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Les personnages féminins dénigrées dans les fanfics
 par   - 3119 lectures  - 56 commentaires [31 mars 2019 à 19:43:00]

La fanfiction revêt un intérêt tout particulier pour les amateurs d'écriture car elle permet de faire durer un univers créé par un auteur dans notre imagination. On peut s'imaginer et jouer avec les personnages, moduler le monde qui nous facine de bien des manières.
Mais il est un constat flagrant et particulièrement déroutant qui est le dénigrement des personnages féminins surtout dans les fanfics du genre yaoi. Dans la plupart quand les filles ne servent tout simplement pas de décor, elles sont décrites comme cruches, écervellées seulement pour justifier l'orientation sexuelle des personnages masculins. Soit c'est une pleurnicheuse, soit une mijorée qui s'extasie devant le héros gay.
J'ai constaté que dans 90% des fics les personnages féminins sont totalement ridiculisées. Pourtant, la majorité des auteurs qui écrivent sur du yaoi sont des filles.
Alors je me demande: est-ce la vision que vous avez de la femme vous qui en êtes une? Vous vous voyez faible et cruches comme vos persos, incapables d'aligner un mot devant un beau garçon? Vous vous considérez réellement comme des pipelettes qui pleurnichent pour un ongle cassé? Car c'est comme cela que vos personnages féminins sont dans les fics. Pourtant si on regarde bien, en amour puisqu'il s'agit de cela, un homme réellement amoureux peut se montrer parfois bien  plus fragile qu'une femme lorsqu'il vit une déception amoureuse ou qu'il est dans une vraie relation. Soyez fière de ce que vous êtes et ne rabaissez pas la femme ainsi.
Je serais curieuse de savoir pourquoi tous ces auteurs ont besoin que dans une fic ou les personnages sont gays, la femme n'a pas sa place. Et dans le genre opposé pourquoi la fille est toujours celle qui joue le rôle de l'amoureuse transie au premier regard.
Evidemment, ce sont des généralités mais c'est rare de voir une fic yaoi réaliste avec une égalité des sexes.
Qu'en pensez-vous?

Cet article est une réflexion fondé sur des constat et après plusieurs recherches.
Merci d'avoir lu.


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Fics Originales

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Fantastique

Une vie à Illican
[Histoire Terminée]
Auteur: mishiu Vue: 965
[Publiée le: 2010-07-10]    [Mise à Jour: 2013-06-01]
G  Signaler Général/Romance/Action-Aventure/Angoisse/Tragédie/Amitié/Surréaliste Commentaire : 1
Description:
Depuis ses 4 ans, Mei a appris à vivre par elle-même, sans amour, adoptée par un oncle et une tante seulement intéressés par l'argent. La voilà revenue pour ses 18 ans dans sa ville natale, au Tarn. Accompagnée du vent, "un ami imaginaire" (pense-t-elle), Mei réussit à se reconstruire une nouvelle vie. Lorsque rapidement tout se chamboule. De nouvelles rencontre se font, de nouvelles amitiés se créent, des révélations impossibles à croire s'imposent à elle. Mei voit sa vie basculer complètement, encouragée par la récurrence du même rêve... Du jour au lendemain, elle devient héritière royale et magicienne noble d'un nouveau monde. Voici son histoire.
Crédits:
les persos et Ilican m'appartiennent (mais le Tarn qui existe bien et fait partie de la France XD)


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On verra jeudi !

[3383 mots]
Publié le: 2013-02-12Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Un petite dédicace à une amie qui m'a inspiré pour un nom, un contexte, quelques phrases et je titre de ce chapitre :P

Chapitre 4 : on verra bien jeudi !

