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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29147
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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In vino veritas

[3061 mots]
Publié le: 2014-07-18Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Enfin, enfin, enfin le cinquante-troisième chapitre de cette histoire ! Taïaut ! Banzai ! Bonne lecture ! Banzai !

Dès son réveil, Perona sentit le vide près d'elle, là où Zoro aurait dû se trouver. Elle savait qu'il était parti de très bonne heure avec Mihawk pour l'observation d'un phénomène rare, car le Corsaire lui en avait parlé, la veille.

Le bretteur ne lui manquait jamais autant que quand il était absent au réveil, car elle adorait pouvoir le câliner à ce moment, deviner contre sa jambe les raideurs matinales, et parfois en profiter avant de se lever (et Zoro aussi adorait cela, sans aucun doute). De fait, elle prit son temps pour se lever. Peu à peu, lui revinrent en mémoire leurs ébats de la nuit, comme à chaque fois qu'ils en avaient, c'est-à-dire quasiment chaque jour. Le souvenir de comment elle avait joué de ses lèvres et de sa langue pour amener Zoro à la jouissance était net et clair, comme une vidéo enregistrée dans sa mémoire. Elle se rappelait aussi nettement de la sensation à mi-chemin entre surprise, plaisir et dégoût lorsqu'elle avait senti sur sa peau le sperme de son chéri. Le contact ne lui était pas étranger mais la sensation lui semblait toujours aussi étrange, d'autant plus que cette fois, elle l'avait mené toute seule du début à la fin, sans le laisser intervenir. Elle se rappelait avec précision l'emplacement des traces, réparties du menton à la base de la poitrine. Habituellement, quand Perona en recevait, c'était sur le ventre les jours à risque (le reste du temps, ils prenaient le risque), avant de disposer du moyen de contraception fourni par Morinohito, ou sur les doigts. Mais depuis qu'ils disposaient de la formule magique pour s'amuser sans risque, seuls les doigts étaient encore parfois atteints, vu qu'il n'y avait plus de risque.

Une pensée, visiblement fort gênante pour Perona au vu de son rougissement subit, lui traversa l'esprit. Elle tenta de la chasser comme on chasserait une mouche d'un revers de main, mais cela fut vain. Alors elle se promit que, la prochaine fois, elle ferait en sorte de ne pas entendre quand Zoro la préviendrait de l'imminence de la fin. Puis elle s'enroula dans la couette en rêvant qu'il s'agissait du bretteur qui l'enserrait. Elle retomba dans un sommeil à demi-éveillé, dont elle se réveilla en sursaut lorsqu'il lui vint à l'idée qu'il faudrait peut-être un jour se lever. Se sachant seule au château, elle s'enroula sommairement d'un drap, emporta avec elle quelques habits, et courut à la douche. L'eau fraîche acheva de la réveiller. Au sortir de l'eau, elle s'arrêta devant le miroir du lavabo, recula de quelques pas pour se voir jusqu'à mi-cuisse, puis s'inspecta méticuleusement du regard, comme pour vérifier que rien n'avait changé de place. En regardant son ventre, un détail lui sauta aux yeux, qu'elle n'avait pas remarqué d'elle-même plus tôt.

"Je ... J'ai ... Grossi ?"

Elle pivota et se mit de profil pour jauger l'augmentation : elle avait gagné un peu de bonus sous le nombril, ainsi que sur les hanches. La Perona d'avant aurait été aussi horrifiée que face à une cohorte de cafards, mais la nouvelle Perona s'en souciait peu, dans la mesure où l'inflation était minime.

Une fois sûre de la disposition de son anatomie, elle s'habilla lentement, tant elle était dans la lune. Elle repassa par la chambre pour prendre la pastille de Lune quotidienne, puis gagna la cuisine afin de se sustenter. Deux paquets de biscuits au miel, achetés récemment, firent les frais de sa faim matinale. D'ordinaire, elle se serait sévèrement autoflagellée d'avoir mangé autant de sucreries d'un coup, mais aujourd'hui était un jour spécial où ce genre de choses était permis. Le treize décembre, c'était le jour où elle était arrivée ici, et le vingt-et-un, ç'avait été au tour de Zoro. Perona s'en souvenait avec précision. Ce matin-là, Mihawk s'était éclipsé de bonne heure, après l'avoir prévenu la veille qu'il allait observer le lever du soleil quelque part sur l'île. Morte d'ennui, elle avait donc décidé de sortir se promener au-dessus de la forêt. Et c'était à ce moment que l'impact avait eu lieu.

