Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Nutty Kyds : Oups
    Nutty Sheep
    Nb de signes : 5 000 - 15 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 25/05/2021
  • Océans merveilleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 25/06/2021
  • Nocturnes
    Revue Ecriture de soi-R
    Nb de signes : < 3 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/03/2021
  • Basse-cour
    LE SOC
    Nb de signes : < 5 000 sec
    Genre : art visuel - poésie
    Délai de soumission : 22/03/2021
  • Surréalisme
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • Road trip
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 000 - 8 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 16/02/2021
  • Ode à l'indépendance
    L'Indé Panda
    Nb de signes : 3 500 - 35 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • PEG Prix d'Ecriture descerné à Gruyère
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/06/2021
  • PIJA Prix International Jeunes Auteurs
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/03/2021
  • Problème
    Editions du Sagittaire
    Nb de signes : 25 000 - 75 000 sec
    Genre : théâtre
    Délai de soumission : 30/06/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 2244 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Fics Originales

 > 

Histoires à suivre

Hija de la luna Auteur: Gally Vue: 2962
[Publiée le: 2006-05-21]    [Mise à Jour: 2011-11-09]
13+  Signaler Action-Aventure/Horreur/Heroic Fantasy Commentaires : 59
Description:
De l'amour impossible entre un vampire et une sorcière naquit une petite fille : Luna...
Crédits:
Tous les personnages que vous pouvez voir apparaître dans cette fiction sortent exclusivement de mon imagination !
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

La vieille et la jeune sorcière

[3793 mots]
Publié le: 2010-07-23Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Rencontre avec une partie de la famille de Luna et notamment sa bienveillante cousine et son étrange grand-mère

Chapitre 14 : La vieille et la jeune sorcière

 

La grand-mère de Luna n’était ni belle, ni laide, mais étonnamment quelconque aux yeux de la jeune fille. Ses cheveux étaient coiffés d’un chignon dont quelques mèches folles retombaient sur un visage creusé par le temps. Elle ne souriait pas, n’était ni heureuse, ni en colère. En fait, Luna du avouer qu’elle ne saurait probablement jamais ce à quoi pensait réellement la vieille femme.

Elle avala bruyamment sa salive en sentant qu’elle restait bloquée au niveau de sa gorge et n’osa avancer. Luna ne put que rester stoïque devant sa grand-mère qui fronça finalement les sourcils, en signe d’incompréhension, tenant la porte d’entrée ouverte de son bras décharné.

-      Allez, ma chérie, entre, fit la tante Sophie en poussant gentiment Luna dans le dos.

Jack les suivies toutes deux, et Luna ne put que remarquer l’indifférence complète de sa grand-mère pour son oncle.

-      Bonjour, Sophie.

-      Bonjour, maman. Je suis désolée pour Luna, je crois qu’elle est un peu sous le choc.

-      Je vois. Ta mère ne t’a pas appris les bonnes manières, petite Luna ?

Celle-ci sortie brusquement de sa rêverie sous l’allusion de sa mère.

-      Ma mère m’a très bien élevé, en tout cas du mieux qu’elle a put vu les circonstances, répondit sèchement Luna à sa grand-mère.

-      Bien, fit alors celle-ci sans prendre en compte l’animosité de sa petite fille.

Sophie et Jack parurent aussi gênés l’un que l’autre mais il sembla à Luna que sa grand-mère devait très certainement être habituellement aussi froide et austère puisqu’ils n’eurent tous deux aucun geste pour la rassurer.

-      Venez, les autres nous attendent.

Jack, Sophie et la vieille femme partirent en premier afin de longer un immense couloir décoré de tapisseries veillottes et de meubles poussiéreux. Luna préféra ne pas les suivre immédiatement et entraperçu la traine de la robe couleur anis de sa grand-mère tourner vers une autre pièce.

Luna se retrouva un instant seule dans le vestibule et n’osa faire un geste. Elle se sentait extrêmement déroutée et se mit à observer avec attention l’entrée de la demeure de sa grand-mère. De nombreux cadres photos étaient disposés sur les murs. Luna reconnut d’ailleurs la bouille familière de sa tante Sophie qui ne devait être âgée que de 14 ans sur le cliché. Son cœur fit un bond sur sa poitrine quand elle remarqua la présence d’une autre blonde auprès de sa mère.

-          Oui, tu as deviné.

