Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Articles

(Consulter tous les articles)

Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 2180 lectures  - 5 commentaires [08 mai 2022 à 23:21:27]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)

Game of Gods II - Héritage Auteur: Anubis Vue: 4764
[Publiée le: 2015-06-01]    [Mise à Jour: 2015-11-29]
G  Signaler Action-Aventure Commentaires : 4
Description:
Plusieurs années ont passés depuis que le complot diabolique de la Matriarche a été déjoué in extremis. Malgré la volonté de chacun pour tout reconstruire, aller de l'avant et préparer leurs successeurs, les Saints garderont des traces de ces combats sanglants et presque cycliques. Pourtant, le mal, lui, ne se remet pas. Il n'a pas de blessures, pas d'états d'âme. Athéna risque de l'apprendre à ses dépens face aux terrifiants êtres venus d'un monde antédiluvien. Et ce, qu'ils soient ambitieux ou simplement assoiffés de destruction.
Crédits:
Les personnages issus de l'œuvre original appartiennent a Masami Kurumada / Toei / Suiesha / Etc.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Un potentiel insoupçonné

[4857 mots]
Publié le: 2015-09-07Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Métis et Terra avaient pris la fuite dans une tout autre direction que le groupe d’Alia. Alors que le groupe de la Saint de la Croix du Sud avait fui vers l’est. La Pallasite et l’Animæ avaient plutôt pris le pari risqué de fuir vers le nord. Cela fut risqué et dangereux, plus d’une fois, elles glissèrent et dévalèrent des pentes qui faillirent leur couter la vie à de nombreuses reprises.

 

Leur précipitation jouait contre eux, sans compter les deux Berserkeurs qui étaient à leur trousse après avoir été épargnés elles aussi par l’avalanche. Après une nuit de fuite et de terreur, elles parvinrent enfin à semer leurs poursuivantes en prenant bien des risques pour leur vie. Aux premières lueurs de l’aube, elles se départirent de leur protection respective et poursuivirent leur chemin à pied jusqu’à tomber sur un village où elles séjournèrent pour se reposer.

 

Métis prenait volontairement le parti de laisser Terra à une certaine insouciance, baisser entièrement sa garde n’était pas une bonne idée dans le contexte actuel. Mais elle était plus amène à rester sur ses gardes en permanence, même en état de repos que cette dernière. De ce point de vue-là, L’Animæ était particulièrement innocente et naïve, une chose qu’enviait dès fois la Pallasite a cette dernière.

 

Les semaines défilaient au fur et à mesure de leur périple. La demi-déesse grecque montrait de plus en plus de signes d’exténuation à force d’être en permanence sur le qui-vive pour préserver son amie d’une certaine forme de paranoïa. Toutes les deux se trouvaient à présent en Sibérie et les conditions climatiques leur étaient particulièrement hostiles. Encore plus la nuit que le jour en l’occurrence, comme elles purent le constater.

 

Une fois n’était pas coutume, Métis ouvrait la marche et tentait de se frayer un chemin parmi les éléments tandis que Terra la suivait de près à l’arrière. Les mains refermées sur les bras. Elle souffrait beaucoup du climat et avait du mal à soutenir la cadence, mais à chaque fois celle qu’elle désignait comme étant son amie faisait ce qu’il fallait pour l’aider.

 

Après avoir passé l’intégralité de la nuit à braver le blizzard et les gifles mordantes du vent et du froid. Elles arrivèrent dans la ville d’Irkoutsk, la fatigue de la Pallasite était à présent à son summum. Son corps ne put plus soutenir une seconde de plus ce rythme de vie et lâcha prise. La demi-déesse grecque s’écroula alors en pleine rue sous les yeux inquiets et horrifiés de l’Animæ.

 

Terra appela à l’aide et implora la clémence des passants, mais ne parlant pas le russe et n’ayant aucun moyen de payement. Personne ne lui vint en aide jusqu’à ce qu’elle soit interpellée par une patrouille de police. Étant donné la gravité de l’état de Métis, cette dernière fut emmenée dans un hôpital ou des examens lui furent prodigués. Le diagnostic tombé tel un couperet en fin d’après-midi. En ayant voulu bien faire en prenant toutes les responsabilités sur ses épaules pour préserver son amie, La Pallasite n’avait participé qu’à aggraver son état de santé.