"Si j'avais su, je n'aurais pas passé tout ce temps à galérer avec mes problèmes de conscience à ce propos, j'aurais dû lui dire dès le départ ... On aurait gagné tellement de temps pour être ensemble ... Si seulement ..." Pensa-t-elle, après avoir mélancoliquement regardé la deuxième boîte vide de biscuits.

"Il reste encore un an à passer ensemble, et si ... Si je peux le rejoindre, alors on ne sera pas séparés, à la fin ... Mais je ne pourrai pas. Je ne suis pas de leur côté. À la base, je ne suis même pas un pirate en tant que tel, j'ai juste accepté de rester chez Maître Moria et de protéger Thriller Bark, car je m'y amusais bien et que je faisais ce que je voulais sans être gênée ... Je suis juste une pauvre fille perdue qui ne sait pas ce qu'elle veut, ni où elle va ! Et le seul rêve que j'ai ... Est irréalisable. Réécrire Brag Men ... Je devais être particulièrement naïve, à l'âge que j'avais quand je me suis mis ça en tête ..."

En effet, le seul objectif qui motivait son errance était de réécrire Brag Men, ou plutôt un Supplément à Brag Men. Une extension qui, quatre cent ans après, comblerait toutes les lacunes de la première édition, qui n'avait alors couvert qu'un quart environ des terres de Grand Line dans son ensemble. Et encore aujourd'hui, Brag Men était à la navigation ce que le Cap des Jumeaux était à Grand Line : le point d'entrée pour toute personne souhaitant partir à l'aventure, soldat comme pirate. La version illustrée, plus récente, était aussi un classique incontournable des livres pour enfants, au même titre que Norland le roi des menteurs. Pendant longtemps cela n'était resté qu'un vague rêve errant dans son esprit, mais depuis qu'elle avait entrevu la possibilité d'embarquer à bord du Thousand Sunny pour poursuivre le tour du monde là où son ancêtre s'était arrêté, tout avait changé, et elle s'était définitivement résolue à mener à bien cet objectif. Sur cette pensée, elle se chargea d'ouvrir le deuxième paquet de biscuits, et commença à les manger un à un, le regard perdu dans le vague, sans se soucier des conséquences sur son poids. Elle avait beaucoup plus tendance à se laisser aller, depuis le début officiel de sa relation avec Zoro, pour diverses raisons lui étant pour la plupart inconnues. Autrefois, un tel écart de conduite lui aurait donné de sérieuses idées de suicide, mais il en allait désormais autrement. Outre le fait qu'elle perdait l'habitude de porter ses habituels tee-shirts trop courts laissant son ventre à l'air libre, elle avait désormais d'autres occupations plus importantes que de se soucier des quelques grammes que lui feraient prendre ce paquet de biscuits. Elle songeait depuis quelques jours à demander à Mihawk de l'emmener, elle et Zoro, jusqu'à Mirre, afin de pouvoir procéder à quelques achats d'ordre pratique. Il y avait trop longtemps qu'elle lisait en boucle les mêmes livres, et elle avait aussi envie de nouveaux vêtements (bien qu'elle en possédât déjà quantité dans son armoire, la plupart d'ailleurs jamais mis). Et puis, passer une ou deux nuits à l'hôtel ne serait pas de refus non plus. En fait, elle rêvait déjà de vacances, alors que Mihawk leur avait déjà confirmé que le prochain séjour aurait lieu à l'été, donc pas avant six mois. Six longs mois confinés sur cette île sombre et humide. L'endroit ne lui déplaisaît pas, loin de là, mais il manquait cruellement de distractions, à fortiori pour deux jeunes tourteraux. Ceci dit, et elle avait gardé cela caché par-devers elle, beaucoup de ses fantasmes et désirs secrets prenaient place dans un tel endroit, et elle savait qu'elle n'aurait aucune difficulté à y faire participer Zoro, pour peu de lui demander au bon moment et de la bonne manière. Sous ses airs de grand escogriffe bourru et mal léché, il n'était capable d'aucune résistance face aux caprices de Perona, surtout si elle donnait de sa personne en ce sens. De fil en aiguille, la jeune femme en vint à penser à leurs ébats, alors qu'elle se levait pour retourner chercher des biscuits à la cuisine. Il y avait désormais un peu plus d'un mois qu'ils avaient découvert "quoi s'enfonçait où", selon les termes de Mihawk, et en un mois, ils avaient expérimenté diverses manières de procéder, la plupart tirées du livre du Savoir caché sous le matelas, pour changer de l'ordre habituel. Ainsi, Perona aimait particulièrement inverser cet ordre, en surmontant Zoro lorsque celui-ci était adossé contre le mur, et en contrôlant elle-même le rythme. Le bretteur, pour autant qu'elle en savait, était plus classique et se contentait la plupart du temps de l'ordre habituel. Le livre du Savoir lui avait également appris de nombreuses manières alternatives pour s'amuser sans se monter dessus, et notamment comment utiliser sa bouche en ce sens. Ç'avait été une première expérience très bizarre, mais Zoro avait beaucoup aimé, ce qui importait avant tout, et cela ne lui avait pas déplu non plus. Elle avait même hâte de recommencer.

