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Changement d'adresse IP non prévue
 par   - 84 lectures  - Aucun commentaire

Fanfic Fr a été inaccessible suite à un changement d'adresse IP non prévu.
Le changement a été fait sans me prévenir, ce qui fait que les serveurs DNS n'étaient pas à jour et continuaient à rediriger vers l'ancienne adresse.

 

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 904 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


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Animes-Mangas

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Skip beat!

Lonely Kingdom Auteur: Tentenette Vue: 1499
[Publiée le: 2013-04-05]    [Mise à Jour: 2016-12-15]
13+  Signaler Romance/Humour Commentaires : 7
Description:
Kyoko détestait Sho et s'était promise de le haïr jusqu'à la fin des temps. Sho ne voyait rien de plus en Kyoko que la fille disgracieuse, stupide et aveuglement amoureuse qu'il avait largué. Chacun pensait tous connaitre de l'autre, l'arrivée des parents de Sho à Tokyo leur fera-t-il comprendre que leur histoire est loin d'être terminée?
Crédits:
Skip Beat est la propriété de Yoshiki Nakamura.
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Scène 3

[3012 mots]
Publié le: 2015-09-21Format imprimable  
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CHAPITRE 3

 

 

   HORS DE QUESTION !

Shoko poussa un long soupir. Sho, Kyoko et elle était assis dans un café en face de l’Akatoki Ageancy, Kyoko avait catégoriquement refusé de les rencontrer à l’intérieur de l’agence, disant que ça lui donnait l’impression de pactiser avec l’ennemi. Quant à la présence de Shoko, c’était une autre exigence de Kyoko, autrement la jeune fille ne garantissait pas  que le chanteur revienne au travail avec tous ses membres.

           Je fouterais pas les pieds dans un supermarché, non seulement ça craint pour mon image mais en plus y’aura un troupeau de fans hystériques qui me courront après ! S’écria Sho en croisant les bras, aussi borné qu’à son habitude. Avec une pointe d’inquiétude, Shoko vit la mine du crayon de Kyoko se casser sur son carnet de note, une veine palpitait dangereusement sur la tempe de la jeune fille qui observait Sho avec une expression meurtrière.

           Alors ce sera la vaisselle, déclara la jeune fille en barrant d’un geste sec quelque chose sur son calepin.

        Pas envi.

Shoko voyait que Kyoko faisant de gros effort pour se maitriser. D’habitude, la seule présence de Sho lui était insupportable et elle voyait bien que le chanteur prenait un malin plaisir à la pousser à bout, ce qui n’allait pas tarder à arriver.

Le manager soupira, elle en avait un peu marre de jouer les nounous. Ce cirque durait depuis trois jours et les deux jeunes gens étaient incapables de s’entendre sur quoique ce soit. Au début c’était mignon, on aurait dit un jeune couple sur le point de s’installer ensemble, c’était beaucoup moins drôle lorsque Kyoko a essayé d’éborgner Sho avec sa cuillère a dessert lorsqu’il a critiqué son uniforme rose. Ils passaient les trois quarts de leur temps à se disputer, le reste à critiquer mutuellement leurs idées, Shoko avait du mal à croire qu’ils aient un jour cohabité sans qu’il y ait mort d’homme, le caractère de Kyoko avait dû radicalement changer depuis.

           Si tu crois que tu vas te prélasser sur le sofa devant tes conneries de show comiques pendant que jouerais les femmes de ménages comme autrefois tu te goures, alors si tu ne veux pas que je te laisse tomber je te conseille d’arrêter de faire l’imbécile, imbécile de Shouta-…

Sho plaqua sa main sur la bouche de la jeune fille pour l’empêcher de finir sa phrase. Shoko regarda autour d’elle, tout le monde dans le café avaient les yeux fixés sur eux. Sho retrouva sa position initiale, non sans rajuster le col de sa veste et passer sa main dans ses cheveux pour se donner une attitude « cool ». Kyoko l’observait, déconcertée, Dieu qu’il l’écœurait, aussi infecte que le riz trop cuit qui restait collé au fond de la marmite.

