Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Nutty Kyds : Oups
    Nutty Sheep
    Nb de signes : 5 000 - 15 000 sec
    Genre : science-fiction
    Délai de soumission : 25/05/2021
  • Océans merveilleux
    Fantasy Art and Studies
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : fantasy
    Délai de soumission : 25/06/2021
  • Nocturnes
    Revue Ecriture de soi-R
    Nb de signes : < 3 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 15/03/2021
  • Basse-cour
    LE SOC
    Nb de signes : < 5 000 sec
    Genre : art visuel - poésie
    Délai de soumission : 22/03/2021
  • Surréalisme
    Encres
    Nb de signes : < 12 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • Road trip
    Revue de La Grenouille à Grande Bouche
    Nb de signes : 4 000 - 8 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 16/02/2021
  • Ode à l'indépendance
    L'Indé Panda
    Nb de signes : 3 500 - 35 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 28/02/2021
  • PEG Prix d'Ecriture descerné à Gruyère
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 30/06/2021
  • PIJA Prix International Jeunes Auteurs
    Editions de l'Hèbe
    Nb de signes : < 30 000 sec
    Genre : libre
    Délai de soumission : 31/03/2021
  • Problème
    Editions du Sagittaire
    Nb de signes : 25 000 - 75 000 sec
    Genre : théâtre
    Délai de soumission : 30/06/2021

Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Concours Fan-Fiction Univers J.R.R. Tolkien
 par   - 1703 lectures  - Aucun commentaire

Cet automne le service Médiathèques et Bibliothèque de Grasse organise un concours de fan-fiction sur le thème de l’univers de Tolkien.
Si vous souhaitez participer sachez que votre production ainsi que votre fiche d’inscription sont à remettre par voie postale ou électronique (communication.bibliotheque@ville-grasse.fr) à la médiathèque de Grasse avant le 31 décembre et qu’il faudra vous limiter à 8000 mots maximum. Vous retrouverez toutes les informations dont vous aurez besoin dans le règlement du concours disponible sur le site de la médiathèque https://www.mediatheques.grasse.fr


Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque)

Episode S Auteur: Phaeton Vue: 455
[Publiée le: 2006-07-22]    [Mise à Jour: 2007-11-20]
G  Signaler Action-Aventure/Mystère/Surnaturel Commentaires : 8
Description:
Le sanctuaire d'Athéna compte trois classes de chevaliers. Les bronze, vifs comme le son, et les gold, rapides comme la lumière. On oublie souvent que les silver font aussi partie du Sanctuaire, et que eux aussi ont probablement traversé de terribles épreuves, et peut-être même affronté des admersaires redoutables.
Crédits:
Les chevaliers d'Athéna apparaissant dans cette fic sont tous la propriété de Masami Kurumada ou de Megumu Okada.
Les autres sont de moi.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

Chapitre 1 : Convocation

[5772 mots]
Publié le: 2007-07-30
Mis à Jour: 2007-11-20
Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)

Chapitre 1 : Convocation

Noir

Partout noir

Non, en fait, pas noir

Ténèbres

Ténèbres tout autour de moi

Ténèbres en moi

Vide, néant

Ni haut ni bas. Ni droite ni gauche. Ni avant ni arrière. Ni passé ni futur. Pas même présent. Pas d’espace, pas de temps.

Présence

Pas derrière, car pas d’arrière, mais sens son regard sournoisement sur mon esprit

Bave

De folie

Veut m’attraper

Peux pas me battre

Fuir

Lumière

Loin

Courir

Peux pas, pas d’espace

Pas de matière

M’embourbe

Lumière plus loin

Plus floue

Présence sur moi

Je me réveille.

13/03/1983, 06H00, Sanctuaire d’Athéna, Grèce :

L’enfant se réveilla en sursaut, le visage noyé de larmes. Elle avait encore refait ce cauchemar. Toujours le même. Toujours la même fin. Et toujours elle se réveillait pour se rappeler que la réalité était plus horrible encore que son pire cauchemar.

Elle tira sa couverture de laine par-dessus sa tête, comme un rempart contre le monde, et se recroquevilla sur elle-même. Encore une journée. Encore une journée à respirer le même air, à être dorée par le même soleil, à vivre sous le même ciel. Le même air, le même soleil et le même ciel que pour … certaines personnes.

