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Fantastique

Une vie à Illican
[Histoire Terminée]
Auteur: mishiu Vue: 977
[Publiée le: 2010-07-10]    [Mise à Jour: 2013-06-01]
G  Signaler Général/Romance/Action-Aventure/Angoisse/Tragédie/Amitié/Surréaliste Commentaire : 1
Description:
Depuis ses 4 ans, Mei a appris à vivre par elle-même, sans amour, adoptée par un oncle et une tante seulement intéressés par l'argent. La voilà revenue pour ses 18 ans dans sa ville natale, au Tarn. Accompagnée du vent, "un ami imaginaire" (pense-t-elle), Mei réussit à se reconstruire une nouvelle vie. Lorsque rapidement tout se chamboule. De nouvelles rencontre se font, de nouvelles amitiés se créent, des révélations impossibles à croire s'imposent à elle. Mei voit sa vie basculer complètement, encouragée par la récurrence du même rêve... Du jour au lendemain, elle devient héritière royale et magicienne noble d'un nouveau monde. Voici son histoire.
Crédits:
les persos et Ilican m'appartiennent (mais le Tarn qui existe bien et fait partie de la France XD)


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décisions héroïques ou égoïsme ?

[2828 mots]
Publié le: 2013-04-22Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voilà la première partie du dénouement ! Spécial thank pour mon amie Ch pour une idée de prénom et à Cl pour une légère inspiration fuhfuhfuh ! ~

Chapitre 8 : décisions héroïques ou égoïsme ?

 

De loin, Charogne me regardait d’un air triomphant, se délectant de ce moment sinistre qui se déroulait alors. Assise par terre, écroulée et tenant faiblement sur mes bras, je serrais les dents pour ne pas manifester vocalement la douleur, ce qui aurait accru le plaisir de mon ennemi. Shirel, debout devant moi, me mobilisait avec une longue épée matérialisée un peu plus tôt grâce à son esprit de cœur, Lalie, allongée et inconsciente à quelques mètres du secteur. Sa lame titillait mon cou, l’entaillant légèrement et faisait couler quelques gouttes de sang. Se nourrissant de mes gouttes furtives, la lame devenait à crescendo aiguisée. Mortellement aiguisée. Ma tête en avant, mon visage ruisselait de larmes était caché par mes cheveux tombant en avant. J’étais pathétique. Non seulement je m’étais ridiculisée mais en plus j’avais réussi à mettre en péril mes amis, incapable de les protéger.

Pourtant j’étais la meneuse. Je gagnais ce combat. Non, je devais gagner ! Certes, j’avais une faible épée de glace mais j’esquivais avec la grâce de l’air chaque assaut de mon ennemi. Je m’aidais de la force de l’air pour prendre appuie et je dansais en combattant avec une magnifique harmonie. J’aimais presque cet instant. Kaze était près de moi, me facilitant la tâche en m’assistant dans ma danse. Etrangement, ses attaques aériennes ne firent pas effet, mais je mettais cela sur le compte de son épée, plus puissante que je ne le croyais. Je pris du temps à inverser la tendance et commençais même à m’essouffler mais je ne lâchais rien, encouragée par ma progression. Peu à peu, je pris du terrain. J’imposais même ma danse à Shirel qui suivait à regret. Puis, je le mis à terre. Et me figeant quelques instants, juste pour me délecter du moment, ma cuisse gauche fut poignardée, me ramenant dans la triste réalité. Dans ce véritable monde, les deux pieds sur terre, Shirel retirait le bout de sa longue épée qu’il venait de planter dans ma jambe, avec un sourire sadique extrêmement effrayant. Kaze allongé à terre juste à côté de moi me regardait, choqué lui aussi du constat. Blessé aux côtes, il perdait du sang et grimaçait de douleur. Je compris que je m’étais faite berner depuis le départ, comme une pauvre idiote. J’étais tombée dans son piège.

Lalie, qui se tenait allongée non loin de moi, avait tout simplement simulé sa blessure. Elle n’était pas inconsciente, elle attendait seulement les ordres de son maître. En retournant la tête, je la vis, étendue sur le dos, les deux mains positionnés en avant, venant de relâcher tout juste sa concentration. C’était elle qui avait nourri Shirel pour m’enfermer dans cette illusion, aussi longtemps qui possible pour me faire véritablement croire que je gagnais. Elle me regarda un instant, puis s’écroula réellement cette fois. Apparemment, elle avait poussé jusqu’à ses derniers retranchements. Elle n’était plus d’utilité pour Shirel mais pour moi, il était trop tard. J’étais tombée en enfer. Shirel, fier de sa victoire, pointa le bout de son épée sur mon cou. Il frôlait à peine ma peau, mais déjà il m’entaillait, faisait discrètement goutter de très fines gouttelettes de sang. Je ne pleurais pas et baissais la tête pour cacher mon affreux visage couvert d’une honte intolérable.

