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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 594 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29160
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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L'esprit et la matière

[2563 mots]
Publié le: 2013-08-02Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Trente-et-unième chapitre. Encore court, lui aussi. Bonne lecture !

Zoro repoussa une branche basse qui menaçait de lui fouetter le visage, et continua sa progression à travers la forêt. Voilà dix minutes qu'il avait quitté le château, et il était déjà perdu. Enfin, plus exactement, Morinohito lui avait faussé compagnie de manière sournoise, sans doute pour mettre à l'épreuve le "sens de l'orientation". Mais l'Humandrille ne s'était pas douté un seul instant que le bretteur en serait totalement dépourvu. Je t'attends au gros éperon rocheux où tu m'as trouvé la première fois, avait dit le médecin. Mais c'était il y a longtemps (selon Zoro), et il fallut un gros effort de mémoire au jeune homme pour se rappeler quelle direction il avait prise. Une fois lancé, il commença à se repérer aux arbres et à la forme du sentier, sauvage et irrégulier. On eût dit un aveugle qui tâtonnerait dans le noir à la recherche de son bâton de marche.

Le soleil était déjà levé, inondant l'île d'une lumière rendue grisâtre par les épaisseurs nuageuses qui encombraient le ciel, quand Zoro parvint enfin à destination. C'était la première fois, à sa connaissance, qu'il se perdait et retrouvait la voie lui-même. Morinohito était là, accompagné d'un singe géant qui n'était autre que Boral Al Ǟm, et d'une escorte d'Humandrilles guerriers.

- Eh bien, arel-märh, heureusement que nous t'attendions, dit le médecin.

- Retard. Pas bien. Tous sait arel-märh se perdre facile. (Tu est en retard, c'est pas bien. On sait tous que tu te perd facilement.)

Étonné, Zoro regarda autour de lui, cherchant le propriétaire de la voix grave qui venait de s'exprimer.

- Boral Al Ǟm parler petit peu, (Je sais parler un peu.) dit le géant.

Le bretteur eut une expression de surprise totale, comme s'il avait vu une deuxième lune dans le ciel.

- J'ai appris quelques mots de vocabulaire aux meilleurs de nos guerriers, informa Morinohito. Juste de quoi se comprendre. En plus de nous trois, les "parlants", une demi-douzaine des nôtres ont des notions de votre langage. Nous apprenons de l'homme ce qu'il sait, ses manières comme ses paroles.


Perona se retourna une énième fois sous les couvertures, cherchant une place fraîche. Elle commençait à avoir chaud, mais sa seule envie était de rester terrée au lit le plus longtemps possible. Il fallut un pressant besoin pour la tirer du lit, mais elle retourna aussitôt d'où elle venait. Douze journées. Elle avait déjà prévu de confectionner un petit calendrier où elle compterait les jours avant le retour du bretteur.

Ne rien faire la faisait réfléchir. Roulée en position fœtale sous les couettes, elle prit du recul par rapport aux derniers mois. L'absence forcée de Zoro lui fit se rendre compte à quel point il comptait pour elle. Il y avait à peine plus de six ou sept mois qu'ils se côtoyaient jour après jour. Et puis ... Dans moins d'un an et demi, Zoro la laisserait pour toujours, et irait retrouver ses camarades de piraterie, pour vivre tant et plus de nouvelles aventures. Comme si leur relation n'avait été qu'un rêve heureux qui s'était trop prolongé, et que la dure réalité avait impitoyablement emporté, comme un torrent de montagne balayerait un fétus de paille. Cette simple idée la fit fondre en larmes. Jamais elle ne tolérerait que son Zoro, le seul qu'elle aie jamais autant aimé, ne l'abandonne de la sorte. Comment se marier et fonder une famille, après ça ? Mais, après quelques secondes de désespoir, une idée folle lui vint : si elle intégrait l'équipage de Luffy, l'inverse se produirait : plus jamais elle et Zoro ne seraient séparés. Oui, cela lui paraissait une bonne idée, bien que totalement absurde.


Zoro s'affaissa contre un arbre, essoufflé. Il venait de finir son quatrième tour consécutif de l'île en footing. Il leva les yeux au ciel. Avant même d'avoir pu ressentir la fatigue qui lui grignotait les jambes, il repensa à Perona, et à ce qu'elle lui avait dit.