 

La cafétéria. S’il y avait un lieu où j’évitais de passer mon temps, c’était bien ici. Regroupements par petits groupes, capharnaüm de mots, longues allées où l’on ne voyait que soi et où l’on avait l’impression d’être épié. Disons que j’aurais préféré manger dehors, mais je m’abstint de tout commentaire. Il n’y a pas toujours que du blanc dans la vie. Cette cafétéria là était très, très grande. Pas immense non, mais presque. On se croyait presque dans une cantine d’Université ou d’une grande école, quelque chose dans le style. Il y avait des tables où dix personnes pouvaient aisément se réunir pour manger, d’autres encore plus communes ou plus intimes. Il y avait différents comptoirs aussi, comme pour un restaurant : un comptoir pour les entrées, deux ou trois comptoirs pour les plats chauds et deux autres comptoirs pour les desserts. Elle voyant le prestige de cet endroit, j’imaginait bien à quoi ressemblait le reste : tout aussi prestigieux ! Et paradoxalement, même si la salle était bondée de monde, l’ambiance, elle, fut tout autre : calme, silencieuse, discipliné. Chacun pouvait sans hurler s’entendre parler. La circulation entre les comptoirs et les tables était fluide, les files d’attente patientes. Je n’en revenais pas. Et même si j’avais pu apprécier un tel endroit aussi accueillant, tout ce monde, je le sentais, me lançait des regards derrière mon dos. Je sentais leur regard peser et les chuchotis parvenaient aisément jusqu’à mes oreilles : « elle est là », « c’est la nouvelle », « la fille de la Terre »…  Mathilde et Clémence comprirent tout de suite à quel point je me sentais mal a l’aise, elles me soutirent aussitôt :

 

-         Ils ne mordent pas, ça va aller, me rassura Mathilde. Tu va vite les oublier pendant que je t’explique comment fonctionne tout ce système ne t’en fait pas.

-         Et eux, ils vont bien sûr arrêter de faire autant de fixation sur toi, n’est-ce pas ? Lança Clémence sur un ton plus élevé.

 

En effet, dès lors que la Neko, qui semblait se faire connaître de ses camarades, avait terminé sa phrase, chacun repris son activité. Je les remercièrent d’un signe de la tête. Bien que Clémence ait fait respecter mon besoin de tranquillité, ma gêne était toujours là elle. Je sentais mes joues s’empourprer. Le bout de mes doigts gelés se réchauffèrent instantanément à leur contact. Je m’autorisai à inspirer d’une grande bouffée d’air pour me calmer. Je sentit aussitôt la bonne odeur de nourriture s’échapper des comptoirs.

Le système de la cafétéria était assez similaire à celui du monde terrestre. 2lèves et professeurs possédaient une carte contenant une certaine quantité de muxu-crédits que l’on dépensait ensuite en l’introduisant dans un boîtier au moment du paiement. Un menu du jour complet par exemple, coûtait 5 muxu-crédits. Une banque de la cafétéria convertissait l’argent d’Illican en muxu-crédit. J’observais attentivement Mathilde et Clémence insérer tour à tour leur carte pour le paiement des repas. Elles tapaient, comme pour une carte de crédit, un code à quatre symboles Illicanais.

Je passai ces quatre jours exclusivement en compagnie de mes amies. Mathilde et Clémence me firent la visite de cet immense campus de magie. Kaze, libre comme l’air, restait souvent dans son coin mais nous rejoignait toujours à un moment donné. Nous passions nos repas tous les quatre ensemble, je n’avais finalement pas voulu faire connaissance avec mes futurs camarades. Il fallais laisser les gens se calmer d’abord. Et j’avais bien fait car je sentais la rumeur se dissiper.

 Le dimanche après-midi, la veille de « ma rentrée », je demandai à rester seule. Je voulais prendre mes repères personnellement et me baladai donc avec le plan du campus à la main. Après quatre jour à faire le tour, je commençais à avoir mes points de repères. Il restait encore à mémoriser les différentes salles de cours.

