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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 297 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr

Victor Sierra : financement participatif pour leur 5ème album
 par   - 363 lectures  - Aucun commentaire

Victor Sierra est un groupe français de musique steampunk.

Jje les suis depuis plusieurs années et nous sommes devenu amis.
Ils lancent un financement participatif pour leur cinquième album sur indiegogo :
Victor Sierra's 5th album

Ils chantent dans plusieurs langues : français, anglais, un peu d'espagnol et de yiddish dans certains titres.

Vous pouvez écouter des morceaux et voir des vidéos sur leur sites https://victorsierra.net/ ainsi que sur youtube, itunes, spotify...

 

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 1862 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Histoires à suivre

L'Organisation Planétaire Auteur: yu-chan Vue: 141
[Publiée le: 2009-03-05]    [Mise à Jour: 2009-03-10]
13+  Signaler Action-Aventure/Science-FictionPas de commentaire
Description:
Ce qui devait arriver, arriva. Les nations se jalousaient et le peuple fut la proie. La Troisième Guerre Mondiale fût déclenchée. Une nouvelle organisation naquit : l’Organisation Planétaire – l’O.P.
Crédits:
Les personnages et les lieux m'appartiennent.
Le classement est en 13+ pour risque de langage plus imagé, avec plus de violence et/ou des allusions sexuelles plus fortes que AP.
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Chapitre 1

[3245 mots]
Publié le: 2009-03-05Format imprimable  
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Chapitre 1

 

 

Rika claqua la porte de sa nouvelle chambre. Après maintes interviews et de flash d’appareil photos, elle réussit à se faufiler dans sa nouvelle demeure. La jeune fille, encore mineure, s’affala sur son lit sans avoir enlevé son manteau. Elle pensa à sa nouvelle vie qui pesa déjà sur ses frêles épaules. Etre la fille d’un politicien était dure mais être la fille du président de l’O.P. était une chose inconcevable pour la brunette.

Elle n’eut pas le temps de fermer ses yeux en amande qu’une soubrette entra après avoir tapé. La jeune fille se releva alors que la demoiselle se courba bien bas.

 

-         Monsieur Votre Père aimerait que vous le rejoigniez dans la salle de réception.

-         J’aimerai me reposer, répondit poliment Rika.

-         Monsieur m’a demandé d’insister. Votre présence est obligatoire.

-         Bien, soupira-t-elle. Conduisez-moi jusqu’à lui.

 

Ni une, ni deux, elle sauta de son lit et suivit la soubrette. Elle ne profita pas de la décoration que lui offrait le couloir blanc. De vieilles peintures, des sculptures modernes défilées à coté d’elle, mais la jeune fille ne s’y intéressa pas. Elle était bien trop fatiguée par toute cette presse depuis que son père avait déclaré sa candidature au poste de Président de l’O.P. Elle se rappellera toujours le jour où un journaliste d’un magazine pour adolescente l’avait appelé en plein cours pour lui demander comment elle voyait sa future vie : allait-elle opter pour telle marque de vêtement ou telle autre ; allait-elle côtoyer des grandes stars de la chanson… Rika, surprise par tant de questions n’ayant aucunes utilités, avait juste répondu que pour le moment elle vivait sa vie d’adolescente et ne se préoccupait pas du futur. Elle se méfiait aussi des gens qui l’entouraient : du jour au lendemain, des personnes s’arrêtaient pour la saluer, voulaient à tous prix l’aider. Au début, elle était naïve mais avec les mois qui passèrent, elle répondait poliment et passait son chemin. Comment allaient réagir les gens maintenant qu’elle était la fille du Président de l’O.P. ? Elle se contenta de soupirer alors que la soubrette lui montrait le chemin.

Puis, la demoiselle s’arrêta. Elle se tourna vers la fille du Président et lui demanda de bien vouloir attendre. Rika leva la tête, non pas pour admirer les moulure datant du XIX siècle, mais pour encore réfléchir, et encore réfléchir. Puis quelqu’un ouvrit la porte, Rika posa son regard sur cette jeune femme à la peau noir comme l’ébène mais aux yeux verts andésines. Habillait d’un uniforme militaire, rien ne gâchait sa beauté et sa féminité était mise en avant grâce à ses jambes fines et longues. Elle salua la jeune fille comme le font tous les militaires.

 

-         Lieutenant Zahra, dit-elle alors que Rika avait un regard de chouette. Escadron Spécial.

-         Rika KAICHOU, répondit une Rika surprise, fille du Président.

 

Le Lieutenant Zahra baissa son bras et tendit sa main arborant un sourire maternelle.

