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Travail scientifique: L´auteur fanfiction
 par   - 2177 lectures  - 5 commentaires [08 mai 2022 à 23:21:27]

Karl Helbig, un étudiant allemand, entreprend un travail scientific sur la fanfiction francaise comme genre litteraire. Quels sont vos opinions sur ses questions?


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Animes-Mangas

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Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)

Game of Gods II - Héritage Auteur: Anubis Vue: 4761
[Publiée le: 2015-06-01]    [Mise à Jour: 2015-11-29]
G  Signaler Action-Aventure Commentaires : 4
Description:
Plusieurs années ont passés depuis que le complot diabolique de la Matriarche a été déjoué in extremis. Malgré la volonté de chacun pour tout reconstruire, aller de l'avant et préparer leurs successeurs, les Saints garderont des traces de ces combats sanglants et presque cycliques. Pourtant, le mal, lui, ne se remet pas. Il n'a pas de blessures, pas d'états d'âme. Athéna risque de l'apprendre à ses dépens face aux terrifiants êtres venus d'un monde antédiluvien. Et ce, qu'ils soient ambitieux ou simplement assoiffés de destruction.
Crédits:
Les personnages issus de l'œuvre original appartiennent a Masami Kurumada / Toei / Suiesha / Etc.
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Confession et trahison

[4352 mots]
Publié le: 2015-08-14Format imprimable  
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— Alors ? Quel sont les nouvelles du front ? s’enquit Harmonie auprès de ses frères.

 

— Notre blocus exercé sur le Sanctuaire empêche quiconque de quitter le domaine sacré, mais ils tiennent cependant toujours debout, répondit Deimos.

 

— Leurs ressources commencent cependant à s’amenuiser, ils sont trop nombreux et finiront tôt ou tard par s'entretuer pour avoir à manger ou à boire au détriment d’autrui, ajouta Phobos avec précisions.

 

— Cela sera un spectacle très… divertissant à admirer une fois le moment venu.

 

— Mais te concernant ma sœur, quand est-il ? demanda Phobos avec un vif intérêt.

 

— Va vérifier mes appartements et tu auras ta réponse, cette Gold Saint n’est plus seule puisqu’elle peut compter sur la compagnie de l’Aigle, du Caméléon et de l’Ophiucus. Ces trois Saints étaient parvenus à franchir le blocus, probablement pour rejoindre les fuyards. Que feriez-vous sans votre sœur n’est-ce pas ?

 

— Je n’apprécie pas vraiment ces sous-entendus Harmonie.

 

Suite à ces dernières paroles, la déesse tourna le dos à ses frères et s’en alla sans demander son reste. Ses frères ont toujours eu une sainte horreur de cette façon de parler de sa part. En connaissance de quoi, elle le fait sciemment pour mettre leur divine patience à l’épreuve.

 

— Pouvons-nous savoir où vas-tu ? demanda Phobos.

 

— Puisque vous gérez la situation si bien que ça mes chers frères. Je vous laisse vous débrouiller tout seul et je m’en vais partir en retraite pour méditer. On verra s’il y a du changement à mon retour.

 

L’instant qui suivit, le cosmos d’Harmonie disparu de l’ile de Crète, laissant Phobos et Deimos seul entre eux. Dans le même temps, le début de soirée s’annonçait dans la chaine montagneuse où se trouvait le monastère. Delphes était allongé dans un lit, elle était à présent hors de danger, mais toujours inconsciente suite à un fort épuisement. Sans compter les blessures subites par le revers de la Galaxian Explosion quand l’arcane lui a explosé entre les mains.

 

Alia se tenait assises sur une chaise à ses coté et la veillait depuis lors. Elle se sent coupable de son état, c’était elle la leadeuse de leur groupe. Cela devrait être elle qui devrait être dans cet état et en fin de compte. Elle s’est laissé pétrifier sans rien faire, alors qu’elle aurait pu combattre, quand bien même elle se changeait petit à petit en pierre. Ce qui était fait était fait et la Saint de la Croix du Sud ne pouvait rien y changer.

