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Le musée Jean Moulin
 par   - 259 lectures  - Aucun commentaire

Situé dans le même édifice que le musée sur le Général Leclerc, le musée de la résistance et de Jean Moulin a donc une double fonction. La première partie a pour objectif d’expliquer l'entrée en guerre de la France, la débâcle, l'appel du 18 juin du Général de Gaulle (qui sera d'ailleurs condamné à mort suite à cela), l'occupation, l'armistice signé avec l'Allemagne, la collaboration, la résistance et la fin de la guerre. Des photos, des documents d'époque, des films sont exposés ou diffusés et permettent de comprendre les événements qui font partie de l'histoire française. Des sources officielles font état que la presse française est dirigée par les Nazis. Des communistes, des étudiants résistent face à l'occupation nazie. La question des Juifs est également posée ainsi que la confiscation de leurs biens et, dès 1942, ils sont déportés vers les camps. Certains membres religieux comme l'archevêque de Toulouse dénoncent ces arrestations et rappellent que « les Juifs sont des hommes ». Les Éditions de Minuit, qui naissent à cette période, sont clandestines et publient un certain nombre d’œuvres. Des journaux clandestins créés dès 1940 se multiplient pour influencer la population. Dans la zone libre, des journaux sont également fondés et suivent le même processus que la zone occupée. Le STO (Service de Travail Obligatoire) est synonyme d'hostilité croissante. Les anti-STO commencent à rejoindre le maquis dès 1943. La déportation n'est pas cachée. Les résistants, communistes, gaullistes en sont les victimes. 60 000-65 000 sont envoyés dans les camps. Plus de la moitié n'en reviendra pas. La propagande utilisée à outrance par Pétain condamne les actes de résistance. Les maquis comme celui des Glières est liquidé. Le massacre d'Oradour-sur-Glane est le summum de la barbarie nazie avec plus de 600 morts, hommes, femmes et enfants. Mais le débarquement et la fin de la guerre n'est plus très loin (cf le Musée du Général Leclerc).
Les vitrines du milieu sont exclusivement réservées à Jean Moulin. Sa biographie très complète permet de comprendre ce grand résistant qui préféra se trancher la gorge que parler et collaborer. Amateur de dessins et ayant beaucoup d'amis dans le monde de la culture, certains de ses croquis sont présentés au public et démontrent une personnalité artistique et éclectique peu connue. Nommé par De Gaulle son représentant en zone sud, il a pour mission de coordonner l'action de divers mouvements de résistance et la fusion de leurs forces. Pour réaliser à bien sa mission, il emprunte des identités différentes et est arrêté sous celle de Jacques Martel. Il est torturé, meurt et devient une légende à qui le musée rend un bel hommage.
Le second étage du musée diffuse un film sur la guerre et l'occupation et traite de la résistance espagnole peu étudiée ce qui est dommage.

Le musée met en avant la figure d’un homme politique qui s’est battu jusqu’au bout pour ses convictions et qui en est mort. Peut-être n’en serions-nous pas là aujourd’hui s’il n’avait pas accompli un tel travail. Respect !

Le musée du général Leclerc
 par   - 115 lectures  - Aucun commentaire

Un article sur le musée parisien dédié au Général Leclerc.


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Lurçat à la Manufacture des Gobelins
 par   - 123 lectures  - Aucun commentaire

J'avais envie de vous présenter l'artiste Lurçat que la Manufacture des Gobelins a accueilli, il y a environ deux ans, pour une exposition temporaire.


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Le musée Jacquemart-André
 par   - 79 lectures  - Aucun commentaire

J'ai choisi de vous présenter un des musées parisiens, le musée Jacquemart-André, qui n'est pas le plus connu mais qui offre une collection privée d'une grande richesse.


