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Questionnaire auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions !
 par   - 882 lectures  - 4 commentaires [3 décembre 2022 @ 16:04]

Bonjour tout le monde,

Je me permets de poster sur ce site afin de m'aider dans une étude que je mène actuellement sur les auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions. Nous nous appelons Lucie, Maud, Pauline et Manon et sommes en master 2 de Médiation et Création Artistique à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Dans le cadre d'un cours sur la Conception de projet et la participation culturelle, nous nous intéressons au public (lecteur.ices et auteur.ices) des fanfictions en France.
Si vous habitez en France et que vous êtes lecteur.ices et auteur.ices de fanfictions, ce questionnaire est pour vous !

Les données recueillies ne seront utilisées qu'à des fins d'analyse et ne seront divulguées qu'à notre professeur.

Voici le lien si vous êtes lecteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc6_1itz9IVJhUfLejHlxD4zotRwUFU8wl2bTlfC_hHKzoRWg/viewform?fbclid=IwAR2T-hRSCR1g2Sys-LUqyEU4M4KA9uNKNmUB0gWXr_cnSXosVq_gsro6_qQ

Voici le lien si vous êtes auteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccZedHtCGfet4edRy2iPPhTXYEUusmsZU2feTEqGByRPrgDQ/viewform?fbclid=IwAR1RkBx6Fj1ZZ9_oH1I2L1-YaoMUg6fCZPWZbjH4nkF-BOC5rNctEsmCPqI

Vous pouvez bien entendu répondre aux deux questionnaires si vous vous sentez concerné.es par les deux.

Merci pour votre aide qui nous sera précieuse !!

Lucie, Maud, Pauline et Manon

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 4043 lectures  - 6 commentaires [1 septembre 2022 @ 23:42]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Défis

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Défi : Pas D'idée de Titre xD
Les Plus belles années de ma vie Auteur: Florana Vue: 27408
[Publiée le: 2008-04-12]    [Mise à Jour: 2010-08-29]
13+  Signaler Romance/Humour/School-Fic Commentaires : 97
Description:
« Les plus belles années de ma vie », c’est ainsi qu’on nomme les années de lycée. Assez mature pour être pris au sérieux, suffisamment jeune pour ne pas avoir trop de responsabilités, que demander de plus ? Peut-être un rêve à réaliser, quelque chose à changer…
Quand Sakura Haruno, fille richissime de sénateur, arrive à Sarutobi, lycée public de Konoha, peut-être aura-t-elle enfin une chance de découvrir la véritable valeur des choses ? Et si Sasuke Uchiwa arrivait à sortir de son mutisme habituel ? Quant à Hinata Hyûga, il est temps pour elle de s’ouvrir au monde extérieur. Plus facile à dire qu’à faire, mais, en trois années de lycée, bien des choses peuvent changer.

Voilà ma réponse au défi de Kmille. Je suis la troisième à y répondre, j'espère que ma fic ne ressemblera pas trop aux deux autres (que je n'ai pas lues afin de ne pas être influencée).

Si vous voulez savoir les couples finaux, sachez que je garderai les mêmes que ceux imposés par Kmille (c'est-à-dire les classiques) car non seulement je réponds à un défi mais en plus ils me plaisent bien.

Bonne lecture à tous !
Crédits:
Non, les personnages de Naruto ne m’appartiennent pas et, si je disais le contraire, personne ne me croirait !
Quant à l’idée de départ, elle vient de Kmille. Alors dans ce cas, qu’est-ce qu’il me reste ? Bah, les évènements, les réactions des personnages… enfin bref, le déroulement de l’histoire ^^.
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Dilemme du coeur

[4067 mots]
Publié le: 2008-12-07
Mis à Jour: 2008-12-12
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Chapitre 12 : Dilemme du cœur

 

Hinata passa les deux jours qui suivirent la rentrée à se démener, avec l’aide de Neji, pour justifier ses deux semaines d’absence. Au final, un mot détaillé et signé par son oncle réussit à calmer la CPE, une espèce de folle hystérique qui poursuivait les élèves pour leur faire avouer leurs crimes.

