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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 1002 lectures  - 4 commentaires [16 décembre 2021 à 19:07:21]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Fantastique

Carnets de voyage d'un immortel Auteur: SelenKelan Vue: 355
[Publiée le: 2013-01-13]    [Mise à Jour: 2013-06-01]
13+  Signaler Action-Aventure/Surnaturel/Documentaire Commentaires : 5
Description:
En -3200, à Suse en Mésopotamie, un simple forgeron devient immortel. Qui aurait pu se douter que cela allait changer l'humanité?

Attention, si les noms et les faits sont inspirés des fouilles faites sur les lieux mésopotamiens, la géographie réelle n'est pas toujours bien respectée!
Crédits:
les personnages non inventés (dieux, rois...) sont à qui veut, au bout de 5000 ans, les histoires sont dans le domaine public...
les autres personnages, faites en ce que vous voulez
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Moi, Forgeron

[2067 mots]
Publié le: 2013-01-13Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur bon, mon rythme de production ne sera pas très élevé (la prépa, ça aide pas) mais je ferai de mon mieux pour sortir un chapitre par semaine.

Bonjour. Ou bonsoir, d’ailleurs. Cela fait plusieurs milliers d’années que je suis immortel, et j’ai décidé aujourd’hui de traduire enfin mes carnets de voyage. N’ayant jamais vraiment accepté ma condition, je me suis souvent laissé porter par mes aventures, et je les ai toutes consignées avec soin. Cela fait bien longtemps que j’écris. Mon père était scribe a la cour du roi Arhi, à Uruk, et il m’appris à écrire et à raconter. Mais je n’avais aucune envie de suivre les traces paternelles, alors très vite je fus apprenti chez un forgeron. C’est ainsi que je suis devenu un être un peu à part. les forgerons ont toujours eu un statut différent. Permettant aux autres de se battre, il est là ,sur le champ de bataille, simplement car il a fait votre arme. Il a un droit de vie et de mort sur vous, alors un minimum de respect s’impose. Mais cela ne devais pas me suffire, car je suis devenu autre. Maintenant être étrange, sans vraiment de racines, ayant vécu trop longtemps pour être émotif, mais pourtant toujours plus ou moins humain car sans autre pouvoir qu’une extraordinaire résistance à la douleur et une envie de survivre assez récalcitrante. On ne le dit jamais assez, si vous êtes un méchant qui veut conquérir le monde, ou un gentil qui veut le sauver, abstenez-vous, être immortel est désagréable, long et de temps à autre franchement chiant… en plus, J’ai vite appris à mes dépends qu’être immortel n’est pas de tout repos, entre les prêtres de tout poil, les fous et les scientifiques, il y a largement assez d’ennemis à éviter… d’autant plus que nos actes ont souvent plus de répercussions que ceux de simples humains. Nous évitons d’agir, mais cela s’apprend…

Voici mon premier carnet, datant de -3200. Je me trouvais alors  dans des montagnes, car l’eau d’une source de montagne est toujours bien meilleure lorsqu’il s’agit de tremper l’acier. Bien que la légende veuille que ce soit l’acier de Tolède le premier acier trempé, il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’un forgeron un peu plus malin que les autres découvre qu’il suffisait de tremper les lames dans l’eau pour les durcir. Je vivais chichement, dans une petite cahute qui réunissait pièce à vivre et atelier, perchée à flanc de montagne, comme un petit promontoire. Le ruisseau passait tout bonnement au milieu, afin que le trajet du fer soit le plus court possible. La forge, dont le feu était constamment allumé, tantôt pour me réchauffer mais bien souvent pour frapper le fer, était placée, telle un poêle, au centre de la pièce, mes outils d’un côté, ma couche de l’autre. La petite fenêtre ménagée à droite de la porte d’entrée donnait la vue sur chemin caillouteux qui menait jusqu’ici.  Bien peu de personnes venaient me voir ,et de toute façon, le mois touchant à sa fin, j’allais descendre vers Suse...

