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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29172
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Dis-le ... Moi

[3201 mots]
Publié le: 2013-08-16Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Trente-troisième chapitre, et quelques révélations au programme. Bonne lecture !

Ils se regardèrent quelques instants, le temps que Zoro ne parvienne au sommet de l'escalier, devant la porte d'entrée. Lentement, le bretteur se remémora le plan d'action qu'il avait mûri toute la nuit. Prendre la main de Perona, trouver un compliment adapté à la situation, puis, alors qu'elle serait confuse et gênée, s'avancer et l'embrasser tendrement. Mais, il le savait bien, depuis l'échec récent de la forêt, il n'aurait sans doute pas le courage de mener son plan à bien.

L'un comme l'autre, ils restèrent stoïques, quelques secondes. Puis, comme un automate savamment programmé, le bretteur s'avança, et entoura Perona de ses bras. Il la serra longuement tout contre lui. Au début surprise, la jeune femme se laissa faire, et rougit un peu. Mais, reprenant un peu de courage, elle pencha légèrement la tête en arrière, offrant ses lèvres au jeune homme dans un soupir impatient. Elle ferma les yeux.

Zoro, trop heureux de voir que Perona en voulait autant que lui, se penchant doucement pour saisir la douceur qu'elle lui offrait.

- Faites place, les jeunes, ordonna une voix, qui n'était que trop familière aux oreilles du bretteur.

Morinohito s'avançait dans l'escalier, suivi des deux autres parlants et d'un détachement d'Humandrilles, parmi lesquels Boral, et une douzaine d'autres guerriers, qui étaient présents lors du grand rassemblement qui avait eu lieu peu après la visite surprise de Perona.

Incrédules, les deux jeunes gens s'écartèrent (avant même d'avoir pu s'embrasser), mais sans se lâcher. Ils se fixèrent un court instant, avec de grands yeux ronds, puis se reportèrent sur les arrivants. Eissen portait dans le dos un objet de grande taille, enveloppée dans un large drap gris de mauvaise facture. La forme ne trompait pas quand à la nature de la chose. Zoro et Perona, main dans la main (cela leur était venu spontanément), se glissèrent derrière la porte entrouverte, et prirent la tête de la procession improvisée. Le bretteur en profita, après la retombée de l'endorphine, pour s'informer précisément de la tenue de Perona. Les habituelles bottes de cuir rouge, cirées pour l'occasion, une jupe longue blanche marquée à hauteur des cuisses de trois bandes rouges, et un haut noir à manches courtes, plutôt ajusté, et qui semblait un peu trop petit pour sa propriétaire, tant aux hanches qu'à la poitrine, probablement un vêtement ancien qui lui plaisait et qu'elle aurait retrouvé au fond de l'armoire. Au grand regret de Zoro, le décolleté de l'habit dévoilait à peine la naissance des seins. Il l'avait déjà vue avec les habits qu'elle portait actuellement, mais où ? Il lui fallut un important effort de mémoire : elle était habillée presque pareil le jour où ils s'étaient embrassés dans la librairie, après qu'elle avait surpris Zoro lisant le fameux livre du savoir. La référence à l'incident déplut au bretteur. Cela dit, son jugement n'en était pas moins inchangé : sublime. S'il n'y avait pas eu ces maudits Humandrilles ... Il aurait poussé Perona contre le mur et l'aurait embrassée avec ferveur.

Alerté par le bruit des pas, Mihawk vint à leur rencontre, et fut à la porte du salon avant même qu'ils n'y arrivent. Il avait récupéré depuis l'intervention de Morinohito : son visage était moins creusé, il avait repris des couleurs et il marchait avec aisance.

Dès qu'elle le vit, Perona saisit le bras de Zoro et se colla à lui (lequel fut surpris), puis son regard jeta des éclairs sur le corsaire. Après tout, c'était de sa faute si elle et le bretteur avaient été séparés tout ce temps. Mais Mihawk n'haussa même pas un sourcil, et se contenta de ficher calmement ses yeux, couleur or liquide, dans ceux de sa locataire. Celle-ci tressaillit. Ça n'était pas n'importe qui qu'elle avait menacé du regard, elle l'apprit un peu plus tard dans la journée.