En ce qui concernait Sakura, ce fut une autre histoire. Hinata passa une semaine à l’éviter soigneusement, même si Temari lui assurait qu’elle n’avait rien à craindre. A peine la sonnerie retentissait que l’héritière Hyûga filait hors de la salle de cours pour attendre Temari à l’écart. Si elle la voyait au détour d’un couloir, elle s’arrangeait pour changer de direction. Hinata s’y connaissait en discrétion, si bien que son face à face avec Sakura fut retardé d’une semaine, alors qu’elles faisaient partie de la même classe.

Le lundi 17 novembre, après les deux heures d’histoire qui avaient faillies endormir une grande partie de la classe, Hinata tenta à nouveau de s’éclipser en vitesse. Cependant, cette fois-ci, Temari décida que c’en était trop. Elle rattrapa son amie et réussit à l’arrêter juste après qu’elles soient sorties de la salle.

– Hé, tu vas pas fuir toute l’année ! fit remarquer Temari en prenant un air sévère. Tu vaux beaucoup mieux que cette fille, alors montre-le, Hinata !

Hinata parut plus gênée que déterminée. Elle admirait le courage et la force de caractère dont faisait preuve Temari mais était sûre que jamais elle ne pourrait lui ressembler. Sakura lui faisait peur à présent, voilà tout. Elle avait peur de la moquerie, peur de ressentir à nouveau cette blessure en elle-même.

– Oui… d’accord, je vais arrêter. Mais on peut y aller ?

Temari leva les yeux au ciel mais accepta. Elles commencèrent à s’éloigner dans le couloir quand une voix les interpella :

– Alors, Hinata, revenue ?

Hinata tressaillit tandis que Temari prenait une mine ennuyée. Apparemment, Sakura avait décidé de revenir vers elles.

– Qu’est-ce que tu veux, Chewing-gum ? lui demanda Temari d’un ton sec.

– Je ne t’ai pas sonné ! répliqua Sakura. C’est à Hinata que je suis venue parler.

Hinata se sentit mal à l’aise. Elle n’avait pas reparlé à Sakura depuis qu’elle l’avait ridiculisée. Qu’allait-elle faire à présent ? Lui rappeler les faits qui l’avaient faite souffrir ?

– Alors, Hinata, pourquoi tu n’étais pas là avant les vacances ? Tu ne vas pas me dire que c’était à cause de Deid’ ?

Hinata eut une mine embarrassée, si bien qu’elle n’eut pas besoin de répondre : son visage parlait pour elle.

– Je vois. En fait, j’avais raison. T’es minable comme fille.

Ces paroles eurent l’effet d’une gifle sur Hinata. Elle entrouvrit la bouche, sans pour autant prononcer un mot. Sakura se retourna et s’apprêta à s’éloigner, mais, pour Temari, cette insulte eut l’effet d’une bombe. N’y tenant plus, elle retroussa sa manche et se prépara à rappeler à Sakura leur premier affrontement. Naruto et Lee sortirent à ce moment-là, suivis de Sasuke, et la scène leur sembla vaguement familière.

– Temari, non ! s’écria Naruto.

Quelques minutes plus tard, Lee et Naruto, rejoints par Neji, tentaient de rassurer Hinata, Sasuke expliquait à son grand frère pourquoi sa petite amie ne l’attendait pas là, Sakura se faisait soigner l’arcade sourcilière à l’infirmerie et, Temari, elle, se trouvait dans un bureau qui commençait à lui devenir familier.

– Vous me fatiguez, No Sabaku, lâcha la proviseur comme s’il s’agissait là d’une conclusion mûrement réfléchie. Qu’est-ce que Haruno a fait cette fois-ci ?

– Violence verbale, répliqua Temari.

– Ah, vous avez retenu un terme technique du règlement intérieur. Vous auriez pu regarder juste en dessous, on parle aussi de violence physique.

– Je n’ai pas pu m’en empêcher.

– Alors je vous mets dans un asile parce que vous ne contrôlez pas vos mouvements ?

Temari ne répondit rien et laissa son interlocutrice la toiser en silence. Décidément, elle ne s’entendrait jamais avec cette femme, même si certains considéraient qu’elle faisait du bon boulot.

– Bien, je vais tenir ma promesse, No Sabaku, décida la proviseur. Vous allez venir mercredi prochain de treize à seize pour nettoyer les tables. Vous n’imaginez pas le nombre de chewing-gums qui peuvent être mâchés et collés !

