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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 2180 lectures  - 5 commentaires [08 mai 2022 à 23:21:27]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)

Game of Gods - Manipulation
[Histoire En réécriture]
Auteur: Anubis Vue: 26025
[Publiée le: 2013-01-18]    [Mise à Jour: 2015-05-31]
G  Signaler Action-Aventure Commentaire : 1
Description:
Athéna a enfin réussi à convaincre le Maitre du Temps qu'elle pouvait encore protéger la Terre et laisse l'Humanité faire son chemin. Mais alors que le Sanctuaire retrouve à peine son ordre habituel, dans l'ombre, on complote. Histoire de remuer le passé et s'emparer de l'avenir.

Et si depuis tout ce temps, Athéna n’était en réalité qu’une pièce sur un échiquier ? Larmes, faux-semblants, origine, concept... Le jeu entre les Dieux va commencer. Mais avant de comprendre le pourquoi, il faut savoir le comment du Jeu.
Crédits:
Les personnages issus de l'oeuvre original appartienent a Masami Kurumada / Toei / Suiesha / Etc.
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Une divine rencontre

[6785 mots]
Publié le: 2015-05-07Format imprimable  
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Après avoir pris un malin plaisir à remettre Tokisada à sa place, Kairos avait continué son petit travail en semant le chaos et l’anarchie partout où il passait. Cependant, le temps s'écoulait inexorablement pour mener l’Univers vers sa fin inéluctable.

 

Durant un laps de temps très court, le dieu du moment opportun se plaisait à revivre un instant assez jouissif pour sa part. Tout puissant soit-il, son frère est tout de même venu à sa rencontre pour quérir son aide. Rien n’y personne en cet univers ne pouvait l’égaler ou l’effrayer…. Sauf… Cette femme-là. Ereshkigal, la matriarche des enfers dont la puissance dépassait l’entendement.

 

Autant pétrifier n'importe qui ou n'importe quoi en lui ôtant son temps n’était qu’une formalité, autant, le tout grand Saturne s’était toujours arrangé pour ne jamais croiser la route de la déesse infernale, allant jusqu’à envoyer des tiers a sa place. Cette attitude de la part de Saturne pouvait s’assimiler qu’a une seule chose : de la lâcheté.

 

Quoi qu’il en soit, Kairos mit fin spontanément à ses rêveries pour partir à la rencontre d’une personne bien précise et particulière. Dans le même temps, Janus continuait son chemin sans se presser en connaissance de cause qui plus est après avoir semé compagnie aux deux Animæs ayant rusé pour le faire libérer.

 

- Ainsi, voilà celui qui s’est joué des hommes et d’Athéna en l‘espace d’une nuit.

 

- Qui est là ?

 

Alors que le dieu romain aux deux visages était seul jusqu’à présent dans l’un des tunnels reliaient les sphères entre elles. Des vagues obscures apparurent et convergèrent vers un même point d’où apparut la silhouette de la divinité temporelle.

 

- Je me présente, Kairos, dieu du temps opportun et frère de Saturne, Chronos, ou autre suivant les peuples et les époques.

 

- Et qu’est-ce qui me vaut l’honneur de ta rencontre ?

 

- La Romaine ! Elle porte l'enfant !

 

-  Qui ?

 

- Oui, un bel enfant, hya hahahahaha !!

 

Le Dieu était alors comme pris de convulsions : manquant de se rouler par terre, il lui était impossible de s'arrêter de rire. Janus n'était nullement intrigué : au contraire, il était déterminé à faire taire cet intrus qui lui faisait perdre son temps et… une minute. Une romaine.

 

- Tu parles de Sonia ? Qu'est-ce que ça peut bien me foutre que cette semi-déesse traitre à son panthéon soit enceinte ?

 

- Il sera né, le di-hi hihi… vin enfant.

 

- Arrête de rire !!! Réponds-moi !!!

 

- L’eau… douce comme salée y veille jalousement ! Le Yin et le Yang ! Le symbole du masculin et du féminin ne feront plus qu'un !

 

- Elle est enceinte d'un Alien ou quoi ?

 

- En un être qui sera parfait !

 

- D’accord, j’ai tout compris.

 

- Je l’espère bien.

 

- C’était un sarcasme. Je n'ai pas envie de rester avec un guignol comme toi, même si tu es ce que tu prétends. Enfin, si c'est vrai.

 

- L’enfant, crétin ! Il faut protéger l’enfant ! Il est clé du Game of God,

 

- C'est trop te demander d'être clair, oui ou merde ? J'ai l'impression de parler à un mec bourré.

 

- Sur l’échiquier, sa seule existence est un paradoxe, une parfaite contradiction. En d’autres termes, Il est notre seul espoir de faire dérailler le cours des événements du Game of God et par la même occasion de sauver l’Univers.

 

- Sauver l'univers ? Voyez-vous cela. La seule contradiction que je vois c'est que pendant qu'on se préoccupe de l'univers, rien n'est fait pour l'Humanité qui continue de se fourvoyer. Je suppose que tu es venu me dire tout cela dans un but bien précis. Je ne suis pas dupe, que veux-tu de moi ?

 

- Athéna ainsi que Pallas et Artémis ont été victime d’un sortilège qui les toutes les trois statufiés. Je veux que tu…

 

- Je t’arrête tout de suite. Si elles se font fait avoir, nous n'avons pas besoin d'elles pour compromettre le complot de ces dieux archaïques. Ces minables grecques peuvent bien rester où elles sont.

 

- As-tu seulement le choix ?

