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Amateurs de KPOP, cette nouvelle devrait vous plaire !
 par   - 753 lectures  - 2 commentaires [16 juin 2018 à 18:29:29]

Sur mashable FR une nouvelle a retenu mon attention :
L’anglais ne sera bientôt plus la langue universelle de la pop music

Il semblerait que le coréen devienne l'une des langues les plus écoutées au États-Unis avec l'espagnol.

 

Google et les données...
 par   - 348 lectures  - Aucun commentaire

Depuis quelques mois j'ai supprimé Google Analytics du site. J'y perds en analyse, mais gangne en vitesse et c'est un suivi de moins par Google.
Dès que Google a fourni un outil pour se conformer au RGPD j'y ai désactivé le suivi pour la personnalisation des pubs.

Ça signifie, par exemple, que vous ne devriez plus voir de pub correspondant à ce que vous regarder sur d'autres sites.

Le plagiat des livres, parlons-en
 par   - 545 lectures  - Aucun commentaire

Le plagiat des livres, parlons-en. Suite aux nombreuses affaires de plagiat dans lesquelles nous sommes intervenus avec Manon, je me suis dit qu’il serait important de vous en informer. Ce sujet touche autant les écrivains en herbes que les auteurs confirmés. Hélas, de nombreuses personnes ignorent les enjeux du plagiat. Dorénavant, vous serez informés. J’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter que le plagiat continue à se répandre dans le futur.

Qu’est-ce que le plagiat ?

Tout d’abord, le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial. Elle consiste à recopier ou à s’accaparer une oeuvre sans le consentement sur papier de l’auteur, ou de l’éditeur s’il y a, avec sa signature à l’appui. Un simple mail ne suffit pas. De plus, prévenir que l’oeuvre n’est pas la nôtre, car nous avons copié-collé le livre d’untel, c’est tout bonnement avouer un délit.

En d’autres mots, plagier, c’est copier/coller une oeuvre en modifiant ou non l’oeuvre originale (nom, sexe, univers…). Plagier, c’est aussi reprendre entièrement un scénario. De même que plagier, c’est traduire une oeuvre sans l’autorisation signée de son auteur original. En agissant ainsi, le plagieur contribue, inconsciemment ou non, à une faute juridique grave : un non-respect des droits patrimoniaux et moraux de l'auteur original. De ce fait, au risque de le répéter, le plagiat est considéré comme un délit. En s’y adonnant, le plagieur risque :

Selon le Code pénal :

L'article L122-4 du Code de la propriété intellectuelle prévoit que « Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la transformation, l'arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque. »

Le plagieur risque :

○ 2 ans d'emprisonnement
○ 150 000 € d'amende pour dommage et intérêt
○ Peine civile voire même pénale si l'auteur qui en est victime a un bon avocat

De plus, les auteurs connus comme Gilles Legardinier ou Guillaume Musso, ont une certaine notoriété et emprise sur le marché du livre. Lorsqu’ils en publient un, les gens vont se ruer dessus. Ils connaissent leurs styles d’écriture et savent qu’ils ne seront pas déçus. Par conséquent, leurs oeuvres seront bien vendues. Si l’éditeur apprend que leurs écrits sont mis gratuitement à disposition sur un site, il ne va certainement pas apprécier. De ce fait, il peut attaquer le plagieur en justice. En raison d’un bon avocat, le verdict sera bien plus important que 150 000 € d’amende ou 2 ans d’emprisonnement.

Ce qu’il faut savoir sur les auteurs et le plagiat

L’auteur, connu ou non, choisi tout lorsqu’il écrit son histoire. Cela passe du nom des personnages, aux caractères et caratéristiques physiques en passant par les lieux, les nationalités, etc. Il passe du temps à mettre en place son scénario, à choisir ses mots, à écrire ses phrases. En somme, faire en sorte que ce soit cohérent. Cette phase d’invention et d'écriture peut aussi bien être courte que durer des années.

Imaginez seulement sa réaction lorsqu’il apprendra qu’un de ses lecteurs a tout bonnement repris l’histoire, pire, l’a déchiquetée en un temps record juste pour la reprendre, par exemple, avec son pairing favori. Ou juste simplement la faire partager à des lecteurs. Comparez trois ans de dur labeur et de stress à… cette misère.

De plus, si le livre a été traduit, copier/coller le travail du traducteur, c’est aussi le voler. Le plagier. Pour rappel, le travail d’un traducteur c’est de de comprendre le sens qu'a voulu donné l'écrivain à sa phrase et la retransmettre au mieux dans sa langue à lui, garder la cohérence. Ça prend du temps.

Par contre, nous ne pouvons rien faire lorsqu’une oeuvre, comme par exemple, Alice aux pays des merveilles, se trouve sur un site gratuit. Ou toute autre oeuvre ancienne. L’histoire devient un bien public 70 ans après la mort de l’auteur.

En résumé

Généralement, lorsque nous souhaitons partager une oeuvre que nous avons appréciée, le plus simple est d’en parler, par exemple, à la fin d’un chapitre. Vouloir la partager en la copiant-collant, non. Même si l’auteur ne répond pas au message. Je dis ça, parce qu’une personne m’a répondu ainsi. De plus, lorsque nous citons un auteur, nous devons le mettre avec les guillemets et la référence bibliographique. Cela se rapporte à des bouts de lignes, et non à un livre entier.

Pour rappel, Wattpad et Fanfic-fr avaient lancé leur site pour que les auteurs fassent connaître leur oeuvre. Et non celle d’un autre.

Maintenant que vous le savez, j’espère que vous ferez le nécessaire afin d’éviter cela. Prévenez-moi en cas de doute. J’interviendrai pour en informer le plagieur. S’il ne souhaite pas supprimer l’histoire plagiée (oui, il y a des gens têtus et immatures), j’inviterai les administrateurs à s’en occuper.

Au nom du respect, je vous en prie.

STOP AU PLAGIAT
(#contreleplagiat)

Petites informations supplémentaires :

○ Sachez que si le plagieur écrivait ses propres fictions, je ne l’empêche absolument pas de les continuer. Au contraire. Mais, il doit supprimer l’oeuvre plagiée.

○ De plus, je n’ai rien contre les personnes imaginant d’autres personnages lorsqu’elle lise un livre, avec par exemple, leur pairing favori. Néanmoins, elles n’ont pas le droit de reproduire leur envie, à moins de s’inspirer de l’oeuvre pour écrire leur fanfiction.

