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Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 2244 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
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Hija de la luna Auteur: Gally Vue: 2959
[Publiée le: 2006-05-21]    [Mise à Jour: 2011-11-09]
13+  Signaler Action-Aventure/Horreur/Heroic Fantasy Commentaires : 59
Description:
De l'amour impossible entre un vampire et une sorcière naquit une petite fille : Luna...
Crédits:
Tous les personnages que vous pouvez voir apparaître dans cette fiction sortent exclusivement de mon imagination !
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La vérité est parfois dure à entendre

[4571 mots]
Publié le: 2011-11-09Format imprimable  
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Chapitre 16 : La vérité est parfois dure à entendre

 

Lorsque Luna reprit sa place à table auprès de sa cousine et Sophie à côté de sa mère, le plus naturellement possible, la jeune fille était tellement soucieuse qu’elle ne vit pas tout de suite les énormes gâteaux disposés devant ses yeux. Il y en avait pour tous les goûts : Des flans, des tartes aux pommes, des bûches de Noël décorées de milles et autres choses appétissantes. Un de ses cousins éloignés, un certain Charlie, au regard vague et aux joues molles, dévorait déjà plusieurs parts de chaque. Mais Luna n’avait vraiment plus faim après sa découverte dans le grenier et n’avait qu’une envie : Rentrer chez elle et parler à cœur ouvert à sa tante, savoir enfin qui était son père.

-          Une part de bûche au chocolat ? Demanda alors Leïa.

Rappelée à la réalité, Luna répondit par la négative en souriant timidement à sa cousine qui avait l’air pleine de compassion.

-          Est-ce que tout va bien ?

-          Oui, Leïa, pardonne-moi. Je n’ai plus vraiment la tête à festoyer.

Leïa se rapprocha un peu plus de Luna et, d’un coup de menton, désigna leur grand-mère qui était en train de déguster son dessert, la mine toujours aussi sévère, comme si aucun plaisir ne lui était possible.

-          Normalement, étant en vacances, je devrais pouvoir avoir le droit de sortir un peu plus souvent. Si tu veux, la semaine prochaine, avant que les cours ne reprennent, nous pourrions aller boire un verre dans le centre ville de Montpellier. Comme ça, tu me raconteras tout ce qu’il s’est passé et moi je t’en dirais plus sur notre famille.

-          Ce serait fantastique !

Galvanisée par l’idée de revoir sa cousine promptement, Luna prit finalement une part de flan et retrouva un peu le sourire.

Le repas terminé, les membres de la famille, par groupe de trois ou quatre personnes,  continuèrent à converser de choses et d’autres entre eux. Luna devina alors qu’il n’y aurait ni cadeaux, ni musique. Ce Noël était bien loin des belles soirées passées avec sa mère où, bien que seulement toutes les deux, elles s’amusaient à chanter, danser et se racontaient de belles histoires. Déborah avait toujours mis un point d’honneur à ce que Noël soit un jour féérique. Chez sa grand-mère, il n’y avait même pas de sapin.

Au moment de partir, Leïa et Luna se retrouvèrent seules un moment dans le corridor et Luna eut le loisir d’observer encore une fois la photo de sa tante et de sa mère. Elle n’arrivait pas à s’en détacher, comme si elle essayait d’imprimer à jamais le sourire léger et plein de sa vie de Déborah.

-          N’étaient-elles pas merveilleusement belles ?

Luna se retourna vers son oncle qui s’était approché discrètement des deux jeunes filles. Leïa ne s’était jamais trouvée aussi près d’un loup-garou et bégaya un semblant de réponse avant de partir en courant vers la cuisine.

Jack interrogea silencieusement sa nièce en fronçant les sourcils.

-          Elle est impressionnée, Leïa a un peu peur de toi je crois.

-          Oh… Je fais souvent cet effet-là…

-          Mais elle te respecte beaucoup, nous en avons discuté tout à l’heure et elle a en horreur les gens de cette famille qui font autant preuve d’irrespect envers toi ou tes semblables.

