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La ligue des mangoustes recherche de nouveaux héros
 par   - 571 lectures  - 1 commentaire [30 mai 2020 à 12:42:02]

Fan de manga et/ou de comics et écrivain dans l'âme, cette annonce s'adresse à vous !


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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)

Game of Gods - Manipulation
[Histoire En réécriture]
Auteur: Anubis Vue: 21901
[Publiée le: 2013-01-18]    [Mise à Jour: 2015-05-31]
G  Signaler Action-Aventure Commentaire : 1
Description:
Athéna a enfin réussi à convaincre le Maitre du Temps qu'elle pouvait encore protéger la Terre et laisse l'Humanité faire son chemin. Mais alors que le Sanctuaire retrouve à peine son ordre habituel, dans l'ombre, on complote. Histoire de remuer le passé et s'emparer de l'avenir.

Et si depuis tout ce temps, Athéna n’était en réalité qu’une pièce sur un échiquier ? Larmes, faux-semblants, origine, concept... Le jeu entre les Dieux va commencer. Mais avant de comprendre le pourquoi, il faut savoir le comment du Jeu.
Crédits:
Les personnages issus de l'oeuvre original appartienent a Masami Kurumada / Toei / Suiesha / Etc.
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Les marais de la mélancolie

[6740 mots]
Publié le: 2015-01-30Format imprimable  
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Trois est le chiffre sacré

Celui du père, du fils et du saint d'esprit

 

La coalition à laquelle Saori se trouve à la tête progresse de manière indéniable dans le dédale pyramidal. À ce rythme ils ne tarderaient pas à atteindre tous et toutes le sommet plutôt que prévus ce qui serait plus que fâcheux. Enfin, certains groupes rencontrent plus de difficulté que d'autres à progressé et fort malheureusement certains y laissent la vie.

 

Au sommet de cette structure infernal, Sybilline se tenait seul dans la sphère couronnant l’assemblé de la structure. Dans ce lieu seul régnaient les ténèbres sous diverses formes d’existence. La jeune déesse sumérienne qui est sa prêtresse et représentante en ce lieux et depuis toujours observait les actions de tout en chacun présent en ces lieux. Elle les observait dans ce qui ressemble à des boules de cristal suspendu en lévitation et disposé en forme de cercles.

 

La prêtresse les fit défiler une à une en observant ceux qui étaient présentés dedans l’espace d’un instant. Elle stoppa la rotation du cercle sur une boule de cristal en particulier. Dans celle-ci Sibylline put observer les exploits et la progression du Saint de Pégase et de la Saint de l’Aigle.

 

Le Yang était visiblement très amouraché de sa partenaire, elle l’avait bien remarqué, c’est alors que sa main se crispa proportionnellement au pincement qu’elle ressentait à son cœur. Sibylline n’avait jamais rencontré quelqu’un qui fasse preuve d’attention et d’amour à son égard. Serait-ce de la jalousie de la part de la jeune sumérienne ? Effectivement, elle le désirait, elle désirait cet amour, elle désirait tant qu’une personne s’intéresse à elle. Elle avait le droit d’être aimée et d’aimer en retour !

 

Elle réprima cette frustration qu’elle nourrit depuis les temps mythologiques et prit la parole sur un ton autoritaire et strict. Le Yin et le Yang devaient être présents impérativement en ce lieu lorsqu’elle se réveillera enfin en elle. Son réveil augurera l’aube d’une nouvelle ère.

 

Sippar ! Kultha ! Venez à moi ! Votre Prêtresse réclame votre présence auprès d’elle.

 

La voix de Sibylline se répercuta en échos avant de s’évanouir dans les ténèbres. Quelque instant plus tard, deux silhouettes se dessinèrent dans l’ombre et se rapprochèrent alors de la prêtresse et s’inclinèrent devant elle en posant genoux à terre et baissant la tête. Ils étaient tout ouïe et prédisposés à accomplir la demande de celle qui la représente et qu’ils vénèrent.

 

— Nous avons répondu à votre appel Prêtresse Sibylline, annonça une voix masculine.

 

— Que désirez-vous que nous accomplissions pour sa gloire, avisa une voix féminine.

 

— Votre tâche sera de neutraliser le Yin et le Yang et de les ramener ici. J’insiste particulièrement sur ce fait !

 

— Concernant ceux qui les accompagnent ? S’enquit la voix masculine.

 

— Qu’en faisons-nous ? Demanda la voix féminine.

 

— Fait ce que bon vous semble du moment que vous rameniez le Yin et le Yang en cet endroit.

 

— Cela ne sera pas un problème, conclut la voix masculine.

 

— Vous pouvez compter sur nous, répondit la voix féminine.

 

— Vous pouvez disposer

 

Les deux silhouettes présentes dans l’ombre inclinèrent leur tête en avant de se retirer à une vitesse telle qu’on aurait pu croire qu’ils ne furent jamais là. Les deux Démons avaient déjà quitté les lieux et se trouvaient désormais dans la structure pyramidale afin de réaliser leur sale besogne.

 

***

 

Pour leur part, Koga et Yuna poursuivaient leur chemin bien que cela était particulièrement difficile dans la sphère dans la quel ils se trouvaient pour l’instant. L’endroit était poisseux et jonché de marais plus fétides les uns que les autres qui empestaient la chair putride et décomposée. L’odeur qui régnait dans cet endroit était tout juste ce qu’il vous fallait pour vous faire tourner de l’œil ou tout au moins vous retournez l’estomac tellement elle vous prend au nez et vous agresse.

