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Kaamelott

Orcaniens
[Histoire Terminée]
Auteur: Nicodemus Vue: 652
[Publiée le: 2018-10-07]    [Mise à Jour: 2019-02-24]
13+  Signaler Humour/Drame/Action-Aventure/Tranche de vie/Absurde Commentaires : 17
Description:
Connaissez-vous Galessin ? Mais si, le chevalier de la Table ronde qui propose des friands à la saucisse (et même que, si on y fait pas gaffe, la saucisse, elle arrache un peu). Toujours pas ? Bon, bah, c'est que vous n'êtes pas familier de l'univers de Kaâmelott, la série d'Alexandre Astier.

Cette histoire relate la saga du Roi Arthur et ses "fidèles" chevaliers de la Table ronde du point de vue des habitants des îles du nord de la Bretagne, les Orcaniens. Et plus majoritairement, du point de vue du duc d'Orcanie, Galessin.

Il est bien sûr indispensable d'avoir vu les 6 saisons (au risque de ne pas comprendre les sous-entendus ou de se faire spoiler).
Crédits:
La grande majorité des personnages sont la "propriété" d'Alexandre Astier et des précédents auteurs de la légende arturienne.

Quelques autres sont issus de ma propre imagination.
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Harcèlement

[2236 mots]
Publié le: 2018-11-04Format imprimable  
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                Quelques années avant qu’Arthur ne devienne Roi de Bretagne et impose sa mainmise – ou presque – sur les clans bretons, un épisode particulier de la vie de Galessin se tint en Orcanie. Loth avait obtenu son statut de roi d’Orcanie cinq ans plus tôt et le jeune duc avait même assisté aux derniers râles souffreteux de son père, un peu contre sa volonté il était vrai. Il terminait de rendre compte à son suzerain de l’avancement d’une mission qui lui avait été confié et s’apprêta à quitter la pièce où les deux hommes se tenaient quand le seigneur l’interpella :

        Au fait, faites attention à ma femme.

        Co… comment ça ? bégaya-t-il, sa main déjà posée sur la poignée de la porte.

        Oui, en ce moment, elle scrute, elle furète, elle minaude et se dandine dans les couloirs. Bref, elle est en chaleur.

Galessin, qui avait eu ouïe dire de la réputation sulfureuse de l’épouse du roi sans jamais l’avoir vraiment vue, elle, se détourna du vantail pour faire complètement face à son supérieur.

        Quand vous dites… ?

        Ca veut dire ce que ça veut dire. Elle cherche quelqu’un pour se faire ramoner la cheminée. Donc, si vous la croisez dans le château, faites gaffe.

        Mais… sans indiscrétion, pourquoi vous… ?

        Ah non, mais moi j’peux pas. Dès que j’essaie de l’approcher, elle me crache dans les yeux, me file un coup de pied dans les bourses et piétine ce qui bouge encore. C’est une forme d’allergie, on ne peut rien y faire.

__

                Suite à cet avertissement, Galessin sortit de la pièce et s’engagea dans le couloir pour rejoindre les écuries. Il n’avait pas tout à fait fini la tâche dont il avait la charge et devait donc repartir sur les routes dès que possible. Il dût cependant s’arrêter un étage en dessous lorsqu’il rencontra sa femme au détour d’un corridor, plongée dans la semi-pénombre.

        Mais… qu’est-ce que vous faites là ?

        J’avais envie de vous voir, dit-elle en souriant.

Elle se décolla du mur et s’avança vers lui, sans le lâcher des yeux.

        Vous auriez dû me prévenir. J’en aurais informé le roi Loth et…

        Je voulais vous faire la surprise.

Une fois en pleine lumière, Siban enroula ses bras fins autour du cou du duc et lui jeta un regard lourd de sous-entendus.

        Ouais, alors, va juste y avoir un problème, commença Galessin qui avait parfaitement saisi les intentions de la jeune femme.

        Lequel ?

        Normalement, vous êtes censée être enceinte de sept mois.

L’apparence ayant un ventre quasiment plat, elle comprit que son stratagème était éventé et lui tourna le dos en un mouvement rageur, avant de disparaître derrière le premier virage, non sans jeter quelques imprécations au passage. Celui qui deviendrait plus tard un des chevaliers de la Table ronde nota quelque part dans sa mémoire qu’Anna de Tintagel était dotée du don de métamorphose.

