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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29130
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Un fragment d'histoire [2]

[2488 mots]
Publié le: 2013-10-04Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Trente-huitième chapitre, un peu court. Bonne lecture !

Cette fois, ce fut Perona qui protesta. Non pas qu'elle n'aimât pas les caresses du bretteur, mais cette situation pouvait à tout moment dégénérer. Parfois, elle voulait que cela arrive, mais en l'occurrence, elle ne voulait pas. Quand elle se demandait pourquoi, elle ne trouvait aucune justification à ce lunatisme soudain. Et puis, Zoro aussi y prenait part. Quand elle voulait plus d'affection, il était réticent à lui en donner, et quand il voulait lui en donner, elle n'en désirait pas tant. Voilà qui résumait approximativement le jeu de chat perpétuel qui s'opérait entre eux.

Sentant l'imminente rebuffade de Perona, Zoro se défendit, avec un demi-sourire :

- Tu m'as donné l'autorisation, je te rappelle.

C'était vrai, elle l'avait oublié un court instant. Mais elle aurait tout de même préféré que ce soit à d'autres parties de son corps, comme par exemple sa poitrine ou sa bouche, que le bretteur s'intéresse. Pas ses fesses. Et puis, par moment, elle le sentait s'aventurer trop loin. À contrecœur, elle lui demanda de cesser. Il obtempéra docilement, et noua ses mains par-dessus le dos de la jeune femme. Laquelle le récompensa d'un baiser. Elle se doutait qu'aimer une fille aussi capricieuse qu'elle ne devait pas être si facile.

Il fallut attendre encore longtemps pour qu'ils ne sortent de la chambre, encore une fois à l'initiative de Zoro (Perona avait voulu le garder pour elle dans la chambre, toute la journée). Et, quand ils en sortirent, Mihawk n'était pas là, aucune trace. Pas même de mot sur la table pour les informer, ce qu'il faisait ordinairement lorsqu'il devait subitement s'absenter pour quelque affaire. Cela inquiétait Zoro quelque peu, et il voulut partir à la recherche du corsaire. Mais Perona ne voulait pas. Elle voulait garder son Zoro avec elle. Pas question de le laisser fuir !

Finalement, elle réussit à convaincre définitivement le bretteur de ne pas gâcher cette journée commune en partant battre les sentiers de la forêt, à grands renforts d'expressions tristes et de vues plongeantes. D'un point de vue subjectif, elle méprisait ce genre de procédés avilissants, mais quand il s'agissait de Zoro, cela ne lui posait pas autant de problèmes de conscience.


Bohr plaça avec une attention toute particulière le canon sur le lit de caoutchouc-mousse. C'était la dernière pièce de l'arme. Toutes les autres étaient soigneusement disposées à leur emplacement : crosse et mécanisme de tir, sabot, lunette, magasin, canon, munitions. Cérémonieusement, il rabattit le couvercle de la valise, faite dans un seul bloc d'acier noir. Après avoir vérifié plusieurs fois les fermetures, Bohr souleva la valise par la poignée, et souffla : il y avait du poids. Il se dirigea vers la sortie de son atelier, ramena la porte coulissante en métal qu'il verrouilla à clef, et s'éloigna de "sa" maison. En réalité, c'était une bâtisse abandonnée qu'il s'était appropriée et avait sommairement réhabilitée. Légalement, l'endroit ne lui appartenait pas, et ne représentait, de toutes façons, rien pour lui. Tout en sifflotant un petit mouvement de musique classique, il descendit la pente de la colline, tout en réfléchissant à la singularité de la situation.

"Un ancien de la Marine devenu tueur à gages sélectif, et qui part travailler avec un équipage de pirates pour détruire d'autres pirates, c'est original." Songea-t-il.


Toute la journée, et ce, même avec les tentatives de distraction offertes par Perona, Zoro ne cessa de s'interroger, ouvertement ou non, sur la localisation éventuelle du corsaire. Il ne pouvait que se perdre en conjectures sur l'endroit. Par moments, il oubliait tout cela et répondait à l'attention que lui manifestait Perona. Après tout, il était en train de gâcher leur journée commune.

