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Questionnaire auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions !
 par   - 882 lectures  - 4 commentaires [3 décembre 2022 @ 16:04]

Bonjour tout le monde,

Je me permets de poster sur ce site afin de m'aider dans une étude que je mène actuellement sur les auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions. Nous nous appelons Lucie, Maud, Pauline et Manon et sommes en master 2 de Médiation et Création Artistique à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Dans le cadre d'un cours sur la Conception de projet et la participation culturelle, nous nous intéressons au public (lecteur.ices et auteur.ices) des fanfictions en France.
Si vous habitez en France et que vous êtes lecteur.ices et auteur.ices de fanfictions, ce questionnaire est pour vous !

Les données recueillies ne seront utilisées qu'à des fins d'analyse et ne seront divulguées qu'à notre professeur.

Voici le lien si vous êtes lecteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc6_1itz9IVJhUfLejHlxD4zotRwUFU8wl2bTlfC_hHKzoRWg/viewform?fbclid=IwAR2T-hRSCR1g2Sys-LUqyEU4M4KA9uNKNmUB0gWXr_cnSXosVq_gsro6_qQ

Voici le lien si vous êtes auteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccZedHtCGfet4edRy2iPPhTXYEUusmsZU2feTEqGByRPrgDQ/viewform?fbclid=IwAR1RkBx6Fj1ZZ9_oH1I2L1-YaoMUg6fCZPWZbjH4nkF-BOC5rNctEsmCPqI

Vous pouvez bien entendu répondre aux deux questionnaires si vous vous sentez concerné.es par les deux.

Merci pour votre aide qui nous sera précieuse !!

Lucie, Maud, Pauline et Manon

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 4043 lectures  - 6 commentaires [1 septembre 2022 @ 23:42]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Défis

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Défi : Pas D'idée de Titre xD
Les Plus belles années de ma vie Auteur: Florana Vue: 27411
[Publiée le: 2008-04-12]    [Mise à Jour: 2010-08-29]
13+  Signaler Romance/Humour/School-Fic Commentaires : 97
Description:
« Les plus belles années de ma vie », c’est ainsi qu’on nomme les années de lycée. Assez mature pour être pris au sérieux, suffisamment jeune pour ne pas avoir trop de responsabilités, que demander de plus ? Peut-être un rêve à réaliser, quelque chose à changer…
Quand Sakura Haruno, fille richissime de sénateur, arrive à Sarutobi, lycée public de Konoha, peut-être aura-t-elle enfin une chance de découvrir la véritable valeur des choses ? Et si Sasuke Uchiwa arrivait à sortir de son mutisme habituel ? Quant à Hinata Hyûga, il est temps pour elle de s’ouvrir au monde extérieur. Plus facile à dire qu’à faire, mais, en trois années de lycée, bien des choses peuvent changer.

Voilà ma réponse au défi de Kmille. Je suis la troisième à y répondre, j'espère que ma fic ne ressemblera pas trop aux deux autres (que je n'ai pas lues afin de ne pas être influencée).

Si vous voulez savoir les couples finaux, sachez que je garderai les mêmes que ceux imposés par Kmille (c'est-à-dire les classiques) car non seulement je réponds à un défi mais en plus ils me plaisent bien.

Bonne lecture à tous !
Crédits:
Non, les personnages de Naruto ne m’appartiennent pas et, si je disais le contraire, personne ne me croirait !
Quant à l’idée de départ, elle vient de Kmille. Alors dans ce cas, qu’est-ce qu’il me reste ? Bah, les évènements, les réactions des personnages… enfin bref, le déroulement de l’histoire ^^.
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Que de péripéties en une après-midi !

[6339 mots]
Publié le: 2008-09-02Format imprimable  
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Chapitre 9 : Que de péripéties en une après-midi !

 

Hinata courut jusqu’au bout de la rue car elle craignait que Neji ne la voie depuis sa fenêtre. Elle fut soulagée lorsque, quelques minutes plus tard, une voiture rouge qu’elle avait déjà vue le matin même fit son apparition et se gara à côté d’elle. La portière s’ouvrit, laissant apparaître la tête de Sakura.

– Ah, je suis contente que tu sois venue ! s’exclama celle-ci en lui adressant un sourire. Allez, monte !

Hinata s’empressa de s’asseoir à côté d’elle et Sakura ordonna à son chauffeur de démarrer.

– Heu… où va-t-on ? demanda la Hyûga.

– On va voir des amis, répondit Sakura. Tu vas voir, ils sont super sympas !

Hinata ne trouva rien à redire là-dessus. Après tout, Neji trouvait que c’était une bonne chose qu’elle fasse de nouvelles connaissances, alors autant accepter. Elle commença à se détendre en songeant que, finalement, cette sortie n’était pas une mauvaise idée.

– Heu… On pourra ne pas rentrer trop tard ? Parce que si Neji me cherche…

– Ne t’inquiète pas, on sera rentré à temps ! assura Sakura.

Hinata soupira de soulagement. Finalement, si Neji ne découvrait rien, il n’y aurait aucun problème. Elle tenta alors de paraître très à l’aise, sachant qu’il était stupide de s’inquiéter parce qu’elle était sortie sans l’accord de son cousin ou, plutôt, Sakura allait trouver cela complètement idiot.

Quelques minutes plus tard, la voiture s’arrêtait à côté d’un trottoir du centre-ville. Sakura descendit, sans que Hinata comprenne ce qu’elles étaient venues chercher là. La voiture rouge repartit aussitôt, laissant les deux jeunes filles seules. Sakura sembla alors attendre quelque chose avec une impatience non dissimulée.