"Moi aussi, je t'aime." Pensait-il souvent.

Mais il voulait offrir une réponse plus travaillée que ça, et mûrissait une ou deux idées, depuis quelques heures. Il fallait se rendre à l'évidence, il était aussi doué pour révéler ses sentiments que pour coudre une chaussette.

"J'ai encore un an et demi à passer sur cette île, je suis pas à quelques semaines près ..." Se dit-il, sans se douter que Perona pensait le contraire. "Et puis, rien ne m'oblige à être pirate toute ma vie."

Il ne donna pas suite immédiatement à cette dernière idée, mais la garda dans un coin de sa tête. Il se releva et retourna au trot. En fait, loin d'être frais et dispos, il souhaitait simplement penser à autre chose.


Il se passa ainsi trois jours. Zoro passait dix-sept heures sur vingt-quatre à s'entraîner intensément, mais cela le lassait. Il multipliait les entraînements physiques éreintants, tels que déraciner à mains nues un jeune arbre (le tout premier exercice, il avait misérablement échoué, malgré tout ses efforts) ou encore nager plusieurs longueurs avec des pierres attachées au bras. Quand il parla à Morinohito de l'inhumanité de ces travaux, le médecin lui répondit, en rigolant :

- Nous sommes des singes, je te rappelle, Roronoa ! Pas des humains.

Le bretteur avait fait volte-face aussi tôt.

Perona, pour sa part, passait vingt-quatre heures sur vingt-quatre à déprimer dans le lit, serrant contre sa poitrine le sac Kumacy que lui avait offert Zoro et observant sous toutes les coutures la bague à l'améthyste, se prenant parfois à espérer que c'eût été une bague de fiançailles. À peine se levait-elle pour manger, se laver et utiliser les toilettes. L'absence de Zoro avait mis en lumière de nombreux détails quant à leur "couple". Par exemple, il n'y avait pas de photos d'eux ensemble, ce que la jeune femme aurait fort aimé contempler à longueur de temps. Elle ajouta à sa liste de choses à faire avec Zoro "faire une photo ensemble". La fameuse liste était bien sûr très remplie.

Le matin du quatrième jour, Perona se leva avec un indicible sentiment de joie. "La nuit porte conseil" : elle avait fait un court rêve qui lui avait donné une merveilleuse idée, et elle se blâmait de n'y avoir pensé plus tôt, malgré l'évidence de la chose. À sa connaissance, rien ne l'empêchait de rendre visite à Zoro ! Elle courut à la cuisine, avala à toute vitesse deux tartines vaguement beurrées, et retourna à la chambre. Elle y récupéra des habits, ne comptant pas sortir en chemise de nuit, et alla en toute hâte à la salle de bain. Autant elle avait été brève pour le déjeuner, autant la préparation lui prit un temps beaucoup plus long. Elle réarrangea trois fois sa coiffure, malgré le fait qu'elle n'aie à chaque fois changé que les détails (nombre et aspect des couettes, petites tresses, etc ...), et hésita longuement avant d'enfiler les habits qu'elle s'était choisis. Rendaient-ils justice à ses formes si féminines ? Plairaient-ils à Zoro ? Résisteraient-ils à une escapade en forêt ? Telles étaient quelques questions parmi la multitude qui tournaient autour de Perona, un peu comme une nuée d'insectes tapageurs. Cependant, une fois prête de pied en cap, elle quitta le château en coup de vent, bien déterminée à ne pas tergiverser plus longtemps. Mihawk, qui la croisa dans le salon, n'eut même pas le temps de la questionner sur ses intentions.

Par malchance, elle avait oublié son ombrelle dans la chambre, et dût faire demi-tour, perdant un temps précieux. Le châtelain obtint d'elle une indication vague quant à sa destination, mais comprit tout de suite son but.

- Veille à ne pas trop distraire Zoro pendant l'entraînement, dit-il, sur le ton d'un père protecteur.

- Mgngngn, grommela Perona avec une expression contrariée pour toute réponse.

