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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 8 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 851 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Skip beat!

Lonely Kingdom Auteur: Tentenette Vue: 1496
[Publiée le: 2013-04-05]    [Mise à Jour: 2016-12-15]
13+  Signaler Romance/Humour Commentaires : 7
Description:
Kyoko détestait Sho et s'était promise de le haïr jusqu'à la fin des temps. Sho ne voyait rien de plus en Kyoko que la fille disgracieuse, stupide et aveuglement amoureuse qu'il avait largué. Chacun pensait tous connaitre de l'autre, l'arrivée des parents de Sho à Tokyo leur fera-t-il comprendre que leur histoire est loin d'être terminée?
Crédits:
Skip Beat est la propriété de Yoshiki Nakamura.
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Scène 4

[3132 mots]
Publié le: 2016-12-15Format imprimable  
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Scène 4

 

     …Mais qu’est-ce qu’elle fout, bordel ?! Grogna Sho d’un air impatient en s’agitant sur la banquette arrière.

Shoko étouffa un rire.

     Elle te manque déjà, vous vous êtes pourtant vu hier, plaisanta-t-elle en regardant son protégé dans le rétroviseur.

Sho s’étrangla.

     Ca va pas ! Pourquoi elle me manquerait ?! C’est juste que je déteste qu’on me fasse attendre.

Quelqu’un toqua à la vitre.

     Désolée de vous avoir fait attendre, Shoko-san.

Kyoko ouvrit la portière arrière et jeta ses bagages au visage de Sho avec une telle force qu’ils propulsèrent le chanteur à l’autre extrémité de la banquette.

     Non mais t’es malade ?!

   Je vous remercie d’être passée me prendre, j’espère que je n’ai pas été trop longue, s’excusa Kyoko en prenant place sur le siège passager.

   Si justement, on a attendu très longtemps, je ne sens plus mes jambes à force d’être assis !

     Ne t’inquiète pas Kyoko-chan, ça ne me dérange pas du tout.

Les deux femmes échangèrent un sourire chaleureux et la voiture démarra. Magistralement ignoré, Sho boudait dans son coin, les bras croisés et les joues rebondis comme un enfant à qui on aurait refusé son dessert préféré. Puisque cette peste de Kyoko semblait décidée à faire comme s’il n’existait pas, et bien elle allait être servie!

Après quelques banalités échangées entre Kyoko et Shoko, un silence pesant s’empara de la voiture :

« Quelle ambiance…» soupira intérieurement le manager. On aurait dit qu’un sombre nuage chargé d’électricité planait au-dessus d’eux en crachant des éclairs.

Le regard de Shoko errait entre les deux jeunes gens, chacun regardait distraitement par sa fenêtre. Shoko soupira, elle se demandait si toute cette histoire n’allait pas se solder par un gigantesque fiasco.

Elle les déposa en premier lieu à son appartement. Le quartier était branché et l’immeuble assez luxueux. Kyoko resta interdite, l’endroit ressemblait à s’y méprendre à celui où elle louait ce gouffre financier qui servait de tanière à ce profiteur sans scrupule de Shoutaro.

   Voilà ta chambre, j’ai libéré la coiffeuse ou tu pourras mettre tes produits de beauté, et quelques tiroirs pour tes vêtements.

Kyoko fit la grimace, dépitée. La totalité de ses « produits de beauté » comme le disait si bien Shoko tenaient dans une simple petite trousse de maquillage.

Elle regarda autour d’elle, la chambre était assez grande et lumineuse. Un lit double drapé d’un couvre-lit lilas trônait au centre de la pièce, des rideaux de même couleur pendaient à la fenêtre. Sur les murs, des traces nettes et claires indiquaient que des cadres ou des photos avaient été retirées. Tout était propre et impeccablement bien rangé, Shoko avait débarrassé la pièce de tout ce qui aurait pu laisser penser qu’une autre femme y vivait en réalité.

C’est alors que Kyoko prit conscience de sa situation, elle allait vivre dans l’intimité d’une personne qu’elle ne connaissait pas, utiliser sa cuisine, sa salle de bain et dormir dans sa chambre : c’était terriblement embarrassant !!

