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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 396 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29146
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Forerunners' Stones

[3278 mots]
Publié le: 2014-06-06Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Cinquante-deuxième chapitre, qui fut particulièrement long à écrire. Il est enfin là ! Bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 52 : Forerunners' Stone

Comme à l'habitude du lundi matin, Zoro fut tiré d'un sommeil profond par l'insistance qu'avait Mihawk à tambouriner à la porte. Perona marmonna quand il se tourna pour quitter le lit, mais elle ne se réveilla pas. Dans le noir, il chercha à tâtons ses affaires, et bâilla longuement. Une fois qu'il eut réussi à s'habiller dans le bon sens, il quitta la chambre en refermant derrière lui la porte le plus doucement possible. Il traversa le couloir à longues foulées, avant d'arriver au salon. Seules quelques chandelles autour de la table étaient allumées, ainsi que la cheminée, laissant les trois quarts de la grande pièce baigner dans une obscurité impénétrable. Mihawk, fidèle au poste, était installé dans le fauteuil, mais n'avait pas de journal en main : il était cinq heures du matin, la mouette-livreuse n'arrivait au château que vers sept heures trente, voire huit heures en cas de mauvaise météo. Quelques biscuits secs et du thé étaient à disposition sur la table, à usage de Zoro. Mihawk, lui, avait déjà fini depuis longtemps sa première tasse de café. Le bretteur vint prendre sa place à la table, face à la cheminée, et s'attaqua voracement à son petit-déjeuner.

- On va faire quoi, aujourd'hui ? Interrogea-t-il entre deux bouchées.

- Je vais continuer à t'apprendre les bases des autres styles d'épée. Et surtout du mien, car beaucoup parmi les meilleurs se battent à base de ce même enseignement.

- Vous ne pourriez pas m'apprendre les bases du style d'Illjoe ? J'ai vu qu'il ne se battait pas du tout comme vous.

Mihawk prit une grande inspiration.

- Tsubamegaeshi, c'est ainsi qu'on le nomme dans les livres. J'aimerais bien moi-même connaître cette école d'escrime, car elle a disparu voilà plus de cent ans. C'est un des trois styles perdus du pays de Wa, et je suis bien curieux de savoir où Illjoe a pu l'apprendre, lui qui a tout appris dans le plus pur style de l'escrime traditionnelle.

- Un des trois styles perdus du pays de Wa ?

- Oui. Tu n'es pas sans savoit que le pays de Wa est la terre des samouraï, le peuple d'escrimeurs et de forgerons, j'espère.

- Ça, je le sais, rétorqua Zoro, sarcastiquement.

- De nombreux types d'escrimes et de styles de combats sont nés là-bas, au fil des guerres, des rivalités et des errances. La plupart d'entre eux, bien que minoritaires, ont survécu jusqu'à nos jours. Mais trois d'entre eux, les plus illustres, ont disparu, par manque d'adeptes. Le tsubamegaeshi est l'un d'eux. Il signifie "semblable au vol de l'hirondelle", car ses coups sont extrêmement vifs et peuvent changer de direction sans aucun signe précurseur. C'est un ascète qui vivait il y a très longtemps de cela qui l'a mis au point, Kojirô Sasaki, si je ne m'abuse. Ce qui renforce le mystère, c'est que les styles de ce genre ne se transmettaient qu'à l'oral, et que le dernier adepte du tsubamegaeshi a vraisemblablement été décapité par la Marine, voilà plus de cent ans. C'est pourquoi je trouve très étrange qu'Illjoe aie pu le découvrir et le maîtriser.

- M'est avis qu'on va le savoir bien assez tôt, maugréa le bretteur en mâchant un biscuit.


La nuit était fraîche, et d'épais filets de brume s'élevaient encore de l'humus, au pied du château. Par certains trous entre les nuages, on pouvait voir les étoiles. L'air de la nuit était empli des hululement distinct d'une bonne demi-douzaine de variétés différentes de hiboux et de chouettes. À l'orée du bois, Zoro crut distinguer un mouvement furtif, qui s'éloignait vers le couvert des arbres.

