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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 28945
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 53
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Sonata

[2640 mots]
Publié le: 2013-06-13Format imprimable  
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Commentaire de l'auteur Chapitre vingt-quatre en avance ! Bonne lecture !

Une semaine s'écoula. L'ectoplasme ne réapparut qu'une fois, un soir où Perona était au bain. Le phénomène de lévitation ne se reproduit pas non plus. Et, à vrai dire, la jeune fille les avait totalement oubliés.

Le samedi suivant, soit sept jours après la promenade, Perona devait se rendre à la piscine locale avec des amies de l'école. L'autorisation parentale avait été donnée après une longue et âpre négociation entre mère et fille.


Toute guillerette, Perona descendit en sautillant le long chemin qui reliait le manoir à la ville. La chaleur était de plus en plus écrasante, à mesure que le ciel progressait dans le ciel. Il n'y avait quasiment personne dans les rues, tout le monde cherchait la fraîcheur dans l'ombre de sa maison. Les portes et les fenêtres de chaque habitation étaient pour la plupart désespérément ouvertes, en quête d'un peu d'air frais.

La jeune fille retrouva ses amies, au nombre de quatre, à l'ombre du bâtiment principal. Le groupe régla son entrée, et s'isola dans les vestiaires.


Perona sortit avec appréhension son nouveau maillot de bain, qu'elle n'avait encore jamais mis. C'était un bikini bleu, simple, sans fioritures. C'était d'ailleurs la première fois qu'elle allait en mettre un, et elle en avait un peu peur. Cela faisait un peu trop de peau à découvert pour elle !

Une fois prête, elle quitta sa cabine avec précaution, et enferma ses affaires dans un casier. Puis, elle passa aux douches et rejoignit ses amies, qui étaient déjà à l'eau dans le grand bassin.

- J'y crois pas, Perona ! T'as enfin abandonné ton une-pièce ! S'exclama l'une d'elles, étonnée de ce changement.

La jeune fille rougit un peu. Elle s'approcha du bord, se pencha en avant, et s'élança pour un plongeon. Elle pouvait se vanter d'être une bonne nageuse.

Aussitôt qu'elle fut à l'eau, Perona sentit toutes ses forces la quitter, et elle coula lentement. Ses battements de bras et de jambes désespérés n'y faisaient rien. Au moment où ses pieds touchèrent le sol, elle arrêta de se débattre, faute d'oxygène. Ses cheveux flottaient autour d'elle, et elle sentit un froid glacial envahir son corps. Un peu d'eau coula dans ses poumons. Puis, elle leva une dernière fois les yeux vers la lumière du soleil, qui lançait des rayons ondoyants jusque sous l'eau. Lorsqu'elle ferma les yeux, elle vit quelque projectile crever la surface, à quelques mètres. Elle lâcha prise, alors qu'une force irrésistible la poussait vers le haut.

Perona toussa à plusieurs reprises. Elle pleurait sans savoir pourquoi, et était étendue au bord de la piscine, les bras en croix. Tout les autres baigneurs étaient sortis et l'observaient comme une bête de foire, elle et le maître-nageur qui l'avait sauvée. Celui-ci était à genoux, non loin, et reprenait sa respiration. Il ruisselait de toutes parts, et ses habits lui collaient à la peau. Il ne s'était pas, bien sûr, offert le luxe d'ôter son tee-shirt avant de plonger.

- Eh, tu sais nager, pourtant ! S'exclama-t-il en se redressant.

Il avait lui-même appris à nager à la jeune fille, quand elle suivait les cours de natation.

- Oui …

Le maître-nageur se retourna vers Perona, l'air inquiet.

- C'est que ... T'as mangé un Fruit du Démon, alors.

Un Fruit du Démon ? Perona en avait déjà entendu parler par son père et dans quelques livres lui appartenant. Mais elle n'y prêtait pas plus de crédit qu'à une histoire du coin de la cheminée.

- Mais ça n'existe pas par ici !

- Non, ces fruits peuvent se trouver n'importe où.

Soudain, Perona revit en pensée le gros fruit rose, au goût affreux, qu'elle avait mangé dans la forêt. C'était ça, un Fruit du Démon ?

- Ça va aller ? Demanda le maître-nageur, en aidant la jeune fille à se relever.

