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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 771 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 397 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 593 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 833 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 847 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1175 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29156
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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De Thriller Bark à Obscuria

[3306 mots]
Publié le: 2013-07-19Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Chapitre vingt-neuf, l'arc du passé de Perona s'y termine enfin. Bonne lecture !

- Maître Moria ! Maître Moria ! S'exclama une voix aigüe, courant les couloirs interminables de Thriller Bark.

Finalement, le petit être (un genre d'oignon ambulant vêtu d'une cape bleue) propriétaire de la voix, fit irruption dans une immense pièce. Une silhouette, immense aussi mais dans des proportions moindres, se tenait debout près de la fenêtre.

- Maître Moria ! Cria une dernière fois l'oignon, avant de se pencher en avant, les mains sur les genoux.

- Qui y a-t-il ?

- Un de nos feux de détresse ... Droit devant !

Le Grand Corsaire laissa échapper son rire caractéristique.

- Bien ! Qu'attendons-nous pour inviter ces pauvres malheureux à bord ? Cours prévenir Hogback et Absalom !

- Oui, Maître Moria !

L'oignon repartit à toute vitesse en sens inverse.


Et bientôt, une immense ombre apparut à l'horizon, en vue du navire pirate qui transportait Perona.

- Île en vue ! S'exclama la vigie. Terre à deux heures !

Le navigateur rétorqua, adossé sur le pont contre le mât :

- Il n'y pas d'île à moins de trente-cinq miles nautiques d'ici. Tu devrais arrêter la boisson !

- Lève-toi et regarde par tes propres yeux, bon à rien, mauvais en tout ! Tonitrua la vigie.

Il régnait une mésentente sévère entre ces deux-là, fort semblable à celle de Zoro et Sanji.

- Ouais, bon, je vais voir ...

Le navigateur se leva, et marcha lentement jusqu'au bastingage, du côté tribord. Il se pencha et plissa les yeux. En effet, loin sur l'horizon, était posée une grosse tâche d'ombre, qui grossissait à mesure que le bateau s'en approchait. Il ouvrit de grands yeux écarquillés, et laissa tomber à l'eau l'écharde de bois qu'il mâchonnait sans cesse.

- C'est vrai ... J'y crois pas ...

Entendant ce raffut, Jack sortit de sa cabine et s'approcha.

- Qu'est-ce qu'il se passe, les enfants ?

- Île à deux heures, capitaines ! S'exclama la vigie.

- Il n'y a pas d'île par ici, rétorqua un Jack sûr de lui.

Il s'approcha du navigateur, toujours estomaqué, et vit à son tour la tâche sombre sur l'horizon.

- C'est pas possible ! On a sillonné ces eaux autant de fois que j'ai de flingues, jamais une seule trace de terre de ferme !

Jack cracha dans l'eau, s'infligea une paire de claques, et regarda une nouvelle fois. Il y avait indéniablement quelque chose qui était sans doute une île.

- Cap sur cette chose, ordonna le capitaine. Les îles ne poussent pas en une nuit, allons voir ce que c'est.

- Vous êtes sûr ? Demanda le navigateur, hésitant.

- Si tu veux, on peut aussi essayer de voir qui court le plus vite, entre toi ou une balle de pistolet.

- Compris, capitaine.

Aussitôt, le navigateur courut à la barre, et héla les hommes qui étaient chargés de manœuvrer le gréement. Le navire vira efficacement de bord, et fit voile vers ce qui allait être la dernière aventure de l'équipage.

Il ne fallut qu'une ou deux heures pour atteindre cette fameuse île. Une immense muraille en faisait le tour, mais une large trouée donnait accès à un bras de mer, qui vraisemblablement entourait l'île. Le navire s'y engagea lentement, mais sitôt qu'il eut dépassé l'enceinte de la fortification, un grand bruit de tonnerre résonna derrière. Affolé, les pirates se ruèrent sur le gaillard d'arrière. Une immense bouche sculptée dans la pierre s'était affaissé, barrant la voie et leur coupant toute retraite. Perona, qui était elle aussi sur le pont, se prit à espérer que cette mésaventure lui permettrait de fausser compagnie à ses ravisseurs.

- Au point où on en est, autant jeter l'ancre et poser pied à terre, soupira Jack, à qui tout cela ne disait rien qui vaille. Tu bouges pas d'ici, lança-t-il à Perona.

L'ancre fut jetée et quelques chaloupes mises à l'eau, pour transporter l'équipage. Un nouveau rempart bloquait leur progression, mais qui affleurait à la surface de l'eau. Parfois, les vagues le surpassaient et s'écoulaient avec fracas dans une fosse de sept mètres, dont le sol semblait tapissée d'ossements. Jack et tout les hommes de la première chaloupe se mirent debout sur le mur, et entreprirent de positionner leur embarcation par-dessus le vide, de manière à créer un passage.

Depuis le pont du navire, c'était la dernière fois que Perona les vit. Mais pour le moment, son plan d'évasion était compromis. Toutes les chaloupes avaient été mises à l'eau, et elle se voyait mal flotter au-dessus de l'eau en portant avec elle une semaine de vivres. Résignée, elle s'assit contre le mât, puis croisa les bras et serra les jambes. Peu après, quelques cris d'effrois retentirent, et elle sut que c'étaient ceux des hommes de Jack. Mais qu'ils soient morts ou vifs, elle ne s'y intéressait pas le moins du monde.

Elle resta campée ainsi pendant une dizaine de minutes tout au plus, jusqu'à ce qu'un étrange bruit ne lui fasse dresser l'oreille. Attentive, elle cessa de respirer pour entendre au mieux.

C'était un bruit de pas. Or, elle était seule sur le navire, et assise, qui plus est. Soudain, elle vit s'ouvrir la porte de la cabine de Jack, quelques mètres en face d'elle. Interdite, elle fixa l'endroit, les yeux écarquillés. Elle voulut apostropher brusquement le phénomène, mais le cri gela dans sa gorge quand un tonneau, posé le long du bastingage, se renversa sans raison apparente. Sitôt après, un rugissement de douleur déchira l'air, et elle crut comprendre les mots : "ça fait mal !".

- Qui ... Qui va là ? S'enquit Perona qui s'était redressée, sur le qui-vive.

- Ooh ooh, mais que voilà une fraîche et jolie jeune fille, dit une voix suave, qui s'approchait d'elle.

Une main brutale et invisible lui saisit l'épaule droite. Ou plutôt, lui frôla l'épaule. Perona s'envola brusquement, et tira la langue avec une expression de triomphe.

- Je t'ai eu ! S'exclama-t-elle.

Elle roula sur elle même et se retourna.

- Negative hollow !

Aussitôt, un fantôme fusa vers le mât, et le traversa. Il y eut un lourd bruit, et Perona vit avec stupeur un homme, de grande carrure, sur les genoux et penché en avant, devenir de plus en plus visible.

- Je serais plus à ma place dans une cage au zoo, ou sur une piste de cirque ...

Intriguée, Perona s'approcha de sa victime, pour essayer de voir son visage. Mais, à peine s'était-elle approchée, que l'homme lui bondissait dessus. Elle crut voir un faciès félin, mais sentit une vive piqûre sur sa jambe droite, au-dessus du genou. Sa vue se troubla et elle s'effondra.

- Pff, bonne idée de toujours avoir des doses d'eau de mer sur moi, soupira Absalom en jetant la seringue vide qui avait servi à piquer Perona. En tout cas, voilà un joli brin de femme. (il rougit légèrement) Elle est encore jeune, mais je vais la garder au chaud, et je l'épouserai quand elle sera adulte ...

Il s'étira, avant de penser, abasourdi :

"Mais ? Ces pouvoirs ... (il revit en pensée le negative hollow) Ce sont les mêmes que ceux de Rowe ! Son pouvoir a déjà été recouvré ? Maître Moria sera content de l'apprendre."

Avec ménagement, il chargea Perona sur une épaule, et bondit souplement jusque sur la terre ferme, à plusieurs mètres de là. Il retourna tranquillement vers le manoir, en sifflotant.


- Pardon ? Tu as mis la main sur une fillette qui a récupéré les pouvoirs de Rowe ?

Moria venait d'apprendre la nouvelle.

- T'es sérieux, Absalom ? Renchérit Hogback.

Les têtes pensantes et l'élite des généraux zombies étaient rassemblés dans la chambre de Moria. Lequel et Hogback étaient au comble de la surprise.

- Oui, j'en suis sûr. Elle m'a même attaqué. Elle n'a sans doute que quinze ou seize ans, mais elle pourrait très bien faire l'affaire.

- Probablement, dit Moria, qui commençait à imaginer ce qu'il pourrait faire de la jeune fille. Est-elle la seule survivante ? Reprit-il.

- Oui, elle était restée sur le navire, je l'ai découverte en y cherchant des trésors.

- Eh bien, il faut croire que la chance nous sourit drôlement ! Rippe Rowe a été tué il y a à peine un an et demi, et voilà que nous retrouvons déjà la personne qui a récupéré son Fruit du Démon ! C'est décidé, elle fera partie des Quatre Mystérieux !

- Quoi ? S'étouffa Absalom. Mais je voulais attendre qu'elle arrive à la vingtaine, avant de l'épouser ...

- Tes intérêts personnels passent après ceux de Thriller Bark, Absalom. Tu n'as qu'à te trouver une autre fille.

Tout penaud, l'intéressé recula de quelques pas.

- Bien, si c'est tout pour le moment, j'ai quelques opérations de zombification à achever, lâcha Hogback avant de tourner les talons.

Moria l'autorisa d'un geste de la main.

Cindri le suivit, et jeta un regard à Perona, un regard presque curieux.

- Vous autres, allez aménager une grande chambre pour notre nouvelle venue ! Lança-t-il à une poignée de zombies de main, qui n'étaient jamais loin de lui. Et tâchez que ça lui plaise !


La jeune fille se réveilla dans une grande chambre. Elle avait chaud, et était allongée dans un immense lit moelleux, doté d'un baldaquin dont les rideaux étaient fermés. Avec le plaisant sentiment d'avoir passé une nuit reposante, elle repoussa de ses pieds l'épaisse couverture. Puis elle se rendit compte d'un changement. Ses habits lui avaient été ôtés, et elle portait à la place une large chemise de nuit, en coton blanc, et de facture luxueuse. De plus, on lui avait aussi ôté ses sous-vêtements, et cela l'inquiétait plus qu'un simple changement de tenue. Avec appréhension, elle tira les rideaux et sortit. Elle se trouvait dans une immense pièce, qui sentait le neuf. Çà et là, d'étranges petites créatures s'affairaient silencieusement à décorer la pièce, à l'aide d'articles typiquement féminins.

- Oh, elle est réveillée ! S'exclama un genre de raton-laveur couvert de cicatrices, dressé sur ses membres postérieurs.

Ne comprenant absolument goutte à la situation, Perona resta bête assise sur le bord de son lit, coite.

- Allez lui chercher ses habits, et ensuite, débarrassez le plancher ! Ordonna le petit animal.

Tous les spécimens présent ne dépassaient pas les soixante centimètres, et étaient très divers : souris, lapins, félins, renards, belettes ... Tous étaient bipèdes et parlaient, ce qui ne faisait qu'empirer l'état de confusion de la jeune fille, qui croyait au rêve éveillé. Sous ses yeux, la cohorte d'animaux quitta la pièce en file indienne. Cinq d'entre eux reparurent quelques minutes plus tard (Perona n'avait pas bougé), apportant de nouveaux vêtements. Ils furent déposés sur une chaise à bascule, et les animaux repartirent aussitôt en sens inverse. Un petit message avait été apporté. Avant toutes choses, elle le prit et le lut.


Bienvenue à Thriller Bark, jeune fille. Nous, les Mystérieux, avons à te parler. Rejoins-nous dans la chambre de Maître Gecko Moria. Le manoir étant très vaste, nous t'enverrons un guide pour te mener au rendez-vous. Nous t'avons fourni de nouveaux vêtements (en meilleur état que ceux que tu portais en arrivant ici), que tu trouveras joints à cette lettre. Nous attendons incessamment sous peu ta visite, et espérons que tu acceptera l'offre qui te sera faite.


"Encore des pervers !" S'exclama mentalement Perona.

Désemparée, elle décida de changer de sujet, et s'intéressa aux vêtements qu'on lui avait apportés. Tout d'abord, il y avait une lourde paire de bottes aux semelles épaisses, en cuir rouge. Des bas de laine noirs et blancs, et une jupe rouge à festons qui lui apparut bien trop courte, tenue par une ceinture dont la boucle était un cœur. Un tee-shirt blanc décolleté et à manches longues, orné d'un motif de tête de mort sur la poitrine, qui lui laissait à découvert le ventre et le bas du dos. Une petite capeline rouge bordée d'hermine blanche et tenue par un épais nœud rose. Deux chouchous noirs et blancs pour faire des couettes. Il y avait aussi des sous-vêtements simples, sans ornement, qui étaient parfaitement à sa taille. C'est de cette manière qu'elle commença à comprendre le talent des zombies-tailleurs de Thriller Bark. Lentement, elle s'habilla. Une grande glace avait été fixée non loin du lit, et une fois prête, elle s'y regarda.

"Je ressemble à une princesse ..." Pensa-t-elle, ébahie.

Jamais elle ne s'était trouvée aussi jolie. Alors qu'elle s'admirait inlassablement dans le miroir, on vint frapper à sa porte. Elle accourut pour ouvrir, et fut fortement encombrée par les lourds godillots.

"Plus simple de flotter ..."

Elle continua d'avancer en lévitant. Derrière la porte, il y avait une femme blonde aux formes généreuses, mais au visage de glace.

- Euh ... Bonjour ... Marmonna Perona, prise au dépourvu.

- Veuillez me suivre. On m'a ordonné de vous amener dans la chambre de maître Moria. J'espère que vous vous plairez, ici.

Dans la substance, ces dernières paroles auraient put être chaleureuses, mais aucune émotion ne transparaissait sur le visage de Cindri.

La traversée des couloirs du manoir fut assez longue, et très ennuyeuse. Aucun mot ne fut prononcé.

La chambre où on la mena n'avait rien d'une chambre, il n'y avait même pas de lit. Au milieu était une immense chaise travaillée, sur laquelle était assez un être difforme tout aussi immense, d'au moins six mètres de haut. Ébahie par ce gigantisme, Perona, resta bouche bée, et ne remarqua même pas la présence d'Absalom et Hogback. Le géant eut un étrange rire.

- Bien le bonjour, jeune fille ! Permets-moi de te demander ton nom ?

- Euh ... Perona Salem Amona Nelson Arnote, troisième du nom ...

- Pouah, c'est trop long, rétorqua Moria, avec une expression théâtralisée de dégoût. Perona Salem, ça te va ?

- Oui ...

- Tu possèdes les pouvoirs d'un Fruit du Démon, n'est-ce pas ?

- C'est vrai ... Le Fruit de l'Ectoplasme.

- Montre-moi comment tu te débrouilles.

Un instant, Perona songea à s'élever, pour se mettre à la hauteur de son interlocuteur. Mais elle préféra faire une démonstration plus significative, et généra une nuée de fantômes, qui montèrent en spiral jusqu'au plafond.

- Excellent !

Plus sérieusement, le géant se pencha en avant, et annonça, de but en blanc :

- Je suis Gecka Moria, un des Sept Grand Corsaires. Perona Salem, j'aimerais que tu rejoignes mon équipage pirate.

- Pardon ?

- Oui, tu m'as bien entendu. Mon troisième lieutenant, Rippe Rowe, a été capturé puis exécuté par la Marine, voilà un an et demi. Il possédait les pouvoirs du Fruit de l'Ectoplasme, et tout porte à croire que tu as récupéré ces pouvoirs. J'apprécierai fortement que tu acceptes la place que je t'offre, en tant que Mystérieuse.

En quelques secondes, tout un arbre de possibilités fleurit dans la tête de Perona. Devenir pirate. C'était tellement simple qu'elle n'y avait jamais pensé. Ses parents n'auraient jamais l'idée de la chercher parmi la masse grouillante de bandits qui pullulaient partout dans le monde. Et c'était très bien. D'autant plus qu'occuper une place importante parmi l'équipage d'un Grand Corsaire devait sûrement donner lieu à quelques avantages appréciables. Le choix fut rapide pour elle.

- Très bien. J'accepte votre proposition !

Et c'est ce jour-ci, habillée d'une drôle de manière, bizarrement coiffée par rapport à ses habitudes, que naquit la nouvelle Perona, celle qui allait déchaîner l'intérêt d'un certain escrimeur. (l'auteur vous informe que quelques informations seront données dans le commentaire de fin)


De retour dans le présent


Huit jours s'étaient écoulés depuis l'accident de Mihawk. La vie avait peu à peu repris son cours. Mais le Corsaire était toujours convalescent, et sa lame gisait toujours en trois parties. Zoro, pour sa part, donnait toute son énergie à l'entraînement. Si jamais Illjoe réapparaissait subitement, il voulait absolument le pourfendre de ses propres lames. Et puis, tout un tas d'ennemis tous plus forts les uns que les autres l'attendaient encore, dans la moitié de Grand Line qui lui restait à parcourir.

De temps à autre, Morinohito se déplaçait jusqu'au château, pour vérifier l'état de santé de Mihawk. Le huitième jour, cependant, il ne vint pas seul. Un autre Humandrille l'accompagnait. Ils arrivèrent à l'heure du déjeuner, et les trois occupants du château étaient réunis dans le salon. Mihawk était assis dans son sempiternel fauteuil. Perona et Zoro mangeaient face-à-face au bout de la table, autour d'un repas simple (salade, viandes, et quelques poissons) préparé par la jeune femme. Quand les deux primates entrèrent dans la pièce, sans même s'annoncer, le silence se fit et tout les gestes s'interrompirent.

- Eissen ... Dit Mihawk, presque surpris. Ça faisait longtemps.

- Trop peu pour moi. J'aurais préféré te revoir sous forme de poussière.

- Toujours aussi aimable.

- Naturellement, avec ceux qui ont failli nous détruire.

Eissen était un spécimen grand, doté d'une carrure imposante. Du reste, il ressemblait beaucoup à Morinohito, mis à part le fundoshi troqué contre un tablier de cuir souple et tanné, et un poil plus sombre. Il avait une voix grave, presque caverneuse.

- Ne te plains pas, Dracule, j'ai réussi à obtenir d'Eissen qu'il reforge ton épée, déclara le médecin.

Le forgeron laissa échapper un grognement sonore de dédain.

- C'est particulièrement surprenant, de la part de misanthropes comme vous.

- Ne t'y trompe pas. Nous faisons cela uniquement pour empêcher que l'homme-ballon ne revienne saccager l'île. S'il revient, il n'y a que toi qui pourrait lui faire faire demi-tour.

- L'homme-ballon ? Demanda Zoro, confus.

- Illjoe, répondit Mihawk. Par rapport à ses habits bouffants.

Il se retourna vers les Humandrilles, qui étaient restés à l'entrée de la pièce.

- Je vous suis infiniment reconnaissant de cette proposition, que j'accepte d'ailleurs avec joie. Mais je connais le caractère de votre peuple, il vous en cuirait trop d'aider des humains sans rétribution. Quel est votre prix ?

- Ton disciple aux cheveux verts, répondit abruptement Eissen.

L'intéressé se montra surpris, mais ne fut pas le seul. Il voulut protester, mais Mihawk prit les devants,

- Si c'est pour le sacrifier, je refuse, sans autre forme de procès.

Morinohito éclata de rire, et Perona laissa échapper un cri perçant à la simple idée de voir Zoro lié à un poteau, les pieds mordus par les flammes du bûcher.

- Nos guerriers l'ont déjà assez abîmé comme ça, Dracule ! Non, ce que nous voulons ...

Normalement, Eissen aurait dû finir la phrase, mais il se refusa à le faire. Un puissant coup de coude de son compère, en plein flanc, le décida à agir.

- C'est prendre en main pour quelques temps l'entraînement du arel-märh, dit le forgeron, presque à contrecœur.

Les derniers mots avaient une consonne gutturale marquée.

- Arel-märh ? S'enquit Zoro, qui savait que ce terme le désignait.

- "Cheveux-verts", c'est comme ça que nous t'appelons, expliqua Morinohito. Et la fille-fantôme, nous la nommons lodr-ancal'am, "Longues-boucles". Si tu veux savoir, nous nommons Mihawk mormegil, le "Noire-Épée".

Perona se montra assez flattée de ce surnom, qui lui correspondait. Zoro n'avait pas montré de retour aussi positif : il n'avait guère apprécié la référence à sa couleur capillaire.

- Hmm ... Commença le bretteur. Oui. J'accepte.

Commentaire de l'auteur J'ai pas mal de choses à vous dire, sur ce chapitre, notamment en ce qui concerne la fin de l'arc sur le passé de Perona. Vous avez dû vous dire qu'il y avait encore du chemin entre elle à son arrivée à Thriller Bark, et celle que l'équipage de Luffy rencontre à Thriller Bark. De débrouillarde et téméraire, elle est devenue capricieuse et peureuse. Voilà les explications que je peux apporter à ce phénomène : à force d'avoir des tas de zombies à sa botte, elle a prit goût à se faire servir, et a fini par y avoir constamment recours. Pour ce qui est de sa peur des cafards, c'est à force de vivre dans un endroit sombre et humide comme Thriller Bark, où la vermine grouille, qu'elle en est venue à être terrifiée par ces adorables petits insectes. Bon, voilà pour le faceturn violent de Perona :P Pour ceux qui se demande ce que fait Thriller Bark au beau milieu de West Blue, Moria avait décidé d'y retourner pour démarcher de nouveaux talents, suite à un déficit de pirates dans le Triangle de Florian (non non, ce n'est absolument pas une explication boîteuse inventée sur le tas). Pour ce qui est du retour au présent, je prévois de faire mariner nos deux amoureux quelques temps, avec notamment un zeste de lemon au prochain chapitre. Bien qu'officieusement, ils le soient déjà, je ne compte pas les faire devenir officiellement un couple avant quelques chapitres, patience :P D'ailleurs, pour ceux qui ont aimé l'arc des vacances et qui attendent déjà avec hâte le prochain, soyez tranquilles : pas avant le chapitre 40 ! :P (pour peu que je trouve de quoi mettre entre les deux, j'ai imaginé tellement de trucs pour le prochain arc des vacances qu'il va être énorme de bout en bout (j'ai aussi l'impression d'avoir déjà dit ça)). Petite séance nostalgie : je crois me souvenir avoir dit dans un commentaire de fin : "encore une douzaine de chapitres", vers le début de l'histoire. J'en suis quasiment au trentième, et il risque sans doute d'y en avoir beaucoup, peut-être même jusqu'au cinquantième (bon, c'est plus un fantasme qu'autre chose, mais je risquerai bien d'y arriver x) ! Allez, j'arrête de vous ennuyer avec tout ce blabla, merci d'avoir lu, et à la semaine prochaine ! Banzai !

PS : "Mormegil" et "Noire-Épée" sont deux termes elfiques empruntés à J.R.R. Tolkien, dans son oeuvre "les Enfants de Húrin".
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