A ces mots, Temari eut une mimique de dégoût. Tsunade la congédia peu après et elle put enfin aller rejoindre sa classe et annoncer aux autres qu’elle avait écopé d’une séance de nettoyage. Enfin, Temari pensait tout de même qu’elle avait échappé au pire.

 

De son côté, Hinata s’était remise du choc d’avoir vu Temari frapper aussi violemment Sakura. Elle n’avait jamais cru voir les deux filles se battre ainsi et, quand Naruto avait précisé que ce n’était pas la première fois, elle en était restée tellement perplexe qu’elle n’avait plus dit un mot durant plusieurs minutes.

A présent, elle discutait avec Kiba, comme elle le faisait quelques semaines plus tôt. Il savait étrangement la mettre à l’aise et elle lui était reconnaissante de toute l’aide qu’il lui avait apportée.

Non loin d’eux, Ino conversait avec Naruto, Sasuke se contentant de les écouter :

– Au fait, tu ne m’as pas dit si ton cadeau t’avais plu ?

– Le pendentif ? Génial ! assura Naruto en sortant le bijou de son t-shirt.

– Ah, tant mieux ! Et alors, vous avez passé de bonnes vacances ?

– Ah, c’était excellent ! Sasuke a essayé de conduire le scooter de Shikamaru, dommage que t’ais manqué ça !

Et tandis que, sous les yeux exorbités d’Ino, Naruto partait dans un fou rire incontrôlé, Sasuke précisa :

– Ouais, enfin je me suis amélioré, depuis.

– Oui, oui, c’est vrai que tu te débrouillais pas trop mal, dimanche, convint Naruto en essuyant une larme. Par contre, le début…

Ino sourit devant l’enthousiasme naturel de Naruto mais se sentit déçue au fond d’elle-même. Elle avait la cruelle impression d’avoir été laissée de côté ce jour-là, comme si cela lui faisait mal que ses amis puissent se réjouir sans elle. Pourtant, elle ne pouvait pas leur en vouloir, elle était partie chez ses grands-parents. Peut-être était-elle tout simplement trop sensible ?

 

Le mercredi 12, Temari se retrouva bien malgré elle au lycée durant l’après-midi. Comme ses cours finissaient à midi, elle décida de rester manger à la cantine. Hinata, dans sa magnanimité légendaire, voulut lui tenir compagnie, mais elle refusa. Il était inutile d’obliger une amie à manger des frittes réchauffées et non salées à cause d’une stupide heure de colle. Enfin, trois heures, en ce qui concernait Temari.

A treize heures, elle se présenta au bureau de la CPE, comme il le lui avait été demandé. La femme lui adressa un regard entendu avant de la laisser s’asseoir.

– On va attendre votre camarade qui doit vous aider dans votre tâche, expliqua-t-elle en reprenant la consultation de plusieurs dossiers.

– Mon camarade ? répéta Temari, abasourdie.

La CPE ne prit pas la peine de lui répondre. Temari fronça les sourcils en se demandant ce que cela pouvait signifier. On ne lui avait pas précisé qu’elle allait partager ses trois heures de colle avec quelqu’un.

– Oh, merde, pas elle.

La voix qui retentit dans son dos suffit à la renseigner sur la personne en question. Elle se retourna sur sa chaise et fusilla du regard celui qui se tenait dans l’embrasure de la porte.

– Surveillez votre langage, Nara ! pesta la CPE. Bien, je vois que vous vous connaissez déjà, c’est parfait ! Suivez-moi, les femmes de ménage vous ont laissé du matériel en bas.

La CPE se leva et Temari lui emboîta aussitôt le pas. Pourquoi fallait-il qu’on l’ait collée avec ce fainéant de première ? A chaque fois qu’elle l’avait entendu parler, il avait sorti une phrase digne du plus grand des machos. C’était bien simple, il avait le don de l’irriter !

Ils furent tous les deux menés dans une salle de classe du rez-de-chaussée. Un balai serpillière, deux chiffons et deux couteaux de la cantine avaient été laissés à leur disposition.

– Bon, que ce soit bien clair, les couteaux c’est pour retirer les chewing-gums, pas pour vous égorger mutuellement. Je reviens dans trois heures et je verrai en fonction du travail si vous revenez ou non la semaine prochaine. Quand vous aurez fini cette salle, je compte sur vous pour faire la suivante, bien entendu.

