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Romance

L'amour de l'écrit
[Histoire Terminée]
Auteur: mishiu Vue: 244
[Publiée le: 2010-05-31]    [Mise à Jour: 2017-03-19]
G  Signaler Romance/One-ShotPas de commentaire
Description:
Hana, timide lycéenne et amoureuse d'Elliot depuis une bonne année, voit un soir sa vie bousculer pour 48h quand elle se retrouve dotée d'un étrange pouvoir.

_________
Réécriture !
Crédits:
l'univers sort de ma tête ;)
<< ( Préc )
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L'amour de l'écrit

[4929 mots]
Publié le: 2010-05-31
Mis à Jour: 2017-03-19
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Réécriture de ma petite nouvelle écrite au lycée à l'époque ! J'ai essayé d'être fidèle à mon idée d'origine,en espérant avoir obtenue un contenu écrit de manière plus mature !


Il était plus de minuit et pourtant, la jeune demoiselle n'arrivait pas à trouver le sommeil. Pourtant, d'habitude, il lui suffisait de bouquiner à la douce lueur de sa lampe de chevet pour se laisser transporter dans son récit et s'endormir paisiblement. Ce soir-là, elle ne cessait de se lever et recoucher dans le lit, multipliant les allers-retours incessants vers la fenêtre. elle avait aussi gardé sa petite lumière éteinte, mais la douce obscurité ne suffisait pas à apaiser son esprit. Dans son pyjama doublé en polaire, la frileuse brune avait déjà trop chaud. Elle rechercha par tout les moyens une activité qui la détendrait, afin de se réveiller le lendemain matin normalement. Elle redoutait les réveils difficiles. Mais rien n'y faisait: la jeune femme devait se résoudre à se calmer d'elle-même, allongée. Elle s'autorisa une dernière fois à se rappeler l’événement phare de la journée, qui l'avait émoustillé au point d'en faire une insomnie et qui se résumait en un prénom : Elliot. Pourtant, ils n'ont fait qu'échanger pendant cinq minutes un point de vue en classe d'anglais, pour entraîner leur vocabulaire, comme l'avait exigé leur professeur. Mais ces cinq minutes furent un pur moment de bonheur, passé trop rapidement.


Elle était amoureuse de lui depuis plus d'un an déjà. Cela remontait à la classe de première, alors qu'avant elle ne le considérait que comme simple camarade. Ce jour-là, elle manquait de sommeil à cause d'un roman qui l'avait trop absorbé, lui volant une partie de la nuit au détriment de son sommeil. Et quand mademoiselle n'a pas récupéré son quota d'heure de sommeil, elle éprouve des matinées difficiles. Alors forcément, lorsqu'un cours de mathématiques elle ne comprenait pas une consigne alors que la formule venait d'être donné, elle s'était récolté une réprimande du professeur et quelques ricaneries. A la sortie du cours, elle avait beau les ignorer, la bande des trois imbéciles avaient désigné la demoiselle tête en l'air comme nouvelle cible de brimades. Elliot l'avait alors défendu intelligemment, leur coupant le caquet gentiment. Ils ne l'avaient plus embêté depuis ce jour. Lorsque l'étourdie a présenté à Elliot sa gratitude, elle se découvrit un nouveau sentiment. Son visage fin mais viril, son intelligence,; sa manière de parler... Tout lui sembla d'un coup différent, comme si elle le rencontrait pour la première fois. Elle ne pris pas longtemps à comprendre qu'il avait fait battre son cœur. Dès lors, elle avait passé le reste de sa 1ère S à tenter de sympathiser avec lui, mais tellement maladroitement qu'elle a dû s'éloigner avant que quelqu'un ne se rende compte de ses sentiments. Il semblait toujours inaccessible, constamment entouré de ses amis ou d'autres personnes partageant les sentiments de Hana.

Depuis cette nouvelle année, classe de Terminale, la jeune femme ayant presque dix-huit ans, avait déjà tenté des approches discrètes telles que des questions anodines, des approches discrètes etc... Mais au final, elle se retrouvait trop intimidée pour agir normalement et c'était elle qui choisissait de s'éloigner. Elle maudissait sans arrêt son manque de courage.

