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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29135
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Une journée ... Normale

[3173 mots]
Publié le: 2014-04-30Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Cinquantième chapitre. Cinquantième publication depuis le début de l'histoire ! Banzai ! Banzai ! Banzai ! Bonne lecture !

Ils se réveillèrent un matin, en même temps ou peu s'en fallut. Un mois avait passé depuis la rébellion, mais ni Zoro ni Perona n'en avaient beaucoup réentendu parler. Mais cela n'empêchait pas la situation de ne pas être plus avancée qu'avant. Mihawk, aidé activement par Morinohito et ses compères, n'en travaillait pas moins ardemment à une solution pacifique, dans la mesure du possible. Et, de fait, les deux jeunes gens pouvaient encore profiter de jours paisibles.

Quand Zoro se réveilla, Perona somnolait encore à ses côtés. La couverture tirée jusqu'aux oreilles empêchaient de voir clairement les traits de la jeune femme, mais cela n'empêcha pas le bretteur de venir planter un baiser là, sur la joue. Perona affecta n'avoir rien remarqué, mais marmonna entre ses dents et roula sur le côté, ce qui voulait très clairement dire dans son langage matinal "j'en veux encore". Zoro obtempéra docilement, et revint à la charge immédiatement après. Perona s'estima satisfaite après quelques baisers, ensuite de quoi elle consentit à le laisser l'embrasser un peu plus bas au niveau du cou. La raideur matinale s'en ressentait déjà, mais Perona préféra y laisser cours. Ils avaient déjà beaucoup profité l'un de l'autre toute la nuit durant. Et puis Perona n'était pas certaine que son flux permette une relation sûre aujourd'hui, d'autant plus qu'elle n'avait toujours pas pris sa pastille de lune. Ainsi donc, le délaissement laissa Zoro redevenir calme. Il se laissa aller sur le côté, une main errant sur le ventre de sa compagne. Laquelle, après quelques minutes, se tourna vers lui, l'air d'avoir envie d'un câlin. Zoro, persuadé qu'il s'agissait là d'avance, n'en mordit que plus joyeusement à l'hameçon. Mais il déchanta bien assez vite quand il saisit que ce qu'elle désirait n'était pas un câlin.

- Ouais, c'est bon, j'ai compris, maugréa-t-il.

Perona lui répondit par le plus attendrissant sourire dont elle était capable, ce qui annula immédiatement tout les griefs du bretteur. Ce que Perona voulait, c'était de faire servir un petit-déjeuner au lit, ce qui lui arrivait au minimum une fois par semaine. Et quand d'aventure Zoro refusait, Perona piquait une crise de dédain jusqu'à être exaucée. De ce fait, impossible pour le bretteur de refuser bien longtemps. Elle maîtrisait trop bien pour cela l'art d'être désirée.

Zoro se leva, et, encore nu, se dirigea vers l'armoire, où il s'habilla sommairement. Il quitta la chambre, et fut choqué par la différence de température. Autant l'atmosphère de la chambre était chaude et douce, autant il régnait dans les couloirs du château une fraîcheur vivifiante, presque humide. Le château avait de tout temps recelé ces conditions, auxquelles Zoro et Perona s'étaient accoutumés, mais on s'en rendait d'autant plus compte lorsqu'on sortait d'un endroit chaud.