- Oui ...

- Allez. Tu vas rentrer chez toi te réchauffer, et boire un bon thé.

Perona acquiesça. Le traumatisme était encore trop vif pour qu'elle retourne à l'eau maintenant. Toute tremblante, elle retourna aux vestiaires.


En se rhabillant, Perona n'arrêta pas de repenser aux événements récents. Le fruit étrange. Le fantôme. La lévitation. La faiblesse dans le bain. Et enfin la noyade, alors qu'elle était bonne nageuse. Puis, le sentiment de ne plus être une fille normale. L'anormalité était monnaie courante, par ici, et il y avait, par exemple, plusieurs élèves de l'école supérieure qui avaient eux aussi mangé un Fruit du Démon. Perona, à l'inverse, tenait par-dessous tout à ne pas sortir du rang, ce que ses cheveux roses bouclés et son caractère aventureux ne facilitaient pas.


Une fois dehors, Perona courut à fond de train sur toute la distance qui la séparait de chez elle. Mais, au moment de s'engager sur le chemin privé qui menait jusqu'à la résidence, une idée lui vint. Elle avait imaginé une excuse pour ce retour précoce : l'une de ses amies s'était vu interdire d'aller à la piscine, et la sortie avait été annulée. Elle avait mûri ce plan tout le long du trajet. Mais, ne serait pas plus direct d'éviter ce retour anticipé en rentrant simplement à l'heure prévue ? Comme cette idée lui semblait bonne, Perona bifurqua et s'engagea dans le bois. Elle regretta vite ses tongs et sa jupe, et ne quitta pas le sentier.

Au bout de quelques minutes de progression, elle se sentit fatiguée, et s'installa contre un grand hêtre, à l'écart du chemin. Complètement relâchée, elle s'assit en tailleur et s'assoupit presque aussitôt, oubliant la bienséance élémentaire qui s'appliquait aux filles en jupe.


- N'importe qui peut voir ta culotte, dit une voix. En plus, tu mets encore des trucs de gamine.

Perona, qui n'était pas tout à fait endormie, se redressa immédiatement, et serra les jambes, très gênée. Il y avait quelqu'un devant, pas plus âgé qu'elle. C'était de toute évidence un garçon, qui avait d'épais cheveux noirs en bataille et des yeux verts perçants. Ses habits étaient déchirés et sales.

Le premier réflexe de Perona fut de se lever et de donner une grande gifle au garçon. On ne regardait pas ainsi sous la jupe d'une jeune fille ! Mais il évita le coup en se penchant souplement en arrière.

- Hé, c'est toi qui montre tes sous-vêtements à tout le monde. J'ai rien fait, moi.

- Peut-être, mais t'as bien profité, hein !

- Pas du tout. Je ne faisais que passer, et ...

Il ne vit pas venir la nouvelle claque que Perona lui mit.

La jeune fille se recula.

- Mais ... T'es un vagabond ? Demanda-t-elle, surprise.

- Oui, rétorqua abruptement le garçon. Hamarrow, pour te servir. Dis juste Hama.

Les vagabonds. Il y en avait beaucoup, dans certains secteurs de la forêts. Des hommes et des femmes. Tous étaient pauvres, et vivaient dans la misère. La pierre valait cher, à Requiem. La plupart étaient réfugiés dans la forêt, mais quelques-un squattaient parfois le centre-ville, dormant dans des cartons. Une majorité était constituée de gens bien, qui n'avaient pas choisi cette situation et qui travaillaient dur dans les commerces et fabriques de l'île pour s'en tirer. Mais d'autres s'adonnaient à des activités bien plus malhonnêtes. Trafic de drogue, vol, proxénétisme, prostitution, chantage ... Ces pratiques étaient minoritaires et il était rare qu'on en entende parler, mais elles étaient bien là. Et Perona le savait.

- Je suis pas une raclure qui a vendu sa sœur à un bordel, ou quelque chose comme ça, hein, dit Hamarrow, devant l'air presque apeuré que prenait la jeune fille.

- Y'a rien qui me le prouve, rétorqua-t-elle avec plus d'assurance.

Ce à quoi le garçon répondit calmement :

- Et y'a rien, non plus, qui prouve le contraire.