Il régnait un parfait silence sur ce champ de bataille. L’obscurité de la nuit. Un monstrueux Titan a terre dans le lac. Elundri, allongé, blessé lui aussi, près de moi. Charogne avait apparemment pris le contrôle des corps de chacun, les enfermant dans un cauchemar infini pour mieux les tuer après. Eparpillés un peu partout sur ce champ de bataille, certains corps étaient saisit de spasmes, d’autres hurlaient en rêvant et d’autres encore, pleuraient les yeux fermés. C’était ce que m’avait fait part Elundri avant que je ne perde cette bataille. Je souffrais de les avoir condamner à ce triste sort sans avoir put rien y faire.

De penser qu’au final je n’étais qu’une perdante me permit d’oublier l’énorme brûlure qui sévissait à ma jambe. Mon esprit de cœur était à bout et n’arrivait même plus à se métamorphoser en l’air. Lui aussi avait atteint ses limites et était hors d’état de combattre. Je me retint de gémir sur le coup de la rage et de la tristesse, serrant mes poings pleins de graviers sur le sol. Un sol coloré d’une encre rouge, une encre à l’origine de la création du Titan qu’Embruns avait sans doute tué avec l’aide très efficace de Mathilde. Mais à quel prix ? La honte et l’inquiétude me consumaient. J’étais cernée. Je n’étais plus en mesure de faire quoi que ce soit. Oui, surtout, plus en état de ne rien faire.

En retournant légèrement la tête, je vis que Kaze, allongé juste à côté de moi me fixait intensément malgré ses souffrances physiques. Shirel lui en avait fait baver à lui aussi. Kaze m’adressait un regard rempli de culpabilité, de compassion et d’amour. Mes bras tremblaient et juste à ce moment-là je sentais la main de Kaze sur la mienne, comme pour faire cesser ces tremblements. Mon corps émis alors un faux-mouvement, ce qui fut le prétexte idéal pour Shirel d’enfoncer légèrement un peu plus l’épée pour faire couler plus de sang.

 

-         Urgh !

-         Bouge pas Mei, ton heure est sur le point d’arriver, prononça sèchement Shirel avant de lever la tête. Père ! Père, elle est à vous !

-         Bon travail Shirel. Je viens, je viens !

-         Shirel, espèce de…

-         Tait toi ou j’écorche encore plus dès maintenant ta très chère maîtresse.

 

Charogne avançait déjà droit vers moi, d’un pas lent. Le bruit des talons de ses chaussures résonnait sur le sol, rompant le silence de mort qui régnait à présent aux alentours. La mort avait vêtu l’apparence d’un ennemi qui je n’avais pas réussi à éradiquer. Un grand ennemi que tout le monde craignait. Le Royaume avait subit pendant des années cette constante menace, enduré cette tension tant de temps, juste à cause de l’espoir qu’ils portaient envers une simple prophétie. Envers une jeune inconnue, d’un autre monde, qu’ils n’avaient jamais entendu parler. J’allais mourir, partit honteusement de ce monde. Toutes les peines et la douleur partiraient égoïstement, je n’aurais plus à me soucier de rien. Je restais bêtement figée, attendant patiemment ma mise à mort imminente. J’avais honte mais ma résignation avait déjà pris le dessus.

Shirel émis sur le coup un bruit bizarre, comme s’il léchait l’air. Il regardait l’épée ensanglantée se nourrir petit à petit du sang sortant et souriais d’un air sadique.

 

-         Délicieux. Ton sang est délicieux regarde : je peux maintenant transpercer l’air lui-même tellement tu l’as aiguisé ! Merci pour ce don généreux, ma très chère !

-         Mei ! Mei !! MEI REVEILLE TOI !

 

J’entendais au loin Elundri qui essayait vainement de me faire réagir. J’avais l’impression d’être dans un rêve et que dès que la lame trancherait mon cou je me réveillerais. Enfin je partirai de ce cauchemar. La voix faible de Kaze me criait de ne pas mourir. Il voulait mourir à ma place, me suppliait de négocier. Mais non, moi je ne voulais pas le voir souffrir. Je préférais égoïstement quitter ce monde. Tant pis pour tout ceux qui comptaient sur moi. Tant pis, je vis partir de toute façon, je ne devais plus me soucier de l’avenir de ce monde. D’un regard rapide, j’observais ma sentence qui approchait. Le monde semblait soudainement se figer.

