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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29137
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Kaze Tachinu (le vent se lève)

[3309 mots]
Publié le: 2014-10-25Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Oui, vous ne rêvez pas ... Le cinquante-cinquième chapitre ! En pixels et en pixels sous vos yeux ! Profitez bien ! Bonne lecture ! Banzai !

Ce fut une journée longue, qui se déroula dans l'ennui et les jeux de société, auxquels Perona était particulièrement forte (au grand dam de Zoro), du fait des longues heures jadis passées à y jouer à Thriller Bark, avec ses sbires. Le temps était toujours clair mais ils avaient préféré rester assis au coin du feu. Ce n'était pas souvent qu'ils pouvaient partager ce genre de moments privilégiés, alors ils en profitaient autant que possible. De plus, l'absence de Mihawk pendant ce genre de moments représentait une conjecture céleste extraordinaire. Cependant, ils ne tinrent pas en place toute la journée, et au crépuscule, Perona ressentit une intarissable envie de se dégourdir les jambes dehors, qui la poussa à s'habiller chaudement dans son gros manteau rouge avant même d'être sortie.

- Désolé mais j'ai pas trop envie de sortir, pour une fois que je peux rester au chaud, je vais pas m'en priver, rétorqua Zoro lorsqu'elle le lui demanda.

- Quoi ? Tu comptes me laisser aller seule dehors, au devant du danger, sans protection ? Moi qui suis si faible ? Rétorqua d'abord Perona, jouant la comédie.

Zoro se releva, et replia le plateau du jeu de société, qui avait été laissé sur la table.

- Arrête avec ça, tu sais aussi bien que moi que tu ne risques rien dehors.

- Mais ...

Désemparée, Perona comprit que le bretteur n'en avait aucune envie. Avec une expression presque horrifiée, elle sentit le rouge lui monter aux joues. C'était bien la première fois que son chéri lui refusait un moment ensemble. Et elle n'aimait pas cela.

- Zoro ! Je veux que tu viennes avec moi ! Cria-t-elle, en donnant un grand coup de botte sur le sol.

- Perona ! Tu peux très bien aller te promener seule dehors sans te perdre ! Répliqua aussi sec Zoro, qui n'avait décidément pas envie de quitter le confort du château, pour une fois.

Alors, Perona réalisa que le bretteur ne céderait pas à son caprice, même si elle criait à en briser les vitres. Et cela lui fit un choc. Pour la première fois depuis l'âge de quinze ans, on venait de lui refuser quelque chose qu'elle voulait. D'autant plus que le refus, aussi futile soit-il, émanait de l'homme dont elle était tombée amoureuse. Dans l'absolu, cela ne la gênait pas de devoir sortir seule, mais la simple idée que Zoro aie pu avoir l'outrecuidance de ne pas vouloir venir avec elle l'insupportait au plus haut point. Une larme roula sur sa joue.

- Espèce d'abruti ! S'exclama Perona, aussi fort qu'elle le pouvait.

Zoro essaya de rétorquer quelque chose, mais le son se coinça dans sa gorge. Il eut le temps de voir Perona pivoter sur elle-même, furieuse, puis s'éloigner à grands pas vers la porte du salon. Il lui sembla même l'entendre sangloter, avant qu'elle ne claque bruyamment la porte derrière elle. Désemparé, il resta immobile de longues minutes, debout dans le salon. Comment, d'un simple refus, avaient-ils pu en arriver à ce point ? Calmement, il reprit ses activités, certain que Perona serait de retour d'ici une heure ou deux, pour faire à manger ensemble. Il retourna dans la chambre et y récupéra le livre qu'il lisait en ce moment, puis s'installa dans le vieux fauteil de cuir du salon pour lire tranquillement.

