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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29155
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Mauvaise blague

[3130 mots]
Publié le: 2013-08-09Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Trente-deuxième chapitre, un peu plus long. Bonne lecture !

Un silence lourd s'ensuivit, et Zoro, dont le cœur allait lâcher, se pencha en avant, en quête d'indices sur le visage de sa dulcinée. Elle dormait paisiblement, et n'avait absolument rien entendu de la déclaration qu'on venait de lui faire. Zoro en fut choqué, outré, scandalisé, humilié, et toute cette sorte de choses. Il avait ravalé tout son honneur et sa fierté pour dire ces quelques mots, qui lui avaient d'ailleurs écorché la langue. Un gigantesque effort de concentration avait été nécessaire, et voilà le retour qu'il en avait. La colère l'envahit, et faillit se lever brusquement. Mais Perona risquerait d'être réveillée en sursaut, et cela risquait d'énerver encore plus la jeune femme. Comme s'il tirait avec force la queue d'un tigre endormi. Il s'apaisa lentement, et reprit son calme. Rien ne servait de s'énerver. Fatigué, il sombra lui aussi. Il était bien.

La lumière déclinait déjà quand ils se réveillèrent. Ils avaient dormi quasiment tout l'après-midi, sans se soucier de quoi que ce soit. Ils étaient cependant parfaitement reposés, et Zoro se sentait d'attaque pour faire le tour de l'île sur les mains. Il se releva en soutenant Perona, encore somnolente. Une fois qu'elle eût totalement émergé, Zoro la serra dans ses bras, assez longtemps. Il aurait donné cher pour mettre fin à toute cette mascarade, mais le moment n'était pas encore venu. Et puis, il avait d'autres objectifs, presque aussi importants.

- Rentre au château avec moi, supplia Perona.

- Non, je ... Ne peux pas. Je dois m'entraîner. Allez, encore huit jours et ça sera fini.

Ce moment resta à jamais gravé dans l'esprit de Zoro, car ce fut la toute première fois qu'il vit Perona s'énerver autant.

La jeune femme sentit la moutarde lui monter au nez. Elle en avait assez entendu. Elle se précipita sur Zoro, qui s'éloignait déjà, et le saisit par le bras droit, pour le regarder dans les yeux.

- L'entraînement, l'entraînement, et encore l'entraînement ! C'est toujours la même chose avec toi ! Hurla Perona, dont les joues se marbraient de rouge sous le coup de la colère. Tu peux pas te contenter de passer du temps avec moi, ou même simplement penser à autre chose qu'à l'entraînement ?

- Ça suffit, ordonna Zoro, qui commençait presque à en avoir mal aux oreilles.

Mais Perona continua sa diatribe, imperturbable.

- Tu préfères t'entourer de singes parlants et d'escrimeurs asociaux, c'est ça ? Et passer ta vie à la risquer dans des duels absurdes, sans oublier d'aller te saouler dans une taverne ?

- Arrête.

Zoro commençait à en avoir assez, et essaya de se libérer de la poigne robuste de Perona.

- Tu préfères ça plutôt que d'être avec moi ?

C'en fut trop pour le bretteur. Il ne tolérerait pas plus longtemps qu'on remette en cause ses choix de cette manière.

- ÇA SUFFIT ! LA FERME ! Hurla Zoro d'une voix de stentor, hors de lui en saisissant Perona par les épaules et en la secouant presque.

Choquée, la jeune femme recula. Toute colère la quitta, elle commença à pleurer. Instinctivement, sa main droite déchira l'air, et s'écrasa avec un claquement sec sur la joue de Zoro. Celui-ci, sous la puissance de la gifle, fit quasiment un quart de tour sur lui-même. Il se massa douloureusement la région endolorie, et regarda d'un mauvais œil s'éloigner la jeune femme, à grandes foulées. Il l'entendait sangloter bruyamment.

L'ordre des priorités de Perona avait changé. Son premier but n'était plus Zoro, mais s'éloigner le plus rapidement possible de lui. Sa main droite la picotait encore de la puissance de la gifle qu'elle avait administrée au bretteur, et elle pleurait. Elle marchait vite, et sentait le regard brûlant du jeune homme dans son dos. Quand il y eut une quinzaine de mètres entre eux, elle s'envola et fila droit vers le château.

