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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29170
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Un fragment d'histoire [3]

[2772 mots]
Publié le: 2014-02-08Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Quarante-cinquième chapitre, avec force retard ! Bonne lecture !
/!\ EDIT 14/03 /!\ : J'ai rajouté une information capitale que j'avais oublié lors de la rédaction, dans les derniers paragraphes (lorsqu'il est question de l'origine de l'Épée Noire). Désolé !

- Il faudra demander à Mihawk ce qu'il en est, conclut Zoro.

Perona avait attentivement écouté chaque vers, chaque strophe. Une fois, alors qu'elle ne devait avoir qu'onze ou douze ans, son père lui avait parlé du poème en question, à l'occasion du centenaire de la naissance de son auteur. Mais c'était il y a dix ans, et même le nom de l'artiste avait fini par lui échapper.

- C'est un texte extrêmement populaire parmi les dissidents au Gouvernement Mondial, expliqua Zoro. Surtout la dernière strophe. L'armée révolutionnaire en a fait son hymne, par exemple.

Ce peu de savoir, il le tirait d'un bref article tiré d'un ancien numéro du Seamen's Daily News, paru quelques mois plus tôt.


- Il n'y a pas l'air d'avoir énormément d'Humandrilles par ici, fini par soupirer une Perona plus que lasse de voir le même paysage se répéter à l'infini.

- C'est ce que je me disais aussi, déclara le bretteur, en plissant les yeux de manière dubitative. Rejoignons Mihawk à la grande croix, il aura peut-être besoin d'aide.

Et ils se mirent en route sans attendre.

Le chemin jusqu'à la sépulture était plutôt long de là où ils étaient, aussi eurent-ils tôt fait d'engager la discussion pour passer le temps, et Perona, bien que lévitant, s'ennuyait assez. Au boit de quelques minutes de marche, une idée lui vint. Elle avisa les trois longs fourreaux du bretteur. Celui-ci, ayant appuyé son bras gauche sur le faisceau de poignées, les maintenant quasiment à l'horizontale. De plus, la courbure naturelle desdits fourreaux semblait garantir une sécurité certaine quand aux risques de chute. Perona, trouvant son idée fort ingénieuse, sourit en coin. Elle décéléra, de sorte à se retrouver un mètre en amont du bretteur. Celui-ci se douta de quelque chose, mais le temps qu'il se retourne, il était déjà trop tard. Perona avait déjà commis l'immense crime de s'assoit sur le fourreau des sabres. Certes, elle usait toujours de ses facultés de lévitation, pour éviter de trop peser au jeune homme, mais le mal était déjà fait. Zoro inspira longuement. Il sentit la chaleur lui mordre les joues. Il s'apprêtait à vociférer un ordre brutal, lorsque Perona le fixa droit dans les yeux, avec l'expression la plus mignonne, fondante et craquante dont elle était capable. Car elle avait anticipé la possibilité de ce genre de réaction, et n'entendait pas se faire priver aussi vite de son tout nouveau moyen de transport favori.

- Tu me referas pas ce coup-là deux fois, maugréa le jeune homme, qui tentait de se montrer invaincu.

Pour toute réponse, Perona laissa échapper un petit soupir satisfait, tout en pensant :

"J'ai gagné."

Et puis elle pivota, s'installa parallèlement aux sabres, se pencha en arrière et s'adossa contre le dos puissant. Elle sentit le bretteur sursauter au contact, ce qui lui tira encore un sourire. Et elle ferma les yeux, pour se laisser somnoler.

- Profites-en bien, grogna Zoro. Tu feras pas ça tout les jours !

Comme pour signaler son refus, Perona remua doucement pour améliorer sa position.

Pendant un certain temps, le chemin s'effectua calmement. Aucun primate ne sembla vouloir troubler la promenade. Zoro profita de l'occasion pour se remémorer avec nostalgie l'endroit d'où il venait. Il y avait longtemps qu'il n'avait eu aucune nouvelle de Shimotsuki et des environs, et il était curieux d'en avoir. Il était parti depuis combien de temps, déjà ? Ah oui, plus de sept ans. Les gens de là-bas avaient sans doute toujours le même style de vie simple et calme, pour la plupart habillés de manière traditionnelle, c'est-à-dire avec un kimono de couleur unie. Les habitudes de ce genre s'étaient perdues dans la nouvelle génération, et même Zoro n'en avait que rarement porté. Mais le revêtir les habits du pays ne le gênait aucunement, surtout si Perona prenait part à l'exercice. Décidément, il aimait bien l'imaginer habillée de diverses manières. En l'occurrence, il conclut que l'expérience serait des plus intéressantes, car Perona n'avait sans doute jamais porté, ni même vu de kimono de toute sa vie. Il se demanda s'il pouvait s'en procurer dans un magasin de Mirre, la plus proche terre émergée.