Me voilà parti, la charrette à bras derrière moi, remplie de mes créations, mon travail du mois. Ma forge est principalement composée d’armes. Mon maitre avait été un temps fournisseur officiel de l’empereur, et son enseignement avait porté sur ce type de forge, qui diffère de bien d’autres, car plus complète. Une fois forgée, la lame doit être montée, polie, affutée, et éventuellement ciselée, ce qui demande de solides connaissances en ébénisterie, en cordonnerie et en joaillerie. De quoi occuper un homme. Et je n’avais pas choisi la facilité, car si un soldat normal se contente d’un sabre, les riches seuls se permettent une lance, arme bien plus chère et difficile à manier. Mes lames, inspirées des sabres, mais faites pour être montées sur des bois de lance, réunissent le meilleurs des deux genres. Etant de plus ciselées à la main, et d’un acier de la meilleure facture, elles sont réputées dans toute la région. Je me rends donc à Suse, la cité état la plus proche. Il s’agit d’une plaque tournante du commerce mésopotamien. A la frontière du domaine Elamite mais toujours dans l’influence d’Uruk, c’est la Babel de l’époque. Tout le monde parle ce qu’il peut, se fait comprendre avec des gestes, et vit dans la frénésie propre au grandes villes.

 Mais n’allez pas vous imaginer une ville de béton et d’acier comme de nos jours, ici la cité est à moitié troglodyte, et pour le reste, il ne s’agit que de simples installations en torchis ou en brique cuite. Les buchers réguliers que l’on voit ici n’ont rien de funéraire, c’est simplement le voisin qui agrandit sa maison, et qui fait donc ses matériaux de construction. A moins  d’une dizaine de kilomètres du Tigre, la glaise et l‘argile ne manquent pas, mais la solidité n’est pas toujours au rendez-vous… d’où les toitures en palme légères et résistantes, et surtout bien moins dangereuses lorsqu’elles tombent soudainement sur la tête des occupants. Tout cela fait une ville très colorée, selon des tons ocre, qui dépendent de la terre utilisée. C’est une ville que je n’aime que peu, car trop bruyante à mon gout, mais je suis peut-être un peu taciturne par nature… la vie est active Dans cette ville, où l’on trouve des marchands, des soldats, et bien d’autres professions… tout ce beau monde se côtoie dans un joyeux tintamarre, et je me rendais en ville régulièrement, afin de faire des provisions et d’écouler ma production du mois. Car s’il n’était pas rare que l’on me commande quelques armes spéciales, je produisais bien plus, et je n’avais d’autre choix de le vendre au marché, ou je restais trois jours, tantôt plus, tantôt moins, selon mon humeur et la vitesse de vente.  bref, me voilà parti. J’ai une bonne cinquantaine de kilomètres à faire, j’aurais besoin de deux ou trois jours.

La nuit tombant vite, j’ai tout juste eu le temps d’arriver au relai du col des cent hommes. Rien à voir avec une auberge, il s’agissait plutôt d’un plateau aride, venteux, avec une ou deux petites cases plantées au milieu. Le col ressemblant plutôt à un ravin se profilait a quelques kilomètres, tandis qu’une joyeuse agitation régnait au milieu de tout cela. Les cols étaient à l’époque nommés selon le nombre d’hommes qu’il fallait pour passer sans être inquiété des brigands. Par chance, Le groupe d’hommes était complet avec moi ,nous allions partir le lendemain à l’aube. je m’adossais donc à ma carriole pour la nuit. Je regardais  un serpent enroulé sur une pierre, qui finissait de se réchauffer grâce aux derniers rayons du soleil. Mon esprit s’en allant dans les bras de Morphée, je sentis le serpent qui s’approchait de moi. Rouvrant les yeux soudainement, je le vis en face de moi, lorsqu’il me dit « Bonsoir, fils de l’homme.».   Le fait que le serpent me parle ne m’étonna pas plus que cela, et me rassura presque. Un serpent m’aurait déjà mordu, lorsqu’un esprit ne pouvait qu’être bienfaisant. mon père m’ayant raconté tant d’histoire de divinités se mêlant parmi les humains, au contraire, je me sentis heureux et honoré qu’un esprit s'adresse à moi. Il me proposa alors de discuter un peu, chose étonnante pour un esprit supérieur, qui normalement ne se mêle pas des basses affaires des hommes. J’avais un peu de mal à engager la conversation, mais au bout de quelques minutes, nous voilà discutant tranquillement, comme deux vieux amis « voilà qui est étrange, me dis-je. Un esprit qui me parle à moi, simple fils forgeron sans prestige. » comme si il avait lu dans mes pensées (et après tout, c’était peut-être le cas), il éclata de rire, et s’exclama « toi, sans prestige ? tu as le pouvoir de faire tomber les dieux, tu ne peux mourir ! » Moi, immortel ? ha , une blague ! une chose que même certains dieux ne possèdent pas ? il s’expliqua : « je sais que tu sauras prendre soin de cette particularité, en ne te mettant pas inconséquemment en danger. Alors, vis, et  continue ainsi, tu profiteras pleinement de ta vie, qui risque d’être longue… A présent, dors, cette nuit te portera conseil. »