La beauté d'Elliot était en plus un autre facteur d'intimidation pour la demoiselle amoureuse. Le garçon était doté d'un visage légèrement efféminé mais qui émettait un aura de calme. Il semblait avoir un regard plus mature que ses camarades et, quand elle l'observait au quotidien, la sérénité du jeune homme était encore plus évident au milieu de ses camarades. Malgré son calme, Son physique, plutôt robuste démontrait sa capacité à se défendre en cas de coup dur. Hana soupirait souvent lorsqu'elle s'attardait à contempler son amour, de loin.

Heureusement, il y avait Charlotte, sa meilleure amie. Grande blonde au fort caractère, elle était l'opposée de son amie à l'attitude calme et aux cheveux couleur chocolat. Charlotte était mince et habillée toujours de manière sophistiqué, tandis que la brune avait un style plutôt sombre et quelques kilos en trop. Depuis le collège, les deux filles étaient inséparables. Peu importe si elles se retrouvaient dans la même classe ou non, jamais elle ne se distancèrent l'une de l'autre. Aussi, même si elles étaient dans différentes classe en 1èreS, Charlotte savait tout du béguin de son amie et s'amusait à l'observer chaque fois qu'elle parlait de son amour secret. Depuis qu'elles se sont retrouvés en Terminale dans la même classe, elles devinrent plus complices que jamais. Elles nouaient bien entendu quelques amitié dans la classe mais elles furent reconnues comme LES filles inséparables. Charlotte suivait en direct toute les démarches de sa meilleure amie pour tenter tant bien que mal d'attirer l'attention de l'élu de son cœur et la réconfortait tout le temps. Hana n'en oublia pas moins son rôle et encourageait Charlotte dans ses propres démarches envers ses nombreuses histoires de cœurs.


Mais revenons plutôt à cette douce soirée de mois de Mars. L'insomniaque retourna une nouvelle fois à la fenêtre, et formula silencieusement un vœu. Celui d'arriver à approcher plus naturellement Elliot. D'avoir le pouvoir de contourner les protocoles, de lui écrire ce qu'elle n'arrivait à exprimer que par l'écrit. Et elle resta une dizaine de minutes à penser tout cela sans remarquer une étrange apparition dans sa chambre. C'est en remarquant la lumière de sa table de nuit s'allumer qu'elle eut un sursaut. Elle se retourna et mis rapidement sa main devant sa bouche pour étouffer un cri de surprise à ce qu'elle voyait : une personne quasiment transparente, plutôt masculine, était assis sur son lit. Hana se demanda si elle n'était pas en train d'halluciner, sentant son cœur cogner fortement dans sa poitrine elle était à deux doigts de la panique. Pourtant, l'esprit masculin se leva calmement, s'approcha de la demoiselle apeurée, appuyée fortement contre la fenêtre et effleura son front. Cela apaisa d'un coup la tension de la jeune fille, qui retira enfin la main de sa bouche.


- Mais que...


Elle n'eut pas le temps de formuler sa question, l'esprit posa un doigt sur sa bouche pour lui indiquer le silence. Il ne fallait pas réveiller la maison.


~~~~~~~~



Hana se força à respirer calmement. Elle venait de découvrir une sensation nouvelle certes, très intéressante mais malheureusement pas au meilleur moment. Charlotte, assise une rangée devant elle, se retourna en diagonale discrètement et dévisagea son amie. Ses yeux l'interrogeaient déjà du regard mais elle n'eut pas le temps d'articuler quoi que ce soit avec ses lèvres qu'elle sentit déjà sa prof se retourner face aux élèves. De toute façon, la demoiselle confuse n'aurai pas eu la capacité de lui proposer une réponse cohérente. Trop d'images se bousculaient dans sa tête. l'apparition fantomatique, le sixième sens, la création de l'image d'Elliot par ce pseudo-fantôme... Si Hana devait raconter ça à Charlotte, elle allait être prise pour une folle. Comment devenir crédible quand on a passé quasiment toute sa vie à se bercer par son imagination pour se sauver de la réalité ?