Non, ne pas penser à ça. Oublier. La mémoire ne protège pas, l’oubli érige des murailles.

Quelqu’un frappa, coupant court à ses habituelles réflexions matinales et quelque peu névrotiques.

- Chevalier Marin de l’Aigle ?

La fillette de treize ans rejeta sa couverture et se redressa sur son lit.

- Chevalier Marin de l’Aigle ? répéta la voix.

- Je suis là, répondit l‘intéressée à travers la porte.

- Vous êtes attendue d’urgence dans la salle du Grand Pope.

- Entendu.

Marin passa la main dans ses longs cheveux blonds pour les discipliner, puis sur ses yeux encore lourds de sommeil et soupira avant de se lever. Dommage, elle n’allait pas pouvoir déprimer tranquillement, aujourd’hui.

13/03/1983, 07H15, Sanctuaire d’Athéna, Grèce :

Shaina sentait la sueur coller à son visage sous son masque. Elle s‘arrêta pour reprendre son souffle et leva la tête en direction du fronton du temple. Une heure et quinze minutes pour gravir toutes les marches du sanctuaire. Un record, pour un chevalier d’argent ! Certes, elle pourrait sûrement faire mieux un jour. Cependant, rares étaient parmi ses pairs capables de rivaliser avec elle en terme de vitesse. Malgré tout ce qu’on avait pu dire lors de son admission, elle leur montrerait à tous qu’elle valait au moins autant que n’importe quel chevalier homme, si ce n‘est plus.

- Et bien, tu es enfin arrivée ?

Shaina sursauta et se tourna vers là d’où venait la voix. Marin. Que faisait-elle là ?

- Je t’attendais, ajouta le chevalier de l’Aigle comme si elle avait entendu ses pensées. Les gardes ont dit qu’ils avaient ordre d’attendre que nous soyons tous là pour nous laisser entrer.

- Tous ? Combien sommes nous à être convoqués ?

- Quatre, répondit une voix chantante un peu plus loin.

Shaina se rendit soudain compte qu’Orphée de la Lyre était également présent, assis un peu plus loin, dans son habituel état végétatif. Et juste à côté se tenait … Capella, l’insupportable chevalier de l’Aurige.

- Et comme tu peux le constater, tu es la dernière, renchérit-il d’ailleurs, comme pour confirmer le jugement de Shaina à son sujet.

Celle-ci encaissa la remarque, mais ne répondit rien. Elle savait qu’elle ne pouvait pas gagner contre lui. Du moins à ce jeu là. Elle serait ravie de répondre de manière plus archaïque, mais ce serait sûrement assez mal vu, devant la salle du Grand Pope.

- Par contre, toi, tu n’es arrivé que depuis deux minutes, alors tu n’es pas en position de faire le malin, fit remarquer Marin à Capella.

- Je ne faisais pas le malin, je faisais simplement remarquer qu’on allait pouvoir entrer.

Shaina fit la grimace. Capella s’arrangeait toujours pour ridiculiser ses confrères sans pour autant se moquer ouvertement d’eux. Il lui sortait vraiment par les trous de nez. Elle lui emboîta cependant le pas pour entrer dans la salle du Grand Pope.

Celui-ci trônait toujours aussi majestueusement en face d’eux, au fond de l’immense hall. Les quatre chevaliers d’argent vinrent s’agenouiller à ses pieds en attendant qu’il s’adresse à eux.

- Bienvenue à vous, chevaliers. Je vous félicite pour votre ponctualité. Je vous ai convoqués aujourd’hui car d’étranges évènements agitent la péninsule hellénique.

Le Grand Pope marqua une pause pour laisser à tous le temps d’assimiler l’information.

- La péninsule hellénique ? interrogea Shaina. Vous voulez dire que cette affaire concerne non seulement les Grecs, mais également les Thraces, les Macédoniens et les Illyriens ?

- Vous m’avez bien compris, chevalier. De récent rapport font notamment état d’attaques lancées notamment sur les sanctuaires de Bendis et de Chiron en Bulgarie, ainsi que sur celui d’Alexandre, en Yougoslavie. Bien que les pertes humaines soient réduites à de simples gardes, il semble que des temples aient été saccagés et des artefacts sacrés dérobés. Jusqu’à présent, la menace ne concernait que nos voisins et malgré que certaines des victimes soient nos alliés, elle ne semblait pas suffisamment sérieuse pour que nous intervenions. Cependant, nous avons fait récemment une découverte pour le moins étrange.