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Les personnages féminins dénigrées dans les fanfics
 par   - 2566 lectures  - 55 commentaires [16 mars 2019 à 04:53:38]

La fanfiction revêt un intérêt tout particulier pour les amateurs d'écriture car elle permet de faire durer un univers créé par un auteur dans notre imagination. On peut s'imaginer et jouer avec les personnages, moduler le monde qui nous facine de bien des manières.
Mais il est un constat flagrant et particulièrement déroutant qui est le dénigrement des personnages féminins surtout dans les fanfics du genre yaoi. Dans la plupart quand les filles ne servent tout simplement pas de décor, elles sont décrites comme cruches, écervellées seulement pour justifier l'orientation sexuelle des personnages masculins. Soit c'est une pleurnicheuse, soit une mijorée qui s'extasie devant le héros gay.
J'ai constaté que dans 90% des fics les personnages féminins sont totalement ridiculisées. Pourtant, la majorité des auteurs qui écrivent sur du yaoi sont des filles.
Alors je me demande: est-ce la vision que vous avez de la femme vous qui en êtes une? Vous vous voyez faible et cruches comme vos persos, incapables d'aligner un mot devant un beau garçon? Vous vous considérez réellement comme des pipelettes qui pleurnichent pour un ongle cassé? Car c'est comme cela que vos personnages féminins sont dans les fics. Pourtant si on regarde bien, en amour puisqu'il s'agit de cela, un homme réellement amoureux peut se montrer parfois bien  plus fragile qu'une femme lorsqu'il vit une déception amoureuse ou qu'il est dans une vraie relation. Soyez fière de ce que vous êtes et ne rabaissez pas la femme ainsi.
Je serais curieuse de savoir pourquoi tous ces auteurs ont besoin que dans une fic ou les personnages sont gays, la femme n'a pas sa place. Et dans le genre opposé pourquoi la fille est toujours celle qui joue le rôle de l'amoureuse transie au premier regard.
Evidemment, ce sont des généralités mais c'est rare de voir une fic yaoi réaliste avec une égalité des sexes.
Qu'en pensez-vous?

Cet article est une réflexion fondé sur des constat et après plusieurs recherches.
Merci d'avoir lu.

Writecontrol, le couteau suisse pour écrire vos histoires
 par   - 1522 lectures  - Aucun commentaire

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Tortues Ninja

Un combat de tous les instants Auteur: Cyrlight Vue: 2312
[Publiée le: 2015-11-11]    [Mise à Jour: 2019-03-11]
13+  Signaler Action-AventurePas de commentaire
Description:
Suite à la prise de la ville par les Kraangs et leur exil forcé à la campagne, les Tortues sont de retour à New-York. Bien décidées à renvoyer les extra-terrestres dans leur dimension, elles doivent se préparer à ce qui s'annonce comme le plus grand combat de leur existence.
(Se place après le S3E8)
Crédits:
Les personnages de cette fanfic appartiennent à l'univers des Tortues Ninja et par conséquent à leurs créateurs. Seuls quelques-uns sont ma création.
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Prêts pour l'action

[3106 mots]
Publié le: 2016-02-05Format imprimable  
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Casey se baissa de justesse pour esquiver la lame du katana que manipulait Marion et pivota sur lui-même pour tenter de lui asséner dans la foulée un coup avec sa crosse de hockey. Elle para habilement, avant de reculer d'un bond. L'extrémité du sabre pointée devant elle, elle le menaça.

- Pas mal. T'as du style, c'est indéniable.

- Merci, mais je ne suis pas vraiment satisfaite. C'est une arme excellente, sauf que...

- Ce n'est pas la tienne.

April, qui avait observé leur combat, assise dans un angle du tatami, se leva et vint à leur rencontre. Elle se souvenait encore de ce que maître Splinter lui avait dit, juste avant de lui offrir le tessen qu'il destinait à Miwa. L'arme choisissait son possesseur au moins autant que lui.

- C'est exactement ça, approuva l'adolescente. Je n'arrive pas à me familiariser avec elle. La garde est plus épaisse et, bien sûr, la forme n'est pas du tout la même. J'ai passé tant d'années à manipuler mon épée qu'il suffit d'un rien pour me déstabiliser.

- A quoi ressemblait-elle ?

- En fait, il s'agissait d'une rapière. Elle était fine, élégante et légère. J'avais l'impression qu'elle était le prolongement de mon bras, plutôt qu'un outil.

- Je comprends. Moi aussi, je serais attristée si je venais à perdre mon tessen. On s'attache facilement à certains objets.