C’est alors que je remarquai ce petit chemin entre deux buissons. Curieusement, je ne tardai pas à me faufiler dans l’étroit petit passage. Une forêt assombrissait le chemin, ce qui rendait le passage encore plus secret mais la lueur du soleil brillait assez pour que j’évite de me cogner aux troncs d’arbre. Après cinq bonnes minutes de marches, j'atterris devant un grand carré de pelouse entourée par les arbres. Une petite rivière passant par la forêt coupait inégalement ce carré d’un demi-hectare, faisant de cet endroit un espace naturelle très charmant. Cela tombait bien : j’eus appris deux jours auparavant que le monde d’Illican était à ce moment en période « chaude ». Les saisons n’existaient pas comme sur la Terre. C’était des « périodes », facilement prévisibles par les stations magico-météorologiques du Royaume. On pouvait aussi bien basculer de la canicule à la neige en une semaine. Il semblait que la saison chaude durerait deux bons mois d’après ce que j’avais entendu, ce qui me réjouissais.

Je défis mes chaussures (en forme de ballerine à talons) et assise sur la pelouse, je trempai mes pieds dans la petite rivière glacée. Elle était à peine plus petite qu’un pas de géant, je pouvais aisément la traverser en sautant ou sur les quelques pierres plus hautes que la profondeur. Je sentais l’eau couler, mes pieds se trempaient jusqu’aux chevilles. Le vent (naturel cette fois !) Qui circulait était doux et discret à la fois, cela en était apaisant. Cela me rappelai aussitôt ma présence ici, à Illican.

J’étais une magicienne. Mes pouvoirs s’étaient éveillés. Et j’étais aussi la petite-fille de l’actuel Roi de ce Royaume, sûrement une héritière. Ça faisait pas mal d’informations… Je ressentais cependant ces informations comme une évidence, j’avais accepté l’existence de ce nouveau monde, de cette nouvelle vie… Et puis, c’était comme dans un manga ! C’était difficile à croire que ma vie avait pu changer comme ça du tout au tout, mais je l’acceptais de plus en plus. J’étais aussi une contrôleuse du vent. Détail non négligeable : ce n’était pas une petit pouvoir de rien du tout. Ce dernier détail me donnai rapidement envie d’expérimenter ce que j’avais « en moi ». Si j’étais une magicienne, ce n’étais pas pour passer comme figurante. Il était temps que je sache ce que je valait. C’était bien beau de dire que j’avais un esprit qui représentais mon pouvoir mais il fallais que je sache m’en servir pour me convaincre d’être une magicienne.

Je me relevais alors, époussetant au passage l’herbe de mes… Jambes, et observai le paysage. Je fermai les yeux mais les re-ouvrit aussitôt.

 

-         Euh… C’est bien beau mais… Je ne sais absolument pas comment ça marche !

 

Soyons réaliste, je n’avais jamais pratiqué la magie auparavant et aucun manga de style magical-girl n’était assez explicatif quant à la manière dont ces filles utilisaient leur pouvoir, chakra, karma ! J’avais l’air ridicule… Puis, je pensai à Kaze. Il avait sûrement la solution, c’était un esprit après tout. Mon esprit de cœur. Je fermai à nouveau les yeux et appelais mentalement Kaze. Deux minutes plus tard, il se présenta face à moi. Il observa les alentour, totalement conquit par le paysage, puis m’adressa la parole :

 

-         Tu as vraiment le chic pour trouver les plus beaux recoins ! Me félicita-t-il.

 

Je rougis sous le coup de ce compliment et le remerciai tête baissée. Je me repris quelques secondes après :

 

-         Kaze, s’il te plait, il faut que tu m’aides… Apparemment je maîtrise l’air. Apparemment. Sauf que j’aimerai bien l’actionner ce pouvoir, voir ce que je sais faire… Je ne sais pas comment te le dire… Je veux.. Tout simplement en fait…  Je veux jouer avec l’air comme tu le fais si aisément.

 

Kaze me fixait encore de cet air tendre et protecteur qu’il avait seulement quand il me regardait. Cela m’apaisa instantanément. Je me sentais heureuse de pouvoir compter sur quelqu’un. Je pourrais… Faire n’importe quoi pour lui.

 

-         Ne t’en fais pas Mei, j’ai compris où tu voulais en venir, me rassura-t-il. J’ai beau être un esprit parmis tant d’autres, je n’ai pas encore totalement toutes mes connaissances sur les duos alors… Je me demande si tu peux reproduire les mêmes choses que moi. Ah ! Je sais.