 

Métis était atteinte d’une pneumonie aigüe ayant induit un syndrome de détresse respiratoire. Son état de fatigue extrême aurait d’ailleurs favorisé l’infection. Terra était à présent rendu à elle-même désormais que la Pallasite était sous médication et assistance respiratoire. Animæ se sentait coupable et responsable à plus d’un titre de l’état de son amie. Qui plus est, elle ignorait comme elle allait pouvoir payer les frais d’hospitalisation et de soins de cette dernière. Sa timidité naturelle et son attitude anxieuse jouaient contre elle également.

 

Ne sachant que faire ni où dormir, Terra décida de rester au chevet de Métis jusqu’à ce que cette dernière retrouve ses esprits. L’Animæ alla jusqu’à implorer le panthéon romain dans l’espoir qu’il préserve la Pallasite de sa maladie afin qu’elle n’en succombe pas.

 

***

 

La salle du trône dans le palais du Grand Pope était toujours aussi peu accueillante. Malgré sa grandeur, il demeurait un caractère très austère en ces murs. Presque tout l'ordre des Saints était réuni, en rangs serrés. Tandis que les Bronze Saints et les Silvers Saint gardaient la tête haute, la posture était plus hésitante chez les Gold Saint.

 

Lors de brefs rapports de mission, Pallas n'hésitait plus à se confier à Titan comme aux Saints Légendaires qui avaient accompagné Saori depuis jadis. Ses rapports avec autrui même avec elle semblaient s’effriter. Elle se rendait de moins en moins auprès des malades et des blessés et il en allait aussi de même pour la parole. Au mieux, Saori semblait lasse, Au pire elle lui hurlait dessus à gorge déployée.

 

Tandis que les Saints de caste inférieure étaient alignés l’une face à l’autre alors que les Gold Saints encadraient le trône de l’Olympienne bien qu’ils n’étaient pas au complet. Integra et Sonia étaient absentes et leurs frères d’armes préféraient éluder la cause de cette dernière. L’entrée de la déesse se fit remarquer lorsque les rideaux s’écartèrent pour la laisser pénétrer dans la pièce. Elle était entourée de ses deux sœurs, l’une par le sang et l‘autre par l’amitié. Saori s’installa dans le siège du Grand Pope tandis que les Saints s’agenouillèrent en guise de preuve de respect. Cependant, Shun sentait une certaine forme de mal l’envahir.

 

— Mes très chers et estimés Saints. Je ne vous apprendrais rien concernant la perte tragique d’Integra des Gémeaux et de Sonia du Scorpion. Elles sont l’une des nombreuses victimes tombées au champ d’honneur en accomplissant leur devoir de Saint dans ce conflit nous opposant à Arès. Il est de notre devoir à présent de faire en sorte que chaque mort, chaque sacrifice, ne soit pas vaine.

 

Le Gold Saint de la Vierge sentie aussitôt d'où venait son malaise : la voix de Saori était presque monocorde. La lumière de son cosmos était toujours là, mais il en émanait quelque chose de… différent, comme une sensation d’oppression. Comme si le moindre impair suffisait à provoquer une colère sans précédent chez l’Olympienne. Tous ôtant qu’ils étaient préférèrent dès lors s’interdire de tout mouvement.

 

— Comme vous le savez, nous sommes soumis à un blocus impitoyable qui nous met tous à l’épreuve et bien malheureusement, les plus faibles d’entre nous y succombent chaque jour. Cependant, Quelques Saints sont parvenus à s’échapper et se trouvent à présent quelque part et combattent vaillamment contre les Berserkeurs. Sachez qu'en prévision des combats futurs, je vais vous entretenir d’un aveu.