 

Sur ces mots, Kairos mit sa main à son visage. Janus eut alors un mouvement de recul lorsque les cheveux tombèrent. Le dieu banni enlevait, détruisait cette enveloppe qui l'avait enfermé durant des siècles, pour apparaître en chair et en os. Le visage se déchirait en lambeaux comme un masque, le Chronotector se montrait plus éclatant. Janus assistait à la révélation d'un corps divin comme on assistait à la mue d'un magnifique serpent. Dégageant sa chevelure sur le côté, Kairos toisa le dieu aux deux visages.

 

- Cesse de me regarder comme un idiot et répond à ma question. As-tu le choix ?

 

Au prix d'un intense effort, Janus parvint à articuler.

 

- J'ai le choix, oui. Le choix de n'avoir que faire de ces trois pucelles. Et hors de mon chemin : je doute que tu aies mon niveau.

 

- Niveau ? Tu ne sais même pas de quoi tu parles. Je vais te montrer où est la différence de niveau.

 

Kairos tendait alors le doigt en lançant cette réplique tranchante comme un couperet. Tout en créant une zone hors temps, il déchaîna son Dunamis, paralysant Janus. Celui-ci, aussitôt, sentit une pression inimaginable, comme si le poids de toute une galaxie tombait sur ses épaules. Puis une vision d'horreur éclata : ses mains se mirent à se couvrir de rides, jusqu'à ce que la peau colle aux os. Et pendant qu'il subissait cette déchéance, Kairos reprit.

 

- Le temps s'écoule, défile. Ton maître n'est plus, les Animaes ne représentent plus une grande armée, et tu oses croire avoir encore des intérêts dans cette guerre ? Ces trois Déesses grecques sont de l'Olympe… à une exception prête. Sans elles, Ereshkigal aura encore de quoi rester à l'abri. Et les humains n'ont pas l'ombre d'une chance contre les membres de sa famille. En parlant de niveau, tu ne feras pas un pli face à eux. Et aucune ruse ne leur échappera, alors autant te dire que tu devrais écraser.

 

Janus restait silencieux tandis que Kairos lui rendait son aspect normal. Vaincu et soumis, il repensait à ces Saints de Bronze qui l'avaient vaincu. Ils avaient pendant un bref instant réussi à le terrasser. Et le Dieu devant l'avait désarmé comme d'un rien, lui faisant apparaître un véritable abîme entre son pouvoir et celui qui l'opprimait. Il devait se rendre à l'évidence : le Dunamis était d'un autre niveau, d'un autre domaine qui lui était en tout point inaccessible. Prostré, il attendait la demande de l'implacable frère de Saturne.

 

- Bien, je reprends. Je veux donc que tu te rendes au sommet des Enfers unifié et que tu les délivres de leur état de statue afin qu’elles poursuivent le combat. Pendant ce temps je vais tacher d’ouvrir la voie pour les autres.

 

- C’est tout ce que je dois faire ? Parce que je ne compte pas jouer aux nounous avec elles.

 

- Une fois qu’elles auront retrouvé leur état initial, viens me rejoindre afin que l’on s’amuse un peu. Et surtout, pas un mot de notre discussion à qui que ce soit.

 

Sur ces mots les deux dieux se quittèrent pour aller respectivement accomplir leur tâche. Se relevant, Janus respirait avidement. Il se sentait misérable : épuisé, il gisait hébété après ce supplice qui lui avait paru interminable. Il n'aurait jamais cru que certains Dieux anciens étaient aussi puissants, redoutables, intimidants. Hésitant tel un automate, il s'élança vers l'endroit indiqué, avec la terreur au ventre : celle de provoquer le courroux de Saturne.

 

***

 

Dans le même temps dans les plaines enneigées de la dernière sphère, un dieu était installé auprès des trois déesses d’or. La tristesse marquait son visage et s’en ressentait dans le chant de sa harpe produit par le déplacement de ses doigts entre les fils. En même temps qui réalisait sont chant, celui-ci s’était laissé glisser dans sa mémoire. Cela devait inévitablement arriver se disait-il, lui qui espérait tellement depuis le début pouvoir éviter ce sort a sa bien-aimée sœur ainée.

 

Le dieu tenta de voir le côté positif de la chose, si toutefois on peut nommer cela de la sorte. Dans cet état, à présent sa beauté serait préservée et sublimée par l’or qui constituait désormais son corps et plus jamais elle ne souffrirait.

 

- Encore la en train de jouer ta mélopée ?

 

- Qu’est-ce que tu désires Eris ?

 

- Cesse donc de jouer Abel, Ta tendre et bien-aimé sœur Athéna ne peut t’attendre. Elle n’est même plus un être vivant quand bien même elle pleure sans discontinuer depuis que son corps se fit or.

 

Le comportement du dernier des Olympiens exaspérait la fille de Nyx. Celui-ci allant jusqu’à presque occulter sa présence ne la mettant que plus en colère. Qu’à cela ne tienne, elle allait lui faire admettre la vérité des faits par la force. Eris s’approcha et asséna par la suite un coup de poing dans le haut de la poitrine de Saori qui émit un bruit métallique vibratoire et retentissant.

 

- Comment oses-tu !

 

- Tu viens de l’entendre comme moi. Ta sœur n’existe plus alors cesse un peu ce comportement puéril ! Tout ce qui reste d’elle est cette statue métallique à sa propre effigie.

