Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT

Studio Infinite


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 133 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)

Game of Gods - Manipulation
[Histoire En réécriture]
Auteur: Anubis Vue: 21794
[Publiée le: 2013-01-18]    [Mise à Jour: 2015-05-31]
G  Signaler Action-Aventure Commentaire : 1
Description:
Athéna a enfin réussi à convaincre le Maitre du Temps qu'elle pouvait encore protéger la Terre et laisse l'Humanité faire son chemin. Mais alors que le Sanctuaire retrouve à peine son ordre habituel, dans l'ombre, on complote. Histoire de remuer le passé et s'emparer de l'avenir.

Et si depuis tout ce temps, Athéna n’était en réalité qu’une pièce sur un échiquier ? Larmes, faux-semblants, origine, concept... Le jeu entre les Dieux va commencer. Mais avant de comprendre le pourquoi, il faut savoir le comment du Jeu.
Crédits:
Les personnages issus de l'oeuvre original appartienent a Masami Kurumada / Toei / Suiesha / Etc.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

A la plus belle des déesses

[7920 mots]
Publié le: 2015-04-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Sept est le chiffre de l'accomplissement

Tout vient à point à qui c’est attendre

 

Une par une, les Sphères furent traversées. Un par un les Démons furent terrassés par l’incommensurable force de détermination et de volonté des Saints, des God Warriors, des Généraux et des Animæs qui se battent afin de protéger cet Univers de l’extinction qu’il lui est promis par la Matriarche.

 

Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe, aucun d’entre eux ne permettra l’accomplissement du terrifiant et apocalyptique Game of God. Le groupe très particulier formé par la Déesse de la Sagesse, la Déesse de la Chasse et la Déesse de l’Amour vient d’arriver dans l’une des trois sphères intermédiaires avant le sommet de la pyramide. Depuis le début du conflit, aucune n’en démord et combat avec ardeur et vaillance aux côtés de fière sœur d’armes.

 

- Que la douce lumière de la Justice vous renvoie à votre sommeil éternel !

 

Saori brandit son bouclier devant elle et en fit surgir un rayon de cosmos de la taille du diamètre du bouclier. Le rayon cosmique continu enfonça avec force et fracas les lignes ennemies. Les Steels Saint remblayèrent très vite le trou formé dans leur ligne en se dispersant équitablement.

 

- Que la puissance empathique de mon cosmos vous ramener à vos tombes sans douleur !

 

Pallas insuffla son cosmos dans son arme et porta un puissant coup en croix. La puissance de l’Eigo-Rimbu déchirant le temps et l’espace et emporta sur son passage les lignes de front sans la moindre résistance. Tous retombèrent inanimé au sol, mais malgré les efforts cumulés des deux déesses, le gros des troupes était encore présent.

 

- Laissez-vous bercer par la lueur de la lune et retournez à votre torpeur

 

Artémis prit son élan et se mit à courir pour mieux bondir dans les cieux, elle banda son arc et engendra une unique flèche de cosmos. La déesse de la Lune lâcha la corde de son arc tandis que la flèche cosmique fendit les airs et se démultiplia exponentiellement à l’infini. Une véritable pluie de projectile assassin s’abattit et abattit sur le champ tous les Steel Saints encore debout. Une fois de plus les trois déesses se retrouvèrent bien malgré elle à patauger dans le sang

 

***

 

Dans la dernière sphère, Sibylline était bien perplexe sur la suite des choses à envisager. Tous les Démons étaient à présent vaincus. Tous en dépit de leur immense force se sont finalement fait abattre par la coalition formée par la Déesse Athéna. Ceux qui ont été relevés ne leur serviront à rien dans le contexte actuel. Il ne restait plus que cinq heures avant l’accomplissement du Game of God, mais sur ce laps de temps pouvaient se produire encore de nombreuse chose pouvant jouer en leur défaveur.

 

- Une fois n’est pas coutume, tu as misérablement échoué Sibylline. S’exprima une voix féminine.

 

- Que veux-tu !?

 

- Je n’aime pas ce ton que tu emploies à l’instant !

 

La Silhouette féminine se rapprocha de la jeune déesse sumérienne qui tente de se faire respecter. Elle plongea son regard droit dans celui de la Prêtresse et lui fit savoir avec un air supérieur et méprisant.

 

- Baisse les yeux… immédiatement !

 

- Dois-je te rappeler que je suis sa Représentante, tu me dois le respect !

 

D’un revers de la main dans le visage aussi violent que soudain. Sibylline fut envoyée à terre sans ménagement, mais comme si cela ne suffisait pas, elle lui envoya son pied dans la figure pour l’étaler complètement à terre.

 

- Sale petite incompétente ! De quel droit as-tu osé d’adresser à moi de cette façon ?

 

La jeune déesse sumérienne tenta de se redresser comme elle put à l’aide de ses bras, bien qu’elle restait étalée au sol de tout le long de son flanc. Elle releva la tête et poursuivis de regarder son interlocutrice toujours avec ce même regard qui la dérange.

 

- Quel regard noir fais-tu, fais attention Sibylline parce que dans quelque heure je serais bien tenter de t’arracher les yeux. De toute façon, personne ne t’aime en ces lieux et ne t’a jamais aimé.

 

Sibylline restait inflexible sur ce point et poursuivit de la toiser droit dans les yeux sans fléchir ou sourciller. Elle ne lui ferait pas ce plaisir pour lui permettre de se sentir supérieur. Cependant, la jeune déesse sumérienne commençait à faire preuve d’une certaine sensibilité.

 

- Vas-y ! Pleure Sibylline ! C’est tout ce que tu as jamais été capable de faire ! Enfin… comme le fait si bien savoir, ma sœur ta choisi pour la représenter alors tu vas aller corriger ce merdier que tu as foutu avec tes décisions catastrophiques.

 

Suite à ces dernières paroles, la silhouette se retourna et repartit la d’où elle venait. Une fois que Sibylline fut seule, seulement et uniquement à ce moment-là elle laissa ses larmes coulées. Des larmes de désespoir. Elle n’était guère plus libre et respectée que les Démons par sa famille.

 

***

 

Saori, Pallas et Artémis étaient à présent toutes les trois engagées dans le tunnel qui les mènerait directement à la dernière sphère, celle qui couronne cette structure pyramidale où se tiennent retranchés les véritables instigateurs de ce conflit depuis le début.