Après cette courte joute, qui eut lieu dans le silence le plus total, les deux jeunes gens continuèrent, et vinrent prendre place non loin du corsaire, faisant face aux Humandrilles, qui n'avaient pas bougé. La tension devenait de plus en plus palpable. Seuls les trois parlants étaient calmes, ses semblables étant tous nerveux.

- Ton épée est reforgée, mormegil, dit brusquement, Eissen en s'avançant d'un pas lourd.

Il brandit le paquetage, et Mihawk s'avança pour le récupérer. D'un geste presque fébrile, il défit le drap et le laissa choir au sol, révélant l'Épée Noire. Elle rutilait, encore plus qu'avant d'être passée entre les mains du forgeron. Sur la lame, il ne restait aucune trace de cassure, mais il n'y avait non plus la moindre trace de reforge, comme si la lame était neuve. L'or massif de la garde, ainsi que chacun des joyaux qui l'ornaient, du diamant scintillant au topaze chatoyant, avaient été polis, et brillaient de mille feux. Chaque gemme accrochait et réfractait le moindre rayon de lumière, pour le rendre en d'improbables déclinaisons.

- Excellent travail, dit Mihawk, une fois qu'il eut fini d'observer sa lame sous tout les angles.

- Hé ! S'exclama Eissen. Tu me prends pour un amateur, Dracule ? J'ai appris des meilleurs ! C'est le pays de l'épée, ici !

- Le pays de l'épée ? Interrogea Zoro, dont l'intérêt pour la discussion avait étrangement augmenté.

- Obscuria, et son royaume, étaient jadis reconnus d'un bout à l'autre de Grand Line, et même sur les mers calmes, non seulement pour leurs médecins et chirurgiens talentueux - seul le royaume de Drum en possède de meilleurs, ou leurs navigateurs hors-pair, mais aussi et surtout pour leurs épées, dit Morinohito. Tu n'as jamais lu de livre d'histoire, petit ?

- Mmph, grogna le bretteur.

C'était à la fois un oui et un nom. Il s'était toujours vaguement intéressé aux grandes lignes de l'histoire de chaque île sur laquelle il avait accosté, mais n'ayant pas trouvé de volume sur le sujet dans la bibliothèque de Mihawk, il ne connaissait rien d'autre de l'histoire d'Obscuria de la guerre d'il y a sept ans et ce que Morinohito venait de lui inculquer.

Eissen ajouta :

- Ce n'est pas un hasard si le meilleur escrimeur du monde est revenu s'installer sur une île déserte, humain ! Le sous-sol de l'île regorge de minerais encore inconnus de l'industrie massive qui fabrique les jouets dont s'arment les soldats de la Marine. Et puis, Dracule est l' ...

- Il suffit, ordonna le corsaire d'une voix sèche, qui surprit toute l'assemblée capable de compréhension.

Il fit volte-face et retourna au salon, invitant les autres à le suivre d'un geste de main. Il y eut de vives protestations de la part de la phalange d'Humandrilles qui escortait les parlants, et parmi eux, seuls Boral et deux autres braves condescendirent à entrer. Le reste de la troupe resta en faction dans le couloir, conformément aux ordres de leur chef.

Tout ce petit monde prit place dans la pièce, sauf les guerriers, qui restèrent debout près de la grande porte. S'assoir sur une chaise semblait être une épreuve particulièrement douloureuse pour Eissen, qui grimaçait fortement. Maar, pour qui s'assoir n'était pas une épreuve ; contemplait chaque détail de l'endroit avec nostalgie.

- Ça faisait longtemps que je n'étais pas venu ici, marmonna-t-il.

En s'intéressant un peu plus à lui, Zoro se rendit compte qu'il était vieux, sans doute plus qu'Eissen ou Morinohito. De nombreuses rides barraient son front et son faciès en général, mais il avait constamment une lueur de curiosité dans les yeux et une expression claire et lumineuse. Aussitôt, Zoro l'apprécia, plus que les deux autres réunis.

Mihawk posa son épée en travers de la table, puis fit claquer avec force ses mains sur le bois, comme pour déclarer le commencement d'un conseil séculaire. Cela fit sursauter Perona, qui se pencha sur sa chaise et serra le bras droit de Zoro.

- L'entraînement s'est bien déroulé ? Demanda le corsaire, d'entrée de jeu.