 

Kaze m’appris à créer une brise.  Pour le moment, en tant qu’esprit du vent il ne pouvais que m’assister « a part ». A partir d’un certain niveau où je saurais sûr de maîtriser mon élément, mon artefact magique (en l’occurrence, le bracelet de mon père)  permettrai l’accès à mon esprit de cœur même. Autrement dit, c’était se « lier magiquement », c’est ce qu’ils appelaient la symbiose magique.

Kaze me donna d’abord les instructions puis me fit une démonstration tout en décrivant ce qu’il faisait. Je n’avais plus qu’à m’exécuter. L’exercice, bien qu’il puisse sembler simple, nécessitait pas mal de concentration vu que je ne pratiquais pas encore totalement la magie. Il m’avais d’ailleurs rassuré à ce niveau là en disant que plus je m’exercerais à pratiquer la magie, moins cela me prendrait d’effort. 

Je fermai donc les yeux et imagina dans ma tête la sensation que provoquait une brise. Je devais la visualiser dans la tête. Un dessin, une image, une couleur… Libre à moi de contrôler le vent par la simple force de mon esprit. Mon bracelet me chatouilla à ce moment-là. Je le caressa de ma main. J’étais totalement sereine, presque en symbiose avec la nature et je sentais dans mon poignet une sensation encore plus douce m’envahir. Une sorte de fluide bleu ciel. Comme de l’eau mais en plus léger… Voilà comment je voyais le vent. Dans mon esprit, l’image se formais peu à peu. La fluidité de l’air, d’une couleur bleu ciel, dansait dans mon esprit. Il dansait tout autour de moi et je ne tardai pas à le sentir danser autour de mon corps. J’entendais le bruissement de ma robe et de ma cape qui étaient entraînés en douceur par le vent. C’était doux… Un pur instant de magie. Je rouvrit les yeux.

Kaze m’observais, à la fois émerveillé et… Je ne saurais dire… Une sorte d’admiration peut être. Il me félicita : cette danse était à l’image de ce qu’apportait le vent. Ainsi, je commençais à comprendre ce qu’était cette magie et ce que cela signifiait. Le vent était une partie de moi, c’était ma danse personnelle. Je comprenais instinctivement comment jouer avec le vent, et ce sentiment me fit monter les larmes aux yeux. C’était tellement émouvant… J’en riais tout en versant des larmes. Kaze vint me serrer dans mes bras et me fit asseoir dans l’herbe. Il était vrai que mes jambes commençaient à flancher ! Nous profitâmes de cet instant de repos pour discuter un peu plus de cet élément.

Mon esprit de cœur m’appris alors que le contrôle du vent s’approchait du domaine de la télékinésie. J’aurais (dès l’élément maîtrisé) la possibilité de faire léviter des objets ou de les déplacer simplement par la force du vent employé. Mon pouvoir, disait Kaze, était l’un des plus admiré et convoité pour cela. Pour moi, le vent était un élément si précieux (c’était, sans jeu de mot, mon souffle, une partie de ma vie) que je me voyais mal le donner à n’importe qui !

On entendit au loin des cloches sonner, ce fut l’heure du souper. En me relevant, je me sentais en pleine forme, j’avais sans doute déjà récupéré. Je ne me, au moment du repas, me retenir de raconter  ce qu’il s’était passé quelques minutes auparavant, ce dont Mathilde et Clémence avaient du mal à croire. Pour elles, il aurait fallu que je comprenne d’abord la théorie magique avant de comprendre comment la pratiquer, ce qui prenait des mois ! Moi, je n’arrivais à comprendre ce qui pouvait autant les surprendre. J’avais compris aisément comment jouer avec le vent, pourquoi pas d’autres ? Les filles pensaient plutôt que c’était du à un hasard, je ne me risquai pas à les contredire car après tout, peut être avaient-elles raison ? Peut être oui. Car au fond de moi, j’étais plutôt persuadée du contraire. Kaze aussi d’ailleurs.