Jack ne répondit rien, mais Luna savait qu’il était touché par leurs remarques désobligeantes. Il tourna à nouveau le visage vers la photographie pour clôturer le sujet.

-          Tu as connu ma mère et Sophie à cet âge-là ?

-          Oui, j’étais un de leur voisin. J’étais fou amoureux de ta tante mais elle ne faisait jamais attention à moi. Elle était trop obnubiler à essayer de plaire à sa mère durant cette époque-là et ne voulait donc pas se mêler aux êtres humains… Normaux.

-          Tu n’étais pas encore un loup-garou à cet âge-là ?

-          Non, dit-il d’un ton grave et nostalgique. Je ne me suis fais mordre qu’à l’âge de vingt ans. Ta tante en avait dix-neuf et, heureusement pour moi, elle avait enfin comprit que ta grand-mère ne lui prêterait aucune attention, quoi qu’elle fasse. Sophie, en ce temps-là, étudiait la médecine magique. Sans ne rien dire à personne, elle allait dans les rues de Montpellier la nuit pour essayer d’aider ceux qui, comme moi, s’étaient fais mordre par des loups-garous, ou par des vampires d’ailleurs. Certains n’y survivent pas.

-          Tante Sophie t’a trouvé là-bas, parmi eux ?

-          J’étais devenu un sans-abri, incapable de m’occuper convenablement de ma personne, souffrant le martyr car ma blessure ne guérissait pas comme il fallait. Je n’étais que l’ombre de moi-même. Vois-tu, il y en a toujours à Montpellier, des SDF qui ne sont en fait que de pauvres lycans, voués soit à mourir, soit à vivre d’une façon… Peu recommandable.

Le visage de l’oncle de Luna se radoucit finalement.

-          Elle m’a prit sous son aile. Elle m’a rendu mon humanité. Sophie, au départ, ne m’avait pas reconnu. Moi si, bien sur, jamais je n’avais pu oublier cette belle blonde qui n’avait fait que me snober pendant toutes mon adolescence. Après qu’elle m’ait soigné et remit sur le droit chemin, j’ai trouvé un emploi, un vieil appartement tout miteux sur Montpellier, et je lui ai fais la cour.

-          C’est romantique !

Luna avait un énorme sourire béat sur son visage et Jack rit de bon cœur.

-          Je crois que ça l’est oui. En même temps, elle ne pouvait plus se passer de moi donc elle a bien été obligée de m’épouser…

-          … C’est une chose dont vous vous vantez ?

Luna et son oncle se retournèrent avec surprise. Ils virent arriver devant eux Agatha et Sophie, cette dernière étant totalement gênée que sa mère ait entendu la fin de leur conversation.

-          Heureux que vous m’adressiez enfin la parole, Agatha, lança Jack d’une voix sombre.

La grand-mère renifla d’un air mauvais et se tourna vers Luna, sans plus faire grand cas du mari de sa fille.

-          Luna, suis-moi je te prie. J’ai à te parler.

Luna décocha un regard bienveillant à Jack et se dirigea vers Agatha, accompagnée de sa tante Sophie,  mais la vieille dame arrêta sa fille avant qu’elle n’entre dans la pièce qu’elle avait indiquée à Luna.

-          Il ne me semble pas avoir dis ton nom, Sophie. Je désire parler seule à seule avec Luna, et seulement avec elle.

La jeune fille, se rendant compte qu’elle allait se retrouver en tête à tête avec cette femme si intimidante et presque effrayante décocha un regard apeuré vers sa tante qui ne put que s’incliner et serra l’espace d’un instant le poignet de sa nièce, comme pour lui donner du courage.

N’ayant pas le choix, Luna s’introduisit dans l’immense bureau de la demeure familiale et sursauta malgré elle quand sa grand-mère ferma la porte.

-          Tu es tendue j’ai l’impression.

-          Non, grand-mère, tout va très bien.