Au déjeuner, il advint à Zoro une bien agréable surprise. Au moment d'entrer dans la cuisine pour aider au transport des plats, un fumet suave lui emplit les narines. Cela émanait des deux bols que Perona disposait sur un plateau de bois.

- Va t'assoir, je me débrouille, déclara fermement la jeune femme en soulevant le plateau.

Le bretteur fit ainsi, et avec une certaine curiosité, prit place. Quelques secondes plus tard surgit Perona. Elle déposa son chargement sur la table, et planta une paire de baguettes dans chaque bol. Tout s'éclaira pour Zoro quand il avisa le bouillon brunâtre dans lequel baignaient pêle-mêle nouilles, émincés de légumes et de viande, et même un narutomaki pour chaque bol. Il s'agissait de râmen, la spécialité incontestable de Shimotsuki, son pays natal. C'était, et de loin, le plat préféré du jeune homme, qui en avait consommé plus dans toute sa vie que n'importe quel autre aliment.

- Quoi, tu n'aimes pas ? S'informa Perona, devant l'immobilité de Zoro.

- Oh si, c'est ... Mon plat préféré.

- Vraiment ?

- J'en mangerai même sur la tête du blondinet.

Perona, pour qui cette expression ne voulait pas dire grand-chose, s'assit à son tour et attrapa les baguettes. Zoro, lui, porta conscienscieusement le bol à ses lèvres, et goûta le bouillon. C'était plutôt pas mal. Bien luné, il continua. En tant qu'authentique expert en la matière, il inspecta méthodiquement chaque critère qui constituait la réussite d'un bol de râmen.

- T'en fais souvent ? S'enquit-il, en dardant sur la jeune femme un regard inquisiteur.

- C'est la deuxième ou troisième fois, je crois, avoua Perona en baissant les yeux timidement.

Zoro continua ses tests quelques instants, avant de reprendre :

- Tu veux mon avis, de manière franche ?

- Oui !

- C'est vraiment pas mal. Le bouillon est sympa, mais ça manque de goût. Pareil, les ingrédients secondaires sont trop communs, y'a aucune diversité. La viande, sans plus. Mais les nouilles sont parfaites, à mon sens. Il est difficile de dire en quoi une nouille est bonne, c'est quelque chose qui se ressent, subjectivement, genre je le sais quand je le vois.

Abasourdie par ce traité gastronomique de deuxième main, Perona garda le silence. Il y avait quelques réserves, mais dans l'ensemble, la critique était bonne. Elle n'aurait jamais pensé toucher ce genre de point sensible, d'ailleurs. Elle se promit de faire mieux la prochaine fois quand, subitement, Zoro souleva le bol. Il le porta à sa bouche, et bascula la tête en arrière. Il y eu un grand bruit de succion long de quelques secondes, un mouvement effréné des baguettes, et quand le bretteur reposa le bol sur la table, il l'avait entièrement vidé. Plus une nouille, plus un légume. Une goutte de bouillon lui coulait sur le menton. Après un rot sonore, il se laissa aller contre sa chaise. Encore plus estomaquée, Perona abandonna un instant son propre bol. Jamais elle n'avait vu quelqu'un ingurgiter autant de nourriture en une seule fois. Et puis, elle ne savait pas comment le prendre. Elle aurait préféré que Zoro prenne son temps, se délecte tout en enchaînant les compliments. Au lieu de ça, il avait siphonné en une seconde le résultat d'une heure de travail. Décontenancée, Perona termina lentement son bol.


Alors que Zoro digérait lentement son repas, avachi dans un fauteuil du salon, Perona s'approcha de lui à pas feutrés et dit :

- T'as entendu quelque chose ?

- Ouais, je crois, marmonna le bretteur en ouvrant les yeux.

Il se redressa et se leva. Ses doigts frôlèrent les hanches de la jeune femme.