Elle s'éloigna en marmonnant. Une fois sortie, elle oublia cette recommandation, et se prit à sourire bêtement en imaginant la réaction de Zoro en la voyant arriver. Heureux, intrigué, nerveux, ennuyé ? Rien ne lui permettait de le deviner.

Bien entendu, contrairement au bretteur, elle savait s'orienter, et connaissait quasiment par coeur les sentiers qui serpentaient entre les arbres. Mais, par opposition, elle ne connaissait absolument pas le territoire des Humandrilles, qui couvrait presque un quart de l'île. Il lui faudrait procéder à l'oreille pour localiser sa cible, voire même signaler sa présence à haute-voix. Cette dernière idée lui déplaisait, car nombre d'Humandrilles étaient hostiles à son égard.

Heureusement, elle trouva facilement Zoro, en survolant la forêt à faible allure. Elle le repéra par le fort bruit de respiration qu'il émettait à l'entour, et par l'impressionnant tintamarre métallique qu'il produisait. Il courait le long d'un sentier large et droit, mais assez couvert par le feuillage. De fait, impossible de déterminer clairement la nature de l'entraînement. Perona commença à descendre, mais, avant d'arriver au faîte des arbres, elle changea d'avis, et réfléchit à une entrée plus travaillée. Il lui fallut quelques mètres de vol sur le dos avant d'avoir une idée, qu'elle mit aussitôt à exécution. Elle fila vers un arbre qui bordait le chemin, un épais chêne, et vint s'assoir sur une branche basse, bien en vue depuis le chemin, ouvrit son ombrelle et la posa sur son épaule, puis elle attendit.

Zoro courait depuis l'aube, et il ne savait pas quelle heure il était. Sans doute pas loin de midi. Il devait enchaîner jusqu'à l'épuisement les tours de l'île au pas de course, avec une pierre sur le dos et un ensemble de pièces métalliques qui traînaient par terre, accrochées à lui par une longue corde enroulée autour de la taille. Pour l'instant, il avait surtout besoin d'une pause, d'aller boire un peu, et surtout, de se mettre au calme un instant. Le bruit métallique qui le suivait depuis le matin était rapidement venu à bout de ses défenses, et à chaque instant, il craignait de sombrer dans la folie.

Au détour d'un chemin, justement, Zoro aperçut immédiatement un changement dans le décor. Une tâche noire et rose était perchée sur une branche. Intrigué, il s'approcha de quelques mètres. Son cœur fit un bond, car il s'agissait de Perona. Il se demanda ce qu'elle faisait là, et sursauta quand elle l'interpella, d'un ton joyeux. Il ne savait ni quoi faire, ni quoi dire, face à cette visite inespérée. Noël semblait arriver assez souvent, à cette époque de l'année. Il ouvrit la bouche, au moment où Perona se laissait choir au sol, dans un froufroutement de jupe maîtrisé. De nombreuses choses se bousculèrent simultanément dans leurs esprits respectifs, comme une multitude de glaçons dans un petit verre d'eau. Embrasser, sourire, serrer dans ses bras, saluer amicalement, embrasser une nouvelle fois, demander des nouvelles, demander si ça allait, embrasser encore, étaient quelques-un des glaçons qui tintaient les uns contre les autres.

Perona faillit demander à Zoro s'il l'aimait, mais elle se ravisa au dernier instant. Elle connaissait déjà la réponse, pas besoin de poser la question. Et puis, cela embarrasserait sans doute le bretteur, ce qui nuirait quelque peu à ces retrouvailles, déjà palpitantes. Au goût de la jeune femme, il manquait effusions de larmes et embrassades interminables. Mais ça n'était pas pour maintenant. Elle le regretta un peu.

Zoro se laissa guider par son instinct, et s'approcha comme un être amorphe, sans aucune pensée. Il serra Perona dans ses bras, laquelle fut assez surprise au début, mais se laissa vite aller. Chacun étreignait l'autre comme s'il était un gros ours en peluche. Ils restèrent comme ça, au milieu des arbres, pendant de longues minutes, avant de se séparer. D'un accord tacite, ils commencèrent à marcher le long du sentier, main dans la main. Zoro avait ramené sur son épaule la corde bruyante, il ne tenait pas à rendre fou quiconque d'autre, surtout pas Perona.