Durant l’ascension de ce couloir qui promettait de durer un moment, Pallas se laissa glisser dans sa mémoire et revécut un souvenir pas si éloigné que ça.

 

***

 

Quelque part en Afrique.

 

Deux silhouettes encapuchonnées poursuivaient leur tour du monde pour y répandre la paix et surtout l’amour que représentait l’une des deux silhouettes. C’est par une nuit d’été que ces deux silhouettes arrivèrent dans un petit village isolé du monde et du reste. Sans contrepartie ceux-ci furent accueillis dans le village avec joie et sympathie.

 

Le lendemain, quand la déesse de l’amour constata la misère et la détresse ainsi que la famine qui frappait ce village, son cœur en fut ébranlé. Pallas décida d’élire domicile dans le village afin d’aider et d’améliorer la condition de vie de ses habitants aux mieux qu’elle le pourrait. Cependant, elle ne leur fera jamais part de sa nature divine, elle voulait être considérée comme une mortelle lambda comme une autre.

 

Elle comprenait à présent pourquoi Athéna se réincarnait corps et âme en tant que mortelle, elle comprenait enfin à présent toute l’ampleur de sa décision du temps jadis de la mythologie. Pallas éprouvait même à présent une certaine forme de regret pour ce qu’elle avait bien pu faire dans ce temps-là comme à Pallasbelda.

 

Loin de se laisser emporter par ses regrets, cela renforça la détermination et la foi de la Déesse de l’Amour dans sa cause dans laquelle elle s’était lancée avec Titan. Au fils des semaines qui devinrent des mois et puis des années. Pallas parvenu à améliorer de façon significative leur condition de vie, ce n’était pas grand-chose, mais cela emplissait son cœur de bonheur.

 

C’était toujours avec un immense plaisir que Pallas aidait les femmes du village à transporter l’eau de la rivière jusqu’aux villages, à confectionner l’une ou l’autre breloque et autre chose artisanale ou encore à nourrir les nouveaux nées. Elle pensait sérieusement pouvoir vivre à jamais dans ce village qui lui apportait autant qu’elle-même leur apportait jusqu’au jour où…

 

- Titan ! Tu peux venir ! Se fit-elle entendre en hurlant en sortant d’une habitation. J’aurais besoin d’un… mais que se passe-t-il ?

 

- Qu’il y a-t-il Pallas ?

 

- Plus personne ne bouge, c’est comme si… le temps s’était arrêté.

 

Tout droit sorti de nulle part, Saturne apparut revêtu de son Chronotector, était-il là depuis le début ou venait-il d’apparaitre à l’instant. Aucun des deux ne serait le dire. Par réflexe son ancien serviteur se plaça devant la femme qu’il aimait avant la déesse qu’elle représente. Leur dernière rencontre ne fut pas des meilleurs.

 

- Que voulez-vous ?

 

- N’ayez crainte, je suis venu en tant qu’ami.

 

- Que nous vaut votre visite ici et pourquoi avez-vous stoppé le temps ?

 

- Ce que j’ai à dire ne regarde pas ces villageois et ne ferait que semer la panique.

 

- C’est-à-dire ?

 

- Maintenant plus que jamais, Athéna va avoir besoin de vous afin de combattre la menace que représente le Game of God.

 

- Si vous venez quérir notre aide, je suppose que c’est parce qu’Athéna est face à une menace qu’elle ne peut affronter seul.

 

- Effectivement Pallas, c’est pour ça que j’estime juste de vous offrir ceci.

 

Saturne claqua des doigts et fit apparaitre le Teinjinsoseiken ainsi que l’Eigo Rimbu qui finit respectivement chacun dans les mains du principal intéressé. Pallas aurait voulu ajouter un mot en remerciant le dieu du Temps, sauf qu’il avait déjà disparu comme il était arrivé.

 

***

 

Artémis suivait sa sœur cadette en courant aux côtés de la seule et unique amie de cette dernière. Leur amitié était telle qu’elle se considérait mutuellement comme des sœurs. La Déesse de la Lune fut tout un coup bien perplexe et envahi par une certaine forme de tristesse quand elle repense à toutes ces années perdues qui sonne comme un doux euphémisme aux oreilles pour la déesse qu’elle est. Et dire qu’elle aurait pu le passer aux côtés de sa sœur, bien qu’Artemis ne laisse rien transparaitre sur son visage, cela lui fit énormément mal au cœur. Elle avait échoué dans son rôle de sœur ainée à cause de la façon de penser bornée et condescendante de l’Olympe.

 

***

 

Quelque part sur l’Olympe

 

La Déesse de la Lune parcourait les longs couloirs des temples rejoignant les temples répandus aux quatre coins de l’Olympe. Celle-ci ne se posait aucune autre question que celle de faire la tâche qu’il lui incombe en ce divin lieu. Il lui arrive des fois de penser à sa sœur cadette, mais bien vite elle se sortait cette idée de la tête, étant bien trop douloureuse. Artémis avait bien du mal à se faire à l’idée de ne plus jamais voir sa sœur considérée à présent comme traitresse et moins que rien aux yeux de l’Olympe.

 

- Qu’il y a-t-il au programme de la journée ?

 

- Pour commencer, Déesse Artémis, vous…

 

- Je dois faire quoi ?

 

La Déesse de la Lune se retourna et découvrit avec stupeur que plus rien ne bougeait autour d’elle. Le temps s’était comme interrompu, mais une question s’imposa alors à elle. Pourquoi n’était-elle pas figée comme les autres ? Artémis ressentit alors une puissance dépassant de loin celle du cosmos, une puissance comme elle n’en avait jamais ressenti et qui se tenais juste dans son dos. Prestement la déesse de la Lune se retourna et découvrit un homme qui n’était pas là un instant auparavant.

 

- Déesse Artémis je présume

 

- Qui êtes-vous et que me voulez-vous !?

 

- Pour faire simple, je suis celui qui incarne et personnifie le temps.

 

Tout à coup Artémis blêmit suite à cette annonce. Le dieu que sa sœur cadette cherchait autrefois existait réellement et il se tenait aujourd’hui en chair et en os devant elle. Que faisait-il ici ? Que lui voulait-il ? Cela était une bonne question à laquelle l’Olympienne n’avait pas de réponse.

 

- Que…. que voulez-vous de moi ?

 

- J’ai une question à te poser et tache d’y répondre avec ton cœur.

 

- Quelle est-elle ?

 

- Quand comptes-tu revoir ta sœur ?