La voix un peu stridente de Luna gâcha l’effet escompté de sa phrase qu’elle voulait assurée.

-          Assis-toi, je te prie.

Le bureau d’Agatha était une petite pièce toute en bois, décorée entièrement de bibliothèques encombrées de vieux livres et de bibelots tels que des bougies et des flacons de couleurs, des bocaux remplis d’herbes dont Luna n’avait aucune connaissance. Le bureau en lui-même était assez simple, en bois lui aussi, mais jonché d’une quantité impressionnante de grimoire et autres livres sur la magie. Evidemment, Luna n’y connaissait rien, mais vu les images et les symboles qu’elle entrapercevait, elle était presque sûre de ne pas se tromper.

Luna bougea sur sa chaise grinçante, mal à l’aise. La jeune fille attendait que sa grand-mère prenne la parole la première mais celle-ci semblait plongée dans ses pensées, tandis qu’elle ne la quittait pas des yeux, essayant de trouver quelque chose chez sa petite fille, Luna ne savait pas de quoi il s’agissait.

-          Tu ne ressembles pas vraiment à ta mère.

Ah, c’était donc cela. Agatha aurait aimée revoir sa fille préférée et perdue dans le corps de Luna.

-          On me l’a déjà dit, oui. Cela pose problème ?

La vieille sorcière retrouva à nouveau le silence, les yeux perçants et le nez inspirant profondément, trop profondément.

-          Pourrais-tu me confier ton collier un instant ? Demanda Agatha après un bref silence

-          Pour quelles raisons ?

-          Je voudrais simplement vérifier quelque chose.

-          Expliquez-moi pourquoi.

-          Il y a un problème avec ce collier ? Demanda Agatha, agacée.

-          Je ne le retirerais que si c’est pour une raison très sérieuses, ma mère m’a instamment demandé juste avant qu’elle ne se fasse assassiner de ne jamais l’enlever, jamais.

-          Très bien, souffla sa grand-mère, au moins toi tu es une fille obéissante.

-          Cela sous-entend-il que vous êtes déçue par vos enfants ? Fit Luna acerbe, commençant à perdre patience.

-          Comment ne pas l’être ? Un fils sans une once de magie en lui, une fille mariée à un loup-garou et une autre…

-          …Morte.

-          Fugueuse, rectifia finalement la sorcière.

Luna eut l’impression que sa grand-mère ressassait son amertume pour sa fille chérie. Que Déborah se soit enfuie, qu’elle ait préféré les quitter plutôt que de rester et devenir la petite descendante sorcière parfaite, Agatha ne l’avait certainement jamais accepté. Luna se demanda si elle en ferait les frais, si sa grand-mère essaierait de se venger et de lui mener la vie dure.

-          Tu sais que j’ai accueilli Leïa ici pour faire son éducation magique, continua après un temps de silence Agatha. J’ai pensé que peut-être tu voudrais, toi aussi, venir vivre auprès de moi.

-          Non merci.

Luna n’avait pas réfléchis plus d’une seconde avant de répondre mais elle savait qu’elle serait bien incapable de vivre auprès d’une telle personne.

-          Y a-t-il une raison précise à ton refus ?

-          J’aime ma tante et mon oncle. Ils m’ont offert un foyer où je me sens en sécurité.

-          Tu n’es pas en sécurité puisqu’un loup-garou vit constamment avec toi, dit Agatha, amère.

Une irritation inapaisée fermentait en Luna qui était à fleur de peau. Elle tenta tant bien que mal de parler avec diplomatie mais sa colère non maîtrisée se faisait tout de même ressentir.

-          Je ne comprends pas ce comportement, à vous et aux autres à table tout à l’heure. Comment pouvez-vous les laisser parler aussi injustement à propos votre gendre ?

-          Ne m’insulte pas, s’emporta alors la vieille sorcière. Il est peut-être devenu l’époux de ma fille mais seulement grâce à un bout de papier. Il n’est rien pour moi. Simplement une autre épine dans mon pied.