 

Le second fils de Méthis avait plus d’une raison de rentrer dans une colère noire à l’égard de la fille de Nyx qui à présent faisait de ses manières avec la déesse de l’Amour. Profitant du fait que celle-ci ne puisse rien faire pour protester. Sa patience avec comme tout être vivant une limite à ne pas franchir et Eris arrivait dangereusement à cette limite.

 

Cependant, avant que cela ne se produise, un rayon surgit par-dessus l’épaule gauche d’Artémis, faisant reculer la Discorde pensant aller à présent s’amuser avec cette dernière. Dommage se disait Abel, ce n’était pas passé loin de traverser la gorge d’Eris

 

- Qui ! Qui a osé !?

 

Des bruits de pas dans la neige qui crisse se firent entendre accompagner par un cosmos et pas des moindres. Janus comme à son habitude ne se pressait pas et ne prit même pas la peine de répondre à la question de la déesse de la discorde parce que cela n’en valait pas la peine estimait-il avec condescendance. Le dieu aux deux visages n’a de toute façon jamais apprécié les divinités du panthéon grec et c’est bien parce que le contexte l’impose qui vient en aide aux trois déesses. Si ça ne tenait qu’à lui, il laisserait bien volontiers Saori, Pallas et Artémis dans leur état de statue.

 

- C’est toi le mal appris qui a osé me prendre pour cible !

 

- Cesse tes hurlements hystériques, tu me casses les oreilles la grecque.

 

- Tu vas me payer ça ! Je vais te changer en statue tout comme je l’ai fait avec Athéna !

 

Eris sortit sa pomme d’or ensorcelé afin de réduire la divinité romaine au silence. Cependant, ce genre de sournoiserie de bas étage a peut-être fonctionné contre les déesses, mais face à une divinité capable de prévoir le futur à court ou long terme, ce n’était pas plus utile qu’un pansement sur une artère tranchée.

 

Janus se déplaça à une telle vitesse qui disparut l’espace d’un instant pour réapparaitre juste en face d’Eris et lui encastra son poing dans le visage dans un mouvement ascendant. Le bruit  des os qui se brisent se fit d’ailleurs entendre en concert avec les couinements de complainte de la fille de Nyx.

 

- Aaaahhh !!! Mon nez ! Il m’a cassé le nez ! Abel fait quelque chose ! Tu vois bien que je pisse l’ichor par les narines en plus.

 

- Toi qui es si fier d’avoir affronté et statufié trois déesses, dont deux olympienne, tu n’as qu’à te débrouiller également seul face à ce dieu romain.

 

Sans un mot, le treizième Olympien se retira de la zone d’affrontement, laissant la déesse de la discorde seule face au dieu à deux visages. Celle-ci avait d’ailleurs toujours une main portée au nez qui coulait comme un robinet ouvert.

 

Janus pour sa part se contenta par la suite d’asséner un tout aussi violent coup de pied dans la main d’Eris qui lâcha sa pomme dorée qui vola en l’air sous le coup de l’impulsion induite par le coup. Il pointa ensuite la pomme de son index et tira un rayon cosmique qui la traversa et provoqua sa destruction.

 

Aussitôt que l’artefact démoniaque et ensorcelé fut détruit, l’or recouvrant le corps des déesses commença à s’estomper tandis que Saori et Pallas ainsi qu’Artémis retrouvèrent peu à peu leur état normal. Une fois intégralement libérées du sortilège les ayant statufiés, elles reprirent conscience.

 

- Que… fit Saori retrouvant le sens des réalités.

 

- Que s’est-il passé ? S’interrogea Pallas.

 

- Et que nous est-il arrivé ? Se questionna Artémis.

 

Il fallut un instant pour que Saori constate la présence d’Eris, mais également celle de Janus qui était également présente auprès d’elle. Malgré l’étourdissement dont elle était encore victime suite à sa reprise de conscience faisant suite à sa dépétrification, tous ses sens se mirent tout de même en éveil.

 

Eris détenait toujours un dangereux artefact ne pouvant être touché physiquement et donc les rayonnements peuvent également les figer à distances. Et concernant le dieu à deux visages, la déesse de la sagesse savait de quoi il en retournait vis-à-vis de ses sournoiseries. Bien que Saori ignorait comment elle avait retrouvé son état normal, affronter ces deux divinités ensemble et sans armures serait relativement dur et risqué.

 

- Il t’en a fallu du temps pour retrouver tes esprits ! Fit Janus avec un ton faussement méprisant

 

- Que fais-tu la Janus !? Lui demanda Saori sèchement

 

- Toujours aussi aimable à ce que je vois Athéna. Tu pourrais au moins avoir la décence de me remercier, sans moi tu serais toujours une statue. Bien que cela ne m’aurait pas déplu.

 

- C’est toi qui nous as sauvés ? Demanda Pallas en intervenant dans la discussion

 

- Une certaine personne a insisté pour que je fasse le nécessaire afin que vous retrouviez votre état normal. Maintenant que c’est chose faite, je m’en vais

 

- Attends Janus ! S’exclama Saori implorative

 

- Qu’il y a-t-il encore Athéna ? J’ai pas de temps à perdre !

 

- Merci d’être venu à notre secours. Sans toi nous ne serions probablement restés statufier a jamais. Grâce à ton intervention, nous allons pouvoir reprendre part au combat.

 

- On aura tout le temps de se rependre en remerciement aussi utile que puéril une fois le Game of God anéantie.

 

Sur ces derniers mots, Janus poursuivit sa route sans se retourner et alla rejoindre Kairos comme ce dernier lui avait demandé un peu plutôt. Ensembles, ils allaient tacher d’ouvrir la voies vers le sommet des enfers unifié en exterminant les derniers « zombies » sans volonté encore debout.