 

-         Enchantée Mademoiselle KAICHOU. Je fais partie de l’Escadron Spécial ayant pour but de protéger les Présidents de l’O.P. Votre Père vous a convoqué afin qu’on vous présente le reste de l’Escadron.

-         Le…reste ?

-         Oui Mademoiselle. Nous sommes 7 au total.

 

Rika parut choqué. Juste sept ? Sept personnes pour protéger son père, sa mère et elle ? Elle se dit que l’Armée avait une drôle de façon de concevoir l’humour. La jeune femme, visiblement d’origine africaine, lâcha la main de l’adolescente et se tourna pour entrer dans le bureau de son père.

Assis sur un magnifique fauteuil en cuire rouge, le Président KAICHOU ne ressemblait pas à ce genre de caricature de PDG d’une entreprise multinationale. Non. Benkei était plutôt petit pour son genre et avait le visage d’un homme sage et doux comme un agneau. Lorsqu’il vit sa fille, il lui fit signe, avec sa main ridée, de venir s’asseoir en face de lui. Il l’aimait tellement sa fille. Lui et sa femme l’avait tellement attendu, que lorsqu’elle arriva enfin parmi eux, ce fût une enfant pourrie gâtée. Mais Rika, dès son plus jeune âge, avait appris à faire la part des choses et devint sociale. Après un sourire, Rika s’assit et remarqua son voisin. C’était un homme, un beau jeune homme, ayant la peau bronzé et les cheveux marron aux yeux couleurs noisette. Rika sentit ses joues rougir, son cœur battait la chamade à la vue de ce sourire doux, reposant. Il portait le même uniforme que le Capitaine Zahra mais au contraire d’elle, il avait posé sa casquette sur ses genoux. La mineur, dévisageant l’homme, ne remarqua pas que celui-ci lui tendait une main musclée.

 

-         Capitaine Dario de l’Escadron Spécial. Je suis ravie de faire ta connaissance Rika.

-         Comment connaissez-vous mon nom, demanda t elle en serrant sa main douce.

-         Je lui ai parlé de toi, répliqua sa mère. C’est un homme charmant. C’est quelqu’un comme lui que je te cherche comme époux. Quel dommage que vous ayez le double de ma fille.

-         Maman, s’exclama la jeune fille.

 

Keiko, la mère de Rika, regarda sa fille étonnée alors que le Capitaine Dario souriait à la remarque de la femme. Puis ils entendirent une voix roque dans un coin de la pièce, une voix ayant prononcé une injure en langue anglaise. Un accent quelque peu « noble » pour cette langue. Les deux militaires de l’escadron se tournèrent vers ce coin et tous sentiments avaient disparu. Rika suivit leur regard et vit cinq personnes. Cinq jeunes personnes en habit militaire eux aussi : trois garçons et deux filles. Des regards vides étaient posés sur eux, des regards sans sentiments. Des postures négligées alors qu’ils étaient devant le Président de l’O.P. Rika se sentit mal à l’aise en les regardant, elle voulait se faire toute petite.

 

-         T’affoles pas, dit un garçon au visage strict, à la peau blanche et aux cheveux châtains clairs.

-         Sasha, prononça sèchement le Capitaine Zahra. Change de ton.

 

Le dénommé Sasha répondit dans une langue étrangère que la jeune fille ne connaissait pas. Le jeune homme posa son regard de délinquant au sol alors qu’une des jeunes filles souffla en levant sa tête vers le plafond. Rika n’osa pas parler, elle se contenta de regarder ses parents qui la comprirent.

 

-         C’est l’Escadron Spéciale pour ma protection, répondit son père.

-         Ce sont eux, s’étonna Rika.

-         T’as un problème contre ça, riposta l’une des jeunes filles.

 

Rika regarda celle qui lui fit cette remarque. Sa collègue, la regardant plutôt que de continuer de regarder le plafond, lui fit comprendre qu’elle aurait dû se taire.

 

-         Ecoutez-moi vous tous, débuta Dario. Vous n’allez pas faire comme d’habitude. Le Président et sa famille ont besoin de vous pendant 5 ans et vous allez faire votre travail. Ai-je été clair ?

-         Oui, répondirent en chœur l’équipe.

-         Vous pouvez disposer, intervint le Président KAICHOU. Vous devez être fatigué de cette journée.

 

Les cinq jeunes ricanèrent. Qui était ce vieux machin qui leur donnait des ordres ? Fatigués ? Eux ? Qu’il vienne donc voir une journée type et il comprendra que cette-ci était banale. Zahra leur montra la porte du regard. Ils se levèrent, firent un bref salut militaire négligé avant de quitter la pièce. Dario expliqua au Président que ces jeunes n’étaient pas méchants mais juste quelque peu arrogants et prétentieux.