 

Tournant discrètement la tête, Hyoga put apercevoir le regard lourd de sens qu’arborait Pallas : une poignante inquiétude se devinait facilement. Après les tentatives d'empoisonnement et le siège que leur imposait Arès, la déesse de l’amour être celle des trois qui en souffrait le plus, du moins sur le plan psychologique il semblerait. Heureusement qu'il gardait ses pensées pour lui, sentant aussi le cosmos de Saori animé de sensation inhabituelle.

 

— Arès est le pire de mes ennemis étant donné que même si je n’ai eu à l’affronter qu’une seule fois par le passé. Il est le seul qui est capable de pousser son adversaire dans ses derniers retranchements.

 

L’Olympienne termina sa phrase en réalisant un geste de la main. Shiryu pénétra dès lors dans la pièce ou plus précisément, il escortait une personne qui était désormais un prisonnier de guerre. Le malaise se fit de plus en plus présent chez Shun qui se ménageait pour ne rien laisser transparaitre de ce dernier en public.

 

Le Berserkeurs fut placé à genoux face au trône de la déesse du Sanctuaire qui se releva de ce derrière. Les trois déesses avaient un comportement bien singulier. Pallas faisait toujours en sorte de ne jamais croiser le regard du Berserkeur et sa nervosité était palpable. Tandis qu’Artémis n’éprouvait que du dégout envers ce dernier et son regard était aussi perçant que ses flèches. Il n’y avait pour ainsi dire que le regard de Saori qui était apaisant et serein comme à son habitude.

 

L’Olympienne se rapprocha du Berserkeur et posa délicatement sa main sur le sommet de son crâne. Le guerrier se laissa apaiser par le doux et chaleureux cosmos de la déesse de la sagesse. Alors que le silence régnait dans la salle, celui-ci fut subitement rompu par les hurlements du Berserkeurs. Elle n'avait jamais eu l’intention de l’apaiser, ni de l’absoudre et son geste avait médusé tout l’assemblé. Aucun d’entre eux n’en revenait et pourtant Saori venait bien de tuer un guerrier ennemi qui était pourtant enchainé.

 

— Sachez que je n’ai jamais pardonné la barbarie de ses Berserkeurs et encore moins aux traitres et aux dissidents à cette époque-là. Et il en sera de même pour cette époque.

 

*Je vais t’apprendre ce que c’est que de ressentir la colère et la haine !*

 

Telles furent les paroles de la Matriarche quinze années auparavant. Ce jour-là elle avait semé un mal profond en Saori et aujourd’hui c’était ce mal qui germait en elle. Toute l’humanisation que l’Olympienne avait acquérir au cours des âges auprès des humains disparaissait. Saori redevenait la déesse vindicative et guerrière qu’elle était jadis du temps de la mythologie.

 

Un silence de plombs venait de s’abattre dans la salle. Pallas avait porté une de ses mains à sa bouche pour masquer ses émotions tandis qu’Artémis avait levé ses sursis de surprise suite à ce qu’avait réalisé sa cadette. Le regard de Saori était à présent d’une implacable froideur et la douce chaleur qui émanait de son cosmos n’était plus à présent qu’une bise gelée.

 

Pour leur part, les Saints restaient stoïques face à ce qui venait de se produire n'avait laissé personne indifférent. Ils se devaient néanmoins de faire égard de respect en toutes circonstances envers la déesse à qui ils ont voué allégeance et fidélité.

 

— Vous pouvez disposer.

 

Les Saints ainsi que la déesse de l’amour et la déesse de la lune quittèrent dès lors la salle. Seul resta le Gold Saint de la Vierge qui désirait s’entretenir en tête à tête avec l’Olympienne. Il attendait un mot ou une explication de sa déesse pour se sentir apaisé. Sachant pertinemment qu’il était toujours là, Saori alla s’installer de façon inquisitrice dans son trône avant de poursuivre de sorte à être dans de bonne disposition pour la suite. Le regard qu’espérait Shun ne fut pas celui que lui adressa Saori. Le doux chevalier ne pouvait pas y croire.