J’entendis alors de minuscules voix s’élever. Je levais la tête et compris qu’Elundri avait lancé un sort. Mais il ne servait absolument à rien, je ne comprenais pas. Les voix allaient et venaient, seule moi et rien que moi était apparemment en mesure de les entendre. Shirel restait debout, impassible, avec son épée toujours aussi menaçante sur mon cou et Charogne avançait triomphalement vers moi. Pourquoi Elundri ralentissait-il le temps ? Il voulait retarder mon exécution mais pour moi, c’était totalement vain.

J’admirais les pouvoirs de mon contrôleur. Il arrivait à ralentir ou accélérer le temps sur un certain périmètre de vie. Les fées du temps étaient ses amies et l’une d’elle était bien entendue, son esprit de cœur. Je ne l’avais jamais vue d’ailleurs. Les fées du temps sont solitaires et préfèrent généralement faire bande à part, entre fées. Mais Elundri restait toujours très mystérieux sur sa vie et la façon dont une fée du temps est devenue son esprit de cœur.

Les petites voix se firent de plus en plus intenses. Des voix d’enfants, des voix d’adultes. Des voix douces qui réchauffaient mon cœur mourrant et qui le réparaient par de simples chuchotis. C’était doux à entendre, un magnifique instant de privilège. Les fées ètaient en général très rarement compatissantes et je devinais qu’Elundri était derrière tout cela. Je les entendais qui m’appelaient, qui me forçaient à faire travailler ma mémoire. Ces chuchotis me transperçaient ma tête d’une douleur absolue.

 

« Jeune héritière »                                             « Jeune, Jeune solitaire »

 

« jeune solitaire »            « sentiments d’argent »                         « efforts vaillants »

 

« mais seulement au pris d’un sacrifice »                     « sacrifice »     

           

« sacrifice »                  « sacrifice »                  « justice »

           

            Une affreuse migraine me fit grimacer de douleur. J’avais une violente envie de vomir. Les voix ne s’arrêtèrent pas pour autant. Au contraire, elles redoublèrent d’intensité, me forçant à être lucide. J’écoutais mais ma douleur me rendait sourde à toute parole. Les voix continuèrent de plus belle, reformant petit à petit le puzzle. Elles chantaient presque. Une petite voix de fille mélodieuse me faisait comprend petit à petit les paroles, comme une comptine que les enfants chantaient à leurs parents, tout fiers.

 

« Jeune héritière »                     « Jeune, jeune, jeune, jeune… »

 

            « Jeune solitaire »                     « solitaire, solitaire, solitaire »

 

                        « aux sentiments d’argent… »                « argent, argent, argent, argent… »

 

« …Et aux efforts vaillants ! »                   « vaillant, vaillant, vaillant efforts ! »

 

                                                « fera justice contre la malice »             « justice… Justice, justice »

 

« Seulement »               « seulement »              « seulement »              « seulement »

            « au prix d’un… »  

 

« sacrifice »             « sacrifice !! »              « sacrifice… »              « sacrifice, sacrifice, sacrifice »

 

Ma tête se leva brusquement, éraflant un peu plus l’entaille, détail dont je me fichais absolument car une conversation me revint instantanément en mémoire. Une conversation privée, sans Kaze, que j’eus rapidement avec Liroy, Kuuki, le Roi et… Un mage de l’hypnose. C’était juste avant le combat. Le flash-back me revint :

 

-         Mei, je te présente Alfrid, un mage expert dans l’art de l’hypnose. Si je te le présente, c’est parce qu’il doit participer à cette conversation. Pour ton bien.

 

Je regardais Alfrid dans les yeux, prête à répondre lorsque j’eus un choc. Au moment de prendre la parole, mes yeux se troublèrent et aucun son ne put s’échapper de ma bouche. J’eus un regard livide, mon esprit se brouillait à ce moment-là. Les petites voix débloquèrent progressivement ce blocage. Liroy me parlait alors que j’étais dans un état végétatif.

 

-         Jeune héritière, jeune solitaire aux sentiments d’argent et aux efforts vaillants fera justice contre la malice, seulement au prix d’un sacrifice.

-         C’est bon, son esprit est verrouillé, annonça Alfrid. Lorsqu’elle re-entendra ces paroles, peut importe comment, elle se rappellera. Il faudra communiquer l’information à Elundri car c’est lui qui restera le plus près d’elle durant la bataille selon le plan militaire.

-         Bien, approuva le Roi. Liroy, allez-y.

-         Merci. Mei, il y a une dernière chose que je ne t’ai pas fait part concernant ton pouvoir. Une transformation ultime que seul l’élément air à la capacité d’effectuer. Tu ne devras exécuter cela seulement que lorsque… Lorsque tu devras mourir. Ce que je n’espère pas d’ailleurs. Quand seulement tout sera perdu, tu pourras exécuter une technique que seuls moi et un autre maître de l’air connaissons. Cela consiste en un pacte. Ton corps contre l’immensité du pouvoir de l’air. Kuuiki va t’expliquer la manœuvre…

 

La manœuvre, je l’avais en tête lorsque je revins l’esprit sur terre. Je me forçais à garder un visage désespéré tout comme avant mon flash-back pour m’adresser à Charogne :

 

-         Laisse-moi simplement dire au revoir à Kaze.