 

Rika décida de ne pas manger, elle préférait aller se promener dans l’immense bâtisse pour découvrir ses salles. Elle avait trouvé la bibliothèque, des salles de bains, des chambres, la cuisine – où elle salua les employés -, enfin, elle trouva une porte l’emmenant dans le jardin fleurit de la maison présidentielle. Malgré la fraicheur de l’hiver, quelques plantes vertes étaient présentes. Rika imaginait déjà ce jardin au printemps, et une multitude d’odeur caressait ses narines. Elle s’avança vers le petit chantier qui s’enfonçait entre les arbres, les buissons. Après une petite trotte, elle aperçut, juste en dessous d’un olivier, un banc en fer forgé. Perdu dans un champ d’herbe, le banc donnait l’envie au passant de s’y arrêter afin de se reposer. La jeune fille décida d’aller s’y asseoir afin de profiter d’un faible rayon de soleil. Assise, Rika se tourna pour regarder cet olivier. Son immense tronc montrait que l’arbre devait être centenaire ; ce n’était pas les différents Présidents qui étaient les Maîtres ici, mais bien ce majestueux arbre dont les fruits agrémentaient presque tous les plats. Une légère brise froide fit frissonner la jeune japonaise qui décida de rentrer.

A quelques pas de l’entrée du palais présidentiel, elle entendit des bruits. Elle s’arrêta  pour tendre l’oreille. Au plus elle approchait, au plus les bruits se faisaient mieux entendre. C’était des encouragements envers un certain Alix et un certain Alec. Derrière un buisson, elle se trouva nez à nez avec un pied. Elle tomba en arrière à cause de la peur. Une main féminine apparut pour pousser le buisson. Une jeune fille, blonde aux yeux aussi bleus que l’océan lui fit face. Elle portait l’habit militaire de l’escadron spécial. Elle se souvint d’elle : c’était la jeune fille qui avait préféré regarder le plafond au lieu de s’intéresser à elle comme le reste des jeunes gens avec elle.

 

-         C’est bien ce que je me disais, avait-elle dit en la voyant.

-         Qu’est ce qui se passe, demanda une voix masculine.

-         C’est la fillette, répondit la blonde en lâchant le buisson.

 

Rika se leva et poussa le buisson pour la suivre. Elle se trouva avec le reste de l’équipe qui la dévisagea. Ils étaient débraillés et deux d’entre eux transpiraient légèrement. Elle reconnut le dénommé Sacha, assis sur une racine d’arbre, la jeune fille qui l’avait agressé verbalement adossé contre le même arbre.

 

-         Même pas capable de l’entendre venir idiot de russe, dit une voix se trouvant en hauteur.

 

La japonaise leva les yeux vers les branches de l’arbre et y trouva le dernier de l’équipe. Il doit être chinois, pensa la jeune fille à cause de ses yeux bridés. Sasha leva les yeux vers lui en brandissant son poing. La blonde se rhabilla ainsi que l’autre garçon transpirant. Les voyant faire, le reste fit de même. Rika les observait. Elle les trouvait bizarres, froids, mais elle se sentait aussi mal à l’aise en leur compagnie.

 

-         Qu’est ce que tu veux, demanda la jeune fille adossée.

 

Rika posa son regard sur elle. Ses cheveux bruns coupés courts accentuaient la dureté de son visage. Sa voix rauque l’impressionnait. La fille du Président n’osa rien dire, elle se contenta de bégayer. Le chinois sauta de son arbre et s’approcha d’elle, les mains dans les poches. Arrivée face à elle, ses yeux foncés fixèrent les siens.

 

-         T’as peur, dit-il avec un sourire narquois.

-         Non, réussit à dire Rika.

-         Menteuse. Ton cœur bats fort, lui dit-il dans le creux de son oreille.

-         Shuang. Laisse-la tranquille.

 

Le garçon transpirant s’approcha d’eux. Rika fut impressionnée par ce qu’il dégageait. Ses cheveux ébouriffés bruns allaient à merveille avec ses yeux marron verts. C’était le plus grand de tous, le plus carré. Rika ressentit un frisson lorsqu’il croisa son regard.

 

-         Depuis quand tu prends soin des autres, demanda la jeune fille à la voix rauque.

-         Il fait ça pour que Dario et Zahra ne viennent pas nous voir ce soir, Jordan, répondit la blonde.

 

Lorsqu’elle entendit ce nom, Rik fut surprise. Un nom de garçon pour une fille ? Pourtant, cela lui allait à merveille.