En effet, les bruits de pas caractéristiques résonnaient de plus en plus fort. Sans surprise, ce fut Mihawk qui entra. Il avait l'air fatigué, et une courte barbe inégale lui assombrissait les mâchoires.

- Vous étiez passé où ? Demanda immédiatement Zoro.

- Chez les Humandrilles. Il y a failli avoir un soulèvement. Ils commencent à oublier qui est le maître ici, j'ai donc jugé bon d'aller le leur rappeler. Et puis, Morinohito avait à m'entretenir de nombreux détails.

Il déposa l'Épée Noire sur la table, et se laissa choir dans un fauteuil.

- D'ailleurs ... Reprit-il. Il se pourrait que les événements ne m'en laissent pas l'occasion, alors ... J'ai décidé de vous conter l'histoire d'Obscuria, tout de suite.

Interdit, Zoro resta figé. Mais Perona sentait sa curiosité être furieusement sollicitée. Le bretteur se laissa peu à peu convaincre.

- Eh bien, allez-y.

- Ça risque de durer longtemps.

- Pas grave, dit Perona.

Elle aurait voulu échanger entre temps un ou deux câlins avec Zoro, mais l'envie d'apprendre était plus forte.

- Bon, par où commencer ...?

Mihawk réfléchit de longues secondes, avant qu'une idée d'introduction ne lui parvienne.

- Vous savez tous les deux, du moins je l'espère, comment l'ordre mondial actuel s'est formé ?

Perona s'exclama aussitôt :

- C'est l'alliance des premiers Dragons Célestes ! Ils se sont rassemblés à Marie-Joie, et ont regroupés leurs nations d'origine sous l'appellation "Gouvernement Mondial". Aujourd'hui, il y a cent soixante-dix nations et royaumes qui en font partie.

Perona se félicita d'avoir suivi avec attention le cours géopolitique à l'école supérieure. Tout cela, elle l'avait appris pendant son adolescence. Zoro, lui, était subitement épaté par ce savoir.

- Je vois que tu penses savoir dans quel monde tu vis, déclara Mihawk.

Le Corsaire prit une pause, comme pour chercher ses mots.

- Jusqu'à il y a peu, à l'échelle humaine, il existait encore cinq "nations dissidentes" qui n'ont jamais adhéré au régime du Gouvernement Mondiale - ceci dit, la dernière est toujours libre. Vous les connaissez ?

Les deux jeunes gens firent non de la tête.

- Les trois premières ne sont plus un problème : Ohara, la première nation dissidente, a été détruite il y a vingt-trois ans. Et le pays de Wa, la deuxième nation dissidente, est actuellement sous le contrôle strict de la Marine, depuis que Ryûma, le dernier Protecteur, est mort. L'île d'Erbaf et le royaume des géants sont dans la même situation - il s'agit de la troisième nation. Ils ont un semblant d'indépendance, mais sont tout de même sous égide militaire, et doivent un tribut de jeunes gens pour garnir les rangs de la Marine.

Une espèce de lueur de fierté brilla dans les yeux de Mihawk quand il reprit :

- Et la quatrième nation dissidente ... Nous y sommes en ce moment. Obscuria. En réalité, c'était plus un concurrent direct du Gouvernement Mondial qu'un irréductible. Le royaume a été fondé il y a plus de mille ans, c'est-à-dire bien avant la coupure de cent ans. Pendant longtemps, la colonie d'origine s'est cantonné à cette île et aux îles proches, tout en cohabitant pacifiquement avec l'immense royaume qui couvrait à l'époque deux tiers du globe. Le fameux royaume qui fut la première victime du Gouvernement Mondial. Quand le royaume a commencé à péricliter, Obscuria a put augmenter son influence, et s'est dotée d'une famille royale. Au moment fatidique où le Gouvernement a réussi à défaire l'ancien royaume, le Royaume d'Obscuria et ses possessions s'étendait des confins de North Blue jusqu'à Grand Line. Mais, de la même manière que précédemment, le Gouvernement a longtemps œuvré à la ruine du royaume. Ils y sont parvenus il y a sept ans, avec la guerre civile.