Sur ce, elle sortit et les laissa seuls. Temari n’eut pas le temps d’exprimer son mécontentement que Shikamaru s’était déjà assis sur une table et fermait les yeux, appuyé contre le mur.

– Dis, je vais pas tout faire toute seule ! fit-elle remarquer en lui envoyant un des deux chiffon dans le figure.

Shikamaru fut tellement surpris qu’il faillit tomber. Il grommela, retira le bout de tissu de sa figure et répondit d’un ton catégorique :

– Le ménage, c’est un boulot de femme.

Temari sentit ses nerfs craquer. Non seulement elle était là à cause de cette abrutie de Sakura, mais en plus elle faisait équipe avec un imbécile. Elle se saisit du balai serpillière et le brandit comme une arme.

– Tu te mets au boulot ou je te fais un ravalement de façade ?

Shikamaru parut impressionné car il déglutit. D’après Naruto, et l’horrible pansement de Sakura au passage, cette fille savait se battre. Il était risqué de l’énerver. Choisissant la voie pacifique, il décida de se lever.

– C’est bon, c’est bon, maugréa-t-il en espérant la calmer. Je décolle les chewing-gums et tu nettoies le sol.

– Ça me va, accepta Temari en rabaissant son arme au sol.

Sur un dernier regard, ils allèrent chacun à un bout de la classe, voulant mettre le plus de distance possible entre eux, Shikamaru parce qu’il se sentait vulnérable et Temari parce qu’elle ne le supportait pas.

– Au fait, pourquoi t’es là ? demanda-t-elle subitement.

– C’est le nouveau tarif : tant que je m’endors en cours, je viens ici le mercredi après-midi.

– Tu ne crois pas que ce serait plus simple d’arrêter de dormir, dans ce cas ?

– M’en fous. Et toi, pourquoi t’es là ?

– J’ai encore frappé Sakura.

– Ça serait peut-être plus simple d’arrêter !

Temari ne releva pas la remarque. S’ils continuaient ainsi, tout allait rapidement virer à la joute verbale agressive, or elle ne comptait pas se prendre la tête toute l’après-midi à cause de Shikamaru. Malheureusement, celui-ci l’irrita à nouveau moins d’une minute plus tard, lorsqu’il déclara :

– Je fais une pause dans cinq minutes.

Temari soupira. Ils avaient à peine commencé et ce paresseux ne pensait qu’à se reposer.

– Fais ça et je t’envoie le manche à balai là où je pense, répondit-elle d’un ton sec.

Shikamaru soupira à son tour. Avec cette tigresse sur son dos, l’après-midi risquait d’être long.

 

Le lendemain matin, Shikamaru arriva, comme à son habitude, pile à l’heure en traînant des pieds. Alors que la sonnerie retentissait encore, Ino le regarda faire, faisant mine de s’impatienter devant la salle de classe. Lorsqu’elle s’aperçut qu’il semblait plus renfrogné qu’à l’ordinaire, elle lui demanda :

– Qu’est-ce qui ne va pas ? C’est à cause de ton heure de colle d’hier ?

– Si seulement il n’y avait que ça, maugréa-t-il.

Il s’éloigna légèrement et Ino allait insister quand elle sentit une main sur son épaule. Kiba la salua avec entrain. Lui, au moins, il avait l’air joyeux.

– Au fait, tu ne devineras jamais ce que j’ai appris ! affirma-t-il, satisfait.

– C’est ça qui te donne envie de rire ?

– Un peu, oui ! Shikamaru a passé l’après-midi d’hier avec la fille qu’il déteste le plus !

– Temari ?

– Bingo ! Attends, faut que j’aille le dire à Neji et à Tenten !

Il s’éloigna à son tour, laissant une Ino perplexe derrière lui. Elle comprenait mieux pourquoi Shikamaru affichait cet air déprimé. Il était rapidement devenu de notoriété publique que Temari et lui ne pouvaient se supporter. Enfin, en tout cas, ils passaient facilement leur temps à s’affronter dans des joutes verbales qui n’en finissaient pas.

 

A part cet incident, la vie au lycée reprit son cours normal. Les professeurs commencèrent à rappeler que le trimestre allait bientôt être bouclé, que l’arrêt des notes se faisait début décembre et qu’il était le temps pour les fainéants de se réveiller. Si Naruto faisait partie de cette catégorie, les menaces ne semblaient pas l’atteindre plus que d’habitude.

