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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29132
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Per aspera ...

[3303 mots]
Publié le: 2014-03-27Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Quarante-huitième chapitre. Chaud devant ! Révélations à midi, mon cap'taine ! Bonne lecture ! Banzai !

- J'ai cinq cent quinze ans, affirma Maar, en levant les yeux au ciel.

Perona regarda Zoro, puis regarda de nouveau l'Humandrille.

- Pardon ? Vous êtes plus vieux que mon nom de famille !

Maar parut intéressé par l'évocation de la patronymie.

- Quel est-il, ce nom de famille ? S'enquit-il

Perona baissa les yeux, presque honteuse. Le rouge aux joues, elle répondit avec difficulté, comme si le mot lui écorchait la gorge.

- Arnote ...

Le navigateur eut quelques instants de réflexion intensive.

- Ah, comme Louis Arnote ?

Perona acquiesça, tout en pensant qu'il y avait des choses bien étranges sur terre.

- Vous avez connu mon ... Arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-grand-père ?

- Oui, j'ai même fait voile avec lui, lors de son voyage. Mais, l'heure n'est pas à ressasser les souvenirs d'un lointain passé, malheureusement.

Derrière, Eissen rangea le sabre dans son fourreau, visiblement déçu du fait que l'on ne s'y soit pas intéressé.

- C'est Fuyutsuki, n'est-ce pas ? Demanda alors Zoro, à toute l'assemblée.

- Oui, la Lune d'Hiver, affirma Mihawk aussitôt. Deuxième lame de la même famille que Shûsui.

- Vous entreposez de telles armes dans le château sans même m'en informer ne serait-ce que de l'existence ?

- C'est mon château, Zoro, je te rappelle, rétorqua Mihawk, presque amusé.

Zoro grommela quelque réponse confus, trahissant son trouble. Trouble causé par de nombreux facteurs. L'évocation répétée du célèbre aventurier lui rappela une des citations les plus célèbres du monde littéraire qui était la phrase d'ouverture du préface à Brag Men, écrit par Arnote lui-même : "Nous ne passons qu'une fois en ce monde, et les occasions ratées ne se présentent pas deux fois." La phrase n'avait certes que peu de rapport avec le sujet, mais ce fut la seule pensée du bretteur pour un moment. Il ne put s'empêcher de voler un regard à Perona, pendant que Mihawk expliquait comment il était parvenu en possession d'une telle collection de lames.

- Vous en savez sans doute beaucoup plus que tout autre sur la Coupure de Cent Ans, lança subitement Perona, intéressée à Maar, avant même la fin de la tirade du Corsaire.

- J'en sais un peu, oui. Mais j'ai beau avoir un âge canonique, il est question d’événements ayant débuté quatre cent ans avant ma naissance, et il est bien des choses qui ne devaient pas être oubliées, qui furent oubliées de tous.

Cependant, le navigateur, sentant fleurir une question nouvelle sur les lèvres de son interlocutrice, prit les devants.

- Non, jeune humaine. Il est des choses que je dois garder secrètes. Depuis la mort de Barbe Blanche, je suis, si je ne m'abuse, un des derniers à détenir des informations susceptibles de renverser le Gouvernement.

Mihawk, qui savait déjà tout ça, se contenta de fixer plus sombrement encore le sol. Zoro et Perona, eux, en tant que pirates de carrière, ne distinguaient que de très loin, et flou, la portée de telles paroles.

- Aah, j'aurais dû me taire, se blâma le navigateur.

- En effet, affirma Eissen. Les Cinq Étoiles seront vachement heureuses de pouvoir brandir les têtes de trois dissidents révolutionnaires, sans distinction d'espèce.

Maar ne répondit que par le silence.

- Bref, j'imagine qu'il doit être une heure assez avancée de la soirée, déclara Mihawk. Que diriez vous de rentrer au chaud ?

- Autant proposer un bol de soupe à un vagabond en hiver, répondit Zoro avec enthousiasme, alors qu'il se levait.

Perona le suivit avec joie, car elle commençait à avoir la chair de poule.

- Venez aussi, lança Mihawk aux deux Humandrilles, qui s'éloignaient déjà. Nous allons parler d'histoire, et vous connaissez mieux que moi l'histoire du monde.