Cette balade, jusque là des plus reposantes pour Perona, et des plus éreintantes pour Zoro, fut subitement interrompue par un événement des plus inattendus. Un Humandrille sauvage apparut de derrière un large buisson bordant le sentier. Il avait le poil hérissé, les crocs au clair, et ses yeux brillaient de fureur. Il émit par réflexe un sifflement de menace. Tout cela ne réveilla pas Perona, et Zoro était fort surpris, car l'animal lui était familier. Il plissa les yeux, indifférent aux grognements. Et il put enfin nommer l'Humandrille, car il le connaissait. Ce n'était autre que Morinohito, défait de tout trait humain, pagne et sacoche inclus. Le docteur venait vraisemblablement de se rendre lui aussi compte de la méprise, car il reprenait une mimique plus sereine et se dressait sur ses membres antérieurs.

- Je vous cherchais, déclara Morinohito d'une voix grave. C'est la guerre. Que faites-vous dehors ?

- Une promenade amoureuse au clair de lune, railla Zoro, déconcerté par l'idiotie de la question.

- J'aurais largement préféré que vous ne soyez pas sorti vous battre. Cette guerre ne vous concerne pas. Elle n'est pas la votre.

Morinohito mentait presque ouvertement, sur ces paroles. Zoro ne s'étant pas laisser duper, il rétorqua :

- Si cette guerre a lieu, c'est au moins pour moitié à cause de ce que vous avez peur que Perona ne tombe enceinte par ma faute, et que l'enfant ne soit la première pierre de la renaissance du royaume. Ne dis pas de mensonges.

- Bon, c'est vrai, vous êtes en partie concernés, vous et votre avenir, seul ou à deux. Mais je ne suis pas à votre recherche pour t'entendre me faire la morale. Mihawk est allé sur la tombe ... Enfin, sur la grande croix de bois, n'est-ce pas ?

- Oui, pourquoi ?

Le visage de Morinohito s'assombrit.

- J'aurais dû m'en douter ... Pourquoi a-t-il fallu que je m'en éloigne ?

Il tourna les talons, et repartit en sens inverse, forçant l'allure. Zoro s'efforça de le garder en vue, ce qui l'obligea à fortement allonger la foulée. Les secousses de la course finirent par extirper Perona du confortable sommeil auquel elle s'adonnait, et elle protesta un instant devant la baisse de qualité du traitement, jusqu'à ce que le bretteur ne lui explique les derniers événements. Alors, elle sauta en marche, et, après un gracieux tour complet à l'horizontale, elle accéléra le vol pour se mettre à hauteur de Zoro.

- Tu en as assez de m'exploiter ?

- Je pourrais très bien reprendre ma place, tu sais, rétorqua Perona.

Morinohito, qui avait fini par les distancer, s'était arrêté pour les attendre au détour du sentier, une quarantaine de mètres plus avant. Une fois rattrapé par les deux jeunes gens, il reprit sa course.

- Vous n'êtes pas dans votre état normal, constata Perona.

- Non, et j'en suis loin, petite. Manquer de se faire tuer par ceux qu'on protège depuis tant d'années ... C'est des plus gratifiants. Je me demande même pourquoi j'ai encore dans l'idée de venir en aide à ce ramassis de primates dégénérés qui sont supposé faire partie de la même espèce que moi ... J'ai connu les pères de leurs pères, et voilà comment on me remercie. C'est pareil, pour les humains ?

Zoro allait répondre, mais Perona le devança par une question.

- Quel âge avez-vous, en réalité ?

Morinohito s'arrêta subitement. Retourna sa tête par-dessus son épaule, il adressa un regard foudroyant de limpidité et de sagesse à la jeune femme.

- J'ai deux cent soixante-seize ans.

Puis il reprit sa course. Zoro ne s'étonna pas outre-mesure de la réponse, car il savait (Mihawk lui en avait un jour parlé) que les Humandrilles les plus vigoureux dépassaient souvent le siècle d'existence avant de rendre l'âme, même s'il s'avouait quelque peu surpris tout de même. Mais Perona, elle, ne le concevait que beaucoup moins bien.