Hinata, elle, eut le droit à un entretien avec son professeur principal, Hatake Kakashi. Celui-ci se montra compréhensif envers la pauvre élève terrorisée qu’elle était et lui assura que si elle rattrapait l’année en venant assidûment chaque jour, elle n’aurait plus de problème avec la CPE ou, même, avec la proviseur.

C’est ainsi que le mois de novembre passa à une vitesse folle. La ville de Konoha se métamorphosa peu à peu, laissant les illuminations de Noël décorer vitrines, lampadaires et bâtiments municipaux. La fête avait beau avoir une origine occidentale et, qui plus est, catholique, les Japonais aimaient son esprit païen et la notion du Père Noël avait rapidement envahi le pays.

Le lundi 1er décembre, les élèves, en arrivant, eurent la surprise de voir trôner un sapin de Noël au milieu du hall. Cependant, ce ne fut pas pour cela que Ino sauta de joie en poussant un cri quasiment hystérique.

– Regarde ! s’exclama-t-elle en attrapant le bras de Tenten. Un bal !

Tenten, qui ne comprenait pas grand-chose, leva les yeux jusqu’au panneau d’affichage et s’aperçut qu’une affiche en occupait la place centrale.

 

Elèves de Sarutobi,

 

Comme chaque année, le lycée organisera un bal de Noël.

Rendez-vous au gymnase, le vendredi 19 décembre à partir de dix-neuf heures.

N’oubliez pas de vous trouvez un ou une cavalière ainsi qu’une tenue de soirée !

 

La proviseur,

Tsunade Beryu

 

– Un bal ? répéta Tenten, un peu longue à la détente.

– Et il faut se trouver un cavalier ! ajouta Ino avec excitation. Il faut que je trouve Sasuke avant qu’une harpie ne lui tombe dessus !

– Calme-toi, Ino ! lui ordonna Tenten en la retenant par le bras. Tu sais très bien que Sasuke n’est pas du genre à inviter n’importe qui !

Ino fronça les sourcils. Son amie semblait ne pas encore avoir compris la logique du jeune homme.

– Inviter n’importe qui ? répéta-t-elle. Mais, Tenten, Sasuke n’invitera personne ! C’est moi qui vais l’inviter !

– Ah oui, j’avais oublié, répondit Tenten en levant les yeux au ciel.

– Et toi, avec qui comptes-tu y aller ?

– Avec Lee, pourquoi ?

– Ben je me disais que, maintenant tu connaissais mieux Neji…

– Andouille ! Il ne fait que m’aider en maths !

– Ah oui, j’avais oublié ! Vous avez une relation professionnelle !

Tenten préféra ne pas répondre au ton sarcastique d’Ino. Elle accueillit avec joie Lee qui venait lui demander si cela lui plairait d’aller au bal avec lui. La réponse était évidente pour Tenten, mais elle ne put s’empêcher d’être touchée par l’attention.

 

Un peu plus loin, parmi la foule d’élèves qui préférait admirer le sapin plutôt que de se rendre à leur salle de cours, Temari et Hinata lisaient également la même affiche.

– C’est idiot ! commenta Temari. Encore un de ces bals où toutes les filles vont vouloir rivaliser avec leurs robes et avoir le plus beau cavalier de la soirée ! Je ne sais pas si je vais y aller.

Hinata ne fut guère surprise par cette réflexion. Elle s’était habituée au fait que Temari laissait souvent ressortir un esprit clairement féministe qui critiquait tout ce qui, selon elle, rabaissait les femmes au rang d’objet.

Cependant, Hinata, elle, se sentait légèrement excitée par cette annonce. Depuis que Naruto était venue chez elle, elle avait l’impression d’avoir fait un bond en avant avec lui. Peut-être que, finalement, il s’intéressait à elle ? Elle s’imaginait déjà le voir venir vers elle pour l’inviter. Néanmoins, la sonnerie la ramena à la réalité.

– Comme quoi, je ne serai jamais d’accord avec la proviseur, grommela Temari qui avait gardé un souvenir peu palpitant de son heure de colle.

 Hinata n’écouta pas vraiment et c’est d’un air rêveur qu’elle suivit son amie vers leur salle de cours. Les deux heures matinales d’histoire passèrent avec une rapidité déconcertante alors qu’elle observait Naruto du coin de l’œil. Jamais elle n’oserait lui demander, mais elle espérait de tout cœur que, lui, il le ferait.