Les quatre chevaliers d’argent écoutaient attentivement leur maître, mais celui-ci s’était tu et semblait attendre quelque chose. Soudain, des bruits de pas se firent entendre à l’entrée de la salle. Tous quatre tournèrent la tête pour voir approcher un groupe d’individus hétéroclite. Ils reconnurent rapidement Algol de Persée. Le jeune arabe aux cheveux blonds portait son inquiétante armure et avançait d’une démarche solennelle.

Derrière lui venait une jeune femme dont la peau avait une étrange teinte bleutée. Elle n’était vêtu que d’un long pantalon et son opulente poitrine n’était cachée que par son abondante chevelure. Elle ne semblait pas beaucoup plus vieille que Marin ou Shaina mais son regard avait l‘éclat inquiétant du prédateur. Son corps svelte et souple et son visage aux traits lisses avaient déjà de quoi attirer les regards, mais si un simple mortel aurait pris sa démarche agile et gracieuse pour un signe de féminité, les chevaliers sentirent immédiatement la guerrière accomplie dans chacun de ses gestes. Tout dans son attitude laissait transparaître sa fierté, mais également son insolence.

À ses côtés se tenait un homme élégant d’une vingtaine d’années arborant une longue chevelure blanche et indisciplinée qui semblait vivante. Son visage était angélique, laissant supposer une douceur peu courante chez les guerriers, impression rehaussée par ses grands yeux bleus. Il avait les traits anguleux et portait un bouc finement taillé. Il portait une toge, comme les anciens, et son cou s’ornait d’un talisman affichant une série de symboles complexes qu‘aucun des chevaliers ne parvint à reconnaître. Il n’était ni grand ni musclé, mais se déplaçait avec agilité et majesté et laissait tournoyer autour de lui un cosmos époustouflant.

Algol vint s’agenouiller entre Orphée et Capella, alors que l’homme élégant qui l’accompagnait s’inclinait simplement. La jeune fille, quant à elle, resta droite face au Grand Pope et le regarda en face.

- Morgwen a fini d’étudier les débris, déclara Algol. Il semble que certaines des résonances qu’elle y a trouvées soient identiques à celles qu’elle a pu identifier sur les autres lieux de combat.

- Fort bien. Nous pouvons donc dire que toutes ces attaques ont été coordonnées.

- Exactement, lança la jeune fille. C’est la même bande de guignols qui a organisé les cinq attaques qui nous visaient, et probablement les autres.

Shaina avait sursauté lorsque la fille bleue - probablement Morgwen - avait coupé le Grand Pope. Elle s’attendait à ce que celui-ci la remette en place, mais elle fut surprise de constater que ce dernier ne semblait pas y avoir prêté attention. Elle fut d’autant plus surprise lorsqu’elle se rendit compte d’une chose à laquelle elle n’avait pas encore prêté attention : la jeune fille ne dégageait pas de cosmos. Enfin, si, à peine une étincelle. Elle n’avait pas même le niveau d’un simple garde, ce n‘était visiblement qu‘une humaine normale.

- Adresse-toi au Grand Pope avec plus de respect ! lança soudain Capella en se relevant. Et ne t’exprime pas sans y avoir été invitée !

- Oh ! Mais le petit chevalier s’énerve, on dirait ? se moqua Morgwen. Sache que je ne reçois mes ordres que de Bendis.

- Calmez-vous ! s’écria l’homme aux cheveux blancs. Chevalier, ne t’emballe pas pour si peu. Et toi, Morgwen, montre un peu plus de respect à tes hôtes et alliés.

- Je refuse de laisser une simple servante parler ainsi ! s’exclama Capella. Elle va …

- Simple servante ? répéta Morgwen, sans se départir de son sourire.

Capella fut soudain violement projeté contre une colonne, qui se brisa en deux sous l’impact. Le chevalier de l’Aurige retomba dans un nuage de poussière, alors que le goût du sang remontait à ses lèvres. Les autres chevaliers d’argent se redressèrent brusquement, fouillant la salle des yeux. Ils n’avaient senti aucune cosmo-énergie agressive, pas même venant de l’homme aux cheveux blancs. Morgwen était-elle accompagnée d’un protecteur caché ? Seul Algol et Marin s’étaient tournés directement vers celle-ci, s’interposant entre elle et Capella.