Une fois seule dans la chambre, Perona se retourna sous les couvertures, en tentant de s'enrouler dedans le plus généreusement possible. Elle ne pouvait le faire que lorsqu'elle était seule car, pour peu qu'elle tentât de s'arroger un peu trop de couettes en présence de Zoro, celui-ci s'empressait de lui renvoyer l'ascensceur en s'enroulant encore plus dedans. Puis elle se souvint qu'il était grand temps de s'administrer le remède magique de Morinohito, les fameuses pastilles de Lune. La recette dudit remède était connue depuis la nuit des temps, mais la version en comprimés était une trouvaille toute récente et encore limitée aux océans les plus paisibles du globe, ce qui en faisait une denrée rare sur Grand Line et extrêmement prisée des femmes, pirates, militaires ou civiles. Avoir un fournisseur à proximité était même un luxe dont peu pouvaient se vanter. Avec lenteur, Perona se leva, sautilla jusqu'à sa commode où se trouvait la grille qu'elle s'était procurée récemment, qui comportait trente-et-une cases, une par jour, chacune contenant la pastille du jour. D'un geste vague, elle rafla la pilule, l'enfourna, et retourna le plus vite possible dans la chaleur confortable du lit. Mais après quelques secondes de repos, elle se rappela que suite aux ébats nocturnes, elle était toute nue. Après de longues hésitations, elle préféra le rester, plutôt que de se lever à nouveau pour enfiler sa chemise de nuit, posée au pied du grand lit. Et de fil en aiguille, elle en vint à se ressouvenir des événements de la nuit. Un désir brûlant la consuma bientôt, partant de son bas-ventre pour rayonner dans tout son corps. Et elle ne pouvait attendre Zoro pour y remédier, sous peine d'être intégralement consumée bien avant. Telle une araignée, sa main droite descendit le long de son corps jusqu'au centre de sa passion, et ses doigts s'infiltrèrent entre ses jambes serrées, tout en gardant les oreilles tendues. Elle ne tenait pas particulièrement à être surprise ainsi par Zoro de bon matin, une main entre les jambes.

Comme de fait, quelques minutes après, les pas du bretteur résonnèrent dans le couloir. Aussitôt, Perona s'interrompit et s'attela à retrouver une position et une attitude qui la laveraient de tout soupçon. Zoro se battit de longues secondes avec la clenche de la porte, et quand il parvint à faire pivoter le battant de bois, ce fut pour se rendre compte que le plateau utilisé était trop large pour passer la porte si on le tenait devant soi. Il grommela quelque juron coloré qui échappa à la compréhension de sa compagne. Il passa en marchant en crabe, tenant le plateau sur sa gauche. Une fois dedans, il referma la porte en la poussant d'une talonnade, et progressa prudemment jusqu'au lit, évitant le cataclysme tant redouté. Il déposa le large plateau sur les genoux de Perona, qui venait de se redresser en position semi-assise. Elle avait remonté la couverture juste assez pour dissimuler la majeure partie de sa poitrine, mais la suggestion de la naissance de ses seins n'échappa pas au bretteur, et il ne put s'empêcher d'y jeter un coup d'oeil, à titre purement professionnel.

- C'est pour la science que tu regardes mes seins comme ça ? Dit carrément Perona, plus amusée que gênée par ce qu'elle venait de surprendre.

- Euh ... Non ... Avoua Zoro, honteux.

La seule réponse que lui fournit Perona furent les bruits de mastication quand elle s'attaqua voacement à un des croissants posés sur le plateau. Zoro en profita pour revenir s'assoir sur le lit à côté d'elle. Quand elle le reposa il n'en restait guère plus que la moitié, et dit :

- C'est tellement mignon de ta part ...

Mais Zoro ne semblait manifestement pas de cet avis-là, car il protesta son désaccord.

- Tu parles ! Je suis forcé, sinon quand je refuse tu piques ta crise et tu m'ignores pendant trois jours !

- C'est pour te faire comprendre que tu dois prendre soin de moi, je suis plutôt fragile, comme femme, rétorqua Perona d'un calme olympien. Et si tu ne peux pas vivre trois jours sans câlins, rappelle-toi que tu a passé tes dix-neuf premières années sans en faire un seul !

L'argument ne prit pas, et il ignora le semblant de pique.

- Ça, c'est uniquement quand ça t'arrange, le reste du temps on dirait pas que t'es "fragile".

- Mais tu me dois bien ça, il me semble, non ?

- Comment ça ?

- Qui est-ce qui te fait à manger midi et soir ? Qui est-ce qui prépare tes sandwiches pour l'entraînement ? Qui est-ce qui t'aide à laver tes affaires et à faire le ménage ? Hein ?