 

Une semaine passa et Naruto n’avait toujours rien demandé. Loin de se décourager, Hinata attendait encore en soupirant que son prince charmant se réveille. A la récréation de quinze heures, Temari et elle allèrent s’asseoir dans un coin de la cour, en compagnie de Lee, Tenten, Sasuke et Naruto. Tandis que Lee et Naruto riaient en se rappelant les premiers exploits de Sasuke en scooter, au grand désarroi de celui-ci, Tenten, elle avait entamé la conversation avec Temari :

– Au fait, vous comptez y aller au bal ? demanda-t-elle au bout d’un moment.

– Je pensais ne pas y aller, mais j’ai finalement été invitée, répondit Temari d’un ton nonchalant.

– Invitée ? Par qui ?

– Par Neji.

A ces mots, Hinata sursauta et Tenten ouvrit légèrement la bouche sous le coup de la surprise. S’il y avait un couple auquel elles ne s’étaient pas attendues, c’était bien celui-là.

– Neji ne m’en a pas parlé, fit remarquer Hinata en portant un doigt près de sa bouche.

– Il me l’a demandé ce matin et j’ai accepté. Mais n’allez pas vous imaginer quoique ce soit ! Neji est un ami et j’accepte de l’accompagner parce que je suis sûre que ce serait un coup violent pour son orgueil masculin de ne pas trouver de cavalière. Quoique, vu son physique, je ne pense pas qu’il aurait pas eu trop de mal.

Tenten faillit rougir violemment à ces mots. Le physique de Neji l’avait tout de suite marquée, en fait dès la première fois qu’elle avait posé les yeux sur lui. A présent, savoir qu’il se rendait au bal de Noël avec Temari la décevait légèrement. Mais que s’était-elle donc imaginée ? Qu’il allait y aller seul ? C’était stupide et elle ne comprenait même pas pourquoi elle y attachait de l’importance ou, plutôt, elle refusait d’y penser.

– Et toi, tu y vas avec Lee, n’est-ce pas ? lui demanda Temari.

– Heu… oui, oui bien sûr ! Et toi, Hinata, on t’a invitée ?

– Heu… eh bien non, pas encore, répondit-elle en baissant la tête.

– Et tu voudrais y aller avec qui ? poursuivit Tenten, un sourire complice sur les lèvres.

Le teint de Hinata vira brusquement au rouge pivoine. Elle passa une main sur son col, se sentant étouffer. On ne lui posait jamais de question sur ses sentiments et, au fond, cela l’arrangeait bien. Elle préférait rester discrète et ne jamais les dévoiler plutôt que d’être soudainement déçue.

– Coucou les filles, ça va bien ?

Hinata remercia intérieurement son sauveur et adressa un sourire timide à Kiba. Celui-ci s’approcha d’elles et, après quelques banalités d’usage, se décida enfin à expliquer la raison de sa venue :

– Hum, Hinata, j’aimerais te parler, si ça ne te dérange pas.

– Oui ?

– Seul à seul, s’il te plait.

Hinata sentit une boule se former dans sa gorge. Que pouvait bien lui vouloir Kiba pour qu’il lui demande une conversation privée ? Poussée par Temari et Tenten, elle se leva et accepta de le suivre un peu à l’écart.

Quand ils se retrouvèrent seuls, elle attendit que Kiba parle, mais celui-ci semblait plutôt gêné. Sachant que cela ne lui ressemblait pas du tout, elle rassembla son courage et entama la conversation :

– Tu… tu voulais me dire quelque chose ?

Kiba demeura silencieux encore quelques secondes et, après un rire nerveux, se décida à lui répondre :

– En fait, ça fait un moment que je voudrais te le demander, mais c’est pas très facile.

Il prit une grande inspiration et, enfin, demanda :

– Hinata, est-ce que ça te dirait d’aller au bal avec moi ?

Cette phrase, il l’avait formulée et reformulée une bonne dizaine de fois dans sa tête. Il fallait qu’elle soit décontractée sans pour autant paraître banale et, surtout, ne pas mettre Hinata au pied du mur.

