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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29165
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Acier fantôme

[2889 mots]
Publié le: 2014-03-01Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Quarante-sixième chapitre, plein de baston. Bonne lecture !

- J'ai … Lu des livres … Avoua Perona, à propos de sa connaissance sur les stèles antiques.

- Où donc ? Interrogea le bretteur, de plus en plus suspicieux.

- Dans la bibliothèque du château, il y a un ou deux livres qui les évoquent, et que j'ai lus … Maître Moria en possédait plusieurs, plus explicites, dans sa bibliothèque privée … Mais la majorité de ce que je sais … C'est ce que mon père m'en a appris.

- Ton père ?

- Oui. Il en savait beaucoup là-dessus, et seules ma mère et moi savions pour sa connaissance. Il aurait été exécuté depuis longtemps, sinon …

- J'en apprendrai tout les jours … Soupira Zoro.

- Bon, conclut Morinohito. Nous ne sommes pas venus ici pour nous étonner de choses peu utiles pour le moment.

Il s'avança de quelques pas, se découvrant presque. Il scruta attentivement la foule, comme pour échafauder un stratagème.

- Nous allons … Commença alors le docteur.

Un bruissement discret mais assez audible pour des oreilles entraînées se fit entendre derrière le groupe. Morinohito se retourna calmement, n'ignorant pas l'identité de l'arrivant, mais Zoro et Perona, moins clairvoyants, s'étaient vivement retournés, prêts à en découdre. Boral se laissa tomber de la branche basse sur laquelle il se tenait. Il était couvert de blessures. Dans leur langue propre, Morinohito exprima son étonnement de le voir ici, et pas au château, ce à quoi le colosse répondit qu'il voulait se battre pour empêcher le massacre. Zoro, lui, se demandait par quel miracle un tel géant avait pu arriver jusqu'ici de branche en branche sans déraciner aucun arbre, et, à son expression perplexe, Perona n'en pensait pas moins.

- Ça ne nous explique toujours pas notre rôle, finit-elle par dire avec mécontentement.

- J'y viens, j'y viens ! Rétorqua avec puissance Morinohito.

Lentement, comme pour ménager de vieilles articulations (même si ses articulations se portaient réellement bien), il s'assit sur le sol en tailleur, imité aussitôt par Boral. Se sentant un peu idiot comme ça, Zoro fit de même. Seule Perona resta debout, par habitude de lévitation, mais également pour éviter de salir ses vêtements. Si elle avait su, elle en aurait mis de plus résistants.

- Comme je l'ai expliqué un peu avant, nous ne pouvons pas intervenir directement dans le combat entre Mihawk et son opposant.

C'est alors que Boral prit la parole, dans sa langue propre, n'ayant pas le vocabulaire pour exprimer sa pensée en langue commune. Morinohito s'assura d'une traduction de qualité.

- Mormegil se bat contre mon usurpateur, qui se prétend le nouveau chef. Il s'appelle Farrel, et il est très doué à l'épée. Il a imité ahm-balher, et il connaît beaucoup de ses techniques. Il est très fort, mais moins que moi. Alors, il m'est tombé dessus avec d'autres combattants, en m'insultant de traître. Mais je suis meilleur qu'eux, alors j'ai réussi à leur échapper. Et je suis revenu ici.

- Même leur chef est devenu persona non grata, soupira Morinohito, plus que las. Il faut agir au plus vite, ou il nous en cuira, tous autant que nous sommes.

Perona faillit une énième fois protester contre la lenteur des explications, le médecin se montra cette fois plus vif.

- Vous ne pouvez pas vous permettre de les attaquer directement, affirma-t-il d'un ton pensif.

- C'est ça, on n'a qu'à rester assis ici les bras croisés, en attendant que ça se passe, railla Zoro.

- Tu ne te doutes pas du talent dont tu disposes pour m'énerver, petit.

- Ça se pourrait.

- Bref. Mihawk vous a sans doute donné des instructions ?

- Oui, répondit directement Perona. Il nous a dit de patrouiller pour localiser les Humandrilles, et ne de jamais attaquer en premier.

- Très sage de sa part. (Il inspira) À la vérité, j'aimerais autant que faire se peut que vous ne participiez pas aux hostilités. Vous êtes peut-être concernés par tout cela, mais les fondements de ce conflit sont autrement plus profonds que vous ne pourriez l'imaginer. Certes, votre sort ne m'intéresse pas le moins du monde. Mourez de la manière qui vous paraîtra la meilleure. Je préférerais que vous nous laissiez seuls régler le conflit, par l'oppression ou le dialogue.

- Non. C'est aussi de ma faute. J'ai tué ou blessé plusieurs Humandrilles, même s'ils m'avaient attaqué en premier.