Le Discord de la Ligue des Chroniqueurs vous ouvre joyeusement ses portes !
 par   - 783 lectures  - 1 commentaire [21 mai 2018 à 22:43:44]

Bonjour à toutes et à tous !

Je suis Etsukazu, un humble auteur de fanfictions du fandom Naruto, et je viens vous annoncer que le groupe Discord de la Ligue des Chroniqueurs, formé il y a quelques mois, s’ouvre officiellement à la communauté de Fanfic-Fr.

Envie de discuter avec les auteurs de vos fandoms favoris ? Ce groupe est fait pour vous.

Naturellement, vous vous demandez aussitôt tous ce qu’est un groupe Discord (Non ? Mince alors !), mais surtout, qu’est-ce que la Ligue des Chroniqueurs ? Laissez-moi donc vous répondre dans l’ordre.

Discord est une plateforme de discussion instantanée dont l’interface permet des discussions écrites élaborées aussi bien que des discussions vocales. Cette application est très utilisée par les communautés de joueurs de jeux vidéo, quels que soient leurs genres, et elle a été conçue principalement pour eux – en premier lieu – toutefois, son utilité ne se cantonne pas à eux. Effectivement, elle est utilisée par beaucoup de monde, et il se trouve que la Ligue des Chroniqueurs l’utilise également.

La Ligue des Chroniqueurs, quant à elle, est une petite communauté – de 160 membres actuellement – qui regroupe de nombreux auteurs publiant sur Fanfic-Fr comme sur fanfiction.net, ainsi que les lecteurs qui souhaitent venir s’exprimer et échanger autour de notre passion commune qu’est la fanfiction.


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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 838 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 1128 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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Animes-Mangas

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One Piece

Memento Mori
[Histoire En hiatus]
Auteur: Linksys Vue: 29136
[Publiée le: 2013-01-11]    [Mise à Jour: 2015-04-08]
R  Signaler Romance/Amitié/Lime/Lemon Commentaires : 55
Description:
[Souviens-toi que tu vas mourir.]

Zoro et Perona. Deux ans de cohabitation sur une île pas très grande. Mais qu'a-t-il bien pu se passer ? En voilà le récit !

NEWS 08/04 : Vous n'y croyiez plus ? Eh bien, voici venir le chapitre 57 ! Banzai !

♦ AVANCEMENT :
Chap. 58 : 10%
Crédits:
Tout l'univers décrit et les personnages présents sont la propriété de Eiichiro Oda, sauf quelques personnages et lieux inventés par mes soins.
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Convalescence

[6798 mots]
Publié le: 2013-04-26Format imprimable  
Taille du Texte: (+) : (-)
Commentaire de l'auteur Voici donc le seizième chapitre, à ce jour, le plus gros de l'histoire. Il est aussi capital pour la suite, vu que l'arc des vacances est quasiment terminé (plus de détails en commentaire de fin). Bref, bonne lecture !

- Et lux fuit ! S'exclama-t-il, brandissant derrière lui son arme.

Il fondit sur Illjoe, qui, totalement pris au dépourvu, ne réagit pas.

- Hors de ma vue, vermine, déclara implacablement le corsaire.

Il balaya littéralement son adversaire, l'écrasant dans un mur. Zoro n'en était pas moins toujours enragé, et il se jetait sur Illjoe pris dans les gravats, quand Clansey lui asséna sur la nuque un puissant coup du tranchant d'Haruyama. Le bretteur s'écroula au sol, proprement assommé. L'air redevint limpide autour de lui.

- C'était pas prévu, ça, marmonna Illjoe en se redressant lentement. Core ! Amène-toi !

Mais le second était plutôt mal en point, et ne semblait pas pouvoir se lever dans l'immédiat. Son bras saignait fortement.

- Tss ...

Illjoe courut jusqu'à lui, l'attrapa par le col et s'enfuit.

- Occupe-t'en, dit Mihawk à Clansey. Moi, je ramène mes deux locataires.

- Compte sur moi.

Mais le pirate n'avait pas fuit à terre. Il connaissait visiblement l'usage d'au moins l'un des Six Pouvoirs, car il se déplaçait dans les airs à grand renfort de Pas de Lune.

- Hmm, je vais pas y arriver seul, considéra Clansey en se tortillant pensivement le bouc. Papa, va falloir que tu m'envoies là haut.

- Je te croyais plus débrouillard que ça, répondit Mihawk, sans se soucier du fait qu'Illjoe soit dans les airs, rien de plus qu'un vague point noir.

Le corsaire tendit à plat sa lame devant lui, après avoir prodigué les premiers soins à Perona.

- Allez, monte.

Clansey sauta souplement sur le plat de l'épée, sans faire trembler Mihawk.

- Prêt ? Demanda ce dernier.

- Envoie !

Dans un formidable geste, il projeta à toute vitesse Clansey dans l'éther.

- Tu n'est pas mon fils pour rien, dit-il pour lui-même.

Illjoe se croyait tiré d'affaire, et se sentait très fatigué, quand quelque chose attira son attention. Clansey fonçait vers lui.

- Petit Coq ...!

Celui-ci brandissait devant lui sa branche de cerisier, la tenant à deux mains. Avec l'élan qu'il avait, l'impact n'en serait que plus rude.

- La marche des valkyries ! S'exclama Clansey.

L'acier de son sabre refléta le soleil, en même temps qu'il trancha dans la chair du pirate, au niveau du ventre.

- Voilà pour toi, enflure, cracha le jeune homme.

Totalement déséquilibrés, Illjoe et Core chutaient à toute vitesse vers le sol. Clansey aussi.

- Bon, maintenant, je dois trouver comment atterrir sans me fendre les os du crâne contre le sol. Et ça va pas être évident.

Il eût beau se creuser l'esprit tout le temps de sa chute, rien ne lui venait. Fort heureusement pour lui, le tas de cartons empilés juste devant un magasin de chaussures lui permit de rejoindre le plancher des vaches sans se "fendre les os du crâne".

- C'est ce que j'appelle de la chance, ça ...