- Certes, mais nous ne sommes pas au complet, observa Maar. Où se trouve Morinohito ?

Mihawk regarda vaguement dans la direction du château.

- Il y à fort à parier qu'il nous ait coupé l'herbe sous le pied et nous attende déjà au château.

- Raison de plus pour le rejoindre en vitesse, les pressa Perona, qui n'avait plus qu'un désir, retourner au chaud.

Elle tendit sa main à Zoro, dans l'espoir qu'un peu de contact ne les réchauffe l'un comme l'autre.


Mihawk avait vu juste, car Morinohito se trouvait à l'entrée du château, assis en tailleur au sommet du grand escalier d'entrée. Adossé contre la porte, sa bouteille de saké l'aidait à se réchauffer. Il se redressa lentement lorsqu'il entendit qu'on venait.

Le Corsaire se montra quelque peu surpris de le découvrir sur le perron de la porte, comme n'importe quel autre animal affamé.

- Toi qui connais mille moyens d'entrer dans ce château, tu es resté dehors dans le froid ?

- Je préfère éviter autant que possible d'entrer sans permission dans un quelconque lieu.

Mihawk termina l'ascension des marches, et, après avoir brièvement manipulé la formidable serrure, il poussa le vantail de droite. C'est avec plaisir que tout ce petit monde pénétra au château.

Zoro fut le premier à remarquer ce que Morinohito portait. Il avait un sac en toile de taille moyenne serré dans son poing droit, et de toute évidence, le sac était assez rempli.

- Que transportez-vous dans ce sac ? S'enquit le bretteur.

- Quelque chose tellement pratique que tu me remercieras dix mille fois d'en avoir produit autant.

- Je vois ... Répondit vaguement un bretteur désarçonné

Le cortège avança jusqu'au salon, où tous se mirent à leurs aises autour de la grande table.

- J'avais dans l'idée d'expliquer brièvement l'histoire récente de l'île - et ma propre histoire - à mes locataires, dit le Corsaire à l'intention des Humandrilles.

- Parfait, il y avait longtemps que je voulais parler d'histoire avec d'autres humains, dit Maar en se frottant les mains.

Eissen se contenta du sempiternel grognement qu'il émettait lorsque quelque chose lui déplaisait. Morinohito, lui, brandit alors le sac de toile et le posa sur la table. Il en monta un étrange son de pastilles. Habilement, le singe défit le noeud de corde qui tenait fermé le sac. Une fois délié, il écarta bien les pans de tissu pour en découvrir le contenu. Le sac se trouvait être en réalité rempli de petites pilules blanches, qui, contrairement à ce que Perona avait espéré, n'étaient pas des friandises.

- J'ai fait ceci sur la demande expresse de Mihawk, dit d'emblée le médecin, comme si la nature du produit était évidente pour tout le monde. Et c'était le cas en l'occurrence, sauf pour Perona et Zoro.

- Et qu'est-ce que c'est censé être ? Demanda la jeune femme, curieuse.

- Ceci, dit Morinohito en avançant le sac, est ce qui va empêcher les craintes de mon peuple se réaliser.

Les deux jeunes gens se jetèrent un regard encore plus confus. Agacé, le docteur se reprit.

- Il y a beaucoup de termes plus modernes et sophistiqués pour désigner ce produit que celui qu'on lui donnait autrefois.

Il tapota le côté du sac.

- Ce sont des pastilles de Lune.

Il fixa Perona, qui, connaissant la nature du produit, arborait déjà un écarlate flamboyant, et ouvrit la bouche. Mais Mihawk fut plus rapide.

- Il te suffit d'en avaler un chaque jour, de préférence au même moment dans la journée, et vous pourrez vous amuser à volonté sans devoir s'inquiéter de savoir si l'un des deux a une précaution.

Perona et Zoro le fixèrent de longues secondes, totalement incrédules.

Mihawk intervint alors.

- Je sais que vous vous demander pourquoi je fais cela pour vous, n'est-ce pas ? Eh bien, si je le fais, c'est parce que je ne veux pas voir ma propre histoire vous arriver. Je suis sans doute le mieux placé ici pour dire à quel point un enfant au mauvais moment peut être nuisible à un couple. Je ne veux pas vous voir connaître la peine qu'une séparation tout sauf nécessaire peut engendrer.