Shoko étouffa un rire. Jamais personne n’avait parlé ainsi à Shoutaro, encore moins une fille, il était beaucoup trop habitué à ce qu’on cède à tous ses caprices, ça devait être dur pour lui de se voir ainsi mener par le bout du nez, encore plus par Kyoko.

   OK, OK, ça marche je ferai la vaisselle, acquiesça-t-il la mort dans l’âme.

   Bien, voilà qui est mieux, déclara Kyoko, satisfaite. Shoko se dit qu’il y avait peut-être  de l’espoir finalement.

   Mais on fait les courses ensemble !

Et dire qu’il allait devoir cohabiter pendant une semaine.

 

******

 

Kyoko referma rageusement la porte de son casier sur ses vêtements. Aujourd’hui, Sawara-san lui avait confié un travail au niveau du département d’évènementiel. La cérémonie de l’académie japonaise avait provoqué un chambardement à la LME. Entre la campagne promotionnelle, les accords des sponsors et l’organisation de l’événement le département était surchargé de travail. Kyoko avait la tâche d’imprimer, de tamponner et de remplir le nom et l’adresse pour les invitations officielles à la cérémonie.

   Voilà, Kyoko-san, tu peux t’installer ici, et si tu as besoin de quelque chose tu peux me demander.

   Merci, Sayako-san, laissez-moi faire je vais terminer en un rien de temps, répondit Kyoko, les yeux brulant de détermination.

Kyoko s’installa au bureau qui lui était destiné et se mit immédiatement au travail, mais très vite, ses pensées dérivèrent de nouveau vers Sho.

Enfin, après trois jours d’un bras de fer acharné, ils étaient parvenus à un accord hier, les tâches du quotidien étaient réparties à plus au moins parts égales, selon les capacités plus que limitées de son bon à rien de futur colocataire.

Rien que d’y penser, elle ressentait l’impérieuse envie de se prendre, là, tout de suite, à cette poutre au fond de la salle de tirage.

Il avait été décidé que pour la durée du séjour des parents de Sho, lui et Kyoko « habiteraient » la maison de Shoko, tandis que cette dernière irait s’installer à l’hôtel. Bien sûr, les parents de Sho ne serait mis au courant de rien, et elle et Sho devront faire semblant de vivre heureux et épanouis dans cette maison qui n’était pas la leur, comme si tout allait bien, comme s’ils ne s’étaient pas séparés depuis des mois, comme si les guerres, la famine et les tueurs en série n’étaient que des mots imaginaires, comme si Shoutaro n’était pas le parfait salopard qu’il était.

   Il se sert de nous, encore une fois.

   Cet héritier de l’arche du mal doit payer pour ses crimes.

   Oui, c’est décidé, il mérite de recevoir un châtiment exemplaire.

Tout en écoutant la réunion de crise organisée par ses démons, Kyoko apposait avec une rapidité et une force surhumaine le tampon de la LME sur les fiches en couleur, inconsciente que tous ses collègues autour d’elle la regardaient avec un air apeuré.

Soudain, son téléphone se mit à sonner. Elle décrocha sans regarder le numéro :

   Allo ?

   « cadeau, parent, Sho », c’est quoi cette connerie ?

Kyoko se figea. Cette voix, cette horrible voix pincée et nasillarde qu’elle reconnaitrait entre mille :

   Je t’avais pourtant dit de ne pas me déranger au travail !

   Pourquoi t’as mis ça sur la liste ? redemanda-t-il sans relever sa dernière remarque.

Kyoko se prit la tête entre les mains.

   C’est évidant non, on doit leur acheter des cadeaux.

   Pourquoi ça ?

   Tu vas revoir tes parents pour la première fois depuis plusieurs mois, c’est normal dans ces circonstances de leur souhaiter la bienvenu en leur offrant un présent, espèce de créature sans cœur ! S’écria-t-elle en se redressant.

   C’est eux qui ont décidé de venir, moi je leur ai rien demandé, répliqua-t-il de son éternel voix indifférente.

Kyoko avait chaud, très chaud, un raz de marée de lave en fusion avait littéralement déferlé sur son cerveau.