- Vous avez vu ce que j'ai vu ? Demanda-t-il à Mihawk, intrigué.

- Oui, je te l'avais bien dit, qu'il y a beaucoup d'animaux dans la forêt.

- Pourquoi on n'en mange jamais ?

- Parce qu'il n'y en a plus beaucoup. Les Humandrilles vivent principalement de la pêche et de la cueillette, mais rappelle-toi que l'île était presque entièrement occupée par l'homme, il y a quelques années.

Le Corsaire s'avança au bas des marches, et Zoro le suivit.

- Justement, je n'ai repéré que très peu de ruines dans la forêt, et elle couvre une grande partie de l'île. Où vivaient les habitants ?

- Nous avons de tout temps été une petite communauté insulaire, bien que les conquêtes effectuées par-delà les océans aient permis de désengorger le territoire. La gestion de l'espace est un enjeu capital, dans ce genre de configuration. Eh bien, déjà, le château abritait déjà toute l'année près d'un millier de personnes, c'est pour ça qu'il est si grand. Tout doit être partagé ici, même le palais royal. Quasiment toutes les bâtisses en dur ont été érigées autour du château dans un rayon d'environ un kilomètre, qui abritaient la moitié de la population. Tout les autres vivaient sur la bordure, dans de solides et confortables cabanes souvent construites dans les arbres. Mais il fallait faire avec les Humandrilles, car c'était officiellement leur part de l'île.

- Même leur propre terrain était occupé ?

- Considère qu'ils n'avaient pas à s'en plaindre : nous leurs laissions neuf dixièmes du littoral de l'île notre part du littoral était dédiée au port et leur habitat : la forêt. Après, je suis obligé de reconnaître que certains choix de la famille royale n'ont pas été les bons, et que la situation aurait pu être mieux que ce qu'elle est actuellement.

Zoro dut trotter sur quelques mètres pour rattraper les grandes foulées de Mihawk.

Ce faisant, ils arrivèrent à l'orée du bois. Comme pour vérifier l'absence de danger, Mihawk regarda attentivement à droite puis à gauche, et s'engaga sous le couvert des arbres, en traversant un épais massif de ronces. Zoro le suivit tant bien que mal, car les ronces n'avaient aucun mal à traverser la toile de son pantalon.


Le temps d'un clignement d'yeux, Zoro aperçut Perona derrière ses paupières. Il rouvrit les yeux, et ce laps de temps avait suffit à la jeune femme pour accaparer toutes ses pensées. Il repensa dans un premier temps à ce qu'ils faisaient assez souvent sous la couverture - pour ne pas dire chaque nuit - et à ce qu'il aimerait lui faire le soir en rentrant. Le seul fait de l'imaginer serrée contre lui, seul le tissu de sa nuisette les séparant, le mit dans un émoi fort peu ergonomique lors d'une longue marche en forêt. Mihawk le tira de ses pensées quelques instants plus tard.


- Nous approchons de la seule colline de l'île qui n'ait pas été bâtie, affirma le Corsaire alors qu'ils approchaient d'une bute. Elle n'est pas très haute, mais c'est la dernière trace de relief naturel de l'île.

- Je suppose que ce doit être un haut lieu spirituel adapté à l'entraînement.

- Tu ne crois pas si bien dire, répliqua Mihawk, du tac-au-tac. Nous y sommes bientôt.

En effet, le sol finit enfin par s'aplatir. Zoro en profita pour souffler un instant, tandis que Mihawk regardait l'heure grâce à une montre à gousset emportée pour l'occasion.

- Tu sais pourquoi je t'ai emmené ici ? S'enquir-il.

- Pour m'entraîner dans de nouvelles conditions ? Se hasarda le bretteur.

- Non. Pour te montrer quelque chose. Regarde attentivement autour de toi.

Zoro força ainsi la vue, mais l'obscurité ambiante n'aidait, et la faible lueur des étoiles n'était pas d'un grand service. Cependant, il finit par distinguer dans l'ombre une, puis deux, puis trois, puis une multitude de formes sombres de diverses dimensions.

- C'est quoi ce ...

