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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 1002 lectures  - 4 commentaires [16 décembre 2021 à 19:07:21]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Fantastique

Carnets de voyage d'un immortel Auteur: SelenKelan Vue: 354
[Publiée le: 2013-01-13]    [Mise à Jour: 2013-06-01]
13+  Signaler Action-Aventure/Surnaturel/Documentaire Commentaires : 5
Description:
En -3200, à Suse en Mésopotamie, un simple forgeron devient immortel. Qui aurait pu se douter que cela allait changer l'humanité?

Attention, si les noms et les faits sont inspirés des fouilles faites sur les lieux mésopotamiens, la géographie réelle n'est pas toujours bien respectée!
Crédits:
les personnages non inventés (dieux, rois...) sont à qui veut, au bout de 5000 ans, les histoires sont dans le domaine public...
les autres personnages, faites en ce que vous voulez
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Une bonne journée qui s'annonce

[1734 mots]
Publié le: 2013-01-21Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Voilà le chapitre 2.Je suis un peu en retard mais le prochain sera dans les temps. Enjoy!

Je fus réveillé à l’aube, non pas par le chant du coq, mais par une cavalcade (une de plus) de la part des soldats. De toute façon, le seul coq de la ville avait fini dans l’assiette du roi il y a trois jours. Sans compter qu’il est impossible de dormir correctement dans une ville aussi bruyante. Je n’ai jamais compris les citadins. Comment peut-on vivre dans un tel boucan permanent ?

Mes papilles gustatives se réveillant, ces pensées s’écartèrent pour laisser place à une seule et unique chose : mon estomac qui criait famine. L’avantage, sur le souk, c’est que l’on y trouve tout ce qui existe. Que ce soit des armes, des poteries, ou même de quoi manger. Par chance, le stand d’en face est celui du boulanger. Ses pains azymes venant de sortir du four, ils sont délicieux avec les dattes que j’ai dans mon chariot. Il s’agit là d’un petit déjeuner habituel. Il n’existe aucun moyen de conservation à notre époque, donc les denrées alimentaires doivent être fraiches ou séchées. Moi qui vit dans les montagnes, je peux me permettre  un peu de viande de temps à autre, selon le gibier que j’attrape. Malheureusement, une fois arrivé en ville, je suis obligé de me contenter de fruits secs et des féculents de l’époque, c’est-à-dire du maillot, et du seigle. En fait, les plus riches, que ce soit les prêtre ou la suite royale, monopolisent plus ou moins les denrées les plus rares que sont la viande ou le poisson.

Mon petit déjeuner fut fini au moment où le soleil se levait. Le matin Susien habituel était toujours un peu déroutante, car peu lumineux, montagnard, mais en même temps chaleureux, par la vie humaine qui s’éveillait avec l’aube.. Même en plein hiver, où la météo matinale restait assez fraiche, voire neigeuse certains jours, mais toujours, la foule affluait de toutes parts, les petites rues étroites bien vite remplies. Mon stand provoquait toujours une réaction paradoxale chez les gens. Un mélange entre respect, attirance et dégout. Les armes ont toujours eu ce pouvoir de capter le regard, grâce à une beauté dangereuse, sournoise. Mais la peur ressentie face à ces armes de mort est presque viscérale, intrinsèque. Résultat, une sorte de vide se créait devant mon stand, vide  auquel la peur des soldats qui s’arrêtaient pour acheter n’était pas étrangère. J’aime assez peu vendre aux soldats. Ce sont pour la plupart des soulards, comme bon nombre d’hommes, mais des soulards armés, donc bien plus dangereux que tout autre. Le problème, c’est que comme tout le monde, je dois manger, donc je n’ai pas vraiment d’autre choix. Le fait est que je ne commencerais pas à travailler avant une bonne heure, car les nobles n’aiment pas se mêler à la foule. Et les messagers qu’ils envoient sont rarement ponctuels. Mais être un commerçant implique d’avoir un contact avec les passants, et donc de vendre son produit. Avec un joli sourire de façade, je me met donc à vanter les mérites de mes armes, comme si je vendais des légumes. Je crois que si on m’avait dit dès le début qu’être forgeron impliquait cela, j’aurais bien vite refusé. Mais voilà une figure que j’aime bien. Ouf, un peu de lumière.

Ce bol d’air salvateur se présentait comme une jeune femme brune, enveloppée dans une grande toge blanche. Nisaba Est une prêtresse d’Enki et surtout une amie d’enfance. Nous avons toujours discuté, et jamais je n’aurais pu imaginer qui elle était… Elle se dirigeait tranquillement vers mon stand, suivant le courant de la foule. Je la saluait comme son rang le méritait mais cela ressemblait plutôt à une moquerie. Son dieux réfèrent étant un ancêtre d’Hadès, nous avions un semblant d’égalité, elle et moi vendeurs de mort. Elle s’adossa au mur, me lança un sourire qui me fit fondre, puis commença a parler de sa voix si caractéristique. Une voix grave, presque celle d’un homme, et très portante telle que il lui suffisait de chuchoter pour que je puisse l’entendre, malgré le brouhaha ambiant. « un mort de plus ou de moins, qu’est-ce que ça peut faire ? » Cette phrase étrange était devenue une salutation mutuelle, une touche d’ironie entre deux personnes qui savent qu’ils laissent une trainée de cadavres derrière eux.

« -Comment vont les affaires ?

-Pas trop mal, répondis-je avec mon laconisme caractéristique, si tant est que mon commerce puisse bien se passer.

-Allons, ne te morfonds pas tant que cela, tu n’as pas de raison de t’en faire. Ton travail est soigné, te plait. Ce n’est pas le cas de tous ici. Elle disait cela avec une pointe d’amertume dans la voix, l’éternel remord qui marquait sa voix.