Marion acquiesça d'un hochement de tête, puis Casey libéra le centre de l'espace de combat pour permettre à April de prendre sa place, afin qu'elle s'exerce également. Léonardo leur avait demandé de tester tout le potentiel de leur nouvelle recrue. Il avait promis de venir voir comment elle s'en sortait, mais il ne l'avait pas encore fait, trop concentré sur son plan d'infiltration au T.C.R.I.

Alors que les deux jeunes filles allaient se lancer un assaut mutuel, elles furent surprises d'entendre coulisser la porte qui conduisait aux appartements de Splinter. Ce dernier apparut dans l'encadrement, courbé et fatigué, mais toujours moins mal en point que cela n'était le cas lorsqu'ils l'avaient retrouvé.

- Oh, maître ! s'exclama immédiatement April. Je suis navrée si nous vous avons importuné. Nous aurions dû penser que le bruit vous dérangerez en venant combattre dans le dojo. Enfin, vous n'auriez pas dû vous lever. Vous êtes encore très faible. Si Donnie vous voyait, il...

- J'apprécie la sollicitude de mes fils, cependant la première étape d'une guérison est de ne pas se considérer comme malade. Quelques pas jusqu'ici ne vont pas m'être fatals, bien au contraire. Je suis convaincu qu'ils vont me revigorer. Tu ne me présentes pas ?

Splinter désigna discrètement Marion, qui s'efforçait de ne pas trop l'observer, de crainte de paraître impolie. Bien que Casey ait déjà fait mention de son apparence la veille, alors qu'ils se trouvaient dans la cuisine, elle ne s'attendait pas à cela. Elle n'était pas effrayée, seulement intriguée. Si elle commençait à s'habituer aux tortues humanoïdes, elle n'avait pas encore vu de rat géant.

- Bien sûr que si, affirma April, la voix légèrement plus aiguë qu'à l'accoutumée. Maître, voici Marion, la jeune fille que Raph a rencontré alors qu'elle combattait les Kraagns. Marion, j'imagine que tu as compris qu'il s'agissait de maître Splinter, le sensei des tortues.

- En effet. J'ai beaucoup entendu parler de vous. Mikey ne tarit pas d'éloges à votre sujet. C'est un grand honneur.

L'adolescente tendit une main respectueuse en direction du rat. Il en fut surpris, de façon positive. Puisqu'il avait l'apparence d'un mutant, plus personne ne prenait la peine de le traiter comme un homme. Il se souvenait encore des cris de terreur que Casey avait poussés le jour où il l'avait rencontré.

- Moi aussi, je suis enchanté, affirma-t-il en pressant ses doigts griffus autour de sa paume, comme le voulait l'usage. J'espère que tu te plairas parmi nous.

- Je vous remercie, c'est déjà le cas. J'ai été très bien accueillie.

En dépit du cynisme dont elle faisait preuve face à Raphaël, elle s'abstint de faire la moindre critique devant celui que les tortues considéraient pratiquement comme leur père. Elle était arrogante, mais elle savait également se montrer respectueuse lorsque la situation l'exigeait.

- Je ne voulais pas vous interrompre, indiqua Splinter. Je vous en prie, reprenez.

Marion éprouva un léger malaise à l'idée de livrer un combat, même amical, devant celui que Mikey avait déjà eu l'occasion de qualifier à maintes reprises de meilleur maître de ninjutsu au monde. April l'encouragea cependant d'un sourire, avant de déplier son tessen. L'adolescente prit une profonde inspiration, puis attaqua.

***

- Je dis juste qu'il vaudrait mieux la laisser ici.

Il régnait une chaleur accablante dans la pièce adjacente au laboratoire de Donatello, dans laquelle il avait installé une forge de fortune. Un feu crépitait dans un âtre de fabrication grossière et léchait le métal que la tortue enfonçait dans les flammes. Quand il prit une teinte rougeâtre, tirant sur le blanc, elle le tendit à Raphaël.

Celui-ci lui donna une série de violent coup de marteau, afin de le modeler à sa convenance. Ils avaient tous besoin d'armes de rechange, au cas où les leurs viendraient à être brisée au cours de la mission, ainsi que de nouveaux shuriken, puisqu'ils avaient épuisé toute leur réserve. Des grappins venaient compléter l'équipement qu'ils se fabriquaient.

- Qu'est-ce que tu lui reproches, à cette fille ? Tu lui sauves la vie et à présent, tu te comportes comme si tu la haïssais.