- Vous avez vécu plus d'un quart de millénaire ! C'est impossible !

- Si, et j'en suis la preuve. Je suis même en pleine forme. D'ailleurs, pour en rajouter à ta surprise ... Je suis le plus jeune des trois.

- Des trois ...?

- Maar, Eissen et moi-même.

Perona marqua une pose, comme pour bâtir de nouvelles interrogations.

- Comment avez-vous fait pour atteindre une telle longévité ? Demanda-t-elle, au bout de quelques secondes.

- Ordinairement, les plus vieux d'entre nous dépassent difficilement les cent vingt années. Mais nous trois ... Eh bien ... Disons que le terme de notre voie est encore éloigné, à tout les trois. Je voudrais bien vous expliquer en détails, mais ...

Morinohito fit silence à son tour, avant de reprendre :

- Je foule cette terre depuis plus de trois vies d'hommes, et aujourd'hui, le temps me manque ... Quelle ironie !

La course reprit en silence. Un silence pesant, trop pesant, à peine rompu par le bruit des pas. Cela n'aidait pas le moins du monde Perona à se sentir rassurée. Elle regarda à plusieurs reprises du côté de Zoro, en quête de quelque réconfort. Mais en vain : le bretteur ne quittait pas le chemin des yeux. Alors elle y alla plus franchement, c'est-à-dire en lui tirant la manche, et elle obtint une réponse immédiate. Zoro se tourna vers elle d'un geste vif, comme si elle avait proféré quelque insulte blessante. Puis, voyant l'expression presque triste de la jeune femme, il tenta maladroitement de lui adresser un sourire, pour la réconforter. Contre toute attente, cela marcha, et leur donna du coeur au ventre à tout les deux.

Grâce à la progression sûre et rapide de Morinohito, ils rejoignirent assez rapidement la clairière. Bien avant que le couvert des arbres ne cède au ciel noir, on entendit de puissants fracas, ceux de l'acier contre l'acier. Puis, à mesure qu'on s'approchait, il fut possible de distinguer des grognements, semblables à ceux d'une foule de supporters mécontents des contre-performances de leur équipe. Et le tableau se révéla dans toute son ampleur, au sortir du bois : un millier d'Humandrilles massés vaille que vaille dans la clairière, et une joute dantesque au milieu, dans un espace libre d'un bon trente mètres de diamètres, au pied de la croix. La foule cachait les belligérants, mais l'identité d'au moins l'un d'entre eux n'était guère un mystère.

- Boral a été impuissant lui aussi, soupira Morinohito.

- Où se trouve-t-il ? S'enquit Zoro, qui remarqua seulement l'absence du colosse dans l'assemblée.

- Soit il est mort, ce qui ne nous arrangerait pas, soit il est en compagnie de Maar ou d'Eissen. Les nôtres sont subitement devenu hostiles envers lui, depuis peu. J'espère qu'il n'a pas été pris à parti par la foule …

- Et Maar et Eissen, justement, où sont-ils ? Demanda cette fois Perona.

- Quelque part, petite, quelque part … Et je prie pour qu'ils reviennent vite de ce quelque part. Même eux s'y perdraient.

- Où ?

- Dans les entrailles du château. C'est là que se trouve le seul moyen d'endiguer la révolte autrement que par le sang. Mihawk y a pensé, mais on peut le comprendre … C'est à cause de quelques Humandrilles dissidents qu'il a perdu sa famille, ses amis, son royaume, après tout. Même s'il s'en était éloigné depuis déjà plus de dix ans, ça l'a bouleversé. C'est pour ça qu'il a choisi la voie de la souffrance.

- Et vous cautionnez ses actes ?

- Pas le moins du monde. Si je le pouvais, je le clouerais volontiers à cette fichue croix et lui ferai entrer dans le crâne que tout le monde peut pardonner. Mais comme Maar, Eissen, moi-même - et quelques autres que je pourrais compter sur les doigts de mes mains – semblent être les seuls de notre peuple à avoir la tête sur les épaules, nous avons décidé d'agir. Un massacre serait la pire des choses qui pourrait encore arriver ici. Nous allons tout faire pour l'éviter, même si cela inclus de prendre certaines mesures dont je te reparlerai à l'occasion (il fixa Perona).