Luna sursauta en découvrant à quelques mètres d’elle, la jeune fille qu’elle avait remarquée le jour de son arrivée dans la maison de sa tante.

-          Pardon de t’avoir fais peur, poursuivit celle-ci, je te disais que c’était bien ta mère sur la photo.

Luna se retourna à nouveau pour observer un peu mieux la photographie et sentit ses yeux s’embuer de larmes qu’elle ravala précipitamment. Elle n’était pas venue fêter Noël pour pleurer !

Elle sentit l’autre fille se rapprocher d’elle et consentit enfin à faire connaissance.

-          Nous nous sommes déjà vues, n’est-ce pas ? Demanda Luna.

-          Oui, le jour de l’enterrement. Je suis Leïa.

-          Ravie de faire ta connaissance, tu es une cousine ou un truc comme ça ?

-          Bien pensé. Oui nous sommes cousines. Mon père est le frère de ta mère.

-          J’ai encore beaucoup d’oncles et tantes comme ça ?

-          Oh, non. Pour ce qui est de grand-mère Agatha, elle n’a eut que trois enfants.

Luna poussa un soupir de soulagement.

-          Par contre, pour ce qui est de tous nos autres cousins, oncles et tantes du côté des frères et sœurs de notre grand-mère, je te souhaite bon courage parce que même moi j’ai encore du mal  à retenir tous les noms.

Les épaules de Luna s’affaissèrent directement sous le poids de cette découverte.

-          Ils sont tous là, aujourd’hui ?

-          Non, pas tous. Il est très difficile de rassembler toute la famille tant nous sommes nombreux. Et puis, grand-mère ne voulait pas te faire peur. Enfin, pas trop.

Les deux cousines eurent un sourire complice et Luna se dit alors qu’elle aimait beaucoup Leïa. Elle était magnifique, d’une beauté atypique ce qui était plaisant. La rousseur de ses cheveux jurait avec le noir d’encre de ses yeux frétillants de malice. Elle était plus grande que Luna et plus élancée. Leïa était habillée d’une simple robe bleue ciel et à ses oreilles pendaient d’énormes créoles en or.

-          C’est un cadeau de mon père, révéla Leïa, remarquant le fait que Luna l’observait attentivement.

-          Je suis contente de pouvoir rencontrer mon oncle.

-          Il n’est pas ici.

-          Oh… Une autre fois, peut-être.

La mine réjouit de Leïa se transforma complètement en une peine ponctuée de colère que ressentit immédiatement Luna.

-          Leïa ?

-          Je ne pense pas que tu le verras un jour… Répondit finalement sa cousine d’un ton morose.

-          Mais pourquoi ?

Sa cousine allait certainement lui expliquer quand Sophie les interrompit dans leur aparté.

-          Mesdemoiselles, il est l’heure d’aller à table, et l’heure pour toi, Luna, de te présenter au reste de la famille.

Luna oublia subitement l’étrange comportement de sa cousine et sentit son ventre se nouer à l’idée de voir autant de monde.

 

Luna n’avait jamais vu autant de personnes différentes regroupées dans un même endroit. Une table pouvant accueillir pas moins de trente personnes trônait dans la salle à manger et à laquelle étaient déjà assise une partie de la famille.

Elle ne vit que très peu de personnes de son âge, à part Leïa et deux autres adolescents de treize ans qui étaient sans aucun doute faux jumeaux. Il y avait bien un homme jeune d’une vingtaine d’année et Luna appris d’ailleurs durant le repas par une remarque subtile de sa cousine qu’il lui était destiné, par désir de leur grand-mère Agatha.

-          Je l’ai en horreur, murmura Leïa en faisant tinter rageusement sa cuillère en déposant quelques patates cuites dans son assiette. Il est vraiment ennuyeux, il sent le bouc et puis, tu as vu ses dents ?

Luna lança un rapide coup d’œil vers l’homme en question et faillit recracher tout le contenu de sa bouche dans son assiette quand elle remarqua les gencives noires de leur grand cousin Auguste quand il leur sourit à toutes deux.

-          Fort heureusement, continue Leïa en prenant garde de calmer son fou rire, les membres de notre famille ne sont pas réputés pour obéir à leurs ainés.

Luna comprit tout de suite que sa cousine faisait allusion à son oncle Jack et sa tante Sophie qui avait certainement du désobéir à Agatha pour épouser un loup-garou.