 

Shun, commença l’Olympienne. Pourquoi n’es-tu pas en train d’accomplir ton devoir comme tes frères d’armes ou de sang ?

 

— Je sais, toutefois c'est une autre personne qui m'inquiète. Vous. Je ne…

 

— « Vous reconnais plus » allais-tu dire ? répondit Saori, terminant elle-même la phrase de Shun. Aurais-tu l’audace de remettre en question mes décisions ? Lui demanda l’Olympienne, intrigué de connaitre sa réponse.

 

Le Gold Saint fut comme estomac la réaction de la déesse de la sagesse. Il ne sut quoi lui répondre pour lui convenir.

 

— Qui ne dit point mot consent ! Ton silence témoigne de ton erreur ! Sache que je ne tolérais aucun écart de votre part et le moindre signe de dissidence sera puni de mort ! Mon devoir en tant que protectrice de l’humanité est de défendre celle-ci contre tous ses envahisseurs et pour ce faire la fin justifie les moyens !

 

— Vous ne pouvez pas dire ça !!!

 

Shun était sidéré et pour le moins perdu. Saori Kido, la femme, la déesse qu’il croyait connaitre depuis sa plus tendre enfance et pour qu’il avait risqué plus d’une fois sa vie avait radicalement changé de comportement. Où était donc passé la déesse altruiste et miséricordieuse qui pardonnait à ses ennemis et ramenait dans le sentier de la lumière les âmes égarées .

 

— Est-ce votre vrai visage ? C'était un masque lorsque vous vouliez nous délier de notre serment ? Les bulles de vie pour nous ramener sur Terre, ce n'était pas pour avoir à dire « c'est vous qui avez choisi ça, je ne vous ai pas forcé. Alors inutile de vous étonner si un jour vous vous faites trancher la gorge ».

 

Shun vit à ce moment ce qu'aucun Saint ne souhaiterait voir : des yeux vifs de colère accompagnée d’une main tendue déchaînant un cosmos autoritaire. Foudroyé par la décharge, le Gold Saint tomba à genoux. L’Olympienne n’avait nul besoin de s’exprimer oralement, les ondes émanant de son cosmos traduisaient avec exactitude ses pensées. Elle devait lui faire comprendre qu'elle était bien divine, et lui, bien humain. Sa sœur ainée avait bien raison: les humains manquaient vraiment d'éducation. Le cosmos cessa de s'abattre sur Shun, puis la Déesse s'avança lentement, puis reprit la parole.

 

— Je te remercie pour ta loyauté dont tu as fait preuve jusqu'ici, mais ne t’avise plus jamais de m’adresser la parole sur ce ton, tout Saint Légendaire que tu sois est-ce clair ? Je dois être intransigeante afin faire régner l’ordre et le calme au sein du Sanctuaire, même si ce doit être par la peur.

 

***

 

Les doigts de la demi-déesse grecque commencèrent par tressauter fébrilement, puis se fit au tour de ses paupières de tressaillir. Métis retrouva lentement ses esprits après avoir plongé dans un coma d’une durée indéterminé pour cette dernière. La première chose qu’elle constata fut ce masque accroché son visage qui lui permettait de respirer à sa place, en déportant son regard, elle constata également qu’elle avait une perfusion fichée dans une veine a la pliure du bras.

 

La Pallasite voulut prendre la parole, mais constata que cela était particulièrement douloureux dans son état actuel. Ajouter à ça qu’elle était complètement éraillée et pour le moins méconnaissable.

 

— Métis ! Enfin ! Tu es revenu à toi !

 

— Qu’est-ce… qu’il s’est passé ?

 

— Tu t’es effondré en pleine rue tu fus conduit dans hôpital ou j’ai appris que tu étais victime d’une pneumonie aiguë.

 

— Depuis combien de temps… suis-je ici ?

 

— Cela fait tout juste une semaine.

 

— Excuse-moi Terra, j’ai dû te faire une belle frayeur… mais pourquoi pleures-tu à présent ?