– Heu… où va-t-on maintenant ? risqua Hinata.

– Tu vas voir, quelqu’un va venir nous chercher.

Hinata acquiesça, tout en se demandant qui pourrait bien venir. Elle observa toutes les voitures environnantes mais aucune ne ralentissait. Elle commença à sentir le froid s’infiltrer  dans ses vêtements quand, enfin, une petite voiture noire s’arrêta près d’elles. La vitre s’abaissa, laissant apparaître un visage pâle qui effraya la pauvre Hinata.

– Coucou les filles ! fit le jeune conducteur. Ah, Sakura, tu as ramené ta copine à ce que je vois !

– Salut, Itachi ! répondit Sakura avec un grand sourire. Bah oui, comme Deidara avait insisté…

– Ah, il va être content ! Allez, montez, je vous emmène chez lui !

– Où… où ça ? bégaya Hinata.

Elle n’eut pas le temps d’avoir la réponse car Sakura l’entraîna dans la voiture noire. Itachi démarra aussitôt, lançant un sourire satisfait aux deux jeunes filles par le rétroviseur.

– Au fait, merci pour cette voiture, Sakura. Tu veux que je te la rende pour ce week-end ?

– Non, tu peux la garder, mon père est en déplacement. Et puis, de toute façon, celle-là, elle commençait à pourrir dans notre garage, on ne la sort jamais.

– D’accord, merci beaucoup !

Il lui adressa un autre sourire, un de ceux que Itachi savait faire pour séduire n’importe qui. Sakura sembla illuminée de l’intérieur alors que, dans son coin, Hinata commençait à regretter sa venue. Itachi lui faisait peur, par les couleurs sombres de ses vêtements et sa réputation de Don Juan auprès des lycéennes. Non seulement Hinata ne le trouvait pas attirant mais, en plus, elle n’avait aucune envie de l’approcher.

La voiture s’arrêta quelques minutes plus tard dans un quartier moins favorisé que le centre ville. Itachi se gara sur le bord du trottoir et permit aux deux jeunes filles de sortir de la voiture. Puis il les guida vers un immeuble tout proche et appuya sur l’interphone.

– Itachi ? fit la voix de Deidara dans l’appareil. T’as pas l’impression d’être en retard ?

– N’importe quoi, tu sais même pas lire l’heure, comment tu le saurais ? le nargua Itachi.

Kabuto est à côté.

– Ah, je me disais aussi. Bon, tu ouvres ou il faut que je défonce la porte ? J’ai de charmantes demoiselles avec moi, ce serait con de les faire attendre sous la pluie !

– Ah, dans ce cas, je te laisse entrer !

Il y eut une petite sonnerie et la porte s’ouvrit. Hinata se vit précipitée malgré elle à l’intérieur. Ils montèrent deux étages avant que Itachi ne frappe à la porte d’un appartement. Derrière, on percevait aisément le rire des conversations. Hinata s’aperçut alors qu’ils devaient être plusieurs.

– Ah, t’as pas prévenu ta copine au fait ? demanda Itachi en attendant.

– Non, je n’en ai pas eu le temps, répondit Sakura. Hinata, ajouta-t-elle à son amie, si je t’ai demandé de venir c’est que tu plais bien à Deidara.

– Qu… Quoi ?

Hinata n’eut pas le temps de s’affoler car la porte d’entrée s’ouvrit enfin et Deidara se présenta à eux, toujours sa queue de cheval blonde surplombant étrangement sa tête.

– Hello vous trois ! Tiens, je vois que Hinata est venue !

– Exact et tu me dois bien quelque chose pour ça, répliqua Sakura.

– T’auras le droit à de la boisson gratuite, répliqua Deidara. Allez, entrez !

Voyant que Hinata hésitait sérieusement, Sakura la poussa à l’intérieur. Le petit couloir dans lequel ils pénétrèrent était enfumé, comme si les habitants de l’appartement étaient accros à la cigarette. Deidara les mena jusqu’à un petit salon où, assis sur deux canapés, plusieurs jeunes discutaient, fumant et buvant quelques boissons.  Hinata se sentit étouffée par le mélange de la fumée de tabac et des odeurs d’alcool. Elle remarqua alors que deux autres adolescents discutaient à côté d’une chaîne hi-fi. Kabuto, lui, se tenait appuyé contre la fenêtre, comme si l’agitation qui régnait ne l’affectait aucunement.

Alors que Deidara l’invitait à s’asseoir à côté de lui, elle commença à dévisager les invités. Ils étaient en tout une dizaine et, à part Sakura, Itachi et ses deux copains, elle ne connaissait personne. Cet amas d’inconnus commença à l’inquiéter. Elle ne savait même plus ce qu’elle faisait là.

Elle remarqua alors que deux filles en face d’elle la dévisageaient. Très maquillées, les vêtements plutôt légers malgré la saison, elles impressionnèrent la Hyûga qui pensa aussitôt qu’elle ne pourrait jamais leur ressembler. Elle n’était pas le genre de personne à venir ici et les deux filles en face d’elles semblaient la considérer comme une intruse.

– Alors, Deid’, tu nous présentes ta copine ? demanda l’une d’elles.

– Bien sûr ! Voici Hinata ! Hinata, je te présente Kin et Tayuya.