   Quelque chose ne va pas ? S’inquiéta Shoko en voyant l’absence de réaction de la jeune fille. Soudain, Kyoko se retourna vers elle et se mit à genoux pour s’incliner profondément front contre terre, laissant le manager profondément perplexe :

 

   Je suis vraiment désolée de vous importuner Shoko-san, je viens à peine de réaliser à quel point toute cette histoire doit vous déranger !

Shoko pencha la tête, un sourire amusé sur les lèvres.

   Tu n’as pas à t’excuser, Kyoko-chan, c’est plutôt nous qui devrions te remercier…enfin surtout Sho.

Kyoko grimaça, elle n’avait pas tout à fait tort. Si une once d’humanité avait existé chez cet d’égoïste, à l’heure qu’il est, il devrait être en train de lui embrasser les pieds en la noyant sous d’interminables louange : « Kyoko tu es tellement généreuse ! », « je réalise à quel point j’ai été odieux avec toi », « je ne mérite pas autant de bonté, tu devrais partir et me laisser payer le prix de mes actes ».

Ce ne serait pas une si mauvaise idée, pensa Kyoko avec un sourire diabolique. Elle imaginait la tête de Sho lorsque ses parents débarqueraient demain, et qu’il devrait leur expliquer la raison de son absence.

« Ne fait pas ça, ce serait vraiment cruel, imagine la peine que ressentirons ses parents en apprenant ce qui s’est passé », intervint soudain un de ses angelots.

« Aucune cruauté ne pourrait égaler celle que l’héritier du mal à eu à notre égard ! », répondit un de ses démons en étranglant l’angelot.

Pendant que Kyoko arbitrait son match intérieur, Shoko l’observait gesticuler dans tous les sens, comme si elle essayait d’écraser un insecte. Elle se doutait que c’était le nom de Sho qui l’avait mise dans un tel état de confusion mental. Le manager se promit de rappeler à son protéger de fermer sa porte à clé la nuit, au cas où l’actrice projetterait de le tuer dans son sommeil.

Elles visitèrent le reste de l’appartement. La dernière pièce était la cuisine, en y entrant, elles tombèrent nez à nez avec Sho qui buvait au goulot d’une bouteille de lait. Lui et Kyoko se toisèrent tandis qu’il s’essuyait la bouche du revers de sa manche, et chacun poursuivit son chemin dans le sens inverse, comme si l’autre n’existait pas.

   Voilà Kyoko-chan, la visite est terminée, si tu as le moindre problème ou si tu ne retrouves pas un objet en particulier, n’hésite pas à me contacter.

 

     Merci encore Shoko-san, c’est très gentil à toi.

Sho apparut devant la porte d’entrée, il avait troqué ses vêtements de starlette contre un simple t-shirt rouge surmonté d’une veste à capuche grise. Il retira ses pantoufles et tout en laçant ses chaussures, il lança un drôle de regard à Kyoko. Shoko jeta un œil à la jeune fille, elle aussi le regardait :

     Shoko-san, je dois y aller, c’est l’heure d’aller faire les courses, on se retrouve tout à l’heure, d’accord ?

     Euh…ok.

« Ils refusent de s’adresse la parole pourtant, ils se sont mis d’accord d’un simple contact visuel. », pensa Shoko alors que la jeune actrice s’inclinait avant de fermer la porte de l’appartement.

Le manager passa dans la cuisine se préparer un thé. Au début, elle avait pensé que cette cohabitation forcée était l’occasion ou jamais de voir un rapprochement s’opérer entre ces deux-là, mais après ces quelques jours passés en leur compagnie, elle avait eu peur d’avoir été un petit peu trop ambitieuse. Elle s’installa à la table, une choppe de thé fumant entre ses mains, un sourire songeur éclairait son visage. Les quelques jours à venir s’annonçaient très intéressants…

******

     Taches de manger un morceau avant d’aller dormir.

     Promis, dit Ren en souriant au manager.

Yashiro ne paraissait pas très convaincu. Il souhaita bonne nuit à l’acteur et tourna les talons en direction de sa maison. Ren démarra, pour une fois, le jeune acteur avait bien l’intention de suivre les conseils du manager. Il regarda sa montre, Kyoko devait être en plein milieu de son service au Daruma-ya. Il avait du mal à réprimer un sourire en imaginant la réaction de la jeune fille lorsqu’elle le verrait débarquer au restaurant :

     T-Tsuruga-san, qu’est-ce que tu fais ici ?