Les explications des formules chimiques exposées au tableau passaient dans un bruit de fond dans la tête de la brune. Celle-ci réfléchissait trop et à trop se prendre la tête, elle sentait déjà une migraine faire surface. Alors elle s'efforça de nouveau de respirer calmement. Madame Decourant, leur professeur de physique-chimie se retourna de nouveau pour compléter le tableau noir. L'élève s'efforça de se concentrer, au moins le temps de recopier la leçon. une minute plus tard, un mouvement vint lui faire relever ses yeux : Charlotte essayait de communiquer en lui montrant son cahier ainsi que des écritures au coin, trop petits pour être lisible. Charlotte lui fit comprendre avec un point d'interrogation qu'elle voulais une réponse à son écrit. Mais cela ne fonctionnait pas comme tout à l'heure, lui chuchotait discrètement Charlotte. En plus gros sur la marge de la même page, elle avait écrit : "Mais comment tu fais ?" d'une taille plus lisible. Hana lui répondit en balançant sa tête de gauche à droite tout en haussant les épaules. Elle ne savait pas. Elle ne comprenait pas comment elle avait réussi et était incapable d'y réfléchir.

La lycéenne eut juste le temps de jeter un coup d’œil discret sur son portable légèrement sorti de la poche de son jean que la sonnerie retenti. Enfin ! Mais la prof de chimie n'avait pas dit leur dernier mot et obligea la classe à rester deux minutes de plus pour noter la date du prochain contrôle ainsi que des exercices d'applications sur la leçon fraîchement écrite. Malgré les bruit d'attroupement dehors dans le couloir, la classe resta silencieuse et nota rapidement leur devoir avant de ranger leur affaire. Oui, la prof savait faire tenir cette classe au calme. Elle était réputée pour être assez stricte avec les élèves. Charlotte avait pris quelques risques à se retourner courageusement pour tenter de communiquer avec Hana.


Enfin, la porte de la classe s'ouvrit et les élèves purent souffler et se défouler de tout leur soûl durant la récréation. Les deux grandes amies se hâtèrent de rejoindre le coin de tranquillité habituelle, dans un recoin isolé de la cour de récré mais avec vue imprenable sur tout ce qu'il se passaient. Les centaines d'élèves faisaient leur danse habituelle de va-et-vient à travers la cour, des groupes étant déjà formé de-ci de-là sous les arbres, offrant un bon coin d'ombre les abritant du soleil déjà chaud du mois de mai. Charlotte lança négligemment son cartable contre un des murs formant l'angle de démarcation de la cour, se révélant être en fait un bâtiment adjacent au gymnase. Les filles s'assirent sur leur coin d'herbe et pendant que Hana sortait un paquet de biscuit, la blonde excitée n'y tint plus :


- Bon ! Maintenant tu va ENFIN pouvoir m'expliquer ce qu'il se passe !


Hana ne put s'empêcher de lâcher un sourire, amusée par l'empressement de son amie. Mais elle pris le courage de se lancer après avoir croqué dans un des biscuits au beurre salé :


- Tu vas me prendre pour une folle... Moi-même j'ai pas vraiment compris sur le coup comment j'ai été capable de faire ça. Je m'ennuyais, mon esprit à divagué puis je me suis imaginée que j'étais capable de t'écrire par l'intermédiaire de mon cahier sur le tiens, comme s'ils étaient liés par une sorte de tunnel...

- En théorie j'aurais confirmé ton état mental mais à la vue de ce qu'il s'est passé tout à l'heure, je ne peux pas faire fit !


Charlotte se servi en biscuit et fixa le vide, plongée dans sa réflexion. Elle se tourna ensuite de nouveau vers Hana :


- Bon, alors déjà je pars de ce qu'il s'est passé : nous avons toute deux "senti" (elle insista avec ses doigt l'imitation des guillemets) que nous étions liées par nos cahiers...

- Oui. Ce que l'on écrivait sur notre propre cahier s'écrivait en même temps sur l'autre.

- Ensuite, il y a eu la stupéfaction. J'ai essayé de t'écrire moi, mais...

- Je n'ai rien reçu. J'étais déjà perturbée.

- Donc... Tu as volontairement ouverte cette communication. Elle s'est fermée par ton étonnement.


Hana fixa Charlotte, légèrement angoissée.


- Tu te rend compte de ce que l'on est en train d'hypothétiser là ?


Charlotte sourit, amusée par l'invention du mot de son amie. Au quotidien, Charlotte avait l'esprit affûté, elle était celle des deux qui savait raisonner le mieux, qui s'emportait pour une preuve, un indice et qui trouvait souvent, même très souvent juste. On aurait pû la comparer à Sherlock Holmes si son tempérament n'aurait pas été celui d'un feu follet ! Son dynamisme était le carburant de ses réflexion. Son visage s'illuminait comment personne dès qu'elle s'emportait dans des déductions farfelues. et posa une main sur son épaule:


- Oui ! Mais bon sang, ça fait du bien d'avoir des pensées folles ! Je ne vois que ce que je crois. Et ce que j'ai vu ce matin en cours de chimie m'a convaincue d'être sérieuse. J'ai envie que l'on continue d'y croire. Après tout, c'est ton esprit !