Hinata acquiesça mais, au bout de quelques minutes, elle avait déjà oublié ces deux noms. Le temps lui parut extrêmement long car elle n’arrivait pas à suivre les conversations. Le couple près de la chaîne hi-fi avait fini par s’embrasser et elle essayait d’éviter de les regarder, comme si elle se sentait gênée de ce moment intime affiché en public.

Les deux filles qui lui faisaient face conversaient avec ferveur lorsque Deidara la quitta pour aller chercher quelques bouteilles en plus.

– Itachi, ne me dis pas que Deid’ a fait les courses ce matin ? demanda Sakura en regardant les bouteilles sur la table basse du salon.

– Oui, mais bon je l’ai aidé. Tiens, regarde celle-là, je l’ai mise sous mon manteau et ce con de gardien n’a rien vu !

A ces mots, Itachi prit une bouteille et versa un peu de liquide presque transparent dans le verre de Sakura. Même si elle était assez naïve, Hinata se douta que ce n’était pas de l’eau.

– Toujours aussi doué, Itachi ! le complimenta une des filles sur le canapé.

Puis, elle se tourna vers Hinata et remarqua son verre vide.

– Tu ne bois rien ? Allons, essaye ! T’inquiète, tu ne peux pas te bourrer avec ce martini.

– Heu… Non merci, répondit Hinata.

Cependant, elle eut beau protester, son verre fut plein en quelques secondes. A contrecœur, elle le porta à ses lèvres et goutta quelques gouttes du liquide. L’alcool passa sur sa langue, lui donnant une sensation nauséeuse qu’elle ne connaissait pas.

– Alors, tu aimes ? demanda la fille.

Hinata acquiesça en se forçant à avaler le contenu de son verre. C’était beaucoup trop fort pour elle et, rapidement, elle se sentit écoeurée. Elle chercha Sakura du regard, espérant trouver une aide. Ne la voyant pas, elle se leva, prétextant de se rendre aux toilettes. Elle parcourut un bout du couloir mais se figea en passant devant la cuisine. La porte en était ouverte et, à l’intérieur, Itachi embrassait clairement Sakura sous ses yeux.

Gênée de se trouver là, Hinata rebroussa aussitôt chemin. Elle n’avait pas imaginé qu’elle puisse tomber sur le premier baiser de son amie. Encore sous le choc, elle ne vit pas Deidara revenir vers elle et se heurta à lui. Le choc la fit tomber à terre, si bien que cela la sortit complètement de ses pensées.

– Oh, attention, Hinata, lui dit Deidara en posant les deux bouteilles qu’il tenait sur la table basse.

Puis il lui tendit la main pour l’aider à se relever. Hinata bafouilla une excuse inaudible, ce qui eut pour effet de le faire sourire. Elle remarqua alors que leurs visages étaient étonnamment proches et ses joues rougirent brusquement.

– Tu sais que tu es très mignonne quand tu rougis ? lui fit le grand blond.

Hinata rougit davantage, songeant que Deidara s’avançait définitivement trop prêt. Le peu d’alcool qu’elle avalé lui donnait un léger mal de tête et son esprit commença à s’affoler. Elle se dégagea de son bras et, voulant retrouver Sakura coûte que coûte, se dirigea vers le couloir.

– Eh, Hinata, attends ! l’appela Deidara.

Il l’attrapa par le poignet avant qu’elle n’ait atteint la cuisine.

– Attends, t’en va pas comme ça ! lui ordonna-t-il d’un ton doucereux. Tu ne trouves pas qu’on va bien ensemble toi et moi ?

Hinata se mit à trembler. Autant que Itachi, Deidara l’impressionnait et lui faisait peur par ses propos directs. Elle jeta alors un coup d’œil à sa montre et balbutia :

– Heu… Il… Il est déjà quatre heures, je dois y aller !

– Mais non, qu’est-ce que tu racontes ? T’es pas pressée, Hina, insista Deidara.

Une voix grave intervint alors dans leur dos, faisant frémir la jeune fille déjà apeurée :

– Qu’est-ce qui se passe, Deid’ ?

– Hinata ne veut pas rester, répondit celui-ci avec un air déçu.

Hinata se retourna alors pour découvrir Itachi au milieu du couloir, Sakura accrochée à son bras. Elle ne semblait nullement prête à l’aider et lui jetait même un regard plein de mépris.

– Alors, Hinata, qu’est-ce que tu as ? demanda-t-elle en s’éloignant d’Itachi pour s’approcher de sa camarade de classe. Deidara te fait peur peut-être ?

– Non… Non, ce n’est pas ça, mentit Hinata en longeant le mur pour éviter Sakura.

– Bah quoi ? Il ne te plait pas ?

Hinata commença à paniquer. Elle recula de quelques pas vers la sortie et fixa Sakura d’un air implorant.

– Sa… Sakura, je veux rentrer, réussit-elle à prononcer.

– Pff, vas-y toute seule si tu veux, moi je reste ! Mais pourquoi tu ne veux pas être avec Deid’ ! Il est cool comme mec !

– Oui… Oui, mais…

– Ne me dis pas que tu préfères Naruto ?

Hinata se figea contre la porte d’entrée, tétanisée. Comment Sakura avait-elle devinée ? A présent, ses yeux verts lui lançaient des éclairs, comme si elle allait la dévorer sur place. L’amie gentille avait complètement disparue derrière son sourire moqueur.

– Naruto ? répéta Itachi en haussant les sourcils.

– Oui, cette imbécile n’arrête pas de le regarder en cours ! affirma Sakura.