-         Bien, bien, ahah ! Je suis d’humeur généreux : Tu as deux minutes.

 

Charogne ordonna d’un geste à Shirel de lever son épée. Je ressentis un bref soulagement et me dirigea vers mon esprit de cœur. J’obligeais Kaze à se redresser et l’étreignit dans mes bras. Je fermais les yeux, pleurant et me concentrant, tout en lui chuchotant :

 

-         Accordes-moi, ô esprit de l’air, ta force. A… A jamais… Libre… Comme…

-         Mei… Mei… Mei, non !

 

Kaze avait bien entendu compris mais je ne lui donnais pas le choix. Mon corps était tout ce qu’il me restait à offrir pour laisser une chance à ce monde d’être sauvé.  Avant que Charogne ne puisse interrompre cet au revoir, j’enlaçai encore plus fortement le corps de Kaze et finis mon incantation dans un sanglot :

 

-         Libre comme l’air.

 

Une immense bourrasque se créa immédiatement, propulsant Charogne et Shirel quelques mètres plus loin. Je gardais les paroles de Kuuki dans ma tête. « Dès que l’Union commencera, surtout ne le lâche pas et serre son corps de toutes tes forces, quelle que soit la douleur physique que tu endureras à ce moment là. Concentre-toi seulement sur la danse de l’air. Tu dois obtenir une parfaite symbiose »

Ce que je m’appliquais à faire de tout mon cœur. Le vent qui tournoyais doucement, ses caresses, sa douceur, la douceur de l’amour aussi. Je laissai juste échapper mes derniers mots en tant qu’humaine. Un cri d’amour et de douleur :

 

-         Je t’aimerais… À jamais.

 

Puis mon corps disparut en vapeur. Je n’avais alors plus aucune enveloppe corporelle, c’était comme si je n’existais plus.  Kaze regardait le vide, complètement choqué, en gardant ses bras fraîchement libérés de mon étreinte. Charogne lui, était énervé plus que jamais. Il sentait ma présence plus que jamais mais ne pouvait me voir ni me toucher, ce qui m’amusait malgré le moment.

Je compris cependant que j’avais très peu de temps devant moi, alors je devais me dépêcher d’agir. Je profitais déjà de la confusion de Charogne pour m’attaquer à lui à coup de rafales glaciales. Mais shirel comprit la manœuvre et faisait déjà voltiger au hasard son épée dans l’air, dans l’espoir de me transpercer. Je devais donc m’occuper de lui en premier ? Bien. La liberté était un véritable distributeur d’adrénaline, je me sentais boostée comme pas possible. Je voilais librement, sans contrainte, sans corps, sans gravitation. Je dansais, dansais, dansais dans l’air, comme une ballerine exhibant fièrement la grâce de sa danse lors d’un spectacle.

Ici, mes spectateurs étaient mes victimes. A chaque retournée je transperçais Shirel. Une entaille au bras, deux esquives – de justesse tout de même – puis un retourné et double entaille au niveau de la gorge, mais pas trop profondes pour le laisser vivant. Il hurlait de douleur. Je fit hurler le vent pour faire couvrir ses cris insupportables. J’avais dont de mort sur lui et comptait bien en profiter. Pendant une longue heure, je m’amusais donc à aller un coup sur le père, un coup sur le fils, afin de les esquinter faiblement à coup de rafales violentes. Lorsqu’ils furent enfin à bout de force, le décidait de les achever enfin.

            Mon pouvoir commençait à faiblir, je n’avais plus qu’une minute maintenant. J’en avais profité et j’étais à deux doigts de gâcher indignement ma vie pour de la torture. Il fallait maintenant en finir. Je voletais donc à hauteur de leur tête, créant un tourbillon invisible, leur aspirant tout leur air petit à petit. J’isolais le périmètre, créant un espace vidé de tout air. Comme un pseudo néant. Peu à peu, je fit sortit tout l’air qu’ils avaient conservé dans leur corps et les asséchaient. Plus que quinze seconde. J’accélérai mon tourbillon. Je les voyais qui suffoquaient pitoyablement, cherchant désespérément à reprendre leur air, sans succès. Neuf. Huit. Sept. Six. Ils tombèrent à terre. Cinq. Quatre. Trois. Leurs yeux se décomposèrent. Deux. Un. Zéro. Je disparut en emportant l’image de leur corps souffrant et inertes sur le sol. Rapidement, tout devint noir. Tout fut fini alors. Adieu Kaze.

 

 

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