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Questionnaire auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions !
 par   - 882 lectures  - 4 commentaires [3 décembre 2022 @ 16:04]

Bonjour tout le monde,

Je me permets de poster sur ce site afin de m'aider dans une étude que je mène actuellement sur les auteur.ices et lecteur.ices de fanfictions. Nous nous appelons Lucie, Maud, Pauline et Manon et sommes en master 2 de Médiation et Création Artistique à l'Université Sorbonne Nouvelle.
Dans le cadre d'un cours sur la Conception de projet et la participation culturelle, nous nous intéressons au public (lecteur.ices et auteur.ices) des fanfictions en France.
Si vous habitez en France et que vous êtes lecteur.ices et auteur.ices de fanfictions, ce questionnaire est pour vous !

Les données recueillies ne seront utilisées qu'à des fins d'analyse et ne seront divulguées qu'à notre professeur.

Voici le lien si vous êtes lecteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSc6_1itz9IVJhUfLejHlxD4zotRwUFU8wl2bTlfC_hHKzoRWg/viewform?fbclid=IwAR2T-hRSCR1g2Sys-LUqyEU4M4KA9uNKNmUB0gWXr_cnSXosVq_gsro6_qQ

Voici le lien si vous êtes auteur·rice·s :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSccZedHtCGfet4edRy2iPPhTXYEUusmsZU2feTEqGByRPrgDQ/viewform?fbclid=IwAR1RkBx6Fj1ZZ9_oH1I2L1-YaoMUg6fCZPWZbjH4nkF-BOC5rNctEsmCPqI

Vous pouvez bien entendu répondre aux deux questionnaires si vous vous sentez concerné.es par les deux.

Merci pour votre aide qui nous sera précieuse !!

Lucie, Maud, Pauline et Manon

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 4043 lectures  - 6 commentaires [1 septembre 2022 @ 23:42]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Défis

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Défi : Pas D'idée de Titre xD
Les Plus belles années de ma vie Auteur: Florana Vue: 27403
[Publiée le: 2008-04-12]    [Mise à Jour: 2010-08-29]
13+  Signaler Romance/Humour/School-Fic Commentaires : 97
Description:
« Les plus belles années de ma vie », c’est ainsi qu’on nomme les années de lycée. Assez mature pour être pris au sérieux, suffisamment jeune pour ne pas avoir trop de responsabilités, que demander de plus ? Peut-être un rêve à réaliser, quelque chose à changer…
Quand Sakura Haruno, fille richissime de sénateur, arrive à Sarutobi, lycée public de Konoha, peut-être aura-t-elle enfin une chance de découvrir la véritable valeur des choses ? Et si Sasuke Uchiwa arrivait à sortir de son mutisme habituel ? Quant à Hinata Hyûga, il est temps pour elle de s’ouvrir au monde extérieur. Plus facile à dire qu’à faire, mais, en trois années de lycée, bien des choses peuvent changer.

Voilà ma réponse au défi de Kmille. Je suis la troisième à y répondre, j'espère que ma fic ne ressemblera pas trop aux deux autres (que je n'ai pas lues afin de ne pas être influencée).

Si vous voulez savoir les couples finaux, sachez que je garderai les mêmes que ceux imposés par Kmille (c'est-à-dire les classiques) car non seulement je réponds à un défi mais en plus ils me plaisent bien.

Bonne lecture à tous !
Crédits:
Non, les personnages de Naruto ne m’appartiennent pas et, si je disais le contraire, personne ne me croirait !
Quant à l’idée de départ, elle vient de Kmille. Alors dans ce cas, qu’est-ce qu’il me reste ? Bah, les évènements, les réactions des personnages… enfin bref, le déroulement de l’histoire ^^.
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Quand Neji a trop d'autorité

[6904 mots]
Publié le: 2008-07-16
Mis à Jour: 2008-09-02
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Chapitre 8 : Quand Neji a trop d’autorité

 

Ce midi-là, Hinata suivit Sakura dans la queue du self. Elle se sentait le cœur léger depuis la récréation. Elle avait été d’abord surprise de voir Kiba et Neji venir à elle puis en avait finalement conclu que les deux garçons s’étaient en quelque sorte réconciliés. En plus de lui faire plaisir, cet état de fait lui avait permis d’écouter à nouveau Kiba parler, comme elle aimait le faire.

Ce fut donc d’un air rêveur que Hinata tendit une oreille à Sakura alors qu’elle choisissait son plat chaud. Lorsqu’elle sortit de la file, elle suivit son amie à travers le réfectoire, ne se demandant même pas où elle l’emmenait.

– Ah, voilà notre table, viens Hinata ! s’exclama Sakura.

Hinata se bloqua instantanément en voyant la table où Sakura allait poser son plateau. Non seulement elle n’était pas vide mais, en plus, ses occupants n’étaient autres que Itachi, Deidara et Kabuto. Les trois garçons que Sakura qualifiait d’adorables lui flanquaient la frousse, que ce soit par leur grande taille ou leur parler pour le moins direct et sans aucune gêne.

– Hinata, qu’est-ce que tu fais ? insista Sakura en l’observant. Tu viens ?

– Oui, viens Hinata, renchérit Deidara. On ne va pas te manger, tu sais !

Hinata se demanda soudain si elle avait eu une bonne idée en acceptant la proposition de Sakura mais elle ne pouvait certainement plus reculer. Cela aurait paru non seulement malpoli mais aussi complètement stupide de les quitter sans un mot. Finalement, les mains tremblantes, elle s’approcha de la table et déposa son plateau en face de Sakura.

– Tu m’as l’air bien pâle, reprit Deidara. Quelque chose ne va pas ?

– C’est ton air de psychopathe qui lui fait peur, déclara Itachi sans pour autant lever les yeux de son assiette.

– Connard, va ! On sait tous très bien que c’est Kabuto le psychopathe, ici !