- Mouais ... Je suppose que c'est vrai.

Perona se releva, en veillant soigneusement à ne pas dévoiler à nouveau sa lingerie. Elle lissa les plis de sa jupe, puis ne bougea plus. Elle se trouvait au beau milieu de la forêt avec un parfait inconnu, et n'avait aucune expérience de ce genre de situations.

- Tes cheveux, c ...

- Oui, c'est ma couleur naturelle ! S'exclama la jeune fille, qui avait vu le coup venir.

- Je voulais pas t'offenser, hein.

Un court silence s'installa, et Perona dit froidement :

- Bref, heureuse de t'avoir connu, et bonsoir. J'ai des choses à faire.

Elle s'éloigna à grandes foulées, et consulta sa montre. Elle hâta le pas pour éviter le retard. Au moment de bifurquer sur le chemin, elle se retourna. L'endroit où elle avait rencontré le vagabond était encore visible, à une cinquantaine de mètres de là, mais ledit jeune homme avait disparu.

En chemin, Perona repensa à tout son après-midi, et particulièrement ce qui concernait le Fruit du Démon. Elle n'avait aucune idée de la position à adopter par rapport à ses parents sur ce sujet. Et puis, elle ne pourrait plus jamais nager. Sans parler de ce qu'elle ne serait plus une fille ordinaire, sans soucis. Quelques larmes coulèrent et se perdirent dans les airs, au gré de sa course. Elle n'eut pas une seule pensée pour Hamarrow. Elle se demanda aussi, longuement, comment elle avait pu passer une partie de l'après-midi à dormir calmement sous un arbre alors qu'elle avait frôlé la mort, quelques heures plus tôt.

Quand Perona fut à la maison, elle regretta d'y être rentrée. Son père était assis à la table de la cuisine, et avait un air désolé. Sa mère, quant à elle, faisait les cent pas dans la même pièce.

- Perona ! Il va falloir qu'on parle, toi et moi ! S'exclama-t-elle en l'entendant arriver.

La jeune fille prit ses jambes à son coup et se précipita vers l'escalier du salon. Mais Lisbeth fut plus rapide, et la rattrapa sur la première marche.

- Tu étais censée aller à la piscine, aujourd'hui. Peux-tu m'expliquer pourquoi tu n'y étais pas ?

Perona savait sa ruse percée à jour, mais dans un moment de peur, elle nia tout en bloc.

- Mais j'y étais ...

Lisbeth tira avec force sa fille jusqu'à elle, et la regarda dans le blanc des yeux.

- Pas de mensonges. À trois heures de l'après-midi, tes amies sont passées ici. Tu n'étais pas avec elles. Elles m'ont dit qu'elles étaient venues pour voir si tu allais bien. Alors vas-y, j'écoute tes explications.

Rouge de honte, Perona baissa les yeux. Cette "trahison" la rendait furieuse, mais le plus important pour le moment était de se tirer de ce bourbier en réduisant la casse.

- Bon ... En fait, à la piscine, j'ai failli me noyer ... Je suis partie tout de suite après, mais ... Je me suis dit que je pourrais aller dans la forêt et attendre qu'il soit l'heure que je rentre ...

- Toi ? Te noyer ? Mais tu sais très bien nager, ça ne marche pas avec moi. Et combien de fois t'ai-je déjà dit de ne pas aller seule dans la forêt ? Que ferais-tu, si tu étais agressée par un vagabond ?

Perona n'osa même pas lui parler de sa rencontre étrange avec Hamarrow.

Carlh, qui n'avait pas bougé tout ce temps, pensa :

"Je suis bien content qu'elle ne m'engueule jamais ..."

Perona hésita cependant à continuer son récit. Mais, au point où elle en était, autant jouer franc-jeu.

- Maman ... Je ...

- Tu sais, si tu vois un garçon, tu peux me le dire. Je suis ta mère, j'ai eu quatorze ans avant toi. Tout ce que je veux, c'est que tu fasses attention quand ...

- J'ai pas de petit copain ! Tempêta Perona, hors d'elle.

Elle tourna les talons et gravit l'escalier à toute allure. Elle détestait qu'on plaisante à ce sujet.