 Le lendemain, me réveillant plus frais que jamais, je me mis en marche en suivant mes compagnons. La journée se fit longue, mais sans encombres. Tant mieux pour moi, car j’étais tellement absorbé dans mes pensées que j’aurais été bien incapable de réagir à quoi que ce soit. J’hésitais a croire cette vision… Ne serait-ce pas plutôt mon esprit qui me joue des tours ? je ne tenais pas à expérimenter tout de suite cette capacité, car une erreur de ma part risquerait d’être fatale… Je tiens à ma peau quand même ! Finalement, la nuit tombait quand nous arrivâmes devant les portes de Suse. Maintenant, le plus dur. Les portes de Suse sont soigneusement fermées, car être une cité riche au milieu de deux royaumes n’est pas vraiment de tout repos. Les gardes des portes ont méticuleux, et font bien leur travail. Mais depuis le temps que je viens ici, les gardes me connaissent, et c’est avec un sourire qu’ils m’accueillent. Je commence les affaires dès ici, car Sedir, un des deux gardes, m’avait commandé un cimeterre. Il me l’avait demandé solide ; mais peu ouvragé. Vu qu’en plus c’est quelqu’un de gentil et de soigneux dans son travail, j’ai porté une attention particulière à son arme. J’en ai soignée la légèreté et l’équilibre. J’étais largement plus satisfait de cet ouvrage que des fers de lance bien plus nobles, qui maintenant, sont faits presque à la chaine… quelques minutes plus tard, je rentrais dans Suse, et me de dirigeais vers le marché, ma carriole brinquebalant derrière moi. Le marché de Suse est presque l’ancêtre du souk. Bruyant, animé, bariolé, pire encore que la ville même, un lieu de débauche pour certains, de luxure pour d’autres, et pour moi, d’affaires. La nuit déjà bien avancée, le marché était éteint, presque morne.

 Je rangeais ma charrette et commençais à discuter avec Sippar, que j’avais réveillé en arrivant. C’est celui qui tient le stand à côté du mien. Nous discutions depuis un moment déjà, au moment où une cavalcade retentit à coté de nous. « voilà encore les gardes, marmonna Sippar. » cette agitation, des plus communes à Suse, était due à la profusion de voleurs, profession un peu particulière mais parfaitement normale dans une si grande ville. Pour empêcher que les honnêtes marchands ne se fassent détrousser (on aime pas perdre un client, à Suse), le seigneur de la ville, Sargon, avait fait former une armée, dédiée à la seule protection des sujets. Et encore, leur pouvoir dissuasif restait très limité par rapport aux richesses que l’on pouvait se procurer de façon particulièrement malhonnête. Résultat, les gardes passaient toutes les dix minutes, en pleine course, avec quelqu’un devant en train de s’enfuir. Tout cela amenait une joyeuse animation à toute heure du jour ou de la nuit. Bien sûr, ces gardes sont lourdement armés, et pas toujours très réveillés, ce qui amène des situations ou les voleurs remercient souvent les gardes pour leur gentille inefficacité. Bien que cela ne nous fasse peu rire en tant que marchands, je dois avouer que cette animation permet de rendre la cité beaucoup plus vivante. De toute façon, les voleurs à l’étalage ont plutôt rares, et ne nous posent finalement aucun problème, car bien peu d’entre nous ne savent pas défendre leur marchandise. Je dois avouer que voir ces pauvres gardes courir dans tous les sens, à toute heure du jour et de la nui me peine un peu pour eux. Mais au vu de ce que subissent ceux qui se font attraper… je dirais qu’ils prennent leur revanche. Sippar, arrivé depuis plusieurs heures déjà, m’avait fait un compte rendu de l’exécution publique d’aujourd’hui… Beurk ! Et sitôt après les gardes passés, il me demande, l’air goguenard, « Alors, toujours pas d’apprenti ? » S’il y a bien une chose que je trouve désagréable, c’est le manque de qualité des apprentis. Puisque la forge est considérée comme noble, je n’ai jamais trouvé personne qui soit à peu près supportable pour que j’en fasse mon élève . Sippar ne manque pas de me le rappeler régulièrement, à mon grand désarroi… L’appel du sommeil se faisant sentir, je sortais ma couche du fatras de ma charrette, la posait par terre, et m’endormais presque aussitôt. Les gardes que j’avais vu étaient de vielles connaissances en lesquelles j’avais une confiance quasi aveugle pour garder mes affaires. Le lendemain promettait d’être mouvementé…

 

Commentaire de l'auteur un commentaire, même petit, fait toujours plaisir.
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