Le principal intéressé ne broncha pas et se contenta de replacer ses lunettes sur son nez. Comme pour effrayer davantage Hinata, Deidara se pencha vers elle et ajouta :

– Fais gaffe d’ailleurs, il aime bien disséquer les jeunes et jolies jeunes filles !

– Ne les écoute pas, Hinata, intervint Sakura en riant néanmoins. C’est son teint naturel, bande de nouilles !

– Ah, je vois, tu ne dois pas beaucoup bronzer, hein Hinata ?

Hinata était trop paralysée pour répondre. Ses yeux allaient de Deidara à Itachi sans pouvoir s’arrêter. Ce dernier était bien plus effrayant que son frère et, décidément, elle ne se sentait pas du tout à l’aise. Le repas promettait d’être long et difficile.

 

Neji était à peine sorti de la queue du self que son regard se posa sur Hinata. Il crut que ses yeux allaient sortir de leurs orbites sous le coup de la surprise. Que faisait sa cousine, si timide, si pure et si craintive, avec Sakura Haruno et trois garçons de terminale du groupe d’Itachi Uchiwa ? Il resta quelques secondes immobile en se demandant s’il ne devait pas balancer son plateau sur les terminales et emmener Hinata de force mais une voix l’obligea à réagir :

– Neji, tu viens ? Il y a une place pour toi, si tu veux !

Neji se tourna et aperçut Temari qui lui faisait signe un peu plus loin. Se promettant d’avoir une conversation avec Hinata le soir même, il s’approcha de la table où régnait une certaine agitation. Neuf lycéens y étant rassemblés, ils n’avaient pas tardé à rapprocher deux tables, une de six places et une de quatre, créant ainsi une grande tablée dans un coin du réfectoire.

Neji et Sasuke avaient été placés au bout, l’un en face de l’autre, comme si leur aptitude à rester silencieux devait les rapprocher. Naruto était installé à côté de son meilleur ami, puis venaient Lee, Ino et Kiba. Tenten s’était assise en face de Naruto et se retrouvait ainsi à côté de Neji. Temari s’était placée juste à côté d’elle, se retrouvant ainsi face à Lee. Quant à Shikamaru, il s’était finalement retrouvé à côté d’Ino et de Kiba, ce qui lui convenait parfaitement.

Le repas se passa dans la bonne humeur, en particulier agité du côté de Lee et de Naruto. Les deux garçons s’étaient trouvés une énergie débordante en commun et leurs discussions étaient toujours très animées. Tenten se contenta d’observer Lee d’un air attendri, essayant d’ignorer la chaleur proche du corps de Neji, se forçant même à ne pas regarder dans sa direction. Le Hyûga prit donc le parti d’écouter la conversation, à la fois pour oublier l’indifférence nette de Tenten mais aussi pour éviter de songer à sa cousine.

Temari, elle parlait très facilement avec Ino et Kiba. Elle ne les avait pas assez connus pour les considérer comme des amis mais ils n’en restaient pas moins des personnes sympathiques. En ce qui concernait Shikamaru, c’était une autre histoire. Celui-ci ne pipait mot, se contentant de reposer sa tête en mettant le coude sur la table. Temari se demanda à maintes reprises comment on pouvait être aussi désabusé et désintéressé par tout. Cependant, son attention ne s’attarda pas sur lui et elle profita largement du repas.

 

Pour Hinata, le déjeuner traînait en longueur. Le seul qu’elle pouvait apprécier était Kabuto car il ne disait quasiment rien. Cependant, les remarques déplacées de Deidara et le sarcasme d’Itachi avaient rapidement achevé de la paralyser.

Pourtant, Hinata n’en voulait pas à Sakura. A vrai dire, elle se sentait complètement idiote. Complètement idiote parce que chacun semblait s’amuser alors qu’elle n’arrivait même pas à trouver la conversation intéressante. Elle se contentait d’attendre la fin du repas sans prononcer un seul mot. Ce détail n’échappa pas à Sakura qui s’empressa de lui faire quelques remontrances dès qu’elles furent éloignées des garçons :

– Qu’est-ce qui ne va pas chez toi, Hinata ? T’aurais pu participer un peu ou au moins faire semblant de t’intéresser !

Hinata baissa la tête, bredouillant qu’elle était désolée et qu’elle ne s’était pas sentie à l’aise. Sakura eut une moue dubitative avant de reprendre :

– Bon, écoute, il faut que je trouve un moyen de te décoincer. Mercredi prochain, on sort toutes les deux et interdit de refuser, compris ?

Sur ce, elle la planta sur place, ne lui laissant même pas l’occasion de répondre. Hinata la regarda s’éloigner d’un air complètement désemparé. Elle voulait bien passer une après-midi avec Sakura mais qu’allait dire Neji ? Elle savait très bien que son cousin n’aimait pas du tout cette jeune fille aux cheveux roses. Heureusement, une main posée sur son épaule la sortit de sa torpeur.

– T’en fais une tête ! s’exclama Temari qui sortait à peine de table. Quelque chose ne va pas ?

– Heu… non, non, tout va bien, mentit Hinata.

– Ah, et ça c’est bien passé le repas avec Sakura ?

Ne voulant pas passer pour une parfaite idiote, Hinata hocha la tête en se forçant à sourire. Temari parut rassurée.

– Allez, viens, ordonna-t-elle en la prenant par les épaules et en l’obligeant ainsi à la suivre. On va voir Naruto, Lee et Sasuke. Comme on est dans la même classe, autant qu’on s’entende bien !

– Na… Naruto ? répéta Hinata, soudain blanche de peur.

– Mais oui, Naruto ! Hinata, essaye de ne pas bégayer quand tu prononces son nom !

Hinata ne put rajouter un mot et se vit précipitée vers un coin de la cour où Naruto et Lee discutaient tandis que Sasuke les écoutait. Temari ne tarda pas à se joindre à eux. Hinata lui envia cette facilité à approcher les autres et se contenta de rester discrète, si bien que ni Lee ni Naruto ne la remarquèrent. Il n’y eut que Sasuke pour lui adresser un regard, comme pour constater son existence, avant qu’il ne reporte son attention sur la conversation.