 

— Parce que c’est ma faute si tu es hospitalisée à présent. Je ne suis qu’une incapable qui t’attire des ennuis

 

— Tu es mon amie, il est normal que je veille sur toi

 

— Je n’ai même pas été capable de faire usage de ma technique qui nous aurait évité d’être pétrifiées ! Je ne suis qu’une bonne n’a rien comparé à lui !!!

 

— Je t’interdis de dire ça !!!

 

Métis avait trop présumé de ses capacités vocales dans son état. À présent elle était prise d’une violente quinte de toux des plus douloureuses. Il était primordial pour son rétablissement qu’elle se ménage pour toute la durée de sa médication. L’Animæ se rendait redevable à plus d’un titre envers la Pallasite et décida de se dévouer corps et âme à sa convalescence. Le seul problème était que, autant Métis prenait soins à rester en permanence sur ses gardes en ne laissant aucune trace de leur passage derrière eux. Autant Terra ne prenait aucune mesure par rapport à cela, bien trop préoccuper par l’état de la santé de la demi-déesse grecque, elle ne pensait même pas à camoufler le cosmos émit par son corps.

 

— Il est incroyable que cette petite morveuse soit parvenu jusqu’en Sibérie.

 

— Rien que le fait d’avoir réussi à nous semer dans la chaine himalayenne et en ressortir vivant est un exploit.

 

— Nous nous occuperons de leur cas ce soir à la tombée de la nuit. On annonce du blizzard aux infos et leur visibilité sera nul tant à cause de l’obscurité que la neige que ça soulèvera.

 

— Cela nous sera également utile pour conforter notre fuite des lieux.

 

Après avoir passé une bonne partie de la journée à l’extérieur en parcourant la ville d’est en ouest. L’Animæ revint au chevet de la Pallasite avec de nombreuses courses destinées à faciliter le séjour hospitalier de cette dernière. Qu’elle ne fut pas la surprise de Terra en découvrant que Métis s’était vêtue à nouveau de ses habits civils et s’apprêtait visiblement à fuir.

 

— Que fais-tu Métis ? lui demanda-t-elle, intriguée par son comportement. Tu es encore malade pourtant.

 

— Les Berserkeurs ! lui répondit-elle à vive voix. Ils ont retrouvé notre trace ! Il faut fui… la phrase alarmiste de Métis sera à nouveau interrompue par une sérieuse quinte de toux.

 

— Dans ton état actuel, tu vas aggraver ton état de santé et peut-être même en… Terra préféra terminer sa phrase avant de prononcer le dernier mot. Cela était envisageable, mais elle ne voulait pas le concevoir.

 

— Ils n’auront pas le moindre état d’âme à tuer toute personne sur leur chemin. Tu veux qu’ils tuent des innocents ?

 

L’Animæ comprenait le raisonnement de la Pallasite, mais si elle craignait pour la vie de quelqu’un en cet instant c’était bien pour celle de son amie. Elle ne serait pas capable d’affronter à nouveau plusieurs jours à l’extérieur, de jour comme de nuit. Métis plaça sa pandora-box sur son dos et quitta les lieux sans tarder, elle fut suivie de très peu par Terra qui était rongé par l’angoisse. L’une comme l’autre courut sans discontinuer pendant des heures pour tenter de semer une fois de plus les Berserkeurs comme elles l’avaient déjà fait auparavant.

 

Peu à peu la nuit tomba sur la Sibérie, faisant chuter considérablement les températures par la même occasion. Comme prévu se leva ensuite le blizzard qui ralentie comme escompté les deux fuyardes qui se retrouvaient à marcher au ralentie dans cette impitoyable toundra. Métis et Terra s’étaient jetées dans la gueule du loup.

 

— Vous nous aurez donné bien du mal mesdemoiselles.

 

— Mais désormais vous êtes fait comme des rats !

 

— Comme nous avez-vous retrouvez !? leur demanda la Pallasite de façon inquisitrice.

 

— Tu es bien la fille de Pallas, tu as reçu un enseignement par Athéna et un entrainement par Artémis digne de ce nom.