La première chose que Perona ressentit, quand tout ses sens lui furent revenus, ce fut qu'elle se trouvait sous une couverture chaude et épaisse. Peu à peu, d'autres informations atteignirent son esprit, en même temps qu'elle ouvrait peu à peu les yeux. La lampe fixée au plafond blanc l'éblouissait. L'air sentait le propre et le désinfecté, et un faible bourdonnement faisait office de bruit de fond. Un silence nerveux régnait dans la pièce. Mis à part le plafond et la lampe, la première chose que vit Perona, ce furent deux Mihawk assis dans le coin de la pièce. Hagarde, elle se demanda par quelle sorcellerie cela était-il possible. Mais, en plissant les yeux, elle vit que celui de droite semblait plus jeune de vingt ans que celui de gauche, qui était bien évidemment l'authentique Mihawk. L'autre, le jeune, lui évoquait un visage présent dans ses souvenirs. Elle força un peu. C'était le type qui avait tenté de la draguer, un soir à l'hôtel. Puis, elle s'aperçut que tous deux dormaient, exactement dans la même position. En s'intéressant au reste de l'environnement, elle déduit qu'elle se trouvait dans une chambre d'hôpital. On lui avait piqué une intraveineuse au creux du bras gauche, reliée à une perfusion emplie d'un liquide clair. Quelque chose comme une petite pince lui serrait l'index du même bras, et un effroyable écran noir posé sur la "table de nuit" dispensait, en caractères verts, une multitude d'informations, dont un intrigant diagramme en pics. Un bip-bip régulier montait de l'appareil. Parfaitement réveillée à présent, elle se redressa sur son oreiller. Ce qui lui permit de constater quelques faits supplémentaires. Un épais bandage lui entourait tout le ventre, le jour commençait à peine (par la fenêtre, elle voyait le ciel s'éclaircir à l'est), il y avait une troisième chaise inoccupée dans la pièce, et pour finir, entre sa peau et le long pyjama qu'on lui avait commis d'office, il n'y avait rien. Ce dernier détail, plutôt futile, semblait déterminant pour Perona, car elle paniqua quelques instants. Avant de se rendre compte qu'en plus d'un verre d'eau (elle avait terriblement soif), il manquait quelque chose d'autre, et de beaucoup plus important, dans cette pièce. Où était donc Zoro ? Mais heureusement, elle eut bien vite la réponse.

Zoro fit de son mieux pour actionner avec ses dents la clenche de la porte. Il portait quatre gobelets chauds et deux sachets de viennoiseries (qu'il était sorti acheter en ville et avait fait rentrer en douce dans l'hôpital, les boissons venant de la cafétéria), sans compter qu'il avait aussi le bras gauche en écharpe. Même avec les coudes, il aurait eu du mal à opérer sans causer de cataclysme. À l'intérieur, Mihawk et Clansey dormaient toujours assis, dans la même position (ce qui ne faisait que rendre plus grande encore la ressemblance). Mais ce qui frappa Zoro en premier, c'était qu'en face de lui, sur le lit à roulettes, Perona était éveillée. Redressée, elle fixait le bretteur avec de grands yeux étonnés.

- Perona ...

Essayant de garder son calme, il posa les vivres sur la petite table à côté des chaises et, se frottant les yeux, il s'approcha presque en titubant. Inquiet, il jeta un oeil à l'encenséphalocardiagroamme ... Ou quelque autre nom diabolique de ce genre, et vit que l'engin s'emballait. Le chiffre indiqué sous la courbe montait en flèche, et les pics de ladite courbe se resserraient de plus en plus.

- Perona, ça va ? S'enquit Zoro, se jetant quasiment sur la jeune femme.

- Oui ... Enfin, je sais pas exactement.

Mais l'intensité du regard qu'ils échangeaient leur coupa le souffle, à tout les deux. On aurait dit deux inconnus venant de se rencontrer, et pour qui ça aurait été le coup de foudre immédiat. À mesure que leurs visages se rapprochaient, l'électrocardiogramme de Perona faisait des bonds, et si Zoro avait été relié à son propre monitoring, le résultat aurait été semblable. Alors qu'il n'y avait plus qu'un centimètres entre leurs lèvres, même moins, on ouvrit violemment la porte. Quelqu'un entra, et tonitrua :

- Debout, là-dedans ! Et les câlins, vous verrez ça à la sortie de l'hosto !

C'était un étrange personnage, qui se révéla être le médecin-chef en charge de Perona, à en juger par le nom brodé sur sa blouse (qui indiquait "B. Uke, réanimation"). Il avait un air jovial mais sérieux, des cheveux bouclés jusqu'aux épaules, et une barbue drue qui lui couvrait les joues et le menton. Sa bedaine rebondie, recouverte du tissu d'un pull noir, le précédait de trente centimètres. Des poches de sa blouse, tâchée par endroits, dépassaient divers instruments de médecine et / ou non identifiés (une petite scie égoïne dépassait de la poche de poitrine).

- Bien, bien, bien. On a fini d'examiner les résultats de tes examens, ma fille. Je te cacherai pas qu'on s'est arraché les cheveux plus d'une fois, au service d'analyse, pour savoir qu'est-ce que c'était que le foutu liquide à la con qui suintait de partout dans ta blessure.

Inconsciemment, Perona posa une main sur son bandage ventral, à travers son habit.

- Et, crois-moi si tu veux, ce truc, c'était du saké. Pas du saké ordinaire qu'on trouve dans n'importe quelle taverne, hein. Sache aussi que pendant que t'étais sur le billard, t'as failli clamser. Je te jure, tu t'es mise à fibriler comme ça, sans prévenir, et on a dû te mettre cinq charges pour te faire revenir. T'as d'ailleurs eu du bol sur ce coup-là, on aurait pas essayé une sixième fois. Et on sait pas d'où ça vient.

Perona, livide, ne dit rien. Zoro, tout aussi interloqué, demanda :

- Et en langage commun, ça se traduit comment ?

- Ça se traduit, en langage commun, comme que ta copine est pas passée loin d'aller déguster les pissenlits par la racine.

- Hein ?

- Je te dis que ta copine a failli mourir ! S'emporta le médecin, en saisissant Zoro par le col.

Reprenant son calme, le chirurgien poursuivit.

- À part ça, l'opération d'hier s'est bien passée. On va juste te garder deux jours en observation, et voilà. Ah, j'oubliais, t'auras une petite cicatrice sur le ventre. On a réussi à opérer sans ouvrir plus, mais il a bien fallu qu'on te referme le bide. Et même un chirurgien réparateur pourra rien faire, malgré qu'on en aie des bons, ici. Je sais pas ce qui t'a ouverte, mais c'était un truc rudement bien affûté, et surtout, c'était sûrement pas un truc normal.

Mihawk et Clansey, qu étaient tout à fait réveillés et sirotaient chacun un des gobelets rapportés par Zoro, avaient écouté tout ce monologue sans ciller, ayant tout compris. Le bretteur, quand à lui, avait plus de questions de vocabulaire à poser qu'un élève de primaire à qui on aurait expliqué scientifiquement que l'énergie est égale à la masse multipliée par la vitesse au carré. Il ouvrit la bouche pour s'instruire.