Les cours de l’après-midi passèrent assez rapidement et, quand elle rentra en compagnie de Neji, Hinata évita soigneusement de lui parler. Son cousin était lui-même stoïque et silencieux, comme s’il ruminait de sombres pensées. Dès qu’ils furent rentrés, elle s’éclipsa dans sa chambre en se demandant comment elle pourrait lui parler du projet de Sakura sans se le voir refuser de façon catégorique. Finalement, elle décida de se mettre à ses devoirs, ne serait-ce que pour oublier ce problème.

Le soir venu, Hinata craignait presque son cousin. Elle l’avait entendu claquer la porte et annoncer « Hinata, je suis rentré » depuis le bas des escaliers. Puis il s’était dirigé vers la salle de bain et elle avait entendu l’eau de la douche couler à flot. Comme chaque jeudi soir, Neji rentrait de son entraînement de karaté à sept heures.

Hinata eut donc un bon quart d’heure supplémentaire pour ressasser dans sa chambre la façon d’aborder le sujet. Il était évident qu’elle devait convaincre Neji puisque Sakura lui avait lancé un ultimatum. Si elle ne pouvait pas sortir un mercredi après-midi avec elle, elle était sûre et certaine de passer pour une écervelée à ses yeux.

De son côté, Neji eut le temps d’achever sa douche et entra dans sa chambre en peignoir. Il s’assit sur la chaise de son bureau en jetant un coup d’œil presque désintéressé à l’ordinateur portable qui y occupait une petite place et laissa son regard errer vers la fenêtre. Il y avait deux grandes choses qu’il ne maîtrisait pas : premièrement, pourquoi Tenten l’ignorait, deuxièmement, pourquoi cela l’affectait. Il l’appréciait et, cela, Neji était suffisamment intelligent pour le savoir. Cependant, il était toujours resté maître de sa situation et le fait de se voir troubler pour quelque chose, ou quelqu’un, l’irritait réellement.

Il retournait ces pensées depuis plusieurs minutes quand Hinata osa enfin frapper à sa porte. Elle entra dès qu’elle eut obtenu son consentement mais rougit brusquement en s’apercevant qu’il était en peignoir.

– Qu’il y a-t-il ? demanda Neji, un peu surpris par le teint cramoisi de sa cousine.

– Heu… Tu n’es pas très habillé, fit-elle remarquer.

Neji baissa les yeux et soupira d’exaspération. Il avait oublié l’espace d’un instant à quel point Hinata était pudique.

– Je ne suis pas complètement nu non plus, répondit-il. Allez entre, je te rappelle qu’on a déjà pris le bain ensemble.

– On avait trois ans, Neji !

C’est pas pour ça que je ne m’en rappelle pas, répliqua-t-il avec un maigre sourire sur les lèvres.

Hinata crut qu’elle allait s’évanouir à ces mots mais Neji eut un froncement de sourcil sérieux, lui faisant comprendre qu’il s’était permis une plaisanterie. Respirant à nouveau, elle entra complètement dans sa chambre et s’assit sur le bord du lit.

– Tu tombes bien, je voulais justement te parler, déclara Neji avant qu’elle n’ait pu prononcer un seul mot. Que faisais-tu à la table de Sakura et d’Itachi ce midi ?

Hinata sentit sa gorge se nouer au ton dur qu’il avait pris. Elle commença à se tordre les doigts comme si ce geste avait pour don de détendre l’atmosphère. Pour une fois, elle se mit à bégayer devant son cousin :

– Sa… Sakura m’avait proposé de manger avec elle, répondit-elle. D’ailleurs je… je voulais te parler d’elle, Neji. Elle m’a proposé de sortir avec elle mercredi et…

Cependant, Neji s’était brusquement levé de son siège, la bloquant dans sa phrase. Un instant, elle crut qu’il allait laisser la colère l’emporter mais il n’en fit rien. Ce fut d’une voix neutre qu’il s’exprima :

– Hinata, je ne veux plus te voir manger avec Itachi et sa bande. Ces types ne sont pas nets, même Sasuke le dit. Et pour Sakura, ce n’est pas une bonne idée.

– Mais… Mais tu ne la connais même pas ! protesta Hinata.

– Je la connais suffisamment pour savoir qu’elle ne t’attirera que des ennuis ! Bon, maintenant sors, j’aimerais pouvoir m’habiller.

Hinata n’eut pas la force d’insister et alla directement dans sa chambre. Cependant, elle ne comprenait pas son cousin. Pourquoi se montrait-il si dur envers Sakura ? Cette dernière s’était toujours montrée gentille et agréable envers elle. En tout cas, Hinata redoutait le moment où elle aurait à lui annoncer que, une fois de plus, c’était non.

 

Ce moment dut attendre cinq jours avant d’arriver car Hinata n’osait pas affronter Sakura et ce ne fut que le mardi matin que le sujet fut remis sur le tapis. Après la pause de dix heures, les deux filles s’étaient installées côte à côte. Hinata angoissait naturellement, comme à chaque cours d’anglais. Elle ne savait si c’était le visage blafard du professeur, son aspect vampirique ou ses petits yeux qui scrutaient avidement la classe qui la mettaient mal à l’aise mais elle en était venue à détester sa matière.

N’y tenant plus, Hinata se retourna et croisa le regard de Temari, assise à deux tables d’elle. Celle-ci lui fit un signe discret pour la rassurer, lui ordonnant en même temps de regarder devant.

– Hinata, ça ne va pas ? demanda subitement Sakura qui l’observait depuis quelques secondes.

– Oui, oui… enfin, c’est juste que…

– Que ? insista Sakura.

Hinata jeta un coup d’œil au professeur, baissa les yeux vers ses mains crispées sur ses genoux avant de les relever vers Sakura. Elle eut une moue gênée et se décida enfin à parler sur le ton de la confidence :

– Ce prof me flanque la frousse.