     M’assurer que tu ne te tuais pas à la tâche, et gouter à ses nouilles dont tu m’as si souvent parlé, c’est toujours plus agréable de manger avec quelqu’un.

     Je…je suis vraiment désolée, je suis en pleine travail, je ne vais pas pouvoir manger avec toi.

Ren lui lancerait un sourire d’une extrême douceur, et Kyoko ne manquerait pas de rougir violemment.

     Ça ne me dérange pas, j’attendrai que tu aies fini.

Voilà en gros le joyeux petit film que s’imaginait Tsuruga Ren, en route vers le restaurant ou travaillait l’objet de toutes ses pensées. Ces derniers temps, il avait beaucoup de mal à réprimer l’envi qu’il avait d’être en compagnie de la jeune fille. Bien qu’il ne les assumait aucunement, il avait conscience que ses sentiments avaient passé un nouveau cap, il ne pouvait plus les ignorer et il sentait que doucement, ils étaient en train de prendre le pas sur sa raison.

Mais pour l’instant, ce soir du moins, il n’avait pas envie de réfléchir, d’être raisonnable ou logique, il voulait juste être avec elle, voir son sourire, entendre le son de sa voix, l’écouter raconter ses histoires sans queue ni tête, manger en sa compagnie et finir son assiette par il ne savait quel miracle. Ce soir, il voulait juste se laisser guider par l’impulsion du moment.

     Je suis désolée mais Kyoko-chan n’est pas là, lui expliqua la tenancière du restaurant d’un air confus.

Ren cligna des yeux.

     Comment ça ?

     Oui, elle est partie cette après-midi et elle ne devrait pas rentrer avant plusieurs jours, expliqua-t-elle en se tournant vers son mari qui tout en vaquant à ses occupations, écoutait la conversation d’une oreille attentive.

     Est-ce qu’elle vous a dit ou elle allait ? demanda Ren, encore sonné par la nouvelle.

     Non, elle nous a juste dit qu’elle partait accompagner un tournage en extérieur…vous êtes Tsuruga Ren, n’est-ce pas ? Kyoko-chan nous a tellement parlé de vous, elle vous admire beaucoup, vous travaillez avec elle, non ? C’est étrange qu’elle ne vous ait rien dit.

Ren resta un moment silencieux, il réfléchissait intensément.

Effectivement, c’était plus qu’étrange. Bien qu’ils ne le faisaient pas par obligation, Kyoko et lui avait pris l’habitude de se prévenir au moins par téléphone lorsque l’un d’entre eux quitter Tokyo, elle ne serait jamais partie sans lui dire au revoir.

     Je vois dit-il, paré de son sourire le plus éclatant. C’est ma faute, quelle étourdie je fais, j’avais complétement oublié que Kyoko m’en avait parlé, effectivement, elle a dû se déplacer pour les besoins de son travail.

La femme du boss resta muette, elle jeta un coup d’œil perplexe à son mari qui les regardait d’un air grave.

     Navré de vous avoir dérangé, dit-il en s’inclinant, bonne soirée.

Ren poussa lentement la porte du restaurant, remonta dans sa voiture, mis sa ceinture et resta dans cette position durant plusieurs minutes, le regard fixé sur le reflet de ses yeux dans le rétroviseur. Son cerveau s’était comme figé, il n’arrivait plus à réfléchir, seule signe qu’il était toujours en vie, cette désagréable pression qu’il ressentait au milieu de sa cage thoracique :

« Qu’est-ce que…tout ça signifie ? »

********

Armée de sa liste de course, Kyoko parcourrait les rayons d’une supérette dans un état second, écrasant le sol tel un tyrannosaure en furie. Elle n’arrivait pas à croire que « elle », Mogami Kyoko, jeune actrice talentueuse à l’avenir prometteur, ennemi juré de Fuwa Shoutaro, était en train de faire les courses dans une supérette avec le dit ennemi…il était où, en fait ?