Toutes ces pensées impures lui étaient montées à la tête, et une châleur intense lui brûlait les joues. Il n'y avait personne pour le voir mais elle était toute rouge. Ceci dit, elle sentait son coeur battre la chamade, et baissa les yeux. Le muscle cardiaque était tellement impliqué dans sa vocation de pompage du sang qu'il en soulevait la poitrine de la jeune femme par saccades constantes. Elle ne put s'empêcher, par réflexe, de regarder sans son propre décolleté, ce qui lui arrivait assez souvent quand elle était seule. L'intérêt masculin pour cette partie du corps lui avait toujours échappé, dès l'adolescence, comme à peu près tout les intérêts masculins liés à la gente féminine, et les maux de dos que lui causaient parfois sa poitrine étaient assez désagréables. Ceci dit, elle avait remarqué dès les premières semaines de cohabitation que le regard de Zoro fuyait un peu trop souvent dans son décolleté, et bien que cela la rebutât au début, elle commença rapidement à s'en servir, d'abord pour des intérêts personnels, puis par plaisir, à mesure qu'elle commençait à l'aimer. Et dès qu'ils avaient commencé à s'amuser dans le plus simple appareil, ils avaient apprécié les longs moments passés à se caresser, allongés sur le côté et se faisant face. Chacun avait vite compris que la cicatrice de l'autre était une zone érogène, même si Zoro ne s'y limitait pas, à l'inverse de Perona qui se focalisait toujours sur la grande cicatrice infligée par Mihawk. De plus, étant donné le caractère hautement excitant que tous deux trouvaient à ces activités, celles-ci représentaient souvent les préliminaires. Cela rappela à Perona la fois où elle avait laissé Zoro toucher sa cicatrice sur le ventre, lorsque le bretteur avait commis le sacrilège d'outrepasser la limite interdite de l'élastique de sa culotte. Il n'avait fait que d'effleurer les boucles soyeuses de sa toison du bout des doigts, mais peu s'en était fallu à ce moment-là que Perona ne lui saute dessus, tellement cela l'avait excitée.

Lorsque le deuxième paquet de biscuits fut vide, elle se leva pour aller le jeter à la cuisine, et dût longuement lutter face à la tentation d'en entamer un troisième. Finalement, elle résista à la gourmandise, et en resta là avec les pâtisseries, avant de retourner se tourner les pouces dans le salon, en luttant pour éloigner les pensées perverses.