Toutefois, elle était assez heureuse de ne pas avoir eu à révéler ses nouveaux pouvoirs (dont elle ne connaissait pas encore la nature), mais une ombre d'inquiétude planait toujours.

Il y avait aussi le commentaire d'Hamarrow. "En plus, tu mets encore des trucs de gamine." Cela l'avait blessée dans son amour-propre, d'autant que le jeune vagabond avait parfaitement raison. Le comble de tout cela, c'était qu'elle possédait un soutien-gorge et une culotte en dentelle (qu'elle s'était procurés en cachette de sa mère, très stricte sur ce point), assez pudiques, mais qu'elle n'avait jamais le courage de mettre.


Le dimanche soir, elle revit Hamarrow. Au moment de se déshabiller pour dormir (elle comptait encore abandonner le pyjama une nuit de plus), elle entendit un bruit mat à sa fenêtre, grand ouverte. Il faisait déjà nuit noire, il était près de minuit. Dehors, les cigales crissaient dans un concert assourdissant, et l'air sentait l'été. Les étoiles piquetaient le ciel, mais une forme sombre s'y découpait. Hamarrow entra dans la lumière de la chambre, sans même annoncer son arrivée. Perona se hâta de reboutonner son chemisier, qu'elle avait déjà à moitié défait.

- Joli soutif, commenta le jeune homme.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Et qu'est-ce que t'as, avec mes sous-vêtements, à la fin ?

- Moins fort, on va me griller, sinon. Et je ne fais que donner mon avis sur ce que je vois.

Perona resta muette un instant, et se recula.

- Comment t'as trouvé ma maison ? Et surtout, comment t'as réussi à grimper jusqu'au deuxième étage ?

- Pour ta maison, c'est simple. Tout le monde sait où habite la famille Arnote. Et j'ai escaladé la façade tout du long.

Hamarrow s'assit par terre et attendit.

- Qu'est-ce que tu fais ici ? Répéta Perona.

- Rien, je suis venu te voir un peu. T'es très jolie, tu sais.

La jeune fille rougit et recula. Pourquoi un vagabond, qu'elle n'avait vu qu'une seule fois, venait-il jusque dans sa chambre pour lui dire du boniment ?

C'est alors qu'elle s'aperçut qu'Hamarrow était vraiment beau, ou du moins, le trouvait-elle ainsi. De plus, il était torse et pieds nus, et n'avait qu'un bermuda noir retenu par une ceinture de cuir. Sa fine musculature apparaissait clairement. Et, pour quelqu'un qui était censé vivre dans la misère et la pauvreté, il avait l'air propre et bien habillé.

Le cœur de Perona s'emballa. Un quasi-inconnu, très mignon se trouvait dans sa chambre, torse nu, elle était en train de se déshabiller avant qu'il n'arrive, et il faisait chaud. Qu'allait-il pouvoir arriver ?


Perona revint au présent un court instant. Elle était assise en travers du couloir, le souffle court. Son front ruisselait de sueur, et elle tremblait. La voix de Zoro résonna dans son esprit.

"J'ai rêvé de toi."

Ce fut la citation du bretteur qui lui vint en tête. Zoro. Elle l'aimait, et il était son présent comme son futur. Pourquoi n'avait-il pas été aussi son passé ? Pourquoi ça n'avait pas été un Zoro adolescent, torse nu, qui s'était infiltré dans la chambre de la jeune fille, au deuxième étage de la grande résidence ? Pourquoi ça n'avait pas été lui qui ...

Un claquement de pas résonna non loin de là, en même temps que Perona commençait à désirer le bretteur auprès d'elle. Elle l'aimait, c'était sûr.

Commentaire de l'auteur Deuxième chapitre du passé de Perona, que vous avez eu en avance grâce au fait que je suis en vacances depuis hier :P J'en suis au quatrième chapitre de cet arc, et mon avance a continué à se réduire :( Je pense que cet arc se terminera au chapitre 27, peut-être un peu plus si j'ai de nouvelles idées. Ensuite, promis, on retourne au présent ! Comme c'est plus ou moins un chapitre "charnière", je n'ai pas grand chose de plus à dire, sinon que le prochain chapitre sera un peu plus intense ! Bref, merci d'avoir lu, et à la semaine prochaine !
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