- ÇA SUFFIT ! s’écria le Grand Pope. Morgwen, arrêtez de jouer avec mes chevaliers, ils ne sont pas là pour ça. Et Capella, montre-toi plus respectueux envers notre invitée. Elle est Sorcière de Bendis. Son grade et sa puissance équivalent à ceux d’un chevalier d’or, alors estime-toi heureux d’être encore en un seul morceau.

Un chevalier d’or ? Mais c’était impossible, cette femme ne dégageait pas plus de cosmos qu’un caillou. Tout cela dépassait Shaina.

- Sorcière de la Corneille, pour être précise, ajouta Morgwen. Et ne vous en faites pas, Grand Pope, j’ai retenu mes coups.

- Tiens donc ? La dernière fois que j’ai entendu une sorcière de Bendis dire ça, une armée de soldats de Baal venait de se prendre une montagne sur le crâne, fit remarquer Algol.

- Bah, Angrbod n’est qu’une frimeuse. Et puis, elle l’a remis, à sa place, votre caillou, non ?

- Oui, enfin, on a frôlé l’incident diplomatique avec à peu près tous les sanctuaires perses, mésopotamiens, anatoliens et palestiniens, fit remarquer l’homme aux cheveux blancs. Le mont Ararath n’est pas un simple caillou qu‘on peut s‘envoyer à la figure quand on n‘est pas content.

- Xyston, tu n‘as vraiment aucun sens de l‘humour, se plaignit la sorcière.

- Nous ne sommes pas ici pour plaisanter, fit remarquer ce dernier. Je vous rappelle que la situation est grave.

- Oui, je sais. Ma sœur pèse un kilo de moins que moi et les ratons laveurs complotent pour devenir maîtres du monde. Mais t’en fais pas, les pingouins veillent au grain.

Shaina commençait à se demander si la sorcière avait juste un humour spécial ou si elle n’avait pas un sérieux grain. À moins que ce ne soient les deux.

- Puis-je vous demander un peu de calme ? demanda le Grand Pope.

- Vous pouvez, répondit Morgwen alors que les chevaliers reprenaient leur place.

- Bien, reprit le premier serviteur d’Athéna en s’efforçant d’ignorer cette sorcière stupide. Vous commencez à connaître Morgwen, mais je ne vous ai pas encore présenté Xyston. Il est Diadoque du Cavalier du sanctuaire d’Alexandre et protecteur de la Macédoine.

- Et je me demande comment il fait, fit remarquer la sorcière. C’est immonde, la macédoine.

- Tous deux sont ici au nom de leurs sanctuaires pour vous expliquer la situation. Vous comprendrez bientôt pourquoi nous avons fait appel à vous. Mais d’abord, Chevalier Algol de Persée, dîtes-nous donc ce que le Chevalier Astérion de la Meute et vous-même avez découvert hier soir.

Alors que tous les regards se tournaient vers lui, Algol de Persée se redressa lentement et vint se placer face aux autres chevaliers.

- Hier soir, le sanctuaire d’Athéna, notre sanctuaire, a été attaqué.

Capella et Shaina ne purent s’empêcher de pousser une exclamation de surprise et d’indignation. Orphée fronça les sourcils.

- Pourtant, je n’ai senti aucun cosmos hostile en ces lieux, hier, fit calmement remarquer Marin. Et à en juger par le calme qui régnait sur le sanctuaire, je ne suis pas la seule.

- C’est normal, répondit Algol en fixant le masque figé de la femme chevalier. Ceux qui nous ont attaqué n’utilisaient pas le cosmos pour combattre.

- C’est complètement absurde ! s’exclama Capella en se redressant. Tu veux dire que nous aurions été attaqués par de simples humains ignorant tour de la cosmo énergie ? À moins qu’il se soit agi de soldats d’un sanctuaire ennemi ? Mais ça n’a aucun sens ! Qui serait assez stupide pour envoyer de simples soldats au front ? Dans la plupart des sanctuaires, ils ne servent que de gardes.

- Ou de chair à canon, fit remarquer Shaina. Arès ?

- Ça pourrait aussi être Éris, Hécate, Deimos, Phobos … Les dieux utilisant ce genre de pratiques ne manquent pas au panthéon grec, fit remarquer Orphée.