- Pas grave. Ne combattez que si vos vies sont en danger, pas autrement.

Puis, Morinohito ajouta, dans sa barbe :

- Dire que quelqu'un que j'ai personnellement entraîné risque de devoir se battre contre mes frères ... Ce soir, le sort a décidé de bien se foutre de moi !

Le silence s'installa pour quelques minutes. La clarté lunaire, qui jusque-là avait béni le monde obscur de sa pâle et froide lumière, s'était laissée couvrir par un amoncellement de nuages qui semblaient noirs et épais, pour autant qu'on en voie assez en pleine nuit.

- Je m'ennuie fortement, maugréa Zoro en regardant vers le sol.

Morinohito voulut répliquer, mais on ne lui en laissa pas l'occasion. Une phalange d'Humandrilles s'était détaché du gros de la troupe, suspicieuse de la présence d'humains dans le secteur. Et ils venaient de repérer l'étrange assemblée que formaient Perona, Zoro, Morinohito et Boral, à quelques mètres sous le bois. Ils surgirent d'entre les arbres, et tous furent pris au dépourvu.

Cinq Humandrilles foncèrent droit sur Boral, qui, surpris, se redressa vivement.

- Merde ! Jura Morinohito de toutes ses dents.

Il se redressa lui aussi, et se prépara à faire face à l'assaut.

- Fuyez, pauvres fous ! Ordonna-t-il à Zoro et à Perona. Rejoignez Mihawk ! Et ne vous occupez pas de ce que j'ai pu dire avant là-dessus !

Le bretteur allait protester contre l'ordre, quand une puissante force le tira en arrière, ne lui laissant d'autre choix que de suivre maladroitement. Perona le traînait en lévitant à hauteur d'yeux vers la grande clairière, une expression résolue sur le visage.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je vais rejoindre Mihawk, et tu viens avec moi.

Voyant que Zoro ne se montrait pas amadoué pour autant, elle dit d'un ton triste, faussement larmoyant :

- À moins que tu ne préfères me voir seule risquer ma vie au milieu de tout ces Humandrilles ?

- Je suis tout à fait persuadé que tu n'aurais absolument pas besoin de moi, dans un cas pareil, rétorqua Zoro.

- Oui, c'est vrai, concéda la jeune femme en souriant. Moi aussi, je suis pirate, et moi aussi, j'aime.me battre ! Sauf s'il y a des cafards ...

Entre temps, ils avaient largement dépassé la lisière du bois, et progressaient entre les ruines. Mais le combat au centre avait toujours lieu, et ils étaient toujours ni vus ni connus.


- Perona ... Tu sais que depuis qu'on s'est levés, je vois tout sous ta jupe ? Finit par dire honteusement le bretteur.

Il avait longuement profité du spectacle, mais son bon karma l'avait poussé à confesser son crime. D'autant plus que son imagination avait trop travaillé, car en fait de voir, il n'avait vu qu'une obscurité troublante.

- Tu aurais été quelqu'un d'autre, je t'aurais tué pour ça, répondit Perona en se retournant et en souriant au bretteur.

Elle reprit :

- Et puis tu m'as déjà pas mal de fois surprise en sous-vêtements, c'est pas bien grave.

Le rappel de ses premiers émois physiques à l'égard de la jeune femme réveilla en Zoro un sentiment fort étrange de honte et de nostalgie. Certes, désormais ils avaient recours à d'autre procédés pour partager leur désir mutuel, mais il y avait un certain aspect de découverte, de petit-garçon-qui-regarde-par-le-trou-de-la-serrure grisant qui manquait déjà au bretteur.

Il n'eut guère le loisir d'achever son discours mental, car la masse d'Humandrilles avait fini par les repérer, alors qu'ils étaient à moins de dix mètres du troupeau. Une haine immense les salua, et avant même d'avoir pu échanger un regard, une douzaine de singes se jetaient sur eux, grondant et crachant d'une manière étrangement féline. Et avant même que Perona ne puisse faire ce qu'elle faisait dans ce genre de cas, à savoir offrir une nuée de negative hollows aux intrus, Zoro avait jailli, sabres tirés. Il clama quelque chose comme :

- Hors de mon chemin, vermines !

Avant d'envoyer valser au sol l'intégralité des assaillants, plus quelques malheureux trop proches, tous assommés pour la nuit.

- C'était quoi ... Ça ? Se hasarda Perona, qui n'avait rien vu de son Zoro sinon un fugace chatoiement d'acier.

- Rien, juste un coup de vent pour les faire dégager, répondit nonchalamment "son" Zoro.

Et, contre toute attente, il remit ses lames au fourreau.

Déjà, de nouveaux assaillants se détachaient du gros de la troupe pour prendre la relève des précédents.