Luna était estomaquée par autant de haine et faillit s’étrangler d’indignation.

-          Voilà une des raisons pour lesquelles je ne veux pas venir vivre chez vous. Je n’apprécie en rien votre conduite envers mon oncle Jack qui n’a rien fait pour être traité de la sorte…

-          … Petite sotte ! tu ne connais rien au monde de la magie, et encore moins au monde des créatures magiques. Si tu savais de quoi est capable cette bête…

-          … Cette bête, comme vous dites, aime votre fille plus que tout au monde et il combat sa nature de loup. Je sais qu’il peut être dangereux mais je sais également que jamais il ne nous fera de mal, jamais.

Agatha soupira longuement tandis que Luna essayait de calmer les battements de son cœur. Décidément, sa nouvelle vie ne lui réservait pas que de bonnes surprises.

-          Je me trompais, il y a bien de ta mère en toi. Aussi butées l’un que l’autre. C’est d’accord, tu resteras chez ta tante, mais je veux que tu viennes ici deux fois par semaine pour que je t’entraine aux rites magiques.

-          C’est entendu, répondit Luna froidement, n’ayant qu’un désir, clore la discussion le plus tôt possible.

-          Bien, tu peux partir à présent.

Agatha prit alors un des vieux grimoires disposés sur son bureau et ne releva pas la tête jusqu’à ce que Luna soit sortit.

-          Vous venez de perdre une fille, glissa Luna avec émotion, juste avant de refermer la porte. Vous feriez mieux de vous occuper de la seule autre qu’il vous reste et en cela, commencer à accepter l’homme qu’elle aime.

La sorcière avait le regard fixé, comme figé, sur une des pages de son grimoire mais Luna savait qu’elle l’avait entendu. Pourtant, Agatha ne répondit rien, ne fit aucun geste vers sa petite fille.

-          Décidemment, pensa la jeune fille, je comprends de mieux en mieux pourquoi maman et tante Sophie ont tout fait pour être libérées de cette vieille mégères.

Avant de partir, elle embrassa Leïa qui l’attendait en bas des marches et elles se promirent à nouveau de se voir dans le courant de la semaine.

-          Je suis impatiente de te revoir, tu ne peux pas savoir à quel point je m’ennuie toute seule ici !

Sur le chemin du retour, Luna songea à sa cousine qui ne devait vraiment pas avoir une vie facile pour demeurer auprès d’une femme si insensible, et elle remercia silencieusement sa mère d’avoir mit Sophie et Jack sur son chemin. D’ailleurs, ils se tenaient tous deux la main à l’avant de la voiture, silencieusement. Luna sourit. Peu lui importait si l’homme de sa vie était différent, s’il n’était pas un sorcier. Le jour où elle le trouverait, s’il l’aimait sincèrement, elle en serait pleinement heureuse.

 

Quelque part, dans une pièce sombre où seule la lumière rouge des bougies disposées tout autour d’une femme laissait entrevoir la scène, un groupe de vampire se tenaient droits, immobiles.

-          Un sort complexe la protège, dit l’un des vampires après de longues minutes de silence, brisées par le souffle du vent glacé d’hiver.

Un simple humain aurait été transi de froid mais les vampires, eux, ne ressentaient pas la brûlure de ces journées glaciales. Ils l’adoraient, au contraire.

La femme dans le cercle sembla soudain comme réveillée d’un sommeil sans fin, et se déplaça voluptueusement parmi les vampires.

-          Ces satanés sorciers, dit-elle d’un air doucereux, caressant la forte poitrine de l’un des siens. Je sucerais tout le sang qu’ils ont dans leurs corps jusqu’à qu’il n’en reste plus une seule goutte ! 

Elle resta immobile et silencieuse un instant, plongée dans ses pensées. Pas un seul des vampires ne bougea, sachant combien la déranger pouvait leur en coûter.