- Je lui ai sauvé la vie parce que c'est plus ou moins notre boulot depuis qu'on s'est érigé en défenseur de New-York. A ce moment-là, j'étais loin d'imaginer de quelle teigne s'agissait. Je te parie que même les Kraangs n'en auraient pas voulu.

- Personnellement, je la trouve plutôt sympa. Après, vu l'amabilité dont tu fais preuve à son égard, et à celui des gens en général, je peux comprendre qu'elle ait envie de te rendre la pareille. En revanche, je ne saisis pas pourquoi tu t'obstines tant à refuser qu'elle nous accompagne au T.C.R.I..

- Parce qu'on a largement assez à faire avec Léo qui est obsédé par Karai et qui fait n'importe quoi. Cette fille ne jure que par sa soeur. Les familles de Casey et d'April ont disparu, elles aussi, pourtant ça ne les empêche pas de garder la tête sur les épaules. Si on l'emmène dans le repère des créatures qui sont à l'origine de tout ça, tu peux être certain qu'au lieu de s'en tenir au plan, elle fera n'importe quoi pour retrouver Marlène, Marianne ou je ne sais même plus comment elle s'appelle.

- Léo l'a déjà briefé à ce sujet.

- Comme s'il était le mieux placé pour tenir ce genre de discours... Toujours est-il que Marion m'a tout l'air d'être une tête brûlée. Avec une fille comme ça, tu auras beau lui répéter cinquante fois les choses, elle continuera à agir comme bon lui semble, sans écouter les ordres qu'on lui donne.

- C'est étrange, ça me rappelle vaguement quelqu'un...

Donatello eut un sourire amusé, auquel Raphaël répondit par un grognement furieux. Il se reconcentra sur la lame qu'il était en train de forger, tout en s'efforçant de ne pas songer à Marion. C'était difficile, cependant, puisque depuis qu'elle avait rallié leur bande, deux jours auparavant, il était incapable de penser à autre chose. Décidément, même dans son esprit, elle ne le laissait pas tranquille.

***

Léonardo était allongé à plat ventre sur le sol, une carte du T.C.R.I dessinée de mémoire par ses soins. Il l'étudiait avec attention. S'il ne se trompait, les expériences sur le mutagène était réalisé au dix-neuvième étage. C'était le souvenir qu'il conservait du jour où Karai avait créé Justin, avant de les livrer en pâture au monstre mutant.

Il sourit. Malgré le nombre de situations tordues et délicates dans lesquelles elle les avait plongés, il ne lui en voulait pas, d'autant que c'était de l'histoire ancienne. A présent, elle était l'une des leurs. Elle appartenait au clan Hamato, celui de son père, et non à celui de l'usurpateur Saki.

- Booyakasha !

Léonardo sursauta et balaya par la même occasion les morceaux de gomme qu'il avait utilisés pour les représenter, ses frères et lui, afin d'avoir une meilleure visualisation d'ensemble. Le coeur battant la chamade par cette intervention inattendue, il se redressa précipitamment à quatre pattes, pour constater qu'il ne s'agissait que de Mikey, qui venait de se poster face à lui.

- Tu m'as flanqué une de ces frousses ! s'exclama-t-il. Qu'est-ce que tu veux ? Tu ne peux pas aller embêter Raph, plutôt ? Je sais combien tu adores ça.

- Nan, c'est pas marrant. Surtout que Marion est bien meilleure que moi dans ce domaine.

- Va la voir dans le dojo, dans ce cas.

- J'y suis allée, deux fois. D'ailleurs, je croyais que tu voulais évaluer sa capacité à mener un combat, toi aussi ?

- C'est vrai, mais là, je suis occupé, au cas où tu ne l'aies pas remarqué. Contrairement à toi ou à Raphaël, j'aime réfléchir avant d'agir.

- C'est fou ce que tu es stressé, frérot ! Tu devrais essayer de te détendre un peu. Si on avait encore la télévision, tu pourrais regarder Crognard le Barbare, mais...

- Merci, Mikey, mais je crois que ce dont j'ai surtout besoin en cet instant, c'est que tu me laisses tranquille.

- Comme tu voudras. Si tu me cherches, je serai en train de partager un sorbet avec Minette Glacée. Elle, au moins, elle ne se lasse jamais de ma compagnie.