 

À ses côtés se tenaient également Kazuma, nullement dérangé par la position assise qui veillait également sur la Saint du Dragon, mais pas que. Il se repassait encore les paroles de Medusa dans sa tête et devait se rendre à l’évidence qu’elle avait raison. Il avait éprouvé de la colère en découvrant Alia réduite à l’état de statue. Sans l’intervention de la Saint de Persée, il aurait tué sans sommation la Berserkeur du Serpent afin de sauver la Saint de la Croix du Sud.

 

Kazuma, je suis désolé, dit-elle pour briser le silence, d’une voix pleine de remords.

 

— Tu es désolé pour quoi ?

 

— Pour tout ce que je t’ai infligé depuis le début : mon arrogance, ma condescendance, mon mépris. Je sais tout à présent et je n’en suis pas fière, bien loin de là.

 

— Encore ces conneries autour de cette histoire « d’être parfait » je présume ? Je t’ai éclaté le nez sans raison et j’ai cramé sans état d’âme plusieurs Berserkeur en venant ici. Tu penses qu’une personne parfaite ferait preuve d’autant de cruauté ?

 

— Concernant mon nez, je ne vais pas te cacher que cela me fait encore mal de temps à autre, mais je l’avais mérité. Je n’aurais pas dû te juger de la sorte et te dire ce que je t’ai dit.

 

Cette discussion saoulait le Saint du Phoenix à plus d’un égard, la philosophie n’ayant jamais été son truc qui plus est. Surtout que Sibylline avait le don de le gaver avec ça. Il fit se lever la Saint de la Croix du Sud et la serra dans ses bras comme un frère « biologiquement » conçu naturellement le ferait. Cette preuve d’affection émue aux larmes énormément Alia qui ne s’en estimait pas digne. Plusieurs chambres plus loin, deux sœurs discutaient entre elles de leurs avenirs proches.

 

— Qu’est-ce que je vais faire à présent ?

 

Euryale, rentre avec moi au Sanctuaire.

 

— Ce n’est pas possible, pas après tout ce que j’ai fait sous les ordres d’Arès.

 

— Tu es pourtant déjà pardonné, ta Cloth est intervenue pour te protéger alors que tu étais démunie de protection. Elle ne t’a pas renié, malgré ton égarement. Elle ta patiemment attendue, parce qu’elle savait que tu reviendrais un jour ou l’autre vers celle à qui tu as juré allégeance.

 

— Pardonné ? C'est une blague !? Qu’aurais-tu dis si j’avais brisé Alia ainsi que les autres statues ? Ne me réponds surtout pas ! « Tu ne l'as pas fait quand même ». Tu ne sais pas ce qu'il faut faire quand on sert Arès. Les autres Bersekeurs de notre Zodiaque sont mille fois pires !

 

— Tout ce que j’ai à dire c’est : repose-toi et conserve les yeux fermés si n’est pas moi qui pénètre dans la pièce. Mon masque me protège de ton regard et inversement, mais il n’en va pas de même pour les autres.

 

*

 

Medusa est vêtu très modestement d’une blouse sans manche délavée avec un pull rouge refermé à la taille qui fait office de ceinture. Elle porte également un jean bleu troué à l’emplacement des genoux qui sont dès lors bien visibles et chaussés d’une paire de baskets quelconque.

 

*

 

Sur ces derniers mots, Medusa quitta la pièce pour laisser sa sœur se reposer seule tandis qu’elle allait s’affairer à aller chercher de quoi manger pour passer un moment à déjeuner entre sœurs comme avant. Alors que la Silver Saint de Persée allait entrer dans le hall principal, elle ressentit un puissant cosmos à l’entrée du monastère. Elle se plaqua sans tarder contre le mur et se déplaça furtivement jusqu’à l’intersection pour entendre ce qu’il se disait à l’entrée.

 

— Vous ! Ici ! C’est un immense honneur de vous recevoir ! s’exclama un moine avec ferveur.

 

— Il en va de même pour moi, comme à chacune de mes visites en ce lieu, répondit amicalement son interlocutrice.

 

— Avez-vous fait bon voyage ?

 

— Ce n’est pas le voyage qui fut éreintant en soi, mais plutôt l’un ou l’autre problème que j’ai à gérer en Europe.

