avec nous et de sa mort encore plus pathétique et voilà que tu m’embrasses ! Putain de merde, chui pas une saleté de clébard et j’en veux pas de ta putain de pitié !”
Ses mots me pétrifient. J’ai du mal à comprendre son raisonnement. D’un coup, je réalise. Il croit que je l’ai embrassé parce que son histoire m’avait émue et juste pour ça.
“C’était pas de la pitié !”
“Oh bien sûr, tu veux me faire croire ça.”
“Va te faire foutre, Daryl ! C’était pas de la pitié, j’avais vraiment envie de…” Je n’arrive pas à en dire plus. Les mots ne viennent pas. Je fixe le sol. Je n’arrive plus à le regarder. Au fond de moi j’ai envie de lui dire à quel point j’avais envie d’être avec lui, mais je suis trop en colère contre lui. Il me croit donc fausse et puérile à ce point ?

“Tout est foutu maintenant…”
Sans un regard vers lui, je retourne dans la chambre et ferme la porte. Je gagne le lit et me recroqueville sous les couvertures. Mon esprit est torturé par un millier de pensées toutes plus sombres et pessimistes. Je sens que je ne vais pas beaucoup dormir cette nuit.

Le lendemain matin, j’entends toquer doucement à ma porte. Je ne réponds pas.
“Beth ?”
Je fais la sourde.
“Beth, réponds-moi”

“S’il te plaît…”
Je ne veux pas le voir ou l’entendre. J’ai trop mal pour ça.
“Je vais aller chasser. Je reviens. Ne sors pas.”
J’entends ses pas qui s’éloignent et referme mes yeux.

Pour croire que je l’ai embrassé par pitié, il doit avoir une bien triste opinion de moi. Et c’est quoi ces conneries de différence d’âge ? C’est obligé qu’il me prenne pour une gamine. C’est logique du coup. Je suis dégoûtée.
S’il m’avait juste rejetée en me disant qu’il ne ressentait rien pour moi, j’aurais pu faire avec. Ça m’aurait fait mal, mais j’aurais pu relever la tête.

Les heures passent. Ou bien les minutes, je ne me rends pas compte, perdue dans mes pensées comme je suis. Tout à coup, je réalise que j’agis justement comme une gamine, enfermée dans ma chambre à refuser de parler. Je me trouve encore plus ridicule.
Je me lève et vais dans la salle de bain attenante. Je me regarde longuement dans la glace. J’ai des cernes énormes, les lèvres pâles et le visage éteint. Il n’y a évidemment pas d’eau en ouvrant les robinets. Je me repeigne et descends.

Je vais dans la cuisine et remarque qu’il m’a laissé un pot de beurre de cacahouètes et une bouteille d’eau sur la table. Ils n’y étaient pas hier soir. Je crois qu’il les a laissés en évidence pour moi.
Comment vais-je réagir quand il va rentrer ? Je verrai le moment venu.
Je me force un peu à manger et boire. Mon estomac est noué, mais il faut que je garde des forces. Après je pars inspecter un peu plus les différentes pièces de la maison. Je regarde les vêtements des penderies, mais il n'y a rien à ma taille. Je fouille les tiroirs et trouve un nécessaire de couture. Chouette, je vais pouvoir repriser les trous de mes vêtements. Je suis contente de trouver une occupation.

J’entends la porte d’entrée s’ouvrir brusquement, ce qui me fait bondir.
“Beth ?”
C’est bien Daryl. Je suis rassurée que ce ne soit pas des inconnus, mais ma colère contre lui et ma honte ressurgissent aussitôt.
“Beth tu es là ?”
Je l’entends qui monte à l’étage, mais ne fais rien pour l’arrêter. Il toque à la porte de la chambre où j’ai passé la nuit et m’appelle. Je l’entends qui s’énerve et rentre sans y être invité. Il découvre la chambre vide et se met à crier mon nom. Il commence à faire le tour des pièces, un brin de panique dans la voix. Je reste immobile, impassible.
Il descend les escaliers en trombe et m’appelle en passant par toutes les pièces. Il finit par arriver dans la cuisine où je m’étais installée pour coudre.
“Putain de merde, Beth ! Réponds quand je t’appelle !”