Dehors, il faisait froid, mais Perona se félicita de s'être bien emmitouflée dans son gros manteau rouge, et d'avoir mis d'épais bas de laine qui lui tenaient les jambes bien au chaud. Elle avait toujours les joues rougies et les yeux gonflés d'avoir un peu pleuré mais, à peine passé la porte et arrivée dans les escaliers, elle s'était calmée, repensant à l'absurdité de sa réaction. Ceci dit, elle aurait tout de même beaucoup aimé que Zoro soit là à côté d'elle, et qu'ils se tiennent la main. Pendant un certain temps, ni court ni long à son goût, elle resta immobile au sommet des marches du château, contemplant par-dessus la forêt la ligne d'horizon, qui apparaissait vaguement depuis la porte d'entrée. Le soleil déclinait déjà derrière la ligne des arbres, mais il ferait encore jour pour au moins une heure, et il lui vint bien rapidement l'idée de partir explorer les ruines de la ville. La Perona d'avant aimait l'histoire et les mystères, en son temps. De plus, de nombreuses zones d'ombres la concernaient encore quant à certaints détails que Mihawk avait déjà dévoilés à Zoro, et l'absence pour la journée du Corsaire permettait une exploration sans limitations. Enhardie, elle descendit les escaliers d'un pas résolu, prête à explorer. La dernière fois qu'elle avait mené une expédition de ce genre, elle n'avait rien trouvé de moins que ce qui faisait d'elle celle qu'elle était actuellement : son Fruit du Démon. Le vent soufflait avec force, et jouait avec les plis de sa jupe, tandis que la froidure de l'hiver lui mordait les joues et les teintait de rose. Il y avait quelque chose dans l'air qui intensifiait la lumière, et lorsque Perona eût traversé la moitié de la bande de terre découverte entre le château et la forêt, elle se retourna instinctivement. Le ciel explosait entre oranges vifs et bleus sombres. Une longue griffure nuageuse le balafrait en travers. L'horizon était déchiqueté par les pointes des sapins, et l'immense masse noir du château se découpait avec fierté contre le firmament. Le vent de la mer, qui d'habitude ne soufflait pas jusqu'au centre de l'île, apportait une délicate odeur saline. Perona resta abasourdie face à ce spectacle, qui lui rappelait la silhouette de sa maison contre le ciel crépusculaire, sur la plus haute colline de Requiem. Mais l'heure n'était pas à la nostalgie, aussi continua-t-elle son chemin, d'un pas déterminé. Bientôt, elle fut au couvert des arbres. De vagues congères de neige sale subsistaient encore à l'orée de la forêt, et elle dût en enjamber une pour pouvoir pénétrer sans encombre. Les bois étaient écrasé par un silence morbide.

Sur les premiers mètres, la progression était aisée, mais bientôt, Perona, qui n'avait jamais arpenté à pied cette partie de la forêt, commença à buter sur de nombreux gravats affleurant sous une couche fournie de lierre et de mauvaises herbes. Un examen rapide lui permit d'identifier les gravats comme étant les ruines de bâtiments s'étant tenus ici longtemps avant.

"Pourtant, la guerre n'a eu lieu qu'il y a huit ans ... Comment ces ruines peuvent-elles paraître aussi vieilles ?" s'interrogea Perona.

Elle se rendit compte que le champ des ruines couvrait une portion honorable du sous-bois. Elle les longea sur une bonne centaine de mètres, contre ronces et arbustes et au détriment de ses bas de laine. Et soudainement, l'amas de gravats s'arrêta. Intriguée, Perona continua droit devant elle sur cinq ou six mètres. Et elle trouva de nouveaux gravats enfouis sous la végétation. Elle comprit immédiatement de quoi il en retournait.

"Une rue ! C'est une rue ! Donc, ça veut dire que ... Je suis dans les ruines de l'ancienne cité qui couvrait l'île ? La même cité dont les ruines s'étendent au pied de la grande croix de bois ?"

Dans les faits, elle avait raison, et s'en doutait inconsciemment, mais son esprit logique refusait tout assertion de ce genre sans preuve matérielle. Aussi fit-elle usage de ce que Zoro n'avait pas et prit la direction de la grande croix de bois, qui était à peu près à une dizaine de minutes de marche. Tout au long de sa progression, elle croisa à intervalles régulières des blocs de pierres plus ou moins gros, des fondations de constructions dépassant encore du sol, voire même des pavés rongés par la mousse et le lichen.