Sakura aurait bien éclaté de rire, tant Hinata paraissait honteuse et mal à l’aise en disant ces mots, mais leur professeur avait tendance à se montrer peu tolérant.

– Hinata, ce n’est qu’un prof ! lui fit remarquer Sakura. Mr Orochimaru est laid, il a une tête de fantôme psychopathe, mais il ne va pas te manger !

Hinata acquiesça, comprenant que ses inquiétudes infondées étaient puériles. Elle tenta de se détendre jusqu’à ce qu’elle entende Sakura lui demander :

– Au fait, demain, ça te va si je passe te prendre à deux heures et demie ?

Hinata eut une subite envie d’entendre la sonnerie retentir. Elle avait complètement oublié que Sakura comptait sur elle pour le lendemain. Evidemment, l’avis de Neji n’avait pas changé en cinq jours. Il était même plus décidé que jamais à refuser.

– Ah, je voulais t’en parler, Sa… Sakura, balbutia-t-elle. Je ne peux pas, demain j’ai rendez-vous chez l’ophtalmo.

– L’ophtalmo ? répéta Sakura. Tu as des problèmes de vue ?

– Heu… je vais peut-être porter des lentilles !

– Ah bon.

Cependant, la résignation de Sakura ne soulagea aucunement Hinata. C’était peut-être la première fois que celle-ci mentait et elle se sentait réellement mal à l’aise. Elle s’en voulait même de devoir trouver une excuse aussi pitoyable pour décliner l’invitation de Sakura. Si seulement Neji ne se montrait pas aussi rude, tout aurait été plus simple. Elle aurait passé l’après-midi avec son amie et, ensuite, n’en aurait plus entendu parler.

– Bon, alors tu es libre mercredi prochain ! conclut Sakura.

– Quoi ?

Hinata eut du mal à réaliser ce que son amie venait de dire.

– Oui, le 15 octobre, ajouta Sakura en regardant dans son agenda. Moi, je n’ai rien. Je suppose que toi non plus. Tu ne vas pas me dire que tu as un rendez-vous toutes les semaines !

– Bien… bien sûr que non.

– Alors c’est parfait ! Je passerai mercredi 15 à deux heures et demie !

Hinata se sentit atterrée à cette nouvelle. Elle venait seulement de reculer le problème d’une semaine. Elle allait devoir en reparler avec Neji, il serait à nouveau en froid avec elle et elle devrait encore trouver une excuse pour Sakura. Cette simple nouvelle lui gâcha la matinée.

 

Comme tous les mardis, la classe de 2°8 déjeunait à treize heures ce jour-là, horaire assez insupportable quand on a assisté à cinq longues heures de cours durant la matinée. Tenten et Ino mourraient donc de faim quand elles se précipitèrent dans le réfectoire.

– On ne mange pas avec les garçons ? s’étonna la brune aux macarons alors qu’elle remarquait qu’elle ne voyait pas leurs camarades dans la file.

– Non, répondit Ino. Je sais que tu aimes beaucoup déjeuner avec le beau Neji mais je leur ai dit qu’on aurait un déjeuner entre filles aujourd’hui.

– Arrête donc avec Neji, répliqua Tenten. De toute façon, je ne pense plus à lui.

– Ah oui ?

Ino garda cette information en tête et décida qu’elles en reparleraient une fois à table. Les deux filles choisirent leur repas et s’installèrent dans un coin un peu à l’écart où elles savaient qu’elles ne seraient pas entendues par les garçons de leur classe.

– Je suppose que tu voulais me parler pour décider d’éjecter Shikamaru et Kiba, commença Tenten.

– T’as oublié Neji, fit remarquer Ino. Il mange souvent avec nous depuis que toi aussi tu le fais.

– Hé, il me semblait qu’on parlait de toi, pas de Neji !

Ino eut un sourire amusé. Décidément, il était trop facile d’embarrasser Tenten. Finalement, elle reprit un air plus sérieux et se décida à aborder le sujet qui la préoccupait.

– En tout cas, t’as raison, si j’ai décidé de ce déjeuner entre filles c’est que je voulais te parler.

Tenten acquiesça et s’apprêta à écouter Ino. Il était évident que son amie avait besoin d’une confidente.

– Tu voulais me parler de Sasuke ? risqua-t-elle.

Ino la dévisagea avec étonnement.

– Comment as-tu su ?

– Tu as essayé de lui parler l’autre jour, non ?

Ino acquiesça tristement avant d’ajouter :

– Oui, mais Shikamaru est arrivé et a tout gâché.

– Alors pourquoi tu ne retentes pas ta chance ?

– En fait, j’ai un peu peur.

– Peur qu’il te dise non ?

– Plus que ça. J’ai peur que, s’il me dit non, notre belle amitié sera gâchée. Tu sais, on forme un groupe très lié avec Naruto depuis la maternelle. Ensuite, on a connu Shikamaru en primaire et Kiba au collège et je ne voudrais pas que tout soit gâché par ma faute.

Tenten comprenait très bien le problème d’Ino pour avoir vécu la même chose avec Lee. Heureusement pour elle, c’était lui qui avait fini par faire le premier pas.

– Je ne connais pas assez Sasuke pour le juger, répondit-elle après quelques secondes de réflexion, mais il ne m’a pas l’air du genre à détruire une amitié pour de mauvaises raisons. Enfin, je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire, mais il a l’air de t’apprécier et je pense qu’il voudra quoiqu’il arrive te garder au moins comme amie. Et puis, pour le reste du groupe, ça ne change strictement rien, non ?

Ino sourit faiblement, un peu rassurée par ces paroles. Tenten avait sans doute raison, Sasuke comprendrait quoiqu’il arrive.

– Et tu comptes lui demander quand ? enchaîna Tenten, très curieuse.

– Dès que j’en retrouverai le courage.