 

Le Saint de Pégase et la Saint de l’Aigle tentèrent de s’y accommoder afin de traverser cet endroit au plus vite tout en évitant de glisser pour finir têtus la première dans ces immondes et saumâtres étendues d’eau répugnantes.

 

Koga était perplexe, il était perplexe depuis qu’ils étaient arrivés en ces lieux particuliers. En réalité depuis un moment, il redoutait avec la plus grande appréhension qu’il soit une chose. Si ses craintes se relevèrent fondé, il savait qu’il n’aurait pas la force d’y faire face malgré tout ce qui est en jeux. La Saint de l’Aigle n’était pas dupe et savait que quelque chose interpellait son frère d’armes depuis un trop long moment. Yuna prit alors la parole afin de briser le silence sordide et macabre du lieu.

 

— Tu crains d'avoir à l’affronter n’est-ce pas ?

 

— Pardon Yuna, tu disais ? Répondit Koga hagard, revenant au sens des réalités.

 

— Tu redoutes d’avoir à faire à Cérès et d’être obligé de te battre contre elle n’est-ce pas ?

 

— J’espère sincèrement ne pas devoir le faire, parce que je sais malgré l’enjeu je n’aurais pas le courage de lever la main sur elle après ce qui lui est arrivé.

 

Du temps s’était écoulé depuis cette nuit-là, mais le souvenir de l’Animæ d’Agricultura était toujours bien présent dans ses souvenirs et hantait ses nuits. Koga ne s’était jamais pardonné la mort de Cérès quand bien même il n’y était pour rien, il se sentait responsable de l’avoir abandonné à ce triste sort. Dès fois il se dit qu’il aurait dû l’emmener avec lui. Il secoua sa tête pour mettre un terme à ses réflexions et chasse le souvenir Cérès de sa tête.

 

Koga, cesse d’y penser ! Tu te fais du mal pour rien et tu sais bien que nous n’avons pas le choix s’il cela devait se produire. Fit Yuna en haussant le ton de façon autoritaire.

 

— Assez ! Rétorqua Koga, furieux. Je sais bien que nous n'aurons pas le choix ! Je sais que je ne peux pas revenir en arrière !! Je sais qu'elle mourra… ENCORE !!! Lui répondit-il agressivement en hurlant.

 

Il avait prononcé ces derniers en tremblant après avoir explosé de colère. Il se répugnait lui-même d’avoir pu oser tenir de pareil propos à son encontre. Au fur et à mesure qu’il observait ces régions des enfers, il en venait à penser que ce lieu de damnation serait l’endroit idéal pour lui qui avait commis le crime de lever la main sur être pur. Ses mains étaient tachées d’un sang d’une innocente.

 

Ils avançaient minutieusement dans ces marécages infernaux en essayant de ne pas s’y enfoncer, mais Koga se laisserait bien volontiers embourbé dans les marais de sa mélancolie et de ses remords. Le Deava avait raison, il avait fait tuer Alia de par sa faute tout comme Cérès en fin de compte. Allait-il dans son obstination faire tuer Yuna un jour ou l’autre comme ce fut déjà le cas pour deux innocentes ?

 

— Ça suffit ! Lui hurla-t-elle dans les oreilles.

 

Yuna arracha Koga à ses idées morbides dans revers de la main bien placée dans le visage.

 

— T’es folle !? Qu’est-ce qui te prend !? Répondit-il sur le même ton qui tenait plus de la surprise que de la colère.

 

— Cérès était également mon amie ! Et nous n’avons pas la sauvée… la voix de Yuna se cassa soudainement. Tout comme nous n’avons pas pu sauver Alia.

 

Yuna sentit des larmes de colère lui remonter aux yeux à l’évocation de ses deux terribles évocations de leur douloureux passé commun. Elle reprit cependant assez vite son sang-froid et parvient à étouffer sa sourde colère et poursuivit son chemin sans attendre Koga. Ce dernier emboita le pas de la Saint de l’Aigle en essayant également de réprimer sa colère, mais surtout son désespoir.

 

Ils sentaient comme une présence étrange se rapprocher, puis s'éloigner alors qu'ils avançaient. Ils leur étaient impossibles de savoir à qui cette aura appartenait, tant l'atmosphère mortifère des environs agissait comme un parasite. Ce n'était même pas la peine d’essayer de ressentir si cette présence était hostile ou non. Les Saints poursuivaient leur chemin à tâtons au travers du marécage quand soudain ils s’arrêtèrent mutuellement et se mirent sur leur garde.

 

— Elle est proche, ils n'ont peut-être pas eu besoin de la transformer en morte-vivante. Elle n'a eu probablement qu'à poser le genou à terre, jurez fidélité, et attendre pour m'arracher le cœur pour elle.

 

— Arrêtes Koga ! Cela ne peut pas être elle ! Je ne perçois pas son cosmos, je ne vois pas de silhouette devant moi. Nous devons encore avancer et…

 

Alors que ce lieu était vide de tout jusqu’à présent, un cosmos venait de brusquement faire son apparition. Le problème était qu’il semblait venir de partout et que l’endroit n’était pas du tout adapté pour un combat.

 

— Montre-toi ! Somma Koga

 

— Nous savons que tu es là ! S’exclama Yuna

 

L’écho de leur voix résonna jusqu’à se perdre dans le silence qui reprit ses droits, et quelque instant après s’éleva la voix à qui appartenait l’étrange cosmos les encerclant.