-          Au départ, raconta Leïa, grand-mère se fichait bien de se que ferait Sophie de sa vie et avec qui, car tous ses espoirs portaient vers une seule personne, ta mère. Mais, quand Déborah a trahis notre famille, grand-mère Agatha n’eut d’autre choix que de se contenter de Sophie qui s’était déjà choisis un avenir et qui n’accepta pas les ordres de sa mère, alors qu’elle ne lui avait jamais vraiment prêté attention.

-          Ma mère a déçu notre grand-mère ?

Leïa, voyant qu’elle en avait trop dit, sembla soudain très intéressé par la conversation de leurs grandes tantes Justine et Anne.

-          Voyez-vous, très chère, si vous ajoutez et mélangez trop tôt le l’œil de poule dans la potion, elle sera totalement fichue, entendit Luna.

-          Mais non, voyons, répondit vivement la tante Anne, l’œil de poule n’a aucun rapport avec l’élixir de jeunesse. Je comprends mieux pourquoi votre visage est affublé d’autant de rides, ma chère. Vous confondez l’œil de poule avec l’œil de poulpe !

Luna poussa discrètement sa cousine pour qu’elle continue dans sa lancée. Elle voulait absolument connaître l’histoire de sa mère et les raisons de son départ.

-          Hum… Recommença Leïa. Il parait que grand-mère était verte de rage en rencontrant Jack et qu’elle n’a pas assisté au mariage ce qui est un très mauvais présage normalement pour une famille de sorciers. Mais, finalement, elle n’a pas eu le choix car, si elle ne voulait pas perdre la dernière fille qui lui restait, elle a bien du accepter son loup-garou de gendre.

-          Leïa ! Je t’en prie. Expliques-moi pour ma mère.

-          Écoute… Grand-mère m’a interdis de t’en parler… Je serais sévèrement puni, et tu ne connais pas ses punitions !

Luna abandonna alors la partie, tout en se promettant que, lorsqu’elles seraient à nouveau seules à seules, elle réussirait à faire entendre raison à sa cousine.

Son attention se reporta alors sur son oncle Jack, sujet de tant de discorde entre sa tante et sa grand-mère.

Celui-ci était assis en bout de table et personne ne lui adressait la parole. Sophie avait été placée à la droite de sa mère et semblait peinée mais habituée à un tel comportement de la part de sa famille par rapport à l’homme qui partageait sa vie.

Luna aurait aimée être près de lui pour le soutenir mais sa cousine Leïa, qui avait compris son malaise, lui fit comprendre silencieusement qu’elle n’y pourrait rien changer.

-          Alors, Sophie. Comment s’est passée cette nouvelle lune ? Je ne vois pas de bleus sur tes bras, ton mari aurait-il enfin appris à se tenir ?

Luna en laissa tomber sa fourchette sur la moquette tant la remarque de son grand oncle Louis la choqua.

Les lèvres de Sophie tremblèrent légèrement et elle lança un regard d’appel à l’aide à Agatha qui reprit une part d’omelette, comme si rien ne c’était passé.

Le grand oncle qui s’était moqué ouvertement de Sophie et Jack rit d’un air entendu avec plusieurs autres personnes à table tandis que Jack, humilié, baissait les yeux et serrait les poings de frustration.

Luna écumait de rage et tentait de trouver une bonne réplique acerbe à sortir. Mais Leïa, qui avait sentit l’état de nerf extrême dans lequel était sa cousine, vint à son aide.

-          Grand-mère ? Intervint la jeune fille. En attendant le dessert, peut-être pourrions-nous, Luna et moi, monter à l’étage que je lui fasse visiter un peu le manoir ?

Agatha fronça les sourcils devant cette idée qui n’avait foncièrement pas l’air de lui plaire mais elle acquiesça finalement de la tête sans oublier de donner certaines instructions.

-          Très bien, mais ne tardez pas trop.

Les deux cousines firent crisser leurs chaises et sourirent d’un air entendu.

-           Leïa, ajouta Agatha d’un ton presque menaçant, tu connais les règles.

-          Oui, grand-mère…

La belle rousse prit vivement Luna par la main et l’entraina le plus vite possible loin de la salle à manger, sans un regard en arrière.