 

- J’aimerais la revoir, mais je ne le peux pas, elle est à présent considérée comme paria à l’Olympe.

 

- Je vais simplifier ma question : Artémis comptes-tu revoir ta sœur de son vivant ou pleurer sur sa dépouille quand elle se fera tuer ?

 

La question du dieu du temps atteint l’Olympienne en plein cœur. Artémis en déduit que sa sœur cadette courait un grand danger qu’elle ne pourrait affronter seule. Une menace telle qu’il pouvait même y laisser sa vie. La déesse de la Lune ne pouvait pas rester passive en connaissance de cause, si sa sœur Athéna venait à être tuée, elle ne pourrait pas se le pardonner alors qu’elle aurait pu l’aider.

 

- Le temps reprendra son cours dans une heure, ce qui te laisse largement le temps de réunir tes affaires et de quitter l’Olympe pour rejoindre le Sanctuaire. La décision n’appartient désormais plus qu’à toi.

 

Sur ces dernières paroles, la divinité temporelle disparut comme elle était venue, laissant Artémis seule avec son cœur et sa raison. Effectivement, son cœur avait des raisons de se joindre à sa sœur que la raison ignore. Sa décision était prise et si cela devait lui valoir l’exile pour être venu en aide à sa sœur Athéna, qu’il en soit ainsi. Cela sera le cœur libre et léger de toute culpabilité.

 

***

 

Tant Pallas qu’Artémis seront sortis de leur réminiscence assez brusquement. Un pas de plus et chacune rentrait en collision avec celle qu’elles ont décidé de suivre jusque dans ce lieu sordide et malfamé. Aucune des trois n’aurait eu l’air intelligent étalé l’une sur l’autre au sol.

 

- Athéna, tu pourrais prévenir quand tu t’arrêtes ainsi de la sorte ! Gronda Artémis

 

- Pourquoi t’es-tu d’ailleurs arrêté de courir ? Demanda Pallas

 

- Regarder là-haut, répondit Saori avec calme et neutralité

 

Saori leva sa main et pointa quelque chose de son index. Devant elles se dessinait l’entrée de l’ultime sphère se trouvant au sommet de la structure pyramidale à laquelle étaient reliées les trois sphères intermédiaires. Mais ce que pointait la Déesse de la Sagesse de son index se trouvait bien haut dessus. La déesse de la Lune et la Déesse de l’Amour plissèrent les yeux pour apercevoir la chose en question et la chose les laissa sans voix. Au-dessus de la structure pyramidale se trouvait une ultime sphère couronnant le tout. La seconde chose qui les laissa sans voix fut.

 

- L’entrée de la sphère qui se trouve devants nous n’est pas leur repaire, mais qu’un lieu de passage intermédiaire. En conclut Artémis.

 

- Cette sphère qui se trouve juste haut dessus de la structure pyramidale que nous avons traversée n’est cependant pas reliée au reste de cet infernal assemblage. Remarqua Pallas.

 

- Cela là-bas que se terre notre ennemi depuis le début. Et c’est dans cet endroit que nous irons afin de mettre un terme définitif au Game of God ! S’exprima Saori avec détermination.

 

Sur ces dernières paroles, Saori reprit sa course, Pallas et Artémis lui emboitèrent le pas sans attendre. Les trois déesses pénètrent ensemble dès lors dans la sphère. Il faisait apparemment nuit dans cette dernière et la sphère dans laquelle se terrent leurs ennemis pouvait être observée dans le ciel comme la lune lors de la nuit noire. Une lune d’une taille gigantesque et démesurée.

 

Le groupe de déesses n’eut pas l’occasion de s’avancer beaucoup dans les lieux qu’un étrange phénomène se produisit. À peine avaient-elles fait quelque dans ce lieu que leurs protections montrèrent d’étranges velléités, chaque pièce les constituants se mit à remuer. Sans explications celles-ci se fractionnèrent et quittèrent leur corps et disparurent sans laisser de tracer.

 

Saori, Pallas et Artémis étaient désormais entièrement dénuées de toute protection. Chacune n’était plus vêtue que de sa robe respective. Le climat particulièrement rude de l’endroit se fit immédiatement sentir par la même occasion. Pallas qui était la moins vêtu des trois referma ses mains sur ses bras pour tenter de conserver sa chaleur et se réchauffer. Artémis pour sa part se baissa pour étudier la nature du sol afin de le définir. Elle ramassa une poignée de celle-ci et sentir une froideur mordante s’emparer de sa main.

 

- De la neige, nous sommes apparemment dans une pleine enneigés. Fit constater Artémis.

 

- Qu’à cela ne tienne ! Nous combattrons sans nos armures si ce petit jeu peut les amuser ! Répondit Saori d’une voix agacé.

 

- Je me demande si cela est de la sous-estimation à notre égard ou une manœuvre calculée comme tout ce qui s’est produit jusqu’à présent. Ces esprits malades ont tout de même tout prévu depuis le début. S’exprima Pallas avec une certaine appréhension.

 

- Quoi qu'il en soit, nous n’avons plus le choix désormais. Répondit à son tour Artémis

 

Le groupe composé de déesses se tut et commença progresser dans cette plaine enneigée, chose qui ne fut pas aisée. Pallas semblait souffrir du froid en raison peu de protection octroyé par sa tenue. Artémis de son côté tentait d’avancer comme elle le peut avec sa robe pourvue de longue manche trainant jusqu’au sol, mais qui ne couvrait pas la région de son sternum ainsi que ses épaules. Pour sa part Saori tentait d’avancer tant bien que mal avec son ample robe qui ne lui facilitait pas la tâche. Elle était effectivement vêtue de sa robe qu’elle portait lorsqu’elle résidait au Japon.

 

Cela faisait à présent un moment que toutes les trois arpentaient les lieux sans que la moindre présence hostile ne daigne se faire connaitre. Le vent soufflait sur ces contrées hostiles et emportait leur chevelure dans son sillage qui dansait au gré de ce dernier. Le collier de parler rouge de Saori tintait les unes contre les autres au même rythme que les bracelets d’or attaché aux chevilles de Pallas dont les pieds étaient tout aussi engourdis que ceux d’Artémis à cause du froid mordant de la neige.

 

Escomptait-il vraiment les affronter ou leur but était qu’elles meurent de froid ou encore finisse gelé ? Figée et prisonnière des glaces éternellement ? Quoi qu'il en soit, ce petit jeu commençait à taper sur le système de la Déesse de la Sagesse. Elle était à la fois si proche de son but et paradoxalement si loin à la fois.