Bientôt, elle parvint à la grande clairière où se tenait la croix de bois, qui se découpait dans toute sa majesté sur l'immensité du ciel. Quelques mouettes voletaient vaguement, haut dans le ciel déchiré, et en tendant l'oreille, Perona pouvait entendre le sac et le ressac, bien que la mer se trouvât à plusieurs kilomètres de là. Sans se demander comment un tel miracle se pouvait, elle continua imperturbablement sa progression jusqu'à la stèle érigée au pied de la croix. En approchant du monument, elle se remémora progressivement le combat qui avait secoué l'île au retour d'Holiday Island. Soudainement, une curiosité irrépressible se prit d'elle. Elle décolla à toute allure, en virevoltant, jusqu'au sommet de la croix. La dernière fois qu'elle y était allée, la brume et les embruns l'empêchaient de voir plus loin qu'à cinq mètres, et surtout, elle y était évanouie.

Lorsqu'elle prit place sur le sommet de la croix, large de six mètres sur six, elle dût se couvrir les yeux, tant le rayonnement du soleil déclinant l'aveuglait. Le sommet de la croix dépassait de loin au-dessus des plus hauts arbres de la forêt, et n'était qu'à une vingtaine de mètres sous les plus basses concrétions rocheuses qui bordaient l'île.

"On doit sans doute voir la croix de loin, en mer, quand il n'y a pas de brouillard !" Songea Perona, assez étonnée.

Un court instant, elle fit les cent pas au sommet de la croix, observant le panorama qui s'offrait à elle. Jusqu'à ce que son regard ne glisse vers le sol, soixante mètres plus bas. Assez curieusement pour une personne capable de voler, elle avait le vertige, à plus forte raison depuis les hauteurs. Elle recula jusqu'au centre de la plateforme, reprenant son calme. Plissant le nez et les yeux, elle parvint à faire face aux rayons du soleil, et son regard porta plus loin qu'elle ne l'aurai jamais cru possible. Le bleu de l'océan se détachait avec peu de contraste sur la silhouette noire des arbres, avant d'être gommé par le blanc des nuages bas, qui voguaient au loin. Forçant la vue, Perona parvint même à appréhender l'infime courbure de l'horizon, ce qui la transporta loin en arrière dans ses souvenirs, à l'époque où elle n'était qu'une petite fille ignorante, qui ne cessait de poser des questions à son père. Elle avait bien changé, depuis.

"Je me demande ce que devient papa ... Et maman, aussi ..." songea-t-elle mélancoliquement, en s'asseyant.

La tête sur les genoux, elle regarda vaguement dans le lointain. Quelque chose de froid roula sur sa joue droite, et elle eut besoin de plusieurs secondes pour comprendre qu'elle pleurait. Pour la première fois depuis de nombreuses années, penser à ses parents l'avait fait pleurer. Elle se demanda ce qu'ils penseraient, s'ils la voyaient dans sa condition actuelle. Mais il valait mieux ne pas y penser du tout. Et le flux de ses larmes ne s'interrompait pas. Et elle ne savait pas pourquoi elle pleurait. Elle ne le sut qu'au bout de plusieurs minutes de tristesse.


Zoro s'était mis dans l'idée d'aller chercher une bouteille de bière dans un des placards de la cuisine, quand il commença à trouver vraiment étrange le fait que Perona ne soit toujours pas revenue, alors qu'elle était déjà partie depuis plus d'une heure, et qu'il était bientôt l'heure de manger. De plus, Mihawk leur avait un jour délivré l'interdiction formelle de rester sans lui au-dehors du château la nuit, de par le danger potentiel que représentaient les Humandrilles les plus extrémistes. Le bretteur, pour sa part, ne s'en faisait pas quand à sa propre survie, mais il s'intéressait d'autant plus à celle de Perona, qu'il n'était pas rassuré de la savoir seule, au-dehors.