Hinata crut qu’elle allait pleurer. A présent, Itachi et Deidara riaient fort, ameutant les autres pour qu’ils connaissent l’histoire. Les larmes aux yeux, Hinata ouvrit rapidement la porte et courut à l’extérieur de l’appartement avant de dévaler les escaliers.

Elle entendait toujours les rires moqueurs des garçons lorsqu’elle atteignit le rez-de-chaussée. Dans un dernier élan, elle quitta l’immeuble. L’air froid d’octobre lui piqua aussitôt les joues et le calme revint. Elle se mit alors à courir vers le bout de la rue, voulant mettre le plus de distance possible entre elle et ce maudit appartement.

 

Dans la demeure Hyûga, Neji s’était installé dans le bureau et utilisait l’ordinateur depuis quelques temps quand, peu après quatre heures, il fut extirpé de son activité par la sonnerie de l’entrée. Soupirant, il se leva, quitta le bureau et se dirigea vers la grande porte à double battant. Il s’attendait à voir quelqu’un faisant du porte-à-porte, aussi fut-il surpris de reconnaître son visiteur.

– Temari ?

La grande fille blonde lui sourit avant de répondre :

– T’as l’air surpris de me voir, ma visite ne te plait pas ? Oh, si t’es occupé, je ne serai pas longue.

– Non, ce n’est pas ça, assura Neji en reprenant son air impassible. C’est juste que je me demande comment tu es arrivée jusqu’ici.

– L’annuaire, le plan de la ville et la ligne de bus ne sont pas faits pour les chiens !

– Soit, entre.

Temari lui sourit à nouveau et fit quelques pas dans la demeure. La grandeur des lieux et la forme de cette maison moderne parurent l’impressionner, elle qui venait de la campagne. Neji était tout de même surpris de la voir entrer ainsi chez lui. Il ne s’était pas attendu à recevoir de la visite et encore moins de sa part. Cependant, la grande fille blonde ne tarda pas à s’expliquer :

– En fait, je suis venue voir Hinata. Ce matin, j’ai embarqué son livre de maths par erreur. Si elle veut finir le DM pour après-demain, elle a intérêt à l’avoir.

– Ah, je vois, répondit Neji. C’est bizarre, elle n’a pas eu l’air de le chercher cet après-midi. En tout cas, je ne l’ai pas entendue descendre, elle doit encore être dans sa chambre. Assis-toi, je vais la chercher.

Tandis que Neji grimpait les escaliers, Temari fit quelques pas vers l’endroit qu’il lui avait indiqué. Le vaste vestibule donnait sur un salon suivi d’une salle à manger. Tout y était clair, illuminé par les nombreuses fenêtres qui couvraient le mur. Elle s’assit sur le canapé avant de le trouver franchement confortable et de s’y enfoncer complètement. Les Hyûga ne devaient pas avoir la vie dure.

Soudain, un bruit de pas pressés attira son attention. Neji apparut quelques instants plus tard et, s’il était surpris de la voir ainsi avachie chez lui, il n’en laissa rien paraître. Ses deux yeux blancs reflétaient une inquiétude qu’elle ne lui connaissait pas.

– Qu’est-ce qu’il y a ? demanda-t-elle.

– Hinata n’est pas au premier, répondit-il.

– Elle s’est peut-être perdue dans cette grande maison, suggéra Temari avec un sourire presque narquois.

– Ne dis pas de bêtises, répliqua Neji, trop inquiet pour y repérer un quelconque humour. Où a-t-elle pu aller ?

– Bah, elle est sortie. Bon, ce n’est pas grave, je lui aurais bien proposé de faire un tour avec moi mais je vais me contenter de lui laisser son livre.

A ces mots, elle tira de son sac à dos un livre vert et le déposa sur la table basse du salon. Neji, lui, ne semblait pas rassuré.

– Temari, la voiture est encore dans le garage, fit-il remarquer.

– Et alors ?

– Et alors Hinata ne sait pas utiliser la ligne de bus.

Temari haussa les sourcils avant de répliquer :

– Il faudrait peut-être lui apprendre.

– C’est que je n’ai pas pour habitude de prendre le bus, moi.

– Toi non plus tu ne sais pas l’utiliser ?

– Ne dis pas ça, c’est à la portée du premier venu !

– Pas à la portée de ta cousine, apparemment.

Neji eut une mimique d’agacement pour toute réponse. Effectivement, Hinata n’était pas très débrouillarde. Sans doute à cause de sa timidité et de son cruel manque de confiance en elle, elle n’osait rien entreprendre. Alors, qu’elle prenne le bus elle-même semblait illusoire aux yeux de Neji.

– Il faut la retrouver, déclara-t-il en quittant le salon.

Ne sachant que faire, Temari s’arracha sans grâce du canapé et lui emboîta le pas.

– Attends, ce n’est peut-être pas une bonne idée, prévint-elle. Si elle rentre pendant que tu n’es pas là ?

– Elle a un double des clés.

– Mais ce ne serait pas plus simple de d’abord l’appeler sur son portable ?

Neji s’arrêta brusquement, comme frappé par la sagacité de cette solution. Il n’y avait pas pensé tant la disparition de sa cousine l’avait affolé. Finalement, Temari avait raison, il ferait mieux de l’appeler. Au moins, il saurait si elle allait bien et peut-être même qu’il pourrait lui faire des remontrance à souhait.

Sur cette pensée, il sortit de sa poche de pantalon son propre téléphone portable et sélectionna le numéro de sa cousine dans le répertoire. Il approcha l’appareil de son oreille et attendit quelques secondes. Derrière lui, Temari attendait qu’il rende son verdict.

– Messagerie, déclara-t-il en raccrochant.