 

— Nous avions perdu votre trace au Tibet, mais si tu es forte pour dissimuler les traces de ton passage, cela était beaucoup moins évident pour ton amie. C’est en suivant son cosmos que nous sommes remontés jusqu’à toi.

 

Cette révélation fit très mal a Terra, une fois de plus elle se rendait compte que cette situation était de sa faute. Elle avait réduit à néant tous les efforts de Métis pour dissimuler leur fuite. Elle ne lui apportait décidément que des ennuis quoiqu’elle fasse. La Pallasite et l’Animæ étaient, quoi qu’il advienne, encerclés par deux Berserkeurs

 

Les deux guerrières laissèrent tomber leur pandora-box à terre et tirèrent sur la chaine de ces dernières pour provoquer leurs ouvertures. Le Chonotector et la Iorica apparurent dès lors et se fractionnèrent pour recouvrir le corps de leur détentrice respective. Elles étaient prêtes à combattre à présent.

 

— Vous connaissez nos noms, mais nous n’avons pas été présenté il me semble, s’énonça Métis d’une voix exprimant tout son mépris envers les Berserkeurs.

 

— Je suis Sérénity de Kui

 

— Et moi Blanche de Bi

 

*

 

La Berserkeur de Cui était recouverte par une cuirasse représentant un majestueux Hippocampe tandis que la Berserkeur de Bi était vêtue d’une cuirasse représentant un crustacé et plus précisément un terrifiant crabe.

 

*

 

— Trêve de bavardage stérile !

 

— Que la chasse commence !

 

La Berserkeur de Kui s’élança droit sur l’Animæ qu’elle commença à harceler de coup physique. Terra était pleinement attentive à chaque action de son adversaire pour esquiver le déluge de coup de poing et de pied dans lequel elle était prise.

 

Dans le même temps, la Berserkeur de Bi démontra l’élégance avec la quel elle usait de ses imposantes pinces capables, selon cette dernière, de pouvoir tout pourfendre. Une armure quelconque comme un corps humain. En temps normal, Métis lui aurait déjà réglé son compte, mais les conditions météorologiques favorisaient sa pneumonie. La Pallasite se fit entailler en de nombreux endroit non couvert par son Chronotector. Mais elle n’escomptait pas essuyer une entaille de plus et riposta.

 

— « Black Hole Rejection » !

 

La Pallasite engendra une sphère d’antimatière qui s’agrandit au fur et à mesure qu’elle éloignait ses mains. Métis projeta la sphère d’antimatière sur la Berserkeur de Bi, mais Blanche parvient à la pourfendre avec une facilité déconcertante à l’aide de sa pince. Elle asséna par la suite un coup de pied dans la mâchoire de la demi-déesse grecque qui fut envoyé en arrière.

 

De son côté, l’Animæ n’en menait pas large, elle ne portait aucun coup et se limitait à esquiver ceux de son ennemie. Jusqu’à ce que l’un d’entre eux la heurte en plein visage, Terra fit l’erreur de baiser sa gardée en se portant les mains au visage. Serenity en profita donc pour lui assener un coup de genou dans le ventre.

 

— Le coup de grâce à présent ! « Aquatic Blast » !

 

La Berserkeur de Kui engendra une sphère aquatique entre ses mains. Sérénity tendit ses bras en avant et projeta une salve d’eau qui heurta l’Animæ de plein fouet. Terra fut envoyé face contre terre dans la neige avec violence. À présent qu’elle était trempée, l’eau ne tarda pas à geler vu le climat, handicapant grandement sa liberté de mouvement à présent que sa Iorica est recouverte de glace.

 

— Finissons-en ! « Scissor Claws » !

 

La Berserkeur de Bi brandit sa pince en l’air vers la quel convergea son cosmos. Blanche rabattit sa pince en direction de la Pallasite, pourfendant jusqu’au son avec sa lame. Elle s’abattit tel un couperet sur Métis qui parvient la stopper provisoirement avec la lame de son épée, mais à terme, celle-ci fut sectionner. La demi-déesse grecque eut tout juste le temps d’effectuer un geste de recul qui se releva salvateur.