 

Soudain quelque chose tomba dans la neige juste à leur pied à leur grand étonnement. Toutes les trois se rassemblèrent en cercle autour de cette chose tombée dans la neige et constatèrent qu’il s’agissait d’une pomme. Plus précisément : d’une pomme en or.

 

*À la plus belle des déesses*

 

Ces mots résonnèrent simultanément dans la tête de Saori, Pallas et Artémis avec une telle force qu’elles avaient l’impression que cette phrase avait été prononcée à voix haute. L’arrivée de cette pomme n’avait rien d’anodin. Une sombre influence s’en dégageait et n’augurait rien de bon.

 

Le regard de Pallas était complètement subjugué par la vision de la pomme, elle n’arrivait pas à en détacher son regard. Elle entendait distinctement chaque battement de son cœur retentir dans ses oreilles. Elle ressentait le sang pulsé dans ses tympans, et puis il y avait cette voix, cette voix qui lui murmurait aux oreilles et atteignait directement son esprit.

 

*Depuis le début, elle essaye de te séparer d’elle. Tue-la ! Tue Artémis et ça n’arrive pas !*

 

L’influence obscure de la pomme était en train de décupler la sensation de jalousie qu’éprouve Pallas à l’égard d’Artémis vis-à-vis de ce qui s’est produit plutôt au Sanctuaire. Ce sentiment néfaste fut tellement amplifié qu’il devient prédominant chez la Déesse de l’Amour.

 

Saori était également subjuguée par la pomme dont toute son attention était concentrée sur la fascination qu’elle exerçait sur elle. La déesse de la Sagesse ressentit exactement les mêmes symptômes que la déesse de l’Amour. Chaque battement de son cœur résonnait avec force dans ses oreilles et elle ressentait chaque pulsion de ce dernier dans ses tympans. Et puis vient cette voix lui murmurant délicatement à son esprit.

 

*Tu es la déesse de la guerre pourtant l’une comme l’autre prennent de plus en plus de place dans le Sanctuaire ériger a ta gloire et réclame ton hégémonie. Tue-les ! Tue-les toutes les deux afin de prouver que tu es la seule et unique déesse régnant sur la guerre et qui plus est la plus belle des trois ! Reconnaissance qui t’a été refusée du temps jadis de la mythologie !*

 

Le sombre côté mythologique que Saori ou plus précisément Athéna avait fait au mieux pour l’enterrer et le faire disparaitre au plus profond d‘elle-même au cours de ses réincarnations parmi les hommes commençait à ressurgir peu à peu des sombres entrailles de sa personnalité. L’influence de la pomme l’appelait inexorablement et ce dernier devient de plus en plus proéminent jusqu’à prendre l’ascendant sur la raison de Saori.

 

Artémis était aussi subjuguée par la pomme et ne parvenait pas à en détourner les yeux. Les symptômes ne tardèrent pas à se manifester chez elle. Et vient alors cette voix insidieuse qui lui soufflait à l’oreille des conseils mal avisés.

 

*Tu es beau et vierge et tu le seras a jamais. C’est à toi que revient ce titre, mais cependant, elles souillent ta pureté et te contaminent avec leur humanité. Tue-les sans tarder ! Pour te préserver !*

 

La pomme était en train de la posséder, mais elle s’en rendit compte et hurla un bon coup pour reprendre ses esprits. Artémis secoua sa tête avec violence avant de la saisir dans ses mains en bouchant ses oreilles pour ne plus entendre cette odieuse voix murmurant à son esprit.

 

- Cette voix ! Elle vient de la pomme ! Je ne dois pas l’écouter !

 

L’influence de la pomme n’avait désormais plus le moindre effet sur la déesse de la Lune dont la volonté inflexible lui permit de se rendre compte du subterfuge vicieux avant qu’il ne soit trop tard.

 

- Athéna ! Pallas ! Ne l’écouter…

 

Avant qu’elle ne puisse finir sa phrase, Artémis eu le souffle coupé par le poing de Pallas qu’elle reçut en plein dans le ventre. Elle fit preuve d’une violence dont la déesse de la Chasse ne la soupçonnait pas. Avant que Pallas ne puisse faire quoi que ce soit de plus, Saori s’interposa et lui asséna un coup de genoux dans le ventre qui la fit tomber à genou, les mains refermées sur le ventre.

 

- Athéna, ma sœur qu’est-ce qui ta pris de frapper Pallas avec autant de violence ?

 

À peine eut’elle terminé sa phrase que la déesse de la Sagesse lui envoya son pied dans la mâchoire et l’étala de tout son long dans la neige. L’Olympienne dut se rendre à l’évidence qu’elle avait réagi trop tard. Saori et Pallas étaient à présent totalement aveuglés par des sentiments négatifs

 

- Malédiction ! Elles ont toutes les deux sous l’influence de la pomme !

 

L’olympienne se releva et du rechigner à lever la main sur sa sœur cadette et l’amie de cette dernière afin de se défendre tout en essayant de trouver une solution pour les libérer de cet état de folie meurtrière. Cette pomme d’or méritait bien son nom, elle avait semé la discorde entre elles.

 

- Pallas, Athéna ma sœur, ce n’est pas de gaité de cœur, mais c’est pour votre propre bien !

 

La Déesse de la Lune intensifia son cosmos et asséna un terriblement violent coup de coude dans le ventre de Saori. Artémis laissa ensuite Pallas s’approcher, et d’un formidable jeu de jambes témoignant de son agilité, elle lui envoya une série de coups de pied dans la figure pour l’envoyer au tapis. L’Olympienne en profita aussitôt la chose faite pour s’écarter du champ de bataille et chercha la pomme du regard, mais avec toute cette neige, cela revenait a cherché une aiguille dans une botte de foin.

 

La Déesse de la Sagesse et la Déesse de l’Amour se relevèrent peu de temps après et recommencèrent aussitôt à se battre. La Déesse de la Lune n’intervint plus en se disant que tant que cela se limitait à des coups de poing ou de pied, hormis des ecchymoses, elle ne risquait pas grand-chose.

 

- Donne-moi la victoire Niké !

 

- Pourfends la Eigo-Rimbu !