Tenten se contenta de cette réponse et poursuivit son repas. Devant elle, Ino observait un point dans son dos. Contrairement à son amie brune, elle avait la vue sur une bonne partie de la salle du réfectoire et la silhouette de Neji les observant au loin n’échappa pas à son œil expert. Cependant, le jeune homme disparut rapidement, emmené de force par Kiba vers une autre table.

– Le beau Hyûga t’a encore observée de loin, lâcha Ino, satisfaite d’elle-même.

Tenten redressa la tête et toisa son amie d’un air désespéré.

– Ino, je ne suis pas amoureuse de Neji mais de Lee. Et, d’ailleurs, je ne pense plus à Neji.

– Ah, alors c’est Lee qui te fait rêver en cours ? demanda Ino, sérieuse.

– Rêver ? Comment ça, rêver ?

– Ben oui, en ce moment, t’es tout le temps la tête en l’air. Même Mr Hatake te reprend et, pourtant, je pensais que t’adorais le japonais !

– Eh bien, je…

Tenten se mit à froncer les sourcils, comme si sa mémoire refusait de lui répondre. Il était vrai qu’elle se laissait souvent transporter par ses pensées ces derniers temps et ses notes en avaient même pris un coup. Son visage s’assombrit et Ino fut impressionnée par le ton de sa voix.

– Ecoute, Ino, on devrait éviter de parler de Neji. C’est vrai que je le trouve beau et attirant mais je suis avec Lee et je refuse de lui faire mal. Alors, il ne faut pas que je tombe amoureuse.

Ino perdit brutalement son sourire. Elle ne s’était pas aperçue à quel point Tenten était torturée par cette histoire. Pour elle, c’était juste une façon de s’amuser et de la taquiner. Apparemment, Tenten éprouvait réellement quelque chose pour le Hyûga et elle préférait l’oublier.

– D’accord, j’ai compris.

Il y eut quelques minutes de silence puis la conversation repartit sur des sujets plus banals. Tenten eut l’air de complètement oublier le problème de Neji durant tout le repas et cela rassura son amie.

 

A la table des garçons, Neji avait accepté de se joindre à Shikamaru et Kiba. Même s’il ne les considérait pas encore comme des amis, il les jugeait suffisamment intéressants pour passer un peu de temps avec eux. Shikamaru, en particulier, avait l’air très intelligent malgré sa paresse. Quant à Kiba, il préférait garder un œil sur ce dragueur.

Cependant, ce midi-là, le jeune brun aux tatouages rouges ne semblait pas d’humeur à se vanter. Il gardait sa fourchette piquée dans son assiette, comme s’il n’avait pas réalisé qu’il la tenait entre ses mains. Avec son coude posé à côté de son plateau pour soutenir sa tête, il ressemblait vaguement à Shikamaru.

– Pourquoi Ino ne mange pas avec nous déjà ? demanda-t-il subitement.

– Elle a dit qu’elle voulait avoir une conversation entre filles avec Tenten, répondit Shikamaru qui, lui, n’avait pas perdu l’appétit.

– Et à votre avis qu’est-ce qu’elles peuvent se dire dans une « conversation entre filles » ?

Shikamaru jeta un bref regard sur la table d’Ino et Tenten. Les deux jeunes filles étaient suffisamment à l’écart pour qu’ils ne les entendent pas. Finalement, il haussa les épaules avant de répondre :

– Je n’en sais rien, je suis un mec, moi.

Cependant, cela ne parut pas rassurer Kiba. Son coude s’affaissa davantage sur la table, manquant de bousculer Neji.

– Vous ne trouvez pas qu’Ino est bizarre en ce moment ? ajouta-t-il finalement.

– Oui, elle s’énerve un peu facilement mais, bon, il n’y a pas à chercher, c’est une femme ! répondit Shikamaru, catégorique.

– Toi, c’est pas demain la veille que t’auras une copine, fit remarquer Kiba en lui jetant un regard désapprobateur.

J’en veux pas, c’est bien trop galère ! Pas d’accord Neji ? Neji ?

Plongé dans ses pensées, Neji avait depuis un certain temps oublié la conversation. Reconnaissant son prénom, il sursauta en manquant de renverser le verre de Kiba.

– Mmh ? Qu’y a-t-il ? demanda-t-il.

– Dis donc, le génie, pas fini de rêvasser ? le réprimanda faussement Kiba. Nous profitons de l’absence des filles pour les étudier !

Neji eut une moue sceptique en observant tour à tour ses deux camarades. Dans leur classe, il ne faisait aucun doute que Shikamaru avait le plus grand QI. Cependant, comme il ne fichait quasiment rien, le surnom du « génie » avait été attribué à Neji dès les premières notes. En effet, celui-ci avait autant de talent dans toutes les matières, qu’elles soient littéraires ou scientifiques. Cependant, Neji était dû genre à ne pas se soucier réellement de sa réputation et les surnoms ne l’avaient jamais atteint.

– Et qu’est-ce que vous disiez ? demanda-t-il finalement.

– Je disais qu’Ino était bizarre en ce moment, expliqua Kiba, heureux de voir l’impassible Neji montrer un tant soit peu d’intérêt pour son problème.

– Elle n’est pas la seule, répliqua celui-ci après avoir avalé une gorgée. J’ai l’impression que Tenten me fuit.

Kiba eut aussitôt un sourire amusé et se pencha vers son voisin de table.

– Ah, parce que tu la cherches ? demanda-t-il d’un air satisfait.

– Idiot ! répliqua Neji en le repoussant d’une main. C’est la même impression que toi avec Ino !

Shikamaru regarda les deux garçons entrer dans une courte dispute avant d’intervenir :

– Décidément, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, soupira-t-il.

– Parce que tu crois y comprendre quelque chose, toi ? répliqua Kiba, abandonnant sa querelle.

Neji approuva d’un signe de tête. Pour une fois, il était d’accord avec lui.

– Je n’ai jamais dit que j’y comprenais quelque chose ! fit remarquer Shikamaru en se sentant pris au piège. En plus, je vous l’ai déjà dit, une copine c’est trop galère !