- Garde ta salive, jeunot, je fais pas dans la pédagogie, répliqua sèchement le médecin. Allez, je repasserai à onze heures pour les injections et pour changer ta perf'.

Avant de partir, il inspecta l'appareillage médical, et voulut savoir d'où venait la suractivité cardiaque à laquelle Perona venait d'être sujette, juste avant son arrivée. Puis, satisfait, il quitta l'endroit.

- Bonjour, dit Mihawk en se levant.

Il regarda Clansey s'avachir de nouveau dans la chaise, somnolant.

- Lève-toi donc, fainéant, bon à rien ! S'exclama le corsaire à l'intention du jeune homme.

Ébahis par cette scène tout à fait inattendue, Zoro et Perona gardèrent leur silence. La main de la jeune femme trouva rapidement celle du bretteur, posée sur la couverture.

- Ouais, c'est bon, papa, lâche-moi la grappe ... Marmonna Clansey, qui n'aspirait qu'à optimiser son temps de sommeil (après tout, il était à peine huit heures trente du matin).

- Je te lâcherai la grappe quand tu seras debout, résidu de poil dans la main !

- Attendez une petite seconde ... Il vient bien de dire "papa", là ? Demanda Perona, stupéfaite.

Zoro n'avait pas encore percuté l'information, et avait l'air sérieux d'un sergent qui écoute un rapport sur la progression d'une bataille capitale. Soudain, quelque chose lui revint en mémoire. Enragé, il se jeta sur Clansey, à peine redressé.

- Toi ! Cracha-t-il. Qu'est-ce que tu fous ici ?

Il avait reconnu en ce nouvel arrivant l'intrus qui avait tenté d'aborder Perona, à l'hôtel.

- Je t'ai déjà dit trois fois hier que je t'expliquerai plus tard.

En effet, c'était la quatrième fois consécutive que Zoro réagissait ainsi face à Clansey. Le bretteur se sentit plus bête que ses pieds, en y repensant.

- On se calme, les enfants. Vous avez peut-être des comptes à régler, mais, outre le fait que ce détail ne m'intéresse guère, je vous rappelle au passage qu'il est huit heures trente du matin, que nous sommes dans un hôpital et dans la chambre d'une convalescente, déclara Mihawk. Alors donc, je vous prierai de faire preuve d'un peu plus de considération, et aussi de garder votre calme. Clansey, sors, je dois discuter avec mes locataires.

- Ouais, ouais, marmonna l'intéressé.

Il se leva et sortit de la chambre. Il se dirigea droit à l'accueil, insista lourdement pour récupérer sa branche de cerisier, et sortit se promener.

- Bref, dit Mihawk. En effet, il a bien dit "papa". Ce jeune homme s'appelle Dracule Clansey, il a vingt-deux ans, et c'est mon seul et unique descendant. Oui, je sais, ça fait bizarre, un solitaire comme moi avec un fils. Désolé de ne pas vous l'avoir dit avant, mais il vous a surveillé durant tout le séjour. Sans sa présence et les rapports quotidiens qu'il m'a fait, lui et moi n'aurions pu arriver à temps pour empêcher Illjoe et ses hommes de vous tuer (car c'était manifestement dans ses intentions).

- Mais ... Mais ... Bégaya Zoro, estomaqué (l'expression de surprise absolue qu'il avait était hilarante).

Il avait une foule de questions, et il voulait toutes les poser en même temps. Perona, elle, n'en pensait pas moins, mais gardait une expression neutre.

- Eh bien, je m'endormirais moins bête ce soir, finit par dire le bretteur. Vous, avoir un fils ! Quelqu'un d'autre me l'aurait dit, et j'y aurai cru autant qu'à ce qu'on fasse du saké avec des pommes !

- Hé, je ne vois pas où est le problème. Toi aussi, Zoro, tu auras des enfants un jour, crois-moi, rétorqua Mihawk.

Le bretteur, plutôt gêné par cette dernière phrase (Perona aussi), décida de botter en touche.

- Disons plutôt que je vous imagine mal en père de famille attentionné et tout ... Vous faites tellement célibataire endurci ! À part Perona, moi et les cafards, vous vivez tout le temps seul, dans ce château !

La jeune femme frémit à l'évocation des terribles insectes de l'enfer.

- Je te prierai de ne pas m'insulter, Zoro, dit calmement Mihawk, en posant un regard neutre assez menaçant sur le bretteur. Certes, il est vrai que je n'ai pas été un bon père, et encore moins un bon conjoint (difficile d'être à la fois à mon poste de Grand Corsaire et à la tête d'une famille). Mais Clansey n'en est pas moins mon seul et unique descendant, et je tiens à lui autant qu'à mon disciple.

Quelque peu flatté, Zoro ne trouva rien à redire.

- Il a bien fallu une femme exceptionnelle pour vous supporter, dit-il au bout d'un moment, prêt à rire de sa propre "blague".

- Tu ne crois pas si bien dire. Mais si je devais vous raconter cette histoire maintenant, nous y serions encore la semaine prochaine. Je promets de prendre, un jour, le temps de tout vous raconter. Mais pas maintenant. Rien qu'entre vous, vous devez avoir de nombreuses choses à vous dire. Je vous laisse.

Mihawk se leva, mais en posant une main sur la clenche, Perona lui demanda :

- Le fils naturel, et visiblement légitime, d'un Grand Corsaire, il devrait être plutôt connu, quand même ? Comment le contraire peut-être possible ?

Zoro intervint.

- Pendant vingt ans, personne n'a su qu'Ace était le fils de Gol D. Roger, et jusqu'à ce que ça soit révélé lors de la bataille de Marineford, qui l'aurait pensé ?

- Bien dit, Zoro.

- Clansey a été engagé comme chef de la sécurité du G-1, et donc bientôt chef de la sécurité de Marineford, et son métier lui impose de rester discret en toutes circonstances, expliqua le corsaire, avec le ton d'un père célébrant les prousses scolaires du fils prodigue.

Aucun des deux jeunes gens ne s'étonnèrent du transfèrent, car ils avaient lu la nouvelle quelques jours plutôt, dans le Seamen's Daily News.

- Allez, je me sauve. Je reviendrai en même temps que le médecin, pour voir ce qu'il en est. Et pas de bêtises.