- Tu ne me prend pas pour une folle ?


La blonde aborda un visage sérieux, contrastant avec son enjouement quelques secondes plus tôt. Dans les yeux, elle lui expliqua qu'elles n'étaient pas meilleures amies pour rien. Il faut dire que la brune complexée manquait souvent de confiance en elle. D'un esprit plutôt calme, sa philosophie était qu'elle ne pouvait croire que ce qu'elle voyait. Malgré sa réticence aux hypothèses, elle suivait souvent son amie en tête de ligne, sans pour autant la contredire ou la soutenir. La loyauté de son amie détective toucha énormément Hana qui la remercia en l'étreignant doucement. Elle avait une amie en or.

La sonnerie de fin de récréation résonna dans la cours, orchestrant un nouveau ballet dans la cour. Les élèves se hâtèrent plus ou moins de rejoindre le cours suivant. Charlotte proposa à Hana de renouveler l'expérience durant le cours de Mathématiques.


- Essaye de te remémorer tes ressentiments et la sensation que tu as eu quand nous nous sommes connectées. Je vais m'asseoir à l'autre bout de la classe pour ce cours, on a de la chance que ce prof n'ai pas fait l'attribution des places !



Elle ne protesta pas, mais elle craignait de se sentir un peu seule sans son amie pour occuper le temps. Néanmoins, elle fut contaminée par sa motivation et ressentait de plus en plus l'envie de recommencer.

Elles s'installèrent donc de part et d'autre de la classe. Quelques camarades interrogèrent Hana, se demandant si elles s'étaient disputées. La douce brune les rassura mais resta vague sur sa justification. Elle senti le regard en coin d'Elliot qui devait sûrement se poser la même question que ses camarades. Cela fit rougir Hana qui avait l'habitude d'être discrète et de ne pas faire d'histoire et elle s'empressa de déballer ses affaires à sa place. Des idées folles lui virent en tête mais elles les écarta très vite : il y avait beaucoup de choses à vérifier auparavant.

Le cours débuta. Elle vit Charlotte lui faire signe de la main que tout était OK. Leur cahier étaient ouverts, Hana avait son stylo à la main. Il était temps de se concentrer sur... Son nouveau talent.

Elle se rappela de son sentiment avant d'écrire : elle désirait écrire à son amie. Une envie. Un souhait. Elle avait imaginé un fil bleu invisible, traversant la classe de part et d'autre de leur cahiers. Hana essaya donc de faire de même : elle regarda son cahier et imagina un fil plutôt épais partir de son cahier, traverser les élèves, passer derrière ou devant eux, sous les chaises, et rejoindre le cahier de Charlotte. Elle se pencha vers l'avant pour avoir la visibilité sur son cahier et se concentra. Elle répéta l'opération, imaginant que ce fil était un lien qui pouvait passer dans les deux sens. Au bout de quelques minutes, une sensation apaisante l'envahissait. Avait-elle réussi ? Hana traça calmement quelques mots dans son cahier :


"Charlotte, je crois que j'ai réussi !"


Hana s'efforça de rester calme et observa la réaction de Charlotte : elle vit son amie cesser d'écrire et observer son cahier. L'instant d'après, elle put lire l'enthousiasme déborder et sont regard croiser celui de sa confidente. Elle haussa la tête pour lui affirmer que ça marchait.

Hana senti son cœur s'emballer. Mais elle ne devait pas perdre la connexion. Cette fois, elle était consciente de ce qu'il se passait. Elle pris une longue inspiration par le nez et expira tout aussi lentement par la bouche et répéta son opération afin que les battements de son cœur soi plus espacés. La sensation de douceur était restée. La jeune fille en était certaine : elle avait gardé le lien ouvert. Elle écrivit de nouveau dans le cahier :


" Vas-y, écrit moi quelque chose toi aussi ! "

" Hana c'est trop fou !!! "


Hana observa les lettres apparaître une à une sur la page blanche de ce cahier et ne pu se retenir de sourire béatement.