- Mis à part le ... L'incident avec lodr-ancal'am (Perona se racla la gorge), dont j'étais venu te parler, tout s'est bien passé, affirma Morinohito. Arel-märh s'est montré patient et curieux, mais s'est énervé quelque fois (ce fut à Zoro de tousser). Toutefois, il a beaucoup progressé, tant à l'épée qu'au mental. Ceci dit, pas de quoi vaincre l'homme-ballon. Disons que nous avons juste jeté les bases.

- Je verrai ça moi-même, un peu plus tard. Bref, que me vaut la venue des trois parlants et d'une escorte complète ? Demanda-t-il à Morinohito. Si c'était uniquement pour Zoro et mon épée, toi et Eissen seriez venus seuls.

- Bien observé, Dracule. Nous avons à t'entretenir de la situation dans l'île.

Mihawk afficha un air grave, mais Zoro et Perona n'avaient pas aussi bien compris, et se montraient intrigués.

- Quelles sont les nouvelles, dans ce cas ?

- La colère gronde. Les crocs se dévoilent, l'échine s'hérisse. Toujours plus des nôtres se révèlent hostiles à la présence de tant d'humains sur "notre" terre ancestrale. Ce n'est pas plus votre terre que la nôtre, mais peu d'Humandrilles en ont la conception.

- Réaction fort hypocrite, affirma Mihawk en croisant les doigts sous son menton. Il y a moins de dix ans encore, l'île fourmillait de douze ou treize milliers d'âmes. Et vous ne vous plaigniez pas.

- Là n'est pas la question, Dracule ! Tempêta Morinohito.

Eissen semblait ronger son frein, car son expression trahissait l'envie brûlante de crier quelque vérité à la face du monde. Maar, quant à lui, observait ses longs doigts noueux, posés sur la table, d'un air contrit et désolé. Près de la porte, Boral assurait une traduction sommaire à ses subordonnés, lesquels hochaient ou secouaient la tête en fonction de leur opinion.

- Bref. Depuis que l'île est déserte, nous avons repris goût à la liberté, et certains ont toujours vu ta présence comme une grave offense à la culture de notre peuple, par peur que l'histoire ne se répète. Beaucoup ont connu les jours de gloire du royaume, où, à défauts d'être montrés comme des bêtes de foire, ou encore de nous abaisser aux pires travaux que même les forçats refusaient, tout notre peuple était parqué dans les quelques hectares de forêt qui n'avaient pas été défrichés. C'est cela dont ont peur les Humandrilles.

- D'un autre côté, la famille royale a de tout temps été bonne avec votre peuple.

- Je ne peux que le reconnaître, car Eissen, Maar et moi-même en sommes les preuves vivantes. Mais, qui nous a confinés dans une minuscule parcelle de l'île ?

- C'était ça, ou le génocide, répondit froidement Mihawk. Vos mœurs et les nôtres sont trop incompatibles pour une une cohabitation permanente.

- Ton père tenait les mêmes discours, lorsque nous venions plaider pour plus d'espace vital, lâcha Eissen.

- Mais il n'est pas son père, objecta Maar. J'ai connu le roi mieux que quiconque, à cette table, déclara Maar. Hormis vous, bien sûr, rajouta-t-il à l'intention de Mihawk. Une majorité de nôtre peuple croit dur comme fer que vous êtes aussi tyrannique que vos prédécesseurs, alors qu'aucun d'eux n'a régné de manière despotique, ni vous même.

- Je ne suis pas roi.

Perona commençait à comprendre ce que cette lumière nouvelle éclairait du passé du corsaire, à force de conjectures et de suppositions, tandis que la trame de la discussion continuait. Zoro, lui, ne désirait qu'une chose : des explications.

- Revenons-en au sujet d'origine, déclara Morinohito. Depuis les six derniers mois, nous avons dû déjouer trois tentatives d'attaque contre le château.

- Qui désignes-tu par "nous" ?

- Eissen, Maar, Boral, tous les guerriers qui nous ont escortés, et moi-même. Nous sommes quasiment les seuls de notre peuple à vouloir éviter le bain de sang, et non à le provoquer. Quelques-un sont neutres, mais d'autres, qui sont acquis à votre cause, se taisent par peur des représailles. Et, depuis l'arrivée successive des deux jeunes humains, la peur s'est jointe à la colère. Les plus rustres prennent lodr-ancal'am pour une sorte de divinité mineure, et arel-märh pour un démon tout droit sorti du sol. Ceux qui sont un peu moins incultes ont d'autres appréhensions : ils craignent que l'ancien royaume d'Obscuria ne renaisse avec l'enfant de ...