- Un monument érigé par les précurseurs, ceux qui étaient là avant. Mais nous devons attendre l'aube pour mesurer toute la splendeur de l'endroit. Observe donc les environs.

Le bretteur, après avoir inspecté quelques temps la voûte céleste, qui se nettoyait lentement des longs nuages effilés, se reporta à l'horizon. Il comprenait mieux pourquoi il n'avait jamais découvert l'endroit : la colline était couverte jusqu'à deux tiers de sa hauteur de la même forêt de résineux que le reste de l'île. Et au loin, sur le bleu noir du ciel nocturne, la silhouette plus sombre du château se détachait, masquant certaines étoiles.

- Expliquez-moi, je ...

- J'aimerais bien qu'on m'explique, à moi aussi. Ces pierres ont été érigées longtemps avant que les premiers colons ne s'installent sur l'île, et ce n'est pas l'oeuvre des Humandrilles. Les livres d'histoire les présentent comme de simples pierres levées comme on peut en observer dans beaucoup d'autres lieux, mais la tradition du royaume les nomme Forerunners' Stones, les Pierres de Précurseur. La plupart des savants s'y étant intéressés s'accordent à leur donner plus de cinq mille ans d'âge. Elles ont traversé les époques jusqu'à nous, sans se briser ni s'abîmer. Elles sont un témoignage du passé.

- Pourquoi vouliez-vous me les montrer ?

- Pour ta culture générale, figure-toi. Et aussi parce que je veux m'assurer de faire connaître aux jeunes gens ce qu'on ressent en venant sur ce tertre, au pied de ces traces du passé. C'est lorsque l'aurore du solstice d'hiver a lieu que l'on s'en rend le plus compte.

De fait, Zoro força le regard à l'est, et il vit le ciel s'éclaircir d'une lueur pâle sur l'horizon. L'aube était là. Cependant, le soleil n'allait pas poindre avant encore de longues minutes, aussi les deux épéistes s'assirent-ils d'un accord tacite, sur des pierres allongées au sol. Le silence se fit, tandis que peu à peu, les oiseaux de la forêt s'éveillaient tout au tour et emplissaient l'air de leurs pépiements. Zoro pensa une nouvelle fois à Perona, car elle lui manquait déjà comme s'il ne l'avait pas vue depuis un mois. Puis il tâta du bout des doigts la fine boursouflure de la balafre qui lui barrait l'oeil gauche. Peut-être que Franky ou Chopper pourraient l'arranger un tant soit peu. Mais penser à ses camarades lui faisait toujours penser au temps qui était compté, et il essayait d'y penser le moins possible. Ceci dit, il se rassurait en se rappelant la facilité qu'avait Luffy à accepter les nouvelles recrues, et se plaisait à imaginer Perona en tant que dixième membre d'équipage. Il se demanda d'ailleurs quelle pourrait y être sa fonction, chacun ayant une tâche quotidienne à bord du Thousand Sunny. Peut-être pourrait-elle préparer les repas ? Non, malgré ses compétences culinaires, faire la cuisine l'amènerait à se trouver dans la même pièce que Sanji, et Zoro savait qu'il ne supporterait pas que le cuisinier attitré fasse du gringue à sa dulcinée. En fait, à part la cuisine, il ne lui connaissait aucun talent qui puisse être utile à bord et, d'un point de vue logique, cela rendait inutile sa présence parmi l'équipage. De plus, elle ne pourrait dormir qu'entre Nami et Robin, ce qui empêcherait tout découchage de l'un ou de l'autre, sans oublier que l'exiguïté relative du navire ne ferait que diminuer les cachettes susceptibles de les abriter le temps d'un baiser. Pour finir, il décida de penser à autre chose. Il restait encore plus d'un an à passer ensemble sur l'île d'Obscuria, ce qui représentait de très nombreuses journées, autant de nuits et beaucoup plus d'heures pour penser à ce moment précis.

Alors que Zoro commençait à ressentir le froid lui mordre les pieds, le soleil se dévoila enfin au-dessus de l'horizon, et l'aube glorieuse rayonnait d'or et de cuivre quelques minutes plus tard.

