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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29175
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Médecine simiesque

[2925 mots]
Publié le: 2013-05-31Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Chapitre vingt-deuxième ! Bonne lecture !

Zoro remonta plusieurs fois le fil des événements, jusqu'au matin. Mais rien à faire, il ne se souvenait plus du tout où et quand il avait bu plus d'un verre d'alcool. Un singe qui parle et qui sait faire du feu ?

- J'ai dû fumer une cigarette qui fait rire, c'est pas pas possible ... Marmonna le bretteur, en se frottant les yeux.

- Non, t'es ni imbibé, ni défoncé, mon garçon, affirma le primate. Ouais, je sais, ça fait bizarre, mais c'est comme ça.

- Mais ... Comment ça se peut ?

- Plus tard, les questions. Pourquoi Mihawk t'envoie ici ?

Zoro se recentra sur son objectif.

- Il est gravement blessé ! Il m'a dit d'aller chercher le docteur, près du gros rocher, au nord de l'île. Je suppose que vous êtes ce fameux docteur ?

- Tout juste, mon garçon. C'est si grave que ça ?

- Il pisse le sang !

L'Humadrille leva les yeux au ciel, comme pour chercher une réponse parmi les étoiles.

- Je sais pas si je devrais l'aider, dit-il après quelques secondes. Un humain.

Zoro faillit s'énerver, mais le singe reprit la parole juste avant.

- Bon, ça ira pour cette fois. Je vais voir ce que je peux faire. Mais ne compte pas sur moi pour venir te soigner tout tes bobos, après ça.

- Merci ! S'exclama Zoro, empli de gratitude.

- Au fait, appelle-moi Morinohito, dit le singe.

- Morinohito ?

- Ouais.

Ce nom disait quelque chose à Zoro, mais il ne savait plus où il l'avait vu, auparavant. Morinohito se retourna vers le colosse, qui l'accompagnait, et s'adressa à lui en une série de grognements rauques. Le chef lui répondit brièvement, et s'éclipsa. Une nuée de singes lui emboîta le pas.

- Boral va aller inspecter l'île de fond en comble. Celui qui a fait ça ne doit pas être allé bien loin.

- Boral ? Et comment avez-vous deviné pour Illjoe ?

- Boral Al Ǟm, c'est comme ça qu'on appelle le chef de la tribu. Et pour ce qui est de l'état de Mihawk, ça ne peut pas être toi, tu ne t'en serais pas tiré à si bon compte. Et encore moins la fille-fantôme, d'ailleurs. C'est forcément quelqu'un d'autre, quelqu'un qui pourrait rivaliser de talent avec Mihawk. Allez, trêve de blabla, sinon le moribond sera mort et enterré avant même qu'on n'arrive au château.

Malgré sa vieillesse apparente, Morinohito était encore vif et très agile, il se déplaçait avec aisance, de branche en branche. Il tâcha de ne pas distancer Zoro, car il savait pour son affreux sens de l'orientation. Ça se voyait à sa manière de marcher, le pied presque hésitant à chaque pas.

Quand Perona vit débouler Zoro, suivit d'un singe parlant, elle oublia momentanément la gravité de la situation, et se demanda si elle n'avait pas absorbé de substance douteuse récemment.

- Pas le temps pour les explications, ma cocotte, dit Morinohito, en mimant le geste de la repousser.

Il s'approcha de Mihawk en sautillant, et posa en chemin sa lanterne sur la table. Il se montra très inquiet.

- C'est grave, tout ça ! S'exclama-t-il.

Il ôta le petit sac de cuir, qui pendait à son fundoshi, et le posa sur la chaise la plus proche. Divers accessoires médicinaux s'échappèrent quand le rabat s'ouvrit.

- Il a perdu beaucoup de sang.

Premièrement, il déchira la chemise de Mihawk. Les blessures étaient impressionnantes. Il y avait une large estafilade sur le torse, qui courait de l'aisselle droite au bas du pectoral gauche. Mais le ventre était encore pire. Une horrible ouverture en forme de croix barrait l'abdomen. Un flot sanguin continu s'écoulait de ce magma de chairs rougies.