__

                Plusieurs heures plus tard, le duc fit étape dans une auberge sise sur le chemin menant au château du roi Loth afin de reprendre quelques forces. Il régnait une certaine agitation autour de lui, du fait que le tenancier avait fait venir des filles dans son établissement. Galessin ne prêta pas attention au spectacle qu’elles donnaient dans son dos, agitant leur jupon dans une danse endiablée. L’une d’elles vint néanmoins s’asseoir face à lui, un rictus mutin au coin des lèvres. Brune, pulpeuse, elle n’était pas désagréable à regarder et sûrement pas plus à caresser. Sauf qu’il n’avait pas franchement le temps de s’attarder – la réussite de la mission en cours exigeait un minutage extrêmement précis – et qu’elle avait un je-ne-sais-quoi qui ne lui disait rien qui vaille.

        Salut, beau gosse, le salua-t-elle en se penchant vers lui pour exposer sa généreuse poitrine. Je peux faire quelque chose pour toi ?

        Non merci, répondit-il avec froideur en avalant une nouvelle gorgée de sa bière.

        Pour toi, c’est gratuit, avança-t-elle en commençant à lui faire du pied sous la table.

        En quel honneur ? demanda-t-il sans montrer le moindre signe d’intérêt à son égard.

        En l’honneur que vous avez l’air un peu plus propre que tous les culs-terreux qui se dessèchent dans ce bouge.

        Justement. Ca veut dire que j’ai sûrement un peu plus d’argent qu’eux. Vous devriez demander plus que le tarif ordinaire.

La fille de joie sembla sur le point de le gifler, outrée d’être ainsi repoussée.

        Ne me dites pas que ça ne vous donne pas envie, gronda-t-elle en remontant ses seins avec ses mains. Votre femme est en cloque jusqu’aux yeux, vous devez être mort de faim.

Galessin comprit aussitôt à qui il avait à faire, mais conserva son calme.

        Comment vous savez que ma femme est enceinte ?

La catin se redressa en rougissant, se leva, furieuse, puis quitta la taverne. Le duc avala la dernière goutte de son breuvage tranquillement.

__

                Plus tard dans la nuit, le bras-droit de Loth s’agita dans son sommeil, conscient soudain d’avoir un poids sur l’estomac. Poids qui lui adressa une baffe tandis qu’il tardait à se réveiller. Galessin ouvrit aussitôt les yeux et découvrit une forme penchée sur lui.

        Eveillez-vous, abruti ! s’énerva la silhouette très peu vêtue.

A la faible lueur de la bougie qui était en train de mourir sur la table de chevet, le duc découvrit une femme brune à la figure revêche. Il ne la connaissait pas plus que celle de la taverne, mais il lui semblait l’avoir déjà vue se promener dans les jardins du château suivie par quelques dames de compagnie. Il supposa donc qu’il avait devant lui le vrai visage d’Anna de Tintagel. Et ce qu’il voyait ne le mettait pas vraiment dans l’ambiance pour ce qu’elle désirait. Elle aurait eu envie de le dévorer vivant qu’elle ne s’y serait pas pris autrement.

        Gardez les yeux ouverts et concentrez-vous le temps de faire votre boulot.

        De quoi ? rétorqua-t-il, l’esprit embrumé.

        Prenez-moi, crétin. Utilisez ce que vous avez dans le falzar pour me faire grimper au rideau.

        Non.

La reine d’Orcanie prit ce refus comme un affront, ses traits se durcissant à vue d’œil à mesure qu’elle retenait son envie de lui fracasser le pot de chambre sur le crâne. Ce qui engendra au fond des entrailles de Galessin une furieuse envie de prendre ses jambes à son cou.

        Ne soyez pas idiot, imbécile, reprit-elle, glaciale. Vous avez un pont en or pour prendre du bon du temps et vous osez me dire non ? Vous êtes stupide ou vous le faites exprès ?

        Je n’ai aucune intention de prendre du bon temps avec vous.

        Pourquoi ?

        Parce que… un, vous êtes la femme du roi Loth et j’ai aucune envie de me battre contre lui s’il venait à le découvrir.

        Non, mais ça, j’en fais mon affaire.

        Deux, vous vous êtes déjà fait la moitié du château, ça me donne pas franchement envie de passer derrière.

        FAUX ! s’écria-t-elle brusquement.

Le duc sursauta et se figea sous le regard embrasé d’Anna.

        Je ne me suis pas tapé la moitié du château, mais tout le château. Sauf trois personnes : mon fils, mon mari et vous.

        Eh bien, on va garder ça comme ça, dit-il avant de remonter le drap sur son épaule et de se tourner sur le côté.

        Mais qu’est-ce que vous faites ?

        J’me rendors. J’me lève aux aurores demain avec toute la route qu’il y a à faire pour rentrer chez moi.

Puis il ferma les yeux et se remit à ronfler la tête à peine posée sur l’oreiller. Anna était estomaquée, en plus d’être un tantinet vexée.