- Maintenant, s'écria Mihawk, en se levant de la pierre moussue qui lui servait jusqu'alors de siège.

Le bretteur fit de même, soulagé de pouvoir enfin se dégourdir. À longues foulées, le Corsaire se déplaça jusqu'au bord du cercle de pierres levées.

- Juste ici, regarde, indiqua-t-il à son acolyte.

Ce dernier ne comprit tout de suite pas de quoi il était question, mais une observation plus poussée lui fut salutaire. Le soleil s'alignait parfaitement entre les trois cercles concentriques de pierres levées, et le rai de lumière s'étirait au sol, droit sur le château. Les dernières étoiles battaient en retraite tandis que l'astre solaire se détachait de plus en plus de l'horizon. La colline n'était pas très haute, mais on voyait loin, jusqu'à l'océan, depuis son faîte.

- C'est ce que vous vouliez me montrer ?

- Oui, ce phénomène naturel en particulier. Non seulement parce que c'est beau, mais aussi parce qu'on ne le voit qu'une fois par an, au solstice d'hiver, à l'aurore. Il y a cinq mille ans, l'Homme n'avait inventé ni l'écriture ni la science, et pourtant, ceux qui étaient là à cette lointaine époque ont érigé le monument au milieu duquel nous nous trouvons, au milieu duquel le soleil vient frapper aux deux solstices de l'année. Très peu de gens en connaissent l'existence, et bien que je ne sois sans doute pas le dernier du peuple d'Obscuria, sa présence ici sera bientôt oubliée de tous. Je tiens à ce que d'autres que moi puissent transmettre ce témoignage des temps anciens, une époque où la liberté ne connaissait d'autres limites que la mort, le firmament et les piliers de la terre. C'est un symbole de liberté qui doit perdurer. L'indépendance de l'île vis-à-vis du Gouvernement Mondial a protégé l'endroit, mais maintenant que le royaume n'est plus, si les haut-gradés apprennent l'existence d'une telle relique de l'époque qu'ils cherchent à taire à tout prix, je ne donne pas cher de la survie du monument.

Abasourdi par tout ce salmigondis moral, Zoro était bouche bée, et ne savait que dire précisément. Il grogna à plusieurs reprises en tentant de s'exprimer. Il avait parfaitement l'air d'un simple d'esprit confronté à une équation du troisième degré.

- Tu comprendras plus tard, Zoro. Tu comprendras tout ça quand tu sauras ce qu'il s'est passé pendant la Coupure de Cent Ans.

- C'est lié ? Demanda immédiatement le bretteur, dont la curiosité venait de recevoir un choc éléctrique à quatre cent mille volts.

- Tout est lié, on peut dire, confirma le Corsaire. Dans le monde, les gens qui savent se comptent sur les doigts des mains, si l'on excepte les Cinq Étoiles du Gouvernement. D'ailleurs, j'aimerais que tu amènes Perona ici, dans un an jour pour jour, que tu lui montres le phénomène et que tu lui expliques de quoi il en retourne. J'ai proposé de l'emmener avec nous ce matin mais j'ai essuyé un refus catégorique, alors je m'en remets à toi, j'imagine que tu sais mieux que moi comment la convaincre.

- Je suis désolé de vous dire que je n'en sais pas plus que vous, sur ce point. Si elle ne décrète pas quelque chose par elle-même, c'est super difficile de lui faire faire autre chose ! Protesta vivement le bretteur, amusé.

- Eh bien, plus je te connais, plus je trouve que tu me ressembles au même âge, affirma Mihawk. Moi aussi, je suis ... J'étais désespéré par l'entêtement de ma bien-aimée.

Zoro releva instantanément le lapsus.

- Quelque chose me dit que vous êtes toujours désespéré par son entêtement. Elle est en vie, non ? La mère de Clansey, votre femme.

- Je suis content de voir que tu est, à défaut de l'orientation, doué de la déduction logique. Dire que je m'étais promis de garder le secret, je crois que c'est raté ... Et si tu veux savoir, nous formons toujours ce que l'on pourrait appeler un couple. Encore faudrait-il que nous vivions sous le même toit, ce qui est pour l'instant impossible.