- Il a pas perdu ses tripes, c'est le principal.

Ensuite, Morinohito inspecta minutieusement chaque centimètre carré de chaque plaie, afin de trouver et d'ôter tout corps étranger. Puis, il tendit un long bras poilu vers sa sacoche, et en tira une petite bougie usée. Il hésita quelques secondes, et la posa sur le torse de son patient, à hauteur du cœur. À l'aide de quelques allumettes, tirées elles aussi de la sacoche, il alluma la mèche.

- Si la bougie s'éteint, c'est fini, dit-il à l'intention des deux spectateurs, qui étaient sidérés.

Perona marcha de côté jusqu'à Zoro.

- Dis ... C'est quoi, ça ? Murmura-t-elle.

- Je sais pas. Mais je pense qu'on peut lui faire confiance.

La jeune femme prit la main du bretteur, et la serra fortement. Sa tête s'appuya contre le bras du jeune homme.

Quand Morinohito eût fini l'inspection, il souleva Mihawk et l'installa sur la table. Il était impressionnant de voir un corps aussi musculeux, complètement désarticulé. De son sac, il tira un pilon, un mortier, et de nombreuses petites boîtes en bois sombre. Chacune d'entre elle contenait un peu de telle herbe médicinale ou de tel principe actif. Il s'écarta, et broya quelques feuilles, qu'il mélangeant ensuite à de l'eau et à une poudre blanche. Il laissa la préparation de côté.

- Va me chercher de l'alcool à quatre-vingt-dix degrés, ordonna-t-il à Zoro. Dans la remise secondaire, la troisième porte à droite après celle qui mène à la cuisine. Juste en face de l'entrée, sur la troisième étagère.

Le bretteur, étonné par une telle connaissance des lieux, s'éloigna lentement.

- Et plus vite que ça ! Vociféra le singe.

- Je serais plus rapide, dit Perona.

Elle se défit de ses chaussons et s'éleva dans les airs. Elle doubla Zoro à toute vitesse, et veilla consciencieusement à adopter un angle ne blessant pas sa pudeur. Le bretteur, désorienté, fit demi-tour.

- Il te faut autre chose ? Demanda-t-il, désœuvré contre leur mur.

- Juste un peu de silence, mon garçon. Ça serait parfait.

Froissé, Zoro se rembrunit. Il quitta son poste, et s'approcha de l’épée noire, dont les fragments reposaient au sol. Celui qui avait pu briser la meilleure lame du monde était sans doute Illjoe, pensa le jeune homme. Et une question se posait : que ferait Mihawk, sans son épée, dont il ne se séparait quasiment jamais ?

Perona revint dans la minute qui suivit, apportant avec elle un gros flacon de verre, empli d'un liquide translucide.

- Bien joué, ma cocotte, dit Morinohito.

Il se saisit du flacon que lui tendait la jeune femme, et en arracha le bouchon de liège d'un coup de dents. Il versa franchement sur la plaie, mais Mihawk n'eut aucune réaction. L'Humadrille posa un gros doigt poilu sur la plaie du torse, et la traversa ainsi en longueur, comme pour en enlever la poussière qui s'y serait logée. Zoro remarqua alors que le Corsaire ne semblait avoir plus aucun réflexe respiratoire : sa poitrine était immobile.

- Il ne resp ... Tenta-t-il de s'exclamer.

- J'ai dit : "silence". Alors tu vas la fermer, et me laisser faire, mon garçon.

Le bretteur voulut s'insurger, mais Perona, qui avait compris, le tempéra en posant une main sur son épaule et en lui jetant un regard ferme. Il la dévisagea, l'air de dire "tu vas pas t'y mettre aussi !".