 

Du moins, c’est ce qu’elle pensa jusqu’à ce que son plastron se scinde en deux parts égales. La Pallasite était à présent désarmée et dépourvue de défense. Elle serait bien repartie tout de suite à la charge, mais cette fois-ci, sa pneumonie prit une ascendance incontestable sur elle.

 

Métis chuta sur un genou, le simple réflexe de respirer était devenu supplices insurmontables, quand elle y parvenait cependant. Ses voies respiratoires commençaient à se rétracter, engendrant un début d’asphyxie.

 

Constatant que sa maladie allait la tuer sous peux, la Berserkeur se désintéressa de son sort pour reporter son attention sur l’Animæ qui avait l’audace de les menacer. Le moindre de ses mouvements faisait grincer la glace recouvrant sa protection. Elle tremblait comme une feuille et pouvait à peine se mouvoir correctement. Et pourtant, elle avait l’audace de les menacer de représailles.

 

— Cessez de faire du mal à Métis ! Sinon vous allez le regretter ! Hurla Terrapar dessus le sifflement du blizzard.

 

— Et que comptes-tu faire ?

 

— Vous aurez à faire à moi et vous le regretterez ! Surenchérit l’Animæ en tentant de se montrer intimidante.

 

— Tu trembles de tous tes membres et tu oses nous menacer, c’est courageux de ta part ou complètement stupide, c’est au choix.

 

— Je pense que cette demoiselle n’a pas très bien la gravité de la situation dans laquelle elle est impliquée… « Aquatic Projection » !

 

La Berserkeur de Kui engendra une sphère aquatique entre ses mains. Sérénity tendit ses bras en avant et projeta une salve d’eau qui aspergea l’Animæ. Les jambes et les chevilles et les avant-bras de Terra étaient à présent recouverts de glace. Elle était désormais clouée sur place et privée de tous moyens de défense.

 

— Je vais à présent te faucher comme la fleur que tu représentes… « Scissor Claws » !

 

La Berserkeur de Bi brandit sa pince en l’air vers la quel convergea son cosmos. Blanche rabattit sa pince en direction de l’Animæ en s’élançant dans sa direction. Terra fut recouverte de sang et hurla, mais ce ne fut pas de douleur, mais de peur. Par pur instinct d’amitié et de protection, Métis s’était interposée, mais fut transpercée par la pince cependant, c’était son sang mêlé d’ichor qui recouvrait l’Animæ.

 

Blanche voulut ôter sa pince du corps de la demi-déesse grecque, mais celle-ci fit preuve de résilience et contracta tous ses muscles pour l’en empêcher. La Berserkeur de Bi l’ôta alors par la force, occasionnant encore plus de dommage à la Pallasite qui s’effondra lourdement dans la neige qui se teinta d’un rouge écarlate

 

L’Animæ était à présent en état de choc suite à ce qui vient de se passer et s’écroula à genoux. Seule la glace recouvrant son corps fut brisée par l’odieuse pince de Blanche. Le choc traumatique était tel chez Terra qu’elle arrivait à peine à s’exprimer tandis que les larmes s’écoulaient le long de son visage.

 

— Pourquoi suis-je si faible et si ai-je si peu endurante ?

 

Les larmes de Terra finirent leur course dans la neige recouvrant le sol. Les deux Berserkeurs s’apprêtaient à achever cette ennemie pleurnichant quand quelque chose d’imprévu se produisit. Le blizzard s’était tu et une nature verdoyante jaillissait de la neige qui disparut jusqu’à perte de vue. Ce qui se produisait à l’instant était simplement inconcevable à cet endroit géographique de la planète. Une faune luxuriante venait de prendre ses droits en plein cœur de la Sibérie.

 

— Que se passe-t-il !? S’exclama Sérénity, effaré par ce qui se produisait.

 

— Cette nature ne peut pas fleurir de nulle part en plein blizzard sibérien ! Surenchérit Blanche tout aussi apeuré que sa sœur d’arme par ce phénomène.