 

Pour leur part, Saori, Pallas et Artémis se retournèrent dans la direction d’Eris toujours en train de geindre à cause de la fracture de son nez. À présent privé de sa pomme ensorcelé, la déesse de la discorde faisait pâle figure face aux trois déesses courroucées qui la toisaient d’un regard noir. Elles allaient lui faire payer chèrement sa fourberie et sa cruauté.

 

- Vous n’allez tout de même pas vous attaquer tous les trois ensemble à une déesse seule et isolée. Athéna ou est passé ta sagesse ? Pallas où et passé ton amour ? Artémis ou est passé ta… gentillesse on va dire ?

 

-Eris ! Tu ne mérites aucune pitié après ce que tu nous as lâchement infligé à toutes les trois ! Répondit Saori avec tranchant.

 

- Maintenant que tu ne peux plus nous changer en or, tu vas payer le tribut de tes actes ! Ajouta Pallas vindicativement.

 

- Je ne ferais preuve d'aucunes compassion envers celle qui a osé se joindre à la cause de cette Matriarche ! Ton châtiment sera à la hauteur de tes crimes ! Conclu Artémis avec une effrayante voix assassine.

 

Eris était de plus en plus pitoyable dans sa façon de reculer tout en implorant la clémence et la miséricorde de Saori. Elle la connaît que trop bien et elle est sur de la persuadé tôt ou tard. Sauf que la déesse de la discorde avait commis une énorme erreur quelque heure auparavant en changeant sa sœur ainée et sa seule et unique amie en statue. La fille de Nyx avait inspiré la colère et la haine en la déesse de la sagesse qui ne pourrait être expiée que par sa mort.

 

- Tu fais moins la fière à présent Eris.

 

- Qu’est-ce que tu peux être pathétique d’ailleurs.

 

Ces deux voix au timbre masculin bien affirmé provenaient du lointain. Dans l’obscurité se dessinèrent deux silhouettes qui se précisèrent au fils des secondes. Le voile de la nuit régnant sur la sphère ne rendait pas leur identification facile. Cependant grâce ses réminiscences, Saori parvient à placer un visage sur ces deux voix hautaines et méprisantes.

 

- Ainsi, vous aussi vous êtes rallié à sa cause : Derbal et Lucifer.

 

- Vous êtes toujours aussi magnifique qu’autre fois Athéna, le temps ne semble pas avoir d’emprise sur votre corps.

 

- Athéna, qui sont ces personnes ? Demanda Pallas.

 

- Il s’agit de Derbal, un prêtre d’Odin dont il ne peut que le titre. L’autre est Lucifers, un archange à l’égo démesuré qui a été déchu pour avoir voulu supplanter son créateur. Répondit-elle avec dédain.

 

- Garde tes leçons de morale pour toi Athéna. Tu es mal placé pour nous prendre de haut avec condescendance.

 

- Quoi qu’il en soit, cette fois-ci nous serons à tes côtés pour les affronter. Rétorqua Artémis à leurs opposants.

 

Le prêtre et l’archange déchus ricanaient de leur côté tandis que la déesse de la discorde se relevait seulement après avoir fini de se plaindre pour se tenir entre ses deux compères. Ils étaient unis par cette ambition commune qu’est le pouvoir absolu leur étant promis dans le néo-univers.

 

- Privé de vos armures respectives. Fit Eris avec fierté.

 

- Et vêtu uniquement de ces robes. Ajouta Derbal avec mépris.

 

- Cette fois-ci, le combat sera équitable et tout aussi mortel pour un parti comme l’autre. Conclut Lucifer.

 

Tant Eris que Derbal ainsi que Lucifers toisèrent Saori droit dans les yeux en rêvant et s’imaginant déjà en train de lui arracher le cœur ou autre joyeuseté destinée à lui ôter la vie. Lors de leur rencontre respective dans le passé, elle avait toujours eu droit à la clémence du destin qui avait permis à ses Saints de la sauver. Cette fois-ci il en sera autrement, aucun d’entre eux n’est là pour la protéger et ils n’ont aucun souvenir d’une déesse en cette ère particulièrement aguerrie au combat.

 

- Nous allons voir si tu arrives à te battre aussi bien que tes Saints et surtout à te défendre sans le concours de l’un d’eux pour te sauver les miches. Fit Eris avec mépris et arrogance.

 

- N’oubliez pas que nous sommes là ! S’exclama Pallas pour faire remarquer sa présence.

 

- Vous semblez oublier que ma sœur n’est pas seule, vous aurez aussi à faire à nous ! Rétorqua Artémis d’une voix affirmé et tranchant.

 

- Vous semblez également oublier jeunes femmes, que nous sommes également trois face à vous. Répondit Derbal en niant leur statut de déesse.

 

- Effectivement Eris, peut compter sur votre soutien pour cette bataille. Mais pour ma part je sais que je peux m’en remettre entièrement sur le soutien de Pallas et d’Artémis.

 

- Je te connais Athéna, tu tiens toujours de beaux discours pour l’apparence, mais tu sacrifieras leur vie à la première occasion dans ton intérêt. Rétorqua Lucifers à son tour avec cassant.

 

- Je te prouverai le contraire en t’affrontant seul en face à face. Alors quand dis-tu Lucifers ?

 

- Je vais prendre un infini plaisir à verser ton ichor sur le sol immaculé de cette pleine jusqu’à sa dernière goutte.