Zoro, quant à lui, resta sur place de longues minutes, totalement abasourdi. Les derniers instants en compagnie de Perona lui paraissaient totalement irréels. Il se massait toujours la joue, bêtement, alors qu'il n'avait plus mal. Et il brûlait de l'intérieur. Il s'étonnait d'ailleurs de ne pas avoir encore pris feu. Jamais il n'avait tant été amoureux qu'à cet instant. Il ne remit d'ailleurs pas une seule seconde en cause sa culpabilité dans l'affaire. Il fallait maintenant trouver de quoi s'excuser platement auprès de la jeune femme. Peut-être que quelques preuves d'affection ...

Un grondement sauvage le tira de ses considérations. Boral sortit souplement d'entre deux arbres, toutes dents dehors, le poil hérissé. Par réflexe, Zoro porta la main là où se trouvaient ses sabres, mais il avait oublié que les katana en question étaient entreposés depuis le début de l'entraînement dans la hutte du singe-médecin, et qu'il ne s'en était pas servi depuis.

- Morinohito veut toi, grogna le singe géant.

Intrigué le bretteur obtempéra, et se laissa guider à travers la forêt, jusqu'au repère de l'éperon rocheux.

Tout un contingent d'Humandrilles l'y attendait, les trois parlants y compris. Morinohito semblait assez contrarié, mais les deux autres, eux, montraient déjà un ennui ferme.

- Pourquoi tu nous embringues toujours dans tes histoires ? Maugréa l'un d'entre eux.

C'était le seul des trois que Zoro n'avait pas encore vu, et par une déduction logique aisée, il devina qu'il s'agissait là de Maar, le navigateur. Un détail le frappa : l'Humandrille portait des lunettes. Il avait un poil gris-bleu court, et un faciès pacifique, par opposition à Eissen, dont les traits labourés lui conféraient quelque air diabolique. Dernier détail, Maar n'avait pas, enfin plus d'oreille droite.

- Oh, mais voici le jeune homme que tu veux absolument entraîner, railla le forgeron.

- Suffit, répondit le médecin.

- Je peux savoir ce qu' ... Commença Zoro.

Mais, sans lui prêter la moindre attention, Morinohito et les autres Humandrilles commencèrent à discuter de manière féroce, dans leur dialecte sec et abrupt. L'air tremblait encore de la tension qui avait dû régner au même endroit, quelques heures plus tôt. Puis, quand le silence fut de retour dans la clairière, Morinohito se tourna vers le bretteur, et s'approcha de lui.

- Tu as négligé ton entraînement, dit-il de but-en-blanc. N'essaye pas de mentir.

- Oui, avoua Zoro, en le fixant dans le blanc des yeux. Et ?

- Cet entraînement physique ne dure que cinq jours ! Tu crois y arriver si tu te permets de buller toute une journée avec ta femelle ? Chaque exercice est capital ! C'est l'esprit et la matière !

Morinohito marqua une pause.

- Tu me déçois, Roronoa. Tu es un homme de volonté, n'est-ce pas ? Alors fais honneur à cette volonté, et progresse. Tu comprends ce que je dis ?

- Oui, je ne suis pas encore aliéné, répondit un Zoro agacé.

Qu'on lui fasse des remontrances quant à sa perte d'assiduité, oui, mais il ne tolérerait pas une seule seconde qu'on lui dicte sa conduite.

- J'ai pu discuter avec Mihawk, et nous nous sommes accordés. Tu ne verras pas la fille-fantôme avant la fin de ton séjour.

Zoro essaya de se montrer indifférent mais, au fond, la nouvelle l'attristait quelque peu. Lui et Perona avaient déjà planifié quelques rencontres pour les jours à venir.


Quand Mihawk annonça à Perona, avec difficulté, qu'il lui interdisait de sortir pour aller voir Zoro, elle répliqua avec force :

- Tant mieux ! J'ai eu ma dose d'escrimeurs pour la semaine !