Le lendemain ne fut pas si terrible que cela. Nous étions peut nombreux contrairement à ce que je pensais : Il y avait Mathilde et Clémence bien sûr mais aussi Ouessant et Embruns  et Shirel et Lalie en plus de Kaze et moi. 

Embruns et Ouessant ne partageaient rien à la base, ils appartenaient simplement au même monde : Le monde de Syonfol. Le destin magique les a fait se rencontrer dans le secteur où Embruns habitait lorsque Ouessant le rencontra lors d’une visite scolaire. Ils avaient des caractères tellement proches qu’on pourrait les croire frères : ils dégageaient tous deux un air sauvage qui ne passait pas inaperçu auprès des filles. Embruns avait les cheveux court et bruns, une peau claire et un physique maigrichon qui il cachait un côté bagarreur effrayant. Ouessant lui, avait les cheveux noirs, très… noirs, la peau matte et une bonne musculature. Autant dire qu’il ne fallais pas le provoquer à la bagarre. Pour moi, leur apparence me faisait penser à des espagnols. Ouessant était l’esprit de cœur d’Embruns, l’esprit de la musique. Embruns était donc un contrôleur du son, capable d’amplifier et de diminuer à loisir les ondes sonores, un pouvoir qui pouvait s’avérer mortel pour ses ennemis.

Shirel et Lalie venaient du même monde que les deux garçons (mais à des millions de milliers de kilomètres de distance bien entendue) ce qui les rapprochaient par moment des deux garçons précédents. Lalie était aussi grande que Shirel (en taille), assez mince, et avec des yeux d’un bleu très clair qui contrastait merveilleusement avec sa chevelure longue noir ébène méchée bruns. Bien que d’apparence calme, douce et timide, elle s’avérait en vérité une fille totalement existée et pleine d’énergie si elle se sentait bien avec son entourage. Elle était l’esprit de cœur de Shirel, l’esprit de l’image. Shirel, un brun aux cheveux bouclés, était un gars à l’allure assuré, un peu le « schtroumf grognon » de la bande. Il avait l’air toujours nerveux, du moins, pour ceux qui ne le voyaient que d’apparence extérieure. C’était peut-être ses traits qui le déterminait un peu comme ça. Il savait se détendre, mais moins que la fréquence des jeunes habituels. Il se sentait parfois supérieur à cause de son âge : il avait dix-neuf ans alors que tout le reste de la classe (moi et Kaze inclus) n’en avais que 17. Ma magie était sa capacité à créer des illusions d’optique et de donner vie (littéralement) à ses dessins. Il y avais bien entendu des « niveaux » où plus le dessin était difficile à concrétiser (forme, taille, mais surtout maîtrise mentale et pouvoir attribué) plus cela demandait d’énergie magique.

Nous nous présentâmes à notre tour à la petite troupe et du suivre tant bien que mal une journée de magie théorie pas toujours intéressante. Nous arrivions en cours de semestre, notre mage principal n’eut pas encore le temps de nous préparer des cours express. Nous eûmes droit en compensation à des explications très détaillées sur chaque point étudié en cours, le mage était compatissant. Le père de Mathilde était lui aussi un mage dans une classe mais cela ne l’affectait pas plus que ça. 

A la pause de midi, nous nous retrouvâmes tous ensembles pour manger, toute la classe cette fois.

 

-         Il y a une exposition qui devrait t’intéresser jeudi, me lança Ouessant.

-          Ah bon ? Qu’est-ce qu’il y aura ?

-         Une grande convention sur le thème de la magie ! Me répondit-il tout excité.

-         C’est une sorte de « Salon de la Magie » me traduisit Clémence.

-         Il y aura différents espace dédié à chaque type de magies, tous ceux qui puissent exister en ce monde, compléta Shirel.  C’est l’occasion de parler aux mages les plus expérimentés et pour certains, de travailler en apprentis avec eux.

-         Mon père y sera, précisa Mathilde. Il est le responsable du domaine « nature ».