 

- Très bien, à défaut de pouvoir ôter la vie d’Athéna, je prendrais plaisir faucher celle de sa tendre sœur ainée. Fit savoir Eris.

 

- Dans ce cas, je vais me charger pour ma part de charmante demoiselle à la chevelure dorée. Répondit Derbal à son tour.

 

Les choix étaient à présent faits et en dehors de la déesse de la sagesse, la déesse de l’amour et la déesse de la lune s’étaient vu désigner comme adversaire par leur opposant. Quoi qu’il en soit, ce qui s’annonçait ici et maintenant allait être un crépuscule des dieux à moindre échelle.

 

Eris n’attendit pas une seconde de plus et se jeta sur Artémis tout en appelant sa lance avec pour seul objectif d’empaler la déesse de la lune sur l’extrémité de celle-ci. Derbal pour sa part dégaina son épée et commença à porter une série de coups successifs qui fendaient l’air dans un sinistre sifflement dans le seul but de faire sauter la tête de Pallas du reste de son corps.

 

Chacun était engagé de son côté à combattre avec vigueur son opposant tout en essayant d’essuyer le moins de blessures possible. Il n’y avait que Lucifer qui restait paisiblement sur place a observé Saori avec son regard supérieur et hautain. Il prenait le temps surtout d’admirer la magnifique robe dont elle s’était parée, surtout que celle-ci ne serait pas un avantage lors de leur combat.

 

Dès que l’archange déchu esquissa le moindre mouvement, la déesse de la sagesse réagit au quart de tour et porta une attaque aussi rapide que fulgurante avec son sceptre qui déchira l’obscurité d’une lueur dorée sur toute la trajectoire de l’offensive. Il s’en fallut de peu pour que Lucifer s’en retrouve avec une longue et profonde plaie lui traversant le torse, mais surtout il y avait ce regard. Ce regard résolu et déterminé qu’affichait Saori tranchait radicalement avec celui qu’il avait pu voir le jour où il avait tenté de la faire chanter tant au Sanctuaire qu’au Pandémonium.

 

- Tu désirais un affrontement sans concession Lucifer, sache que je n’aurais pas la moindre pitié.

 

- En trente années, j’aperçois que tu as beaucoup plus changé en cette ère que tous les siècles précédents.

 

Artémis pour sa part n’en menait pas large face à Eris. Celle-ci lui portait de nombreuses estocades à une vitesse photonique de sorte à l’embrocher. Grâce à son physique athlétique et endurcie, la déesse de la lune parvenait à chaque fois à se déporter sur le côté pour les esquiver. Cependant, la déesse de la discorde avait plus d’un tour dans son sac. Elle projetait également un rayon cosmique a coup d’estoc qui malheureusement pour leur part atteignait presque à chaque fois Artémis. Tant sa robe que sa chair se faisaient entailler par celui-ci.

 

- Il faudra bien plus que de simple estocade pour m’atteindre Eris !

 

- Regarde-toi d’abord ! Mes rayons ton déjà entaillés en de nombreux endroits, déchirant ainsi ta magnifique robe qui s’imbibe de ton ichor.

 

Dans le même temps, Pallas était parvenu à se ressaisir de l’Eigo-Rimbu dont elle avait été dépossédée suite à sa pétrification. À présent seul le fracas du métal résonnait lors de chaque échange de coup. Derbal du assez vite se rendre à l’évidence qu’il était en terrain désavantageux, la déesse de l’amour était bien meilleur dans le maniement d’épée que lui.

 

- Qu’est-ce qu’il y a ? On fatigue déjà ?

 

- Tu ferais mieux de rester sur tes gardes jeune femme !

 

Une pluie de coups tant physique que cosmique était distribuée entre la déesse de la sagesse et l’archange déchu. N’étant ni l’un, ni l’autre protégée par une quelconque forme de protection. C’est directement dans la chair qu’il l’encaissait avec l’impact et la gravité allant de pair avec. Cependant, les coups portés avec Niké restaient les plus dangereux pour celui ayant été déchu et il le savait très bien.

 

À cet effet Lucifer décida de passer à la vitesse supérieure. Il feinta d’êtres position de faiblesse sachant pertinemment que Saori tenterait à ce moment-là de l’achever. Elle agit d’ailleurs précisément comme il l’escomptait. L’archange esquiva le coup avec vivacité au grand étonnement de la déesse de la sagesse et la désarma de manière tout aussi inattendue.

 

- Qu’est-ce que ! S’exclama Saori sous le coup de la surprise

 

Son sceptre étant fait en métal, il se contenta de refermer sa poigne sur le manche et chauffa le métal à blanc. La brulure quasi instantanée du au contact avec le métal ardent força Saori à lâcher prise. Étant donné qu’elle portait ses gants, la brulure fut bien moindre, mais Lucifers profita de cet instant pour envoyer Niké balader au loin.

 

- Maintenant tu es comme un loup sans croc ou encore comme un berger face à un loup plutôt devrais-je dire.

 

- Épargne-moi tes comparaisons métaphoriques bibliques, sale traitre !

 

- Laisse-moi te donner un aperçu des flammes de l’Enfer où les divinités de ton genre m’ont précipité ! « Machiavellian Flare » !

 

L’archange déchu intensifia son cosmos. Il tendit ses bras en avant et fit apparaitre une minuscule, mais redoutable sphère de flamme entre ces dernières. Lucifer projeta avec violence l’orbe de flamme à l’encontre de son opposante. Saori tenta de la réceptionner tant bien que mal. Dès qu’elle fut en contact avec une véritable fournaise se déchaina entre ses mains. À l’issu de l’offensive, ses gants avait été complètement consumé et ses mains légèrement brulées.

