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Qui participe au concours GMM ?
 par   - 344 lectures  - 2 commentaires [30 janvier 2018 à 03:52:29]

Bonjour.

Je viens aux nouvelles car je ne vois aucune publication associée au concours Geekmemore.
J'aimerais donc savoir s'il y a des participants et, si c'est le cas et que vous avez déjà publié quelque chose, rencontrez-vous des problèmes pour que votre texte soit associé au concours ?

Je rappelle qu'un sous-forum a été ouvert pour que vous puissiez discuter et poser vos questions au sujet de ce concours.

Merci ^^

 

Concours Geekmemore
 par   - 823 lectures  - 1 commentaire [24 janvier 2018 à 22:52:03]

Fanfic FR et Geekmemore lancent un concours d'écriture.

Les histoires doivent être lisibles par tous, par conséquent seules les histoires classées G sont acceptées.

Vous avez de la chance, vous avez droit à deux thèmes ayant pour fil conducteur la Naissance de la nouvelle année. Naissance, au sens propre ou au sens figuré ?

1 - Est-ce une occasion pour des réjouissances ou son arrivée est-elle vue avec horreur ?
Que vous considériez la nouvelle année comme un être vivant, une entité ou un événement, que se passe-t-il ?

2 - Et si 2018 n'avait jamais existé ? Que nous ne passons pas en 2018, mais à une toute autre année ?

Un thème au choix.
Type d'histoires : Originales
Longueur du texte : novelette (entre 7 500 et 17 499 mots)
Date de début : 1er janvier 2018
Date limite : 31 janvier 2018 à minuit Échéance repoussée au 15 février 2018 à minuit

Un jury composé de bêta-lecteurs de FFFR et d'un responsable de Geekmemore décidera des gagnants.
Il y aura trois (3) gagnants : un (1) par thème peut-être (donc deux (2)), ainsi qu'un (1) coup de cœur en plus.

À vos plumes !

 


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 28936
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 53
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Forerunners' Stones

[3278 mots]
Publié le: 2014-06-06Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Cinquante-deuxième chapitre, qui fut particulièrement long à écrire. Il est enfin là ! Bonne lecture ! Banzai !

Chapitre 52 : Forerunners' Stone

Comme à l'habitude du lundi matin, Zoro fut tiré d'un sommeil profond par l'insistance qu'avait Mihawk à tambouriner à la porte. Perona marmonna quand il se tourna pour quitter le lit, mais elle ne se réveilla pas. Dans le noir, il chercha à tâtons ses affaires, et bâilla longuement. Une fois qu'il eut réussi à s'habiller dans le bon sens, il quitta la chambre en refermant derrière lui la porte le plus doucement possible. Il traversa le couloir à longues foulées, avant d'arriver au salon. Seules quelques chandelles autour de la table étaient allumées, ainsi que la cheminée, laissant les trois quarts de la grande pièce baigner dans une obscurité impénétrable. Mihawk, fidèle au poste, était installé dans le fauteuil, mais n'avait pas de journal en main : il était cinq heures du matin, la mouette-livreuse n'arrivait au château que vers sept heures trente, voire huit heures en cas de mauvaise météo. Quelques biscuits secs et du thé étaient à disposition sur la table, à usage de Zoro. Mihawk, lui, avait déjà fini depuis longtemps sa première tasse de café. Le bretteur vint prendre sa place à la table, face à la cheminée, et s'attaqua voracement à son petit-déjeuner.

- On va faire quoi, aujourd'hui ? Interrogea-t-il entre deux bouchées.

- Je vais continuer à t'apprendre les bases des autres styles d'épée. Et surtout du mien, car beaucoup parmi les meilleurs se battent à base de ce même enseignement.

- Vous ne pourriez pas m'apprendre les bases du style d'Illjoe ? J'ai vu qu'il ne se battait pas du tout comme vous.

Mihawk prit une grande inspiration.

- Tsubamegaeshi, c'est ainsi qu'on le nomme dans les livres. J'aimerais bien moi-même connaître cette école d'escrime, car elle a disparu voilà plus de cent ans. C'est un des trois styles perdus du pays de Wa, et je suis bien curieux de savoir où Illjoe a pu l'apprendre, lui qui a tout appris dans le plus pur style de l'escrime traditionnelle.

- Un des trois styles perdus du pays de Wa ?

- Oui. Tu n'es pas sans savoit que le pays de Wa est la terre des samouraï, le peuple d'escrimeurs et de forgerons, j'espère.