Avant de s'enfermer dans la chambre en veillant à claquer bruyamment la porte derrière elle. Intrigué, le corsaire était resté en position quelques minutes. S'était-il produit quelque événement regrettable entre ses protégés ? Il le redoutait. Toutefois, il espérait encore ne pas avoir à agir lui-même pour rétablir un semblant d'entente.

Une fois enfermée, Perona se laissa aller sur le lit. Tout cela avait donc servi à rien ? Elle refusait d'y croire. Et puis, son coup de sang la mettait mal à l'aise. Elle s'estimait dans son bon droit d'avoir réagi de la sorte, mais sans doute avait-elle été trop brutale et directe. Et puis, tout ce qu'elle avait bâti avec Zoro ne pouvait pas s'effondrer comme ça. Il en faudrait beaucoup plus. Quand le bretteur serait de retour, ils se tourneraient encore autour quelques jours, avant qu'il ne se décide à avouer ses sentiments. Ils consommeraient leur union la nuit-même, puis passeraient leur temps ensemble, faisant l'amour tout les soirs. Ils ne se sépareraient plus jamais, quitteraient l'île dans quelques années, se trouveraient une petite maison confortable, se marieraient, deviendraient ensemble parents de trois enfants, puis vieilliraient, et mourraient. Voilà ce que Perona voulait qu'il se passe, idéalement. Mais dans l'immédiat, elle voulait aussi que Zoro comprenne qu'il ne restait qu'un an et demi, pas qu'il restait encore un an et demi. À l'échelle humaine, c'était assez court. Mais Zoro n'en avait sans doute pas les mêmes notions, et cela risquait de poser un certain problème, au moment tant redouté de la séparation.

Fatiguée par toutes ces considérations négatives, Perona se déshabilla lentement, enfila sa chemise de nuit, et se glissa sous les couvertures. Le lit était encore froid. Elle tâcha de s'y faire une place tiède et confortable, puis s'endormit. Juste avant, elle espéra ne se réveiller que dans huit jours, au moment du retour de Zoro.


Les deux derniers jours d'entraînement physique du bretteur furent parmi les pires de sa vie. Levé une heure avant le ponant, couché une heure après le couchant, il n'avait que quelques heures de sommeil. Il courait en tractant des pierres (non pas en les portant), escaladait les arbres jusqu'à leur cime à la seule force des bras, devait nager à contre-courant dans les rivières, et beaucoup d'autres exercices terribles. Quand il ne se tuait pas à la tâche, il mangeait, pensait à Perona, ou bien dormait. Il avait élu domicile dans un grand arbre noueux dont il ne sut identifier l'essence, proche du "campement" des Humandrilles. L'une des branches basses était assez large pour qu'il s'y allonge sans trop de risque, et sa forme courbe, à défaut d'être confortable, le préservait des courbatures en tout genre. Les huttes sommaires de ses hôtes, en branchages et feuillages, ne lui inspirait guère confiance, surtout du point de vue de la solidité.

Le matin du sixième jour, on le laissa dormir jusqu'à midi, et encore, il fallut qu'il tombe presque de son perchoir pour émerger. Une fois parfaitement éveillé, il s'étira méthodiquement, et se regarda sous toutes les coutures, à la faveur de la lumière du jour. Le calvaire était fini (ou du moins, c'était son avis), mais il n'avait pas l'impression d'avoir gagné ne serait-ce qu'un gramme de masse musculaire.

- Si tu es déçu, sache que même avec un programme des plus efficaces et une détermination à toute épreuve, cinq jours ne suffiront jamais à t'étoffer, dit Morinohito, sortant d'un fourré. Tu as progressé, mais pas en force physique. Bienvenue dans le monde réel.

Absolument pas surpris par cette introduction subite, Zoro fixa l'Humandrille dans les yeux.

- J'ai failli devenir fou, avec cet entraînement de dégénéré, et on vient me dire noir sur blanc que ça a abouti à rien.