– Bon, ce n’est pas si grave, elle a peut-être oublié d’allumer son téléphone.

– Peu importe, je vais la chercher !

– Tu ne sais même pas où elle est !

Neji ne répondit rien et fit coulisser une porte du vestibule. Temari soupira et le suivit dans ce qui semblait être le garage, à en juger par la voiture blanche qui, d’ordinaire, déposait les deux Hyûga au lycée. Neji, lui, avait empoigné un véhicule à deux roues appuyé contre le mur.

– Joli scooter, commenta Temari. Pourquoi tu ne t’en sers pas pour venir ?

– Parce que je viens souvent avec Hinata et qu’elle a peur de monter sur cet engin. Bon, tu viens ?

Temari, très admiratrice, ne se fit pas prier et vint s’asseoir derrière Neji. Celui-ci lui passa un casque et, dès qu’elle eut passé les mains autour de sa taille, il démarra alors que la porte du garage s’ouvrait électriquement.

 

Essoufflée, Hinata cessa de courir après plusieurs minutes sans s’arrêter. A présent, la pluie tombait sur Konoha et elle avait rabattu sa capuche pour se protéger du froid. Elle continua donc à avancer, sans savoir où elle allait.

Elle ne sut combien de temps elle erra ainsi mais, au bout d’un moment, la conclusion vint d’elle-même : elle était perdue. Hinata leva les yeux vers les immeubles qui l’entouraient. Elle n’en connaissait aucun et la rue était déserte à cause du mauvais temps. Les rares passants couraient pour échapper à la pluie qui se faisait de plus en plus drue et n’avait pas de temps à perdre en aidant une jeune fille perdue dans leur ville.

Hinata s’arrêta sous un arrêt de bus, espérant se protéger de la pluie. Elle devait rentrer. La main tremblante, elle essaya de consulter les horaires. Il y avait trois bus différents pour cet arrêt et elle ne savait même pas où elle était. Lequel devait-elle prendre, dans quel sens ? Impossible de le savoir et le plan était à moitié déchiré, l’empêchant ainsi de se repérer.

Hinata sentit son cœur s’affoler. Qu’allait-elle devenir, seule dans cet endroit qu’elle ne connaissait pas. Elle sentit à nouveau les larmes monter à ses yeux. Qu’elle avait été idiote de ne pas faire plus confiance à Neji ! Si elle l’avait écouté, non seulement elle n’aurait pas passé la pire après-midi de sa vie mais, en plus, elle aurait été chez elle, bien au chaud.

C’est alors qu’elle eut une idée. Elle plongea sa main dans sa poche et en tira son portable. Il était éteint. Cela la surprit car elle était sûre et certaine de l’avoir laissé allumé. Décidée à ne pas se décourager pour si peu, elle l’alluma. Ses yeux remarquèrent immédiatement l’état de la batterie : quasiment vide. Affolée, elle tapa le numéro de la maison, qu’elle connaissait par cœur, mais, avant même la première sonnerie, son téléphone s’éteignit.

La main de Hinata trembla de plus belle. C’était à croire que la malchance la poursuivait. Elle ne pouvait même pas demander à son cousin de venir la chercher. Qu’allait-elle devenir ? Effondrée, elle laissa ses larmes définitivement couler, maudissant sa bêtise. Elle s’assit sur le banc de l’arrêt de bus et plongea sa tête entre ses mains. Sakura l’avait abandonnée. Pourquoi ceux à qui elle accordait sa confiance se retournaient ainsi contre elle ? Qu’est-ce qui clochait chez elle ? Pourquoi Deidara et Itachi l’effrayaient autant alors que d’autres filles les approchaient sans crainte ? Hinata ne comprenait pas.

Appuyée contre le mur de l’arrêt, elle laissa ses larmes se déverser, se mêlant à la pluie. Elle était faible, incapable de se débrouiller seule ou de se comporter comme les jeunes de son âge. Dire que son père comptait sur elle pour prendre un jour la direction de l’entreprise ! Elle n’avait aucune capacité là-dedans. Pire encore, jamais elle ne pourrait oser se présenter au lycée à présent. Elle avait été humiliée et ridiculisée devant tellement de monde. Désormais, ils savaient pour Naruto. Elle l’admirait, était-ce une bêtise ? D’après Sakura, oui. D’ailleurs, plus jamais elle ne pourrait croiser le regard fier et méprisant de sa camarade. Elle avait trop honte.

Les minutes passaient et, plus Hinata pensaient, plus elle sombrait dans la déprime. Ses larmes ne diminuaient pas et elle sanglotait, comme une malheureuse, recroquevillée dans l’arrêt de bus désert. Elle ne vit ni la pluie diminuer peu à peu, ni les véhicules passer sous son nez. Tout ce qu’elle ressentait, c’était le noir à perte de vue, comme si jamais elle ne pourrait se relever.

Ma vie est fichue.

Cette simple phrase résonnait amèrement dans son esprit. Les larmes semblaient peser chacun de ces mots, comme si jamais elle ne pourrait s’en débarrasser. Hinata se demanda alors si elle n’allait pas mourir là, contre cet arrêt de bus, transie par le froid et l’humidité.

Soudain, il y eut comme un changement. Un glapissement, puis un petit aboiement parvinrent à ses oreilles. Hinata ouvrit les yeux, effrayée. Quelques secondes plus tard, un petit chien blanc apparut dans son champ de vision, l’air amical. Surprise, Hinata renifla pour arrêter ses larmes.