 

Saori et Pallas dégainèrent leur arme respective et le fracas du métal des deux armes se rencontrant avec violence retentit. Cette fois-ci retrouver la pomme devenait urgent, Artémis regardait avec hâte et panique partout avec elle. Aucune d’entre elles n’était protégée par une armure et risquait de se tuer si elles s’atteignaient. La Déesse de la Lune découvrit quelque chose briller non loin d’elle, elle accourut dans cette direction et se laissa tomber à genoux et tata partout dans la neige dans l’espoir de retrouver la pomme pour la détruire.

 

Enfin, Artémis retrouva la pomme et se releva en la ramassant afin de la briser dans sa main. Peu après Saori et Pallas retrouvèrent leur esprit et se portèrent une main à la tête. Aucune des idées ne se souvenait de ce qui avait pu se produire et leur arriver.

 

- Ah… mais que s’est-il passé ? S’exprima Saori

 

- Et que nous est-il arrivé, je ne me souviens de rien ? Protesta Pallas

 

- Où est Artémis ? Se demanda alors Saori

 

La déesse de la Sagesse et la déesse de l’Amour balayèrent l’endroit du regard sans apercevoir quoi que ce soit jusqu’à ce qu’une interpellant lueur interpelle leur regard. Les déesses dirigèrent leur regard dans ce sens et firent une surprenante découverte.

 

- Artémis !!! hurla Saori à pleins poumons.

 

- Que lui est-il arrivé !? Fit Pallas horrifié avec les mains placé sur la bouche pour masque son horreur.

 

Les deux déesses accoururent auprès  de la déesse de la Lune, mais elles se sentaient bien impuissantes l’une comme l’autre face à cette situation. Artémis avait été changée en or et son corps brillait de mille éclats. Elle tenait dans sa main tenait la pomme qu’elle s’apprêtait à détruire. À la vue l’expression faciale figée sur le visage de la déesse de la Lune désormais statufiée, tout laissait à croire qu’elle a c’est changé en or sans même comprendre ce qui lui arrivait.

 

- Artémis… ma sœur… arriva à peine articuler Saori d’une voix brisé par l’émotion

 

- Qu’est-ce bien put lui arriver ? S’interrogea Pallas perplexes concernant l’état actuel d’Artémis

 

- Et surtout pourquoi ! Pourquoi n’avons-nous aucun souvenir de ce qui s’est produit il y a peine quelque minute ? Ces questions sans réponse enrageaient Saori.

 

- Elle est magnifique dans cet état n’est-ce pas ? Demanda un troisième intervenant avec une voix railleuse et sarcastique.

 

Une voix familière apostropha les deux déesses encore en état de se mouvoir. Cette voix supérieure et satisfaite qui les interpellait, Saori ne la reconnaissait que trop bien. Ça ne pouvait être qu’elle, cependant, de souvenir, elle n’a pas le pouvoir d’infliger ce qui été fait à Artémis. Il n’empêche que Saori n’en décolérait pas pour autant, à chaque fois que son regard croise la vision du corps de sa sœur changé en statue d’or, celle-ci augmente significativement.

 

- Que veux-tu… Eris !

 

La Déesse de la Discorde sortit de la pénombre et apparut devant la déesse de la Sagesse et la Déesse de l’Amour. Eris avec ses aires supérieures snoba royalement la présence de Saori et Pallas et se dirigea vers Artémis pour reprendre la pomme qu’elle tenait dans sa main.

 

- Je te remercie Artémis, je te reconnais bien là, tu as toujours eu un cœur en or Ha Ha Ha !

 

La Discorde s’exclama d’un fou rire malsain et railleur tandis que la déesse de la Sagesse sentait de plus ne plus la colère monter en elle, en témoigne ses mains qu’elle serait de plus en plus en s’en blanchir les phalanges. La déesse de l’Amour pour sa part se sentait de plus en plus mal à l’aise pour son amie. Elle aussi était répugnée et en colère pour son amie, Pallas en grinçait des dents pour la peine. Tout cela semblait d’ailleurs amuser au plus haut point Eris.

 

- Comme ce fait-il que tu sois ici si je puis me permettre. Lui demanda froidement Saori

 

- Je dois ma présence à la Matriarche face à laquelle tu ne représentes pas plus d’importance qu’un grain de poussière. Tu as d’ailleurs un exemple de sa puissance à côté de toi. Rétorqua Eris avec vantardise en désignant l’état actuel d’Artémis.

 

- Qu’avez-vous fait à ma sœur !

 

- La pomme de la discorde a été frappée d’une malédiction. En la prenant dans la main, Artémis fut frappée par cette dernière. L’or dont est constituée la pomme se répandit à son corps jusqu’à la changer intégralement et également en or

 

- Serait-ce de la magie noire ? Pensa Pallas à voix haute.

 

- La Matriarche manie l’art de l’Archimagie noir. Vous avez aussi pu voir avec quelle facilité la puissance du sortilège frappant la pomme a pu vous faire sombrer dans les ténèbres qui vous habitent.

 

- Eris ! Je te somme de lever le maléfice qui a changé Artémis en or immédiatement !

 

- Je ne crains que ne soit impossible, une fois le maléfice lancé, il est absolu. Artémis est désormais changée en or a jamais Ha Ha Ha !

 

La déesse de la Discorde semblait prendre un plaisir absolu à se jouer de la détresse de la déesse de la Sagesse. Eris ne s’en rendait pas compter, mais elle était en train d’attiser gravement la colère et la haine qui commence à naitre en Saori. Elle allait lui faire payer au centuple de sa cruauté et si Artémis devait effectivement rester à jamais dans cet état. Elle annihilerait la Discorde jusqu’à la moindre particule de son âme.

 

- Eris ! Tu vas payer !

 

La déesse de la Sagesse fit exploser subitement son cosmos et porta un redoutable coup de poing dans le visage d’Eris qui ne le vit pas venir, trop occupé à jubiler de son malheur. L’intensité du cosmos de Saori était à présent telle qu’il faisait remuer les bâtant de sa robe et les fluctuations cosmiques la soulevaient à hauteur de ses genoux

 

Eris tenta bien entendu répliquer aussitôt avec toute la perfidie qui la caractérisait, mais Pallas ne lui en laissa pas l’occasionner et soutenu son amie dans ce moment difficile en engendrant une décharge de cosmos entre ses mains qu’elle projeta à bout portant sur la déesse de la discorde. Quand bien même cette dernière posséderait un artefact frappé d’un puissant sortilège, elle ne faisait pas le poids face à deux déesses en colère.