Maudit Shoutaro ! C’était un  démon, une goule, un monstre, une espèce de vampire suceur de joie, un mutant avec un cœur de glace, il n’y en avait pas deux comme lui, c’était le seul représentant de son espèce, et pour la survie de la race humain, Kyoko pensait qu’il était grand temps de lancer une chasse pour le tuer avant qu’il ne se reproduise. Avec un sourire diabolique sur la face, Kyoko s’imaginait armé de son fusil de chasse, gravissant une montagne à la recherche de la bête, un sanglier avec une tête de Shoutaro tapis au fond d’une caverne sordide, pleurnichant « je t’en prie, épargne-moi, je te promets de quitter le pays, tu ne me reverras plus jamais ! »

   De toute façon ce n’est pas à toi de le faire, je m’en chargerai moi-même, tes cadeaux ont toujours été horribles.

   Mogami-san ?

Kyoko se transforma immédiatement en une statue de pierre, une poupée de chiffon retenue par des filles invisible, sans aucune expression sur le visage.

   …Ohé, tu m’écoutes, Allo, allo ?!

Elle raccroche soudain.

   B-b-b-b-b-bonjour, Tsuruga-san !!! Balbutia-t-elle en s’inclinant profondément, son cœur battait à une telle vitesse qu’elle craignait qu’il ne s’arrête brusquement.

   Tu ne parlais pas au téléphone à l’instant ?

   Je…ça a soudain coupé.

Le téléphone sonna à nouveau, Kyoko suait à grosses gouttes mais elle ne se dépatit à aucun moment de son sourire.

   Tu ne réponds pas ?

   Ce n’est pas important !

   Je vois.

Enfin, le téléphone s’arrêta de sonner, Kyoko souffla de soulagement et Ren fronça légèrement les sourcils.

   Au fait Tsuruga-san, qu’est-ce que tu viens faire ici ? Pointa très judicieusement Kyoko.

Ren la regarda, surpris. Que pouvait-il répondre ? Que peu importe l’endroit et le moment, elle occupait constamment son esprit, qu’il s’inquiétait pour elle et qu’elle lui manquait tellement que malgré son emploi du temps extrêmement chargé, il avait pris une pause juste pour venir la voir quelques minutes?

   Je passais dans le coin, et j’étais venu voir si tu allais bien.

Kyoko n’en croyait pas ses oreilles. Elle baissa la tête, comme si un rocher énorme s’était soudain écrasé sur ses épaules. Ce rocher, il portait un nom, en grosse lettres rouges : « culpabilité ».

   Mogami-san, tu es sure que ça va ?

   Oui, très bien ! S’empressa-t-elle de répondre. Tout va très bien, je suis juste un peu fatiguée.

   J’ai entendu dire que la section LOVE ME était très sollicitée en ce moment, tu devrais te ménager…tu as quelque chose de prévu, ce soir ?

Kyoko regarda Ren, surprise. Le jeune acteur quant à lui afficher un air parfaitement serein et composé, un contraste drastique avec ce qui se passait en ce moment dans sa tête, il n’arrivait pas à croire qu’il ait eu le courage de lui poser la question.

Kyoko réfléchissait, ce soir, ce soir…ce soir ?!!

Elle avait rendez-vous avec Sho pour les derniers préparatifs. Monsieur et Madame Fuwa arrivait demain, elle devait passer récupérer quelques affaires au Darumaya pour les déposer chez Shoko, faire les courses et s’assurer que tout était prêt pour le lendemain.

   Je…je dois…travailler au Darumaya ce soir, j’ai promis au boss de l’aider.

   Je vois, dans ce cas fais de ton mieux.

   D’accord.

Kyoko osa un regard en direction de Ren, il souriait, mais elle sentait bien qu’il était…déçu. Le téléphone se remit à sonner, et Ren comprit qu’il était temps pour lui de partir.

   Je te laisse travailler, à plus tard.

Kyoko le laissa suffisamment s’éloigner avant de répondre au téléphone.

   C’est pas trop tôt, qu’est-ce que tu foutais ? S’écria la voix de Sho.