-          Ils ont beau la protéger comme il se doit, reprit alors la vampire, il y a bien des endroits où elle doit être seule, sans la protection de leur pouvoir. Cette gamine a un lycée, des amis ! Faites en sorte de la retrouver dans ces différents lieux, quand le soleil est couché. Cherchez partout, ne vous arrêtez pas avant de me l’avoir ramené, sinon c’est vous qui aurez à subir mon courroux et vous savez ce que cela implique.

Un frisson parcourut l’ensemble des vampires présents et tous surent que la prochaine fois qu’ils se retrouveraient devant leur maitresse, c’est en compagnie de l’humaine, sinon, mieux valait ne jamais revenir.  

-          Emmenez avec vous cette espèce de larbin, il la cherchera le jour pour nous. Alors, cette espèce d’immonde créature sera à notre merci et nous en serons enfin débarrassés. Filez !

-          Mais, se risqua un des vampires, si jamais il s’enfuit ? Il ne voudra jamais nous aider à capturer l’un des siens.

La vampire sourit d’un air sordide et semblait presque s’amuser.

-          J’ai quelque chose en ma possession  qui le rend totalement docile…

-          … Nithaih !

La femme se détourna immédiatement de ses sbires tandis que le vampire qui l’avait appelé se dirigeait d’un air majestueux et grave vers elle.

Un sourire tendre et vrai se dessina alors sur les lèvres de la vampire qui courra presque vers le nouveau venu.

Tous les serviteurs se retirèrent pour les laisser seuls à seuls, non sans avoir baissé la tête en signe de respect.

-          Mon aimé, cela faisait longtemps que tu n’étais pas venu me voir, minauda Nithaih.

Une posture royale, un corps puissant et un visage, quel visage… Une bouche sensuelle, une mâchoire arrogante et d’étranges yeux magnétiques, d’un bleu d’acier. De longs cheveux noir ébène tombaient sur ses épaules musclées. Nithaih était transie d’amour quand elle colla sa poitrine opulente au torse de son compagnon.

Il la serra contre lui quelques instants mais recula tout de suite après, l’air embêté.

-          On m’a dit que tu avais tenté milles fois ces derniers temps de venir me voir, lui dit-il, d’un ton presque irrité.

-          C’est le cas, tu me manquais trop…

Nithaih tenta à nouveau mais vainement de l’enlacer.

-          Je t’ai déjà dis que j’ai fort à faire ces temps-ci, je ne peux pas m’occuper de toi sans arrêt. Je voudrais que tu arrêtes tes enfantillages.

-          Mais, Marius, je m’ennuie tellement…

La vie d’un vampire pourrait être trépidante mais lorsque cela fait des siècles que l’on vit sur cette terre, on perd peu à peu le goût de tout, sauf celui du sang, toujours à vous rappeler à l’ordre, à vous sommer de boire, toujours et toujours plus.

-          Et bien occupe-toi, lança gravement le vampire. Je ne veux plus que tu importunes mes serviteurs de la sorte. Je viendrais te rejoindre quand j’en aurais le temps.

Marius se dirigea vers la sortie mais Nithaih l’en empêcha en l’embrassa goulûment. Leur baiser fut si passionné qu’elle mordit jusqu’au sang une de ses lèvres qu’elle lécha avec délice.

-          Sois tranquille, mon amour, murmura-t-elle si faiblement qu’un être humain n’aurait pu l’entendre. Je ne t’embêterais plus. Je garderais mon lit bien au chaud, jusqu’à notre prochaine rencontre. Je ne te décevrais plus.

Marius était resté presque impassible à son baiser, comme à son habitude. Il ne montrait de douceur et de désir qu’en de rares occasions.

-          Heureux de te l’entendre dire.

Nithaih resta immobile à le regarder partir loin d’elle. Elle serra les poings de déception car il lui manquait déjà, mais au moins une lueur d’espoir lui rendit son sourire.

-          Je te protègerais de cet amour immonde que tu as eu un jour pour une sorcière, et de cette petite bâtarde qui a vu le jour. Ce sera comme si elles n’avaient jamais existées.