 

Eris feinta d’être mal au point au sol pour berner ses opposantes. Quand l’opportunité se présenta, elle asséna un violent coup dans la rotule de Pallas pour la faire chuter sur un genou puis lui explosa une sphère de cosmos dans le visage qui la traina dans la neige sur plusieurs mètres.

 

La déesse de la Discorde s’attaqua ensuite dans son élan à la déesse de la Sagesse. Elle lui écrasa son poing de toute la force de son cosmos en plein abdomen. Sur le coup elle eut le souffle coupé accompagné d’un geignement, mais Eris n’en avait pas encore fini. Elle empoigna Saori à l’arrière de sa chevelure pour mettre un coup de boule et ensuite enchaina avec un coup de genou dans le visage avec tout autant de violence.

 

La déesse de la Sagesse se porta les mains au visage en réalisant quelque pas en arrière, elle était à vrai dire un peu sonnée après ce déchainement de violence de la part de la déesse de la Discorde.

 

- Athéna ! Tu vas finir comme ta sœur Artémis !

 

Eris tendit son bras en avant et déclencha arbitrairement l’effet du sortilège. La pomme s’illumina dès lors d’une puissante et éblouissante lumière dorée. Cependant Pallas s’interposa et poussa Saori sans ménagement à terre. La déesse de l’amour se trouvait à présent au cœur du rayonnement émis par la pomme, elle aurait voulu se déplacer, mais ce lui fut impossible.

 

Pallas ressentait tout son corps se rigidifier et ne pouvait plus effectuer le moindre mouvement, même bouger ses lèvres lui était à présent impossible sans un effort intense tandis que son corps virait intégralement peu à peu au dorée. Quand la luminosité de la pomme cessa, Saori ne put faire que constater l’horrible découverte qui lui déchira le cœur une seconde fois.

 

- Pallas ! Non !!!

 

Elle se releva aussitôt pour se rendre aux côtés de son amie de toujours, mais il était déjà trop tard. Pallas était à présent intégralement changé en or avec une expression de peur figé sur le visage. La déesse de l’Amour avait ressenti ce qui était en train de lui arriver sans pour autant faire quoi que ce soit pour s’en protéger.

 

Désormais tout allait se jouer entre la déesse de la Sagesse.et la déesse de la Discorde qui partait avec l’avantage de détenir deux otages très chers au cœur de Saori. Cette dernière avait, malgré toute sa rationalité, une peur viscérale. Si ce qu’avançait Eris était vrai, cela voudrait dire qu’Artémis et Pallas resteront éternellement changées en or.

Elle le refusait et se fit la promesse de les sauver. Après avoir esquissé un dernier regard en arrière sur sa sœur et son amie aux corps désormais étincelant. Saori reporta son attention sur la responsable de tout cela. En aucun moment elle ne laissa transparaitre sa douleur sur son visage, pas plus qu’elle laissa la moindre larme coulée sur son visage.

 

- Quelle idiote de s’être si bêtement interposé de la sorte ! Elle n’a que ce qu’elle mérite à présent !

 

- Je t’interdis de parler de Pallas de la sorte ! Elle est mon amie et a agi de la sorte afin de me protéger parce que pour elle je représente bien plus qu’une amie.

 

- Allez vient te battre Athéna ! Tôt ou tard tu finiras comme elles !

 

- Ici et maintenant je te fais la promesse solennelle de sauver ma sœur Artémis et mon amie Pallas de leur état de statue et te le ferais également payer très cher !

 

La colère sous-jacente en Saori ne cessait de bouillonner et de s’amplifier depuis un moment. Toute déesse de la Sagesse qu’elle représente, Saori était en train de se laisser guider par des émotions négatives et néfastes. L’heure n’était plus à la plaisanterie, la vie de deux personnes lui étant proche était désormais engagée.

 

Saori appela son sceptre Niké à elle et referma avec convictions sa main sur le manche et passa à l’attaque. Elle porta de nombreux coups dont la puissance balafra le sol derrière Eris. Cette dernière ne semblait pas plus inquiétée que cela par cet emportement et ce déchainement de violence colérique à son égard. Bien au contraire, la Discorde prenait de plaisir à s’exclamer d’un rire sardonique et profondément malsain.

 

La déesse de la Sagesse finit par atteindre de plein fouet la déesse de la Discorde qui chuta avec violence dans la neige. Saori s’apprêtait à lui porter le coup de grâce avec son sceptre quand celui-ci lui glissa inexplicablement des mains.

 

- Mais qu’est-ce qui m’arrive !?

 

Saori se porta prestement la main à son épaule gauche où elle ne ressentait plus la moindre sensation qu’il soit. En la touchant, elle ressentit quelque chose de froid et dur, ce n’est que quand elle y porta son regard qu’elle comprit. L’intégralité du bras gauche de Saori venait de se changer en or sans raison apparente.

 

Eris ricana un long moment pendant lequel elle prit le temps de se relever et d’essuyer l’ichor coulant le long de sa bouche et seulement après ça daigna éclaircir ce mystère.

 

- Elle a imprégné la pomme de la discorde avec un sortilège et m’a octroyé le fait de faire appel à ce pouvoir comme bon me semble. La seule limite du sortilège est celle de mon imagination.

 

- Quoi qu’il en soit Eris ! Il me reste toujours un bras pour te mettre à genou !

 

- Tu es pathétique Athéna.

 

L’affrontement entre la déesse de la Sagesse et la déesse de la Discorde repris de plus belle. Saori était de plus en plus vaillante et déterminée à terrasser Eris. Mais malgré son indéniable volonté et sa combativité, son bras d’or représentait un sérieux handicap. Elle ne pouvait plus se mouvoir aussi vite qu’auparavant, chose dont la Discorde profita pour la tourner en ridicule.

 

Eris finit immanquablement par avoir l’avantage sur Saori et l’envoya avec violence à terre au pied d’Artémis et de Pallas qui observait silencieusement l’affrontement. Dans leur état, elles ne peuvent de toute façon rien faire pour venir en aide à la déesse de la Sagesse. Sans attendre, Saori se releva pour poursuivre le combat et essuya le sang coulant des commissures de ses lèvres. Ce n’est que bien après ce geste anodin qu’arriva une seconde chose fâcheuse.

 

- Non ! Ce n’est pas possible !

 

- Alors que comptes-tu faire à présent Athéna ? Continuer de combattre vainement avec tes jambes ?