- Ça, je le sais, rétorqua Zoro, sarcastiquement.

- De nombreux types d'escrimes et de styles de combats sont nés là-bas, au fil des guerres, des rivalités et des errances. La plupart d'entre eux, bien que minoritaires, ont survécu jusqu'à nos jours. Mais trois d'entre eux, les plus illustres, ont disparu, par manque d'adeptes. Le tsubamegaeshi est l'un d'eux. Il signifie "semblable au vol de l'hirondelle", car ses coups sont extrêmement vifs et peuvent changer de direction sans aucun signe précurseur. C'est un ascète qui vivait il y a très longtemps de cela qui l'a mis au point, Kojirô Sasaki, si je ne m'abuse. Ce qui renforce le mystère, c'est que les styles de ce genre ne se transmettaient qu'à l'oral, et que le dernier adepte du tsubamegaeshi a vraisemblablement été décapité par la Marine, voilà plus de cent ans. C'est pourquoi je trouve très étrange qu'Illjoe aie pu le découvrir et le maîtriser.

- M'est avis qu'on va le savoir bien assez tôt, maugréa le bretteur en mâchant un biscuit.


La nuit était fraîche, et d'épais filets de brume s'élevaient encore de l'humus, au pied du château. Par certains trous entre les nuages, on pouvait voir les étoiles. L'air de la nuit était empli des hululement distinct d'une bonne demi-douzaine de variétés différentes de hiboux et de chouettes. À l'orée du bois, Zoro crut distinguer un mouvement furtif, qui s'éloignait vers le couvert des arbres.

- Vous avez vu ce que j'ai vu ? Demanda-t-il à Mihawk, intrigué.

- Oui, je te l'avais bien dit, qu'il y a beaucoup d'animaux dans la forêt.

- Pourquoi on n'en mange jamais ?

- Parce qu'il n'y en a plus beaucoup. Les Humandrilles vivent principalement de la pêche et de la cueillette, mais rappelle-toi que l'île était presque entièrement occupée par l'homme, il y a quelques années.

Le Corsaire s'avança au bas des marches, et Zoro le suivit.

- Justement, je n'ai repéré que très peu de ruines dans la forêt, et elle couvre une grande partie de l'île. Où vivaient les habitants ?

- Nous avons de tout temps été une petite communauté insulaire, bien que les conquêtes effectuées par-delà les océans aient permis de désengorger le territoire. La gestion de l'espace est un enjeu capital, dans ce genre de configuration. Eh bien, déjà, le château abritait déjà toute l'année près d'un millier de personnes, c'est pour ça qu'il est si grand. Tout doit être partagé ici, même le palais royal. Quasiment toutes les bâtisses en dur ont été érigées autour du château dans un rayon d'environ un kilomètre, qui abritaient la moitié de la population. Tout les autres vivaient sur la bordure, dans de solides et confortables cabanes souvent construites dans les arbres. Mais il fallait faire avec les Humandrilles, car c'était officiellement leur part de l'île.

- Même leur propre terrain était occupé ?

- Considère qu'ils n'avaient pas à s'en plaindre : nous leurs laissions neuf dixièmes du littoral de l'île notre part du littoral était dédiée au port et leur habitat : la forêt. Après, je suis obligé de reconnaître que certains choix de la famille royale n'ont pas été les bons, et que la situation aurait pu être mieux que ce qu'elle est actuellement.

Zoro dut trotter sur quelques mètres pour rattraper les grandes foulées de Mihawk.

Ce faisant, ils arrivèrent à l'orée du bois. Comme pour vérifier l'absence de danger, Mihawk regarda attentivement à droite puis à gauche, et s'engaga sous le couvert des arbres, en traversant un épais massif de ronces. Zoro le suivit tant bien que mal, car les ronces n'avaient aucun mal à traverser la toile de son pantalon.


Le temps d'un clignement d'yeux, Zoro aperçut Perona derrière ses paupières. Il rouvrit les yeux, et ce laps de temps avait suffit à la jeune femme pour accaparer toutes ses pensées. Il repensa dans un premier temps à ce qu'ils faisaient assez souvent sous la couverture - pour ne pas dire chaque nuit - et à ce qu'il aimerait lui faire le soir en rentrant. Le seul fait de l'imaginer serrée contre lui, seul le tissu de sa nuisette les séparant, le mit dans un émoi fort peu ergonomique lors d'une longue marche en forêt. Mihawk le tira de ses pensées quelques instants plus tard.