- Je comprends mieux vos absences répétées, déclara Zoro avec le ton et l'air suffisant d'un inspecteur venant de trouver une preuve décisive.

- Oh, elle est loin d'être le seul objet de mes visites hors de l'île, j'ai beaucoup de choses à faire en tant que Grand Corsaire, je te rappelle.

- J'ai du mal à vous croire !

- J'avais du mal à croire que toi et Perona puissiez vous supporter un jour, quand vous êtes arrivés ici, et maintenant vous vous amusez toutes les nuits sous la couette. Étrange, non ?

Instantanément, Zoro rougit jusqu'aux oreilles.

- Vous ... Savez ?

- Savoir quoi ? Que toi et Perona vous amusez régulièrement à trouver quoi s'enfonce où ? J'ai été jeune avant toi, je te rappelle, et j'imagine très mal deux jeunes gens d'aujourd'hui dormir nus - ou peu s'en faut - ensemble sans s'amuser un peu avec ce que la nature leur a mis entre les jambes. D'ailleurs, maintenant qu'on parle de tes petits jeux avec Perona, j'espère qu'elle prend bien les pastilles de Lune chaque jour ? Je n'ai pas demandé à Morinohito d'en préparer pour qu'elles prennent la poussière. En ce qui me concerne, je suis totalement neutre quand à vos choix, c'est juste pour vous que je fais ça. Le moment serait mal choisi pour que le ventre de Perona commence à s'arrondir, tu penses pas ?

Encore plus rouge, Zoro bafouilla un "ouais" approximatif.

- Mon père le roi m'avait sorti un discours tout à fait semblable, à l'époque où j'avais commencé à m'intéresser à d'autres beautés qu'aux lames, et j'en menais aussi large que toi, c'est-à-dire très peu.

- J'imagine ...

Zoro ne souhaitait plus que de changer de discussion, c'en était trop pour lui, et si Perona avait été présente, l'évocation de leur sexualité et d'un risque de grossesse les aurait tués tout les deux.


- C'est aujourd'hui, dit Illjoe subitement en regardant l'horloge pendue au mur du fond de sa cabine.

- Ce fameux jour, non ? Reprit Core, qui connaissait suffisament les coutumes de son capitaine.

- Quel jour ? Demanda Bohr, intrigué.

Tout les trois se trouvaient réunis dans la cabine du capitaine, en plus du cuisinier et du navigateur, afin de discuter de la prochaine étape du voyage.

- On est le 21 décembre, c'est le solstice d'hiver. Là d'où je viens, on a une grande colline avec un espèce de cercle de pierres dressées vers le ciel, et à l'aube de chaque solstice, y'a le soleil qui se lève précisément entre deux des pierres. Au solstice d'hiver, le soleil est aussi aligné avec le château, en plus des pierres.

- J'en ai entendu parler pas mal de fois par les grands voyageurs de la Marine, déclara Bohr. Ce sont les pierres de ... De quoi, déjà ?

- Forerunners' Stones, les Pierres de Précurseur. Et je suis sûr que Mihawk va en avoir profité pour bourrer le crâne de son nouvel élève chéri à coups de leçons d'histoire.



Commentaire de l'auteur Et voici pour ce chapitre qui revêt une importance toute particulière à mes yeux, puisque j'y aborde les origines d'une Humanité, fictive certes, mais Humanité tout de même (je suis extrêmement intéressé par tout ce qui touche de près ou de loin à l'origine de l'Homme et de la civilisation, l'Eve mitochondriale, Sumer, les ethnies primitives ...). Bref, je ne regrette pas d'avoir pris tant de temps pour imaginer et rédiger ce chapitre ! Et comme j'ai une idée fort intéressante pour le prochain chapitre, que je regrette de ne pas avoir exploitée plus tôt, je vais beaucoup m'amuser à l'écrire, ce qui signifie que je devrais normalement prendre moins de temps :3 Merci d'avoir lu, bonne fin d'année scolaire, bonne chance à ceux qui ont des épreuves (wait ... j'en fais partie .__.), bonnes vacances aux chanceux, et à la prochaine fois !
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