- Je n'ai jamais dit que l'entraînement avait servi à rien ! Rétorqua Morinohito, agacé. Est-tu plus bête que tu ne laisse imaginer ? Tu as failli devenir fou. Mais tu ne l'es pas devenu. C'est ton esprit qui a progressé, Roronoa. Pas ton corps. Pourquoi crois-tu qu'on t'a fait courir en traînant des pièces de métal ? Qu'on a essayé de te faire remonter une rivière à la nage, alors que c'est impossible ? Hein ?

Vu sous cet angle, la chose devenait totalement différente. C'est vrai qu'en y repensant, les exercices n'étaient pas tant porté sur le physique que sur le psyché.

- Bref. Maintenant, il est temps de commencer l'entraînement à l'épée. Je te le répète. Oublie tout ce que tu sais.

Le tout premier exercice, qui eu lieu l'après-midi même, fut une des expériences les plus humiliantes que Zoro connut. On l'opposa en combat singulier à Boral. Il avait déjà défait le chef des Humandrilles, et rien ne l'empêchait de recommencer. Mais une règle, stipulée par Morinohito, handicapait sérieusement le bretteur : un seul sabre par combattant. Étant ambidextre, il n'avait que l'embarras du choix entre Shûsui et le Troisième Kitetsu. Mais Morinohito choisit à sa place : il lui tendit le fourreau immaculé de Wadô Ichimonji. Le sabre de Kuina. Il ne s'en était quasiment jamais servi en main propre, puisque c'était celui qu'il serrait toujours entre les dents. L'équilibre de la lame était totalement différent de celui de ses autres sabres. Plus lourd, mieux équilibré, mais différent. Pour ce qui était de le prendre en main, il y était autant habitué qu'un fermier à une baliste. Et aucune de ses bottes, ou mêmes tactiques de combat, n'étaient calibrés pour une arme à laquelle il n'était pas assez accoutumé. Boral, quand à lui, maîtrisait à la perfection son épée courbe.

Le premier assaut fut assez bref, et Zoro mordit la poussière un grand nombre de fois au court de cette première séance d'entraînement. Le soir venu, c'est tout contusionné et peu pressé d'y retourner qu'il regagna sa branche.


Chaque jour ressemblait au précédent, mais Zoro se voyait redevenir le jeune apprenti qu'il avait été, il y a plus de dix ans. Chaque coup qu'on lui portait lui était inconnu, et il s'empressait de le mémoriser pour répliquer à son adversaire. Il apprit à s'adapter rapidement à de nombreux quel type de lames, cimeterres, épées traditionnelles, wakizashi, naginata ... Et même au bâton. On lui montra aussi les rudiments de quelques styles de combat anciens et parfois oubliés, qui étaient encore répandus à l'époque où Obscuria était au faîte de sa gloire, ou bien d'autres styles savant qui étaient répandus sur Grand Line. Au final, les cinq jours d'entraînement à l'escrime furent moins éprouvants physiquement que ce qu'il avait subi à l'entraînement de renforcement. Mais chaque jour le remettait en cause, lui et son amour-propre. Au terme de la période, il avait du mal à toujours se considérer comme talentueux. Il avait ferraillé avec quasiment tout les Humandrilles guerriers, et chacun d'entre eux avait réussi à le mettre à terre au moins une fois. Rien que cela valait, à ses yeux, les longues heures de souffrance.

Et finalement, les deux derniers jours de méditation, furent longs comme dix. Zoro ne tenait plus en place. La seule idée qu'il allait enfin retrouver Perona, dans quelques dizaines d'heures, le mettaient en ébullition. Cela lui compliqua grandement la tâche, car il devait rester tout à fait immobile, assis sur une souche de la forêt, et effacer sa présence, devenir une partie de la souche. Quelques oiseaux peu méfiants vinrent voleter autour de lui, certains, plus téméraires que leurs semblables, allèrent même jusqu'à se poser quelques instants sur le bretteur. Mais il n'arrivait pas à faire oublier sa condition d'humain, et les animaux finissaient toujours par le fuir. Morinohito, qui observait pour comprendre, avait une idée très précise sur le sujet. Le Fluide. Voilà ce qui expliquait, en partie, pourquoi Zoro et Perona étaient restés introuvables, le temps de leurs courtes retrouvailles. Encore quelque chose dont il faudrait parler à Mihawk.