 

Quand le moine et son invité de prestige remontèrent le hall, Medusa fit en sorte de se cacher pour ne pas être vu au détour d’un regard. Cette femme qui venait d’être accueillie en grande pompe par le moine n’était d’autre qu’Harmonie. Face à cette découverte opportune pouvant avoir de grande implication, elle rebroussa chemin de ce pas pour aller avertir les autres. La fille d’Arès pour sa part alla prendre ses aises dans ses quartiers résidentiels privés. Les cousins de diverses tailles et formes recouvraient le sol et tout n’était que luxe et démesure dans cet endroit. Harmonie ne se gêna nullement et ne fit nullement preuve de modération sur l’alcool local à défaut d’ambroisie tout comme sur la nourriture tout juste bonne pour lui combler un petit creux en attendant le plat de résistance.

 

— Le repas sera prêt dans quelque instant Votre Éminence, désirez-vous partager ce repas avec nos hôtes actuels ?

 

— Pourquoi pas… qui sont-ils ?

 

— Ce sont des guerriers au service d’une divinité nous provenant tout droit d’Europe.

 

— Intéressant, mais encore ? Au nom de quelle divinité combattent-ils ?

 

— Ils sont au service de la déesse grecque Athéna.

 

— QUOI !!! Ces petits morveux sont ici !?

 

Le moine fut quelque peu surpris de la réaction colérique de la déesse et tenta de tempérer ses réactions en lui expliquant la situation depuis le début. Autre part dans le monastère, tout le monde était regroupé et discutait de chose et d’autre de ce qu’ils prévoyaient pour la suite.

 

— Alia je peux te parler ?

 

— Bien sûr, qu’il y a-t-il Methis ?

 

— Avec Terra, nous avons pris la décision de retourner au Sanctuaire par nos propres moyens afin de savoir ce qu’il en est à présent. Nous trouverons bien un moyen ou un autre de vous contacté pour vous informer de la situation.

 

— Cela peut être dangereux Methis, mais je peux comprendre tes motivations, promets-moi juste d’être vigilante sur la route du retour.

 

— Tu peux compter sur moi !

 

La Silver Saint de Persée débarqua alors comme une furie dans la pièce qui était la chambre occupée par la Saint du Dragon qui s’était enfin réveillée il y a peu. Au grand soulagement de ses compères.

 

— Il faut quitter les lieux ! Vite !

 

— Pourquoi ? Il y a un problème Medusa ? demanda Alia.

 

— Harmonie ! L’une des quatre Shi Tenno d’Arès est ici !

 

Comprenant la menace qui pesait sur eux chacun retourna de ce pas dans sa chambre pour récupérer ses affaires ainsi que sa Pandora-box. Cependant, quand Médusa arriva à sa chambre, elle eut le déplaisir de se rendre compte que la Berserkeur du Byakko s’y trouvait déjà et s’entretenait avec sa sœur.

 

— Je suis déçus Euryale, non seulement tu as mené deux de mes chers protégés à la mort. Mais en plus, l’une d’elles a reçu la mort de la main de ta propre sœur.

 

— Dame Harmo

 

— Silence insolente ! Les Berserkeurs meurent sur le champ de bataille, recouvert du sang de nos ennemis arme à la main. Tu as humilié notre ordre et tu sais quel châtiment t’attend pour ça !

 

— Laissez-moi vous expliquer… implora Euryale d’une main en tâtant à l’aveugle discrètement avec la seconde.

 

— Avise-toi d’ouvrir les yeux pour tenter de me pétrifier et je te les arraches !

 

Harmonie était en colère, bien que, ni sa voix, ni son visage ne le laissaient transparaitre. Euryale savait pertinent ce qu’il allait advenir d’elle, mais tant qu’à faire, que cela ne soit pas vain. Elle finit par mettre la main sur une chose arrondie et saisie fermement avant de tirer d’un coup sec dessus. Une lueur aveuglante envahit la pièce et éblouit la Berserkeur l’espace d’un instant. Euryale était à présent parée de sa Cloth et prête à en découdre.

 

— Comment oses-tu de présenter face à moi  en étant revêtu de la sorte !

 

— Je suis Euryale de la constellation d’Héracles !