Au bout de la troisième gorgée, ne tenant plus en place, il se leva et traversa le château à grandes enjambées, jusqu'à la chambre. Il y prit les sabres et refit le chemin en sens inverse, jetant hâtivement son blouson de cuir Highman sur ses épaules. La clenche de la porte du salon fit un peu de résistance, ce qui lui arracha un juron fort coloré. Une fois passé, il traversa en trombe le couloir qui menait au hall d'entrée, et descendit quatre à quatre la grande volée de marches. Les derniers rayons du soleil disparaissaient, et de nombreuses étoiles étaient déjà de sortie. Il regarda longuement aux alentours, en quête d'un éventuel signe de présence de la jeune femme. Mais, bien entendu, il n'en trouva rien, et dût partir à l'aveuglette à la recherche de Perona. Il ferma son oeil valide et se concentra. De toutes les voix qu'il pouvait entendre, celle de Perona était la plus visible de toutes, comme un phare au-dessus d'une mer de bougies. Et depuis que leur lien était devenu charnel, cette impression s'était renforcée. Sans hésiter un quart de seconde, il se dirigea vers la grande croix de bois.

La traversée des bois fut assez longue pour le jeune homme car même en connaissant l'emplacement de sa cible, il arrivait assez régulièrement à prendre un mauvais itinéraire. Il faisait déjà nuit noire quand il parvint aux abords de la grande clairière.

- PERONA ! Hurla-t-il.

L'interpellée, qui n'avait toujours pas bougé, se redressa en entendant son nom. Elle se mit debout, et vint au bord de la plateforme.

- Zoro ! Je suis là ! S'exclama-t-elle à grand renfort de gestes de bras.

Le bretteur s'élança et traversa la clairière jusqu'à la croix en l'espace de trente secondes. Parvenu au pied de la structure, il clama une excuse confuse.

- Ce n'est pas grave, Zoro ! Viens vite là-haut ! L'enjoignit Perona, qui voulait absolument lui montrer quelque chose.

- T'es marrante ! Je fais comment, moi ? Je sais pas voler, je te signale !

Perona descendit le chercher, et le remonta à grand mal. Le bretteur, plutôt gêné du traitement, fut fort satisfait de pouvoir poser le pied au sommet de la grande croix. Perona, essoufflée, vint prendre place à côté de lui. Ils penchèrent naturellement l'un vers l'autre, et appuyèrent leur tête l'une contre l'autre.

- On dit que le monde est grand ... Souffla Perona.

- C'est ce qu'on dit, en effet, répondit le bretteur. Moi, mon monde n'est pas bien grand.

Étonnée, la jeune femme le fixa avec de grands yeux ronds.

- Il est assis à côté de moi, lâcha Zoro.

L'instant d'après, il se demanda comment diable avait-il pu, lui, un tel escogriffe malappris, formuler quelque chose d'aussi romantique. Pendant ce laps de temps, Perona avait viré à un beau rouge vif.

- Perona ?

- Zoro ?

- Promets-moi une chose.

- Oui ?

- Si jamais on venait à être séparés ...

- Ne parle pas de ça ...

- Perona. Le vent se lève. Il faut tenter de vivre.

- Zoro … Je t'en prie, ne parle pas comme ça … Marmonna Perona, dont la voix était tremblante. Ne m'y fais pas penser.

- Désolé … Murmura le bretteur, penaud.

Une question capitale investit soudain la jeune femme, qui se retourna vivement vers Zoro pour la lui poser.

- Est-ce que tu m'aimes vraiment ?

- Si je t'aimais pas, tu penses que je serai sorti du château au coucher du soleil pour te retrouver ? Tu penses que j'aurais … Enfin … Que j'aurai couché avec toi sans t'aimer ?

Il était très rare pour lui de s'exprimer ainsi, et Perona s'amusait toujours de la gêne qu'il avait à évoquer leurs amusements nocturnes. Un léger sourire attendri se dessina sur ses lèvres.

- Je veux dire, tu m'aimes parce que je suis la seule femme à une cinquantaine de kilomètres à la ronde, ou parce que je suis moi ?

- Pour être franc, Perona … Je me suis souvent posé la question. Au début, c'est vrai, tu m'attirais par défaut.

La jeune femme se gonfla de colère, prête à laisser cours à son châtiment. Mais le bretteur se défendit avant qu'elle ne pût lever le bras, et se défendit bien.

- Mais tu sais ce que j'aime, chez toi ?

Passant de la colère à la gêne, Perona sentit ses joues la brûler.

- Je pense savoir … Murmura-t-elle.