 

- Mes bras ! Comment vais-je pouvoir sauver Artémis et Pallas avec les bras changés en or !

 

- Tu es finis Athéna ! Accepte de reconnaitre ta défaite !

 

La Discorde tendit à nouveau son bras et activa le maléfice de la pomme qui s’illumina de mille feux. Prit au cœur de rayonnement de la pomme, Saori ressentit à présent à son tour son corps se figer. La déesse de la Discorde poussa le vice jusqu’à rendre la chose suffisamment longue afin que la déesse de la Sagesse puisse ressentir son corps se métamorphosé peu à peu en or et perdre toute sensation dans ce dernier au fur et à mesure.

 

La partie de la robe se trouvant au pied de Saori commença à se changer en or et cela commença son inexorable ascension. Au fur et à mesure que le maléfice se propageait, la déesse de la Sagesse perdait peu à peu des sensations dans ses jambes. Condamné à être obligé d’assister à sa propre pétrification. Saori fut soudain en proie à un profond désespoir tandis qu’elle ne ressentait plus aucune sensation en dessous de la poitrine.

 

- Artémis… ma sœur… Pallas… mon amie… pardonnez-moi… je n’ai pas pu vous sauvez comme je vous en avais fait la promesse.

 

Elle ne ressentait désormais plus rien en dessous de son cou et l’or atteignait à présent son visage tandis que Saori commença à verser des larmes en sachant qu’elle avait échoué et manquer à tous ses devoirs.

 

- Je n’ai pas pu protéger la Terre… je n’ai pas pu protéger l’Uni…

 

L’or se répandit à sa bouche en mettant un terme à sa phrase et continua son ascension. Saori cessa de respirer quand cela atteint son nez. Pour finir cela atteints, ses yeux bleus se firent or. Le métal précieux se répandit jusqu’au sommet du crâne de la déesse de la Sagesse à présent dans le même état que la déesse de l’Amour et la déesse de la Lune.

 

Saori ainsi que Pallas et Artémis étaient désormais toutes les trois changées à l’état de statue d’or. Leur âme était à présent annihilée et il ne restait d’elles comme preuve d’existence que leur corps brillant de mille feux. Cependant, malgré que la déesse de la Sagesse ait été changée en or et que la tristesse était à présent figée sur son visage, elle continuait de pleurer sans discontinuer sur le funeste sort qui attendait l’Univers et toutes les formes de vie qu’il abrite.

 

L’arc d’or ainsi que l’Eigo Rimbu et Niké trainait négligemment dans la neige non loin l’un de l’autre et à présent à la portée du premier venu. Beaucoup plus bas dans la structure, ce qui venait de se produire ne passa pas inaperçu auprès des deux Prêtresses se trouvant à deux endroits différents.

 

- La déesse Athéna ! S’exclama Hilda avec stupeur

 

- Ainsi que la Déesse Pallas et la Déesse Artémis ! S’exprima bruyamment Thétis

 

- Leurs cosmos ont disparu. Firent Seiya et Titan épris soudain de colère et de culpabilité en devant se rendre à l’évidence.

 

***

 

Quelque temps plus tard, la Gold Saint des Gémeaux et le Saint du Dragon arrivèrent à leur tour dans la sphère. Qu’elles ne furent pas leur horreur quand ils découvrirent les corps statufiés des trois déesses.

 

- La Déesse Athéna… a été transformée en statue. S’exprima Integra d’une voix terrifié

 

- Pallas et Artémis ont également été changés en or ! Qui a bien pu leur infliger ça ? S’étonna Ryuho avec stupéfaction.

 

- Craigniez le pouvoir absolu de ma maitresse et préparez-vous au désespoir !

 

Cette troisième voix qui venait de retentir se trouvait dans leur dos. Une gigantesque et formidable puissance venait de faire son apparition et s’approchait lentement de leur position. Une femme a la chevelure noire dont les l’extrémité tirait vers le blanc et pourvu d’une corne au centre du front avec des serres d’oiseau de proie en guise de pied venait de faire son apparition et ne se tenait plus qu’à quelque pas d’eux.

 

- Integra, tu ressens cette prodigieuse énergie qui émane d’elle ?

 

- Cela ne ressemble en rien de près ou de loin a du cosmos.

 

- Tu te sens apte à combattre ?

 

- Si nous combattons ici, nous mettons en péril l’intégrité physique de la Déesse Athéna, de la Déesse Pallas et de la Déesse Artémis qui ont été pétrifiées. Nous devons premièrement tacher de l’attirer autre part avant de combattre.

 

La Gold Saint des Gémeaux intensifia son cosmos et dirigea une bourrasque de vent en direction du sol qui projeta d’énormes rideaux de neige sur leur opposante fraichement arrivée. Integra et Ryuho profitèrent de cette diversion pour ensuite partir aussi loin que possible de l’emplacement des trois déesses. Cependant l’instant même où ils s’arrêtèrent, ceux-ci se retrouvèrent nez à nez avec leur adversaire semez un instant plutôt.

 

- Qui êtes-vous !?

 

- Je suis Sibylline, la représente de la Matriarche.

 

- C’est la personne dont parlait Silke.

 

- Vous représentez la responsable de ce massacre !?

 

- Vous n’écoutez pas quand vous parle ou quoi ?

 

- Tu vas payer pour tous les crimes que vous avez commis ! « Rozan Sho Ryu Ha » !

 

Le Saint du Dragon intensifia son cosmos. Il concentra son cosmos dans son poing droit placé en retrait. Ryuho déchaina toute la fureur de son cosmos au travers d’une décharge cosmique fulgurante. Le Dragon poussa un terrible hurlement, mais se brisa avant d’atteindre Sibylline.

 

- Comment est-ce possible ?

 

- Laisse-moi faire Ryuho ! « Fortunate Storm » !

 

La Gold Saint des Gémeaux intensifia son cosmos. Elle tendit ses bras en avant et joignit ses mains l’une contre l’autre et y concentra une sphère de vent. Integra projeta une terrible et redoutable vrille venteuse qui s’abattit sur la position de la Prêtresse. De même, la vrille se fracassa avant d’atteindre la jeune déesse sumérienne et se déchaina de part et d’autre sur les côtés sans l’atteindre. À l’issu de cette offensive, Integra chuta sur un genou, elle avait trop présumé de ses forces face à Silke.

 

- Integra ! Est-ce que ça va bien ?