Comme beaucoup de journées précédentes et sans doute autant de celles qui allaient suivre, ce fut une journée des plus ennuyeuses, même si l'anniversaire de l'arrivée de Zoro à Obscuria permit à Perona de se remémorer bon nombre de bons souvenirs passés ensemble, tout en se disant qu'il leur en restait encore beaucoup à vivre au cours de l'année à venir. L'esprit de Perona vagabonda jusqu'à bon nombre de sujets gênants mais qu'il fallait tout de même aborder. Et si jamais elle tombait enceinte ? Si jamais Zoro la demandait en mariage ? Si jamais elle ne pouvait pas embarquer avec lui ? Si jamais Zoro ou elle mourrait ? Si jamais Moria reprenait ses activités de piraterie ? Si jamais ses parents la retrouvaient après tant de temps ? Si jamais la Marine les capturait et les jetait à Impel Down ? Malgré l'absurdité de certains questionnements, c'étaient des interrogations qu'elle avait souvent (et elle avait conscience de l'absurdité de certains). Si elle avait bien appris une chose de la vie, jusqu'ici, c'était de ne jamais jurer de rien. Lorsqu'il fut dix-huit heures, et comme Zoro n'était toujours pas rentrée, elle décida d'expérimenter seule l'étrange coutume de l'apéritif, qui était le sacro-saint rituel de Mihawk et Zoro. Elle s'empara à la cuisine de quelques sachets de biscuits apéritif et les déposa sur la table, avant de revenir en quête d'autre chose. Elle savait que les bouteilles d'alcool étaient entreposées par ici, mais comme elle prenait toujours un jus de fruit au moment de l'apéritif, elle ne savait où précisément. Sa prospection méticuleuse la mena jusqu'aux bouteilles de vin de Mihawk. Elle en prit une au hasard, sans savoir qu'il s'agissait d'un des plus grands millésimes des vingt dernières années, non seulement cher mais également rare. Puis elle prit un verre et alla s'assoir seule à la table.

"Heureusement que c'est que pendant la journée que je suis seule ... Je serai morte depuis longtemps, autrement ..."

Elle ouvrit avec grand mal la bouteille de vin, après avoir compris dans quel sens s'enfonçait le tire-bouchon. Elle s'en servit un verre, et, toute fière de sa réussite, le porta à ses lèvres. La boisson était fraîche, et le goût du raisin envahit ses papilles, suivi par multitude d'autres arômes. Il y en avait tant à la fois qu'elle n'en put distinguer aucun. Puis, doucement, elle avala le contenu de sa bouche, et la brûlure de l'alcool lui réchauffa la gorge. Elle marqua un temps d'arrêt après la première gorgée. C'était délicieux. Elle n'avait jusqu'à présent jamais rien bu de tel. Avec empressement, elle termina son premier verre pour s'en verser aussi sec un deuxième. Elle mangea quelques biscuits apéritif entre temps, pour faire descendre l'alcool.

Lorsqu'ils amorçèrent la remontée au château, Mihawk informa Zoro qu'il était près de dix-neuf heures. Le bretteur, constellé de bleus et de contusions, ne put qu'émettre un grognement étranglé pour toute réponse. Cependant, un immense sentiment de satisfaction s'empara de celui-ci lorsqu'ils arrivèrent au pied des marches du château. Bientôt, il allait pouvoir s'assoir près du feu, un verre de rhum à la main. Bientôt, il pourrait manger. Et, bientôt, il pourrait de nouveau palper Perona du regard, et aussi du bout des doigts si elle était de bonne humeur. Cette pensée lui donna du coeur au ventre, et un regain d'énergie parcourut son corps. Il grimpa quatre à quatre les marches, rattrapant puis dépassant Mihawk, qui avait pourtant près de dix mètre d'avance dans l'escalier. Zoro se hâta de pousser les battants, et fit irruption en trombe dans l'entrée du château. La pleine lune se détachait derrière lui, projetant son ombre trois fois agrandie sur le sol carrelé de noir et de blanc. Le temps de souffler un peu, et le bretteur reprenait sa marche. En poussant la porte du salon, une forte bouffée de chaleur lui mordit le visage. Enfin quelque chose de plus réconfortant que la dure froidure qui régnait à l'extérieur. Il pensa à Perona qui était sans doute attelée aux fourneaux, attendant leur retour. Les chandeliers du salon étaient pourtant tous éteint, la seule lumière provenait de l'âtre, de l'autre côté de la longue salle. Intrigué, Zoro avança à pas comptés, esquivant souplement les meubles sur son passage. Plus il approchait de la cheminée, plus il lui semblait distinguer une silhouette vague, avachie en travers sur le vieux fauteuil de cuir usé. C'était de toute évidence Perona (qui d'autre ?), mais il ne s'expliquait pas ce qu'elle faisait là, comme ça. Il commença à comprendre lorsqu'il distingua les bouteilles de verre au pied du fauteuil. Il en compta trois, toutes vides. Deux de vin et une de whisky. Sur ces entrefaites, Mihawk arriva à son tour au salon. Tout de suite alerté par l'étrange situation, il s'enquit de ce qui se déroulait. À moitié en rigolant, Zoro répondit :