- Nous approchons de la seule colline de l'île qui n'ait pas été bâtie, affirma le Corsaire alors qu'ils approchaient d'une bute. Elle n'est pas très haute, mais c'est la dernière trace de relief naturel de l'île.

- Je suppose que ce doit être un haut lieu spirituel adapté à l'entraînement.

- Tu ne crois pas si bien dire, répliqua Mihawk, du tac-au-tac. Nous y sommes bientôt.

En effet, le sol finit enfin par s'aplatir. Zoro en profita pour souffler un instant, tandis que Mihawk regardait l'heure grâce à une montre à gousset emportée pour l'occasion.

- Tu sais pourquoi je t'ai emmené ici ? S'enquir-il.

- Pour m'entraîner dans de nouvelles conditions ? Se hasarda le bretteur.

- Non. Pour te montrer quelque chose. Regarde attentivement autour de toi.

Zoro força ainsi la vue, mais l'obscurité ambiante n'aidait, et la faible lueur des étoiles n'était pas d'un grand service. Cependant, il finit par distinguer dans l'ombre une, puis deux, puis trois, puis une multitude de formes sombres de diverses dimensions.

- C'est quoi ce ...

- Un monument érigé par les précurseurs, ceux qui étaient là avant. Mais nous devons attendre l'aube pour mesurer toute la splendeur de l'endroit. Observe donc les environs.

Le bretteur, après avoir inspecté quelques temps la voûte céleste, qui se nettoyait lentement des longs nuages effilés, se reporta à l'horizon. Il comprenait mieux pourquoi il n'avait jamais découvert l'endroit : la colline était couverte jusqu'à deux tiers de sa hauteur de la même forêt de résineux que le reste de l'île. Et au loin, sur le bleu noir du ciel nocturne, la silhouette plus sombre du château se détachait, masquant certaines étoiles.

- Expliquez-moi, je ...

- J'aimerais bien qu'on m'explique, à moi aussi. Ces pierres ont été érigées longtemps avant que les premiers colons ne s'installent sur l'île, et ce n'est pas l'oeuvre des Humandrilles. Les livres d'histoire les présentent comme de simples pierres levées comme on peut en observer dans beaucoup d'autres lieux, mais la tradition du royaume les nomme Forerunners' Stones, les Pierres de Précurseur. La plupart des savants s'y étant intéressés s'accordent à leur donner plus de cinq mille ans d'âge. Elles ont traversé les époques jusqu'à nous, sans se briser ni s'abîmer. Elles sont un témoignage du passé.

- Pourquoi vouliez-vous me les montrer ?

- Pour ta culture générale, figure-toi. Et aussi parce que je veux m'assurer de faire connaître aux jeunes gens ce qu'on ressent en venant sur ce tertre, au pied de ces traces du passé. C'est lorsque l'aurore du solstice d'hiver a lieu que l'on s'en rend le plus compte.

De fait, Zoro força le regard à l'est, et il vit le ciel s'éclaircir d'une lueur pâle sur l'horizon. L'aube était là. Cependant, le soleil n'allait pas poindre avant encore de longues minutes, aussi les deux épéistes s'assirent-ils d'un accord tacite, sur des pierres allongées au sol. Le silence se fit, tandis que peu à peu, les oiseaux de la forêt s'éveillaient tout au tour et emplissaient l'air de leurs pépiements. Zoro pensa une nouvelle fois à Perona, car elle lui manquait déjà comme s'il ne l'avait pas vue depuis un mois. Puis il tâta du bout des doigts la fine boursouflure de la balafre qui lui barrait l'oeil gauche. Peut-être que Franky ou Chopper pourraient l'arranger un tant soit peu. Mais penser à ses camarades lui faisait toujours penser au temps qui était compté, et il essayait d'y penser le moins possible. Ceci dit, il se rassurait en se rappelant la facilité qu'avait Luffy à accepter les nouvelles recrues, et se plaisait à imaginer Perona en tant que dixième membre d'équipage. Il se demanda d'ailleurs quelle pourrait y être sa fonction, chacun ayant une tâche quotidienne à bord du Thousand Sunny. Peut-être pourrait-elle préparer les repas ? Non, malgré ses compétences culinaires, faire la cuisine l'amènerait à se trouver dans la même pièce que Sanji, et Zoro savait qu'il ne supporterait pas que le cuisinier attitré fasse du gringue à sa dulcinée. En fait, à part la cuisine, il ne lui connaissait aucun talent qui puisse être utile à bord et, d'un point de vue logique, cela rendait inutile sa présence parmi l'équipage. De plus, elle ne pourrait dormir qu'entre Nami et Robin, ce qui empêcherait tout découchage de l'un ou de l'autre, sans oublier que l'exiguïté relative du navire ne ferait que diminuer les cachettes susceptibles de les abriter le temps d'un baiser. Pour finir, il décida de penser à autre chose. Il restait encore plus d'un an à passer ensemble sur l'île d'Obscuria, ce qui représentait de très nombreuses journées, autant de nuits et beaucoup plus d'heures pour penser à ce moment précis.