- Vous voulez dire que la guerre civile était une manigance du Gouvernement ? S'étonna Perona, qui, bien qu'allergique à l'autorité mondiale, n'imaginait pas cette instance recourir à de si bas procédés.

- Oui, j'y reviendrais. Je n'ai pas fini. J'ai parlé de quatre nations, pour le moment, sans évoquer la cinquième. La dernière nation dissidente libre, enfin, si l'on peut parler de nation, est composée des neuf îles célestes habitées. Jamais aucun soldat de la Marine ou représentant du Gouvernement Mondial ne s'est aventuré si haut dans le ciel. Bref, pour en revenir à l'histoire de l'île ... C'est bel et bien le Gouvernement Mondial, l'instigateur de la guerre civile. À l'époque où ça s'est produit, j'étais déjà Corsaire, et notre ordre avait encore voix au chapitre dans les rencontres au sommet. Mais, même en étant parfaitement au courant de mon ascendance royale et de mes droits aux trône, ils ont décidé d'éradiquer le problème à la racine. Je n'ai que très peu été impliqué par cette guerre. À vrai dire, je l'ai suivie dans les journaux. À cette époque, le semblant de famille que j'avais fondée passait avant même les obligations de mon titre et de mon ascendance. Ainsi, le Gouvernement pensait être parvenu à éliminer son dernier ennemi. Mais il y a toujours un problème. Obscuria n'est pas morte. Le Gouvernement Mondial me craint, de la même manière qu'il craint Dragon et son fils. C'est pour cela, d'ailleurs, qu'ils m'ont proposé le titre de Corsaire, il y a vingt ans. "Tiens tes amis près de toi, mais tes ennemis encore plus". Cela marche pour eux comme pour moi. C'est la grande ronde de la vie. Vie qui d'ailleurs est courte : profitez-en le plus possible.

Un court silence s'installa.

- Je croyais que vous vouliez attendre Clansey pour nous apprendre l'histoire du royaume ? S'enquit Zoro, qui s'était rappelé des dires du corsaire.

- Il se pourrait bien que la tournure des événements ne nous laisse guère le choix, répéta sombrement Mihawk. La situation est pire que je ne le croyais. La révolte gronde sous nos pieds, et nombre d'Humandrilles voudraient voir nos têtes rouler au sol.

Perona, dans sa tête, protesta. Elle ne tolérerait pas un seul instant qu'on vienne troubler son idylle, de quelque manière que ce soit, singes, soldats voire même rivale.


Une grande partie de la soirée, Zoro se montra pensif. Il portait un regard nouveau sur l'ordre mondial, et Mihawk semblait avoir gardé sous couvert quelques informations à ce propos. Et puis, les Humandrilles semblaient prêts à en découdre. Si on l'agressait, il se défendrait. Si on agressait Perona, il la défendrait (bien qu'en réalité il n'y en aie pas besoin). Il se promit de lire le traité d'histoire avant que cela n'arrive.

Perona, elle, était résolument plus positive. Bien qu'elle aie elle aussi considéré longuement les éléments apportés par Mihawk, elle avait rapidement tout oublié au profit d'une chose incommensurablement plus importante à ses yeux. C'était le dimanche soir, autrement dit le dernier de la pause de deux jours. Après cela, il faudrait patienter toute une semaine pour profiter du bretteur ... Et le plaisir qu'elle pouvait obtenir par elle-même avait arrêté de la satisfaire. C'était maintenant à Zoro de s'en charger.

Commentaire de l'auteur Et voilà pour ce trente-huitième chapitre ! Au final, il a été beaucoup moins tourné vers Perona et Zoro que prévu. Je pense d'ailleurs rebondir vers un petit arc centré sur cette fameuse révolte des Humandrilles, qui va me permettre de faire durer le suspense. Si la révolte n'éclate pas avant, il y a de fortes chances que le prochain chapitre contienne du lemon, je préfère vous prévenir. On approche du prochain arc des vacances ! Merci d'avoir lu, et à la semaine prochaine !
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