- Je crois qu'elle a encore pris une cuite ... Elle ne supporte pas l'alcool mais elle le sait très bien. Avec tout ça, on la reverra pas avant demain matin.

- Bon, eh bien il va falloir se faire chauffer des conserves pour ce soir, soupira Mihawk. Installe-la dans la chambre, je vais débarasser et réchauffer une conserve de haricots blancs.

- Je préfère autant ne rien manger, maugréa Zoro, alors qu'il soulevait Perona par les aisselles pour la porter sur son dos.

- Parce que tu crois que c'est le moment de faire la fine bouche ? Demain, on va aller à la chasse. Et tu pourras pas venir le ventre vide.

- Ouais, bon, je vais faire un effort ...

En marchant jusqu'à la chambre, il sentit la poitrine de Perona se presser mollement contre son dos. Il avait hâte de pouvoir la rejoindre sous les couettes et de se blottir contre elle.

Commentaire de l'auteur Ce commentaire de fin s'annonce particulièrement long, alors je vous conseille d'aller vous préparer un verre de citronnade avant de le lire, surtout si vous êtes vous aussi victime de chaleurs caniculaires. Les raisons du délai qu'il a fallu avant la publication de ce chapitre sont très nombreuses, et je vais vous en citer la plupart. Pour commencer, ceux qui ont lu mon profil savent que je suis en première, et qui dit première dit épreuves de bac mi-juin. C'était de la merde, j'ai révisé pour rien. De plus, suite à certains soucis d'ordre scolaire, j'ai été forcé de redoubler, ce qui ne m'a pas mis dans la meilleure condition pour écrire ce chapitre. Il y a aussi eu un important concours de circonstances personnelles qui ne m'a pas non plus aidé à écrire, mais je garderai les détails sous silence. Et puis pour finir, cela fait plus d'un an et demi que je travaille sur Memento Mori, et je commence à avoir envie de faire autre chose. Ça fait un an et demi que je n'ai peu ou pas du tout pu donner libre cours à mes autres idées littéraires, qui sont nombreuses et qui seront publiées ici. Je vous vois venir, alors tenez vous ceci pour dit : /!\ Memento Mori est loin, très loin d'être achevé, il me reste énormément de choses à dire avant la fin, je prends beaucoup de plaisir à écrire l'histoire de notre cher petit couple, et quoi qu'il arrive, je n'abandonnerai pas ! /!\ Bon, maintenant que cette brève interlude est achevée, parlons du chapitre. J'ai décidé de parler essentiellement de Perona (bien que je trouve avoir bâclé son point-de-vue) car je me suis rendu compte que je me centrais trop, beaucoup trop sur Zoro, et qu'il n'est pas le seul personnage principal de mon histoire. J'annonce également que le prochain arc estival approche à grand pas, son importance scénaristique commence à se faire sentir ! Sur ce, merci d'avoir lu ce long et inutile commentaire de fin, merci d'avoir su patienter un mois et demi pour ce cinquante-troisième chapitre, merci d'avoir tout lu jusqu'ici, et à la sem ... à la prochaine fois ! Banzai !
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