__

        Vous avez fait bon voyage ? l’interrogea Siban alors que Galessin mettait enfin les pieds dans sa chambre à coucher.

La jeune femme avait reçu ordre du druide de tenir le lit pour que le bébé reste le plus longtemps possible dans le ventre de sa mère. Le duc l’embrassa sur le front et s’allongea sans douceur à côté d’elle.

        J’ai cru ne jamais arriver. Avec tous ces pécores qui n’ont pas arrêté de m’appeler pour me demander des trucs, j’ai mis trois fois plus de temps que d’habitude pour arriver jusqu’ici.

        Mais vous voilà enfin chez vous. Ne pensez plus à tout ça.

Galessin ferma les yeux, prit deux-trois inspirations avant de s’asseoir dans le lit pour pouvoir plus facilement discuter avec son épouse.

        Comment allez-vous ?

        Tout va bien. Le bébé bouge toujours et, pour tout vous dire, je me sens d’humeur…

        D’humeur quoi ?

        Eh bien, vous savez… D’humeur à profiter d’un moment d’intimité avec vous.

Le duc commença par apprécier l’idée, puis son intuition lui souffla qu’il avait tout intérêt à se méfier.

        Alors, en fait… non.

        Comment ça, non ? Vous n’allez pas me faire croire que depuis tout ce temps, vous n’avez pas envie.

        Si, mais non.

        Mais enfin, pourquoi ? s’agaça-t-elle.

        Parce qu’il faudrait d’abord que vous me prouviez que vous êtes bien vous.

La future mère le regarda d’un air mauvais.

        Mais qu’est-ce que vous me chantez, là ? Vous avez bu, c’est ça ?

        Non. Prouvez-moi seulement que vous êtes vous.

        Mais… comment voulez-vous que je vous prouve ça ? Vous êtes marteau !

        Qu’est-ce que je vous ai dit à l’oreille le jour de notre mariage ?

Siban ouvrit la bouche et la referma peu de temps après, manifestement contrariée. Elle soupira puis dit :

        Vous êtes pénible.

        Sortez de ma chambre.

Anna grommela mais obtempéra. Galessin la suivit jusqu’à la sortie afin de s’assurer qu’elle ne tentait pas de l’entourlouper à nouveau.

        Par contre, il va quand même falloir m’expliquer ce que vous avez fait de ma femme.

L’épouse du roi Loth ne daigna pas répondre, s’éloignant de lui à vive allure sans prêter attention aux gens qui croisaient dans le même couloir qu’elle. Y compris la femme dont elle avait pris l’apparence.

        Ah, vous êtes là, souffla le duc en arrivant à sa hauteur. Il me semble que les druides vous ont dit de rester couchée.

La véritable Siban continua d’observer le corridor longtemps après la disparition d’Anna puis porta enfin son attention sur son mari, sa peau plus blanche qu’à l’ordinaire.

        Oui… alors c’est peut-être parce que je suis enceinte, mais j’ai l’impression que je viens de me croiser moi-même.

        Je vous expliquerai. Venez avec moi.

        Au fait, reprit-elle en retrouvant quelques couleurs, il me semble qu’elle sortait de notre chambre. Qu’est-ce que vous faisiez avec elle ?

        Je la dégageais. Allez, maintenant, venez.

__

                Deux mois plus tard, alors qu’il semblait qu’Anna avait renoncé à le poursuivre de ses assiduités, Galessin s’entretenait avec le roi Loth pour les habituelles affaires courantes de trahison diverses. Enfin, Loth exprimait ses idées et le duc se taisait car la moindre remarque était immédiatement tuée dans l’œuf par une pique désobligeante à son égard.

        Bon, mais au diable toutes ces simagrées, balaya soudain le seigneur d’Orcanie. Qu’est-ce que vous diriez de vous amuser un petit peu ?

Son sous-fifre traversa un moment de confusion totale, regardant autour de lui au cas où cette proposition serait destinée à quelqu’un d’autre que lui-même. Sauf qu’il était seul avec le roi et celui-ci ne le lâchait pas du regard. Le sourire qu’il avait aux lèvres lui fit froid dans le dos.

        Euh… c’est-à-dire ?

        Vous avez très bien compris, seigneur Galessin.

C’est en entendant ces derniers mots que l’intéressé saisit l’astuce, ce qui le rassura énormément.

        Non, mais arrêtez, là. Vous pensiez sérieusement qu’en prenant l’apparence de votre mari, ça allait marcher ?

        Bah quoi. Vous passez un temps fou avec lui.

        Ouais, enfin, de là à…

        Qui ne tente rien, n’a rien.

        Oui, bah là, vous avez tenté mais vous n’aurez rien.

 

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