 

— Sale vipère de traitresse !

 

— C’est fini à présent ! Je ne me laisserais plus corrompre par les belles paroles d’Arès ! Grâce à ma sœur, je suis redevenu ce que je n’aurais jamais dû cesser d’être. Un des valeureux Saint de la déesse Athéna !

 

— Tu vas payer cet affront de ta vie !

 

Toute cette mise en scène de la part de la Saint d’Héracles n’était pas une forme pure et simple de provocation envers la Berserkeur du Byakko. Tout cela n’était que de la mise en scène. Euryale avait profité du flash aveuglant pour éjecter la Pandora-box de Persée dans la pièce d’accoté au travers du mur afin que Medusa puisse la récupérer sans mal. Chose que cette dernière fit avant d’abandonner sa sœur ainée aux griffes d’Harmonie à contrecœur. Alors que chacun fuyait vers la sortie, un cri perçant déchira le voile de silence planant dans le monastère.

 

— Tu savais à quoi tu t’exposais en ouvrant les yeux, payes-en les conséquences à présent ! Déclara Harmonie avec froideur, les doigts de la main droite recouverte de sang.

 

— Tu vas… me le payer !

 

— Privée du sens de la vue, la malédiction frappant ton regard est également détruite. Tu as perdu le seul atout qui aurait pu te permettre de t’en sortir en vie.

 

— Je n’ai pas besoin de ça pour te battre !

 

— Puisque tu es si fier d’être redevenu la pitoyable guerrière que tu étais auparavant, je vais t’infliger le sort que je réserve à ceux de ton espèce !

 

Alors que le conflit entre la Saint d’Héracles et la Berserkeur du Byakko allait bon train, le reste du groupe traversait à présent le hall à toutes jambes. Dans quelques foulées, ils seraient à l’extérieur. C’est alors qu’une silhouette surgit de nulle part et atterrit devant eux, en leur coupant net le passage.

 

— On compter vous allez ainsi ?

 

Chacun comprit qu’ils allaient être contraints à combattre s’ils voulaient prendre la fuite comme ils espéraient tant. Dans une marée d’effluve cosmique, chacun revêtit sa protection respective. Qu’il s’agisse de Cloth, de Chronotector ou d’Iorica. Ils ne se rendraient pas sans se battre de toute la force de leur cosmos.

 

— Je te reconnais toi ! Tu es celle qui s’est attaquée à la Palestre ! Et aussi celle qui a affronté la mère de Delphes, dit Alia.

 

— Je me disais bien que la statue présente dans la salle de méditation me rappelait quelqu’un ! C’est toi qu’elle représente ! ajouta Delphes.

 

— On a une bonne mémoire à ce que je vois, mais nous n’avons pas encore été présentés, je crois : je suis Harmonie du Byakko pour vous servir… enfin, façon de parler bien entendu.

 

— Qu’as-tu fait à ma mère ! Que lui est-il arrivé !

 

— J’avais oublié que tu étais la fille d’Integra des Gémeaux, sache que ta mère compte parmi mes trophées de chasse à présent qu’elle est réduite à l’état de statue cristalline. Si cela peut, te rassures, sache qu’elle a la compagnie d’autres Saints Ha Ha Ha !

 

— Sale monstre ! Encaisse ça ! « Rozan Sho Ryu Ha » !

 

La Saint du Dragon plaça son poing droit en retrait et y fit converger son cosmos. Delphes rabattit son poing en avant et déchaina son cosmos sous la forme d’une décharge cosmique qui prit l’apparence d’un dragon verdoyant. Cependant, Harmonie n’eut aucun mal à encaisser de plein fouet le poing de cette dernière. D’un simple geste de la main, elle balaya son intrépide opposante. Bien loin de se laisser décontenancer pour si peu, Delphes se réceptionna sur la pointe des pieds et se servit de l’impulsion pour se projeter à nouveau sur Harmonie.

 

— « Rozan Ryū Hi Shō » ! 

 

La Saint du Dragon plaça son poing droit en retrait et y fit converger son cosmos. Delphes s’auréola de son cosmos et se projeta poing en avant sur la Berserkeur du Byakko. Cette dernière avait cependant d’ores et déjà la parade adéquate.