Mihawk quitta la pièce avant qu'on ne lui posât une autre question. Seuls, Perona et Zoro restèrent à se regarder bêtement, comme communiquant par les yeux. Aucun des deux ne savait quoi dire. Après tout, cette situation leur était inédite.

- Je ... Enfin ... Je suppose que ... Je devrais dire des trucs genre "je suis content que tu ailles bien", ou "je suis fou de joie de voir que tu t'en es sortie", balbutia Zoro en baissant les yeux.

Perona chercha ses mots quelques instants.

- Tu peux aussi dire des trucs genre "je t'aime", ou ... Se hasarda-t-elle.

Puis, interdite, elle s'interrompit pour voir Zoro approcher d'elle, une main dans la poche droite de son pantalon. Il en tira la bague à l'améthyste, et, tout tremblant, l'approcha de la main gauche de Perona, posée sur la couverture.

"Ne me dites pas que ... Qu'il ... Qu'il va me faire une ... Demande ... En ma-mariage ..." Songea-t-elle, quasi-paniquée, et sans même se demander d'où lui était venue cette idée saugrenue.

En l'était, elle allait un peu vite en besogne, car Zoro ne faisait que lui rendre la bague qu'il lui avait offerte quelques jours plus tôt et qu'on lui avait ôtée lors de l'opération.

À mesure que l'anneau glissait le long du doigt, et que leurs peaux se touchaient de plus en plus, le cœur de Perona s'emballait, et cela se voyait bien sûr sur le monitoring.

Soudain, une sonnerie assourdissante retentit dans la pièce, alors que le compteur affichait deux cent vingt-trois pulsations par minutes, le rythme cardiaque de Perona. Quinze secondes plus tard, le médecin-chef, suivit d'un cortège d'infirmières et de stagiaires, déboula à toute berzingue dans la chambre, au moment où Perona s'évanouissait. Le médecin écarta sans pitié Zoro, l'envoyant presque dans le mur, et s'empressa de consulter les données vitales de sa patiente. Tous les stagiaires prenaient des masses de notes, tandis que les infirmières s'affolaient.

Uke, qui se doutait déjà qu'il s'agissait d'un simple évanouissement, procéda tout de même au protocole standard. Il testa le réflexe oculaire de Perona, qui s'avéra être excellent. Il prit son pouls, en plus de consulter l'électrocardiogramme.

- Elle est juste évanouie, c'est tout, conclut-il.

Il sortit de sa poche de poitrine un petit tube, duquel il obtint en le secouant un minuscule comprimé. Il le fourra dans la bouche entrouverte de Perona.

- Caféine concentrée, dit Uke pour la gouverne de Zoro. Dans cinq minutes, elle tiendra une meilleure forme qu'un athlète olympique. Allez, on décolle, dit-il à l'intention de ses suivants. Ah, et notez ça, les enfants, choisissez bien votre moment pour faire votre demande en mariage. Sinon, il arrive ce qu'on vient de voir ...

- Je ... C'est pas ... Protesta Zoro.

Mais le médecin et sa troupe étaient loin.

Perona se réveilla en sursautant, une minute plus tard.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda-t-elle avec empressement, comme si c'était déterminant.

- Rien, t'es juste tombée dans les pommes, et le toubib a rappliqué fissa avec deux douzaines de sbires. Il t'as filé un espèce de cacheton, et voilà pas trente seconde qu'il est reparti. Il a dit que ça te remettrait en forme.

- Ah ... Eh bien ... Voilà.

- Ouais.

Zoro se rassit, bras croisés. Le silence était écrasant.

- Tu sais si j'ai le droit de sortir de mon lit ? Demanda Perona, oppressée par ce blanc.

- Aucune idée. Pourquoi ?

- Je ... J'aimerai bien marcher un peu, c'est tout.

- Bouge pas, je m'en occupe.

Déterminé, le bretteur se leva et s'approcha. Il inspecta un court instant la câblerie qui reliait Perona au monitorinq.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda la jeune femme, intriguée, alors que Zoro examinait une brassée de fils.

- Je te donne l'autorisation de quitter ton pieux.

"Non, j'ai même pas eu le temps de me mettre un coup d'eau sur la figure, ni même de me coiffer ! J'espère que je suis quand même présentable." Pensa la jeune femme, inquiète de son apparence.

Zoro essaya de prendre le bras de Perona le plus délicatement possible, et, comme si elle avait été en sucre, il retira très doucement l'intraveineuse. Une goutte de liquide clair coula sur le drap tandis qu'une autre goutte, rouge celle-là, perlait au creux du bras de la jeune femme (le contraste entre ce rouge écarlate et la peau claire sur laquelle la goutte roulait était saisissant). Ensuite, Zoro considéra quelques secondes la petite pince qui serrait le doigt de sa patiente. Il l'ôta avec précaution, et, sans se soucier de la sonnerie stridente, montant du matériel de mesure posé juste à côté, qui retentit à ce moment, il prit la main de Perona, et l'aida à quitter le lit. Elle trembla sur ses jambes quelques instants. Elle raffermit sa prise sur la main de Zoro, et le suivit hors de la pièce, sans non plus s'inquiéter de l'alarme déclenchée par le retrait de la pince.

"Marcher. Ça doit faire longtemps que je n'ai pas marché." Songea Perona.

- Zoro, je suis à l'hôpital depuis combien de temps ?

- Trois jours, je crois.

Le bretteur essaya, vainement, de passer un bras autour de la taille de Perona. Mais à chaque fois, il avait peur de se faire surprendre. Il s'en tint à l'admirer de dos, notamment cette cascadante chevelure rose, et le peu de courbes que laissait transparaître le pyjama, trop peu décolleté à son goût.

À mesure qu'ils progressaient, les gens autour d'eux palissaient et se terraient presque entre les objets du décor, comme des proies sur le passage d'un dangereux prédateur. Mais à peine avaient-ils dépassé le premier escalier, à une dizaine de mètres de la chambre, qu'un immense bruit de course les assourdit. Uke, le médecin, accourait dans leur dos aussi vite que le permettait son imposante panse, dans un tonnerre de pas lourds. Un buffle chargeant aurait fait le même raffut. Il était suivi de "deux douzaines de sbires", qui, malgré l'imposante carrure de leur chef, peinaient à suivre son allure.

- Hé toi, bouge pas ! Cria-t-il à Zoro.

Ses assistants et autres stagiaires autour de lui étaient tout décrépis, et se tassaient sous l'aura menaçante qui émanait du bretteur. Mais le médecin, qui ne ressentait rien de particulier, progressait toujours. Il était le seul de l'étage, à part les deux jeunes gens, qui se sentait parfaitement en forme.