-J’aime mon travail, mais pas ceux qui usent mal de mes créations. Il faut certes tuer pour survivre, mais tuer pour le plaisir, par pure cruauté, ce n’est pas quelque chose que je peux cautionner.

-Tu n’as pas les moyens d’y faire face, alors résigne toi. Une des maximes de notre dieu est « Quand il n’y a pas de solution, à quoi sert le problème ? »

Je souriais un peu. Elle était un réservoir de citations et de maximes. Fortement érudite et  naturellement douée avec les gens,  elle était affectée à l’accueil des fidèles, qui étaient nombreux, et son travail ne semblait pas de tout repos. Mais la possibilité de sortir n’était pas négligeable. Bon nombre de ses congénères étaient bloqués dans le temples, en tant que moines.

Elle prit soudain une de mes épées. Prêtresse combattante, comme la plupart, elle commença à enchainer les mouvement, variant ses attaques contre un ennemi invisible. Je ne pus m’empêcher de l’admirer, tout comme les passants ébahis. Elle avait tout de suite reconnu la lame que je lui avait dédiée. Longue de près d’un mètre, avec une garde presque inexistante, la lame se séparait en deux dès la base, et les deux parties se regroupaient à mi longueur. Légèrement asymétrique, car faite pour elle qui était droitière, elle avait pourtant un équilibre parfait. elle pesait moins de deux kilos, ce qui était un exploit pour l’époque. J’avais utilisé une roche qu’elle m’avait donnée, un métal aux propriétés bien étranges. Résistante et légère à la fois, son angle d’exposition à la lumière la faisait paraitre soit noire comme la nuit, soit dorée et légèrement rouge. D’un côté était gravé Akamu burumi, poussière d’étoile, et de l’autre Nannaru muti, lumière de mort. La lame avait deux visages, elle se devait donc d’avoir deux noms. Elle arrêta de combattre le vent, siffla entre ses dents, et me dit :

 «-C’est une bien belle arme.

-Pour une bien belle femme, répondis-je. » un sourire fugace se dessina sur son visage, ce qui équivalait chez elle à un franc éclat de rire.

Le premier noble de la journée arrivait. D’un naturel pédant, ces personnes-là sont peu agréables, mais ils constituent ma principale clientèle. Celui-là n’avait rien commandé, je supposais donc que soit il voulait en passer une, de commande, soit il était moins riche que ce que ses habits le laissaient croire. La deuxième option fut la bonne. Il commença à regarder mon étalage, soupesant les armes tel un connaisseur, mais les mouvements qu’il faisait n’étaient là que pour épater la galerie. Un air désespéré passa sur mon visage et se refléta sur celui de Nisaba. Il s’agit là de quelque chose de très désagréable. Vendre une arme à un imbécile. De nos jours, cela équivaudrait à donner une mitraillette à un singe… ce qui passe assez rarement pour une bonne idée. Mais mon estomac passant avant mes cas de conscience, le sourire commerçant réapparu sur mes lèvres, et je complimentais cet acheteur potentiel de son choix. Acheteur qui ne resta pas potentiel longtemps. Il s’en alla fier de son achat, pavanant avec son épée à la ceinture. Pourquoi devrait-on se targuer de posséder un engin de mort ? c’est la honte qui devrait plutôt être ressentie. Un évènement étrange me tira de mes idées sombres

Toute l’agitation qui régnait autour de nous s’était brusquement arrêtée. Un des nobles les plus respectés de la ville arrivait. Réaction immédiate de mon esprit : Le mois prochain, je m’offre du poisson ! Je ne voyais en effet qu’une seule raison à la présence de cet homme ici. Une commande, et une grosse. Il se posta devant mon stand, salua Nisada, puis me salua. J’appréciais beaucoup ce simple geste. Je lui rendis son salut, et j’avais déjà décidé que sa commande serait exécutée avec un zèle particulier. Il commença à m’expliquer ses griefs. Je vous passe ici les détails techniques, mais sa commande semblait un peu particulière. Une sorte d’épée droite, longue et à double tranchant. Soit, ce serait fait. Cet homme s’en alla aussi vite qu’il était venu, et le marché repris son cours normal. Nisada me détailla un long moment, puis dit : 

« -Je me demande à quoi va ressembler cette création.

-Bonne question… »

J’attrapais une barre d’acier, puis je commençais à dessiner la forme globale dans la terre battue de la rue.

« -Peut-être un peu plus large…

-La garde devrait être plus haute

-Et le pommeau ?

-Biseauté, ou en saphir… »

Nous restâmes ainsi près d’une demi-heure, mes réflexions entrecoupés de temps à autre par une formule pour attirer le chaland. C’était là le contenu habituel de nos conversations, alors que nos corps disaient bien plus, dans une sorte d’entente permanente, comme si ces paroles simples sous entendaient d’autres choses. L’impossibilité pour une prêtresse de quitter sa religion jusqu’à sa mort commençait à lui peser, sa voix se faisait de plus en plus lasse aux fil des mois. Je n’ose savoir ce qui se passait à l’intérieur du temple mais au vu des rumeurs, torture et étrangetés allaient bon train. Je ne voulais y croire, considérant à mon habitude que les rumeurs, surtout à propos de choses inconnues, sont trop souvent fausses et sciemment effrayantes. Mais le ton de désespoir qui paraissait de temps à autre dans sa voix ne présageait rien de bon. Pourtant, elle arrivait à toujours respirer une joie de vivre, presque inhérente à sa fonction. Elle s’étira langoureusement, puis se remis en marche après une parodie du salut que je lui avait fait. Nos rapports était ainsi depuis des années, une sorte d’immuable rituel qui s’était instauré de lui-même au fil du temps. La journée semblait bien commencer…

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