 

— « Glittering Crystal » !

 

La Berserkeur du Byakko leva une main vers le ciel qui absorba toutes formes de lumière. Harmonie rabattit par la suite sa main en avant et de la paume de celle-ci jaillit une myriade de rayons s’entrecroisant qui prirent Delphes au piège. La Saint du Dragon fut frappée un nombre insensé de fois à la seconde sous tous les angles et retomba avec fracas contre le sol. Elle se releva à genoux tant bien que mal, mais Delphes constata qu’Harmonie devenait floue. Elle regarda aussitôt ses mains qui le devenaient tout autant alors que sa vision commençait à s’assombrir.

 

— Delphes ! Qu’est-ce qui se passe ! hurla Alia avec inquiétude.

 

— Je suis aveugle… Alia, je suis devenu aveugle !

 

— Que lui as-tu fait pour qu’elle perde la vue !?

 

— Elle a reçu le « Glittering Crystal » de plein fouet et la luminosité qui s’en dégage est d’une telle ampleur que les rétines de ton amie furent brûlées. Ce n’est pas la première personne à qui j’ôte la vue et ça ne sera pas la dernière.

 

— Tu vas payer pour ça ! J’en fais le serment sur ma constellation !

 

— Regarder plutôt ce qui se trouve sous vos pieds au lieu de brailler inutilement.

 

Harmonie avait profité de toute cette agitation pour mettre en place un piège implacable. À présent, elle n’avait plus qu’à le refermer pour capturer ses proies qui feront chacun d’entre eux un magnifique trophée. Ils étaient à présent immobilisés au centre de trois cercles placé l’un dans l’autre. La Berserkeur du Byakko avait désormais des proies sans défense disposée en arc de cercle devant elle. Harmonie n’avait plus qu’à le vouloir pour tous les cristalliser.

 

— Malédiction ! s’exclama Alia

 

— Pourquoi je ne peux plus bouger !? s’interrogea Terra

 

— Nous sommes complètement à sa merci ! ajouta Medusa

 

— C’est de cette façon qu’Integra des Gémeaux et tant d’autres Saints furent cristallisés et c’est ce qui vous attend aussi à terme ! Vous formerez des pièces de choix parmi ma collection.

 

— Sous-déesse ! Viens te battre contre moi à la loyale un peu pour voir ! lui lança Methis, accompagné de tout son mépris

 

— Il suffit Methis ! Laisse-nous gérer ça ! interjeta Yuma

 

— Effectivement ! Viens plutôt te battre contre quelqu’un de ton envergure sale lâche ! conclut Alec avec autorité.

 

— Ne me fais pas rire, aucun d’entre vous n’est de taille à m’affronter. ! Même en unissant vos cosmos, vous n’arriverez jamais à me vaincre.

 

Harmonie se riait de ces réactions, si menaçantes fussent-elles. Ils sont dos aux murs avec aucun espoir de survie et pourtant ils parvenaient tout de même pour la plupart à la menacer. Cela en était dérisoire. Elle s’arrêta soudain pourtant lorsqu’un certain point fut soulevé.

 

— Nous sommes loin de la Grèce, alors qu’est-ce qu’une statue de toi fait en ce lieu ? lui demanda Alia

 

— Ne cherche pas Alia, l’explication, c’est qu’elle a été abandonnée par ses parents à la naissance. J’en suis sûre et certaine et il n’y a même pas à se demander pourquoi, rétorqua Methis avec un tel mépris et un tel dédain qu’Harmonie en perdit son sang-froid.

 

— Vous ne savez rien !!!

 

— On ne choisit pas ces parents après tout, poursuivait la Pallasite pour enfoncer toujours un peu plus le clou.

 

— Si vous voulez tout savoir : sachez que mon père m’a enlevé à la naissance et m'a sciemment abandonné dans cette chaîne de montagnes recouverte de neige dans l’espoir que je crève ! Les Spartiates n’avaient aucune considération pour les femmes et le dieu qu’il vénérait en avait encore moins pour sa propre fille ! Il m’a considéré comme un être inférieur en dépit de mon statut de déesse. Et c'est vrai : divin ou non, un être inférieur reste inférieur.