 

Au même moment, dans la maison de Sophie et de Jack, Luna regardait sa tante prendre une grande inspiration pour lui raconter la vérité, toute la vérité. Sophie avait l’air vraiment tendue et ne savait pas vraiment par où commencer. C’est pour cela qu’elle préféra finalement ne pas prendre de gants.

-          Voilà… Ton père est un vampire.

-         

-          Luna ?

-          Si c’est une blague, tante Sophie, elle est de très mauvais goût !

-          Je ne plaisanterais pas sur une chose aussi grave, voyons.

Luna ne sut au départ quoi dire. Elle se doutait que son père devait être spécial vu les bribes du journal de sa mère qu’elle avait lu la veille. Mais elle aurait préférée peut-être un loup-garou, comme son oncle. Ou quelque chose d’autre, mais certes pas un vampire ! Les vampires avaient tués sa mère et savoir qu’elle avait du sang de ces créatures dans ses veines lui donnait la nausée.

- Tu es née un 14 octobre, un soir de pleine lune. J’avais été informée de ta venue par les étoiles. Les astres démontraient déjà clairement que tu ne serais pas une enfant comme les autres. Depuis l’incident avec ton père, ta mère et moi ne nous étions plus jamais adressées la parole. Déborah avait quitté la maison dans la nuit et n’avait plus jamais voulu entendre parler de notre famille, et surtout pas de notre mère. Mais, j’étais sa seule et unique sœur. Je me devais de l’épauler en un instant si important. Je crois bien qu’elle avait senti ma venue car étonnement Déborah ne sembla pas le moins du monde surprise de mon arrivée dans la salle d’accouchement. Au moment où je me suis approchée d’elle, ta mère me prit la main et c’est comme si nous étions redevenues enfants, des enfants innocentes. Elle a beaucoup souffert et était épuisée, mais lorsqu’on t’a mit dans ses bras, j’ai pu voir une aura lumineuse vous entourer. Je savais déjà qu’elle t’aimerait plus que tout au monde. En tant que grande sœur, j’étais heureuse de jouer à nouveau mon rôle de protectrice et je la pris alors sous mon aile le temps qu’elle réfléchisse à son avenir. Jusqu’à son accouchement, Déborah avait vécu dans un petit studio miteux du centre-ville de Montpellier et avait travaillé dans tous les petits boulots qu’elle avait pu trouver.

-          Comment étais-je étant bébé ?

Luna essayait de faire en sorte que sa voix soit assurée mais elle bégayait un tant soit peu, ce que comprenait évidemment sa tante, aux vues de la discussion si spéciales qu’elles avaient toutes deux.

-          Tu étais déjà bien différente des autres bébés normaux. Tu avais une peau aussi blanche quelle celle que tu possèdes maintenant. Tes yeux étaient verts même le jour de ta naissance alors que tous les bébés naissent normalement avec les yeux bleus, ce n’est que plus tard qu’une autre couleur peut apparaitre. Et pour finir, le plus surprenant de tout je dois l’avouer, c’est que tu n’as pas pleuré. Quand on t’a mit dans les bras de ta mère tu lui as fais un grand sourire. Je peux t’assurer que toutes les infermières autour de nous étaient étonnées. Tu regardais toutes les personnes présentes et tes beaux yeux verts posaient déjà milles et une question.

-          Pourquoi maman est-elle partie ? Pourquoi n’est-elle pas restée auprès de toi ?

-          Je n’en suis pas sûre ma chérie. Elle m’a laissé un matin sans crier gare. Je crois qu’elle avait trop peur que notre mère n’apprenne sa présence chez moi et ne prenne connaissance de ton existence. Je sais que Déborah voulait avant tout autre chose te protéger de l’influence de notre famille et du monde magique, dans sa généralité. Il fut également sans doute dur pour ta mère de me voir vivre avec ton oncle, lui qui était différent de nous les sorciers, alors qu’elle, elle s’était faite abandonner par son âme sœur.

Luna garda le silence et joua avec son collier.