 

— Vous ne manquez pas de courage pour vous adresser de la sorte à ceux qui servent sa gloire, annonça une voix masculine.

 

— Qui es-tu ! Vociféra Yuna avec autorité à l’attention de leur adversaire

 

— Vous ne savez pas qui je suis, mais… je sais qui vous êtes, répondit-il avec sarcasme

 

Il n’y avait aucun doute qu’il s’agissait d’un Démon qui fit d’ailleurs une entrée très théâtrale. Celui-ci surgit du sol comme s’il y était tapi en attendant leur arrivée. D’un saut en vrille pour se relever sur ses deux jambes, il éjecta toute la boue qui recouvrait son corps, aspergeant les Saints avec au passage

 

— Je me nomme Sippar de Lilu, démon de Lamashtu.

 

L’apparence de Sippar était comme celle de tous les autres appartenant à son panthéon, hybride et répugnant. Son physique était celui d’un loup tandis ses avant-bras était pourvu de trois grandes piques venimeuses. Des pics jaillissaient également de chaque vertèbre de sa colonne et cela se terminais en une queue de scorpion attaché à son coccyx la quel se terminais pas un effrayant dard. L’apparence de ses mains n’était guère mieux, ses ongles noirâtres et recourbés donnaient l’impression d’être des crochets de cobra.

 

Absolument rien dans l’apparence du Démon n’inspirait la confiance en ce dernier et cela était accentué par son éloquence des plus fallacieuses.

 

— Si je suis ici c’est sur ordre de sa représente qui m’a sommé de lui rapporter le Yang. Ce que tu vas faire gentiment si tu ne veux pas voir ton amie se tordrait de douleurs à tes pieds.

 

— Yang ? demanda Yuna interpellé.

 

— C’est moi qu’il désigne en s’adressant de la sorte, répondit Koga.

 

— Ça ne te plait pas ? Tu veux que je t’appelle comment espèce de morveux ? Retoqua Sippar d’une voix tranchante

 

Saori m’a donné un nom ! Tu vas le retenir après que je t’aurais explosé ta sale face de rat ! « Pegasus Senko Ken » !

 

Le Saint de Pégase intensifia son cosmos. Il leva son poing en l’air tandis que celui-ci émit une lumière aveuglante. Koga abattit son poing en avant et porta un coup de poing en direction de Sippar à une vitesse fulgurante. L’impact provoqua un bruit qui claqua bruyamment. Le résonnement sourd qui retentit ne fut que la résultante de la rencontre du poing de Koga conter la paume de la main de Sippar qui avait d’ores et déjà refermé la main sur celui qui justifiait sa présence en ce lieu.

 

Pfff, c’est bien les Saints d’Athéna.

 

— Que dis-tu !

 

— Tu aurais pu me terrasser si tu avais fait usage de la lumière du Yang, mais tu as préféré faire usage de ton pathétique et dérisoire cosmos. Dans un certain sens, cela m’arrange et me facilite la tâche.

 

Le Démon se préparait à son tour à attaquer et vu que sa poigne empêche le Saint de Pégase de se dérober. Il n’aura que d’autre choix que de l’encaisser de plein fouet. Voyant que Koga était en mauvaise posture, Yuna fut prompt à réagir pour le dégager de ce faux pas.

 

— « Blast Scythe » !

 

La Saint de l’Aigle intensifia son cosmos. Elle porta un coup en arc de cercle de sa jambe qui trancha l’air, de cette façon Yuna projeta une entaille de vent. Sippar voyant l’offensive poindre droit sur lui relâcha sa prise et fit plusieurs sauts en arrière en alternant ses atterrissages sur ses mains et puis ses pieds, ainsi de suite.

 

Le Démon se tenait à nouveau à l’écart du Saint de Pégase et de la Saint de l’Aigle. Cette histoire aurait pu être très vite réglée, mais l’intervention de sa sœur d’arme a compromis ce fait. Il réfléchissait déjà de quelle façon il allait l’éjecter pour pouvoir ensuite s’occuper de neutraliser le Yang.

 

— Tu ferais mieux de rester à l’écart de sa gamine !

 

— Ne compte pas sur ça ! Nous avons combattons plus d’un adversaire plus puissant que nous et nous en somme ressortis victorieux. Tu ferais mieux de ne pas nous sous-estimer !

 

— Ainsi, vous me considérez que comme un adversaire de plus ? Vous vous rendrez très vite compte de votre erreur.

 

— Je vais te régler ton compte ! « Pegasus Ryusei Ken » !

 

Le Saint de Pégase intensifia son cosmos. Il effectua quelques gestes des mains puis rabattit son poing en avant. Koga projeta des centaines de météores à la seconde qui foudroyèrent l’emplacement où se tenait Sippar dans un grand fracas sonore de roche qui explose. Cela souleva également un épais nuage de fumée et quand ce dernier se dissipa, Ils purent se rendre compte que le Démon n’était plus là.

 

— Tu ne pensais tout de même pas que j’allais attendre bien sagement sur place. « Venomous Fang » !

 

Le Démon intensifia son cosmos. Il réapparut tout juste face à Koga et lui enfonça l’index et le majeur dans le ventre. Le Saint de Pégase fit quelque pas en arrière en refermant ses mains à l’endroit de la piqure, mais il se reprit très vite et releva la tête pour jeter un regard noir à Sippar. Il se retrouva en un rien de temps dans son dos et le saisit par en dessous des bras.

 

— « Pegasus Rolling Crash » !