Perona passa toute la semaine dans un état proche de la léthargie, et il lui arrivait souvent de sauter un repas, généralement le déjeuner. Mais, le treizième jour, elle se leva en toute hâte, comme possédée. C'était le jour où Zoro était censé revenir. Pour la première fois depuis plusieurs jours, elle se montra joyeuse. Après presque une heure de préparation, d'hésitation et encore un peu de préparation, elle accourut à l'entrée du château, espérant y voir quelque tignasse verte qui grimperait les marches. Mais il était à peine huit heures, et Zoro n'était pas là. Déçue, elle retourna au salon en traînant du pied.


- Tout vient à point à qui sait attendre, confessa Mihawk, qui s'amusait presque du manège de la jeune femme (elle faisait les cent pas dans le salon, et dès qu'elle entendait le moindre bruit qui provenait de l'entrée du château, elle s'y précipitait en courant).

Laquelle lui répondit par une grimace, avant de s'assoir, presque à contrecœur, sur une chaise.


Lentement, Zoro rebroussa chemin à travers les sentiers de la forêt. On l'avait vêtu de nouveaux habits. Enfin, pour être exact, on lui avait rapporté des affaires depuis le château. Tout les vêtements qu'il avait emportés avaient été sacrifiés sur l'autel l'entraînement. Il s'était longuement baigné, le matin, dans la source claire où il méditait, et se sentait plus propre que jamais. Il posait avec confiance une main sur la poignée de ses sabres, passés à sa ceinture.

Et enfin, il sortit de la forêt. Devant lui s'étendait l'immense parcelle défrichée, couverte d'une herbe sombre et rase, large d'un jet de flèche, qui faisait tout le tour du château. Le bâtiment, fier et sombre, se découpait nettement : il n'y avait quasiment pas de brume. Le cœur de Zoro s'emplit d'une joie indéfinissable, et il vit, sur sa droite, l'immense croix de bois. Il hocha la tête, comme pour remercier la sépulture de sa bénédiction, et s'avança d'un pas conquérant.

Un lourd bruit de bottes commença de résonner dans le château. Perona, sur le qui-vive depuis son réveil, se précipita vers l'entrée, hâtive de savoir si c'était encore une fausse alerte. Son ouïe ne l'avait pas abusée. Au milieu des marches, Zoro progressait lentement. Elle ouvrit la bouche.


Alors qu'il montait lentement dans l'escalier, Zoro entendit la grande porte de bois pivoter dans un grincement assourdissant. Perona apparut soudain dans son champ de vision. Et il la trouva magnifique. Au début, elle se montra surprise, mais un large sourire remplaça bientôt l'expression précédente.

- Tu m'as manqué, dirent-ils, presque simultanément.


Commentaire de l'auteur Je l'avoue, encore un chapitre terminé dans les derniers instants ... Bref, j'ai eu quelques idées pour la suite, portées sur le background de l'île, et son histoire, etc. L'arc des vacances risque de revenir un peu plus tôt que prévu, car je n'ai pas d'autre idée d'aventure capillotractée à faire vivre à nos deux jeunes gens ... Pour le moment :P Bref, par manque de temps, j'ai dû abréger ce chapitre, notamment autour de la scène où Zoro est conduit à la clairière où sont rassemblés les Humandrilles. J'en parlerai plus en détail prochainement, car c'était censé être le point de départ d'un des thèmes du prochain arc. Ah oui, marquons ce jour d'une pierre blanche sur le calendrier : première véritable dispute de couple entre Zoro et Perona ! o/ (Miss42, j'attends avec impatience tes réactions face à cet événement :P) Ah, et je compte bien décrire quelques rebondissements, et autres surprises, qui devraient vous faire saliver encore un peu du moment-tant-attendu-que-vous-savez. J'ai tout dit pour aujourd'hui, alors bon week-end, et à la semaine prochaine !
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