Alors que Zoro commençait à ressentir le froid lui mordre les pieds, le soleil se dévoila enfin au-dessus de l'horizon, et l'aube glorieuse rayonnait d'or et de cuivre quelques minutes plus tard.

- Maintenant, s'écria Mihawk, en se levant de la pierre moussue qui lui servait jusqu'alors de siège.

Le bretteur fit de même, soulagé de pouvoir enfin se dégourdir. À longues foulées, le Corsaire se déplaça jusqu'au bord du cercle de pierres levées.

- Juste ici, regarde, indiqua-t-il à son acolyte.

Ce dernier ne comprit tout de suite pas de quoi il était question, mais une observation plus poussée lui fut salutaire. Le soleil s'alignait parfaitement entre les trois cercles concentriques de pierres levées, et le rai de lumière s'étirait au sol, droit sur le château. Les dernières étoiles battaient en retraite tandis que l'astre solaire se détachait de plus en plus de l'horizon. La colline n'était pas très haute, mais on voyait loin, jusqu'à l'océan, depuis son faîte.

- C'est ce que vous vouliez me montrer ?

- Oui, ce phénomène naturel en particulier. Non seulement parce que c'est beau, mais aussi parce qu'on ne le voit qu'une fois par an, au solstice d'hiver, à l'aurore. Il y a cinq mille ans, l'Homme n'avait inventé ni l'écriture ni la science, et pourtant, ceux qui étaient là à cette lointaine époque ont érigé le monument au milieu duquel nous nous trouvons, au milieu duquel le soleil vient frapper aux deux solstices de l'année. Très peu de gens en connaissent l'existence, et bien que je ne sois sans doute pas le dernier du peuple d'Obscuria, sa présence ici sera bientôt oubliée de tous. Je tiens à ce que d'autres que moi puissent transmettre ce témoignage des temps anciens, une époque où la liberté ne connaissait d'autres limites que la mort, le firmament et les piliers de la terre. C'est un symbole de liberté qui doit perdurer. L'indépendance de l'île vis-à-vis du Gouvernement Mondial a protégé l'endroit, mais maintenant que le royaume n'est plus, si les haut-gradés apprennent l'existence d'une telle relique de l'époque qu'ils cherchent à taire à tout prix, je ne donne pas cher de la survie du monument.

Abasourdi par tout ce salmigondis moral, Zoro était bouche bée, et ne savait que dire précisément. Il grogna à plusieurs reprises en tentant de s'exprimer. Il avait parfaitement l'air d'un simple d'esprit confronté à une équation du troisième degré.

- Tu comprendras plus tard, Zoro. Tu comprendras tout ça quand tu sauras ce qu'il s'est passé pendant la Coupure de Cent Ans.

- C'est lié ? Demanda immédiatement le bretteur, dont la curiosité venait de recevoir un choc éléctrique à quatre cent mille volts.

- Tout est lié, on peut dire, confirma le Corsaire. Dans le monde, les gens qui savent se comptent sur les doigts des mains, si l'on excepte les Cinq Étoiles du Gouvernement. D'ailleurs, j'aimerais que tu amènes Perona ici, dans un an jour pour jour, que tu lui montres le phénomène et que tu lui expliques de quoi il en retourne. J'ai proposé de l'emmener avec nous ce matin mais j'ai essuyé un refus catégorique, alors je m'en remets à toi, j'imagine que tu sais mieux que moi comment la convaincre.

- Je suis désolé de vous dire que je n'en sais pas plus que vous, sur ce point. Si elle ne décrète pas quelque chose par elle-même, c'est super difficile de lui faire faire autre chose ! Protesta vivement le bretteur, amusé.

- Eh bien, plus je te connais, plus je trouve que tu me ressembles au même âge, affirma Mihawk. Moi aussi, je suis ... J'étais désespéré par l'entêtement de ma bien-aimée.

Zoro releva instantanément le lapsus.

- Quelque chose me dit que vous êtes toujours désespéré par son entêtement. Elle est en vie, non ? La mère de Clansey, votre femme.