- Non, ce n’étaient pas de simples gardes, coupa Xyston. Et ils n’appartenaient pas au panthéon grec.

- Pas de simples gardes ? répéta Capella. Ils ne devaient pas avoir un cosmos très puissant, pour que personne ne ressente leur présence. Moins puissant que des Chevaliers de Bronze. Seraient-ce … les Chevaliers Noirs ?

- Les Chevaliers Noirs n’ont rien à voir là-dedans, répondit Algol. Et crois moi, ils étaient puissants. Autant que des Chevaliers d’Argent, si ce n’est plus.

- QUOI ?! s’écria Shaina. Mais alors, pourquoi n’avons-nous rien senti ?

- Je vous l’ai dit, répliqua le Chevalier de Persée. Leur cosmo énergie était extrêmement faible.

- C’est absurde ! s’exclama l’Aurige. Comment quelqu’un qui ne maîtrise pas la cosmo énergie pourrait-il avoir le niveau d’un Chevalier ?

- Il n’y a pas que le cosmos qui donne de la puissance, répondit Morgwen. Je croyais te l’avoir montré. Aurais-tu besoin d’une seconde démonstration, petit chevalier ? Il reste encore beaucoup de colonnes dans ce temple, mais si ce n’est pas assez pour que tu comprenne, je pourrais faire s’effondrer les murs sur ton crâne. Je n’aime pas les murs, les toits et la pierre. Les humains s’enferment sous des tonnes de matière qu’ils ne peuvent comprendre, comme si ils voulaient rentrer sous terre avant même de mourir.

- Mais qui étaient ces ennemis, alors ? coupa Marin.

Algol fit le tour des chevaliers présents du regard, avant de répondre :

- Des monstres … C’étaient de véritables monstres …

Capella fronça les sourcils. Le Chevalier de Persée n’était pas connu pour être un tendre, ni un couard. Alors comment expliquer … ces tremblements dans sa voix ? Cette goutte de sueur sur sa nuque ?

12/03/1983, 21H05, Sanctuaire d’Athéna, Grèce :

- Quelle galère, soupira le garde. Je commence à en avoir marre de ce bouleau. On passe des heures à attendre une attaque qui n’arrive jamais. Et de toute façon même si ça devait avoir lieu, on servirait qu’à avertir le Sanctuaire et ralentir l’ennemi le temps qu’un chevalier arrive.

- Arrête de râler ! s’énerva son compagnon. Tu devrais être honoré d’être au service d’une déesse juste et de protéger les vies de ses serviteurs. Même si nous ne sommes que de simples gardes, sans nos prédécesseurs le Sanctuaire se serait sans doute effondré il y a bien longtemps à la suite d’une attaque surprise.

- Je dis juste que notre tâche n’est pas très excitante. On a pas grand-chose à faire et j’ai pas vraiment l’impression de servir une cause en m’endormant sur cette vieille muraille.

- Ne t’en fais pas, se radoucit son ami. Je suis sûr que nous aurons bientôt l’occasion de prouver notre valeur. Un jour nous aurons l’occasion de combattre bravement pour Athéna ou de mourir honorablement en son nom.

- Quelles belles paroles, déclara une voix mélodieuses portée par le vent.

- Qui … Qui est là ? interrogea le premier garde en se redressant d’un bond.

Une silhouette bondit soudain sur la muraille, atterrissant sur les créneaux devant les deux gardes.

- Soyez rassurés, car je ne suis là que pour exaucer vos vœux, répondit l’ombre.

Un vent glacé se mit à souffler, déchirant les ténèbres par son hurlement.

***

Astérion percuta le sol, soulevant un nuage de sable.

- Tu n’es pas assez concentré, déclara Algol. Je croyais que tu étais censé connaître mes intentions grâce à ton don de télépathie.

- Je sais très bien tout ça, répondit le Chevalier de la Meute en roulant sur le dos. Mais tu crois que c’est facile ? C’est pas comme se servir du cosmos pour améliorer sa vitesse ou sa force. J’ai bien compris la théorie, mais je suis toujours pas capable de mettre en pratique. Je dois mon armure uniquement à mes pouvoirs offensifs.

- Et j’ai du mal à comprendre comment Athéna a pu te permettre de l’enfiler. Pour moi la question ne se pose pas : la Meute doit être capable de lire dans l’esprit, c’est sa fonction auprès de notre déesse. Si tu n’es pas capable de la remplir, tu n’es pas chevalier.