Je le regarde droit dans les yeux sans rien dire.
“Putain, tu crois que c’est un jeu ?! Ça m’amuse pas Beth ! J… J’ai cru que t’étais partie !”
“Dis que tu aurais préféré que je sois partie.”
Il me lance un regard entre tristesse et dégoût. Je me mords la langue. Je vais peut-être trop loin.
“Comment peux-tu dire ça ? Tu es tout ce qu’il me reste…”
L’entendre dire ça me fait mal au cœur, mais je ne sais pas quoi répondre.
“Beth. Chui pas habitué à parler de… sentiments et autres conneries, mais… j’veux pas qu’on… se fasse la gueule comme ça et qu’on se balance des saloperies. J’veux pas. Tu es ma seule famille.”

Je ne l’avais jamais entendu parler comme ça, avec autant de sincérité à propos de ses sentiments. Ça fait complètement retomber ma colère contre lui. Pourquoi ne pas lui parler ? Je n’ai plus rien à perdre.
“Je m’excuse, Daryl. Je… J’ai compris que tu ne voulais pas de moi, du moins que tu n’avais pas de sentiments de ce genre pour moi…”
“Non, mais…” il s'interrompt plusieurs secondes à la recherche des bons mots. “C’est toi qui ne doit pas avoir ses sentiments. Écoute, je ne ressemble en rien à Zach ou aux mecs qui te correspondent. Et c’est pas parce qu’on n’est que tous les deux que t’es obligée de… vouloir de moi, tu vois.”

Quitte à être franche, je veux bien me faire comprendre. Je me lève et place mes mains en appui sur la table tout en le fixant intensément.
“J’aime ce que tu es, Daryl. J’aime être avec toi et j’aime être proche de toi. Tu es quelqu’un d’exceptionnel, vraiment. Et j’en ai rien à foutre que tu ressembles à Zach ou non. Tu es toi et j’avais envie d’être… avec toi. Tu crois que c’est parce qu’on est tous les deux et que je te choisis par défaut ? Non, c’est faux. Être juste tous les deux, ça m’a permis de mieux te connaître oui, et ça nous a rapproché. Mais tu es beaucoup plus qu’un compagnon de route pour moi.”

Il ne dit rien et continue de me regarder avec attention.
“Daryl, hier soir… je me suis laissée aller à une pulsion que j’ai en moi depuis un moment. Peut-être que l’histoire de ta mère m’a fait franchir la ligne, mais je voulais la franchir bien avant. Je croyais qu’il y avait quelque chose de spécial entre nous.”
Je tremble un peu. J’ai l’impression de me mettre à nue devant lui et ça me fait peur, mais je continue. J’ai encore une chose importante à lui dire.
“Je peux mourir demain. Je ne veux pas passer à côté du peu de bonheur possible dans ce putain de monde. Je veux vivre vraiment.”
J’ai peur de ce qu’il va me dire. Son regard est indéchiffrable.

“J’peux pas, Beth.”
Mon cœur se brise.
“Toute cette merde autour… ce monde pourri… j’peux pas me laisser aller à… ça. Et si après… Non, Beth, j’peux pas. Désolé”
Il tourne les talons et sort de la cuisine.
Je me sens encore une fois anéantie. Je retombe sur ma chaise et laisse couler mes larmes. Je n’ai pas très bien compris ses raisons de me rejeter. Peut-être qu’il ne m’aime pas de la même manière, tout simplement. Mais, même si ça fait mal, au moins j’ai été sincère avec lui et ai dit ce que j’avais sur le cœur. Si je meurs demain, je n’aurai pas de regret.

Le midi, on fait un feu pour manger le lapin que Daryl avait attrapé à la chasse avant notre explication. Il évite mon regard. Il s’est renfermé. Moi, je suis triste d’avoir perdu la complicité que j’avais avec lui. J’ai envie de vider mon cœur grâce au piano, mais ça me rappelle trop les événements de la veille. C’est trop dur.

“Il y a du savon dans la salle de bain, mais pas d’eau au robinet, évidemment. Je voulais me laver, tant qu’à faire… Tu as vu une source ou autre dans le coin, ce matin ?”
“Ya un puits à environ 1 km plus bas.”
“OK j’vais chercher les bidons.”

On se met en route en silence. Seul le cahotement des bidons résonne. La marche relance la douleur dans mon pied. Je n’y faisais plus trop attention. Je ne me plains pas. Je ne suis plus une gamine.