Ce trop plein d'allusions aux événements de la vie avait fini d'achever Perona, qui fixait ses bottes, et Zoro n'allait pas tarder à la rejoindre.

- Vous allez un peu trop vite, là, protesta ce dernier.

- Je vais à la même vitesse que vous, c'est juste que vous ne voulez pas le reconnaître. Personne n'est capable de prédire de quoi demain sera fait, et encore une fois, mon histoire en est un bon exemple. Bon. Nous n'étions pas venu ici pour discuter de problèmes de couple, il me semble.

Perona et Zoro furent grandement reconnaissants de ce retour au sujet initial.

- Je vais donc vous expliquer l'histoire du royaume, et certains faits que le Gouvernement se plaît à garder sous silence, déclara Maar, en croisant les doigts tel un éminent professeur d'université.

Eissen semblait déjà s'ennuyer mortellement, et Morinohito, bien que son regard semblât prouver le contraire, n'en devait pas penser moins.

- Fais court, prévint Mihawk. Ce n'est certes pas le temps qui nous manque, mais conter en détails l'histoire de l'île prendrait toute la semaine.

- C'était dans mes intentions, rétorqua Maar.

Il fit craquer ses jointures.

- Commençons. Le royaume d'Obscuria, en lui-même, n'existe que depuis huit cent ans, mais la première présence humaine sur l'île remonte à plus de mille six cent ans avant la naissance du Gouvernement Mondial, avec l'établissement d'une colonie, par quelques marins et leur famille, tous issus du Grand Royaume ...

- Le Grand Royaume ? Coupa Perona.

- C'est le nom qui désigne aujourd'hui, pour les érudits, l'ancien royaume supplanté par le Gouvernement il y a huit cent ans. Mais si tu commences à m'interrompre ainsi à la première occasion, nous allons y passer la nuit.

Zoro et Perona acquiescèrent.

- Donc, ces quelques colons s'installèrent durablement sur l'île. Nombre d'entre eux étaient ferrants, forgerons, métallurgistes, et l'île a de tout temps abrité de nombreux gisements de minerais. L'activité des forgerons a contribué à faire de ce qui allait devenir Obscuria la plus grande terre d'épéistes au monde, pendant plusieurs centaines d'années, et ce jusqu'à ce que le royaume ne s'effondre, il y a huit ans. La communauté prospéra, et finit par s'étendre sur les îles proches, telles que Mirre ou Ris, puis par rayonner dans tout Grand Line, tout cela, sous la tutelle du Grand Royaume, qui à cette époque s'étendait sur la quasi totalité de West Blue. Jusqu'à ce que quelques rois dissidents ne s'allient pour former ce qui allait devenir le Gouvernement Mondial, à l'aube de la Coupure de Cent Ans. Le Grand Royaume n'était pas un état militariste, et n'avait jamais disposé d'une quelconque armée, à la différence des petits royaumes dissidents qui s'y étaient opposés, et sa chute ne fut qu'une question de mois, dès la fin de la Coupure.

Perona papillonna des paupières, sous le choc.

- Donc … Vous savez les événements qui ont eu lieu lors de la Coupure de Cent Ans ? Demanda-t-elle.

- Je le sais, en effet, et je dois être un des derniers êtres vivants libre à le savoir. Mais je n'en parlerai à personne, car je l'ai juré à plusieurs reprises, et car le monde n'est pas prêt pour ces révélations. Je n'ai jamais porté le Gouvernement dans mon cœur et ne le porterai jamais, mais chaque chose en son temps.

Maar posa sur Zoro un regard clair et profond, qui déstabilisa le bretteur.

- Et puis, je crois savoir que l'un de tes camarades est également sur la voie de la découverte, en ce qui concerne la Coupure de Cent Ans.

- Ouais, Robin, lâcha le bretteur à demi-voix.