– Toi… Toi aussi t’es perdu ? demanda-t-elle.

Pour toute réponse, le chien laissa sa langue pendre et continua à la fixer, comme s’il était fasciné. Hinata observa la rue d’en face, se demandant ce qu’elle allait devenir avec un animal pour seule compagnie. Soudain, une voix la fit tressaillir :

– Akamaru, reviens ! Tu n’as pas le droit de pisser à côté des arrêts de bus, compris ?

Un visage encapuchonné, marqué par deux triangles rouges, apparut alors à l’angle de l’arrêt. Hinata cria de surprise en reconnaissant Kiba qui, lui, la fixait avec des yeux ronds.

– Hinata ? s’étonna-t-il. Qu’est-ce que tu fais là ?

Hinata ne répondit pas immédiatement. Elle n’osait pas croire à la venue du jeune homme. Elle était perdue, sans espoir, et voilà que, tout à coup, il apparaissait devant elle. Le soulagement la submergea brutalement et les larmes recommencèrent à couler sur le coup.

– Je… Je suis p… perdue.

Elle éclata complètement en sanglots et replongea sa tête entre ses mains pour cacher ses joues humides. Kiba, inquiet par son état, se pencha vers elle et posa sa main sur son épaule. Comme si elle cherchait un peu de chaleur, Hinata s’accrocha à lui pour laisser ses pleurs couler contre son manteau.

– Hé, ça va aller, la rassura-t-il en l’entourant de ses bras, conscient qu’elle avait besoin de réconfort. Tu es perdue ? Pourquoi ?

– Je… Je ne sais pas comment c’est arrivé, mais je veux rentrer chez moi et… et ne plus jamais sortir !

– Hinata, ça va aller.

Kiba ne savait pas si elle était sérieuse ou si elle délirait mais il était heureux de l’avoir trouvée. S’il n’était pas venu par là pour promener son chien, qui sait ce qui serait arrivé à la pauvre Hinata, perdue dans les quartiers de Konoha.

– Ecoute, dis-moi ton adresse je vais t’aider, lui dit-il après l’avoir un peu calmée.

– Je… j’habite chez Neji au 5 rue du lilas, répondit-elle encore tremblante.

Kiba se redressa et jeta un coup d’œil au plan. Heureusement, la rue mentionnée était visible sur la partie non déchirée, même s’il n’y voyait pas le quartier où ils se trouvaient actuellement.

– Bon, on va prendre le 321 et ensuite le 314, conclut-il en se remémorant le parcours des lignes de bus. Mais, dis-moi, ce n’est pas dans le coin la rue des lilas.

– Je… Je le sais bien, répondit Hinata.

Elle éclata à nouveau en sanglots, songeant qu’elle s’était laissée embarquée dans quelque chose qui la dépassait. Kiba, attendri, s’assit près d’elle en ordonnant à Akamaru de rester calme. Il passa un bras autour de ses épaules et la serra doucement contre lui.

– Allons, ça va aller, répéta-t-il. Je suis là, maintenant.

– Non, ça ne va pas ! répliqua Hinata en gardant sa tête enfouie dans ses mains. Jamais, plus jamais je ne pourrai aller au lycée. Je... je ne peux pas, ils vont encore se moquer de moi !

– Qui ça, « ils » ?

Hinata ne répondit rien, submergée par les larmes. Comprenant qu’elle était encore sous le choc, Kiba n’insista pas et se contenta de la serrer contre lui jusqu’à l’arrivée du bus. Quand le véhicule fut en vue, il se leva pour signaler sa présence et invita Akamaru à venir se réfugier dans son manteau.

– Tu as de l’argent ? demanda-t-il en faisant entrer Hinata.

N-Non.

Kiba prit alors deux tickets qu’il passa dans le compteur avant de l’inviter à s’asseoir. La chaleur du véhicule semblait la rassurer et elle cessa de trembler.

– Allez, t’en fais pas, on va rentrer tous les deux, assura Kiba en lui adressant un sourire.

Hinata hocha la tête avant de plonger son menton dans son manteau pour trouver davantage de chaleur. Elle avait froid, avait toujours cette impression d’être perdue mais, à présent que Kiba était là pour l’aider, elle se sentait beaucoup moins seule.

Au bout de quelques minutes, ils descendirent à nouveau et marchèrent un peu avant de trouver un autre arrêt où ils attendirent le bus suivant. Hinata ne reconnaissait toujours pas le coin mais faisait confiance à Kiba pour les guider. Lorsqu’ils s’assirent à nouveau à l’arrêt, elle jeta un coup d’œil à sa montre.

– Il est déjà plus de cinq heures, dit-elle. Neji va être furieux.

– Tu ne l’as pas prévenu que tu sortais ? Tu aurais dû.

– Il… Il n’était pas d’accord en fait.

– Neji n’était pas d’accord ? Mais c’est ton cousin, pas ton père !

– Je… Je sais mais mon père lui a demandé de bien faire attention à moi. Si j’ai des problèmes ça pourrait retomber sur lui. Et puis, Neji pense que je ne peux pas encore me débrouiller réellement seule. D’ailleurs, il… il avait raison.

A nouveau, les larmes coulèrent sur ses joues, beaucoup plus silencieuses que les précédentes. Kiba n’osa pas ajouter quoique ce soit sur le sujet et, quand ils entrèrent dans le second bus, il décida de lui changer les idées.

– Quel temps pourri ! Akamaru adore sortir quand il pleut mais j’avoue que j’ai du mal à le comprendre !

– A… Akamaru ? répéta Hinata.