-         Nature ? C’est-à-dire ? Demandai-je.

-         Tout ce qui concerne la faune et la flore. Etant donné que j’ai la capacité de parler aux animaux, je suis de la branche faune.

-         Est-ce qu’il y aura des démonstrations ? Et un mage de l’air aussi ? M’emportai-je.

-         Du calme Mei ! Je ne sais pas trop, me répondit Mathilde. On verra jeudi !

-         L’élément Air t'intéresserait? Me questionna Lalie.

-         Disons que c’est mon élément. Ah, pardon, j’avais complètement oublié de vous dire mon élément, m’excusais-je hontement.

 

J’eus de nouveau droit à des regards surpris. Les contrôleurs de l’élément Air étaient puissants mais rares. Cela faisait une dizaine d’année, apparemment, qu’on n’avait pas vu le bout du nez d’un contrôleur de l’Air. Je du acquiescer à des phrases du genre « la rumeur était bien vraie », « c’est incroyable ! Kaze est donc ton esprit de l’air ? » Et je du promettre de le prouver. Ainsi en sortant des cours, le petit groupe regardèrent totalement ébahis Kaze devenir l’air, décoiffant les cheveux d’une bourrasque taquine.

 

-         Eh, Mei ! Montres-nous un peu ce que tu sais faire ! Lança Shirel.

-         C'est-à-dire que…

-         Désolé de vous décevoir mais elle s’est éveillée très tard, à ses dix-huit ans, expliqua Mathilde. Elle n’a encore aucune compétence.

-         J’ai simplement appris pour le moment à crée une petite brise…

-         En combien de temps ? M’interrogea Lalie.

-         Euh… Très vite fait dimanche après-midi…

-         On pense Mathilde et moi que c’est un coup de chance, dit Clémence. C’est tellement peut de temps !

 

Je lançai un regard à Kaze : il me comprit tout de suite. Je devais leur montrer ce que je savais faire. Je voulais le faire et je le ferai. Mais cette fois, les yeux grand ouverts, que je constate moi-même les résultats. Je m’avançai de trois pas pour avoir un peu d’espace. Kaze me regardait dans les yeux. Je me rappelais aisément des étapes à suivre.

En regardant ma robe touchant le sol, j’imaginais un fluide bleu ciel s’élever. Je suivais du regard ce fil invisible en commençant à le faire danser. Cela pris quelques secondes, – qui me parurent une éternité tellement j’avais peur de rater mon coup – lorsqu’elle apparue enfin en vrai. Ma brise, mon amie, ma partenaire de danse. Je la fit tourner autour de moi puis avec mes bras, tel un chef d’orchestre je l’amenais où bon me semblait. Je fit voleter mes cheveux, souffler sur l’herbe, chatouiller le visage de Mathilde puis termina ma danse en la renfermant dans mes mains.

Je regardais ensuite le groupe, qui me fixait, sans un mot, sans un geste. Je me sentais tout d’un coup mal à l’aise et étais sur le point de demander ce qu’il se passait quand Ouessant et Embruns applaudirent de manière synchronisée. Lalie, Shirel, Mathilde et Clémence ne tardèrent pas à les imiter. Je ne savais plus ou me mettre ! Totalement gênée, les yeux fixèrent le sol quand je sentis Mathilde m’étreindre chaleureusement.

 

-         Pardon d’avoir douté de toi, Mei ! Tu es tellement magnifique ! Je n’arrive pas à le croire !

-         J’espère que jeudi il y aura un mage de l’air, un retraité qui puisse t’en dire plus, renchérit Clémence.

 

Je sentis une pointe de jalousie dans le regard de Shirel mais je n’en tint pas compte. Je me disais que c’était après tout un peu normal et que ça lui passerai.

 

-         J’ai hâte d’être à jeudi, lançai-je.

 

Je me coucha le soir avec des projets pleins la tête, comme l’envie d’approfondir ce que je savais déjà… Quoi de mieux qu’avoir Kaze comme instructeur…

 

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