- Toi ... Marmonna Zoro, vaincu.

- Tu vois ? Alors j'ai bien droit à un peu de reconnaissance !

Depuis que Perona avait découvert que priver Zoro de relations sexuelles était un excellent moyen de pression sur ce dernier, elle n'hésitait pas à s'en servir, même si la plupart du temps ce n'était que fausse peur, car l'immense majorité de leurs conflits se terminaient par un gros câlin. Cependant, il y avait un point sur lequel elle ne transigeait pas, et c'était le petit-déjeuner au lit, qu'elle réclamait au moins trois fois par semaine. C'était un des nombreux vestiges de sa vie à Thriller Bark où, chaque matin, des douzaines de ses sbires se battaient pour l'honneur de lui apporter son petit-déjeuner dans sa chambre. Et elle faisait pareil ici, même si elle ne disposait que d'un seul sbire, en l'occurrence un sbire incapable de lui refuser quoique ce soit dès qu'elle le fixait trop longtemps.

Une fois le plateau totalement débarrassé (tâche qui leur prit une quinzaine de minutes), Zoro s'éclipsa dans la salle de bain, pour cause de rasage. Perona se retrouva encore une fois seule dans le lit. Un instant, elle songea à reprendre son activité commencée en attendant le plateau, mais il lui vint juste après une autre idée. Elle roula jusqu'au bord du lit, et fouilla d'une main sous le sommier. Au bout de quelques secondes de recherche, elle rencontra du bout des doigts ce qu'elle cherchait. En se contorsionnant un peu plus, elle parvint à mettre la main sur son objectif, à savoir le fameux livre sur les secrets de l'amour. Elle se sentait comme une petite fille en train de voler des bonbons. Elle regarda autour d'elle pour se rendre compte qu'elle était bel et bien seule dans la chambre, et ouvrit le livre. Elle le feuilleta quelques secondes, se remémorant vaguement à quelle épaisseur du livre se situait le passage qu'elle étudiait depuis quelques jours. En reprenant son étude des conseils divulgués au fil des pages, une pensée lui vint soudain, la même qu'elle avait à chaque fois depuis qu'elle se renseignait sur cette activté en particulier :

"Je sais que Zoro aimerait ça, mais ... C'est ... Je ne pourrai jamais faire ça !"

D'ordinaire, penser ou parler de la sexualité ne la gênait pas outre mesure, sauf s'il s'agissait de sa sexualité, et à fortiori d'un de ses fantasmes. Une chaleur irrésistible tapissa ses joues, similaire à celle qui baignait son bas-ventre depuis quelques instants. Courageusement, elle continua sa progression dans les méandres de lignes gorgées de consignes à suivre. Elle n'avait jamais rendu la pareille à Zoro, en dépit des quelques fois où le bretteur l'avait maladroitement comblée du bout de la langue. Autant elle aimait faire l'amour avec Zoro (surtout quand elle imposait son rythme en prenant la place supérieure), autant le simple fait de le voir jouir dans sa main et de le sentir sur sa peau lui provoquait des pudibonderies de pucelles telles qu'elle n'en avait jamais eu, même à quatorze ans. Et lui fallait le faire avec sa bouche.

Car quand elle avait quatorze ans, c'était Itô qu'elle avait entre les mains et sur les mains. Le premier à l'avoir vraiment aimé. Une vague de nostalgie s'empara d'elle, de repenser à lui, chassant comme un vent puissant toutes ses pensées charnelles. La dernière fois qu'elle avait pensé à lui, elle habitait encore Thriller Bark. Elle n'en pleura pas, car elle avait déjà pleuré tout ce qu'elle pouvait à son propos, et rien ne l'aurait rendu plus heureuse à cet instant que de pouvoir se serrer contre Zoro. Mais ces pensées soulevèrent un doute, un doute vieux de huit ans. Pourquoi s'était-il suicidé ? Pourquoi avait-elle dû partir loin de chez elle ?