Puis, après avoir fixé avec circonspection les deux jeunes gens, il reprit :

- Et vous allez nous aider. Après tout, c'est en partie à cause du fait que vous soyez biens portants que nous en sommes là.

Zoro comprit instantanément la référence à la conversation qu'il avait eu avec le singe-docteur durant le sommeil de Perona, mais c'était autrement plus obscur pour celle-ci. D'autant plus que les "mesures" la concernant ne lui disaient absolument rien qui vaille.

C'est à ce moment que Mihawk poussa un cri rageur, audible au-dessus des hurlements de la foule, jusqu'à l'emplacement des trois observateurs. Zoro s'en alarma, et porta la main à la poignée de ses sabres. Il mit Shûsui au clair de quelques centimètres, et l'acier foncé de la lame semblait irradier de malveillance. Morinohito décocha un regard noir au bretteur, alors que celui-ci se ramassait pour bondir.

- Tu vas me ranger ça et rester ici, lui intima le docteur. Ce n'est pas ton combat, cette fois, et je ne plaisante pas. Personne au monde n'est capable d'arrêter Mihawk quand il s'énerve de la sorte. Si tu interfères, ne serait-ce que pour lui porter assistance, il serait fort capable de te trancher en sashimi sans même te reconnaître.

- Alors qu'il est constamment calme et posé ? Ça m'étonnerait !

- Son Épée. Pourquoi crois-tu qu'elle est la meilleure de toutes ?

- Je ne vois pas le rapport avec sa lame.

- Et il y en a pourtant un. Cette lame n'est pas naturelle. Elle fut faite ici même par un peuple oublié depuis fort longtemps, celui-là même que le Gouvernement Mondial veut à tout prix faire oublier. Cette lame n'est pas naturelle. Un esprit l'habite. Un esprit qui vivait déjà ici alors que le monde était à peine né. Les lames hantées ne sont pas rare, tu en as même deux pendues au fourreau. Mais cet esprit-ci ne se contente pas de chuchoter à l'oreille de son détenteur. Autrefois sage et puissant, c'est devenu un esprit de haine et de colère lorsqu'il fut enfermé par la soif de savoir des humains. Et il ne fut pas enfermé n'importe où. On le scella ici même, dans les profondeurs de l'île. Il y a bien longtemps, longtemps avant la coupure de Cent Ans, il y avait une petite communauté d'artisans-forgerons installés sur l'île, les ancêtres du royaume d'Obscuria, qui comptait quelques-uns des meilleurs forgerons que ce monde ait connu. Et l'un d'eux, justement, était en train de forger l'Épée Noire, et ce dans un immense fragment du matériau où avait été scellé l'esprit, lorsque survint le fléau provoqué par l'alliance qui allait devenir le Gouvernement Mondial. Juste avant de parachever son travail, il inscrivit alors tout son savoir au cœur de la lame. Et son peuple disparut peu après, laissant à la postérité une légende, de nombreux royaumes naissants, quelques épées … Et les Ponéglyphes. Cette Épée Noire est un Ponéglyphe à part entière, mais son contenu est aujourd'hui un secret que seul le feu peut révéler.

Au terme de la tirade de Morinohito, Zoro était au comble de la surprise.

- Ça veut dire que la lame Noire est un des jalons de la voie menant jusqu'au Rio Ponéglyphe ?

Zoro et Morinohito se tournèrent tous deux d'un seul bloc vers Perona, car c'était elle qui avait posé la question.

- Attends … Tu sais des choses à propos des Ponéglyphes ? Étouffa le bretteur. C'est interdit ! Tu peux être exécutée pour ça ?

Morinohito se sentit encore plus estomaqué encore.

- Et dire que je pensais vous apprendre l'existence des Ponéglyphes … Ah, on n'apprend pas à de jeunes singes à se jouer de leurs aînés !

Commentaire de l'auteur Et voilà pour ce quarante-cinquième chapitre, des plus importants pour le scénario secondaire (celui qui ne concerne pas Zoro et Perona) ! Dans la nécessité, j'ai dû le finir sur ordinateur dans la soirée, mais j'en suis tout particulièrement fier, notamment pour la partie finale, qui va augurer d'autres révélations de ce genre. L'idée m'en est d'ailleurs venue à l'improviste lors de l'écriture, un peu comme tout le temps en fait. Le prochain chapitre devrait contenir pas mal d'action, donc en toute logique, il devrait être plus rapide à écrire. Merci d'avoir lu, merci d'avoir patienté, et à la prochaine fois !
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