- Quel enfant ? Interrompit Perona, aussitôt.

- Celui d'une poule et d'un crapaud, grogna Eissen.

- L'enfant dont il est question, c'est celui que Zoro et toi aurez peut-être ensemble, expliqua Maar, avec patience. Mais de toutes manières cela est faux, car c'est messire Clansey, l'héritier qu'ils devraient craindre.

Zoro sursauta en entendant la phrase. Si Perona ne avait pas tenu le bras aussi fort, il aurait sauté par la fenêtre et se serait enfuit dans la forêt. Perona, elle, eut l'impression que son cœur explosait. Il n'y avait plus ni haut ni gauche, ni droite ni bas dans son esprit. Hagarde, elle demanda :

- P ... Pardon ?

- T'as besoin d'un dessin ? Rétorqua Eissen.

- Il est répandu dans l'avis public de notre peuple que vous êtes les héritiers de l'île, alors que ce n'est pas le cas, et que, de fait ...

- Je crois que nous avons assez parlé de progéniture pour aujourd'hui, intervint Mihawk, dont l'expression trahissait son amusement, à peine dissimulé.

Perona était passée en quelques secondes d'un teint normal à un beau rouge, bien écarlate sur les joues, et Zoro se tortillait de honte. Chacun n'avait jamais été aussi mal à l'aise de sa vie.

- Peut-être, et de toutes façons, nous nous éloignions encore du sujet d'origine. En plus des velléités d'attaque dont j'ai parlé, il y a eu un soulèvement pendant l'entraînement de ton disciple, et il a faillit être tué. Par chance, la fille-fantôme a été présente presque toute la journée, et c'est ce qui l'a sauvé. Les quelques fous qui devaient perpétrer l'attentat en ont une peur panique. Nous ne serions pas arrivés à temps, autrement.

Flattée d'avoir finalement été d'un si grand secours à Zoro, elle regarda timidement dans sa direction, espérant une expression de gratitude. Elle attendit vainement, car le bretteur, absorbé par la conversation, ne s'intéressa pas à elle. Ou du moins, il se contenta de serrer un peu plus la main de Perona dans la sienne (ils avaient fini par se décoller l'un de l'autre, mais ne s'étaient pas lâché la main).

- Et nous avons pu prendre le relais, en endiguant le soulèvement. C'était ça, le rassemblement de l'autre jour, petit. Ils pensaient qu'en éradiquant le problème à la source, tout serait réglé. Mais le problème, c'est eux, pas toi.

- Bref, tout ça pour dire qu'il va falloir faire attention à où vous mettez les pieds, résuma Eissen, qui en avait plus qu'assez de se trouver ici.

Malheureusement pour lui, la conversation dura plus longtemps, et se perdit dans des sujets autrement moins intéressants, de l'entretien de la forêt à la présence de pirates dans les environs de l'île.

Au final, il était l'heure de l'apéritif (d'après l'horloge interne de Zoro) lorsque toute cette fameuse compagnie s'en fut comme elle était arrivée. Une fois le calme revenu, Perona sentit une foule de questions monter en elle comme de l'eau dans le conduit du robinet. Zoro n'en pensait pas moins, mais il était encore trop pensif pour s'intéresser au reste. L'évocation d'une potentielle descendance avec la jeune femme le laissait perplexe. Avoir un jour des enfants était quelque chose qu'il s'était promis de faire une fois son voyage achevé : pas avant plusieurs années, donc. Cependant, il était quasiment sûr d'avoir trouvé leur mère, et elle était assise à côté de lui. Il avait clairement conscience qu'il faisait ses plans sur la comète, mais ça n'avait pas d'importance. Puis, de moins réjouissantes pensées lui vinrent. Il était sûr et certain que Perona avait eut le même genre de pensées que lui mais elle, elle n'hésiterait pas à l'interroger sur le sujet, à vouloir son avis sur la question. Il lui fallait une défense imparable, qui lui permettrait de calmer le jeu, sans pour autant contester l'idée ou vexer Perona. Une voix le tira de ses réflexions tactiques.

- Donc, si j'ai bien tout compris, vous êtes né ici et vous êtes le pri ... Le fils du roi ? Demanda la jeune femme.