En effet, on arrive à un puits et je me penche pour voir le niveau de l’eau. Pas de soucis de ce côté-là. Je commence à tirer un seau bien rempli et m’applique à transvaser son contenu dans un bidon. Daryl est à côté et regarde les alentours. Ce silence m’oppresse et m’attriste. Je n’aurais sûrement pas dû lui ouvrir mon cœur, mais au moins je suis fixée.
“Va falloir y aller Beth. Deux mordeurs par ici.”
Daryl, décroche son arbalète de son dos. Je me retourne et vois deux mordeurs qui sortent des bois et se dirigent vers nous. Ils sont encore loin, alors je poursuis un peu ma tâche en me dépêchant.
“Juste une minute.”
“Non, on y va maintenant !”
“C’est bon, Daryl, ils ne vont pas arriver sur nous maintenant.”
“J’ai dit MAINTENANT ! Il y en a d’autres !”
Je me retourne encore et vois six ou sept mordeurs qui débouchent également des bois. Je referme vite mon bidon. Daryl me le prend et jette les autres vides par terre. On se met en route à pas pressés vers la maison, qui est en direction opposée aux mordeurs. Une chance pour nous. Mon pied me fait encore plus mal avec la marche pour venir ici et je me remets à boiter.
La peur m’envahit quand, au sortir d’un virage, je vois une dizaine de mordeurs qui nous barrent la route vers la maison et le cimetière. Ils nous voient et foncent vers nous. On est pris au piège et ceux derrière nous avancent rapidement.

“Par ici ! Grouille !”
Daryl me fait signe de rentrer dans les bois sur notre gauche. C’est notre seule chance, en espérant qu’on n’en croise pas plus par là. Marcher sur les branchages et feuilles mortes est difficile pour moi, je nous ralentis.
“Allez, allez, Beth, dépêche-toi !”
Daryl grimpe sur un talus, espérant que ce soit trop difficile à atteindre pour les mordeurs derrière nous. Il me tend la main pour m’aider à monter.

“Merde !”
Trois mordeurs nous font face. Daryl décoche une flèche en pleine tête du plus proche et fais valdinguer le second d’un coup de pied. Le troisième l’agrippe par le bras et tente de le mordre. Daryl réussi à éviter la morsure de justesse et cogne la tête décharnée avec son arbalète.
Du bruit derrière moi. Je me retourne juste à temps pour voir l’autre horde qui nous poursuit commencer à grimper le talus. Ils n’y arrivent pas, heureusement. Je m’accroupis pour planter mon couteau dans la tête des plus proches. Je me retourne un instant et vois que Daryl est en prise avec quatre autres mordeurs. Je m’en veux d’avoir détourné mon attention de lui et fonce pour lui porter secours. J’attrape l’un d’entre eux et tente de le jeter en arrière. Malheureusement, je m’appuie sur mon pied blessé et perds l’équilibre. En tombant, le mordeur s’écroule sur moi et je pousse de toutes mes forces sur mes bras pour l’empêcher de me mordre.

Son odeur pestilentielle emplit mes narines et son visage à moitié décomposé se trouve à quelques centimètres du mien. Ses dents claquent dans l’espoir de me croquer un bout de peau. Je rejette ma tête en arrière le plus loin possible tout en continuant à le repousser. Je lui donne des coups de genou et j’arrive à me défaire de son emprise. Je me retourne rapidement et rampe pour m’éloigner de lui.
Mais je sens sa main se refermer sur mon genou et une vive douleur à ma cheville. Il m’a mordue ! Je vois sa bouche qui s’active sur ma cheville et la douleur est intense. Je crie d’effroi et secoue mon pied pour me libérer, sans succès. Avec le talon de mon autre pied, je le frappe de toutes mes forces, écrasant son nez et son front. C’est mon pied blessé, mais ma peur surpasse ma douleur et je le frappe encore et encore en criant comme une furie.
Daryl arrive finalement, après s’être débarrassé des autres et lui plante son couteau en pleine tête.
“Daryl, il m’a mordue ! Il m’a mordue !!” Je pleure, je crie comme une hystérique.

Je suis foutue, je le sais. Même s’il arrive à me couper la jambe avec son couteau, je ne survivrai pas. On n’a rien pour me soigner et on est seul et sans protection. J’ai peur, je ne veux pas mourir et je m’agrippe à Daryl comme une furie.
“Où ça ? Beth, dis-moi où ?”
“Ma cheville. Daryl… J-Je… J’veux pas mourir.”
Daryl retire vivement ma botte et inspecte ma cheville.