- Allez attendre ailleurs, vous me perturbez, les jeunes, déclara Morinohito. Je sais ce que je fais, Mihawk va pas me claquer entre les doigts aussi facilement.

Comme Perona et Zoro ne semblaient pas vouloir bouger, il insista :

- Allez, ouste !

Perona s'éloigna en traînant du pied. Elle était très inquiète au sujet du maître de céans, mais préférait aller dormir. Ainsi, elle se sentirait moins angoissée. Mais Zoro, totalement inflexible, ne bougea absolument pas.

- Toi comprendre ce que moi dire ? Demanda Morinohito, raillant le bretteur.

- Quand t'auras compris que je bougerai pas d'ici tant que mon maître - Mihawk - n'ira pas mieux, on pourra dire que ton espèce aura évolué.

L'Humandrille médecin eut un petit sourire en coin, et se recentra sur sa tâche. Zoro, pour sa part, tira une chaise et s'assit dessus, un bras appuyé sur le dossier.

Perona, persuadée que Zoro l'avait suivie, se rendit compte du contraire en s'asseyant sur le lit. Elle voulait vraiment dormir, pour oublier l'inquiétude. Mais, parallèlement, elle brûlait de retourner auprès du bretteur, selon ce que lui dictait son instinct. Après de longues secondes d'hésitations, elle se leva et retourna d'où elle venait.

Zoro, qui luttait de son mieux contre le sommeil qui l'envahissait, entendit un infime bruit de pas, feutré. Perona fit son entrée dans son champ de vision comme une apparition spectrale sortie de la brume nocturne. Elle s'approcha de lui, et sans lui demander, s'assit sur ses genoux. Elle se pencha en arrière, et posa sa tête juste à côté de celle du bretteur. Elle ne broncha pas quand elle sentit les grosses mains de celui-ci venir se poser sur ses hanches. Finalement, elle s'abandonna au sommeil, et Zoro ne tarda pas à l'y rejoindre. Ils dormirent ainsi toute la nuit, quasiment sans bouger.


Les deux jeunes gens se réveillèrent quasiment simultanément. Les rayons du soleil les éclairaient à l'horizontale, par les grandes fenêtres. Il n'y avait pas un nuage qui encombrait le ciel. Perona avait pivoté durant la nuit, et s'était retrouvée assise perpendiculairement par rapport aux jambes de Zoro. Elle avait la tête au creux de l'épaule du bretteur, un bras passé derrière son cou, et celui-ci l'entourait de ses bras, les maints jointes sur les hanches de Perona.

- Bonjour, marmonna-t-elle, voyant que son "porteur" venait lui aussi d'émerger.

Elle allongea le cou pour tenter de lui faire la bise, mais au même moment, Zoro bascula la tête en arrière, ce qui, bien sûr, empêcha Perona d'accomplir son intention. Celle-ci le fit remarquer.

- Hé, laisse-moi t'embrasser.

Zoro, qui pensait qu'il s'agissait d'un baiser sur la bouche, préféra continuer à faire le mort. Lassée, Perona se leva. Mais, à peine avait-elle posé les pieds au sol qu'elle s'immobilisa. Mihawk était assis dans son fauteuil, vêtu d'une large chemise blanche en flanelle. Il buvait un café par petites gorgées, en lisant le journal du matin. Sur la table, il y avait un grand linge blanc, qui à en juger par la forme, devait envelopper les fragments de l'épée noire. Morinohito était allongé sur le flanc à l'autre bout de la pièce. Il semblait dormir, et il se soutenait la tête d'une main.

- Bonjour, dit calmement Mihawk, sans interrompre sa lecture.

- Bon ... Jour ... Bredouilla Perona, très étonnée. Encore moribond la veille au soir, voilà que le corsaire était rétabli, et à peine plus faible que quelqu'un qui vient d'être malade.

- Vous ... Vous allez bien ?

- Plutôt, oui, répondit Mihawk. Je suis content d'avoir un si bon médecin chez moi.