Léonardo ne releva pas, trop heureux de voir son cadet s'éloigner enfin. Voila qu'il commençait à voir mal à la tête. Personne ne voulait donc comprendre ce que les responsabilités d'un chef impliquaient ? C'était essentiellement sur lui que la réussite de la mission reposait. Il n'avait pas le droit de prendre cela à la légère.

Avec un soupir de désespoir, il se rallongea et laissa son front venir se cogner contre la surface dure du sol. S'il n'était pas question de Karai et, accessoirement, de l'avenir des millions d'habitants que comptait New-York, il aurait certainement laissé tomber.

***

- Je dois reconnaître que tu as une technique intéressante, Marion, complimenta Splinter.

- Merci. Vous pensez que cela suffira face aux extraterrestres ?

- Face aux Kraangs, j'en suis convaincue, affirma April. Face aux Foots... Même moi, je ne suis pas encore complètement de taille face à eux. Maître, j'aurais une faveur à vous demander. Me permettriez-vous de partager avec elle quelques-uns des méthodes que vous m'avez enseignées ?

- Eh bien, cette jeune fille m'a tout l'air d'avoir du courage, de la détermination et de l'esprit. Je pense qu'elle saura s'en montrer digne, alors oui, naturellement, tu as ma bénédiction.

Le rat géant inclina la tête avec bienveillance en direction des deux adolescentes, puis il s'excusa auprès d'elles, indiquant qu'il allait désormais se retirer dans ses appartements. Ni l'un ni l'autre ne lui en voulurent. Elles savaient qu'il était fatigué et Marion était d'autant plus honoré qu'il ait pris la peine d'assister à son entraînement malgré cela.

- L'exercice, ça creuse. Ça vous dirait d'aller casse-croûter quelque chose ? proposa Casey.

- Je te rappelle que nos réserves de nourriture sont limitées, alors arrête de penser à ton estomac rien qu'une minute.

- Relax, rouquine. Puisqu'il nous faut remonter à la surface pour nous rendre chez les Kraangs, on trouvera sûrement un magasin ou deux à piller sur le chemin du retour.

April allait répliquer, mais elle se retint. Elle considérait cela comme du vol et du vandalisme, cependant il en allait de leur survie. Qui plus est, ces denrées ne manqueraient à personne, puisqu'elles étaient condamnées à se périmer en l'absence des habitants de la ville.

- J'imagine que, tant qu'à faire, Léo ne s'y opposera pas, constata-t-elle simplement.

Ce dernier était toujours étendu par terre, à fomenter son plan, lorsqu'ils traversèrent la salle principale. Ils s'efforcèrent de faire le moins de bruit possible afin de ne pas interrompre le fil de ses réflexions. Il était si concentré qu'ils ne les remarqua même pas, tandis qu'ils ralliaient la cuisine.

Ils y retrouvèrent Michelangelo, qui était en train de se gaver du sorbet produit par Minette Glacée. Marion était un peu sceptique à l'idée de goûter un aliment issu du corps même d'un mutant lorsqu'il lui en proposa une coupelle, mais convaincue par Casey qui lui affirma que c'était délicieux, elle accepta.

- Miam... C'est vrai que c'est bon ! s'exclama-t-elle avant de lécher soigneusement sa cuillère. J'adore l'arôme de chocolat.

- Tu entends ça, Minette Glacée ? Elle aime bien.

Mikey tapota gentiment la tête de sa créature de compagnie si particulière, puis replaça le couvercle de la glacière par-dessus sa tête. Il redoutait les désagréments que lui causeraient la douceur des températures s'il la laissait trop longtemps à l'air libre.

- Comment s'est passé la fin de ton entraînement ? interrogea la tortue. Tu assurais pas mal quand je suis parti.

Marion lui résuma rapidement ce qu'il avait manqué, ainsi que la présence de maître Splinter. Il lui demanda également son avis sur leur père adoptif et elle affirma qu'il lui avait paru très aimable. Cette réponse parut convenir à Mikey, car il l'accueillit avec le sourire.