 

— C'est n'importe quoi ! Intervint Alia en haussant la voix. Cette souffrance… nous pourrions nous comprendre.

 

— Vous n’êtes que des demi-déesses ! Vous avez eu la chance de naitre en cette ère contrairement à moi ! Vous avez été désiré et choyé par des parents qui vont ont couvert d’affection et d’amour ! Vous ne pouvez pas comprendre ce qui m’a été infligé !

 

— Tu délires complètement ! Sache que mon père a connu bien plus endurci que toi et qui ne se complaisent à se plaindre.

 

— Silence ! Ce que mon père n’avait pas prévu, c’était qu’un moine du temps jadis entendu les cris et les pleurs de l’enfant de quelques heures que j’étais et me recueillit afin de m’élever comme sa propre fille. C’est au sein de cette congrégation que j’ai grandi et me suis épanouie.

 

La Berserkeur du Byakko laissa le silence planer quelque instant avant de reprendre là où elle en était. Ce qui allait suivre était la partie de préféré de son récit puisqu’il ne s’agissait que d’une ode à sa propre gloire.

 

— Concernant la statue : à cette époque avait lieu un grand conflit entre deux nations cherchant à annexer le peuple de cette région. Leurs conflits prirent finit par prendre un tournant décisif et j'ai saisi cette opportunité à l'âge adulte. Je les ai provoqués puis massacrés jusqu’au dernier à la seule force de mon cosmos. Ce fut la révolution, puis la paix. Une étape merveilleuse avant mon glorieux destin.

 

Le simple fait de réévoquer ce souvenir comblait de grâce Harmonie qui se revoyait jadis adulée et adorée comme une déesse, ce qu’elle était de naissance. Ainsi qu’elle était recouverte de présent et d’offrande de toute sorte pour son geste.

 

— Le sol n’était plus qu’une mare de sang recouvert de cadavre pourrissant, non seulement j’avais apporté la paix, mais j’avais prouvé par la même occasion que j’étais la digne fille d’Arès. J’ai toujours été plus talentueux que mes trois autres enfoirés de frère qui ont eu l’opportunité de grandir auprès de notre mère à l’instar de moi.

 

— Et on est censé comprendre quoi ?

 

— Que vous devrez tuer vos parents vous aussi. Tu espérais que je craquerais au bout de cette confession ? Ce n'est pas une confidence, mais une leçon. Vous n'avez rien à savoir d'autre, si ce n'est que tous doivent mourir. Même mon père : il devra crever lorsque je lui serais supérieure… mais vous concernant, ça n’a plus d’importance étant donné que vous allez finir cristallisé tout comme eux.

 

Alors que l’arcane de la Berserkeur du Byakko se mettait en marche pour geler ceux pris aux pièges dans les cercles. Des flammes jaillirent de toutes parts à la grande surprise d’Harmonie qui ressentit coup à l’arrière du crâne qui l’envoya s’écraser avec fracas contre le sol. Sa concentration fut brisée ainsi que son arcane en cours. La Saint de la Croix du Sud et ses amis retrouvèrent dès lors leur liberté de mouvement.

 

— L’être parfait ! fulmina Harmonie en se relevant.

 

— Je n’aime pas ce titre, je préfère être appelé par le nom que m’a donné ma mère.

 

Kazuma ! Tu nous as sauvés, mais où étais-tu passé pendant tout ce temps ?

 

— Je n’avais pas nous plus envie de me presser.

 

— Ah… d’accord… je te remercie beaucoup cette fois Kazuma, répondit Alia d’une voix mêlée de cynisme et de consternation.

 

— Je vais m’occuper de lui régler son compte en face à face. Pendant ce temps, fuyez ce lieu, ça ne va pas tarder à devenir explosif.

 

Kazuma

 

— Alia ! Ne discute pas mes décisions et part en avant sans te soucier de moi frangine. Tu es la leadeuse du groupe si je ne me trompe pas ? C’est à toi qui reviens de les guider.

 

— Vous n’irez nulle part !!!