- Tu n'es pas chez toi ici, Dracule, dit Morinohito, qui finalement ne dormait pas.

Il se retourna et se releva. Dans la lumière du matin, il ressemblait plus à un grand orang-outan qu'à un véritable Humandrille.

Zoro abandonna aussi la feinte du sommeil, voyant que tout danger était écarté. Il se leva et s'approcha silencieusement.

- Comment tu fais pour parler ? Demanda-t-il au singe.

- Mon garçon, j'espère que Mihawk t'a enseigné le principe d'évolution de notre espèce. Nous sommes influencés par les humains qui nous entourent. Il y a certes eu une guerre ici, mais ce fut aussi un royaume de paix. Pour ma part, j'ai été recueilli, il y a un siècle, par la famille royale et élevé au château, ici-même. J'ai vite appris à parler comme un humain, et à connaître les ficelles de la médecine. Le savoir de ma race en ce domaine a complété l'enseignement humain.

Le savoir de ta race ? Demanda Zoro (il n'avait pas percuté que Morinohito avait sans doute plus de cent ans).

- À l'origine, les Humandrilles sont de simples grands primates sans queue, avec un usage poussé des plantes médicinales. C'est après que la capacité évolutive qui est la nôtre est apparue, et a fait de nous ce que nous sommes. Sur cette île, nous sommes trois Humandrilles doués de parole et de talents humains. Un forgeron, un navigateur et moi-même, le médecin.

Morinohito s'éloigna, et disparut derrière une porte. Il réapparut brièvement, tenant une banane, et disparut à nouveau, sans même avoir prêté attention aux occupants de la pièce. Il avait quitté le château. Un silence pesant s'installa, troublé uniquement quand Mihawk tournait une page de son journal, ou quand il buvait un peu de café.

- Je vais m'habiller, finit par dire Perona.

Elle s'éloigna en traînant du pied, car au fond, elle aurait aimé que Zoro la suive. Mais le bretteur semblait fermement décidé à s'entretenir avec son maître.

- L'épée noire est brisée, dit le bretteur. Vous croyez que y'a un moyen de la reforger ?

- Eissen est forgeron.

- Eissen ?

- L'Humandrille-forgeron dont a parlé Morinohito.

- Hmmm ... En tout cas, c'est vraiment étrange, ces singes parlants.

- Tu verras beaucoup plus surprenant, avant même d'arriver à la première île du Nouveau Monde.

- Peut-être. Racontez-moi. C'est Illjoe qui vous a fait ça, nan ? Qu'est-ce qu'il est devenu ?

- Oui, c'est Illjoe. Il m'a eu en traître. Et il a encore réussi à m'échapper. Mais vu que je l'ai moi aussi blessé, je ne pense pas qu'il se risque à revenir à la charge avant quelques mois. Ce qui va nous laisser le temps de parfaire ton entraînement.

Les deux escrimeurs discutèrent encore quelques minutes, jusqu'à ce que Zoro n'éprouve le besoin de soulager sa vessie. Il se rendit aux toilettes, et une fois la vidange achevée, s’offrit un petit détour par la chambre, le temps de changer de vêtements. Il croyait dur comme fer que Perona hantait la salle de bains, ce qui n'était pas le cas. Et il se félicita d'avoir fait ce détour. Perona était dans la chambre. Elle était au pied du lit, et enfilait une culotte, qui semblait noire. Et, à part ce bout de tissu sombre hissé le long des jambes, la jeune femme était nue. Fort heureusement, elle tournait le dos à Zoro. Celui-ci, béat, profita quelques secondes du spectacle. Les épaules fines, la courbure des hanches, le galbe des fesses ... Jusqu'à ce qu'un objet contondant non identifié ne vienne l'heurter violemment, entre les deux yeux.

- Pervers ! Obsédé ! Hors de ma vue ! Tempêtait la jeune femme, en quête de nouveaux projectiles, et qui avait momentanément oublié qu'elle ne portait qu'une culotte.