 

- Cela n’était qu’une fraction du supplice que tu m’as infligé, qu’en penses-tu ?

 

- Il…. En faudra bien plus que ça pour m’abattre !

 

- Ton châtiment ne fait que commencer ! « Immanent Lightning » !

 

L’Archange déchu intensifia son cosmos. Il tendit son bras et pointa son opposante de son index Lucifer projeta une salve électrique qui foudroya Saori sur place bien que cette dernière serre les dents pour ne pas hurler sous le coup de la douleur induite par les décharges.

 

- À présent... supplie-moi !

 

- Ja… Jamais !

 

- Athéna, tu devrais vraiment apprendre à faire preuve de discernement !

 

Lucifers déplia ses autres doigts, amplifiant par cinq le débit du courant électrique qui était désormais projeté par l’intégralité de son odieuse main. Le choc fut brutal pour Saori qui finit par hurler sous le coup de la douleur tandis qu’elle se laissa chuter à genoux et s’en retrouva à devoir poser les mains à terres et la tête baissée. C’était une vision tout ce qu’il y avait de plus plaisant pour l’archange déchu que de voir la déesse à genoux en train de hurler de douleur.

 

Artémis fut bien entendu interpellée par les hurlements de sa sœur cadette, mais ne pouvait rien faire pour l’aider. Qui plus est, Eris n’éprouverait aucune honte à la frapper dans le dos. Elle devrait donc s’en débarrasser en premier.

 

La déesse de la lune décida de prendre le pari risqué de s’approcher de son opposante. Elle esquiva la série de coups de la déesse de la discorde et lui asséna un fulgurant coup de coude dans le ventre et enchaina avec un magnifique jeu de jambes témoignant de son agilité et de sa souplesse qui frappèrent la fille de Nyx en plein visage.

 

- ÇA !!! Tu n’aurais pas dû !!! « Discordant Shoot » !!!

 

La déesse de la discorde intensifia son cosmos. Elle l’insuffla dans sa lance qu’elle braqua dans a direction de son opposante. Eris fit jaillir un rayon de la pointe de sa lance, mais la véritable dangerosité de celui-ci est que sa direction est complètement aléatoire et imprévisible.

 

Artémis parvient à les esquiver un a un, mais aussitôt esquiver, celui-ci redéfinit sa trajectoire tandis que sa vitesse augmente au fil des secondes. La déesse de la lune se prit elle-même au piège en dessinant un quadrillage mortel autour d’elle à force d’avoir cherché à esquiver le rayon. Ce qui devait arriver arriva, elle finit par être atteinte de plein fouet. Artémis fut lacérer sous tous les angles par les odieux et pernicieux rayons cosmiques et fut envoyer en sang à terre face contre la neige qui se maculait d’ores et déjà de son ichor.

 

Pour l’instant, seul Pallas semblait tenir son adversaire en respect grâce à une série de coups tout aussi plus puissant que précis les uns que les autres. Derbal était submergé par la violence dont faisait preuve la déesse de l’amour au travers de ses coups d’épée. Il devait faire quelque chose et vite s’il voulait se tirer de ce faux pas.

 

Lorsqu’elle porta son prochain coup, il bloqua le fil de la lame de l’Eigo Rimbu de façon perpendiculaire avec sa propre épée. Il repoussa ensuite la déesse en arrière d’un coup de genou dans le ventre sublimé par la force de son cosmos et profita de la faille dans la garde de son opposante pour lui lacérer conséquemment la jambe gauche à hauteur de genoux.

 

Pallas serra les dents pour contenir sa douleur, mais le muscle avait tout de même été atteint et pour ne pas dire sectionné en partie. Elle se porta l’espace d’un instant la main à l’emplacement de la blessure en esquissant une grimace lorsque ses doigts l’effleurent.

 

- C’est douloureux n’est-ce pas ?

 

- Espèce d’ordure !

 

- Maintenant tu seras moins vif pour porter attaque, c’est regrettable n’est-il pas ?

 

- N’espère pas m’avoir vaincu avec si peu !

 

- « Odin Fraps » !

 

Le Pretre intensifia son cosmos. Il l’insuffla par la suite dans la lame de son épée. Derbal brandit son épée et porta un coup à une vitesse luminique. Pallas ne vu cependant rien hormis un flash lumineux aveuglant. L’instant d’après une violente douleur lui vrilla l’épaule droite, elle se porta par réflexe la main à l’endroit de la plaie et fit alors la constatation de ce qui lui était arrivé.

 

- Comment !?

 

L’attache circulaire dorée qui tenait le haut de sa robe sur l’épaule droite avait sauté et l’entaille avait sectionné le tissu de sa robe ainsi que la chair de son épaule a cet emplacement très précis. La partie recouvrant sa poitrine et plus généralement son torse était pendait telles deux loques à hauteur de sa taille. Pallas était à présent torse nu face Derbal, déjà qu’elle semblait souffrir des températures, cette situation de l’aidait pas.

 

Le prêtre ne se gênait pour se rincer l’œil sur les formes de la déesse de l’amour dont la main gauche était posée sur son épaule. Celle-ci renvoyait un regard froid et meurtrier à son adversaire. Cependant, cette dernière ne semble pas avoir remarqué que son ichor s’écoule le long de sa jambe sans discontinuer.

 

- Il est temps d’en terminer.

 

- Parle pour toi !

 

- Je vais t’envoyer dans un monde de souffrance infinie et silencieuse ! « Odin Shield » !