En ce qui concernait le suicide d'Itô, Perona n'y avait pour sa part jamais cru. Pourquoi diable aurait-il mit fin à ses jours alors que tout lui souriait ? Cela n'avait-il pas alerté les enquêteurs que la Marine avait dépêche, ni même les parents du jeune homme ? Pour elle, c'était purement et simplement un assassinat, et elle soupçonnait Hamarrow d'y avoir trempé. Mais pourquoi ? Au début simplement parce qu'il était à l'époque le seul étranger de la région, et non pas le moins mystérieux. Mais le temps avançant, elle en était venue à se demande si une motivation supérieure avait animé les gestes du jeune garçon à la tignasse noire d'alors, ou même de n'importe qui ayant exécuté le geste. C'était une très bonne question, et elle s'était promis en rejoignant les rangs de Gecko Moria, de poser la question à l'intéressé, si jamais leurs chemins se croisaient de nouveau. C'était une des raisons qui avait motivé son départ de Requiem pour parcourir le vaste monde. Une autre de ces raisons était le désir irraisonné, rêve d'enfance ou plutôt de nostalgie enfantine, de revoir un jour Seren, sa gouvernante, qui avait été durant les six premières années de sa vie une deuxième mère. Et pour finir, il y avait une grande part de facteurs inconnus d'elle-même dans ce départ. Mais y penser ne changerait plus rien au fait qu'elle était partie de chez elle, qu'elle avait cessé d'être Perona Salem Amona Nelson Arnote III, fille d'Hammond Lisbeth et de Carlh Davidsson Ulrich Nelson Arnote. Depuis longtemps déjà, elle s'appelait Perona Salem, prononcé à la mode de West Blue, comme spécifié dans le descriptif sur son avis de recherche.


Bohr retint sa respiration. Une goutte de sueur lui roula le long de la joue gauche, celle du côté de la lunette. Il raffermit sa prise sur le devant de crosse de sa carabine, et stabilisa la visée. Il ferma l’œil droit, pour ne se concentrer que ce qu'il voyait dans l'optique montée sur son arme. C'était un équipement de la dernière technologie, acquis dernièrement, et très peu usité, même par la crème des snipers de la Marine. Il ne fournissait qu'un seul grossissement de quarante fois, mais disposait d'un télémètre fixé sous la lentille, qui indiquait au mètre près la distance à la cible, d'indications balistiques très précises, d'un traitement anti-reflet et d'une structure extrêmement solide, rendant l'arme apte à toutes sortes de mouvements brusques. Et la cible, en l'occurrence, bien que n'étant qu'une simple bouteille de bière posée sur un rocher, se trouvait à près de mille cinq cent mètres de distance.

Suite à un urgent besoin de ravitaillement, Illjoe et ses hommes avaient dû faire escale sur une vaste île, quelque part dans le Nouveau Monde. Bohr en avait profité pour se procurer de nouveaux accessoires, du matériel d'entretien et de grandes quantités de munitions de type Walkyrie chez quelqu'un d'un grand réseau parallèle d'armurerie, ainsi que la nouvelle lunette qui équipait désormais son LL5-M (pour Lethal Longshot 5-Miles, mots gravés dans le bois du devant de crosse, en petits caractères), son fameux fusil de sniper. Et de fait, il était parti dans les hauteurs de l'île pour s'exercer. Illjoe et Core l'avaient accompagnés, curieux de juger du talent de leur tueur à gages, à la condition expresse de ce dernier de rester silencieux comme des ombres.