" Tu avais raison Charlotte "

" J'ai pourtant encore du mal à y croire "

" moi aussi... "

" N'empêche... J'ai l'impression de vivre un remake de la scène du cahier dans Harry Potter Et La Chambre Des Secrets "


Hana pouffa, s’attirant des regard interrogateurs de ses voisins et mis précipitamment la main devant la bouche. Se faire remarquer était bien la dernière chose qu'elle désirait faire !

Le reste de l'heure, les filles le passèrent à s'écrire sur leur cahier personnels. Ce fût à ce moment-là qu'elle se rappela l'étrange rêve de la nuit dernière. Le lien entre cette nuit-là et les fait du lendemain étaient trop flagrant pour passer pour une simple coïncidence. Charlotte avait convaincu Hana d'y croire après tout, à son étrange pouvoir. Hélas, elle comprenait alors qu'elle n'avais plus beaucoup de temps devant elle.

A la fin des cours, Hana invita son amie chez elle, afin de discuter plus calmement de ces faits autour d'un thé chaud. Elle en profita pour lui raconter le plus en détail possible le rêve fait : l'apparition de cet être, cette douce lueur, le réveil le lendemain matin assez bredouille et le délai. Charlotte assimila tout sans broncher puis se mit à réfléchir en sirotant sa boisson chaude. L'écrivaine ne pipa mot, concentrée elle aussi sur sa propre réflexion, mais ce fût Charlotte qui brisa le silence la première :


- Je pense que la conclusion est simple, dit-elle en la regardant gravement. Tu as moins de vingt-quatre heure pour saisir ta chance !

- Envers... Elliot, n'est-ce pas ?

- Tu as une chance inespérée ! Il est temps de franchir le pas.

- Mais, et si...

- Si ça casse ? Ben alors quoi ? Tu vas mourir ? Non ! Ce sera tant pis pour lui ! On n'a qu'une vie ma cocotte, faut se bouger ! Je ne pense pas que ce soit plaisant de passer le reste de ta vie à dévorer du regard l'homme que tu aime ! S'il ne répond pas de tes sentiments, ben au moins, une page se tournera ! Tu ne passera pas le reste de cette année scolaire seule je te rappelle.

- Je sais bien que tu as raison et ton soutiens me fait très chaud au cœur ! Mais... Je ne peux pas m'empêcher de me sentir un peu nerveuse... Je suppose que quand ça sera fait ça ira mieux !

- Comme pour le bac de français l'an dernier !


Après une nuit agitée, Hana se réveilla le lendemain plus ou moins déterminée. Les paroles de son amie puis de l'être fantomatique raisonnaient dans sa tête, doucement, comme pour l'encourager. La discrète brune devait passer à l'action dans la journée et elle avait prévu de le faire durant le début de l'heure de philosophie, le dernier cours de la journée. Elle expliqua sa résolution à sa meilleur amie qui l'encouragea comme il se devait, puis passèrent cette journée de lycéenne comme toute les autres : survivre aux cours, rester ensemble, regarder Elliot discrètement... Mais la tension qui se lisait dans les sourires de l'amoureuse transit rendaient cette journée complètement différente des autres. Celle-ci le fit d'ailleurs constater à Charlotte : elle avait l'impression que la journée ne finissait pas. Elles avaient conclu d'un accord commun que Hana ne devait pas gâcher son petit pouvoir, puisqu'il lui a été transmit pas une sorte de divinité, il fallait, pour cet être, respecter ce Don.

Ainsi, la cloche sonna, annonçant la transition pour le dernier cours de la journée. Hana s'esquiva quelques minutes aux toilettes pour se rafraîchir le visage et fonça rejoindre la salle. Elle croisa Elliot en chemin, ayant dû sûrement avoir la même idée de son côté. Celui-ci lui offrit un de ces doux sourire qui rendaient Hana rougissante comme jamais. Elle se hâta de rejoindre sa place, la deuxième chaise de la troisième rangée sur la gauche, tandis qu'Elliot s'asseyait déjà à sa place, une rangée devant elle, à deux places sur sa droite. S'il tournait la tête légèrement, il pouvait la voir sans problème mais Hana ne se risquait jamais à se faire prendre en pleine contemplation et baissait toujours sa tête au moindre mouvement de celle de son amour caché.