Luna suivit sa cousine dans un dédale de couloir et d’escalier, en se disant que s’il fallait qu’elle revienne sur ses pas seule, elle se perdrait très certainement. Elle était impressionnée par l’ambiance mystique et étrange des lieux. Tout était vieux et en mauvais état, sa grand-mère ne s’occupait-elle pas de sa demeure ? Le manoir aurait pu être magnifique si le ménage était fait plus régulièrement.

Leïa ouvrit une porte en vieux bois grinçante et, avant d’entrer dans la pièce, Luna remarqua que sur la poignée était disposée une pierre, la même que celle de son collier.

-          C’est moi qui l’ai installé, fit remarquer Leïa, c’est un œil de tigre, je sais comme cela que rien ne peut m’arriver dans cette pièce.

Luna allait lui répondre que sa mère lui avait également offert cette protection avant de se faire assassiner mais la pièce la surpris tellement qu’elle en oublia de parler.

Déjà, parce que c’était la première salle propre que Luna vit du manoir et parce qu’elle était extrêmement bien décorée et confortable.

Ce qui semblait être la chambre sa cousine était accommodée de deux canapés moelleux et d’un grand lit à baldaquin dont les rambardes en fer forgé se finissaient en fleurs et feuilles. Luna toucha sans y être invité la couette en satin noir dans laquelle elle rêverait de dormir.

Dans toute la pièce étaient disposées de multiples bougies, de toutes tailles et de toutes les couleurs, certaines parfumées et d’autres non.

Luna observa avec ravissement les bougeoirs et se rendit alors compte qu’il ne devait pas y avoir d’électricité ici.

-          Je ne m’éclaire que comme cela, dit Leïa l’instant d’après, je trouve que c’est tellement plus reposant, et romantique.

Sa cousine se posa souplement sur l’un des canapés et invita Luna à la rejoindre d’une petite tape sur le coussin d’à côté.

Une douce odeur d’encens et de lavande flottait dans l’air et la jeune fille se sentit soudain réellement à son aise dans le manoir.

-          J’aime cette pièce.

-          Merci beaucoup, rougit Leïa. Mais le plus gros du travail n’a pas été fait par mes soins, c’était l’ancienne chambre de ta mère.

Luna sourit de toutes ses dents à sa cousine sous la remarque et la chambre devint encore plus merveilleuse à ses yeux.

-          Tu seras toujours la bienvenue, ici. Et puis, je me sens très seule avec grand-mère… Alors j’espère que tu viendras me voir souvent ! Dit précipitamment Leïa, un brin d’espoir dans la voix.

-          Ne t’en fais pas, je viens à peine de rencontrer ma cousine à l’âge de dix-sept et je compte bien rattraper le temps perdu !

Leïa eut l’air ravie et enlaça Luna qui lui rendit avec bonheur son étreinte.

 

-          En parlant d’Agatha, reprit Luna, Elle me fait un peu peur.

-          Ne t’inquiète pas, elle a cet effet-là sur tout le monde. Elle est la plus vieille sorcière de notre famille, tous ses frères et sœurs aînés sont morts.

-          Comment ?

-          Dans des circonstances les plus étranges les unes que les autres. Je te raconterais un jour.

-          Pourquoi n’aiment-il pas Jack ?

Leïa sembla embêtée de la question mais décida finalement de répondre franchement à Luna.

-          Tu sais qui est ton oncle, n’est-ce pas ?

-          Oui, c’est un loup-garou.

Sa cousine sembla effrayée par le calme de Luna mais ne fit aucun commentaire.

-          Je l’ai même trouvé dans la cave, c’est comme cela que j’ai appris ce qu’il était.

Cette fois-ci, Leïa était franchement impressionnée.

-          Tu devais être morte de peur !

-          Ça c’est sur… Alors ? C’est leur seul problème à notre famille ? C’est parce que c’est un loup-garou ?

-          Oui, répondit vivement Leïa, ils n’aiment que les sorciers, et surtout les sorciers de leur sang. Grand-mère Agatha n’a pas du tout apprécié que sa chère fille adorée lui ramène comme époux un loup-garou incontrôlable.

-          Mais il se contrôle ! Il s’enferme lui-même les jours de pleine lune. A part pendant ces quelques jours, il est humain comme tout le monde.

-          Je sais, je sais, se défendit Leïa. Mais n’a-t-t-il jamais eu des mots ou des gestes violents avec l’une d’entre vous ?