 

- Ne t’inquiète pas Ryuho, je suis juste à bout de force. Je pense que j’ai atteint mes limites face à Silke et j’en paye à présent le contre coup.

 

- Rendez-vous pacifiquement et je ne vous ferais aucun mal

 

- Tu mens comme tu respires ! « Kyōka Suigetsu » !

 

Le Saint du Dragon intensifia son cosmos. Il plaça un poing en retrait et abattit la paume de sa seconde main en avant. Ryuho projeta une spirale d’eau grande vitesse à l’encontre de la Prêtresse pour perforer sa défense. Sibylline fixa de son regard la spirale aquatique et l’immobilisa sur place. L’instant d’après elle lui fit faire chemin inverse avec une vitesse sublimée.

 

Ryuho restait sans voix, il était consterné par ce qui arrivait, ce sera Integra qui s’interposera en croisant ses bras devant son visage. La spirale d’eau se brisera et aspergera la cadette des Gémeaux.

 

- Quelle terrifiante puissance. Se fit la réflexion Integra

 

- Vos cosmos aussi puissants soit-ils ne sont rien comparé à la puissance de mon Dunamis.

 

- du Dunamis !? Elle vient de parler de Dunamis !? S’exclama Ryuho.

 

- Vous allez avoir l’occasion d’en avoir un aperçu « Fire God Breath »

 

La déesse sumérienne amplifia son Dunamis. Elle respira profondément et le fit converger vers sa gorge. Sibylline ouvrit sa bouche et poussa un souffle de flamme ardent tel un dragon. Le souffle incandescent fit fondre la neige autour d’elle et s’abattit de plein fouet sur Integra et Ryuho qui furent englobés au sein de cette fournaise.

 

Quand Sibylline s’arrêta enfin de souffler, elle eut la surprise de voir que les Saints n’avaient pas été intégralement carbonisés et réduit en cendre. Integra se tenait debout, un bras tendu en avant et exhalait rapidement et anarchiquement. Elle portait à présent de nombreuses marques de brulure, tant sur son corps que sur son armure. Elle avait donné tous qu’elle avait pour faire appel au Fortunate Wall pour contrer le souffle de flamme comme elle le pouvait.

 

Suite à cet effort, la cadette des Gémeaux ne sentit plus ses jambes à cause de la fatigue et se serait écroulée si Ryuho ne l’avait pas retenu en lui prêtant une épaule pour stabiliser son équilibre.

 

- Impressionnant, tu es parvenu a partiellement détourné souffle de flamme.

 

- Ne crois pas avoir déjà gagné parce que nous sommes affaiblis et fatigué. Je trouverais toujours la force de me battre pour la cause en laquelle je crois et pour protéger ceux qui me sont chers.

 

Sibylline ne fit rien hormis fermer les yeux suite aux dernières paroles tenues par Integra. L’instant qui suivit, elle porta une fulgurante et pas moins rapide offensive avec son arme. La Prêtresse était en possession d’une lance pourvue d’une lame de poignard à l’autre bout du manche et de hallebarde sur les côtés dont l’extrémité des tranchants arrivait à la base de la lame de la lance.

 

En d’autres termes, il était impossible de s’emparer de cette arme sans y laisser les mains ou d’autres membres. Elle asséna violent coup avec la hallebarde dans le plastron de Ryuho qui fut fendu d’une large entaille en son centre et envoyer à terre. Integra voulu réagir, mais elle vit le tranchant de la lame de la hallebarde fendre l’air en direction de son crâne. La Gold Saint des Gémeaux parvient à bloquer tout juste la lame entre ses mains.

 

- Pourquoi vous obstinez-vous alors que tous est déjà joués d’avance ? À quoi cela peut-il servir de souffrir pour rien en combat alors que l’issu est inéluctable ?

 

- Tu me demandes pourquoi ? Parce que nous sommes des Saints de la déesse Athéna, et même si elle a été changée statue d’or, son cosmos continue veiller sur nous et nous guide. Tant que la moindre parcelle de cosmos et de vie animera nos corps, nous nous relèverons afin de combattre les forces du mal pour protéger les faibles et les opprimés parce que….

 

Le cosmos d’Integra commença à s’intensifier dangereusement et déchira les ténèbres de sa douce et chatoyante lumière dorée. Les émanations de son cosmos auréolant son corps commencèrent à danser de manière de plus en plus rapide et agressive. La Gold Saint des Gémeaux finit par repousser la Prêtresse avec violence et s’exclama avec la force de son cœur.

 

- MÊME SI NOS CORPS SONT BRISÉS ! LE COSMOS EST IMMORTEL !!! « GALAXIAN EXPLOSION » !!!

 

La Gold Saint des Gémeaux intensifia son cosmos. Elle concentra tout son potentiel cosmique entre ses mains. Un bruit assourdissant retentit alors dans toute l’étendue de la pleine enneigée. Une sphère plus haut, loin des échos et du tumulte du combat acharné qui se déroule plus bas. L’heure était à la jubilation et a l’extase après tout ce temps attendu avec patience.

 

- L’heure est enfin venue !

 

- La Matriarche est enfin de retour parmi nous !

 

- Elle s’est éveillée en elle !

 

Dans sa geôle inviolable et réduite à l’impuissance, Shamash baissa la tête et abandonna définitivement toutes issues positives à ce conflit. Elle s’était finalement réveillée dans le corps de celle qu’elle a choisie pour être son hôte.

 

- Ainsi, elle s’est réveillée, maintenant qu’elle est de retour, tout est définitivement perdu. Il n’y a que pour ainsi dire plus que ce mur qui me sépare d’elle à présent. Pardonne-moi Mileena de ne pas avoir pu t’aider. Tu es désormais son réceptacle pour l’éternité.

 

Une puissance sans commune mesure se répandit dans tous les enfers unifiés. Inspirant la peur et la terreur de par sa seule présence. Qu’il soit simple Steel Saints comme Prêtresse, tous sans exception furent en proie à une peur dans sa forme la plus pure et terrifiante qu’il existe. Si le sentiment de terreur qu’Abzu pouvait infliger chez ceux qu’il fixait dans les yeux, vous n’avez encore rien vu de ce que peut instiller la Matriarche chez ses ennemis. À présent qu’elle était de retour, tous allèrent plier genoux devant elle en la vénérant ou cessez d’exister dans l’instant qui suit.

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2020 / Mentions légales