   Toi…toi…espèce d’abominable bâtard, je te déteste, je te hais, tu entends, je TE HAIS ET JE VAIS TE TUER !!!

Kyoko raccrocha et partit en courant s’enfermer dans les vestiaires de la section LOVE ME. Elle referma la porte, et se laissa glisser contre elle.

   Pourquoi…pourquoi faut-il toujours qu’il fasse rejaillir…ce qu’il y a de plus mauvais en moi ?

Des larmes de colères jaillirent au coin de ses yeux, le poing serré elle donnait des petits coups sur le sol, elle se dégoutait.

Elle avait menti à tellement de monde à cause de lui. Elle avait menti à Ren, au boss et allait aussi mentir aux parents de Shoutaro. Et tout cela pourquoi ? Pourquoi le faisait-elle, elle ne savait pas vraiment, c’était ça le pire, elle n’avait aucune réponse.

******

La maquilleuse jeta un dernier coup d’œil à son travail et déclara d’une voix satisfaite :

   C’est terminé, vous pouvez y aller.

Ren se leva, remit sa veste et remercia chaleureusement la maquilleuse avant de rejoindre Yashiro qui l’attendait à l’extérieur des loges.

Cette après-midi, il devait donner une interview pour une importante chaine de télévision.

   Comment va Kyoko ?

Ren se contenta de hausser les épaules, et Yashiro comprit qu’il n’avait pas envie d’en parler. Ren n’était pas tranquille, il l’avait trouvé bizarre, et il en était pratiquement sur, quelque chose s’était passé depuis la dernière fois qu’il l’avait vu au Blue Wars, Sho Fuwa avait-il reprit contact avec elle ? Faisait-il pression afin qu’elle accepte de l’aider ?

   L’interview promet d’être très longue, tu penses pouvoir y arriver ?

Malgré le peu d’entrain qu’il éprouvait à cette idée, c’était son travail et il devait respecter ses engagements.

   Tu me sous-estimes, maintenant ? dit-il d’un air faussement boudeur.

   N-Non, pas du tout, simplement, tu as un peu l’air dans la lune en ce moment.

Au coin du couloir, il crut apercevoir un bruissement de plume, comme…une aile de poulet géante.

   A quelle heure commence l’interview ? demanda-t-il soudain.

Yashiro paraissait surpris, il regarda sa montre.

    Dans un peu moins de trente minutes, pourquoi ?

   J’ai quelque chose à faire, en se retrouve dans les coulisses.

Et il s’en alla, laissant Yashiro planté au milieu du couloir, de plus en plus intrigué.

*****

Tel un automate dépourvu de toute humanité, Kyoko avait enfilé son costume de Bo et, elle s’était isolée dans les coulisses en attendant que l’émission ne débute. Au moins, sous l’épais plumage de la mascotte, elle n’aurait pas à faire sans blanc d’être de bonne humeur, personne ne verrait son visage, ni ses expressions. Du moment qu’elle faisait correctement son travail, elle pourrait broyait du noir et ruminait sa situation autant qu’elle le voudrait du moment qu’elle faisait son travail.

     Toi.

Kyoko sursauta.

     Tsuruga Ren, qu’est-ce que tu fais ici ?

     Je donne une interview dans une demi-heure, et toi ?

     Bridge Rock commence dans trente minutes aussi, j’attends le début de l’émission.

Elle baissa la tête. Tsuruga Ren était bien la dernière personne qu’elle souhaitait voir actuellement, l’avoir revu l’avait plongé dans un tel état de déprime qu’elle n’arrivait plus à tenir sur ses jambes. Elle s’écroula à genoux, trop éprouvée par le poids du remord qui n’arrêtait pas de grossier sur ses épaules.

     Ca n’a pas l’air d’aller…tu as des soucis ?

Kyoko releva la tête, surprise.

     Pourquoi me demandes-tu ça ? dit-elle en s’asseyant sur ses talons.

    Tu m’as bien aidé par le passé et je n’ai jamais eu l’occasion de te remercier, répondit Ren en s’asseyant de la même manière face à elle, je voudrais t’aider à mon tour.