Kyoko se tourna, et afficha une expression profondément blasé. Totalement paniqué à l’idée d’être reconnu par quelqu’un, cette espèce d’idiot s’était cachée derrière une casquette sur laquelle il avait rabattu la capuche de sa veste, le tout agrémenté d’une paire de lunettes noires. Il avançait à pas de loup en se cachant derrière les rayons, bref il avait tout du parfait stalker. Kyoko se dit qu’avec les caméras de sécurité, c’était un miracle qu’ils ne les aient pas encore foutus à la porte :

     Arrête ça, imbécile ! Tu ne vois pas que tout le monde te regarde ! Cria-t-elle, les poings serrés.

     Ca y est, tu m’adresses de nouveau la parole ?!

Kyoko ouvrit de grands yeux en se plaquant les mains sur la bouche. Pour compenser le fait d’avoir menti à Ren, elle avait juré de ne plus adresser la parole à Sho jusqu’à l’arrivée de ses parents et l’espace d’un instant, elle s’était laissé aller : merde !

     Arrête de te cacher comme ça, on dirait un tueur en série qui traque sa prochaine victime, siffla-t-elle en lui arrachant sa casquette.

     C’est pas tes oignions alors fous moi la paix, j’ai pas besoin des conseils d’une fille ennuyeuse et démodée comme toi.

Il reprit sa casquette et la remit sur sa tête, l’air boudeur.

Kyoko s’immobilisa, la tête basse, le visage dénué d’expression. Des centaines de petits monstres en forme de Sho volaient autour d’elle en ricanant des « fille hideuse », « sans maquillage », « démodée », « disgracieuse », « aucun sex-appeal ».

      Vraiment, c’est ce que tu penses ?

Intrigué par le ton de sa voix, Sho se retourna et pali soudain. Bien qu’il ne voyait rien de l’armé d’esprits « Kyoko » qui s’était déchainée sur les petits monstres pour les étrangler, frapper, tabasser et lancer dans tous les coins, il sentait que l’atmosphère s’était subitement chargée d’électricité. Kyoko semblait avoir très mal pris la petite pique de Sho, mais il en fallait beaucoup plus pour l’impressionner. Avec un petit sourire en coin, il croisa les bras et se rapprocha de Kyoko :

     Quoi, je t’ai vexé ?

     Si tu étais un peu plus intelligent, tu saurais que je suis le genre de filles qu’il ne faut pas provoquer, répondit-elle d’une voix lugubre, comme venu d’outre-tombe. Soudain, elle redressa la tête, et son regard atterrit pile dans celui de Sho, un regard chargé de défi et de ressentiment.

     Va y, montre-moi ce que t’as dans le ventre.

 

Kyoko s’éloigna à reculons. Le chanteur ne comprit pas tout de suite son manège, mais lorsqu’il la vit se tourner vers un groupe de filles non loin, il devint aussi blanc qu’un revenant :

     T’oserais pas…

Kyoko lui lança un dernier regard, son sourire s’agrandit et elle s’écria dans une imitation de fangirl tout à fait convaincante :

     Oh, mon dieu ! C’est lui….c’est Fuwa-chiiiii !!!

Sans qu’il ne sache trop comment, Sho s’est retrouvé encerclé par un troupeau de filles qui criaient d’une voix très aigu des « Shoo-chaaan », « qu’est-ce qu’il est beauuuu ! » et « Tu veux bien me signer mon T-shir t ».

Un fan lui demande alors très judicieusement :

     Dis, Sho-chan, qu’est-ce que tu fais dans un supermarché ?

Sho devint tout blanc, il transpirait à grosse gouttes, derrière lui, Kyoko se bidonnait comme une hyène.

     Oh, tu faisais les courses ? s’exclame une autre en pointant le sachet qu’il avait à la main, il essaye de le cacher derrière lui.

     Euh, non, en fait, c’est pas du tout…

     Alors, Sho-chan fait les courses tout seul comme n’importe quelle personne ordinaire…

 

Sho ferme les yeux en serrant les dents, adieu sa précieuse image de playboy inaccessible, adieu ses rêves de devenir la star numéro du Japon, et à dieu le pari avec cette sale petite garce de Kyoko.