Une fois à portée, il posa sur Zoro une main large comme une assiette, au cuir tanné, et le souleva en l'air comme un nourrisson.

- Pourquoi crois-tu donc qu'on l'a branchée sur un monitoring et qu'on lui a mis une perfusion, triple andouillette farcie ? S'exclama Uke, fulminant.

Zoro ne répondit que par un regard si noir que Perona en frémit.

- Toi aussi t'as de beaux yeux, rétorqua le chirurgien.

Il reposa brutalement Zoro à terre, et s'empressa de pousser Perona en direction de la chambre. La jeune femme ne voulait absolument pas y retourner, mais la force de l'homme massif qui l'y poussait était irrésistible.

- Quand est-ce qu'elle pourra sortir de la chambre, vraiment ? Demanda le bretteur, à peu près calmé.

- Hmm ... Demain, normalement. Si elle remue trop aujourd'hui, non seulement elle pourrait faire un malaise dû à la faiblesse, mais la suture pourrait lâcher, et laisser répandre ses tripes au sol. Demain, je pense qu'elle aura assez récupéré, et que la plaie sera bien refermée. Et si tu essayes encore une fois de la faire sortir en douce, ça va mal aller pour toi, mon grand.

- Ouais, ouais, j'ai compris.

De retour dans la chambre, Perona se rallongea lentement, tandis qu'un cortège d'infirmières la reconnectait aux appareils médicaux. Une fois tout ce beau monde partit, Zoro, le visage sincèrement contrit, s'excusa :

- Désolé, je ... Pensais pas que ça pouvait être aussi risqué ...

- On s'en moque, c'est des détails, Zoro. J'ai des questions à te poser.

S'attendant à des questions compliquées et tordues, le bretteur fut bien à son aise de voir que la première interrogation de Perona n'était autre que :

- On est quel jour, aujourd'hui ?

- Nous sommes le vingt-quatre juillet. Et, comme je te l'ai dit tout à l'heure, tu est ici depuis trois jours.

- Raconte-moi ce qu'il s'est passé, après que j'aie été blessée.

- En fait, je sais pas trop, j'ai plus vraiment de souvenirs après ça, sinon que Mihawk est apparu in extremis pour nous sauver. Tu lui demandera, apparemment, il a vu tout le combat.

- Zoro ?

- Perona ?

- Est-ce que tu m'aimes ?

N'ayant pas vraiment compris la question, l'interrogé préféra garder le silence, et arborer une expression de neutralité. Prenant cette absence de réaction comme une incompréhension, Perona tenta de se justifier maladroitement.

- Je ... C'est pas ce que tu crois, hein ! Je veux ... Juste savoir si tu m'aim ... Enfin, si tu m'apprécies, quoi ...

Poussé par quelque volonté irrépressible, Zoro se leva, marcha jusqu'à Perona. Il se pencha sur elle et lui prodigua un vague baiser. Encore une fois, la jeune femme sentit son cœur s'emballer.

"Eh bien, si t'as le palpitant qui se déchaîne comme ça et que tu tombes dans les vapes dès qu'il te roule une pelle ou même qu'il t'approche, t'es pas tirée d'affaire ! Qu'est-ce que ça va être, quand vous ferez des galipettes ensemble !" S'exclama mentalement l'alter ego négatif de la jeune femme.

Perona se laissa lentement basculer, cherchant une prise sur le drap. Elle reprit son calme et se laissa aller sous Zoro, l'entraînant en arrière avec elle. Voilà ce qu'était un véritable baiser d'amoureux. Ils restèrent ainsi accrochés une dizaine de secondes, jusqu'à ce que le bretteur ne se recule, l'air entre la béatitude et la terreur profonde.

- Je ... Désolé. J'ai promis à Mihawk et à Clansey de les aider à nettoyer l'île, il reste encore pas mal de pirates qui ont profité de la venue d'Illjoe pour venir faire du grabuge. Et puis, je suis bien curieux d'en savoir un peu plus long sur Clansey.

- Je peux ... Venir avec toi ? Demanda timidement Perona, avec une voix de petite fille.

- C'est pas que ça me gêne, mais j'aimerais que tu te reposes, et je tiens pas à me faire charger par un poids lourd comme Uke, donc ...

Afin d'annihiler le malentendu, la jeune femme ferma les yeux et s'enfonça dans son oreiller, sous le regard intrigué de Zoro. Un double fantomatique s'éleva aussi de l'originale.

- Et comme ça, je peux t'accompagner ?

- Hmm, alors c'est de ça qu'Usopp parlait, murmura Zoro dans sa barbe, n'ayant pas entendu la requête de Perona. J'avais du mal à le croire, mais maintenant ...

- Et donc, ça te pose un problème de conscience si je viens avec toi comme ça ? Insista la jeune femme en prenant sa posture habituelle, les mains sur les hanches et penchée en avant.

- Ah ... Euh, je sais pas trop. On te voit quand même quand tu es comme ça, nan ?

- Mais oui, banane ! Tu ne me verrais pas, sinon !

- Ouais, c'est vrai, admit Zoro en se frottant la tête.

- Bon. Je vais descendre par la fenêtre, je t'attends devant le portail.

- Compris.

Perona traversa le mur et descendit avec légèreté. L'air du matin était doux, et les rayons du soleil, obliques, tiraient de longues ombres à chaque objet, de l'imposant bâtiment à l'infime brin d'herbe d'une pelouse.

"Il va falloir que je garde mon calme, le lien n'est pas complet. Et si j'avais fait une transe complète, leur machinerie l'aurait détecté à coup sûr, et tout le service de réanimation serait arrivé en quelques secondes. Donc s'il commence à me draguer, ça va mal aller." Considéra Perona, en flottant lentement vers le sol.

Zoro la rejoignit quelques minutes plus tard, en marchant calmement. Il se sentait de si bonne humeur que même avec son visage mal avenant et sa cicatrice sur l’œil, il avait l'air gentil.

- Mihawk m'a dit de le rejoindre à l'hôtel. D'ailleurs, il va falloir qu'on transbahute toutes tes affaires, on repart dans trois jours, s'il ne t'arrive rien d'ici là. En fait, au lieu d'une semaine, on sera restés quinze jours.

Perona répondit d'un vague signe de tête. Pensive, elle marchait, se tenant les mains dans le dos. Une avalanche de cheveux roses dissimulait ses bras. Elle était pieds nus mais, en tant qu'incarnation ectoplasmique, elle ne s'en souciait guère. L'important, c'était de rester calme, d'autant que de près, elle était translucide (de loin, seul un lynx ou un aigle, ou quelque autre animal à la vue fantastique aurait pu s'en apercevoir).

