Ne pas suivre ce lien !

Fanfic Fr

Publiez et gérez vos fanfics en ligne

 Créer un compte | S'identifier.

Sommaire

Version mobile



Accueil


FANFICTIONS


Lecture


Entre Vous


Édition


Internet & Liens



Derniers Blogs Modifiés


Derniers liens


Appels à Textes

Consulter tous les AT
  • Journalistes du futur et d'ailleurs
    Arkuiris
    Nb de signes : < 50 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - science-fiction
    Délai de soumission : 04/11/2018
  • Revenir de l'avenir
    Éditions Le Grimoire
    Nb de signes : 20 000 - 40 000 sec
    Genre : fantasy - fantastique - science-fiction - horreur - dystopie - humour - steampunk - space opera - uchronie - dark fantasy - fiction
    Délai de soumission : 31/10/2018
  • La Paix
    Mouvement de la Paix du Rhône
    Nb de signes : < 10 000 sec
    Genre : fantastique - science-fiction - policier - humour - imaginaire
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Rindaya
    Boz'Dodor
    Nb de signes : < 12 600 sec
    Genre : fantastique
    Délai de soumission : 07/08/2018
  • #exclusif
    J'ai lu
    Nb de signes : 250 000 - 350 000 sec
    Genre : romance contemporaine
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Sur un malentendu…
    J'ai lu
    Nb de signes : 50 000 - 70 000 sec
    Genre : comédie romantique
    Délai de soumission : 30/06/2018
  • Dystopie
    H2 Fanzine
    Nb de signes : < 9 000 sec
    Genre : science-fiction - jeunesse
    Délai de soumission : 10/08/2018
  • Cthulhu
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : horreur
    Délai de soumission : 31/10/2018
  • Femmes de l'étrange
    Revue Horrifique
    Nb de signes : > 18 000 sec
    Genre : fantastique - horreur
    Délai de soumission : 30/09/2018
  • Prix Saint-Nicolas du Conte de Noël
    Éditions Ex Æquo
    Nb de signes : 18 000 - 25 000 sec
    Genre : conte - noël - tout public
    Délai de soumission : 15/09/2018

Studio Infinite


Publicité


Publicité

Votre campagne ici

Articles

(Consulter tous les articles)

Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 784 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 417 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 610 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 843 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


Lire la suite...
Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 848 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


Lire la suite...
Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1184 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


Lire la suite...

Accueil des Fanfics Liste par Auteurs/Date Recherche Coup de cœur Hasard...

Animes-Mangas

 > 

One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29176
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>
  Commenter ce chapitre 

There and ...

[3040 mots]
Publié le: 2013-05-10Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voilà le dix-huitième chapitre ! Comme je fais le pont, je vous le donne à lire un peu plus tôt que d'habitude. Bonne lecture !

Il y avait presque quarante-cinq minutes que Perona s'était isolée dans la salle de bains, et Zoro commençait à s'impatienter quant à son tour.

- Perona ! J'aimerais bien me raser, moi ! S'exclama-t-il, à bout de patience.

- Eh bien, entre, j'ai quasiment fini, répondit la voix étouffée de l'occupante.

Le bretteur, n'ayant absolument pas flairé le genre de situations embarassantes que cela aurait pu engendrer, se leva et prit une serviette dans son sac. Il poussa la porte dans un grand geste et entra. Un glougloutement lui indiquait que de l'eau coulait. Le rideau de la baignoire était tiré et, par ombre chinoises, il voyait Perona se doucher. Ça n'était pas comme la fois où il l'avait épiée au travers du rideau du lit. Là, il savait ce qu'elle faisait (il savait aussi qu'elle était nue). Et, pour couronner le tout, il y avait, sur le sac d'affaires de Perona, sa nuisette, et surtout, la culotte qu'elle avait portée en-dessous. Ça y est. Il avait progressé d'une ligne de bancs dans la cathédrale qu'était la personnalité de Perona. Et l'autel ne semblait plus si loin (en apparence, toutefois). Zoro se colla dos au mur, comme pour augmenter la distance entre lui et un zombie assoiffé de cervelle fraîche. Il ne parvenait pas à bouger ses yeux, qui restaient braqués sur le sous-vêtement, qu'il détaillait encore et encore à loisir.

C'était rouge et comme en dentelle, par endroits. Ça avait des petites franges sur les bords, et ça semblait très délicat. C'était la petite culotte que Zoro fixait sans se détourner. Le simple fait d'imaginer le résultat sur Perona réveillait chez le bretteur la douloureuse raideur du matin.