- Je n'ai certes pas pour but de porter sur le monde un regard sans haine ! Tonitrua-t-il, en direction du troupeau. Mais je n'ai pas non plus pour but de verser plus de votre sang ! Laissez-nous passer !

Sa prestance était telle que même Perona frissonna. Et que dire des Humandrilles ? Tous ceux des premiers rangs déguerpirent ventre à terre en hurlant, sans demander leur reste. Les autres, plus à l'arrière, reculant vaille que vaille et s'écrasant à qui mieux mieux. Cela rappela immédiatement à Perona la mésaventure de l'hôpital, lorsque Zoro l'avait exfiltrée de sa chambre pour une promenade malgré les interdictions doctorales, et qu'il avait dégagé tant de haine que tout le personnel, à l'exception d'Uke, s'était senti écrasé. C'était exactement la même manifestation étrange.

Zoro s'avança, alors que tous les Humandrilles proches n'avaient plus qu'un seul but, maximiser la distance entre eux et le "monstre". Perona s’engagea vivement dans son sillon, peu rassurée. Elle chercha la main du bretteur, posée sur le fourreau de ses sabres, et la rencontra à mi-chemin, car le jeune homme avait eu la même idée. Ils continuèrent ainsi, progressant sans difficulté.

Au centre de l'attroupement, le combat faisait toujours rage, mais quand les deux jeunes gens arrivèrent assez près de l'action pour voir clairement, deux faits les choquèrent. Premièrement, Mihawk faisait face seul à six Humandrilles dont deux du gabarit de Boral, et deuxièmement, le Corsaire était en sale état. Sa chemise blanche, autrefois propre et bien repassée, était réduite à quelques lambeaux de tissu maculé, pendant à la ceinture. Il était couvert de boue, de terre, de feuilles à certains endroits ; et les places épargnées par les salissures ne l'étaient pas par les blessures. De nombreuses estafilades lui barraient le torse et les bras.

- Le meilleur de tous se fait dominer par un groupe de singes ... Lâcha Perona, bouche bée.

- Il se retient, ça se voit clairement, affirma Zoro, confiant, les bras croisés sur le torse. Je pense qu'il ne veut pas faire de massacre.

C'est alors qu'un des Humandrilles profita de la confusion du combat pour se couler dans le dos de Mihawk. Il bondit, comme une tige de jeune bois qu'on aurait tordue puis relâchée, et dirigea un coup de taille transversal qui aurait dû entailler le Corsaire entre les omoplates. Mais ledit Corsaire l'avait senti venir, et, avec une souplesse féline, il se retourna pour dévier de sa grande Lame Noire le katana, autrement plus petit et fin, de son assaillant. Un coup de botte retourné en plein sternum envoya gésir l'Humandrille au sol. Alors que Perona semblait prête à applaudir l'action (elle avait momentanément oublié la gravité de la situation), Zoro était estomaqué. Bien qu'il n'ait, selon toute vraisemblance, jamais vu l'Humandrille de sa vie, il ne connaissait son style et ses techniques que par trop, car c'étaient ceux-là même qui lui avaient coûté son œil gauche et blessé Perona. Le regard appuyé, d'une profondeur déconcertante, que lui lança Mihawk à cet instant le coupa de toutes ses préoccupations précédentes. Il avait l'air de dire : "L'honneur est sauf". La seconde suivante, il lui adressa un bref signe de la main, lui indiquant de venir.

- Perona ! On va se battre ! S'exclama le bretteur, presque avec un enthousiasme enfantin.

Il s'élança et fut au centre du cercle en trois foulées, entraînant derrière lui une Perona qui ne semblait plus si encline au combat. L'irruption interrompit l'action un court instant, et les Humandrilles combattants, méfiants, se reculèrent de quelques pas, groupés autour de l'imitateur d'Illjoe, qui se redressait.

- Un jeune homme talentueux m'a un jour dit : "recevoir un coup dans le dos, c'est le comble du déshonneur pour un épéiste !". Et j'ai besoin de ce jeune homme talentueux pour éviter que nous prenions un coup dans le dos, tous, sabreur ou non. C'est aussi votre avenir qui est en cause dans ce combat, et il est légitime que vous y participiez. Je vous demanderai une seule chose : ne les tuez pas. Ils sont manipulés, ils n'ont jamais eu de velléités de révolte avant les derniers mois. C'est Illjoe qui les a persuadés, la fois où il avait tenté de piéger l'île avec une bombe. Je peux sentir sa trace sur cette révolte. Après tout, lui et moi avons toujours été doués pour communiquer avec les Humandrilles dans leur propre langue. Bref. Je sens que ces évocations ont éveillé quelque curiosité en vous, mais le temps des réponses viendra après celui du combat.