 

Le Saint de Pégase intensifia son cosmos. Celui tourbillonna autour de Koga et de Sippar qui décollèrent à toute allure en direction des cieux. Au point culminant de leur ascension, ils redescendirent en vrille vers le sol à fulgurance. Vu la nature du sol, l’impact avec ce dernier ferait des dégâts. Le Démon était immobilisé, mais ça ne l’empêchait pas de se payer la tête du Saint.

 

— Tu as décidé de t’assommer tout seul ? Merci de me faciliter la tâche.

 

— Comment ça ?

 

Aussitôt qu’il eut terminé sa phrase, Sippar se dégagea sans mal de l’étreinte de Koga qui ne pouvait plus bouger un doigt. Il percuta le sol avec une violence inouïe qui horrifia Yuna qui accourut immédiatement auprès de lui. Le Saint de Pégase ne savait plus ce qu’il lui arrivait, il y a un instant son corps était paralysé et à présent il était libre de tout mouvement. Il se releva tant bien que mal et chercha du regard le Démon de Lamashtu, mais celui-ci avait une fois de plus disparu.

 

Ce se tenait en réalité dans son dos, et malgré tous les avertissements de Yuna qui hurlait à se rompre les cordes vocales pour l’avertir. Le piège se referma sur Koga qui ressentit une douleur indescriptible lui vriller le cervelet. Sippar venait à l’instant d’enfoncer l’ongle de son index dans sa nuque pour lui inoculer une virulente toxine qui allait le calmer pour de bon.

 

Le Saint de Pégase était à présent neutralisé, tous ses muscles étaient crispés et il restait planté sur place comme une statue sans même pouvoir réfléchir. La toxine agissait comme un inhibiteur neurologique expliquant le fait que Koga restait planté sur place sans rien faire alors que son ennemi se tenait près de lui.

 

— Que lui as-tu fait ! lui hurla Yuna d’une voix teintée de colère

 

— Je l’ai neutralisé comme demandé conformément par sa représentante. Sauve-toi et je concède à te laisser la vie, répondit Sippar d’un air hautain et méprisant.

 

— Ça ne se passera pas ainsi ! « Divine Tornado « !

 

La Saint de l’Aigle intensifia son cosmos. Elle concentra une masse d’air tourbillonnante autour de sa cheville. Yuna se projeta telle une toupie sur Sippar pour le frapper en plein visage. Mais le Démon parvint à la saisir à la cheville, ensuite sur l’intervalle d’une seconde il réalisa plus d’une centaine de tours sur lui-même et projeta la Saint de l’Aigle au loin comme un projette un disque au bol.

 

Yuna poussa un hurlement, mais cela était plus dû à la surprise que la douleur. L’accélération induite sur son corps l’empêcha d’effectuer le moindre mouvement. Ce ne fut qu’une fois qu’elle en arriva au point d’inertie de son envol qu’elle put déployer les ails de sa Cloth et se rattraper.

 

— Tu ne te débarrasses pas de moi ainsi ! « Aquila Spinning Prédation » !

 

La Saint de l’Aigle intensifia son cosmos. Elle s’auréola avec ce dernier qui prit la forme d’un majestueux aigle au plumage émeraude. Yuna redescendit ensuite en piqué en tournoyant en vrille sur elle-même. Son plongeon se fit avec fulgurance, mais une fois de plus, elle eut la déconvenue de voir Sippar bloquer son offensive sans effort.

 

Il para son pied avec sa première main et la saisit ensuite une fois de plus à la cheville avec sa seconde main. Le Démon la souleva en l’air en pour mieux la frapper à terre. Yuna s’écrasa de son corps à terre dans un fracas amplifié par la puissance du cosmos induit par Sippar dans son geste.

 

La Saint de l’Aigle se sentait à présent briser par cette impitoyable offensive accompagnée d’un pic de douleurs qui lui vrillait les vertèbres. Elle poussa plusieurs gémissements avant d’entreprendre de se relever.

 

— Je n’ai pas encore dit mon dernier mot !

 

— Puisque tu le prends ainsi… « Immobilization » !

 

Le Demon de Lamashtu intensifia son cosmos. Il déploya son cosmos sous forme d’ondes concentriques qui frappèrent la Saint de l’Aigle de plein fouet. Yuna se trouvait à présent pied joint et bras fixé le long du corps contre son gré comme si elle était victime d’une étreinte. Elle ne ressentait aucune pression sur son corps, mais elle était à présent incapable de tout mouvement.

 

— Qu’est-ce qui… m’arrive ? S’exclama Yuna prise de terreur

 

— Tu es à présent ma prisonnière ma chère, répondit-il avec sarcasme.

 

Elle était à présent dans une très mauvaise posture et elle se savait en grand danger. Si le Démon estimait pertinent de l’envoyer dans l’un ou l’autre marais, ça serait la noyade assurée. Cette perspective horrifiait d’ailleurs la Saint de l’Aigle qui se débattait intérieurement de toutes ses forces pour bouger, mais rien n’y fait, elle restait plantée sur place, droite comme un poteau.

 

— Cette paralysie n’est que temporaire, mais celle que je vais t’induire sera tellement longue qu’elle te paraitra éternelle. En d'autres mots, tu vas finir dans un état végétatif comme le Yang et tu resteras pendant un long moment en charmante compagnie des macchabées de ces lieux. Il va de soi qu’un état neurovégétatif à long terme induira une mort par dénutrition et déshydratations.