 

— C’est l’Animæ de Nova qui est la responsable de ce phénomène !

 

Du corps de Terra émanait à présent une vive et éclatante lueur blanche immaculée. Cela n’était rien d’autre que son cosmos s’épanouissant. Son véritable potentiel était en train de fleurir et de voir le jour. Serenity comme Blanche réalisèrent plusieurs pas de recul face à ce cosmos à la puissance aussi absurde que phénoménale qui les écrasait sans le moindre signe d’hostilité cependant.

 

Ce que les deux Berserkeurs n’avaient pas pris en compte, c’est que Terra avait hérité de la grande pureté du cosmos de sa mère. Cela même n’avait découvert le véritable potentiel de son cosmos lorsqu’elle s’était résolue à se battre pour ses amis afin de les sauver.

 

— Ce cosmos ! C’est inconcevable ! Ce n’est tout de même pas cette pleurnicheuse qui déploie une puissance pareille !!! S’énonça la Berserkeur de Kui en déglutissant de travers.

 

— Il faut l’éliminer avant qu’elle ne représente une menace pour le seigneur Arès !!! Répondit haut et fort la Berserkeur de Bi, consciente qu’elle était à présent en position de faiblesse.

 

Les deux Berserkeurs se ruèrent sur l’Animæ afin de pouvoir l’éliminer. Si elle la laissait prendre conscience de la puissance de son cosmos, elle représenterait plus tard une menace d’envergure qui ne pourrait plus être stoppée. Toutefois, sans perte considérable et non négligeable. Alors que Serenity et Blanche se jetaient sur Terra, cette dernière se releva et ouvrit les yeux. L’une comme l’autre put découvrir à cet instant que ses pupilles avaient disparu. En cet instant l’Animæ était en osmose avec la terre et son esprit ne faisait plus qu’un avec la planète elle-même.

 

— MEURS !!!

 

Alors que les Berserkeurs bondirent sur l’Animæ pour l’abattre, toute l’indicible quantité de cosmos retenu au sein du corps de Terra fut relâchée subitement. Serenity et Blanche furent frappés de plein fouet par ce déchainement de puissance cosmique à l’état pur. Les cuirasses recouvrant leur corps furent oblitérées en un instant et leur détentrice tués sur le coup sans pouvoir opposer la moindre résistance, et ce, avant même de toucher le sol.

 

L’Animæ mit un temps pour se rendre compte qu’elle venait d’abattre d’elle-même les deux Berserkeurs. La colère, la tristesse et un profond sentiment d’impuissance avaient stimulé en elle les conditions nécessaires à son épanouissement. Terra se désintéressa très rapidement du fait qu’elle avait gagné et se rendit sans tarder au chevet de Métis qui continuait à se vider de son sang. Elle la retourna sur le dos puis posa ses mains sur la plaie de la demi-déesse grecque en lui hurlant diverse chose qui lui interdisait tout autant qu’elles sont de mourir dans entre ses mains.

 

— Tient bon Métis ! Je vais te sauver !! Cette fois-ci je n’échouerai pas !!! « Vellei Rejuvenation » !!!

 

L’Animæ insuffla son cosmos dans le corps de la Pallasite. Petit à petit Terra était en train de faire rajeunir biologiquement le corps de Métis. Pour commencer, la plaie sur son ventre se referma, mais elle ne s’arrêta pas à ça. Elle poursuivit le rajeunissement du corps de son amie encore et toujours plus loin afin de remonter jusqu’à un mois auparavant.

 

Métis était à présent plus jeune d’un mois, mais elle était à la fois sauvée de son funeste sort, mais également soignée de sa pneumonie et de sa fatigue. Tout le mois qui venait de s’écouler durant lequel la demi-déesse grecque s’était détériorée, la santé n’avait comme jamais existé. L’Animæ avait aussi fait en sorte de réparer le Chronotector de son amie en le rajeunissant également. Mais cela avait un cout, Terra était à présent vidé de toute force cosmique et luttait pour ne pas s’évanouir.

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2022