– Oui, mon chien ! expliqua Kiba en montrant du doigt la petite bête sagement allongée sur ses genoux. Il est petit mais je l’adore ! Tu veux le caresser ?

– Heu… T’es sûr qu’il n’est pas méchant ?

– Mais non, Akamaru t’adore déjà, vu comment il est venu vers toi !

Hinata approcha alors sa main du chien. Celui-ci tourna brusquement la tête, ce qui l’effraya légèrement, mais Kiba lui fit signe de continuer. Hinata effleura le sommet de son crâne et Akamaru leva la tête pour lui lécher la main. Cette sensation chaude et douce à la fois lui arracha un sourire.

– Je suis content de voir que tu vas mieux, conclut Kiba quand elle eut retiré sa main.

Hinata leva les yeux vers son ami. Elle lui devait beaucoup et, à présent, elle avait pleinement conscience que, sans lui, elle aurait sans doute toujours été coincée à cet arrêt de bus perdu au milieu de nulle part. Elle n’était donc pas capable de se débrouiller seule.

– Kiba… merci, dit-elle d’une voix qui trahissait sa peine.

Kiba lui rendit un regard triste, malheureux de voir son désarroi reprendre le dessus. Il ne savait pas ce qui lui était arrivé mais ressentit l’envie de frapper la personne qui avait osé la mettre dans un tel état.

Lorsqu’ils descendirent à nouveau du bus, Hinata reconnut enfin son quartier et marcha à côté de Kiba, la tête baissée. Elle pensait à la réaction de Neji, à ce qu’allait faire Sakura et les autres s’ils la revoyaient au lycée. Il lui était à présent impossible d’y retourner. Ils allaient tout dire à Naruto et le grand blond allait se moquer d’elle, accompagné de tous les autres. Non, elle ne pouvait pas retourner à Sarutobi.

Lorsque Kiba sonna à la porte du numéro cinq, Hinata fixait ses pieds et les larmes coulaient à nouveau le long de ses joues. Le jeune homme en fut étonné et passa à nouveau son bras autour de ses épaules. Ce fut à ce moment-là que la porte s’ouvrit sur Neji.

– Hinata ! s’exclama-t-il.

Rassuré, il prit sa cousine par le bras et l’invita à entrer. Il comprenait à son état qu’elle avait vécu une sale mésaventure et ne pensait plus à lui faire une quelconque remontrance. Voyant qu’elle était trempée, il lui prit son manteau et lui demanda si elle voulait s’asseoir. A ce moment-là, une voix féminine intervint :

– Laisse, Neji, je vais l’accompagner dans sa chambre. Je crois qu’elle est épuisée.

Kiba aperçut alors Temari et haussa un sourcil, surpris de la voir là. Neji laissa Hinata aux mains de la grande blonde et les deux filles montèrent les escaliers. Temari serrait son amie contre elle, lui demandant ce qui n’allait pas. Neji était sûr qu’elle saurait comment s’y prendre.

Il se tourna alors vers le deuxième arrivant. Il avait été tellement rassuré de voir sa cousine qu’il en avait presque oublié qu’elle était accompagnée de Kiba. Il le fixa durant quelques secondes, avant de prendre la parole :

– Je suppose que c’est à toi que je dois le fait qu’elle soit rentrée.

– Tu ne me dois rien, répondit Kiba.

– Entre quand même, je ne vais pas te laisser sous la pluie. Tu veux un thé peut-être ?

– Oui, je veux bien.

Neji acquiesça et l’invita à entrer dans le salon. Kiba observa l’allure de la maison, Akamaru sur ses talons. Neji remarqua alors la présence du chient qu’il jugea rapidement. Cette créature était petite mais ses poils gouttaient fortement, créant des traces dans le vestibule blanc.

Tandis que Neji se dirigeait vers la cuisine, Kiba s’installa dans le canapé, impressionné par la modernité et la luminosité des lieux. Il n’avait pas l’habitude de temps d’espace, lui qui vivait dans une petite maison mitoyenne de la banlieue.

– Tiens, essuie ton chien avec ça, lui dit Neji en revenant avec un torchon.

Kiba acquiesça et fit signe à Akamaru de s’approcher. Dans la grande demeure Hyûga, ils ne pouvaient pas se permettre de faire comme dans la rue.

– Tu restes couché ici, lui ordonna-t-il en pointant ses pieds.

Akamaru ne se fit pas prier et s’allongea sur les pieds de son maître. Neji admira un instant le dressage du chien avant d’aller chercher le thé. Lorsqu’il revint, le silence régnait toujours entre les deux garçons. Kiba n’était pas timide mais la demeure l’impressionnait au point qu’il ne se sentait pas à l’aise. De plus, Neji le fixait toujours de ses yeux blancs et rien sur son visage n’indiquait s’il était heureux de le voir ou non. Finalement, le Hyûga reprit tout de même la parole :

– Merci pour Hinata. Je dois t’avouer que je me méfiais un peu de toi avant mais, maintenant, je pense que tu es quelqu’un de bien.

Kiba sourit faiblement. Il venait de s’attirer la confiance de Neji et, comme il avait pu le découvrir, ce n’était pas une mince affaire. Finalement, son naturel reprit le dessus et il fit remarquer d’un air narquois :

– Au fait, je pensais que c’était la petite Tenten qui t’attirait mais, apparemment, tu vises la belle blonde, dis-moi.

Neji faillit recracher son thé sur le coup. Il reposa sa tasse pour prendre un peu de contenance avant de répondre :

– N’importe quoi ! Temari est venue rendre un livre à Hinata et elle est restée quand on s’est aperçu qu’elle avait disparu.