- Je suis content de voir que tu est, à défaut de l'orientation, doué de la déduction logique. Dire que je m'étais promis de garder le secret, je crois que c'est raté ... Et si tu veux savoir, nous formons toujours ce que l'on pourrait appeler un couple. Encore faudrait-il que nous vivions sous le même toit, ce qui est pour l'instant impossible.

- Je comprends mieux vos absences répétées, déclara Zoro avec le ton et l'air suffisant d'un inspecteur venant de trouver une preuve décisive.

- Oh, elle est loin d'être le seul objet de mes visites hors de l'île, j'ai beaucoup de choses à faire en tant que Grand Corsaire, je te rappelle.

- J'ai du mal à vous croire !

- J'avais du mal à croire que toi et Perona puissiez vous supporter un jour, quand vous êtes arrivés ici, et maintenant vous vous amusez toutes les nuits sous la couette. Étrange, non ?

Instantanément, Zoro rougit jusqu'aux oreilles.

- Vous ... Savez ?

- Savoir quoi ? Que toi et Perona vous amusez régulièrement à trouver quoi s'enfonce où ? J'ai été jeune avant toi, je te rappelle, et j'imagine très mal deux jeunes gens d'aujourd'hui dormir nus - ou peu s'en faut - ensemble sans s'amuser un peu avec ce que la nature leur a mis entre les jambes. D'ailleurs, maintenant qu'on parle de tes petits jeux avec Perona, j'espère qu'elle prend bien les pastilles de Lune chaque jour ? Je n'ai pas demandé à Morinohito d'en préparer pour qu'elles prennent la poussière. En ce qui me concerne, je suis totalement neutre quand à vos choix, c'est juste pour vous que je fais ça. Le moment serait mal choisi pour que le ventre de Perona commence à s'arrondir, tu penses pas ?

Encore plus rouge, Zoro bafouilla un "ouais" approximatif.

- Mon père le roi m'avait sorti un discours tout à fait semblable, à l'époque où j'avais commencé à m'intéresser à d'autres beautés qu'aux lames, et j'en menais aussi large que toi, c'est-à-dire très peu.

- J'imagine ...

Zoro ne souhaitait plus que de changer de discussion, c'en était trop pour lui, et si Perona avait été présente, l'évocation de leur sexualité et d'un risque de grossesse les aurait tués tout les deux.


- C'est aujourd'hui, dit Illjoe subitement en regardant l'horloge pendue au mur du fond de sa cabine.

- Ce fameux jour, non ? Reprit Core, qui connaissait suffisament les coutumes de son capitaine.

- Quel jour ? Demanda Bohr, intrigué.

Tout les trois se trouvaient réunis dans la cabine du capitaine, en plus du cuisinier et du navigateur, afin de discuter de la prochaine étape du voyage.

- On est le 21 décembre, c'est le solstice d'hiver. Là d'où je viens, on a une grande colline avec un espèce de cercle de pierres dressées vers le ciel, et à l'aube de chaque solstice, y'a le soleil qui se lève précisément entre deux des pierres. Au solstice d'hiver, le soleil est aussi aligné avec le château, en plus des pierres.

- J'en ai entendu parler pas mal de fois par les grands voyageurs de la Marine, déclara Bohr. Ce sont les pierres de ... De quoi, déjà ?

- Forerunners' Stones, les Pierres de Précurseur. Et je suis sûr que Mihawk va en avoir profité pour bourrer le crâne de son nouvel élève chéri à coups de leçons d'histoire.



Commentaire de l'auteur Et voici pour ce chapitre qui revêt une importance toute particulière à mes yeux, puisque j'y aborde les origines d'une Humanité, fictive certes, mais Humanité tout de même (je suis extrêmement intéressé par tout ce qui touche de près ou de loin à l'origine de l'Homme et de la civilisation, l'Eve mitochondriale, Sumer, les ethnies primitives ...). Bref, je ne regrette pas d'avoir pris tant de temps pour imaginer et rédiger ce chapitre ! Et comme j'ai une idée fort intéressante pour le prochain chapitre, que je regrette de ne pas avoir exploitée plus tôt, je vais beaucoup m'amuser à l'écrire, ce qui signifie que je devrais normalement prendre moins de temps :3 Merci d'avoir lu, bonne fin d'année scolaire, bonne chance à ceux qui ont des épreuves (wait ... j'en fais partie .__.), bonnes vacances aux chanceux, et à la prochaine fois !
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