Le cahier ouvert, la main tremblante, Hana s'efforça de faire le vide dans sa tête pour établir une nouvelle connexion, comme elle avait appris à le faire la veille, après moult heures à analyser avec Charlotte la méthode adéquate. Elle inspira longuement et silencieusement, expira de la même manière et recommença l'opération jusqu'à sentir les battements de son cœur s'apaiser enfin. Les mots se tracèrent ensuite sur son cahier, lentement :


" Salut, Elliot "


L'écrivaine sentit le lien chatouiller sa tête, mentalement. Avec Charlotte, elle avait senti que pour que le lien vers les deux cahiers se créaient, il fallait surtout un lien mental. Elles avaient donc eu tout faux en cherchant à se lier avec un objet inanimé : il fallait une intelligence humaine pour répondre à l'appel. Hana se remémora sa soirée chez Charlotte et l'idée lumineuse de son amie, les essais sur différents supports, les moments à méditer toute les deux sur des sensation mentales. Cela paraissait tellement fou mais la jeune femme n'avait plus rien à perdre. La demoiselle revint sur Terre quand elle senti des écritures hésitantes apparaître sur son propre cahier : des gribouillis, des mots inachevés, des ratures...

Charlotte, assise à l'autre bout de la classe (elle maudissait d'ailleurs ces professeurs qui imposaient une place fixe à leurs élèves) encouragea son amie stressée d'un clin d’œil. Il fut vite perçu par l’intéressée, qui repris de plus belle sa concentration. Le cours de philosophie ne l’intéressait plus depuis belle lurette et elle n'osa même pas lever la tête en direction de l'élu de son cœur. Elle avait mal au ventre et la gorge sèche mais ne décrocha pas ses yeux du cahier, observant avec attention les mots se former d'une écriture fine:


" Hana... C'était donc vrai ! Tu as un petit don ! "


Surprise, la demoiselle étouffa dans ses mains un cri de stupeur. Elle failli rompre la connexion mais s'efforça de garder le contact malgré la pluie de sentiments qui se bousculaient dans sa tête. Elle répondit d'une main encore tremblante :


" Comment es-tu au courant ? Une seule personne l'es et jamais elle ne m'aurais trahi "


" Les toilettes... Fille et garçon sont côte à côte et à l'interclasse j'ai entendu votre enthousiasme . Charlotte parlait un peu plus fort que d'habitude alors j'ai entendu malgré moi . Je suis au courant pour la limite de temps aussi "


" Zut... On dirait que tout tombe à l'eau "


Hana ratura cette dernière phrase mais Elliot avait eu le temps de le voir avant que cela ne devienne illisible.


" Pourquoi ? Quel était ton projet, Hana ? "


La brune amoureuse ratura plusieurs fois des esquisses de phrase, elle n'arrivais plus à trouver ses mots. La panique commença à s’immiscer dans sa tête, Elliot le senti aux écrits plus vifs de sa correspondante. Aussi décida-t-il de prendre les choses en main :


" Hana, restes calme . Je ne suis pas là pour te juger ! "


Hana posa son stylo. Elliot avait raison, elle était trop stressée.


" Gardons ce moment entre nous . Profitons en ! Juste, détend toi "


Malgré elle, la demoiselle senti le sourire apaisant d'Elliot envahir son esprit. Il avait raison. Elle esquissa elle-même un sourire, ferma les yeux un instant, inspira puis expira doucement pour ne pas se faire remarquer. Il s'était écoulé plus de deux minutes et, lorsque la demoiselle posa de nouveau ses yeux sur le cahier pour y écrire, les mots qu'elle lu la firent rougir :


" Beaucoup mieux . Ton visage est plus lumineux quand il est calme "


Elle hésita de nouveau à écrire, intimidée, elle n'arrivait pas à reprendre l'initiative. Elliot le compris rapidement et lui tendit le flambeau :


" Alors, dis-moi : que me vaut l'honneur d'une telle forme de conversation ? "


'' je dois te parler ''


'' j'avais deviné ''


'' je suis une froussarde ''


'' Ce n'est pas parce que tu ne veux pas me parler face à face que tu es une froussarde ''


" Je n'ai pas choisi ce don, mais j'ai choisi comment l'user et pour qui. "


" As-tu besoin d'un cahier pour venir me parler ? "


" J'étais incapable de faire autrement. Tu me semblais tellement inaccessible.. malgré toi. "


" Je fais si peur ? "


Hana peina à ne pas rire. Elle ne devait pas oublier l’environnement dans lequel elle se trouvait.