- Mihawk m'en a parlé. Mais reprenons le sujet originel. Ainsi, lorsque le Grand Royaume disparut et que le Gouvernement Mondial naissant traquait ses derniers ressortissants, l'immense communauté qui occupait dès lors l'île d'Obscuria se fédéra sous la bannière d'un seul homme, Maiar D. Taerys, qui fut le premier Roi d'Obscuria, et ce pendant trois cent ans. Puis, comme je vous l'ai expliqué un peu plus tôt, la famille Dracule, alors vouée héréditairement à la tâche d'Intendance, gravit les marches du trône en y installant Dracule Taveesh, premier du nom, à la disparition en mer du Roi Navigateur. Dracule Mihawk est son descendant.

- Et voilà qui conclut l'histoire du royaume, dans ses grandes lignes, déclara un Mihawk qui semblait n'en avoir que trop entendu.

Mais Perona avait encore une question sur le bout de la langue, et il lui en faudrait plus pour l'empêcher de la poser.

- Vous ne nous avez pas parlé des Humandrilles, dans votre histoire, et c'est bien ça qui m'intéresse le plus !

- Ah, nous y voilà, grogna Eissen, en se grattant le dos.

- Je ne peux refuser cette question, rétorqua Maar.

Il se tortilla les doigts, d'un air anxieux.

- Je vais te demander, quoi qu'en soit l'opinion que tu te soit forgée sur nous, de tout faire pour porter un regard sans haine sur notre peuple.

- Je ferais de mon mieux, promit Perona, intriguée.

- Bon, dans ce cas …

Mihawk ne semblait pas enchanté par cette perspective, mais il ne se permit pas non plus d'interférer.

- L'origine de notre peuple remonte à plusieurs dizaines de milliers d'années, alors que l'homme avait à peine appris à naviguer en suivant les étoiles. Je ne saurais dire de quel espèce de singes nous descendons, mais ce que je sais, c'est que nous venons de North Blue, et avons essaimé dans tout Grand Line en suivant les humains. Jadis, les plus doués d'entre nous étaient capable de tout apprendre des humains, comme Eissen, Morinohito et moi-même, jusqu'aux plus subtiles nuances de langage et de comportement, ce qui nous permit de suivre les humains dans leurs premiers grands voyages de par le monde. Mais, sans doute notre aspect sauvage, poussa la plupart des humains à nous persécuter, voire à nous exterminer comme de la vermine. Les seuls à ne pas l'avoir fait furent ceux qui arrivèrent à Obscuria, car nous étions déjà arrivés sur l'île depuis des temps immémoriaux, et avions la connaissance de la plupart des gisements de l'île et des îles alentour. Nous étions trop utiles à ces hommes pour qu'ils se paient le luxe de nous abattre. Ainsi, alors que la plupart de nos semblables se faisaient décimer un peu partout dans le monde, plusieurs milliers d'Humandrilles vécurent ici, au faîte de la gloire de la communauté de forgerons. Nous travaillions dans les mines avec eux, nous forgions des épées avec eux, nous explorions le monde avec eux. Et rapidement, nous sommes devenu une espèce endémique à l'île d'Obscuria. Nous étions les derniers de notre espèce. Et, non content de nous avoir laissés sans parentèle de par le monde, celui qui joue le rôle de Dieu continua à se gausser de nous, car les humains devinrent de plus en plus arrogants à notre égard, dès lors que l'île devint un royaume. Il y eu d'abord des restrictions à notre encontre au sujet des métiers que nous pouvions exercer, puis ensuite des restrictions sur nos relations autorisées avec les humains. Et pour finir nous avons été parqués dans de minuscules arpents de forêt non encore défrichée pour les besoins humains, par Jaeherys II, le grand-oncle du Roi Navigateur. C'est à ce moment que nous avons compris que nous venions de nous engager sur un long chemin vers la liberté. Liberté que nous n'avons pleinement regagnée qu'il y a huit ans.

Mihawk, dont les mimiques trahissaient le désaccord, n'en pouvait pas plus entendre.

- Comme toujours, vous minimisez votre propre rôle lors de la guerre civile qui a déchiré le royaume ! Tonna-t-il, d'une façon si impressionnante que Zoro recula dans son siège.

Maar resta d'un calme olympien, pour répondre :

- On demande à quelqu'un de parler de son peuple, va-t-il en dire du mal ?

- J'aurais dû séparer votre tête de vos épaules il y a bien longtemps, marmonna Mihawk.