Cette dernière resta muette, la bouche ouverte, une bonne dizaine de secondes. Les battements de son cœur lui martelaient tant la poitrine qu’elle avait l’impression de ne plus rien entendre aux alentours. Ses lèvres tremblèrent légèrement avant de laisser échapper une réponse :

– Je… heu…

Kiba la fixa de ses yeux noisette, lui signifiant qu’il attendait la suite avec anxiété. Hinata se sentait complètement perdue. Elle n’avait jamais été invitée par un garçon et encore moins pour aller à un bal de Noël. Comment devait-elle réagir ? Si elle refusait, Kiba allait-il lui en vouloir ? Et pour Naruto, que faisait-elle ? Un prince charmant était venu à elle, mais ce n’était pas réellement celui qu’elle attendait.

– Je… heu… je vais y réfléchir !

Elle s’éloigna précipitamment, tout en se disant qu’elle avait été idiote de répondre une telle chose. Cette proposition n’était ni une demande en mariage, ni même une demande pour sortir ensemble. Pourquoi hésitait-elle ?

Lorsqu’elle rejoignit Temari, elle n’avait pas encore retrouvé son teint normal. Heureusement, son amie était seule, Tenten étant partie à l’écart avec Lee. Naruto et Sasuke, eux, se disputaient à présent comme deux gamins un peu plus loin.

– Bah qu’est-ce qui t’arrive ? demanda Temari. Tu es encore plus pâle que d’habitude ! C’est Kiba qui t’a mise dans cet état-là ?

– Il… il m’a demandé de l’accompagner au bal de Noël, confia Hinata en s’asseyant à côté de son amie.

– Mais c’est génial ! Et qu’est-ce que tu lui as répondu ?

– Que… que j’allais y réfléchir.

Temari fixa intensément Hinata, comme si elle était persuadée qu’elle se moquait d’elle. Finalement, elle demanda d’une voix entre la douceur et la frustration :

– Mais pourquoi ? Kiba est gentil et ce n’est qu’un bal !

– Je… je sais, mais je…

Hinata n’acheva pas sa phrase. Elle leva les yeux et les porta sur Naruto qui, à présent, essayait d’énerver Sasuke. Temari suivit son regard et ne tarda pas à comprendre. Il était évident que Hinata en pinçait pour leur camarade.

– Ecoute, Hinata, reprit-elle d’une voix plus calme. Je ne veux pas être méchante, mais Naruto est encore un gamin et je ne pense pas qu’il te demandera de l’accompagner. Kiba, lui, tient vraiment à toi. C’est quelqu’un de charmant et, en plus, il a vraiment envie d’y aller avec toi. A force d’attendre Naruto, tu pourrais bien passer à côté des plus belles années de ta vie.

Cette phrase résonna comme un glas dans l’esprit de Hinata, comme si Temari venait de lui couper tout espoir. Pourtant, elle sentait que son amie n’avait pas tort. Ses paroles venaient de la faire retoucher terre. Alors que, pendant une semaine, elle avait espéré que Naruto l’invite, elle s’apercevait enfin qu’elle était invisible pour lui. En fait, elle avait toujours été invisible et avait seulement espéré que ce soit différent pour lui.

– Tu en es sûre ? demanda-t-elle d’une petite voix.

– Sûre. Allez, va dire à Kiba que tu acceptes, andouille !

Elle lui donna une légère claque sur la tête, ce qui poussa Hinata à se lever pour retrouver son futur cavalier au bal de Noël. Temari, elle, sourit de satisfaction. Neji risquait de ne pas en revenir quand sa cousine allait lui annoncer la nouvelle !

 

[Note de l’auteur : Navrée pour une aussi longue attente. Enfin bon, comprenez bien que, d’abord, la terminale S m’offre plus de boulot que je n’en ai jamais rêvé et, qu’en plus, je n’arrivais pas à trouver le titre idéal pour ce chapitre ! D’ailleurs, je ne l’ai toujours pas trouvé.

Sinon, je voulais préciser pour ceux qui ne sont pas français que le ou la CPE (Conseillère Principale d’Education) est la personne chargée d’organiser la vie du lycée. En gros, gérer les absences, les retards, les heures de colle et, sinon, je ne sais pas vraiment ce qu’elles font du reste de leur temps (les nôtres, on arrive jamais à les trouver, c’est hallucinant !).

Voilà, j’espère que je pourrai poster la suite plus rapidement. Enfin, ne vous attendez pas à un miracle non plus. Quoique, c’est bientôt Noël, on peut toujours rêver !]

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