 

Le Démon avait pesé chacun de ses mots pour provoquer l’effroi chez la Saint de l’Aigle, chose qui avait plus ou moins fonctionné quand bien même rien ne transparaissait sur son visage. Il avait suffisamment perdu le temps en puérilité à cause de cette dernière, le moment était venu de clôturer sa mission.

 

Plus que jamais, Yuna se débattit en faisant appel à son cosmos pour se libérer de son étreinte paralysante afin de récupérer sa liberté de mouvement. Elle se débattait avec la force du désespoir et un instinct de survie décuplé. Mais rien n’y fait, elle restait cloitrée sur place ajoutant à un profond sentiment de frustration.

 

— Qu’est-ce qui se passe encore !?

 

Dans le même temps, le joyeux rose enchâssé sur son sternum commença à reluire d’une lumière rosée grandissante et aveuglante au fil et des secondes. Yuna ne savait quoi pensé de ce phénomène provenant de son armure.

 

— « Venomous Fang » !

 

Le Demon de Lamashtu intensifia son cosmos. Il projeta du bout de son ongle une aiguille cosmique. Yuna retrouva sa liberté de mouvement, mais ce fut malheureusement avant d’être touché par l’aiguille venimeuse. Dans le même temps, la lumière rosée émît par le joyau présent sur l’armure de l’Aigle explosa dans un flash rosé aveuglant.

 

Yuna n’eut le temps que d’esquisser un mouvement de recul défensif que la virulente toxine fit son œuvre. Ses muscles se crispèrent tandis que son corps se rigidifia. Le Démon observait avec un rictus satisfait le corps de la Saint de l’Aigle désormais planté là, figée dans une position défensive avec une expression facial exprimant sa peur. Quand soudain il ressentit quelque chose, le percuter avec violence dans la mâchoire. L’équilibre du Démon fut ébranlé et Sippar fit une lourde chute en arrière et s’étala de tout son long dans la boue.

 

Désappointé par le coup ayant fait suite à sa lourde chute, il mit quelques instants avant de se relever et de constater qu’une personne se tenait à présent entre lui et les Saints. Il s’agissait d’une femme dotée d’une opulente et soyeuse chevelure vert clair et donc les pieds et les mains étaient dépourvus de protection. Sippar de plus en plus consterné prit la parole tel un chien qui aboie

 

— Qui es-tu !

 

— Je me nomme Cérès d’Agricultura, répondit-elle avec un calme désarment

 

Le Démon inspecta l’Animæ d’Agricultura de la tête au pied à plusieurs reprise et constata la pierre rose enchâssée sur son diadème, son regard se détourna alors sur la Saint de l’Aigle. Sippar regarda rapidement et successivement plusieurs fois Yuna et Cérès. C’est à ce moment qu’une flagrante constatation lui sauta aux yeux. La partie Clothstone rémanente sur la Cloth de l’Aigle avait disparu. Le joyau rose jusqu’alors enchâssé sur le sternum de Yuna avait disparu et se trouvait désormais sur le diadème de Cérès. Sippar avait compris ce qui s’était produit, mais refusait de le reconnaitre, cela sortait de sa limite de compréhension.

 

— Non… ce n’est pas possible ! Tu ne vas pas me dire que…

 

— Effectivement, pour régénérer mon corps qui avait été grièvement mutilé, je me suis transféré corps et âme à l’intérieur de la Clothstone de l’Aigle le temps que mes blessures se résorbent. J’avais promis à Koga de toujours être à ses côtés et j’ai tenu promesse.

 

— Sale petite garce !!!

 

Koga et Yuna sont mes amis, à présent tu ne leur feras plus de mal parce que je vais les protégé. Comme je l’ai toujours fait jusqu’à présent en veillant sur eux.

 

— Tu ne sais pas à qui tu as à faire ma petite ! « Venomous Fang » !

 

Le Demon de Lamashtu intensifia son cosmos. Il projeta du bout de son ongle des aiguilles cosmiques à plusieurs reprises. L’Animæ d’Agricultura parvint à les esquiver une à une en se déportant. La façon dont elle se mouvait sur le sol donnait l’impression qu’elle ne faisait qu’un avec ce dernier. Quand Cérès fut a porté de griffe, il tenta bien entendu de l’encocher, bien que Sippar prévoyait de lui faire endurer bien pire supplice.

 

Le Démon se déchaina au travers de ses diverses offensives, mais il se fatigua en vain. Elle se déplaçait avec une telle aisance qu’elle parvenait esquiver au dernier moment ses coup d’ongles acérés et venimeux. L’échange de coup se termina sur l’initiative de l’Animæ d’Agricultura qui prit son élan et asséna un redoutable coup de pied circulaire dans la figure du Démon qui fit quelque pas chancelant en arrière.

 

— Sale petite merdeuse ! Tu vas le regretter ! Pesta-t-il.

 

Le Démon brandit son poing en l’air en faisant exploser son cosmos qui s’accentua drastiquement dont émana un flot d’ondes négatives et ténébreuses. Cérès reste stoïque face à cela et réagit promptement, mais sans précipitation.

 

— « Perforetur Carota » !

 

L’Animæ d’Agricultura intensifia son cosmos. Au sein de ce lieu dénué de toute forme de vie, elle parvient à faire germer une carotte qui jaillit du sol par la seule et simple volonté de son cosmos. Un hurlement déchirant se fit entendre, au moment où Sippar voulut passer à l’attaque, il se rendit compte que son poignet était traversé de part en part par la carotte qu’elle avait faite germée.