 

Alors que la Berserkeur du Byakko bondit avec fulgurance pour plonger tel un prédateur sur la Saint de la Croix du Sud pour la plaquer au sol. Un mur de feu s’érigea subitement dans le dos du Saint de Phoenix qui refoula la déesse avec tout autant de bestialité. Chacun profita de cette opportunité pour prendre la fuite tant escomptée.

 

Alia saisit son sac de randonné et passa les lanières de cette dernière par-dessus les épaulettes de sa Cloth à la hâte. Elle saisit ensuite Delphes par en dessous du bras étant donné sa cécité et l’emporta avec elle dans sa foulée tandis que les autres se chargèrent d’emporter son sac.

 

Une fois à l’extérieur : Alia accompagné de Delphes, Medusa, Alec et Yuma partirent dans une direction tandis que Methis et Terra empruntèrent tout autre chemin. En très peu de temps, chacun était parvenu à s’éloigner considérablement du monastère. Dans ce dernier toutefois, les choses n’allaient pas tarder à devenir explosives.

 

— Si j’ai bonne mémoire, c’est la seconde fois que tu t’attaques à ma sœur Alia et à ses amis.

 

— Et qu’est-ce que ça peut te foutre !? Tu n’as aucune famille toi ! Tu n’es que l’incarnation d’un concept ! Et puis que comptes-tu faire ?

 

— Ce que je compte te faire?... Je vais méchamment te péter la gueule ! Voilà ce que je vais faire ! À un tel point que même ta mère ne te reconnaitra plus !

 

— Vient me le dire ça en face !

 

Ajoutant l’acte à la parole, Harmonie fit jaillir les griffes de ses doigts et se lança sur Kazuma pour le faire taire. Cependant, ce dernier esquiva l’offensive furieuse de cette dernière et lui asséna un tonitruant coup de genou ascendant dans le ventre. La puissance fut d’une telle ampleur que la Berserkeur en eu la parole et le soufflé couper sur l’instant tandis que ses yeux exorbitèrent à leur paroxysme sous le coup de la douleur. Harmonie ne se laissa pas chuter au sol, mais se porta une main sur le ventre, accompagné d’une respiration buccale saccadée.

 

— Ça ne se passera pas ainsi !

 

— À défaut de t’éclater les couilles… je vais t’exploser l’utérus !!!

 

Cette fois-ci ce fut le Saint du Phoenix qui s’élança sur la Berserkeur du Byakko. Il se déplaça d’ailleurs plus vite qu’elle ne l’avait estimé. En moins de temps qu’il ne fallut pour le dire, Kazuma se retrouva face à elle et lui asséna un bestial et féroce coup de pied dans l’entrejambes de la déesse. Le bruit d’une chose se fracturant retentit alors à leurs oreilles tandis qu’Harmonie chuta à genoux en se portant les mains au bas ventre, les traits du visage déformé par la douleur.

 

Raaaaaaaaah !!! Ça, tu vas me le payer !!!

 

La déesse se releva avec toute la peine du monde et intensifiait son cosmos en se comportant comme une bête blessée et de ce fait imprévisible. Harmonie se sentait humiliée dans son honneur et voulait venger cet affront dans le sang. Les cinq Berserkeur de la loge du Tigre Blanc arrivèrent à ce moment au chevet de leur maitresse, bien décidé à en découdre en agissant de concert avec elle pour venger son honneur.

 

— Loge du Tigre Blanc ! Traquez les fugitifs comme des bêtes et abattez-les ! Alia de la Croix du Sud comme cible prioritaire !

 

— Cela sera fait Dame Harmonie !

 

— Ne partez pas maintenant… parce que c’est l’heure du feu d’artifice ! Ha ha ha !

 

Les deux opposants se foncèrent mutuellement dessus et l’instant qui suivit. Une succession d’explosion assourdissante retentit dans la vallée. Le monastère fut intégralement rasé de la surface de la carte tandis que les échos des explosions déclenchèrent moult avalanches qui se déversaient désormais dans la chaine montagneuse en emportant tout sur leurs passages.

 

— Foncez ! Foncez ! Foncez ! Ne vous n’arrêtez pas en chemin ! hurlait Alia en tête de marche, trainant de force Delphes derrière elle.

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