Sur leur passage, les gens leur jetaient des regards intrigués. Que faisaient ensemble un sabreur borgne, massif, armé de trois sabres et chaussé de lourdes bottes malgré la chaleur, avec une frêle jeune femme toute pâle, les cheveux lâchés, juste vêtue d'un pyjama d'hôpital lui arrivant aux genoux, et pieds nus ? Où allaient-ils avec ces gestes et ces paroles amoureuses qu'ils échangeaient de temps à autre ?


Uke faisait l'habituel tour des chambres. Bientôt, il arriva devant la porte numérotée "204". Il toqua et entra. La patiente qui occupait la pièce, en l'occurrence Perona, semblait dormir calmement, avec un soulèvement de poitrine régulier. Elle avait un air paisible.


Quelques minutes plus tard, alors que Perona et Zoro avançaient silencieusement, une question importante vint à la jeune femme.

- J'ai vraiment fait un arrêt cardiaque ? Demanda-t-elle, de but en blanc.

Le visage du bretteur s'assombrit, comme à la réminiscence d'un terrible souvenir. Il prit une longue inspiration. Puis d'avouer :

- Oui. Et ... Crois-moi, tu n'es pas passée loin. Sérieux, t'as pas intérêt à me refaire un coup de pute comme ça, je ... Je pourrai pas le supporter.

Touchée, Perona posa une main sur son cœur. Un rayon de lumière accrocha le joyau à son doigt. Hésistante, elle voulut se justifier.

- On meurt tous un jour, Zoro, commença-t-elle avec fermeté. C'est l'essence même de la vie. Quand j'étais gamine, la chose la plus importe qu'Ha (elle trébucha sur cette syllabe, et sa voix trembla) ... Qu'un ... Ami m'a apprise, quand j'étais adolescente, c'est qu'il faut profiter.

Ayant fini sa tirade, elle se tut, et attendit les réactions.

- Et à vivre sans but, on meurt aussi à petit feu, termina le bretteur, qui avait tout écouté attentivement.

- C'est vrai aussi.

Perona sauta sur cette occasion pour changer de sujet, et aborder un thème plus gai.

- Toi, quel est ton rêve, Zoro ?

Il la regarda avec des yeux las.

- Je te l'ai déjà dit mille fois, je veux tuer Mihawk, pour devenir le plus grand sabreur du monde.

"Tiens donc, maintenant que j'y pense, je sais pas quelle est l'ambition de Perona." Considéra Zoro.

- Et toi, qu'est-ce que tu veux faire ? Je veux dire, c'est quoi, ton rêve ?

- Moi ? Mon rêve ? Balbutia Perona en se désignant d'un doigt pointé vers son nez.

Si flattée que le bretteur s'intéresse ainsi à elle, elle rougit et frémit.

- En fait, j'ai un rêve, mais ... Je peux pas te le dire. C'est un secret !

"C'est mauvais, je sens le lien diminuer !" Pensa-t-elle précipitamment.

Autour d'eux, les gens les regardaient de plus en plus étrangement. D'autant que le fantôme de Perona devenait de plus en plus transparent, à mesure que la jeune femme rougissait (paradoxalement, plus elle disparaissait, plus ses joues devenaient rouges).

- Zoro ! Je vais disparaître, Uke est dans la chambre ! S'exclama-t-elle.

Puis le fantôme finit de disparaître, et la plupart des passants présents sursautèrent. Zoro resta sur place quelques instants, pensif, sans se soucier des regards ahuris qui se braquaient sur lui. Il hésitait entre accourir auprès de Perona pour finir ce qu'il avait commencé, et rejoindre Mihawk et Clansey pour débarrasser l'île. La deuxième option lui paraît plus raisonnable, et c'est ce qu'il fit.

Père et fils se trouvaient accoudés au bar de l'hôtel, échangeant avec Guar autour de chopes de bière. Quand Zoro fit son entrée, le patron se retourna et lui servit une pression.

- Merci, mais je suis clean, aujourd'hui, dit-il.

- Tu bois quoi, alors ?

- Un verre d'eau, ça ira très bien.

- C'est toi qui bois, dit Guar en remplissant un petit verre. (l'auteur est désolé pour ce jeu de mots vaseux)

- Eh bien, Zoro, je dois dire que tu me surprends, dit Mihawk.

- J'ai dit : "je suis clean, aujourd'hui". Et faut que je me calme, c'est mauvais pour le foie.

Clansey regarda sans rien dire.


Les pirates, enhardis par l'incursion d'Illjoe, avaient littéralement pullulé, ces derniers jours. Toutefois, ça n'était que du menu fretin, même pour Zoro. La purge de l'île fut rapidement effectuée, à l'immense satisfaction des estivans, restaurateurs, hôteliers et autres acteurs du tourisme. Cependant, le lendemain, les trois sabreurs durent faire face à des résurgences encombrantes dans la zone du port secondaire, ce qui leur prit une journée supplémentaire. Zoro ne se soucia absolument pas d'être démasqué, et, comme si le monde entier suivait cette même idée, personne ne le reconnut.

Le bretteur n'avait qu'une idée en tête. C'était la deuxième journée de suite qu'il passait sans voir Perona (il avait dormi à l'hôtel, la veille), et cela commençait à le tirailler. La seule et oppressante idée qui avait occupé son esprit, pendant toute la journée, c'était de trouver un escargophone, et d'appeler l'hôpital. Avec un peu de chance, on pourrait le mettre en relation avec la chambre de la jeune femme (à vrai dire, c'était tout ce qu'il espérait).

Il était environ dix-neuf heures, et il s'était écarté un peu du devant de la scène, car Mihawk et Clansey devaient finir de nettoyer l'endroit avec la Marine. De fait, Zoro errait dans les rues, à première vue sans but. En réalité, il avait bien un objectif, et c'était de trouver un escargophone pour appeler Perona.

En chemin, alors qu'il pensait, une idée claire le frappa. Après tout ce que Perona et lui avaient partagé comme moments forts, surtout les baisers, il trouvait simplement exceptionnel le fait qu'ils n'étaient toujours pas un véritable couple. Certes, au besoin, ils étaient monsieur et madame Mikio, mais ça n'était qu'une couverture occasionnelle, créée par Mihawk pour les besoins du voyage en ferry. Mais, à part ça, il n'y avait rien de plus entre eux que ce qu'ils ressentaient réciproquement sans vraiment se l'avouer (chacun avait mis le "je t'aime" mutuel de la soirée de danse sur le compte de l'emportement du moment).