- Je suis toute nue, alors essaye pas de mater, pigé ? S'exclama agressivement la jeune femme.

Cet avertissement tira Zoro de ses pensées lubriques. Pour ne pas laisser le doute s'instiller chez Perona, il essaya de répliquer sèchement et durement, du tac-au-tac.

- Nan, t'es sérieuse ? Je croyais que tu te lavais en combinaison de paintball.

La jeune femme fit le silence, puis dit :

- De toutes façons, j'ai un fantôme qui te surveille, alors essaye pas de me voler des sous-vêtements, pervers !

Zoro avisa le fantôme souriant qui dépassait du mur contre lequel était posé le sac.

- Où et quand est-ce que t'as vu que je suis un pervers, hein ?

- Le bouquin que tu lisais hier, c'était pour les recettes de cuisine, c'est ça ?

Le bretteur avait longuement réfléchi à cette question, après avoir été surpris, et il s'était justifié pensant qu'il ne voulait pas commencer sans aucun savoir, et aussi qu'il ne tenait pas à décevoir Perona pour leur première fois. Il avait déjà vaguement frotté quelques fois, avec Nami, mais ça s'arrêtait là, et il ne savait absolument pas comment, sinon par bribes, remplir son contrat pour l'union.

Mais, outre le fait qu'il ne comptait pas révéler à quiconque d'autre que sa conscience ces quelques montées de chaleur avec la navigatrice, il ne comptait pas non plus se justifier à Perona suivant ce qu'il avait pensé.

"C'est comme si je portais un tee-shirt avec écrit « je suis puceau » dessus" Songea Zoro.

- Je ... Je me cultivais, voilà, madame ! S'exclama-t-il, à court d'idées.

- C'est ça, oui, marmonna Perona, d'une voix sceptique.

Voilà qui était fait. Elle avait suffisamment cuisiné, titillé et asticoté Zoro pour la journée. Ou plutôt, pour la matinée. Le soir, quand ils seraient au château (si tout se déroulait bien jusque là), elle comptait bien en remettre une couche avec sa nuisette. Il fallait faire bouger Zoro ! Sinon, ils en resteraient aux baisers timides et aux caresses froides toute leur vie. Et puis, cela l'amusait un peu, aussi.

Zoro, torturé par la pensée de Perona nue à quelque centimètre, et de la présence de ses sous-vêtements derrière elle, hésita à se raser. Sa lame de barbier était aussi coupante qu'un masamune, et une main tremblante trancherait aisément une gorge, avec ce genre d'instrument. Mais en se regardant de plus près dans le miroir, il y vit d'épaisses et disgracieuses plaques de poils sombres sur ses mâchoires.

"On dirait un cerf en velours !" Songea-t-il.

Il ôta le tee-shirt, prépara sa bombe de mousse à raser, et l'appliqua. Un silence s'installa, que seul brisait le bruit de l'eau coulant.

Après quelques secondes, Perona, curieuse de savoir, arrêta de se savonner. Elle s'avança vers le rebord de la baignoire, et se pencha jusqu'à toucher le rideau. Elle le tira de quelques centimètres et profita de cet interstice pour regarder, après s'être assurée plusieurs fois qu'on ne pouvait pas la voir, ou du moins, uniquement son visage. Zoro était torse nu, et se rasait lentement, guidant la lame avec sa main libre. Il avait plein de petites écorchures sanguinolentes sur les joues et le menton. Perona laissa échapper un petit cri terrifié, qu'elle étouffa de ses mains. Un peu trop tard, car Zoro se retourna vivement vers elle (se faisant une nouvelle coupure, à l'occasion).

- Hé, tu me dis de pas mater, mais derrière, t'en profites pour te rincer l'oeil ! Dit Zoro en se massant la joue, mécontent.

- Mais je ... Je ... Dit Perona, en reculant dans la cabine.

Une idée vint au bretteur, et il se félicita d'y avoir pensé.

- Bah, si tu veux qu'on n'en parle plus, laisse-moi voir un peu, et ça sera réglé ...

- Non mais t'es malade ! Qu'est-ce que tu crois, que je suis une fille facile ?

- Hé, on se calme, je disais ça pour déconner, dit Zoro, reprenant son activité de rasage.

- J'espère bien, répondit Perona méfiante, guettant l'ennemi de derrière le rideau.

Involontairement, elle replia un bras sur sa poitrine, et frémit en pensant que Zoro pourrait aimer la voir se découvrir.

Elle attendit un quart d'heure après la sortie du bretteur, pour quitter le refuge de la douche. Elle s'habilla et sortit. Zoro était penché sur son sac, et il revérifiait pour la cinquième fois depuis le réveil que tout était bien à sa place dans le bagage.