À en juger par les vagues qui couraient sur les touffes d'herbes hautes, un fort vent marin balayait la grande plaine du centre de l'île. Bohr décala sa trajectoire de tir de quelques degrés sur la gauche. Une fois sûr que le coup porterait au but, il bloqua sa respiration, détendit son index gauche, exerça une pression continue sur la gâchette. Une détonation extrêmement puissante s'ensuivit, telle qu'on l'avait sans doute entendue jusqu'au port, pourtant situé à plusieurs kilomètres. Un court éclair jaillit du canon. L'odeur familière de la poudre emplit les narines de Bohr, alors qu'il faisait jouer le levier du mécanisme pour expulser une douille fumante. Il ne quitta pas la cible des yeux à travers l'optique. Le temps d'un battement de cœur et demi, la bouteille avait explosé en une multitude de fragments brillants. Il n'avait régné aucun doute sur le succès du coup, mais pour Bohr, voir la cible atteinte était toujours source de contentement.

- J'ai rencontré déjà pas mal de snipers meilleurs que toi, et vu tir plus impressionnant que ça, dit Illjoe, élevant la voix pour être entendu de là où il était. Mais ton tir a tout ce qu'il me faut. Simple, rapide, et efficace. Il faudra me refaire ça sur nos cibles. Okay ?

- Si la paie est au rendez-vous, considérez-les comme mortes, assura le sniper, qui en se relevant, s'essuya les paumes sur son bermuda gris.


- Tiens, coupe celui-là, il a l'air bon, dit Perona, en indiquant au pied d'un arbre un champignon brun au pied ventru et au chapeau bombé.

- Tu es sûr qu'il n'est pas vénéneux ? Objecta Zoro.

- Un champignon vénéneux a des couleurs différentes, rétorqua la jeune femme, plus sûre encore de ses pseudo-connaissances mycologiques.

- Tu y crois dur comme fer à cette connerie, hein ?

- C'est vrai, d'abord !

- C'est ça, c'est ça. La dernière fois que j'en ai mangé un comme celui que tu viens de cueillir, pendant les jours suivants j'ai passé plus de temps aux toilettes que nulle part ailleurs.

Comme outrée par ce témoignage, elle releva la tête en signe de dédain.

- Même pas vrai !

- Tu seras malade toute seule, je te préviens.

    Avec un petit sourire matois, elle répondit :

- Pas grave, tu seras là pour me préparer à manger !

- Si tu veux être encore plus malade, pourquoi pas ?

Ils étaient en vadrouille dans la forêt depuis déjà près d'une heure, à la recherche de certains types de champignons dont Mihawk avait évoqué la présence en cette période de l'année, et du goût dans une omelette. Et comme Perona avait pour dogme "bien manger, c'est le début du bonheur" (l'auteur précise que cette citation n'a aucun rapport avec une célèbre marque de fromages), toute recette nouvelle à sa connaissance était la bienvenue, pour peu d'être goûteuse. Zoro avait fortement protesté à l'idée de devoir sortir, car la lecture d'un livre d'aventures de Louis Walter au coin du feu était une activité autrement plus confortable que la quête de champignons hauts comme une main dans un sous-bois humide et épais à six heures du soir en plein hiver. Mais Perona, elle, ne tolérait pas de devoir se tuer seule à la tâche, dans la mesure où le bretteur serait sans doute le premier et le plus zélé à se resservir, et il avait finalement cédé à autant d'insistance. Après tout, n'était-ce pas une journée normale ?

Commentaire de l'auteur Petite musique d'ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=3fVUU7Drv2I
CINQUANTIEME CHAPITRE ! BANZAI ! Cinquante ... La liste est tellement longue sur le site que je dois scroller avec le clic central plusieurs secondes avant d'arriver au dernier chapitre paru x) Cinquante chapitres ... Ma deuxième histoire la plus longue en fait 14, et j'ai toujours plus de choses à dire ... Il y aura encore pas mal de chapitres avant la fin, j'en suis sûr ! Peu à dire sur ce chapitre, sinon que le gros embrouillamini développé pendant le passé de Perona va commencer à se démêler ! (l'auteur vient de penser : on a encore eu de la chance ! (l'auteur se désigne souvent par "on" dans ses pensées)) Sur ce, bonne soirée, merci d'avoir lu, et à la prochaine fois ! En espérant ne pas vous faire patienter un mois :3
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