- C’est vrai que toi, tu changeais tes ennemis en pierre dès que tu as eu ton armure. Mais tout le monde n’a pas la chance d’être un génie.

Algol sourit enfin et répondit :

- Ne crois pas que je te prends de haut, moi aussi j’ai du travailler dur pour atteindre mon niveau actuel. Je dis juste que tes techniques pourraient peut-être t’être utile en combat, mais que ta gamme incomplète tant que tu seras incapable de maîtriser l’arcane sacrée de ta constellation. Cependant, le fait même que tu ai réussi à enfiler cette armure est la preuve que tu es actuellement le plus apte à prétendre au titre de Chevalier de la Meute … Même si c’est assez inquiétant quant au niveau des autres candidats, ajouta-t-il en inclinant la tête avec un sourire moqueur.

- Ouais, ouais. Bon, tu m’accorde encore une revanche ?

Le regard d’Algol se perdit soudain dans le vide, alors qu’Astérion se redressait.

- Eho ! Tu m’écoutes, ou tu viens de recevoir un message d’Uranus ?

- Tu n’as rien entendu, demanda le Chevalier de Persée.

Astérion tendit à son tour l’oreille, puis finit par répondre.

- On dirait des hurlements. Près de la muraille Ouest.

***

Les deux chevaliers d’argent arrivèrent sur les lieux quelques secondes plus tard.

- Y a personne ! s’étonna Astérion.

- On a du rêver, soupira Algol.

- Non, il n’y a vraiment personne. Pas même un garde. C’est pas normal.

- Maintenant que tu le dis … Attend, c’est quoi, ces formes là-bas ?

Astérion s’approcha et hoqueta de surprise.

- Des corps. Deux gardes, morts.

- Quoi ? s’écria Algol. Mais comment …

- … est-ce possible ? compléta une voix mélodieuse alors que le chevalier tardait à terminer sa phrase. C’est simple : Je les ai tués.

Les deux chevaliers tournèrent la tête et aperçurent une silhouette couverte d’une cape sur le toit d’une maison à quelques pas de là.

- Qui êtes-vous ? lança Algol en se mettant en garde. Et que faîtes-vous ici ?

- Calme-toi, lança Astérion. Il ment.

- Comment ça ?

- Il ne dégage pas la moindre cosmo énergie. Je veux bien que nos gardes ne soient pas capables de tenir tête à un chevalier, mais ils n’auraient pas été vaincus par un simple humain, aussi fort soit-il.

- Tu as raison, répondit Algol, mais ça ne dit pas ce qu’il fait ici.

- Résonnement erroné du début à la fin répondit l’inconnu.

La cape s’effondra soudain, vide.

- Tout d’abord, ce n’est pas « il », reprit doucement la voix dans le dos des chevaliers.

Ceux-ci se retournèrent brusquement, pour faire face à … la plus belle fille qu’ils aient jamais vu, songea Astérion. Ses cheveux argentés étaient habilement tressés sur les côtés et cascadaient dans son dos jusqu’à ses reins. Son visage harmonieux aux traits lisses et fins affichait une expression amusée, et ses yeux azurés transperçaient le Chevalier de la Meute de part en part. Ses lèvres pleines affichaient une moue moqueuse et sa peau laiteuse semblait rayonner d’une aura lumineuse. Son corps semblait athlétique, caché seulement par une tunique et un pantalon de cuir noir qui épousaient de manière étudiée ses formes … généreuses ? Oui, c’était le mot qui semblait adapté, selon Astérion. Sa poitrine large, sa taille fine, ses jambes interminables … Le Chevalier de la Meute était aux anges.

- Euh … Astérion ? demanda Algol. Je sais bien que tu es censé représenter les chiens de chasse, mais tu serais gentil d’arrêter de baver sur mes chaussures.

- Hein ? Mais … Euh … Je …

L’inconnue éclata soudain de rire et s’avança vers le bord de la muraille.

- Ensuite, reprit-elle, je ne suis pas une humaine normale, et je suis tout à fait capable de me débarrasser de simples gardes.

- Comment ça ? demanda Algol. Tu es pourtant …

- Vous ne croyez quand même pas que je vais vous révéler mes méthodes, si ? répliqua la fille en passant devant les deux chevaliers. Après tout, ce serait un peu stupide, étant donné que vous êtes mes ennemis.