 

Le Démon cessa de hurler et s’arracha sans ménagement le légume du poignet qui pourrit et se décomposa dans sa main. Ensuite Sippar jeta un regard colérique et haineux à l’attention. Il allait lui faire passer le gout de la plaisanterie.

 

— Tu feras moins la fière une fois que je t’aurais empêché de te mouvoir « Immobilization » !

 

Le Demon de Lamashtu intensifia son cosmos. Il déploya son cosmos sous forme d’ondes concentriques qui se dirigèrent vers l’Animæ d’Agricultura qui la paralyserait sur place au moindre contact. Au lieu de chercher à fuir l’offensive, Cérès resta sur place et fit face aux cercles qu’elle allait briser d’une façon ou d’une autre.

 

— « Accendi Pupillam » !

 

L’Animæ d’Agricultura intensifia son cosmos. Elle insuffla son cosmos dans une graine qui germa aussitôt pour devenir une pomme gorgée de son cosmos. Cérès projeta la pomme de toutes ses forces au cœur même des cercles qui lui arrivaient dessus et atteignit le Démon. La pomme heurta l’épaule gauche de Sippar de plein fouet avant que ce dernier ne puisse faire quoi que ce soit. Le fruit explosa en répandu son jus partout en même temps que l’épaulette qui fut pulvérisée sur le coup.

 

Il jeta un rapide coup d’œil à l’endroit de l’impact et puis découvrir un énorme hématome de la taille de la pomme. Quand le Démon voulut bouger le bras, cela lui fut impossible. Cérès venait de lui pulvériser la jointure de l’humérus avec une simple et banale pomme.

 

Sippar était de plus en plus en colère, il enchaînait déconvenue sur déconvenue. Il avait maitrisé les deux Saints avec une facilité déconcertante, ça ne serait pas une Animæ qui allait le tourner en bourrique. Mais les faits était là, par deux fois elle était parvenu à déjouer ses offensives et à les briser en contrattaquant

 

— Apprête-toi à pleurer, parce que ma prochaine offensive va faire mal ! annonça Cérès avec sérieux.

 

-Pour qui me prends-tu !? Vociféra Sippar las de cette mascarade.

 

— « Clamantes Cepa » !

 

L’Animæ d’Agricultura intensifia son cosmos. Elle insuffla son cosmos dans une graine qui germa aussitôt pour devenir oignon. Cérès envoya l’oignon avec force dans le visage de Sippar. Le légume lui explosa en plein visage et son jus se rependit dans les yeux du Démon qui tomba à genoux et se mit effectivement à pleurer. L’irritation de ses yeux l’aveugla momentanément et se porta une main au visage.

 

C’était l’occasion inespérée pour abattre le Démon et clôturer l’affrontement, Cérès saisit sa chance et abattit le tranchant de sa main en direction de la nuque de son adversaire pour la lui briser. Mais sa main s’arrêta en chemin suite à une puissante répulsion. L’Animæ d’Agricultura n’y parvenait, la simple conception de tuerie un autre vivant la répugnait jusqu’au plus profond de son être. Même si celui qui se tenait devant elle était son ennemi, qu’il s’agissait d’un Démon semant le mal et la destruction, elle ne pouvait se résoudre à ôter la vie à un autre être vivant.

 

Sippar rouvrit son œil gauche qui était rougi à cause de l’irritation provoquée par l’oignon et jeta un regard mauvais à Cérès. Celui-ci s’adressa alors sur un ton courroucé et mauvais empreint de toute sa colère haineuse.

 

— Sombre idiote !

 

Le Démon intensifia son cosmos et auréola son poing de ce dernier. Il s’enfonça ensuite avec violence dans l’abdomen de Cérès dont l’impact du coup fut sublimé par son ignoble cosmos. Elle laissa s’échapper un faible cri et se courba en avant en refermant ses bras sur son ventre en effectuant quelque pas chancelant en arrière. Sippar l’envoya ensuite à terre d’un brutal revers de la main dans le visage. L’Animæ d’Agricultura s’étala alors de tout son long dans la boue recouvrant le sol fétide des lieux.

 

— Tu as laissé passer ta seule chance de me tuer ! Je ne connais pas la pitié pour ma part !

 

Cérès se redressa au mieux qu’elle put pour se retrouver à quatre pattes. Le Démon se tenait à présent en position de force face à elle et pour sa part ne sourcillera pas à l’idée de lui ôter la vie. Au contraire, il y prendrait énormément de plaisir pour lui faire payer l’humiliation qu’elle lui a faite endurée. Sippar envoya main en direction de cette tête à la chevelure verte pour la lui arracher.

 

Un cri sinistre et déchirant retentit soudain dans toute la sphère, un exprimant une telle souffrance qu’il en était indéfinissable. Il était juste difforme et écœurant. Sippar regardait à présent sa seule main valide qui était désormais brulée au-delà du troisième degré et la protection recouvrant son bras venait de se désagréger sans aucune raison rationnelle.

 

— Impossible ! Comment a-t-elle pu !?

 

L’explication de ce qui venait de se produire à l’instant sous le regard hagard et consterné du Démon était toute simple pourtant. Cérès était certes une Animæ au service de Pluton, mais son cosmos est d’une très grande pureté. Lorsque ce métal impie rentra en contact avec le corps de Cérès, la pureté de son cosmos annihila purement et simplement sa constitution ténébreuse et brula ensuite la chair du serviteur du mal.