La porte de la cuisine s'ouvrit alors qu'ils étaient tous en train de terminer leur portion de glace. Ils ne pouvaient se nourrir essentiellement que de cela, mais au moins, ils pouvaient grâce à Minette Glacée se rassasier un peu sans entamer leurs maigres réserves. Raphaël et Donatello les trouvèrent accoudés à table lorsqu'ils firent irruption.

Immédiatement, les yeux verts de la plus trapue des tortues se posèrent sur la nouvelle de la bande. Marion, en grande conversation avec Michelangelo, comme toujours, ne lui prêta aucune attention. Il réfléchit à la réplique cinglante qu'il pourrait lancer, mais contre toute attente, pas une ne lui vint à l'esprit. C'était bien la première fois.

- Léo commence sérieusement à m'inquiéter, affirma Donnie en se servant un verre de lait. Ça fait des heures qu'il est dans la même position, il n'a toujours pas bougé.

- Il ne s'est pas endormi, au moins ? suggéra April.

- Non, il avait les yeux ouverts lorsque nous sommes passés. Raph a essayé de lui parler, mais il s'est contenté de grogner.

- Comme si on avait besoin de se prendre la tête avec un plan, enragea son frère au bandeau rouge. Franchement, dès qu'on prévoit quelque chose, ça foire. Autant y aller, foncer dans le tas et se tirer avec le mutagène, puisqu'on sait tous aussi bien les uns que les autres que ça finira comme ça.

- C'est pas pour dire, mais pour une fois, je suis d'accord avec Raph, approuva Mikey. Je n'ai jamais compris pourquoi vous vous fatiguiez tous autant à réfléchir à tout un tas de trucs. Keep cool, voila tout !

- N'emploie pas des verbes dont tu n'as jamais compris le fonctionnement.

Raphaël était d'autant plus exaspéré par son cadet que Marion y trouvait de l'intérêt. A cause du comportement amicale dont elle faisait preuve à son égard, il allait se sentir spécial et il serait encore plus difficile de le supporter. Déjà qu'il était intenable, cela risquait d'être pire.

- A moins d'arracher Léonardo de force à ses réflexions et de le traîner jusqu'au T.C.R.I., je vois mal ce que nous pourrions faire, à part attendre, souligna April.

- Il a toujours été obsédé par les plans, mais jamais à ce point. Que lui arrive-t-il ?

- J'imagine qu'il se sent coupable, déclara Donnie. Coupable de ne pas avoir pu arrêter Schredder avant qu'il ne jette Splinter dans ce tourbillon, coupable de ne pas avoir empêché les Kraangs de terraformer la population de New-York et peut-être même du fait que Karai soit seule dans les égouts, mutée en un horrible serpent métamorphe.

- Ce n'est pas sa faute, pourtant.

- Va le lui expliquer. Maintenant, tant qu'il ne sera pas certain d'avoir anticipé à l'avance le moindre danger possible, il ne nous laissera pas sortir d'ici.

- Comment compte-t-il y parvenir ? interrogea Marion. Je croyais que vous n'aviez pas la moindre idée de ce à quoi il fallait exactement vous attendre chez les Kraangs.

- C'est justement ça, le problème. Il ne peut pas. C'est pour ça qu'il réfléchit en vain depuis deux jours pour tenter de trouver une solution qui n'existait pas.

Raphaël allait s'asseoir sur une chaise, à côté de Casey, mais il la replaça sous la table au dernier moment. Dans un soupir, il tourna les talons pour se diriger vers le chambranle qui donnait sur la salle principal, sous le regard surpris des cinq autres.

- Où est-ce que tu vas ? demanda Donatello.

- Lui poser un ultimatum. D'habitude, il suffit de prononcer le nom de Karai pour le persuader d'agir, mais visiblement même ça, ça ne fonctionne plus. Il faut donc trouver autre chose.

- Et c'est ça, "l'autre chose" ? Un ultimatum ?

- Exactement. Je vais lui dire que nous serons partis pour le T.C.R.I. d'ici trente minutes, avec ou sans lui.

- Léo n'a jamais été très réceptif aux menaces. Que feras-tu s'il refuse ?

- C'est simple. Nous partirons pour le T.C.R.I., sans lui. J'en ai assez de rester là sans rien faire. J'ai besoin de me défouler et de taper sur des robots. Ce n'est pas lui qui m'en empêchera.

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