Au début de la marche, le silence était pesant. Puis, au fur et à mesure, presque pas par pas, les langues se délièrent, et ils parlèrent. Perona évita soigneusement de parler de la phase de bourdon qui l'avait frappée ces derniers jours, et essaya de se montrer la plus enjouée possible. Zoro y fut particulièrement réceptif, et se montra bientôt aussi gai que sa compagne de marche. L’entraînement était étrangement plus agréable, en compagnie de la personne aimée, et le bretteur souhaita sincèrement que Perona reste avec lui pour les huit jours restants. Cependant, cette idée était exactement le contraire du but de son séjour chez les Humandrilles, et il l'avait oublié, sous la joie de revoir la jeune femme.

Ils se promenèrent ainsi pendant au moins une heure et demie, jusqu'à ce que Perona ne vienne à manifester des signes d'essoufflement.

- J'ai assez marché pour la semaine, dit-elle dans un soupir.

Zoro, attentionné, s'informa de la situation.

- Tu veux faire une pause ?

- Oui !

Le bretteur regarda autour de lui. Il y avait un grand épicéa qui bordait le chemin, et dont un des nombreux nœuds de racines semblait assez confortable pour s'y assoir. Zoro s'y installa, et étendit les jambes.

- Viens, assieds-toi, dit-il.

Perona rougit légèrement, mais prit place avec contentement. C'était plus confortable qu'il n'y paraissait, se dit-elle en faisant sa place. Une fois dans la position idéale, elle se laissa aller contre le torse de Zoro. Ce dernier, hésitant, noua ses mains autour du ventre de Perona, et la jeune femme posa les siennes sur celles du bretteur.

Zoro avait l'impression de survoler la cime d'un cerisier en fleur, non seulement car la couleur était presque la même, mais aussi parce que Perona avait changé de parfum. Il était plus sucré, plus doux, et surtout, plus affirmé que ce qu'elle utilisait précédemment, et rappelait en quelque sorte la fragrance délicate de fleurs de cerisiers. Le bretteur ne se lassa pas de le respirer jusqu'à plus soif, et finit par se demander s'il était possible d'en devenir dépendant. Il retira sa main gauche, et commença à jouer avec les longues boucles roses, qui étaient posées au sol de part et d'autre. Quelques aiguilles de pin séchées y étaient prises ; il les enleva. Puis, non content de ce contact permanent, il se pencha en avant et déposa un baiser au creux de l'épaule dénudée de Perona. Elle frémit à cet instant, il l'aurait juré. Tout cela commença à faire sentir à Zoro qu'il était peut-être le moment. À leur manière, Perona et lui étaient déjà un couple, mais sans rien d'officiel. Il en avait assez avec les ronds-de-cul et les tours-de-jambe, il voulait être honnête. Le cœur battant la chamade, il glissa délicatement à l'oreille de Perona, comme un murmure de vent :

- Tu sais ... Moi aussi je ... Je t'aime …

Voilà. C'était dit.

Commentaire de l'auteur J'imagine que la fin vous donne envie de savoir la suite, n'est-il pas ? J'ai déjà imaginé une belle chute qui calmera les ardeurs de Zoro ! J'ai d'ailleurs hésité à la mettre dans ce chapitre, mais je me suis dit qu'un lecteur en plein suspens en vaut deux. Bref, l'entraînement devrait encore durer un chapitre et demi, et je prévois beaucoup de réflexions profondes, chez Zoro comme chez Perona, sur des sujets aussi divers que l'amour ou bien la vie à deux. Je vais aussi en profiter pour dévoiler pas mal de trucs sur l'histoire des Humandrilles et d'Obscuria (je pense que ça ne vous intéresse pas tellement, mais j'y tiens). Après, par contre, je ne sais absolument pas ce qui va se passer. Peut-être quelqu'un en vacances au château, je sais pas encore. Bon, je ne vais pas non plus vous dévoiler tout mes plans pour la suite de l'histoire, sinon je n'aurais plus rien à raconter : Bon, comme le chapitre est assez court cette semaine, je crois que j'ai tout. Merci d'avoir lu, et survivez à la canicule pour revenir lire le prochain chapitre ! (que j'espère finir à temps, j'ai fini le trente-et-un ce matin ...)
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