Perona et Zoro comprirent alors qu'il risquait d'y avoir du sport.

- C'est précisément le genre de propos qui nous a amenés à la situation actuelle, expliqua Maar.

Le Corsaire baissa les yeux en soupirant.

- C'est vrai … Je m'emporte trop aisément.

Il s'éloigna toutefois en direction de la cuisine, vraisemblablement pour aller se servir un verre de vin.

- Les raisons de Mihawk pour s'énerver sont des plus légitimes, mais ce n'est pas à moi de vous les exposer, reprit inlassablement Maar. Il s'en chargera plus tard. Maintenant, je crois que c'est bon. Je pensais vous en dire plus, mais ça n'est pas une nécessité pour le moment. Et puis, il se fait tard.

Mihawk revint à ce moment, portant une coupe de vin.

- Nous allons partir, déclara Maar au Corsaire, après s'être concerté silencieusement avec ses acolytes.

Celui-ci hocha silencieusement de la tête. Mais Perona, voyant les Humandrilles quitter les lieux, Eissen le premier, vit poindre derrière ses lèvres une nouvelle question, plus pressante encore. Elle se leva et leur demanda, alors qu'ils s'apprêtaient à passer le seuil de la porte.

- Pourquoi êtes-vous si âgés ?

Zoro manifesta son étonnement de ne pas avoir lui-même envisagé la question. Maar se retourna lentement vers Perona, et lui dit, d'une voix posée :

- Ce n'est pas le pourquoi qui nous intéresse, mais le comment, pour commencer. Il me semble que tu as déjà posé cette question auparavant, et je vais cette fois y répondre plus explicitement. Si nous avons tous trois des âges si avancés, même aux yeux de notre propre espèce, c'est pour une raison très simple. Nous avons tous les trois été bénis, dans nos premières années, par un pouvoir. Toutes les cinq ou six générations, le roi d'Obscuria mangeait un Fruit du Démon, dont la nature a été oubliée par la plupart des gens du commun, et qui se régénérait invariablement, à la mort de son propriétaire, sur l'une des îles de la région. Je sais que ce Fruit permettait à son détenteur de donner un objectif à quelqu'un, et que ce quelqu'un ne pouvait aucunement de son objectif, même en mourant. Nous avons tous les trois étés désignés par les nôtres pour bénéficier de ce don royal. Nous avons tous les trois eu le même objectif.

- Qui est ? Demanda Perona, encore plus assoiffée de savoir.

- Jaeherys IV m'avait donné pour objectif de rétablir l'entente entre les humains et les Humandrilles, ainsi qu'Aglaraib Ier à la naissance d'Eissen et Estel VII pour Morinohito. Et nous poursuivons toujours et encore cet objectif, depuis plus de cinq cent ans. Bon, il est vraiment temps pour nous de nous en aller. Contrairement aux apparences, nous avons besoin de sommeil, nous aussi.

Et l'insolite compagnie d'Humandrilles quitta l'endroit. Mihawk, après une courte lampée de vin, prit la parole.

- Je comptais vous infliger l'épreuve d'entendre quelques parcelles de mon histoire tant que vous étiez éveillés, mais si vous voulez dormir, ça peut attendre une bonne nuit de sommeil.

- Non, ça va, assurèrent les deux jeunes gens, avec une synchronisation quasi-parfaite.

- Bon, pour rester dans le sujet à propos des Humandrilles … Je vais vous parler de mon maître, Thyme D. Althe. C'était un Humandrille.

Commentaire de l'auteur C'est tout pour aujourd'hui ! Alors, quelques révélations, ça faisait longtemps, non ? Il y en aura encore à venir dans le chapitre prochain, qui parlera essentiellement de Mihawk et des raisons de la révolte d'il y a huit ans, ce qui représentera un loooong chapitre (et heureusement que j'ai scindé, car je comptais mettre toutes les révélations du moment dans un seul chapitre, qui serait aisément monté à 10 000 mots) avec du lourd ! Sans doute un peu de lime / lemon / agrume au choix d'ici un ou deux chapitres, soyez prêts o/ Bref, bonne soirée, bonne semaine, et à la prochaine !
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