- Mais on n’est pas obligé d’être ennemis, s’empressa de répondre Astérion avec un sourire béat et niais.

La jeune fille éclata de rire et bondit sur un créneau.

- Malheureusement pour vous, je ne crois pas vous laisser tellement le choix. Notez que je n’ai rien personnellement contre vous, mais j’ai ordre d’éliminer tous les témoins, ajouta-t-elle en bondissant sur le créneau voisin.

- Mais qui es-tu, à la fin ? s’énerva Algol.

- Moi ?

L’inconnue exécuta soudain un saut périlleux arrière et se réceptionna … dans le vide. Dressée à deux mètres du sol, elle commença à déambuler dans l’air sous le regard éberlué des deux chevaliers.

- Mon nom est Marpessa, de l’Araignée. Et vous deux, pauvres petites proies innocentes, malheureuses mouches aveugles et bourdonnantes … vous êtes tombés dans ma toile et ne vous en êtes même pas rendus compte.

Marpessa exécuta soudain un geste de la main, et brusquement une multitude de fins fils blanchâtres apparurent tout autour d’Algol et Astérion. Devant, derrière, à droite, à gauche, et même au-dessus. Et c’était sur l’un d’eux que la jeune fille marchait tranquillement, telle une funambule.

- Quoi ! s’exclama Algol. Mais quand …

- Je les ai tissés pendant qu’on discutait. Vous devriez vous méfier de quelqu’un qui vous tourne autour pendant que vous parlez. Enfin, je dis ça, mais vous n’aurez pas l’occasion de mettre en pratique mon conseil. Pas dans cette vie, du moins.

- Elle est trop forte ! s’extasia Astérion.

- C’est ridicule ! s’exclama Algol. Je ne vais pas me laisser emprisonner par une vulgaire toile d’araignée !

Sur ces mots, il frappa les fils les plus proches, faisant exploser son cosmos. Une vive lumière envahit la scène, éblouissant tous les protagonistes. Quand elle se dissipa, Astérion se rendit compte que non seulement les fils avaient résistés au coup, mais qu’en plus, le bras d’Algol était à présent englué dans la toile. Des filaments visqueux l’enserraient, et plus il se secouait pour retirer son membre prisonnier, plus les fils se collaient à lui.

- Je m’en doute bien, répondit Marpessa. Malheureusement pour toi, il ne s’agit pas là d’une « vulgaire toile d’araignée ». Chacun de ces fils est plus solide que l’acier le plus dur et aussi souple que du caoutchouc. Un centimètre cube pourrait résister à une pression de huit tonnes, un peu comme si un éléphant marchant sur un grain de sucre sans le broyer. Je sais que je ne pèse pas bien lourd, mais tu aurais du te douter que des fils normaux auraient cédé sous mon poids. De plus, ils sont enduits d’une substance ultra collante qui réagit à la sueur, et comme le corps humain sue en permanence par tous ses pores, chaque parcelle de peau exposée à mes fils reste irrémédiablement prisonnière.

- Elle est astucieuse, tu trouves pas Algol ? lança Astérion avec son air niais et son sourire béat.

L’intéressé répliqua par un coup de poing qui vint bruyamment percuter la mâchoire du Chevalier de la Meute et l’envoya valser dans la toile où il s’emmêla dans les fils.

- Mais bien sûr, reprit Marpessa, tout ça serait beaucoup moins amusant sans une pointe de sadisme. Voyez-vous, une fois collés à vous, ces fils commencent à aspirer votre cosmos et votre énergie vitale. Plus la toile pompe votre énergie, plus vous devenez faibles et vulnérables, et plus elle devient solide et collante.

En effet, Algol se rendit compte que ses forces commençaient à l’abandonner. Ses muscles s’engourdissaient, son cerveau était brumeux. Un voile noir commençait peu à peu à recouvrir son champ de vision. Il sentait ses jambes trembler, loin, très loin de lui. Elles ne pourraient bientôt plus le porter. La chaleur était devenue insoutenable, l’air lourd comme une chape de plomb. Le chevalier suffoquait, vaguement conscient d’Astérion, dans un état tout aussi déplorable, à quelques pas de lui, et pourtant à des années lumières.