- Ah, enfin ! S'exclama-t-il, en se retournant vers Perona.

Celle-ci ne répondit pas, et vint s'assoir sur le lit, près du bretteur. Elle tira une brosse de son sac et ordonna ses cheveux. C'est alors qu'en fouillant, les doigts de Zoro rencontrèrent un petit paquet de papier. Il le tira et se rappela que c'était ce qu'il avait acheté pour Perona. Ne voyant pas de meilleure occasion, il sorti l'emballage et le tendit à la jeune femme sans rien dire, hésitant à la fixer dans les yeux.

- C'est ... Pour moi ? Demanda-t-elle, après avoir compris qu'il s'agissait d'un présent.

- Non, c'est pour la table, railla Zoro.

Sans tenir compte de la remarque, Perona prit doucement le paquet et l'ouvrit, fébrile. À l'intérieur, il y avait une réplique fidèle de Kumacy. Folle de joie, Perona le prit en main et l'examina sous toutes les coutures. Il y avait même la fermeture Éclair dans le dos de l'ourson. Perona ouvrit la bouche pour balbutier quelque remerciement, mais cela s'étouffa dans sa gorge.

- Ça te plaît ? Demanda Zoro.

Pour toute réponse, Perona lui sauta au cou.

- Beaucoup ... Dit-elle enfin.

Elle se releva, alors que le bretteur lui tendait une petite sangle en velours noir.

- Tiens, c'est la bandoulière. En fait, c'est un sac à main, ça te changera de ta pochette en cuir.

- Tu l'as eu où ? S'enquit Perona, en équipant le sac de la sangle.

- Je l'ai fait faire chez un couturier. Bon, je te cache pas que j'ai dû faire un ... Sourire sympa pour qu'il me le fasse en une semaine.

Elle regarda Zoro avec de grands yeux brillants. Décidément, ce type était vraiment exceptionnel.


Ils débarquèrent vers onze heures trente, sans plus de problème qu'à l'aller, grâce à leurs capuchons. Mihawk les attendait sur le port, près de son cercueil flottant.

- Clansey n'est pas là ? Demanda Zoro, qui n'aurait pas refusé un petit combat à mort contre l'usurpateur.

- Non, il est retourné au G-1. J'ai eu du mal à le faire venir une semaine.

- Ah, bon ...

- Je sais que tu meurs d'envie de l'affronter mais, crois-moi, tu n'as pas encore le niveau.

Cette affirmation outra Zoro.

- C'est ce qu'on verra ! S'exclama-t-il, avec de grands gestes de bras.

Il s'arrêta de gesticuler, et s'effondra.

- Même un rat vaut mieux que moi ...

Trois negative hollows l'avaient traversé en même temps (vu qu'un seul ne semblait plus l'affecter). Perona se demandait d'ailleurs pourquoi un simple fantôme ne suffisait plus. Elle avait sa petite idée sur la question.

- Bref, relève-toi, ou tu n'es pas digne d'être mon disciple, déclara Mihawk. On va partir d'ici quelques minutes, et on devrait arriver au château pour la soupe.

Il descendit sur le quai et inspecta le noeud d'amarre de son embarcation.

- Alors, ça vous a plu ? Demanda-t-il, soucieux de savoir si son initiative avait porté ses fruits, et s'il faudrait reconduire l'opération l'an prochain.

Perona et Zoro échangèrent un regard mi-complice, mi-surpris. La jeune femme prit la parole la première.

- Et comment ! Je n'ai pas vu le temps passer.

- Moi non plus, renchérit Zoro, qui ne savait pas quoi dire pour rester crédible.

- Tant mieux, alors.

Ils quittèrent l'île peu après. Le trajet fut si ennuyant que même en faisant la sieste, il ne parvenait à oublier cette sensation d'ennui. Perona, elle, ressassait sans fin les souvenirs heureux de la semaine qui venait de s'écouler. Et elle avait hâte de finir son travail.


Illjoe poussa le battant et ouvrit les portes du château.

- Allez, les gars. Fouillez-moi ça, et trouvez où sont les sabres.

Une nuée de pirates se répandit dans les veines de la bâtisse.


Il était presque dix-neuf heures quand Mihawk et ses locataires posèrent pied à terre. Zoro mourait de faim, et Perona ne pensait qu'à retrouver son lit. Le corsaire, quant à lui, était un peu plus inquiet. Il y avait quelque chose d'anormal, dans l'air. Une présence en trop.