 

Tandis que le Démon hurlait sa douleur à pleins poumons, l’Animæ d’Agricultura regarda devant elle. Elle observa un long moment le Saint de Pégase et la Saint de l’Aigle qui restaient plantés tel des statues sur place suite à la toxine leur ayant été inoculée.

 

Koga… Yuna…, mes amis, je dois vous sauver !

 

L’Animæ d’Agricultura oublia soudainement sa douleur personnelle et se redressa sur ses jambes et se retourna pour faire face au Démon. Cérès s’était fait la promesse de sauver quoi qu’il arrive Koga et Yuna et si pour cela elle devait se salir les mains avec le sang de Sippar, elle le ferait. Même si cela devait la traumatiser pour le reste de ces jours, elle le ferait parce que ses amis ont besoin d’elle comme elle a eu besoin d’eux cette nuit-là.

 

Le cosmos de Sippar s’accentua brusquement et déploya autour de lui de nombreuses ondes négatives et néfastes. Ses ongles ressemblant aux crochets d’un cobra se nimbèrent à présent de son sinistre cosmos. Fou de rage et sa musculature bandé au maximum, le Démon se rua sur l’Animæ d’Agricultura et commença à porter des coups de griffes dans le vide. Il n’avait aucun autre but que de la réduire en charpie.

 

— Tu as peut-être réussi tromper sa vigilance avec ton subterfuge, mais je vais te tuer pour la peine ! Tu ne viendras pas compromettre ses plans !

 

Cérès se contentait d’esquiver tant bien que mal l’acharnement de Sippar à son encontre. Elle avait effectué tout un cheminement dans sa tête pour sauver ses amis et forcer le Démon à capituler. Elle envoya de la boue dans le visage de ce dernier et puis effectua un salto en arrière et se laissa glissa en arrière lors de son atterrissage et mis ses réflexions a exécution.

 

— « Uvæ Nebula » !

 

L’Animæ d’Agricultura intensifia son cosmos. Elle fit germer un nombre incalculable de raisins qu’elle projeta sur le Démon. Ceux-ci explosèrent alors bruyamment et engendrèrent une brume violacée opaque et dense, mais dont la particularité première était d’être enivrante. Sippar était à présent pris au piège, son champ de vision était à présent nul et chaque second passé dans la brume l’enivrait de plus en plus. Il ressentit soudain comme une piqure d’insecte, mais n’en fit rien et balaya la brume d’un coup d’explosion cosmique.

 

Il n’y avait cette fois-ci plus d’obstacle pour déranger le Démon dans ses interactions outre le fait que ses réflexes ont été amoindris par la brume de raisin. Il se dirigeait pas à pas avec un regard fou en direction de l’Animæ d’Agricultura, mais Cérès fit preuve d’assurance et d’un extraordinaire calme.

 

Sippar, à présent tu vas libérer Koga et Yuna de l’emprise de ton poison immédiatement !

 

— Parce que tu penses être en mesure de m’ordonner quoi que ce soit espèce de petite trainée !

 

— Dans ce cas, tu ne me laisses pas le choix !

 

Cérès ferma les yeux et se dressa sur la pointe des pieds tandis que ses mains étaient tendues en direction du sol. Pour sa part le Démon se mit à courir avec une de ses mains en retrait, prêt à éviscérer cette impertinente femme qui lui tenait tête.

 

— Je vais te tuer !!!

 

Ce que Sippar n’avait pas remarqué fut qu’au pied de Cérès, la végétation avait renaquit et formait en cercle autour d’elle. Son cosmos ne cessait à présent de croitre tandis que le Démon curait à présent à tout enjambé vers elle. Il avait parcouru plus de la moitié de la distance les séparant quand soudain le cosmos de l’Animæ d’Agricultura explosa, emportant sa chevelure vers les cieux qui dansaient à présent au gré des fluctuations de ce dernier. Le visage de Cérès était à présent et pour la première fois intégralement a découvert. Immédiatement la nature des lieux renaquit sous la forme de cercle qui se répandit partout dans la sphère à une vitesse incroyable tandis les étendues d’eau fétide et stagnante s’assainir et dévirent aussi transparente et pur que du cristal.

 

La sphère infernale des enfers c’était littéralement transformé et méconnaissable. On se croirait à s’y prendre dans les champs de fleurs élyséens. Sippar s’était pour sa part arrêté brusquement dans sa course et commençait à reculer.

 

— C’est impossible ! Elle ne peut pas déployer un cosmos d’une telle puissance !

 

Il était vrai que Cérès a toujours rechigné à ôter la vie quel qu’elle soit, mais elle possédait en elle un cosmos d’une titanesque et incommensurable puissance qui n’avait d’égal que sa pureté. Le cosmos de l’Animæ écrasa sans mal celui des deux Saints ainsi que celui du Démon qui se sentit immédiatement intimidé et opprimé par ce dernier. C’était presque si la pureté qui s’en émanait ne le blessait pas à distance.

 

Sippar, c’est ta dernière chance de rester en vie et je ne le répèterai pas ! Soigne mes amis de ton poison immédiatement !

 

— Ce n’est pas une sale petite merdeuse qui va venir contrecarrer les plans de sa grandeur !!!

 

— Je te déconseille vivement de m’attaquer au cas contraire tu mourras.

 

— LA FERME !!!

 

La puissance que dégageait Cérès, mais surtout le fait qu’elle soit un être pur la rendait extrêmement dangereuse. Elle devait être éliminée au plus vite. Sans peur, ni crainte, le Démon se remit à courir de plus belle en hurlant comme un possédé.