'' Vas au bout de ta pensée ''


L'intensité du moment arracha à l'émotive une larme discrète. Elle baissa sa tête pour la laisser couler doucement sur sa joue. La caresse produite par cette goutte, étrangement, lui donna le courage d'avancer son entreprise jusqu'au bout. Bien que maladroite, elle s'investit de nouveau dans son écriture :


" Non ! En fait, mes s..."


Hana failli barrer ce qu'elle écrivait mais une poussée d'adrénaline lui permis d'aller enfin au bout de son élan pour enfin réaliser ce qu'elle souhaitait faire depuis tout ce temps :


" ... sentiments envers toi son très intenses. J'avais peur de ne pas t'atteindre parce que l'amour que je te porte est assez fort. "


Elle attendit. Pas de réponse. Les minutes s'écoulèrent. Elle ne décrocha pas ses yeux du cahier et attendit, quasiment sereine. Elle se sentait déjà fière d'avoir réussi à lui avouer ce qu'elle avait au fond de son cœur. Mais les minutes s'écoulèrent sans réponses de son interlocuteur, réduisant de manière équivalente ses espoirs. Avait-elle écrit si maladroitement que ça ? Allait-elle se faire rejeter ?

Lorsqu'enfin elle vit son prénom s'afficher par l'écriture d'Elliot, la sonnerie rompit violemment le lien qu'elle avait eut tant de mal à instaurer.

La voix du professeur de philosophie rappelant les devoirs à faire pendant les vacances résonna au loin, comme dans un rêve. L’atterrissage dans le monde réel fût très brusque, ôtant à Hana tout moyen de réflexion. Elle était complètement perdue. Tout le monde se précipita pour ranger ses affaires mais Hana resta stoïque, figée par la rupture. Le lien l'avais épuisée. Charlotte vint à elle, tentant de la réconforter, mais son amie n'arrivait à articuler quoi que ce soit. Elle se fit aidée de son amie pour ranger ses affaires, sommée par la prof de partir rapidement. En sortant de la classe, Elliot apparu, dans le couloir. Il l'attendait.

Charlotte abandonna discrètement Hana, Elliot la gratifiant d'un signe de tête de reconnaissance. L’intéressée, elle, ne savait plus où se mettre, l'embarras avait pris le dessus sur sa montée d'adrénaline. Mais elle n'eut pas besoin d'esquisser quoi que ce soit : Elliot savait quoi faire. Il la guida dans la cour de récré qui se vidait peu à peu des derniers élèves réticents à rentrer chez eux. Ils s'assirent sous un arbre, un peu en retrait de tout. Ils ne craignaient pas de la fermeture du lycée, ils avaient fini tôt les cours. Durant tout le trajet, la timide demoiselle ne se permit de ne regarder Elliot qu'en biais et encore ! Elle n'arrivait pas à lever la tête. Elle souhaitait profiter de ce moment d'exclusivité toute sa vie mais elle ne pouvait s'empêcher de craindre les prochains mots du garçon qu'elle convoitait. Celui-ci ne tarda pas à prendre la parole :


- Hana, je... Je suis honoré que tu ai partagé un moment aussi exceptionnel mais...


Un silence se créa. Hana ferma les poings. Cela ne faisait que confirmer ce qu'elle redoutait. Regardant le sol, elle eut un léger mouvement de surprise en sentant les doigts d'Elliot saisir son menton, faisait rencontrer enfin leur regards. Les larmes montèrent aux yeux de la demoiselle qui avait du mal à retenir son émotion. Pourtant, le regard d'Elliot étaient remplis de tendresse et apaisa petit à petit les battements qui tambourinaient contre le torse de l'amoureuse.


- Mais en même temps... J'aurais dû m'en rendre compte, dit-il en souriant, depuis le temps.


Et en un instant, les lèvres d'Elliot virent rejoindre celles tremblantes de Hana. Ses yeux s’agrandirent avant de se fermer complètement, lâchèrent une larme qui roula sur sa joue tendit qu'elle savourait au met le plus exquis. Elle sentit l'étreinte de celle qu'elle aimait plus que tout. Elle sentait sa chaleur, son amour, sa tendresse. Leur baiser pris fin au grand regret de la demoiselle, mais qui reprise rapidement après un souffle d'aveu.


" Je t'aime"



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