D’ailleurs cette dernière était pliée en deux, se tapant le poing par terre comme un vrai personnage de dessins animés, ils se fusillaient du regard à distance, Kyoko jubilait et Sho…mijotait.

     Prend ça, enfoiré, pensa-t-elle, à l’avenir tu y réfléchiras avant de me traiter de femme disgracieuse et démodée.

     C’est TROPPP COOL !!!

Arrêt sur image. Sho n’en croyait pas ses yeux, les filles criaient et gesticulaient de plus en plus fort, excitées comme jamais, Kyoko était tétanisée, il se passait quoi, là ?

     Sho-chan est tellement mature qu’il n’a pas besoin de quelqu’un pour faire ses corvets à sa place, c’est un HOMME, un vrai.

Sho se tourna vers Kyoko, un sourire de porc repait sur la face. Kyoko, statufiée, sentait que le sol venait de s’ouvrir sous ses pieds et qu’un vortex sans fond tentait de l’y aspirer pour toujours.

Non, ce n’était pas possible, elle ne venait quand même pas d’aider ce crétin à augmenter sa cote de popularité ?!

     Oui, en réalité, j’ai toujours aimé faire les courses seul, comme n’importe qui, ça me permet de garder les pieds sur terre et de me reposer l’esprit après une longue journée de travail.

     TROPPP COOOOL !!!

Garder les pieds sur terre ?! Il avait un ballon de baudruche à la place de la tête, gros comme une montgolfière, ce serait un miracle si ses pieds atteignaient un jour le sol.

En quittant la superette, Kyoko était dans une rage indicible, Sho n’arrêtait pas de la charrier depuis qu’une fan l’avait carrément balancé dans un buisson pour voler un baiser à Sho :

     Tu adores faire les courses, hein ?! fulmina-t-elle. Tu ne saurais même pas choisir tes chips tout seul, sale mytho !

     Ma pauvre Kyoko, t’es vraiment naïve. Le plus important, c’est que ces cruches pensent que je suis réellement tel qu’elle m’imagine. Dans ce job tout ce qui compte c’est les apparences…voilà pourquoi tu resteras toute ta vie une actrice de seconde zone, asséna-t-il avec un sourire satanique.  

     Mon dieu, je le hais, je le hais, criait-elle de toute ses forces à l’intérieur de sa tête. 

     Admets le Kyoko, je suis le plus fort, abandonne parce que de toute manière, je finirai par t’écraser, poursuivit-il en mettant un bras autour de ses épaules. Kyoko s’immobilisa comme une statue d’ivoire. La main impure de ce monticule de détritus était actuellement en train de la souiller. Elle ne respirait plus, ne remuait plus un cil, comme dans ce documentaire particulièrement effrayant où un anaconda géant s’était enroulé autour de corps d’un homme.

Elle lui donna un coup de coude dans l’estomac et le laissa lamentablement agoniser sur le trottoir :

     La garce ! hoqueta-t-il, le souffle coupé par la douleur.

Ils étaient arrivés aux pieds de l’immeuble. Kyoko s’engagea dans l’escalier, impossible de partager avec lui un espace aussi exigu qu’un ascenseur.

     Jamais, jamais je n’abandonnerai, Shoutaro, il n’est pas question que je quitte le ring avant de t’envoyer au tapis…KNOCK OUT !!! S’écria-t-il en balançant son poing vers le ciel, l’arbitre tenez sa main en l’air, désignant Kyoko comme la gagnante incontestée du match, tandis que Shoutaro agonisait au pied du ring, le nez dégoulinant de sang.

Gonflée à bloc, Kyoko se sentait fin prête à affronter les prochains jours, ignorant le drame qui était en train de se jouer à quelques mètres d’elle. Garer non loin du bâtiment, Ren observait Sho en train de regagner son appartement, les bras chargé de courses. Soudain, une douleur s’empara de sa main. Son portable était en miettes et des gouttes de sang maculaient son pantalon beige. Cette désagréable pression qu’il avait ressentie dans son torse tout à l’heure, elle avait soudain disparu, laissant place à quelque chose de plus froid, plus sombre. Il contemplait dans le rétroviseur le reflet sinistre de son propre regard : Kyoko lui avait menti…et elle était avec Fuwa Sho.

 

 

 

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