- Je pars devant ! S'exclama Perona, emportée par la pensée de revoir enfin son lit.

Elle affermit sa prise sur la poignée de ses valises, et fendit les airs vers le château.

- Att ... Commença Mihawk, voulant la retenir.

Elle était déjà loin.

- J'aime pas ça, marmonna le corsaire. Zoro, suis-la. Il se passe des choses étranges, ici.

- Comment ça, étranges ? C'est un soir ordinaire !

- Oh non, ça n'est pas un soir ordinaire. Je l'entends d'ici.

- Vous entendez qui ?

- Ne discute pas, et cours après elle.

- Ouais, ouais ...

Zoro s'éloigna, et allongea la foulée sur les traces de Perona. Il la vit pendant quelques dizaines de secondes. Cinq cent mètres devant lui, une petite tâche virevoltait joyeusement entre les arbres épais. Puis, elle disparut au gré d'un virage. Et, quelques minutes plus tard, il y eut un cri aigu, déchirant. C'était sans aucun doute la voix de Perona. Affolé, Zoro courut le sprint le plus rapide de sa vie jusqu'au château. Sa cicatrice à l'oeil le démangea alors qu'il montait les marches menant à la grande porte de chêne. Il entra en trombe. En effet, ça n'était pas un soir normal. L'ambiance dans le bâtiment était à la fois calme et énervée. Par moment, c'était le silence absolu, d'autres fois, un bruissement incessant montait des recoins sombres. Mort d'inquiétude, il se lança à la recherche de Perona. La première pièce qu'il visita fut le grand salon. Et il fit mouche : elle s'y trouvait bien. Mais le comité d'accueil était bien évidemment là, lui aussi. Tous les meubles avaient été poussés contre les murs, l'immense tapis rouge qui courait d'un bout à l'autre n'avait pas bougé. Au fond de la pièce, près de la porte menant aux chambres, il y avait le grand fauteuil de Mihawk, rehaussé de livres. Et, allongé comme un pacha en travers de ce fauteuil, il y avait Illjoe. La tête renversée par-dessous un accoudoir, il mangeait des tranches d'ananas confit. Il les aspirait d'un coup, après avoir mordu une fois dedans. Il semblait avoir maigri, à voir ses traits tirés. Il avait troqué son ensemble bouffant bariolé contre d'autres habits du même genre, mais d'un blanc lumineux. Core était debout à côté de lui, un bras en écharpe, tout de noir vêtu. Le reste de l'équipage grouillait autour.

- Content de te revoir, dit-il.

Perona était effondrée sur le flanc juste devant le capitaine, au beau milieu du tapis. Un filet de sang coulait de son oreille droite, et des menottes (sans doute en granit marin) lui tenaient les mains dans le dos.

- Oh, elle est juste évanouie, reprit Illjoe, après une nouvelle tranche d'ananas. Rien de grave. Enfin, j'espère.

- C'est TOI qui lui a fait ça ? Demanda Zoro, hors de lui.

Il s'avança, le pas vif, et fit luir l'acier de ses sabres. Il se défit de l'écharpe qui lui tenait le bras.

- Moi ? Non, voyons.

Core brandit sa matraque, de sa main valide. Zoro comprit pourquoi Perona saignait d'une oreille.

- Je te propose un petit jeu, dit Illjoe. Je sais que tu as très envie de la demoiselle, mais c'est mon otage. C'est simple. Devine son nom en entier, et je te la rend.

Le nom complet de Perona ? Zoro n'en savait absolument rien, sinon qu'il commençait apparemment par un S.

La jeune femme tressaillit, comme si elle avait deviné le sujet de la question.

Zoro avait honte, et baissa inconsciemment les yeux. Il ne voulait pas s'essayer à spéculer sur la réponse.

- Je sais pas. Nan, je sais pas son nom.

Il se reprit, et jeta un regard de défi à Illjoe. Celui-ci se redressa et laissa filtrer un petit rire.

- Tiens donc ! Tu sais même pas son nom.

- Et alors ? Je l'aime, ça me suffit largement ! S'exclama Zoro.

Il fit un pas en avant, sabres au clair.

- Je te déconseille de jouer à ça avec moi, mon grand. Okay ?

- Tu m'as énervé, il va falloir que je me calme.

- Retenez-le, les gars, ordonna Illjoe. On fait ce qu'on a dit.

Il descendit de son trône, et souleva Perona. Il la prit sous son bras, et sauta par la fenêtre la plus proche. Zoro eut une exclamation surprise, car il y avait au moins quinze mètres de chute avant le sol. Core suivit son capitaine, et les autres pirates descendirent de leurs perchoirs. Il s'approchèrent en cercle de Zoro, comme une meute de loups affamés qui encercleraient un jeune bélier épuisé.