Luna allait répliquer mais un souvenir lui revint en mémoire. La scène de la cuisine. Sa tante en pleurs et son oncle hors de lui. Elle ne répondit alors rien à Leïa.

-          Je ne suis pas en train de les juger, tu sais. Ça, c’est le rôle de notre famille. Je t’explique juste pourquoi ils ne l’aiment pas et pourquoi il est traité ici comme un indésirable. A mes yeux, c’est plutôt une victime et, en plus, j’aime beaucoup Jack.

-          Oui, moi aussi je l’aime beaucoup. Je ne comprends pas pourquoi grand-mère n’essaye pas de l’aider et pourquoi elle laisse les autres se conduire aussi mal avec lui. Puisqu’ils ont tous autant de respect pour elle, Agatha pourrait parler en la faveur de Jack.

-          Oui, elle pourrait, mais elle ne le fera pas. Elle pense comme eux.

-          Je n’arrive pas à croire que ma mère et ma tante soient réellement les filles de cette femme. Elle parait tellement intolérante.

-          Je sais… Imagines-toi de vivre continuellement avec elle ! ça se passe bien avec ta tante et ton oncle ?

-          Ils sont géniaux. Je les aime tous les deux énormément.

-          Ta mère doit de manquer…

-          Chaque jour et chaque nuit. Pas une seule seconde ne passe sans que je ne pense à elle. Et puis, maintenant qu’elle est décédée, je pense également à mon père. J’aimerais un jour pouvoir le retrouver…

Le regard de Leïa s’assombrit et Luna voulut alors en connaitre plus sur sa cousine.

-          Tu me parlais de ton père tout à l’heure quand on nous a interrompus. Dis-moi pourquoi il n’est pas ici, ce soir ? Ni ta mère, d’ailleurs.

-          Parce que mes parents ne veulent pas avoir à faire aux sorciers.

-          Comment ? Mais pour quelles raisons ?

-          Je vais t’expliquer. De ses trois enfants, grand-mère en a eu un qui est né sans le don, mon père. Elle l’a délaissé, mit de côté. Il faut savoir que notre grand-père était un homme comme les autres et qui, lorsqu’il a apprit qui était réellement Agatha, l’a quitté. Dés lors elle s’est désintéressée totalement des humains et quand elle a sut que son propre fils était normal, elle ne l’a pas supporté et recentra toute son attention sur sa plus jeune et merveilleuse filles sorcière qui avait un si bel avenir devant elle. Mon père a commencé à haïr notre monde, et quand il a rencontré ma mère, il a totalement coupé les ponts avec grand-mère Agatha qui s’en fichait royalement.

Leïa avait discourut avec une voix monocorde, sans laisser une once de sentiment s’échapper de son être. Luna sentait, pourtant, qu’elle affichait cette force pour se protéger.

-          Le jour où mon père a compris que j’étais une sorcière, il a tout d’abord essayé de se convaincre que ce n’était pas le cas et il fermait les yeux sur énormément de phénomènes étranges qui se passaient tout autour de moi. Pourtant, quand j’ai eu 14 ans, un évènement a eu lieu dans mon collège. Il ne pouvait plus se voiler la face, alors il m’a abandonné ici.

Luna n’en crut pas ses oreilles.

-          Il t’a laissé, ici ? Comme cela ?

-          Oui. Sans le moindre regret, d’ailleurs. Je crois que j’ai une petite sœur de deux ans. Grand-mère me l’a dit.

-          C’est affreux, Leïa. Comment tes parents ont-ils pu t’abandonner ?

Sa cousine eu un sourire triste et prit la main de Luna.

-          La vie est dure, Luna. Toi, comme moi, nous en avons fais les frais. Mais quoi que nous fassions, nous ne pouvons pas changer le passé.

Luna aurait voulut pleurer pour Leïa, pleurer pour cette magnifique jeune fille qu’elle commençait à aimer come une sœur. Mais son attention fut détournée quand elles entendirent toutes deux un miaulement que Luna reconnut tout de suite.

-          Arthur ?!

Le chat de tante Sophie était perché sur le rebord d’une des impressionnantes fenêtres et grattait la vitre pour tenter d’entrer. Leïa sourit d’un air bienveillant et ouvrit délicatement la fenêtre. Le chat ronronna de bonheur quand Luna le prit dans ses bras, encore toute étonnée de le voir ici.

-          Mais, que fait-il ici ?  Comment a-t-il pour venir jusqu’à nous ?