 

Le Prêtre intensifia son cosmos. Il tendit par la suite ses bras dans le prolongement de ses épaules. Le corps de Derbal se substitua à une faille spacio-dimensionnelle qui absorba avec force et violence tout ce qui se trouve autour de lui tel un trou noir. Pallas senti également une terrible pression et attraction sur son corps, celle-ci se dégagea du champ d’attraction d’un coup d’Eigo Rimbu dans le sol pour se projeter en arrière tandis qu’un énorme déplacement de neige fut envoyer sur Derbal qui cessa son offensive.

 

- Tu n’espérais tout de même pas m’avoir avec si peu ? Lui demanda Pallas avec arrogance.

 

- Sachez demoiselle que j’ai toujours un plan secours… « Odin Blizzard » !

 

Le Prêtre intensifia son cosmos. Il tendit par la suite ses bras dans le prolongement de ses épaules. Le corps de Derbal se substitua à nouveau pour laisser place à la faille dimensionnelle qui éjecta un souffle glacial qui engloba Pallas. Quand le voile hivernal se dissipa, tant la déesse que la sagesse que la déesse de la lune put constater ce qui était advenu à la déesse de l’Amour.

 

- Pallas ! S’écria Saori.

 

 - Elle a été figée dans la glace. Constata Artémis.

 

Pallas était à présent enfermé dans un bloc de glace, mais dans le même temps, Eris poursuivait son acharnement à l’encontre d’Artémis. Celle-ci était déjà conséquemment blessée et la fille de Nyx commençait doucement à lui taper sur le système. La déesse de la lune allait lui faire payer maintenant son odieuse fourberie dont elle a fait preuve afin de la changer en or.

 

- Tu es bien digne d’être sa sœur ainée, tu ne sais pas non plus simplement t’avouer vaincu.

 

- Comment pourrais-je perdre face à une déesse qui a besoin d’avoir recourt à des artefacts pour gagner. J’en déduis que c’est pour pallier à ton affligeante faiblesse naturelle. Je suis même sûr que tu es la honte parmi toutes les filles de Nyx

 

- Silence ! Ordure d’Olympienne !

 

- « Moonwell Shoot » !

 

La Déesse de la Lune intensifia son cosmos. Elle banda la corde de son arc d’or et y engendra une flèche de cosmos. Artémis relâcha la corde de son arc, projetant ainsi une pluie de projectile aveuglant à l’encontre de la fille de Nyx.

 

Eris se faisait entailler par la pléiade de flèches, mais elle n’en avait cure. La déesse de la discorde courait en direction de la déesse de la lune afin de l’abattre pour de bon quoiqu’il arrive.

 

- Je vais te crever !!!

 

Eris brandit sa lance en l’air afin de la jeter de toutes ses forces sur Artémis, cependant la pluie de flèche n’était qu’un leurre pour dissimuler la véritable offensive de la déesse de la lune. Une flèche d’or bien fendit l’air et le vent et traversa le crâne de la déesse de la discorde qui s’écroula suite ça a inanimé au sol.

 

Parallèlement, Saori se relevait également en dépit de toutes les souffrances que pouvait bien lui infliger Lucifers. En dépit de la violence du courant électrique, elle s’avançait de lui pas à pas en arborant toujours ce même regard déterminé. Cela sonnait comme une douce provocation pour l’archange déchu qui allait lui faire payer son arrogance.

 

- « Machiavellian Flare » !

 

L’Archange déchu intensifia son cosmos. Il tendit ses bras en avant et fit apparaitre une minuscule, mais redoutable sphère de flamme entre ces dernières. Lucifer projeta avec violence l’orbe de flamme à l’encontre de son opposante. Cette fois-ci Saori fut atteinte de plein fouet et immolée sur place.

 

De son côté, Derbal observait avec plaisir Palllas dont le corps était à présent figé au sein d’un bloc de glace en lorgnant avec insistance et indécence sur sa poitrine dénudée. Elle ressentait l’horrible morsure du froid dans sa chair qui commençait à s’engourdir. La déesse de l’amour tenta le tout pour le tout en amplifiant son cosmos de toute s ses forces. L’effort de Pallas fut payant vu que le banal bloc de glace l’emprisonnant vola en éclat.

 

- Ma patience a des limites et elle commence à être atteinte ma demoiselle !

 

- Je vais te faire ravaler ce ton hautain et méprisant !

 

- Soit figer n’a jamais dans un monde de souffrance éternelle ! « Odin Shield » !

 

Le Prêtre intensifia son cosmos. Il tendit par la suite ses bras dans le prolongement de ses épaules. Le corps de Derbal se substitua à une faille dont l’influence gravitationnelle aspira tout ce qui se trouvait face à lui. Pallas tenta tant bien que mal de résister, mais fini inéluctablement par être happé par ce gouffre qui se referma une fois la déesse de l’Amour capturé.

 

Derbal jubila d’une façon malsaine l’espace d’un instant jusqu’à ce que la voix de Pallas retentisse dans son esprit et coupe court à son excès d’enthousiasme.

 

- C’est toi qui vas disparaitre ! « Eigo Rimbu » !

 

- Comment !?

 

La Déesse de l’Amour intensifia son cosmos. Elle l’insuffla dans la lame de son épée. Pallas porta un coup en croix avec l’Eigo Rimbu qui déchira le temps et l’espace et par la même occasion le corps de Derbal. Ce dernier cracha une gerbe de sang et s’écroula à son tour dans la neige tandis que la Pallas réapparut dans son dos à quelque pas de lui.