 

— MEURS !!!

 

Le Démon de Lamashtu fit à ce moment explosé son sinistre et abominable cosmos ténébreux

 

— Très bien, dans ce cas, je ne peux plus rien pour toi.

 

Sippar s’arrêta de courir et se mit soudainement à cracher du sang. La piqure qu’il croyait être apparenté à celle d’un moustique était en réalité du a une graine que Cérès lui avait implanté dans le corps : La redoutable « Semen Sanguinum ». Lorsqu’il fit exploser son cosmos, la graine en fut grandement nourrie et était désormais en train d’éclore.

 

Les racines ressortirent à présent par son dos, pulvérisant au passage son armure à cet emplacement. Elles partirent ensuite en direction du sol pour s’y enfoncer profondément, planquant au sol Sippar par la même occasion qui ne tarda pas à rendre son dernier souffle. Le Démon était désormais mort et son corps trônait désormais sous un majestueux arbre.

 

Les deux Saints restaient toutes fois victime du poison les maintenant dans cet état neuro-végétatif et de raideur cadavérique. L’Animæ d’Agricultura se rapprocha d’eux et apposa le bout de ses doigts contre le sternum de Koga et de Yuna et se concentra. Elle savait de quelle manière les libérer en purgeant leur organisme de toute présence de toxine.

 

— « Vellei Rejuvenation » !

 

L’Animæ d’Agricultura intensifia son cosmos. Elle insuffla son cosmos dans leur corps qui parcourut aussitôt leur organisme. En moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, le Saint de Pégase et la Saint de l’Aigle furent purgés de toute forme de poison. Il fallut ensuite encore quelque instant pour Koga et Yuna retrouve leur esprit.

 

Ils cherchèrent dans un premier temps à comprendre ce qui leur était arrivé sans pouvoir y arriver à causer de leur absence. Aucun d’entre eux n’avez remarqué qu’une troisième personne se tenait auprès jusqu’à ce qu’elle prenne la parole, attirant de ce fait leur attention.

 

Koga, Yuna¸ je suis heureuse de vous revoir, mes amis.

 

— Cérès !?

 

— C’est vraiment toi ? Tu es vraiment là ?

 

Koga sentit tout à coup son cœur s’emballer, il entendait ses battements à tout rompre. Le Saint de Pégase était à présent submergé de nombreuses émotions différentes et contradictoires. Il l’avait vu mourir dans ses bras, il se souvenait que trop bien de cette injuste impuissance où il n’avait pu que lui tenir la main en espérant que ça ne soit plus trop long, ni douloureux. Maintenant elle se tenait bel et bien devant lui en chair et en os.

 

Ne sachant plus quoi faire ou quoi dire, Koga fit la première chose qui lui passa par la tête et qui lui fut dicté par son cœur. Il se jeta sur elle et referma ses bras dans son dos. Il serait à présent Cérès contre lui d’une puissante étreinte, mais qui témoignait de ses sentiments qu’il éprouvait pour elle. Le Saint de Pégase aimait sincèrement l’Animæ d’Agricultura exactement du même amour qu’il éprouvait pour la Saint de l’Aigle.

 

— Cérès, je suis… je suis…

 

— Je sais Koga, lui dit-elle sur un ton appaissant.

 

Yuna s’approcha à son tour de Cérès et posa l’une de ses mains sur ses épaules et lui adressa un large sourire exprimant également sa joie et son bonheur de la revoir.

 

— Cérès, je suis également heureuse de te revoir.

 

— Nous étions persuadés que tu étais morte, comment as-tu fait pour survivre à tes blessures ?

 

— C’est très simple en fait

 

Elle porta ses mains à sa tête et ôta son diadème qu’elle présenta aux deux Saints. Yuna fut la première à constater que sa pierre rosâtre normalement enchâssée sur son armure était désormais présente sur le diadème de l’Animæ d’Agricultura. Elle jeta d’ailleurs un coup d’œil rapide à l’emplacement où elle était censée se trouver et constata à son grand étonnement que la partie rémanente de la Clothstone de l’Aigle avait disparu de son armure.

 

— Cette nuit-là où tu m’as réclamé ma Clothstone c’était pour ça ?

 

— Effectivement Yuna, ce n’était pas pour lui rendre son état normal de New Cloth, mais pour m’y transférer corps et âme afin d’y régénérer mon corps le temps qu’il faudrait.

 

— Alors, lors de mon combat contre Ymir de Gamma, c’était bien toi qui étais intervenu pour m’aider !?

 

— Je suis intervenu parce que tu avais besoin d’aide.

 

— Pourquoi n’es-tu pas revenu plutôt ?

 

— L’intégralité de mon cosmos était en constance fluctuation pour soigner mon corps. Le projeter en dehors de l’armure de l’Aigle pour vous aider me demandait alors un énorme effort qui ralentissait ma guérison.

 

— Au fait ou est passé Sippar ?

 

Cérès ne répondit pas, elle se contenta de remettre son diadème en place sur son front et puis indiqua du bout de son index l’arbre sous lequel ce dernier était à présent mort et enfermé. Koga et Yuna furent consternés sur le coup en imaginant différentes façons dont la chose s’est produite. Après ces chaleureuses retrouvailles, les Saints et l’Animæ revirent aux choses sérieuses et se mirent en route pour rejoindre la sphère se trouvant au sommet de la structure pyramidale.

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