- Oui, répondit Mihawk du tac-au-tac. J'aurais préféré vous l'apprendre moi-même, mais c'est ainsi. S'il n'y avait pas eu la guerre d'il y a sept ans, je serais sans doute sur le trône, à l'heure actuelle. Illjoe aussi, d'ailleurs, est né ici. Bref, cette histoire est trop longue. Je promets de vous la raconter un jour, mais pas ce soir. Et puis, vous avez sans doute beaucoup de choses à vous dire, après ces douze jours de séparation. Allez, filez !

Perona ne se le fit pas dire deux fois. Elle se leva sur-le-champ, et entraîna Zoro derrière elle. Le jeune homme était encore plus abasourdi que pendant la discussion. Ainsi donc, il vivait sous le même toit qu'un prince déshérité et d'une fille de grande famille en fugue depuis sept ans. Il se sentait de moins en moins à sa place. Et puis, Illjoe était aussi natif de l'endroit. Cela pouvait expliquer, aux yeux du bretteur, pourquoi corsaire et capitaine pirate semblaient se connaître aussi bien.

Perona referma avec hâte la porte de la chambre derrière eux. Aussitôt, elle poussa Zoro contre le battant, tenant ses mains dans les siennes. Elle lui sourit tendrement et il répondit par une mimique plutôt gêné.

- Zoro, dit la jeune femme d'une voix basse mais ferme, comme un discret appel.

L'intéressé répondit par un "hmmm" interrogatif.

- Dis-le ... Moi ...

- Te dire quoi ?

- Que tu m'aimes. Il faut qu'on arrête de se voiler la face. Dis-le moi ...

Jamais situation n'avait été si périlleuse pour Zoro. Il devait peser chacune des lettres dans chacun de ses mots, sinon, c'était l'échec critique assuré.

- Ce ... C'est pas si simple ... Il y a une ...

- Une autre fille ? Demanda aussitôt Perona, que toute idée de concurrence rendait folle. Laquelle ? La rouquine ou la grande brune ?

- Laisse-moi finir de parler, avant de dire des conneries ! S'exclama Zoro, haussant un peu plus le ton à chaque syllabe. Il y a une raison à ma présence ici. Je ...

- Tu ?

Commentaire de l'auteur Et voilà comment on complique encore plus la situation dans une histoire déjà compliquée. Finalement, contrairement à ce que j'ai dit dans un commentaire du chapitre précédent, j'ai bien réussi à aborder l'histoire de l'île et celle des Humandrilles, mais j'y apporterai un peu plus de détails plus tard. Le passé de Mihawk se précise, mais il reste encore voilé de mystère (pour vous uniquement, j'ai déjà tout prévu :P). Je ne sais pas si Mihawk va tout expliquer dans les prochains chapitres. Je ne pense pas, j'aimerais pouvoir faire intervenir messire Clansey dans ce but, mais dans la chronologie de l'histoire, il y a quelques semaines à peine qu'il est retourné à Marineford. Bon, maintenant on va parler de ce qui nous intéresse dans cette histoire : Zoro et Perona. Je me suis particulièrement amusé avec le gag sur l'enfant, et j'ai bien l'intention de récidiver sur d'autres sujets encombrants. En écrivant ce chapitre, je me suis rendu compte que j'étais tombé dans mon propre piège : le manque d'idées. Alors que la déclaration devait avoir lieu dans encore quelques chapitres, elle aura lieu plus tôt que prévu ... Du coup, je vais transférer l'attente sur un autre sujet, ce qui n'est pas plus mal car ça me laissera le temps d'écrire proprement. Je réfléchis en ce moment à un petit bonus de chapitre, un truc léger, qui serait centré sur un personnage seconde de l'histoire. J'hésite encore entre Clansey et Illjoe, mais le choix est quasiment déjà fait. Pour commencer, impossible d'écrire un truc drôle avec un pirate cruel, et de plus, le pirate en question a une place centrale dans l'intrigue, je ne veux pas me risquer à révéler des détails avant l'heure. Mais avec Clansey, quelque chose de comique devient tout à fait possible, et sans rien laisser deviner d'autre que quelques gags prévus pour le prochain arc des vacances. Bref, désolé pour ce commentaire si long, merci d'avoir lu, et à la semaine prochaine !
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