Là. À seize heures. Une cabine escargophonique. Sauvé. Zoro était sauvé. Il se précipita dessus comme un affamé n'ayant pas mangé depuis huit jours se jetterait sur une pièce de viande fumante et saignante.

"Cent berries par appel d'une minute puis soixante-quinze berries par minute supplémentaire" Lut-il sur un écriteau, fixé sous l'animal de télécommunication.

"Merde, je crois pas avoir de monnaie sur moi, quel con, merde !"

Zoro enfonça ses mains dans ses poches, et les retourna dans tous les sens. Fort heureusement, une poignée de piécettes errantes rencontrèrent le bout de ses doigts. Avide de savoir, il consulta ce maigre pécule. Après plusieurs comptages, il admit qu'il possédait cent vingt berries. De quoi appeler une minute. Il allait falloir faire vite, aller à l'essentiel, se montrer clair et concis dans ses propos. Bref, tout l'inverse de ce qu'il savait faire. Il inséra les pièces dans la fente prévue à cet effet, tira de sa poche le papier sur lequel il avait griffonné le numéro de l'hôpital. Tremblant, il prit le combiné et composa le numéro, manqua de peu de rater plusieurs chiffres. La tonalité commença de retentir alors qu'il portait le micro à sa bouche. Après quelques secondes d'une attente pesante, qui lui parut plus longue qu'une vie d'arbre, on décrocha.

- Hôpital Hogback, bonjour, dit une voix féminine.

Déconcerté par le nom, Zoro chercha ses mots quelques instants.

- Euh ... Je voudrais parler à Perona ... Perona Mikio.

Il entendit le bruit de quelqu'un qui fouille dans des dossiers.

- Hmm, oui, madame Perona Mikio, chambre 205, c'est bien ça ?

- Ouais ...

- Et vous êtes ?

- Mon ... Monsieur Mikio. Zoro Mikio. Son ... Mari.

Zoro avait si honte qu'il était prêt à se faire seppuku sur-le-champ.

- Bien. Veuillez patienter quelques instants, je vous mets en relation.

La communication se coupa, et une affreuse musique d’ascenseur remplaça la voix de la réceptionniste. Encore une fois, Zoro ne compta pas les siècles d'attente. Soudainement, un grésillement retentit.

- Zoro ? C'est toi, Zoro ?

La voix de Perona, claire et fraîche, comme si elle avait été à un mètre du bretteur, monta vivement dans la cabine.

- Ouais, c'est moi. Ça va ?

- Bien, bien, je me remets tranquillement. Dans l'après-midi, on m'a débranchée de toute la câblerie, et je peux me promener dans les couloirs. Uke dit que je pourrai sortir demain.

- Vivement !

- Je ne te le fais pas dire.

Il y eu quelques secondes de blanc, durant lesquelles seuls leurs souffles dans le combiné indiquèrent leur présence. Ce seul signe les rassurait, comme une mère serrerait dans ses bras son enfant après un cauchemar.

- J'ai envie qu'on se voie, dit Perona d'une voix blanche.

- Moi aussi, j'aimerais bien. Mais on risque d'en avoir encore pour la soirée, à finir de nettoyer l'île. Mihawk et Clansey finissent de vider le port secondaire avec les soldats de la Marine. Moi, je vais aller patrouiller dans la zone des loisirs, des fois que des petits malins s'y soient cachés. En plus, il est au moins sept heures trente du soir, et les visites s'arrêtent à huit heures. Le temps que je traverse toute l'île, il sera trop tard pour que je rentre. Et si j'essaye de grimper au mur, ça ne me donnera rien de plus que de me faire frotter les oreilles par Uke et Mihawk.

- Zoro, est-ce que tu voudras bien m'emmener au ...

Un clic sonore coupa la conversation, et une voix neutre dit :

- La minute est écoulée, veuillez introduire un montant de soixante-quinze berries pour continuer l'appel pendant une minute supplémentaire.

Il ne s'en fallut de peu que Zoro ne passe ses envies de meurtre sur l'engin, mais il parvint à se contenir à temps. Il se força à reposer doucement le combiné. Avec une longue inspiration, il sortit de la cabine. La voix de Perona lui revint en mémoire :

"Zoro, est-ce que tu voudras bien m'emmener au ..."

Au ? Au quoi ? C'était un mystère total pour Zoro.

De son côté, Perona se sentait incroyablement outrée d'avoir essuyé un tel raccrochage au nez. De plus, Zoro avait encore recommencé avec le monsieur et madame Mikio, car la réceptionniste avait dit, en appelant à l'escargophone de sa chambre, "votre mari veut vous parler". Sur le coup, elle s'était sentie touchée et quelque peu gênée, mais un irascible sentiment de rage avait réprimé cette joie. On ne se revendiquait pas ainsi propriétaire de son cœur (même si Zoro était très bien placé pour gagner ce titre) ! Toutefois, elle allait devoir faire une croix sur le dîner aux chandelles dont elle rêvait depuis le matin, qu'elle avait essayé de proposer à Zoro avant que la ligne ne soit coupée.

Commentaire de l'auteur Beaucoup de révélations dans ce chapitre, n'est-il pas ? (Clansey était donc le fils de Mihawk ! Incroyable !) En fait, je pense que vous vous en doutiez, voire même que vous aviez deviné. Comme dit dans le commentaire de début, l'arc des vacances se termine dans le chapitre suivant, et après une petite jonction, nos personnages seront de retour au château. Il d'ailleurs temps que je vienne à bout de cet arc, qui, comme je l'avait écrit dans le commentaire de fin du chapitre six (me semble-t-il), n'aurait dû durer que trois à quatre chapitres. Résultat, il en fait plus de dix ! Pour ce qui est de la suite, il sera bel et bien question du passé de Perona, comme prévu initialement. Mais il faudra attendre un peu, j'ai prévu de faire une jonction entre ces deux arcs. Illjoe est encore en vie ! J'ai encore beaucoup à dire concernant les événements de ce chapitre, mais j'en parlerai plus longuement à l'occasion du chapitre spécial "secrets de fabrication", que j'ai commencé à rédiger, et qui sera l'ultime chapitre de l'histoire (en genre de making of, en fait). Merci d'avoir patienté jusqu'à aujourd'hui, merci d'avoir lu, et à la semaine prochaine !
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