Kiba soupira et les sourcils de Neji s’affaissèrent imperceptiblement. Le rabat-joie de service n’allait pas les aider à résoudre leur problème commun. Finalement, ce fut Kiba qui reprit la conversation en se tournant vers son voisin :

– Je ne comprends pas ce qu’a Ino mais, pour Tenten, c’est vrai que c’est très étrange. Il me semblait que vous vous entendiez bien au début, non ?

Ce fut au tour de Neji de poser un coude sur la table, sous les yeux éberlués des deux autres. Jamais ils ne l’avaient vu se laisser aller à un tel geste de lassitude. Neji se tenait toujours droit, sans expression remarquable et restait calme en toutes circonstances, même si sa voix pouvait devenir froide à vous glacer le sang.

– Je le pensais aussi, soupira-t-il. Mais, depuis un moment, j’ai l’impression qu’elle m’évite.

– Qu’est-ce qui peut te faire croire une chose pareille ? demanda Kiba en montrant clairement qu’il doutait de la véracité de ces propos.

– Quand je vais vers elle, elle file voir quelqu’un d’autre, ça te va ?

Kiba ne répondit pas. Une fois de plus, il avait réussi à agacer Neji Hyûga. Il ne savait pas si c’était lui le futur héritier de la fameuse entreprise de nouvelles technologies mais, si c’était le cas, ses employés allaient déguster.

– Si on changeait de sujet ? proposa Shikamaru. Ça devient vraiment chiant.

– Je ne vois pas quel sujet de conversation ne serait pas chiant pour toi, fit remarquer Kiba.

– Oh, il y en a un.

Laissant planer un laps de mystère, Shikamaru passa ses bras derrière sa tête. Il sourit à ses deux camarades d’un air satisfait avant de poursuivre :

– Les prochaines vacances qui sont le 29 octobre, soit dans exactement vingt-trois jours !

– Ne me dis pas que t’as encore compté le nombre de jours qui séparent chaque vacances comme l’année dernière ! s’exclama Kiba.

– Je l’ai fait au dernier cours d’histoire.

Kiba leva les yeux au plafond. Décidément, son ami était irrécupérable. Il le connaissait depuis le collège et, en quatre ans, il n’avait jamais montré d’intérêt pour autre chose que la flemmardise.

 

Le mercredi 15 octobre, Hinata quitta comme d’habitude les membres de sa classe à midi. Temari, après lui avoir dit au revoir, se précipita vers son bus, la laissant seule avec Sakura. Celle-ci attendait sa voiture au bord du trottoir pendant que Hinata jetait des fréquents coups d’œil vers l’entrée du lycée, se demandant si Neji allait se décider à sortir.

– Tu n’oublies pas, hein ? lui fit Sakura en scrutant la route. Je passe te chercher à deux heures et demie !

– Heu… Non, bien sur, je n’oublie pas ! répondit Hinata.

Elle se mordit la lèvre. Il était désormais trop tard pour inventer un quelconque rendez-vous. Elle allait devoir convaincre Neji ou Sakura ne lui parlerait sans doute plus jamais. Cette idée ne fut pas pour la détendre et elle commença à se tortiller les mains en espérant que son cousin se dépêcherait. Sakura dut s’apercevoir de son angoisse augmentant puisqu’elle demanda :

– Tout va bien, Hinata ?

– Heu… Eh bien, en fait… je… je n’ai pas encore demandé à Neji s’il était d’accord.

Sakura fronça les sourcils en se disant que le problème était encore pire qu’elle ne le craignait. Hinata n’était toujours pas allée contre l’autorité de son cousin.

Je n’aurais jamais imaginé qu’il ait de l’influence sur elle à ce point-là, songea-t-elle. Cette fille est désespérante ! Dire que, d’après ce qu’elle m’a dit, elle est l’héritière de l’entreprise Hyûga. Elle n’est même pas capable de prendre ses décisions toute seule ! Bon, j’essaye de la décoincer aujourd’hui et, si ça ne marche pas, j’abandonne. Quelle plaie, en pensant que je suis dans la même classe que Temari et elle. Heureusement, il y a toujours Itachi.

– Bon, écoute, si Neji ne veut vraiment pas, appelle-moi, d’accord ? suggéra Sakura avec un sourire qui se voulait rassurant.

Hinata, se sentant sauvée, acquiesça d’un air ravi. Elle n’allait pas être obligée d’aller contre son cousin puisque, manifestement, Sakura était prête à annuler s’il refusait. Rassurée, elle commença à se détendre et surveilla l’entrée du lycée.

 

Cependant, Neji était préoccupé par toute autre chose que sa cousine qui devait l’attendre non loin de leur voiture. A peine la sonnerie avait-elle annoncé la fin du cours de japonais que les élèves avaient commencé à ranger leurs affaires. Or, il y en avait une semblait particulièrement pressée de vider les lieux et il s’agissait de Tenten.

Neji regarda sa propre table. Tenten venait de fermer son sac, alors qu’il avait encore son trieur et quelques feuilles qui traînaient. Finalement, il rangea son trieur, plia les feuilles dans sa poche et quitta la classe. Il n’était pas dans ses habitudes d’être aussi peu soigneux mais il en avait sa claque de voir Tenten l’éviter comme la peste. Il voulait une explication et il l’aurait.

Se fondant entre les élèves, il finit par apercevoir la petite brune aux macarons qui tentait d’atteindre la sortie. Neji remercia le flot continu de la ralentir à ce point. Si, lui, il ne se dérangeait plus pour jouer des coudes, Tenten n’osait pas provoquer le monde autour d’elle.

Finalement, il arriva à sa hauteur. Il posa alors une main sur son épaule et la retourna face à lui. Tenten eut un sursaut en le reconnaissant.

– Neji ? s’étonna-t-elle. Qu’est-ce que tu veux ?