Zoro était étendu dans le couloir, sur le dos, les bras en croix. L'impact du manche de la brosse était douloureux, mais il ne regrettait absolument pas le sacrifice. La porte se referma avec force, ce qui lui endolorit le gros orteil gauche, resté dans l'encadrement. Meurtri de toutes parts, sauf du cœur et des yeux, il se releva.

- Désolé, pas fait exprès, lâcha-t-il en s'éloignant.

- Ouais, ouais, c'est ça, rétorqua Perona.

Se sentant un courage nouveau, Zoro retourna à la porte. Il l'entrouvrit, y glissa le visage et ajouta :

- T'es drôlement bo ... Jolie.

À l'instant précis, la jeune femme agrafait son soutien-gorge. Elle se saisit du plus proche objet à projeter, en l'occurrence, son lisseur, mais son réflexe fut trop lent. Zoro avait déjà disparu, emportant avec lui un sentiment qui cuisait à Perona, quelque chose entre de l'amour et de la reconnaissance.

"Jolie ... Jolie ... Jolie ... Je suis jolie ..."

Ce simple mot avait sur elle un effet bien différent que sur une jeune femme du même âge. Toute rouge, elle se laissa tomber sur le lit, et lâcha un long soupir. Elle aurait donné beaucoup pour sentir, à l'instant même, les mains de Zoro passer outre la limite de ses sous-vêtements et la faire se cabrer de frissons. Elle visualisait très bien la peau rugueuse et sèche au contact de sa peau douce. Elle se plaisait à imaginer la scène et les multiples débouchés. Elle faillit même rappeler Zoro, mais s'en abstint à la dernière seconde.

Perona revint à la clarté plusieurs minutes après, et son alter ego positif la fustigeait.

"Comment peux-tu imaginer des choses aussi ... Aussi malsaines !"

Ce à quoi Négatif répondit :

"C'était rien que des caresses, et en plus, qui ont même pas eu lieu."

"Des caresses ! Ha ! C'était un acte de ... De fornication, ni plus, ni moins !"

"Fais pas chier, c'est pareil. Et puis, les galipettes, c'est pas interdit, si ?"

"..."

Positif s'avoua vaincu, et Perona put enfin recommencer à penser pour elle seule. Il y a quelques mois, elle se serait pendue, ou défenestrée (ce qui est bien sûr exagéré), selon les disponibilités, par honte d'avoir eu de telles pensées au sujet de Zoro et elle. Mais, actuellement, cela ne faisait que renforcer son envie de voir cette vision se concrétiser. Elle finit de s'habiller, et quitta la chambre. Au moment de franchir la porte, une douloureuse réminiscence du passé fit surface, qui la fit presque tituber. Elle vit le sol s'inverser avec le plafond.

Commentaire de l'auteur Et voilà, j'ai encore réussi à compliquer un peu la situation, en introduisant des singes parlants ... De plus, l'arc du passé de Perona commence dès le chapitre suivant, et vous allez devoir attendre avant de savoir ce qu'il va se dérouler dans le présent ! *rire démoniaque* Le "Ǟ" dans le nom du chef des singes est là juste pour faire genre, ne vous arrachez pas la langue à le prononcer (en fait ça se dit comme "fat" en anglais). Voilà pour aujourd'hui. Maintenant, il est temps de faire une petite annonce. Vous avez peut-être lu sur mon Twitter qu'aujourd'hui, il y aurait des informations sur une prochaine fic. Eh bien, j'ai menti. Il y a deux fictions. Je n'ai pas encore choisi laquelle paraîtrait en premier, vu que je n'ai pas fini le chapitre 1, pour les deux. Elles parleront vaguement du même sujet, mais dans des contextes différents d'un extrême à l'autre (je ne vous dirais qu'une seule chose : cela concerne un couple rare). Ne vous inquiétez pas, Memento Mori progresse (presque) toujours au même rythme :P Allez, merci encore une fois d'avoir lu, et à la semaine prochaine !
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