Kyoko réfléchit. Pourquoi pas, avoir son avis sur la question en situation neutre l’aiderai peut-être :

    J’ai…j’ai fait quelque chose de mal, quelque chose que je regrette profondément.

     Qu’est-ce que c’est ?

     J’ai menti…à une personne très importante pour moi, et…

     …tu t’en veux terriblement, la reprit Ren, est-ce que ça en valait la peine ?

Kyoko resta muette. Elle qui s’attendait à un sermon du genre « le mensonge est le pire pécher de l’être humain, quoique l’on fasse, on finit toujours par payer pour nos crimes ! », elle était surprise par la question de Ren, il semblait…compréhensif, est-il comme ça avec tout le monde ? Alors cela voulait dire qu’il se montrait rugueux et exigent seulement avec elle ?!

    Tu sais, il arrive parfois dans la vie qu’on ait à faire certaines choses qui dépassent notre volonté, comme par exemple cacher la vérité pour ne pas blesser les autres, ou simplement parce qu’on a peur de l’image qu’ils auraient de nous s’ils l’apprenaient.

Kyoko était soufflée, c’était exactement ce qu’elle ressentait.

     Et toi, ça t’ait déjà arrivé de mentir ?

Ren reprit son faux sourire éclatant.

     Bien sûr que non.

Sous le costume de Bo, Kyoko fulminait, sale menteur, elle était sûre que ce n’était pas vrai. Ren se remit debout et épousseta ses genoux.

     La personne à laquelle tu as mentis, reprit Ren si tu es vraiment important pour elle, du moment que tu avoues tes tords et que tu t’excuses, elle finira par te pardonner.

Ren fit un sourire sincère à Bo, et Kyoko ressentit une étrange vibration transpercer tout son être. Pourquoi avait-elle soudain mal au ventre ? Il commençait à faire vraiment chaud dans ce costume.

    Tsuruga-san, appela un technicien, votre manager vous cherchait, on ne va pas tard à commencer.

    J’arrive.

Avant de s’en aller, il souhaita bonne chance à Kyoko. La jeune fille était longtemps restée immobile avant de se lever et de marcher dans les couloirs sans savoir où elle allait.

Elle arriva devant la porte d’un placard où l’on rangeait les produits de nettoyage et y pénétra avec difficulté.

Elle retira la tête de Bo, se saisit de son portable et composa le numéro de Ren. Evidemment, elle tomba sur sa boite vocale.

 « Tsuruga-san, tu dois être occupé, je suis désolée de te déranger en plein travail, je voulais savoir si tu aurais un peu de temps à me consacrer demain, il y a quelque chose d’important dont je voudrais te parler…voilà, bonne chance pour ton interview, au revoir »

Et elle raccroche en soufflant de soulagement.

« Ça va allait, pensa-t-elle d’un air déterminé, je peux le faire. »

Après tout, elle n’avait aucune raison de mentir à Tsuruga Ren, elle était sure que si elle était sincère avec lui, il comprendrait la situation.

******

     J’y vais Boss, souhaitez-moi bonne chance.

Au restaurant, le boss et sa femme commençait déjà la préparation pour le diner du soir, les clients n’allaient pas tarder à arriver.

Le boss qui était en train d’émincer un chou blanc stoppa son geste, regarda Kyoko avec gravité avant de reprendre son travail sans ajouter un mot.

     Il sait, pensa-t-elle en pleurant intérieurement.

Elle leur avait dit qu’elle partait pour accompagner un tournage en extérieur dans le cadre de la section LOVE ME et bien sûr, le boss avait très vite compris que cette histoire n’était que du vent, c’était terriblement embarrassant !

     Fais attention à toi, Kyoko-chan, lui dit Okami.

     D’accord, répondit-elle en s’inclinant. J’y vais, à très bientôt.

A quelques pas du restaurant, la voiture de Shoko l’attendait.

« Parfois on doit faire des choses qui dépasse notre volonté, mentir pour ne pas faire de la peine aux autres ».

Kyoko pris une profonde inspiration et redressa la tête, l’air décidé, elle ne pouvait plus reculer à présent.

 

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