-          Tante Sophie, commença alors Luna. Les vampires qui ont tué maman, ils n’arrivent pas à me retrouver à cause de ce collier, n’est-ce pas ?

-          En partie oui, et également grâce à tous les sorts de protections qui entourent les environs de la maison. Nous ferons tout pour ne pas qu’ils t’atteignent, sois en sûre !

La jeune fille avait une question qui lui triturait le cerveau et elle hésita à l’énoncer à haute voix.

-          Encore autre chose…

-          … Oui ?

-          Est-ce que tu crois que c’est mon père qui a tué ma mère et qui essaye, en ce moment même, de m’assassiner ?

Sophie se renfrogna et Luna s’en voulut d’avoir posé une telle question. Sa tante était déchirée entre sa colère contre ce vampire qui avait brisé le cœur de sa petite sœur et les rares scènes dont elle avait été témoin.

-          Sache ma chérie que j’exècre au plus haut point les vampires et toute leur race putride de sales suceurs de sang. Je ne dis pas cela parce qu’ils sont différents ni pour faire plaisir à ma mère. Après tout, mon époux est une bête une fois par mois ! Mais il n’a pas conscience de ce qu’il fait dans ces moments-là, il ne l’a pas choisi. Les vampires… C’est différent… Ils aiment ôter des vies, c’est ce qu’ils préfèrent !

Luna déglutit difficilement, songeant qu’il serait compliqué de se retrouver en face de l’un d’eux sans mourir de peur.

Sophie souffla finalement en se calmant.

-          Mais je ne peux qu’avouer le fait que ton père avait quelque chose de différent. En tout cas, il ne voulait pas de mal à ta mère, j’en suis presque certaine. Les quelquefois où je les ai vu ensemble…

Sa tante avait un regard nostalgique et ses yeux brillaient quelque peu.

-          Je crois que ce vampire aimait sincèrement ta mère, énonça alors Sophie pour finir. Je ne crois donc pas que ce soit lui qui te veuille du mal. Je ne sais même pas s’il est conscient de ton existence. Ta mère n’était pas enceinte de beaucoup quand il l’a quitté. Il est donc possible qu’il ne sache rien de toi, ni du meurtre de ta mère d’ailleurs. Mais normalement un acte aussi cruel, surtout envers un membre d’une famille de sorciers, n’aurait pas du passer inaperçu. Toute cette histoire est bien étrange, crois-moi…

Luna retrouva son silence cloîtré qu’elle aimait tant au moment de son arrivée quelques semaines auparavant et Sophie sut qu’il était pour elle venu le moment de retrouver Jack dans leur chambre à coucher. Elle prit tout de même dans ses bas sa nièce et lui glissa dans l’oreille :

-          Tu n’as rien à craindre. Je ne laisserais personne te faire de mal, Luna. Jack et moi nous t’aimons, ne l’oublie jamais.

Une petite larme coula sur la joue de la tante et de la nièce, qu’elles s’empressèrent de cacher chacune de leur côté.

Luna sentit Arthur se coller à elle et ronronner de plaisir. La jeune fille le caressa distraitement, l’esprit fourmillant de milles pensées différentes. Au fur et à mesure, dans son cœur, une colère sourde se mit à grossir, à la limite de l’implosion. Une haine viscérale commençait à l’habiter, une haine vis-à-vis de ceux qui avait tué sa mère, qui lui avait prit la personne qu’elle aimait le plus au monde. Alors, Luna prit une décision, même si elle savait qu’elle le regretterait sans aucun doute.

-          Je dois retrouver mon père, pensa-t-elle comme un cri de rage dans sa tête. Je dois retrouver ceux qui ont tués ma mère !

Bien sur, Luna n’était pour l’instant qu’une frêle jeune fille qui n’entendait rien à la magie et qui avait peur de tout ce qui bougeait. Mais sa hargne et sa soif de vengeance lui donnaient assez de courage pour vouloir tenter le coup. Mais par où commencer ?

 

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