Sa cousine fut étonnée de la question.

-          Tu n’es pas au courant ? C’est un protecteur. Peu importe où sera sa famille, il saura toujours la retrouver.

-          Mais comment est-ce possible ? Demande rapidement Luna, interloquée.

-          Ils ne t’ont encore rien appris sur la magie chez toi, à ce que je vois. Ne t’inquiètes pas, je commence à apprendre et grand-mère se fera surement un plaisir de t’accueillir pendant nos leçons.

Luna trouva cette nouvelle très encourageante et, malgré le fait que sa grand-mère la déstabilisait, elle avait hâte d’apprendre à faire de la magie.

-          Ce n’est pas un animal comme les autres, expliqua alors Leïa, il possède des pouvoirs magiques. Grand-mère en possède un aussi, mais il est beaucoup moins mignon que le votre…

Elles se tournèrent alors toutes les deux vers la fenêtre et virent, accroché à un olivier du jardin, un énorme corbeau noir qui les lorgnait d’un air menaçant. Luna ressentit tout de suite un malaise indéfinissable et sortie de la chambre pour avancer dans le couloir afin de ne plus voir ce regard glacial et calculateur.

-          Comme je te le disais, continue finalement sa cousine, je préfère largement votre protecteur au notre.

-          Oui, je veux bien te croire ! A quoi servent-ils ?

-          Comme leur nom l’indique, il protège la famille à laquelle ils sont assignés, ils savent toujours où nous trouver et peuvent, exceptionnellement, nous faire part d’un danger imminent. Le corbeau de ma grand-mère s’appelle Igor, et je crois qu’ils sont très proches parce que dés que j’ai l’intention de briser un interdit, grand-mère Agatha est toujours au courant… Bon, retournons avec les autres, sinon elle va commencer à se demander si nous ne sommes pas en train de faire des idioties.

Luna suivit Leïa en silence tout en gardant contre son cœur Arthur dont les ronronnements profonds la rassuraient.

 

-          Merci  à toi, pensa-t-elle intérieurement, tandis que le chat l’observait de son regard perçant et tendre.

Lorsque que les deux jeunes filles prirent le chemin de la salle à manger, l’attention de Luna fut dirigée vers sa petite chienne Vénus qui grattait joyeusement à une très vieille porte dont le bois commençait peu à peu à pourrir.

-          Vénus ? Qu’est-ce que tu fais ? Viens ici !

Mais la chienne, bien qu’ayant tourné son museau curieux vers sa maîtresse, n’en dérogea pas et reprit son activité, se mettant parfois debout pour essayer d’attraper la clenche.

-          Luna ? Demanda Leïa qui était déjà loin devant elle, qu’est-ce qu’il se passe ? On va être en retard.

-          Attends deux petites secondes, fit alors la jeune fille, je crois que Vénus à trouver quelque chose.

En effet, Luna avait elle aussi grandement envie d’ouvrir cette porte afin de savoir ce qu’elle cachait.

-          Oh non ! Murmura Leïa en voyant où se dirigeait sa cousine, comme si elle avait peur que quelqu’un les surprenne, ne va pas là-bas. Cela fait partit des pièces où grand-mère m’a interdis d’aller.

Mais Luna ouvrit la porte pour se retrouver devant un étroit escalier sombre menant vers l’étage.

-          Tu sais ce qu’il y a là-haut ?

La réponse de sa cousine tarda et Luna comprit alors que Leïa savait exactement ce qu’il s’y trouvait et décida de monter.

-          Je t’en prie, Luna, redescendons…

-          Attends-moi ici, si tu as peur de te faire gronder.

-          Moi ? Peur ?

Apparemment, Leïa détestait le fait d’être trouillarde, et surtout le fait qu’on lui fasse remarquer. Elle passa vivement devant sa cousine afin de lui prouver qu’elle était aussi courageuse qu’elle.

-          Bon, d’accord, grommela Leïa, on peut y aller mais seulement cinq minutes ! Sinon, je t’assure que même toi tu auras peur si grand-mère est mise au courant de notre petite visite au grenier.

-          C’était donc bien le grenier, pensa Luna qui avait des doutes au départ. Elle se sentit encore plus ragaillardis de comprendre qu’elles allaient peut-être trouver milles trésors car, que pouvait bien garder une sorcière dans son grenier ?

 

 

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales