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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29179
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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FROM DUST [Née de la Poussière]

[3555 mots]
Publié le: 2013-07-14Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Chapitre vingt-huit, désolé du retard ... Quoiqu'il en soit, bonne lecture !

Le souffle violent décoiffa Perona, et, accessoirement, souleva entièrement sa jupe.

- Pas mal, dis donc, je te pensais pas aussi audacieuse pour ça, dit Dennis.

Il était agenouillé et profitait du spectacle, qui dura une poignée de secondes. Aussitôt que le vent fut retombé, Perona rabaissa sa jupe, et décocha un coup de pied rageur à Dennis, lequel ne sentit rien. Mais le mal était fait. Plusieurs centaines d'élèves avaient vu sous sa jupe, ce quid représentait pour elle un déshonneur . Certains garçons étaient tout rouges, d'autres rigolaient. Les rares filles présentes suivaient la tendance. Perona sentit la moutarde lui monter au nez, mais elle sut garder la tête haute. Dennis se recula, et secoua une main. Perona sentit ses habits se gonfler autour d'elle, dans un souffle d'air chaud. Elle eut le réflexe de s'envoler à toute vitesse, et cela la sauva. Elle savait ce qui se serait produit, sinon. Le coussin d'air chaud aurait gonflé jusqu'à déchirer ses vêtements. Elle se laissa retomber souplement au sol, en tenant bien droite sa jupe.

- Espèce de sale pervers ! S'exclama-t-elle.

- Merci du compliment, répondit Dennis en préparant un nouvel assaut.

Une volée de negatives hollows apparut, dont certains dans le dos de Dennis, qui ne les vit pas immédiatement. Au moment où chacun allait attaquer, une ombre surgit de nulle part. Perona sentit le sol s'effondrer sous elle, et elle s'écroula au sol. Cependant, cela avait dû être le fruit de son imagination, car il n'y avait aucune trace de tremblement aux alentours. Dennis lui aussi souffrait d'un mal similaire. Il se tenait la tête à deux mains et appuyait son front contre le sol sec, une expression douloureuse sur le visage.

- Ça suffit, dit une voix impérieuse.

La silhouette s'avança entre les deux belligérants.

- Je vous ai déjà dit plusieurs fois de ne pas vous battre. Sinon, je vais devoir sévir.

Une moitié du public décampa, et l'autre moitié (des filles, surtout), resta là, à applaudir bêtement et sans raison.

- Gevan ... Raclure ... Grommela Dennis, en se remettant d'aplomb.

- Tiens donc ? S'étonna ironiquement le nouveau venu (Gevan, donc). Où est passée ta belle assurance de Logia ?

- Dans ton cul !

Gevan reprit, sarcastiquement :

- Je ne suis qu'un vulgaire Paramecia, tu devrais pouvoir me vaincre facilement, avec tes pouvoirs fantastiques !

- Ferme ta gueule.

Perona ne prit pas part à la discussion, envenimée, et se redressa timidement. Elle recula vers ses amies, qui l'attendaient toujours.

- Arnote, va-t'en d'ici, sinon je vais devoir dire au principal que tu t'es encore battue, avertit Gevan d'une voix forte.

Juste après, on entendit la voix, plus étouffée, de Dennis :

- Connard ? Pourquoi tu la protèges comme ça ? Elle te suce, c'est ça ?

- Contrairement à toi, Arnote travaille dur, et ne mérite pas d'être renvoyée comme ça, rétorqua Gevan, d'un calme olympien. Toi par contre, tu as du souci à te faire. C'est toi qui a provoqué le conflit, il fallait y réfléchir. Et pour couronner le tout, j'ai pu observer un comportement avéré de harcèlement sexuel. Comme quand tu as relevé la jupe d'Arnote devant tout le monde. Ça, le proviseur va se faire un plaisir d'en parler au prochain conseil éducatif.

Dennis frémit, et recula.

- Putain ... Raclure !

Perona et ses amies décampèrent sans demander leur reste.

Huth Gevan était le troisième possesseur de pouvoirs de l'école supérieure (il y en avait quatre en tout). Il avait vingt ans, et était le chien de garde de l'administration, comme on l'appelait poliment. Il était officiellement autorisé à intervenir dans les conflits, et occupait plus ou moins un rôle de superviseur. Il avait mangé, tout jeune, un Fruit du Démon de type Paramecia, le Fruit Sensoriel, qui lui permettait de contrôler à loisir l'ouïe, le goût, le toucher, l'odorat et l'équilibre. Il pouvait aussi vaguement abuser la vision, mais cela était nettement plus difficile, même pour un utilisateur averti. Pour finir, il allait bientôt entrer dans la Marine, dès la fin de l'année scolaire (il terminait un long cursus de sciences médicales).

Cette journée fut éprouvante pour Perona, et dès qu'elle fut chez elle, elle se défoula en déchirant de nombreuses pages dans ses cahiers. Puis, elle s'écroula sur son lit, et pleura à chaudes larmes. Une grande partie de l'école avait vu sa lingerie, et le reste en avait été rapidement informé.

Il s'écoula quelques jours sans incidents, mais ça n'était là que le calme avant la tempête. Hamarrow commença à mettre en pratique ce qu'il avait longuement mûri : détruire la vie de Perona. Il n'y avait qu'un seul mobile à tout cela. Et la jeune fille ne s'y attendait absolument pas. Cela commença par une séparation.


Au fil des jours, Itô se faisait de plus en plus distant, comme si Perona n'était qu'une simple amie. Et cela n'échappa pas à la jeune fille, d'autant plus qu'il n'y avait aucune raison apparente à cela. Cela faisait partie de ce qu'Hamarrow avait prévu, depuis le début.


Tout allait de mal en pis pour Perona. Itô la quitta à la fin du moins, sans même lui exposer de raison claire et valable. Cela plongea la jeune fille dans une grave dépression, et elle passa plusieurs jours sans s'alimenter, ni même sortir de chez elle. Ses amies envoyèrent Itô à l'hôpital avec une fracture de la mâchoire et deux côtes cassées (on ne rigolait pas sur ça, avec elles), ce qui leur valut d'être exclues pour le reste de l'année scolaire.

Finalement, il fallut attendre fin mai pour que Perona ne reprenne l'envie de sortir. Elle apprit peu après que Itô s'était suicidé (elle n'en connut jamais le motif, pour la simple raison qu'il n'y en avait aucun), mais cela ne lui avait procuré aucune sensation, tellement elle était emplie d'amertume vis-à-vis du jeune homme. Elle reconnaissait que c'était là un comportement excessivement égoïste, mais s'en fichait bien. En parallèle, elle peaufina sa maîtrise de ses pouvoirs, et apprit comment entrer en transe, pour générer un double fantômatique. Elle réussit à produire une troisième variété d'ectoplasmes : les fantômes explosifs. Il n'en était fait nulle mention dans l'Encyclopédie des Fruits du Démon, elle en parvint à la conclusion qu'elle avait créée cette capacité toute seule, ce qui l'emplit d'une grande fierté.


Hamarrow s'effondra, la tête dans les mains. Un mal atroce lui transperçait le crâne, comme un millier d'aiguilles pointues. Il roula sur le côté, et heurta le mur de son abri de tôle, qui chancela.

- Il est mort ... Ça devait pas se passer comme ça ! J'ai merdé !

Au sol, devant lui, était posé le journal du jour, ouvert à la page qui relatait le suicide d'Itô.


Au début de juin, Des hommes et des fées, que Carlh venait de terminer, fut publié. Ce fut un succès éditorial sans précédent. Peu à peu, Perona retrouva le sourire. Mais quelque chose n'était plus là dans sa tête. Il manquait une roue dans l'engrenage. Et puis, elle avait l'horrible impression de ne plus être à sa place ici, dans l'immense demeure des Arnote, à Requiem, West Blue. Cela la taraudait depuis plusieurs jours. Un désir puissant la poussait à sortir de son confort, et à oublier. La disparition d'Itô avait emporté un trop gros fragment d'elle-même. Il lui faudrait du temps et de l'aide pour se reconstituer. Et ça n'était pas ici qu'elle y arriverait.


"Je vais partir." Pensa-t-elle un matin, après avoir mûri cette perspective toute la nuit.

C'était un fier matin d'été, le soleil dépassait à peine de l'horizon, mais il faisait déjà chaud. Perona brossa rapidement ses cheveux, qui avaient poussés d'une manière phénoménale, jusqu'au milieu du dos. Elle les attacha, puis s'habilla de manière pratique. Elle rassembla dans une petite valise le nécessaire d'habits pour quelques jours, ainsi que des objets de première nécessité, et l'intégralité de ses économies. Elle cacheta la lettre à l'intention de ses parents, qu'elle avait rédigée pendant la nuit, et la prit avec elle. Lentement, elle descendit les escaliers. En passant, elle posa la lettre sur la dernière marche. Une larme roula sur sa joue. Elle se demanda, l'espace d'une seconde, ce qu'elle faisait, et pourquoi elle le faisait. Pas un seul instant, elle n'imagina les conséquences, bonnes comme mauvaises, que cela aurait sur sa vie. Gecko Moria, Thriller Bark, Bartholomew Kuma, l'île d'Obscuria, Dracule Mihawk, Roronoa Zoro, Nico Robin ... Tout ces noms lui étaient inconnus, pour l'instant.

Sans faire de bruit, elle quitta la maison, et s'éloigna le long du chemin. Un peu de rosée qui avait survécu sur les hautes herbes s'accrochait sur ses bas de laine, quand elle marchait au bord de l'herbe. Sans le savoir, elle faisait d'elle-même ce qu'Hamarrow aurait voulu qu'elle fasse, et il n'y était pour rien.


En ville, les rues étaient encore désertes. Perona ne croisa personne. Au port, les rares bateaux de pêche étaient déjà tous au large. Il restait quelques barques et voiliers. La jeune fille descendit sur les quais flottants, et marcha rapidement jusqu'à l'emplacement visé. Sa famille possédait une petite barque pour les sorties le long de la côte, et elle savait la manœuvrer assez adroitement pour atteindre la haute mer. En fait, elle connaissait les rudiments de la navigation en eaux calmes, à condition d'avoir une carte et une boussole. Et elle comptait bien mettre à profit cette capacité. Pour partir. Aller loin. Là où ses parents n'étaient pas. Là où personne ne la connaissait. Là où le vent la mènerai (mais son embarcation n'avait ni mât ni gréement).

Une fois à bord de la barque, Perona œuvra pour ôter le nœud d'amarre. Une fois qu'elle fut libre, elle installa les rames sur les pivots. À peine sortie du port, elle transpirait déjà à grosses gouttes. Elle s'arrêta quelques instants, et vérifia son sac. Tout y était.

Pour l'instant, son plan était de voguer jusqu'à Tea, l'île la plus proche (tout de même distante d'au moins trois jours de navigation dans de bonnes conditions), et de s'y arrêter quelques jours, le temps de trouver un ferry ou un quelconque navire qui pourrait l'emmener au plus près de Reverse Mountain. Car, au final, elle voulait parcourir Grand Line jusqu'aux îles Sabaody, dont elle avait souvent entendu parler par son père, et s'y installer pour y vivre. Là, il était impossible qu'on la reconnaisse : elle y serait tranquille, et pour longtemps. Il y avait très peu de chances que ses parents ne viennent la trouver si avant dans Grand Line.

La première nuit de traversée, il fit particulièrement beau, et Perona passa une grande partie de la soirée allongée au fond de sa barque, à y regarder les étoiles. Jamais elle n'en avait vu autant. La Voie Lactée se détachait clairement au firmament. Elle ne connaissait aucune constellation, mais son imagination prit le relais, et elle vit tour à tour dragons, lions, ours, chats, et toute une ménagerie céleste.

Ce fut le dernier moment d'insouciance enfantine que connut Perona.

Le lendemain, à peine le soleil levé, elle fit une triste rencontre. Un navire pirate croisa sa route par bâbord. Elle resta coite à la vue du vaisseau qui cinglait tout droit vers elle, toutes voiles dehors.

À bord du fameux navire, l'équipage s'activait. Le capitaine dispensait ses ordres en déambulant sur le pont, et on se dépêchait d'y satisfaire. C'est alors qu'un matelot, se penchant par-dessus le bastingage pour souffler un instant, vit la barque de Perona. Surpris, il se retourna et beugla :

- Capitaine ! Il y a une embarcation non-identifié à midi !

Le capitaine s'avança sur le gaillard d'avant d'un pas lourd, et s'informa par ses propres yeux.

- Ah, eh bien, coulez-moi donc cette coque de noix ...

Il retourna d'où il venait, avec un geste dédaigneux de la main. L'équipage, décontenancé, mit l'ordre à exécution. La figure de proue, une harpie menaçante, avait les serres posées sur des canons, deux au total. Les artilleurs ajustèrent leurs pièces d'artillerie, insérèrent un boulet par bouche à feu, et allumèrent la mèche. La première salve se contenta d'arroser copieusement Perona. Mais la deuxième fut plus précise, et le réflexe d'utiliser son aptitude au vol laissa la vie sauve à Perona. Elle se laissa retomber sur le pont du navire, bien décidée à s'expliquer avec le responsable de tout ce cirque.

- Tiens donc, une mangeuse de Fruit, dit la voix chantante du capitaine.

Il s'approcha à quelques mètres de la jeune fille.

- Koalaricko Jack, à ton service, jeune demoiselle, dit-il en mimant une révérence.

Pour ce faire, il ôta son tricorne à plumes, dévoilant un crâne dégarni. Il portait un large manteau rouge, d'un ancien style, et cousu d'or. Pas moins de vingt-trois pistolets (Perona put tous les compter) étaient passés dans autant d'étuis, sur tous ses habits. De plus, ses deux yeux étaient indépendants l'un de l'autre, ce qui lui permettait de faire de bien étranges grimaces.

- À qui avons nous l'honneur, hmm ?

- Euh ... Perona Salem ...

Elle allait continuer, mais Jack l'interrompit.

- Très bien, Perona Salem. Tu es notre invitée de marque. Vous autres, conduisez Salem à ses appartements.

Cette confusion énerva fortement la jeune fille.

- Il y a erreur ! Mon prénom, c'est Perona ! Mon nom de famille, c'est Salem !

Ce changement improvisé de patronyme ne la gênait absolument pas.

- Oh, mille pardons, Perona. Mais d'ailleurs, quel âge as-tu ?

Il tourna lentement autour d'elle, et ne se gêna pas pour évaluer ses courbes.

- Quinze ans ...

- Eh bien, tu es plus jeune que ce que ton corps pourrait laisser deviner. Pas vrai, les gars ?

Une clameur générale monta de l'attroupement de pirates qui s'était formés autour.

- La vie à bord va être moins ennuyante, maintenant que tu es là, dit Jack avec une certaine lubricité dans le regard.

Lentement, Perona commença à comprendre dans quel genre d'embrouilles elle était tombée. Et, à moins d'un miracle, elle aurait bien du mal à s'en sortir.

- Les enfants, conduisez Perona à ses appartements ...

Jack se retourna vivement, dans un chatoiement de tissu, et s'éloigna. Quelques pirates musclés de saisirent de Perona avec des rires gras, et la conduisirent dans la cale. Là, elle fut enchaînée entre deux caisses, avec tant de rapidité qu'elle n'avait pas eu le temps de protester. Elle voulait s'enfuir par le biais de ses pouvoirs mais, dès qu'on lui avait passé ses liens, toute énergie l'avait quittée. Elle n'avait plus la force, ni même l'envie, de crier, pleurer ou se plaindre. Voilà qu'elle était devenue la prisonnière attitrée d'un redoutable équipage pirate.

Les premiers jours (ayant perdu toute notion du temps, dans l'obscurité perpétuelle de la cale), ses seuls repèrent temporels étaient les repas frugaux qu'on lui servait, et ses besoins, qu'elle devait satisfaire dans un seau de fer. Sans doute le troisième jour après le début de sa captivité, les mêmes costauds qui l'avaient enchaînée à fond de cale vinrent la chercher, et, sans ménagement, la traînèrent sur une bonne partie du bateau. Ils la jetèrent dans la pièce qui devait servir de salle de bains. Ses liens de granit marin lui furent ôtés.

- Tâche d'être propre (l'auteur est encore une fois désolé pour ce jeu de mots douteux), quand tu ressortiras, lui dit-on au travers de la porte.

Aussitôt après, il y eut le bruit caractéristique d'une clef tournée dans une une serrure, suivi de bruits de pas. Perona regarda tout autour d'elle. Voilà qui était l'occasion rêvée de prendre la fuite. Mais bientôt, elle se rendit compte que cela ne serait pas possible. Car seul son double ectoplasmique, généré par la transe, pouvait traverser les murs. Où irait son corps physique, quand son image intangible aurait traversé les parois du navire ? Cet échec apparent déchaîna sa rage. D'autant plus qu'une bien triste vérité commençait de lui apparaître. Prisonnière d'une équipage pirate, elle n'irait pas bien loin. Pire encore, si on la reconnaissait, les malfrats risquaient de contacter ses parents pour réclamer une rançon. Et, elle connaissait bien ses parents : ils seraient prêts à écouler toute leur fortune et tout leurs biens pour retrouver leur fille unique. Si jamais cette dernière situation avait lieu, elle pouvait dire adieu à son évasion. Et c'était sans doute la pire chose qui pouvait lui arriver pour le moment.

Avec force méfiance, Perona se dévêtit lentement, regardant tout autour d'elle si un quelconque orifice ou miroir sans teint permettait de voir à l'intérieur de la pièce. À première vue, il n'y avait aucun subterfuge de ce genre, et c'est avec l'esprit à demi-tranquille qu'elle s'immergea dans la vasque d'eau chaude posée au milieu de la pièce. L'eau déborda, et dégoulina sur le parquet ciré, avant d'être efficacement avalée par une petite grille incrustée dans le sol. Elle se lava rapidement, et se hâta de se sécher. Moins de temps elle serait à découvert au milieu d'hommes, mieux ça serait.

Contre toute attente, l'équipage était autrement plus sympathique que ce qu'on aurait pu deviner au premier abord. En fait, c'était un peu plus qu'un simple ramassis de gars ordinaires sans passé ni avenir. Et, fait capital pour la jeune fille, ils avaient tous une hygiène correcte. Mais Jack était tout le contraire. C'était un pervers psychopathe de la pire engeance, et, bien qu'il respectât grandement son équipage (selon lui, chacun de ses hommes était comme une roue dentelée dans l'engrenage d'une montre), Perona se rendit compte bien assez vite de l'atrocité du personnage.

À peine sortie de la salle de bains, Perona fut abordée par Jack, qui attendait derrière la porte.

- Tu n'as vraiment que quinze ans ?

- Seize, bientôt, répondit la jeune fille sur un ton de défi.

- Ah, c'est ce que je me disais ... Marmonna le pirate. Tu as encore un visage d'enfant, mais pour le reste, tu es une vraie femme ...

Il prit un air songeur tandis que Perona, de plus en plus horrifiée, commençait à comprendre.

- Vous m'avez espionnée dans la salle de bains ?!

- Et c'était un beau spectacle ... Je ne te dirai pas par où j'ai vu, sinon tu vas te mettre dans l'angle mort. Ah, si ça peut te rassurer, il n'y a que moi qui ai vu.

Perona voulut frapper Jack, mais celui-ci intercepta le coup avec facilité.

- Ne joue pas à ça, petite. D'ailleurs, ce soir, tu vas devoir te déguiser.

Il lui tendit les vêtements qu'il avait sous le bras. Il s'agissait d'un uniforme de soubrette.

- Je mange seul dans ma cabine, au dîner. Ça sera toi, ma serveuse.

Décontenancée, Perona ouvrit la bouche pour parler. Mais Jack avança et la dépassa, et, avant de trop s'éloigner, lui glissa à l'oreille :

- Au fait ... Rien, entre l'uniforme et ta peau ... Compris ?

De plus en plus abasourdie, Perona recula d'un pas. S'il n'y avait pas eu ces pouvoirs de Fruit, elle aurait sauté par-dessus bord et rejoint la terre ferme en nageant. Elle pensa un instant à s'enfuir en volant, mais six des vingt-trois pistolets de Jack tiraient des balles de granit marin (elle avait eu démonstration, il y a quelques jours). Recevoir un tel projectile en volant au-dessus de la mer causerait sa perte assurément.

- Si tu refuses, eh bien, c'est l'équipage que tu devras aller servir.

Cette sombre perspective ne quitta pas Perona de la journée. Mais, heureusement pour elle, il n'en fut jamais rien.

Quelques heures après cet événement, vers dix-huit heures, la vigie aperçut un objet flottant non-indentifié. On se dépêcha de s'en saisir, et de le hisser à bord. Il s'agissait d'un tonneau en bois, qui était encore en bon état, malgré le fait qu'il venait d'être tiré de l'eau. Un mât d'un mètre était planté dans le couvercle du tonneau, et un étendard y était tendu, couvert de caractères. Jack s'approcha, et tapota l'anneau métallique supérieur.

- Un tonneau d'offrandes, dit-il.

Sans cérémonie, il empoigna un de ses vingt-trois pistolets, et tira dans le couvercle. Puis, il mit deux doigts dans l'orifice creusé, et arracha brutalement le couvercle. Une lumière aveuglante s'échappa et fila vers le ciel, avant d'éclater dans un grand flamboiement.


Commentaire de l'auteur L'arc se termine, enfin ... Le chapitre suivant se terminera (enfin) dans le présent, pour en retourner à ce qui nous intéresse vraiment dans cette fiction : Perona et Zoro. Le titre est plutôt abstrait, n'y cherchez pas grand-sens. J'avoue, Koalaricko Jack est très vaguement inspiré d'un autre Jack que vous connaissez sûrement. Le prochain chapitre risque d'être assez long, mais je n'ai pour l'instant que le titre. En effet, j'ai sacrifié toute mon avance que j'avais depuis plusieurs mois pour vous donner ce chapitre. Bref, c'est les vacances, je vais essayer de progresser un peu. Vu que l'arc est quasiment fini, je vais pouvoir reprendre un rythme plus soutenu, pour commencer l'arc suivant ! Je vous le dit de suite, il sera centré sur les suites de l'accident de Mihawk, avec un arrière-plan assez conséquent sur l'histoire d'Obscuria. Allez, trêve de blabla, merci d'avoir attendu deux jours de plus, merci d'avoir lu, et à la semaine prochaine !
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