Neji regarda autour de lui. Le courant vers la sortie n’était pas pratique pour une discussion calme comme il l’espérait. Pour toute réponse, il prit le poignet de Tenten et tenta de l’attirer un peu plus loin. Cependant, la jeune fille ne semblait pas du même avis et commença à se débattre.

– Neji, arrête, je dois attraper mon bus, alors lâche-moi !

N’y tenant plus, Neji s’arrêta et planta son visage devant le sien.

– Je peux savoir pourquoi tu m’évites ? demanda-t-il d’un ton qui n’admettait pas de réplique.

– Je t’évite ? répéta Tenten, feignant la surprise. Tu dis n’importe quoi, Neji ! Maintenant, si tu veux bien, j’ai mon bus à attraper.

Tenten commença à s’éloigner mais son poignet était toujours entre les mains de Neji. Elle tenta alors de le tirer mais il était bien trop lourd.

– Laisse-moi ! ordonna-t-elle.

– Réponds-moi !

Tenten serra les dents. Elle n’avait aucune envie d’expliquer à Neji que sa présence la mettait mal à l’aise et qu’elle craignait de tomber sous son charme. Son regard se posa alors sur ses yeux blancs, si rares et si beaux à la fois. C’était la première chose qu’elle avait remarquée chez lui et, depuis, elle se sentait irrésistiblement attirée.

Tenten maudit ses hormones tout en réfléchissant à une alternative. Neji n’était pas prêt de la lâcher et elle n’avait pas la force de se débattre. Ce fut alors qu’un cri attira son attention. Elle tourna la tête et aperçut avec soulagement Lee qui l’appelait.

Neji remarqua à son tour la présence du petit copain. Il relâcha brusquement le poignet de Tenten, comme si Lee aurait pu se montrer désagréable s’il les avait vus aussi proches. Ses yeux blancs se posèrent alors sur le garçon à la coupe au bol. Il ne pouvait même pas lui en vouloir de débarquer ainsi car ce type était à ses yeux trop naïf pour prendre conscience de quoique ce soit.

Cependant, les yeux blancs de Neji s’écarquillèrent brutalement quand Lee posa ses lèvres sur celles de Tenten. Jamais il ne les avait vus s’embrasser et cela lui laissa un effet étrange, comme si soudainement il était triste, déçu et écoeuré à la fois. Pourtant, il avait déjà vu des baisers d’amoureux. Il reprit tout de même rapidement contenance en s’apercevant que Lee lui adressait la parole :

– Ah, Neji, content de te voir, fit-il en lui serrant la main. J’espère qu’au moins je n’ai pas interrompu votre conversation ?

– Ne t’inquiète pas, Lee, assura Tenten en se sentant soulagée. On y va ?

Lee parut étonné de cet empressement soudain mais ne s’en inquiéta pas. Il salua Neji de la main et s’éloigna en passant son bras autour de la taille de Tenten. Celle-ci pressa encore le pas et ne parut respirer à nouveau qu’une fois ils furent sortis en direction de l’arrêt de bus.

– La matinée s’est bien passée ? demanda Lee. Tu as l’air bien pressée de quitter le lycée.

Tenten soupira. L’adrénaline du moment retombée, elle se sentait coupable et ridicule. A présent qu’elle voyait que Neji souffrait de son détachement, elle se demandait comment réparer les choses.

– En fait, je me suis un peu disputée avec Neji, avoua-t-elle.

– Ah bon ? s’étonna Lee. Pourtant, il a l’air chic comme gars !

– Oui, il est gentil mais… c’est moi le problème, je l’ai blessé sans le vouloir.

Lee comprit alors que sa copine se sentait réellement coupable. Il remonta son bras vers son épaule pour la réconforter avant de lui répondre :

– Je suis sûr que tu arriveras à tout arranger et, si t’as besoin d’aide, n’hésite pas à me demander !

– Merci, Lee.

Finalement soulagée, Tenten soupira d’aise. Lee avait toujours été là pour l’aider et elle avait l’impression de ne rien craindre à ses côtés.

 

Quand Neji arriva près de la voiture des Hyûga, Sakura était déjà partie et Hinata remarqua aussitôt son air renfrogné. Apparemment, quelque chose le préoccupait réellement et ce n’était pas le bon moment pour lui parler de la sortie.

– Ça va, Neji ? demanda-t-elle.

Hn.

Hinata se contenta de cette réponse et entra dans la voiture. Le long du trajet, Neji sembla se détendre, comme si ses soucis s’éloignaient avec le lycée. Finalement, ce n’était peut-être pas si grave. Il était encore temps de tenter sa chance.

– Neji ? risqua-t-elle.

– Oui, Hinata ?

– Eh bien, voilà, c’est que Sakura m’a à nouveau invitée à faire une sortie avec elle et…

Elle n’osa par achever sa phrase suite au froncement de sourcil marquant la désapprobation de son cousin. Celui-ci soupira de lassitude, passa ses mains derrière la tête et répondit d’un ton machinal :

– Hinata, on en a déjà parlé, ce n’est pas une bonne idée. Cette fille me paraît trop hypocrite et elle ne t’attirera que des ennuis.

Hinata acquiesça, même si elle ne partageait pas son avis. De toute façon, elle n’avait plus qu’à appeler Sakura, lui dire qu’elle ne pouvait pas et l’histoire serait réglée. Soulagée, elle laissa le trajet se dérouler sans un mot de plus.

Le déjeuner fut calme chez les Hyûga. Les parents de Neji travaillaient tous les deux, laissant ainsi une grande liberté aux deux cousins. Neji insista pour connaître les impressions de Hinata sur le lycée depuis la rentrée. Bientôt, ils recevraient leur bulletin de mi-trimestre et il savait à quel point son oncle jugeait sévèrement les résultats de sa cousine.

– Je ne m’en sors pas trop mal en langues mais les maths…, commença Hinata d’un air un peu hésitant.

– Ça va moins bien ?

– Plutôt, oui.

– Je t’aiderai si tu veux. Ton père veut que tu passes en S, non ?