 

-         Tu l’impressionnes beaucoup Alec, annonça Shuang toujours avec ce sourire. Son cœur bat la chamade.

-         N’importe quoi, s’exclama Rika. Il m’impressionne pas et ni toi ni les autres, dit-elle le rouge aux joues.

-         Elle a du répondant, intervint Sasha toujours assis.

 

Alec partit, suivit par la blonde et enfin par le reste de l’équipe. Rika resta, elle ne voulait pas partir en même temps qu’eux. Elle était excédée par leurs comportements et ne supportait pas l’idée qu’ils étaient ses gardes du corps. Lorsqu’ils disparurent de sa vue, la jeune fille décida de rentrer à son tour. Elle tenta de retrouver sa chambre mais elle dut demander de l’aide à la première soubrette qu’elle vit passer.

 

Le Président KAICHOU avait passé son après-midi à former son équipe de ministres sous l’œil de Zahra et Dario. Les deux militaires lui donnaient des conseils mais aussi raconter la vie privée et les ambitions politiques de toutes les personnes passant devant ses yeux. Ensuite, il rencontra son assistante. Une femme ayant côtoyé tous les autres présidents et reflétant tous les atouts d’une parfaite assistante de Président de l’O.P. : discrétion, rigueur, organisation étaient ses maîtres mots. C’était une femme proche de la retraite, une femme aimant, visiblement, la nourriture, une femme sociale, maternelle.

 

Puis, Benkei rencontra les haut-gradés militaires : le Général de l’Armée de Terre et de l’Air. Ces généraux avaient été désignés par tous les autres généraux du monde selon leurs carrières, leurs implications lors des guerres ou des ententes entre deux pays en guerre. Le Général de l’Armée de Terre, Malek LOUCIF, grand pacificateur en Afrique, il fût reconnu pour son calme légendaire et sa nature à communiquer avant toute chose.  Le Général de l’Armée de l’Air, Ganesh SAMRITE, connut pour son ascension fulgurante dans l’armée, et sa diplomatie pacifique en Amérique du Sud. Le Président comprit que l’Escadron Spécial était commandé par lui-même ; les deux généraux ne pouvaient leurs donner d’ordres ou bien les envoyer en mission ou au combat. La journée terminée, Benkei invita les gradés de l’Escadron et les deux généraux à partager son repas avec sa famille ce soir.

 

-         Demandez donc aux jeunes s’ils veulent venir manger avec nous, Dario.

-         C’est un bon geste, Président, mais je ne pense pas qu’ils accepteront.

-         Il n’aime pas être avec d’autres personnes, répliqua Zahra.

-         Dites-leur. Même s’ils ne viennent pas, c’est pour leur montrer que je fais attention à eux, dit Benkei avec un sourire paternel.

 

Jordan était allongée sur son lit. Elle s’amusait à lancer une balle en l’air en la rattrapant. A ces pieds c’était installé la blonde, elle regardait les garçons en face d’elle. Ils discutaient de tout et n’importe quoi. Mais pas une seule fois ils firent allusion au nouveau président. On tapa à la porte et Zahra fit son apparition.

 

-         Lieutenant, dirent en chœur les jeunes.

-         Le Président voudrait vous inviter à manger avec lui et sa famille, ce soir.

-         On est occupé, lâcha Sasha.

-         Faites un effort, insista Zahra en fermant la porte. Enfin quelqu’un qui fait attention à vous.

-         On est fatigués, répliqua Jordan toujours entrain de s’amuser avec la balle.

-         Ce serait l’occasion de connaître la famille du président.

-         On s’est entraîné toute la journée, Lieutenant, intervint la blonde.

-         Alix, ne me fait pas croire que vous êtes fatigués à cause de l’entraînement. Vous en faîtes tous les jours et vous n’êtes jamais fatigués.

-         Une autre fois, répondit Alec en se levant.

 

Le jeune homme se dirigea vers la porte et sortit. Il fût suivit par l’Africaine qui l’interpella. Le brun s’arrêta pour l’écouter.

 

-         Tu es le major de cette équipe. Tu dois montrer l’exemple.

-         On est fatigué Zahra, insista-t-il calmement.

-         Le Président est votre supérieur.

-         Si l’équipe ne veut pas y aller, je ne vais pas les forcer, dit-il en partant vers sa chambre.

-         Veux-tu que ça se passe aussi mal qu’avec l’autre ? Alors, ajouta t elle quand elle vit qu’il s’était arrêté.

-         Je viens, mais tu laisses les autres tranquilles.