- Je dirais qu’il ne vous reste plus que deux ou trois minutes à vivre. Mais comme je suis quelqu’un de sensible qui ne supporte pas la vue du sang, je ne vous ferait pas l’honneur d’abréger vos souffrances de ma main.

- Marpessa ! Arrête de raconter n’importe quoi et allons-y, lança une douce voix cristalline dans son dos. J’ai récupéré ce que nous étions venu chercher, ne perd pas de temps avec cette racaille, tu te souilles à leur seul contact.

- Bien sûr, Lucine. J’arrive.

Algol put tout juste voir une seconde forme encapuchonnée sauter du toit d’un temple sur la muraille avant de passer par-dessus les créneaux, chargée d’un lourd sac de toile.

- Chevalier, ce fut un honneur de vous rencontrer. Mais il est temps de se dire adieu, déclara Marpessa en bondissant à son tour pour disparaître hors de vue.

Le silence s’abattit sur la muraille, alors que Algol se débattait faiblement. Il fut soudain interrompu par la voix d’Astérion qui s’exclama :

- Ça a été un honneur de nous rencontrer ! C’est pas fantastique ?

- Astérion, arrête de jouer les jolis cœurs. Il faut qu’on sorte d’ici.

Le Chevalier de la Meute se tut un instant, puis demanda :

- Tu penses à ce que je penses que tu penses ?

- Seulement si tu penses à ce que je penses que tu penses que je penses.

- Bien … Dans ce cas, je crois que je vais te laisser.

- Mais je vous en prie, très cher.

Une déflagration de cosmos lui apprit que son compagnon venait de se téléporter hors de la toile. Il gaspillait toujours énormément d’énergie en utilisant des techniques qu’il ne maîtrisait pas encore, mais pour une fois, Algol en remercia Athéna. Chacun de ses mouvements était une torture. Dans cet état là, il n’aurait pas eu la force de se retourner pour vérifier que le Chevalier de la Meute était parti, et il était à présent sûr de ne pas abattre son ami par erreur. Au prix d’un douloureux effort, le Chevalier de Persée porta la main dans son dos et décrocha son bouclier de la Méduse, pour le placer devant lui. Lentement, les yeux du monstre s’ouvrirent. Et soudain, Algol sentit l’énergie dont il avait été privé lui revenir, alors que les fils de sa toile se changeait en pierre. Le chevalier tira violement sur l’entrelacement qui vola en éclat dans un nuage de poussière.

Aussitôt, le Chevalier de Persée bondit par-dessus le créneau, et retomba aux côtés du Chevalier de la Meute.

- Pas encore en chasse ?

- Je t’attendais. Tu es si lent.

- Pas le temps de tergiverser. En route ! lança Algol en s’élançant.

Et voilà après plusieurs mois d’absence le premier chapitre de l’Épisode S. Oui, je sais, je met du temps, c’est pas sérieux, c’est un scandale, une honte et ralala c’est pas bien ! Mais j’ai une excuse ! J’avais la flemme d’écrire ! Bin quoi ? J’ai jamais précisé que c’était une bonne excuse.

Donc, disais-je, voici le premier chapitre, avec un peu d’action, quelques réponses et beaucoup plus de questions. Vous avez peut-être remarqué que certains des panthéons en présence n’étaient pas grecs ? Et bin c’est fait exprès. À part quelques incursions en Scandinavie, je trouvais les autres mythologies très peu exploitées, alors qu’à quelques kilomètres de la Grèce, on trouve des légendes et des héros tout aussi impressionnants et utilisables dans une fanfic Saint Seiya, et la Macédoine et la Thrace n’en sont que des exemples. Donc, ne vous attendez pas à une énième guerre contre Arès/Zeus/Héra et cie, et cherchez un peu plus loin qu’en Grèce pour trouver le Grrrrrand Méchant (pas trop loin, quand même, je suis pas trop callé en mythologie papoue et néo-guinéenne).

Qui sont ces mystérieux envahisseurs ?

D’où viennent les pouvoirs des sorcières de Bendis ?

Que signifient les cauchemars de Marin ?

Capella se fera-t-il encore ridiculiser ?

Combien pèse Morgwen ?

Vous connaîtrez les réponses à toutes ces questions … un jour … quand j’airais le temps … Et si vous lâchez plein de COOOOOOOOOOOOMS !!!!!!!!!!!!!!

  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2021 / Mentions légales