 

Il ne restait désormais plus que Lucifer en lisse, mais ce dernier restait redoutable de par sa puissance tout comme par son sadisme. Une fois de plus Saori se retrouvait a tenter de se relever après avoir été immolé sur place. Le drapé rose de sa robe avait été consumé par les flammes et elle portait des marques de brulures assez conséquentes çà et là sur le corps.

 

- Encore une fois tu te relèves, mais cela sera la dernière fois parce que je vis à présent t’ôter la vie ! « Demonic Claws » !

 

L’Archange déchu intensifia son cosmos. Les ongles déjà crochus de ce dernier s’illuminèrent d’une lueur rougeoyante et assassine. Lucifer s’élança avec la main en avant afin de la plonger dans la poitrine de sorte à l’embrocher sur son bras en lui arrachant le cœur au passage.

 

La déesse de la sagesse resta immobile sur place tandis que son sceptre montrait des velléités à se mouvoir en remuant au sol. Saori évita le bras aux attentions meurtrières au dernier instant et brandit son bras en l’air et referma sa main sur son sceptre qui s’était déplacé en un instant.

 

- Apporte-nous la victoire ! « Niké » !

 

La Déesse de la Sagesse intensifia son cosmos. Elle l’insuffla dans son sceptre dont elle changea la façon de le tenir afin de le tenir telle une lance. Saori projeta de son sceptre en avant de toute la force de son cosmos afin de transpercer Lucifer. L’Archange déchu poussa un cri en refermant ses mains sur son ventre avant de s’écrouler inanimé par terre.

 

Les deux divinités et le Prêtre avide de pouvoir et de conquête étaient à présent morts à l’issu de cette confrontation. Cela n’avait pas été une mince affaire et il s’en fallut de peu pour que Saori, Pallas et Artémis y laissent la vie. Chacune avait reçu son lot de blessure.

 

Les trois déesses se rejoignirent et s’enquirent d’abord de l’état des autres et puis discutèrent de la suite des choses à envisager. Ce qu’elle venait de vivre confirmait qu’elle ne pourrait rien contre leur ennemi commun sans l’appui et la protection de leur divine armures. Leurs discussions seront interrompues par l’arrivée d’un quatrième intervenant qui n’était d’autre qu’Abel.

 

- Abel !!! S’exclama Saori qui ne devrais pourtant pas surprise de le revoir dans ce contexte.

 

- Athéna, ma sœur, ainsi tu as retrouvé ton état normal.

 

- Je suppose que tu aurais préféré que nous restions pétrifiées a jamais ! Rétorqua Pallas

 

- Je ne sais pas ce que tu manigances Abel ! Mais tu vas avoir affaire avec nous ! Répondit Artémis vindicativement.

 

- N’y allez pas ! Il est beaucoup trop fort pour vous !

 

Ignorant les avertissements de la déesse de la sagesse. La déesse de la lune et la déesse de l’amour se jetèrent à l’attaque de ce nouvel ennemi. Abel se contenta de tendre  la main en avant et relâcha une importante et imposante salve de cosmos. Artémis et Pallas furent fauchées et précipiter dans les airs et retombèrent avec fracas contre le sol.

 

- Artémis ! Pallas !  Que leur as-tu fait Abel !?

 

- Elles ont juste perdu connaissance suite au choc avec le sol.

 

- Que me veux-tu ?

 

- Athéna, ma tendre sœur ainée, je veux juste m’entretenir avec toi.

 

- La dernière fois que tu m’as dit ça, tu m’as envoyé dans le coma en espérant que je meurs pour ensuite tenter de détruire la Terre et de tuer ses habitants !

 

- Je suis ton frère de sang comparé à Artémis dont tu n’as que le père en commun ! Et Pallas n’a pas le moindre lien de parenté avec nous ! Alors pourquoi les considères-tu avec plus d’estime que moi !? Ton petit frère !?

 

- Contrairement à Pallas et Artémis, tu es une menace pour la paix de la terre au même titre qu’Eris, Derbal, Lucifers ou encore ces dieux que nous affrontons ce jour. Ces mêmes dieux qui m’ont changé en statue afin de m’écarter du conflit.

 

- Il n'y aura jamais de paix, Athéna. Un jour, tu seras obligé de retirer la liberté aux Humains, et tu auras trahi tes beaux discours. Ce que tu demandes, c'est l'utopie.

 

- C'est bien ce qui me différencie. Je recherche l'utopie. Et vous vous contentez du reste.

 

- Athéna, pourquoi perdre ton temps ? C'est une chance inouïe de repartir à zéro, d'oublier ces Dieux qui nous ont abandonnés et de recréer l'univers.

 

- JAMAIS !!! Jamais je n’accepterais qu’une divinité, quel que soit son panthéon construise un empire sur les malheurs de l’humanité. Ce n’est pas seulement la terre que ces dieux veulent anéantir, mais toutes formes de vie existant dans l’univers. Et je les en empêcherais même si cela doit me couter la vie !

 

- Décidément grande sœur, tu ne changeras jamais.

 

Le cosmos d’Abel commença à s’intensifier, Saori craignait à présent avec justesse une offensive de la part de son frère. Si tel était le cas, elle savait qu’elle ne pourrait rien faire dans son état. Comptait-il la tuer ainsi que Pallas et Artémis ? Il se contenta en fait juste de déployer une douce chaleur irradiante de sorte à provoquer une cicatrisation rapide chez les deux déesses inconscientes puis se retira sans un bruit.

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