 

Un sourire satisfait se dessina sur le visage du lieutenant alors qu’Alec entra dans sa chambre pour se changer. Pendant ce temps, Rika avait enfin trouvé la salle à manger. Son père était déjà présent en compagnie de deux hommes qu’elle ne connaissait pas ainsi que le capitaine Dario. Il lui fit un sourire alors qu’elle sentit des mains sur ses épaules ; elle se tourna et vit sa mère.

 

-         Ah la la, dommage qu’il soit si vieux.

-         Maman, dit Rika exaspérée.

-         Madame KAICHOU.

 

La fille et la mère se tournèrent et virent Zahra avec Alec. Zahra fit un salut militaire parfait alors que celui d’Alec montrait son mécontentement. Il n’avait pas le même uniforme : celui-ci était sombre et semblait compliqué à mettre sur soi. Que faisait-il ici, pensa Rika. Les autres allaient surement venir et elle se sentirait mal à l’aise durant tout le repas.

 

-         Je vous présente le Major de l’équipe, Alec.

-         Enchanté de te connaître Alec, dit Keiko en tentant sa main.

-         Madame, répondit Alec en serrant la main de la femme sans aucun sentiment.

 

Lorsque les présentations furent terminées, ils allèrent s’installer à table. Les femmes KAICHOU s’installèrent à droite et à gauche de Benkei. En ce qui concerne Alec, il était entre Dario et Zahra. Ils voulaient l’avoir à l’œil. Le Président discutait avec les généraux ainsi que le capitaine. Il y avait des tensions entre les généraux et le capitaine et c’était avec pleins de sous-entendu qu’ils se répondaient. Malgré cela, le repas se passa bien. Lorsque le dessert arriva, Alec s’excusa de quitter la table. Il ne pouvait pas rester plus longtemps à cause d’un mal de tête. Mais Zahra et Dario comprirent qu’il ne voulait pas rester, qu’il leur avait fait plaisir jusqu’à maintenant.

 

Alec sorti dans le jardin, il dégrafa le haut de son uniforme lors de sa marche. Il arriva dans un coin du jardin caché par de gigantesques platanes. Un feu digne de ceux de l’enfer réchauffé ces coéquipiers. Ils avaient quittés leurs uniformes pour opter pour une tenue plus décontracté et chaude. Il s’installa entre les deux garçons et pointa ses mains vers les flammes.

 

-         Alors, demanda Sasha.

-         Un repas des plus pénibles.

-         Y’avait qui, questionna Jordan.

-         Zahra, Dario et les deux généraux en plus de la famille.

-         T’as du t’emmerder, dit Shuang.

 

En guise de réponse, Alec hocha la tête. Il se sentait mieux en compagnie d’eux. Ils étaient avec des gens avec qui il avait grandit et qui le connaissait mieux que quiconque.

 

-         Y’a quelqu’un qu’arriva, annonça Sacha en regardant derrière lui.

-         C’est Dario, informa Alix en levant le nez en l’air.

 

En effet, Dario fit son apparition un pack de bière à la main. Il salua les jeunes avant de s’installer et de leur distribuer une bouteille à chacun. Dario aimait se retrouver avec son équipe, malgré leurs jeunes âges, ils étaient plus mûrs que certaines personnes qu’ils connaissaient. Bière à la main, le Capitaine entrouvrît son uniforme.

 

-         Quoi de neuf les jeunes ?

-         Passe nous de ton discours de grand-frère, répliqua Jordan. Qu’est ce que tu veux ?

-         J’ai discuté avec le Président. Il n’est pas comme l’autre. Il m’a posé beaucoup de questions sur vous.

-         Pour savoir si on le protègera bien, coupa Sasha.

-         Il m’a demandé de ne pas vous forcer durant les entraînements et le travail. Il s’inquiète pour vous.

 

Deux d’entre eux burent une gorgée de bière, un autre fixait la bouteille et les deux autres fixèrent le feu. Dario sentit le malaise de son annonce. Il détourna la conversation en leur demandant s’ils s’étaient entraînés aujourd’hui. Alix prit la parole et lui expliqua. Il savait que tout ce qui touché au travail les ferait parler ; ils n’avaient rien d’autres dans leurs vies, calfeutrés entre les quatre murs de ce palais ils ne connaissaient rien de la vie de jeune de leur âge. L’espagnol était le seul, avec Zahra, à discuter ainsi avec eux. Ils restèrent là, buvant leur bière jusqu’à ce qu’il n’y en est plus. Ils décidèrent d’aller se coucher car demain ils devront suivre le Président et sa famille lors de ses présentations auprès de tous.

 

 

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