Hinata hocha la tête d’un air déçu. L’héritière de la famille Hyûga se devait de faire de brillantes études mais elle ne se sentait ni la force ni le courage d’aller en S. Les sciences n’étaient en aucune façon sa passion et elle préférait de loin la littérature.

– Et toi tu voudrais aller où ? demanda Neji.

– En L.

Neji eut une grimace, signifiant que son oncle ne le permettrait sans doute pas. Hinata lui répondit de même avant de quitter la table.

– Je vais dans ma chambre, annonça-t-elle.

Neji acquiesça et la laissa partir. Hinata grimpa les escaliers et entra dans la petite pièce que lui avaient gentiment prêtée son oncle et sa tante. Elle se plaisait bien chez Neji, loin des obligations familiales. Même si elle aimait beaucoup son père, il arrivait que son air sévère lui fasse peur.

Quand deux heures furent passées, Hinata sortit son téléphone portable de sa poche et appela sur le numéro de Sakura. Celle-ci ne tarda pas à décrocher :

– Hinata ? Alors, il est d’accord ?

– Heu… Non, Sakura. Je… je suis vraiment désolée, tu sais.

– Ne t’inquiète pas, j’ai pensé à tout ! Ecoute Hinata, je passe te prendre au bout de la rue dans vingt minutes !

– Hein ? Mais Sakura…

– Ne t’inquiète pas ! Ecoute, tu sors discrètement et il n’en saura rien. Après tout, il n’est pas obligé d’être au courant !

– Sakura, je… je ne peux pas.

– Hinata ! Il est temps pour toi de montrer à Neji que ce n’est pas lui qui commande ! Tu dois gagner ton indépendance. C’est gentil de sa part de te protéger mais ne pas accepter que tu viennes avec moi, c’est stupide ! Bon, je passe dans vingt minutes, à tout à l’heure !

Sakura raccrocha aussitôt, sans laisser le temps à son amie de répondre. Hinata demeura quelques minutes silencieuses, tenant son téléphone dans sa main. Ses idées se bousculaient dans sa tête. Si elle rejoignait Sakura, Neji risquait de s’en apercevoir et elle n’était pas sûre de sa réaction. Cependant, si elle ne venait pas au rendez-vous, Sakura serait déçue et peut-être même qu’elle ne voudrait plus lui parler. Hinata se prit la tête entre les mains, comme pour mettre ses pensées au clair.

Sakura veut que je la rejoigne. Allons, c’est pas compliqué ! A cette heure-ci, Neji doit être dans sa chambre ou dans le bureau, il ne peut pas voir la porte d’entrée. Je n’ai qu’à descendre et puis rejoindre la voiture de Sakura ! Je lui demanderai de me ramener avant quatre heures… Mais si je me fais prendre ? Je dis n’importe quoi ! Tous les jeunes sortent normalement de chez eux, pourquoi moi je n’y arrive pas ? Si je ne le fais pas, tout le monde va savoir à quel point je suis nulle !

A cette pensée, Hinata bondit sur ses pieds, les mains encore tremblantes. Pour l’une des rares fois de sa vie, elle allait oser désobéir. Elle rangea fébrilement son portable dans sa poche et le laissa allumé. Si Neji découvrait qu’elle était partie, elle pourrait au moins le rassurer.

Ensuite, elle ouvrit lentement la porte de sa chambre. Le couloir du premier étage était désert et extrêmement silencieux. Hinata commença à avancer prudemment. Lorsqu’elle passa devant la chambre de Neji, elle trouva une porte fermée, à son plus grand soulagement, et entendit faiblement la radio à travers la cloison. Neji n’avait pas pour habitude de venir la déranger le mercredi après-midi car, en général, il la laissait faire ce qu’elle voulait sans s’en préoccuper. Rassurée par cette pensée, elle atteignit l’escalier.

Hinata descendit au rez-de-chaussée, consciente que le grincement des marches serait couvert par le bruit de la radio. Elle atteignit le placard de l’entrée et en tira son manteau. Le temps était gris en ce milieu d’octobre et il risquait même de pleuvoir avant la fin de la journée.

Finalement, Hinata se sentit fin prête à partir. Elle vérifia qu’elle avait ses clés et regarda la porte d’entrée. Neji ne s’était aperçu de rien. Elle pouvait partir, il lui suffisait de tourner la poignée et, pourtant, elle demeura quelques minutes sans réagir. N’était-ce pas une erreur ? Neji était si réticent qu’elle se demandait pourquoi.

Soudain, elle jeta un regard à sa montre. Les vingt minutes étaient presque écoulées, si elle traînait davantage Sakura allait l’attendre. Elle poussa donc la porte et observa la rue déserte devant elle. C’était une rue calme de résidence et personne ne s’y promenait par un temps aussi maussade. Hinata fit alors un pas en avant et ferma la porte derrière elle. Elle avait l’impression de s’embarquer dans une sorte d’aventure périlleuse et l’appréhension montait déjà en elle.

 

[Note de l’auteur : Hinata se transformant en petite délinquante, youhou ! Non, je déconne. Bref, ce n’est pas pour sortir cette bêtise que je laisse cette note. Il parait qu’en ce moment le système de mails d’alerte marche mal, alors si certains veulent que je les prévienne par MP, ils peuvent toujours me le demander.

Ensuite, vous remarquerez que j’utilise dans cette fic le système d’éducation français. Je suis désolée, je ne connais pas le japonais. Cependant, comme j’ai mis Konoha au Japon, j’ai seulement remplacé le français par le japonais (je parle de la matière, évidemment).

Une dernière chose, cette fois-ci à propos d’un certain ermite pervers. J’ai toujours vu son nom écrit Jiraiya, mais j’ai ouvert par curiosité un manga de Naruto et c’était écrit Jiraya. Je fais quoi moi dans tout ça ? xD. Bref, si quelqu’un peut éclairer ma lanterne, c’est pas de refus.

Sur ce, au prochain chapitre !]

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