- C'est pas votre jour de chance, les gars, dit le bretteur.

- C'est à nous de te dire ça, plutôt, rétorqua le plus grand des pirates, une armoire à glace deux fois plus grande que ses congénères.

Les plus hardis se jetèrent sur Zoro.

- Demon Slash !

La plupart s'écrasèrent contre les murs, d'autres roulèrent au sol. Mais aucun ne tenait encore debout. Heureusement, ce bref combat avait eu lieu dans une pièce large et haute de plafond, sinon les dégâts matériels auraient été plus important.

Zoro regarda autour de lui. Il vit la fenêtre brisée, et sans réfléchir, se jeta dans le vide. Il roula lourdement au sol et se rétablit. Mais il n'avait pas la moindre idée de la direction dans laquelle étaient allés Perona et ses ravisseurs. Alors, il se souvint d'une leçon que Mihawk avait tenté de lui inculquer, quelques mois plus tôt. Il ferma les yeux, et revit en accéléré l'essentiel de la pratique. Il se concentra un peu.

"Pour commencer, ferme les yeux, et vide ton esprit. Tu les entendras. Les voix."

La voix de Mihawk, calme et claire, résonna dans son esprit, souvenir d'un ancien entraînement.

Un chuchotement, un murmure, un bruissement, un soupir, un chuintement, ou quelque autre bruit faible de ce genre. Puis une voix, très faible, comme ayant traversé un mur insonorisé. C'était la voix de Perona. Il l'aurait reconnue entre mille. Les murmures étaient incompréhensibles à Zoro. Comme une antenne radar, il pivota quelques fois sur lui-même. La voix était infinitésimalement plus forte quand il regardait vers le sud ... À moins que ce ne fût l'ouest ?

"Aucune différence, je sais sa direction, c'est surtout ça." Pensa Zoro.

Il s'élança, tout en se promettant d'arriver un jour à une parfaite maîtrise du Fluide d'Observation. En conjecturant à partir de la forme des arbres, qu'il commençait à repérer (il était ici depuis plusieurs mois !), il commença à se faire une idée sur la destination d'Illjoe.


- Il nous a entendus, dit celui-ci, se retournant pour humer l'air.

Il resserra sa prise autour de Perona, et continua sa marche pour rejoindre Core, arrêter quelques mètres plus loin.


Perona était plongée dans un profond sommeil. Le coup de Core ne l'avait pas fait s'évanouir, mais elle aurait préféré qu'il en fût ainsi. Car elle revoyait en rêve, ou plutôt en cauchemar, son enfance, des souvenirs qui remontaient à une quinzaine d'années, quand elle était encore une fillette "normale". Et un nom résonnait sans cesse à ses oreilles, comme la sentence de peine capitale prononcée par un juge véreux. Ce nom, c'était le sien. Et ces gens qui l'entouraient dans le rêve, c'était sa famille.

Commentaire de l'auteur Je vous l'avait bien dit, qu'Illjoe n'était pas mort ! D'ailleurs, le mini-arc actuel (que j'ai déjà terminé, il fait 2 chapitres en plus de celui-là) va en appeler un autre, beaucoup plus long, et que je mettrais en place en temps voulu : le passé de Mihawk ! Vous avez sans doute dû vous dire quelque chose comme "WHAT DA FCK" en découvrant que Mihawk avait une fils, mais les révélations de ce genre ne sont pas encore terminées, et c'est pour ça que j'ai décidé de parler des aventures du meilleur escrimeur au monde (d'autant plus que ça va me permettre de finir sa décrédibilisation, et aussi expliquer plus en détail pourquoi il fait tout ça pour Zoro et Perona). Actuellement, j'ai commencé le passé de Perona, qui s'articulera en deux temps. Attendez-vous à du lourd ! Ah, aussi, le titre de ce chapitre sera complété par celui du chapitre 19. Et le chapitre 19 s'articule en deux parties, ce qui signifie que la semaine prochaine ... Vous aurez 2 chapitres (bon, la 2e partie fait ~1500 mots) ! Mais cela risque d'être encombrant à long terme, car mon avance se réduit peu à peu :'( Bref, trêve de blabla, merci d'avoir lu jusqu'ici, bon week-end de l’Ascension, et à la semaine prochaine !
  Commenter ce chapitre 
<< ( Préc ) ( Suiv ) >>



© Fanfic Fr 2003 - 2018 / Mentions légales