Zoro et Perona (et l'auteur aussi), ainsi que leurs adversaires dans une moindre mesure, se demandaient bien comment il était possible de débiter sans interruption et calmement un tel discours malgré les circonstances.

- J'imagine qu'être Grand Corsaire et le meilleur escrimeur font qu'on peut se permettre certaines choses de ce genre en plein combat, souffla Zoro à l'oreille de sa dulcinée, laquelle acquiesça discrètement.

Et, sans prévenir, Mihawk brandit derrière lui son Épée Noire et bondit tel un chat, en direction des Humandrilles. Ceux-ci, intimidés, évitèrent souplement l'assaut. Soudain, les deux colosses se mirent en branle. L'un d'eux maniait une grande lame courbe, de la taille d'un homme adulte. Il la fit cingler d'un long geste de bras vers Perona. Mais celle-ci, qui avait déjà eu plus fort à faire, s'éleva vivement et se rétablit d'une pirouette en l'air. Au même instant, Zoro bondit à son tour. Il tenait ses sabres à l'envers, présentant l'extrémité de la garde à l'adversaire. Il se coula souplement sous le bras qui tenta de lui barrer la route, prit appui sur le sol et percuta le plus fort possible son adversaire, s'aidant de la poignée de ses sabres. La violence du choc l'envoya rouler à terre, ainsi que l'Humandrille, qui tomba sur le dos, les bras en croix. Il avait bien trois mètres cinquante à l'épaule, soit plus encore que Boral lui-même. Mais, malgré les apparences, le colosse étendu semblait loin en dessous de son ancien chef.

Autour, il régnait l'ambiance d'un stade en folie. Les autres Humandrilles hurlaient et vociféraient des encouragements pour leurs semblables au combat, et des insultes pour les humains. Comme autant de supporters, ils étaient penchés poings brandis, par-dessus un cordon invisible, qui délimitait clairement la zone de combat.

- J'imagine que vous aimez vous donner en spectacle, commenta Mihawk, au terme d'un assaut musclé entre lui et l'imitateur d'Illjoe.

- Nous défendre liberté, grogna celui-ci en retour.

- Mais vous êtes libres ! Depuis que le royaume a chuté, qui vous oppresse ? Personne ! Ce ne sont pas trois humains dans un vieux château en ruines qui vont changer le cours de votre existence !

Un petit silence immobile et tendu s'ensuivit, durant lequel chacun en profita pour fixer celui d'en face, Humandrille ou humain.

- Qu'est-ce qu'Illjoe vous a promis, en échange de votre obéissance ? Finit par s'enquérir Mihawk.

- L'île toute entière. L'homme-ballon a promis.

- C'est l'élève d'un traître, tout comme moi. Vous lui faites confiance ? Fous que vous êtes.

Agacés par cette leçon de morale, les cinq assaillants encore debout repartirent à la charge. Mihawk reprit affaires avec celui qui avait imité Illjoe, tandis que Zoro et Perona devaient se charger des quatre autres. Le bretteur avait dans l'idée de leur faucher les jambes de manière à les étaler au sol. Mais sa chère et tendre le surpassa en vitesse et en efficacité. Quatre petits negative hollows avaient doublé Zoro en moins d'une seconde et atteint leur cible en pleine poitrine.

- Ça marche même sur les grands primates, constata Perona, étonnée.

Les quatre Humandrilles atteints stoppèrent leur course sur le champ, et posèrent un genou en terre. Le bretteur, en pleine course lui aussi, s'arrêta et se redressa. Il regarda vers la jeune femme et lui adressa un regard étonné.

- Je fais quoi, moi, maintenant ?

Commentaire de l'auteur Et voilà pour aujourd'hui ! Désolé d'avoir tardé, j'ai quelque peu manqué de motivation dernièrement, pour des raisons qui ne tiennent qu'à moi (et aussi à cause de Lightning Returns). Mais passons, le chapitre est là et j'ai précisément de quoi écrire les suivants. Quelques questions supplémentaires ont été soulevées, qui seront éclaircies sous peu, promis. J'ai aussi eu une nouvelle idée d'arc fort divertissante et plutôt utile pour insérer le prochain arc de vacances, donc il faudra patienter encore un peu pour lire de nouveau les aventures estivales de notre petit couple. De plus je vais pouvoir faire pas mal de gags sur ce nouvel arc, ce qui est toujours bénéfique ! Bon, trêve de blabla pour aujourd'hui, bonnes vacances aux zones A et B (dont je fais partie), bon courage à ceux de la zone C (je penserai à vous) et à la prochaine fois ! Merci d'avoir lu ! (j'en profite pour saluer ma dessinatrice préférée, qui se reconnaîtra sans doute)
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