“T’as rien Beth. Calme-toi, t’as rien.”
Il me prend dans ses bras et me serre fort contre lui.
“Non, je sens encore ses dents.”
“J’te jure que t’as rien Beth. Ta botte t’a protégée. Il s’en est fallu de peu, car le cuir est bien entamé à certains endroits, mais ta cheville ne saigne pas.”
J’ai peur qu’il dise ça pour me consoler uniquement. Je ne suis pas sûre de pouvoir y croire. Je pleure de plus belle.
“C’est rien, Beth. Je suis là, tout va bien.”
J’entends toujours les mordeurs en contrebas qui grognent et je suis terrorisée.

Il me soulève et me porte dans ses bras. Je m’accroche à son cou. Il ramasse aussi ma botte, son arbalète et ce putain de bidon d’eau. Ça fait beaucoup à porter pour lui tout seul, mais égoïstement je me blottis contre lui. Je commence à croire qu’il m’a dit la vérité car je ne vois pas de sang sur ma cheville. J’ai toujours mal et je vois des empreintes de dents, mais il ne m’a pas déchiré la peau. Malgré tout, mes larmes continuent de couler et je sanglote dans son cou.
Il m’a transportée comme ça sans se plaindre jusqu’à la maison. Heureusement, on n’a pas croisé d’autres mordeurs. Il s’en est fallu de peu cette fois pour que je perde la vie. Je suis à moitié choquée.
Il me dépose sur le canapé et reste accroupi devant moi. Ses yeux bleus expriment toute l’inquiétude qu’il a à mon égard.
“Je vais te chercher de l’eau.”
Il repart vers la cuisine et me ramène une bouteille d’eau. Je me saisis de la bouteille et remarque que mes mains tremblent un peu. L’eau me fait du bien car crier m’a abîmé la gorge.

Je ramène mes jambes contre moi et je les serre fort avec mes bras. Je ressens encore la pression de cette mâchoire sur ma cheville. J’aurais pu mourir aujourd’hui. Je ne dois mon salut qu’à mes bottes et ça me pétrifie.
Daryl s’assoit à côté de moi et me prend tendrement dans ses bras. Je laisse ma tête reposer sur son épaule. La chaleur de son corps qui se diffuse en moi m’apaise un peu.

“J’ai cru que j’allais te perdre” dit-il.
Je ne réponds rien.
“C’est pour ça que j’peux pas être avec toi, Beth. J’pourrais pas supporter de t’perdre. J’peux pas. J’en mourrai.”
“Alors, si tu m’avais perdue tout à l’heure, si j’avais vraiment été mordue… tu aurais pu le supporter ? Ça aurait été moins pire ?”
Il ne répond rien, mais je sens que son étreinte se raffermit. Néanmoins, je m’écarte légèrement pour me redresser et le regarder dans les yeux. Je place doucement mes mains autour de son visage et plonge mon regard dans le sien.

“Moi, je veux vivre tant que je le peux encore. Profiter de tout ce qui s’offre à moi pour ne rien regretter. Et… j’ai envie d’être avec toi. Tout ce que je te demande Daryl, c’est… si tu as des sentiments pour moi, alors arrête de les refouler. Si je suis plus importante qu’une simple compagne de route à tes yeux, alors… vas-y ! Fonce ! Je n’attends que toi !”

On se regarde de longs instants en silence. J’ai l’impression qu’il cherche ses mots ou qu’il n’arrive pas à les sortir de sa bouche. Finalement, il détourne son regard et se lève lentement du canapé. Sans un mot, il sort du salon. Il me laisse seule face à mon désespoir. Comme ce matin, je me sens chuter dans un immense gouffre noir.

J'enfouis ma tête dans mes mains en essayant de refouler de nouvelles larmes que je sens monter en moi. Ça ne sert à rien de pleurer et j’en ai marre.
J’entends vaguement des pas venir vers moi, comme un bruit perdu au loin. Soudain, je sens des mains me soulever du canapé, comme je n’étais pas plus lourde qu’une plume. C’est Daryl qui est revenu près de moi.
Je suis perdue. Il a aussi un regard tourmenté. Il agrippe ma nuque fermement et m’embrasse avec passion. Mes pensées se chamboulent dans ma tête. Je ne comprends pas, mais je m’en fous.
Nos lèvres se pressent avec ardeur et nos langues se caressent frénétiquement. Je me sens défaillir sous le coup de l’émotion.
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