- Ce que j'aime en premier chez toi, reprit Zoro sur sa lancée de vérité, c'est ta personnalité et ton caractère. C'est pas demain la veille que je risque de m'enticher d'une fille fade et sans goûts comme on en voit par douzaines jusque dans le moindre village.

- Tu aimes quoi d'autre ?

- Tout le reste, et ton physique aussi. J'ai connu quelques de filles avant toi, et j'avais dix ans, la dernière fois que j'en ai connu une aussi mignonne que toi.

- Tu te souviens de son nom ?

- Je préfère laisser le souvenir des morts en paix.

- Oh … Désolée …

- Et toi ? Tu m'aimes parce que je suis moi, ou parce que je suis le seul homme à une cinquantaine de kilomètres à la ronde ?

Perona ne sut que répondre, tant la réponse était pourtant évidente. Elle trouva une manière de s'amuser, qu'elle jugea plutôt subtile.

- Tu sais, il y a aussi Mihawk …

Zoro, abasourdi, la regarda avec un regard étonné. Il avait totalement oublié la présence du bretteur.

- Si j'avais dû faire un choix par défaut, je n'aurais pas attendu que le Ciel m'envoie un prince charmant ! S'expliqua Perona, en pouffant de rire. C'est ce que tu est, que j'aime. Même si … Je te préfère avec deux yeux.

- J'ai toujours deux yeux, tu sais. C'est juste qu'un des deux est momentanément hors-service. J'espère bien faire réparer ça un jour.

Perona leva les yeux au ciel, dont les étoiles se répandaient plus largement sur la toile bleu sombre du firmament.

- En parlant de Mihawk, dit la jeune femme, je suis sûr qu'il est parti la voir.

- Voir qui ?

- Sa femme ! C'est peut-être un Grand Corsaire mais il s'absente souvent, et sa femme lui manque beaucoup.

- Comment tu sais ça ? Il te l'a dit ?

Perona eu la brève envie de frapper Zoro pour ce manque de logique total.

- T'as jamais remarqué la tête qu'il tire, quand on passe du temps ensemble ? Sa femme lui manque. Il veut la voir. Et avec un petit couple sous son toi, ça doit lui rappeler pas mal de souvenirs de jeunesse … T'es vraiment pas malin, toi, quand tu t'y mets, hein ?

Presque vexé, Zoro garda le silence. Il n'avait pensé à rien de tout cela. Après tout, il se considérait lui-même comme trop obtus pour comprendre ce genre de « trucs de filles », comme il aurait dit.

- Embrasse-moi, demanda Perona, après un moment de silence passé à contempler l'horizon.

- Pas la peine de demander, répondit Zoro.

Bien volontiers, il accéda à la requête de sa chérie, et leur étreinte dura de longues secondes. Il n'y avait que quelques heures qu'ils ne s'étaient séparés, et pourtant, cela leur avait manqué, montrant à quel point la vie seul leur était devenue impossible. Cependant, ni l'un ni l'autre ne savait de quoi demain allait être fait, et rien ne les garantissait de pouvoir continuer ensemble aussi longtemps qu'ils le souhaiteraient. Au loin, une mouette, qui survolait la forêt, fit entendre un cri sonore.

Commentaire de l'auteur Après de longs mois d'attente, un salon manga dans ma ville (AnimaGeek), un PC quasiment décédé mais revenu d'entre les morts et le début d'un nouveau récit ... J'ai _enfin_ publié le chapitre 55. Je pense qu'il s'agira d'un des derniers chapitres avant une potentielle ellipse qui nous mènera non loin du prochain arc des vacances, car je ne me sens pas l'inspiration d'écrire six mois de relation sans péripétie à insérer. Je remercie chaleureusement tout les lectures de la première heure, ceux qui sont arrivés en chemin et ceux qui viennent d'arriver, en fait, je remercie toute personne qui lira ces lignes ! Merci d'avoir été patients ! Et à la prochaine fois ! Il va y avoir du lourd ! Bon week-end !
PS : J'en profite pour annoncer que je serai présent à la Paris Games Week le vendredi 31 octobre toute la journée, si des lecteurs curieux veulent voir à quoi je ressemble ... Prenez contact via Twitter (ou MP, plus simplement) ! ;)
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