– Ah, et vous avez fait quoi en attendant ? insista Kiba.

– Nous avons fait un tour dans le quartier pour essayer de la retrouver mais nos recherches n’ont mené à rien, alors nous avons décidé de rentrer.

– Ah, alors finalement j’avais raison, c’est bien Tenten qui t’intéresse !

Neji prit un air sceptique devant le sourire vainqueur de Kiba. Ce type avait visé dans le mille mais il ne fallait surtout pas lui montrer. Il prit donc calmement sa tasse de thé et se contenta de boire pour toute réponse.

Kiba commença à faire des commentaires sarcastiques sur la maison lorsque Temari redescendit enfin. Son air enfantin et puéril le quitta subitement pour laisser passer un sérieux qui surprit Neji.

– Alors ? demanda-t-il en caressant Akamaru pour se rassurer. Comment va-t-elle ?

– Elle refuse de me dire ce qui lui est arrivé, répondit Temari. Elle dit qu’elle a trop honte et qu’elle ne veut pas en parler.

A ces mots, Kiba serra le poing et Neji se leva subitement.

– Ne me dis pas qu’on l’a agressée ou quelque chose du genre ! s’exclama-t-il.

– Non, elle va physiquement très bien, le rassura Temari. C’est moralement qu’elle a été touchée. Je l’ai laissée dans sa chambre, je crois qu’elle a besoin de se reposer.

Un peu rassuré, Neji se rassit et proposa un thé à Temari. Cette dernière accepta avant de demander :

– Hinata est souvent paniquée comme ça ?

– Hinata n’a jamais eu confiance en elle et ce depuis toute petite, expliqua calmement Neji. Elle est bonne élève dans le sens qu’elle est sérieuse mais il lui est déjà arrivé de sécher les cours à cause des autres. Elle a toujours eu du mal à se faire accepter, elle n’a pas l’impression d’être intéressante aux yeux des autres. Alors les moqueries, les remarques de blessantes, un rien peut la rendre vraiment malheureuse. Je ne sais pas ce qui s’est passé cet après-midi mais je sais qu’elle est venue ici pour essayer de changer.

– C’est vraiment dommage, commenta Kiba. Hinata est quelqu’un de très gentil et d’adorable, elle ne mérite pas de souffrir autant.

Neji et Temari acquiescèrent tristement. Hinata était venue à Konoha pour essayer de retrouver le moral et la confiance en elle mais son état venait d’empirer brutalement. Neji leva les yeux vers l’escalier en se demandant comment il pourrait annoncer cette nouvelle à son oncle. Il pensait sincèrement que la venue de Hinata à Konoha était une bonne idée. Loin de son père, elle était beaucoup plus détendue. Il ne fallait surtout pas qu’elle retourne à Kyoto.

Au bout de quelques minutes, Kiba regarda sa montre et remarqua que la petite aiguille tendait vers le six.

– Il est tard, déclara-t-il en se levant. J’étais parti pour une petite balade avec Akamaru mais ça fait maintenant plus d’une heure et demie que je suis parti de chez moi. Je crois que je vais rentrer.

– Tu veux que je te fasse raccompagner ? proposa Neji.

– Non, merci vieux, je vais me débrouiller seul. On y va Akamaru ?

Le chien aboya joyeusement et Neji les raccompagna jusqu’à la porte d’entrée. Lorsqu’il revint, Temari leva vers lui un œil amusé.

– Vieux ? répéta-t-elle.

– Ça change du génie, répondit-il en haussant les épaules.

– Kiba est quelqu’un de très sympa, si tu veux mon avis. Et je crois qu’il aime beaucoup Hinata.

– J’en ai bien l’impression. Mais bon, on verra ça quand Hinata sera sur pied.

– Bon, dans ce cas, je vais y aller moi aussi. A demain Neji et prends bien soin de ta cousine. Je la veux demain au lycée, hein ?

– Oui, je vais voir ce que je peux faire, assura-t-il en raccompagnant la jeune fille à la porte. A demain, Temari.

Sur un signe de la main, elle s’éloigna de la maison. Après avoir refermé la porte, Neji demeura encore quelques instants à penser aux deux personnes qui venaient de quitter sa maison. Kiba et Temari étaient les amis qu’il fallait à sa cousine, il en était sûr. Ce n’était pas comme cette Sakura qui s’évertuait à l’inviter à passer le mercredi après-midi avec elle ! Il était sûr que si Hinata y allait, cette fille lui en ferait voir de toutes les couleurs avant de la laisser tomber, s’apercevant que malgré sa richesse elle n’était pas assez « cool » pour traîner avec elle

L’esprit de Neji s’arrêta sur cette pensée. Et si c’était exactement ce qui s’était passé ? Il allait devoir mener son enquête dès le lendemain. Sakura aimait fréquenter des garçons comme Itachi et sa bande. Si Hinata les avaient réellement rencontrés cet après-midi-là, il comprenait mieux son état.

 

[Note de l’auteur : Pauvre Hinata ! Que je suis méchante avec elle ! Enfin bon, enfin un peu d’action dans cette vie trop calme ^^. Bref, dernier chapitre avant la rentrée. Pour les suivants, le temps de publication risque d’être plus long car je serai sans doute occupée par ma terminale (je suis une fainéante alors va en falloir des efforts pour l’avoir ce maudit bac !). Sur ce, au prochain chapitre en espérant que celui-ci vous a plu !]

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